Selon le quotidien “Le Nouveau Courrier’’, le président de la République, Alassane Ouattara, vient de désigner son successeur pour les élections présidentielles de 2020. Il ne s’agit d’Amadou Gon Coulibaly, actuel premier ministre, par ailleurs cadre du Rassemblement des républicains (RDR).
A en croire le Canard qui se fonde sur une source bien introduite, Amadou Gon devrait représenter l’alliance à la présidentielle de 2020. « Si d’aucuns avaient lorgné vers Daniel Kablan Duncan, c’est une fausse piste…. La vice-présidence a été créée pour satisfaire les appétits du Pdci », parole supposée de ladite source.
Cette information n’est pas de nature à plaire au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui espérait une alternance en sa faveur en 2020. Wait and see!
Sur le franc CFA Jean-Baptiste Natama ne mâche pas ses mots
Ils sont nombreux les leaders africains qui prennent des gangs quand ils abordent la délicate question de francs CFA, histoire de ne pas se brouiller avec Paris, l’ancienne métropole. Mais, il y a quand même quelques-uns qui osent dire tout haut ce que les autres pensent bas. Et c’est justement le cas de l’ancien candidat à la présidentielle burkinabè de 2015 Jean-Baptiste Natama qui livre ici sa pensée sur la question. Lisez plutôt :
Sur le franc CFA Jean-Baptiste Natama ne mâche pas ses mots
«Que je sois « grillé » vis à vis de la France m’importe peu. L’important c’est d’être en phase avec mon peuple. Celui du Burkina et celui de l’Afrique.
La justice n’a ni couleur ni race et, nous y avons tout aussi droit, autant que les autres peuples et races, en tant que noirs, en tant qu’africains, en tant que burkinabè.
C’est une valeur universelle à laquelle aspire tout individu et toute société.
Et, de toute évidence, au nom de la justice, la conscience humaine ne peut s’accommoder de l’exploitation éhontée d’un individu ou d’un peuple, comme le favorisent les mécanismes régissant le CFA.
C’est ce combat pour la justice et contre l’exploitation humaine que je mène.
Et, dans ce combat, je sais qu’au sein même du peuple français il existe des hommes justes et honnêtes qui comprennent sincèrement le sens de cette lutte.
Nous devons nous affirmer en tant que peuples africains, en tant que nations africaines».
Le directeur général du groupe CIMAF,Essam Daoud, a donné des assurances quant à la prise en compte des préoccupations environnementales
Le groupe Ciment de l’Afrique (CIMAF) a entrepris de réaliser à Bobo-Dioulasso une unité de broyage et d’ensachage du ciment. Les responsables de cette société étaient face aux hommes de média de cette ville ce vendredi 14 avril 2017 pour leur présenter les différentes phases de de cet « ambitieux » projet. D’un coût global de 20 milliards de francs CFA, cette unité produira à terme 700.000 tonnes de ciments par an et va générer 1200 emplois directs et indirects.
Le directeur général du groupe CIMAF,Essam Daoud, a donné des assurances quant à la prise en compte des préoccupations environnementales
Se positionner comme un groupe leader en Afrique en matière de ciment, telle est la volonté première du groupe Ciment de l’Afrique (CIMAF). Présent dans 11 pays de l’Afrique dont le Burkina-Faso, cette nouvelle usine désire rapidement étendre sa présence dans d’autres pays et sur tout le continent mais aussi accroître ses capacités de production dans les sites opérationnels.
Déjà présente à Ouagadougou depuis 4 ans c’est-à-dire depuis 2013, elle a entrepris de s’implanter à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays. Selon le directeur général du groupe CIMAF, Essam DAOUD, cette unité de production de ciment fonctionnera uniquement à l’électricité d’où sa particularité d’avec les autresprésentes sur le marché. Il affirme que l’ensemble des éléments de cette société sera équipé de matériels à la pointe de la technologie de très haute performance. D’où, assure-t-il, sa non pollution à l’environnement même dans le long terme.
700 000 tonnes de ciment par an et de 1200 emplois attendus
CIMAF entend sortir le premier sac de ciment en juin 2018
«Ni de combustion, ni de fumée, ni de pétrole, ni d’huile sera utilisé»,précise- t-il. «Bobo représente 40 % de nos productions et la croissance du Burkina Faso est très significative, voire 5 à 6 % par an, malgré les multiples difficultés rencontrées dans les années antérieures. Et c’est la raison qui nous motive à investir davantage dans le pays. Nous avons remarqué aussi qu’il y avait une véritable volonté d’avancer des différentes autorités, que ce soit le public ou le privé, et les résultats sont clairement visibles. Nous avons confiance sur les opportunités futures et le PNDES en est une illustration parfaite et nous le constatons sur nos activités et nous allons poursuivre nos investissements qui ont été projetés depuis de longue date», a soutenu le directeur général Essam Daoud.
Cette usine déjà présente à Ouagadougou emploie près de 99% de personnes à compétences locales et il en sera de même pour la ville de Bobo-Dioulasso. La production sera marquée par la mise en valeur des matières locales, ce qui réduira les coûts de production. Avec une production de 700.000 tonnes par an, elle génèrera de l’emploi direct et indirect de plus 1200 personnes. Avec 10% d’encadrement et à ce titre, une large campagne de recrutement sera organisée au profit de la population de la ville et zones de Bobo-Dioulasso.
Les assurances environnementales du DG
«Nous avons souhaité apporter à Bobo la meilleure technologie qui existe en la matière et le montant de l’investissement très important le témoigne clairement, soit 20 milliards de Francs CFA. Nous sommes peut être une société jeune mais nous sommes également très expérimentés, malgré tout, nous sommes conscients par rapport aux enjeux environnementaux. Je puis vous rassurer qu’il n y a aucun souci à ce niveau-là car, une structure a été déjà déployée en la matière, qui se chargera de l’étude environnementale, qui nous permettra de préparer un cahier de charges sur l’impact environnemental et social qui soit conforme à toutes les obligations légales au niveau du Burkina Faso et qui sont aussi ailleurs au même standard que l’on retrouve dans tous les pays (…) Jouer avec l’environnement, c’est jouer avec l’avenir et c’est quelque chose que nous ne pouvions nous permettre», a rassuré le directeur général de CIMAF.
Les médias fortement représentés à cette conférence de presse du Groupe CIMAF
Autre avantage de ce projet de grande envergure selon le DG de CIMAF, c’est la réalisation des infrastructures sociales à savoir la construction d’écoles, de ponts, des échangeurs et bien d’autres. Dans les années à venir, ils travailleront aussi de sorte à compresser le prix du ciment au profit de la population afin d’être plus compétitifs sur le marché.
Implantée plus précisément dans la zone Bobo 2010, les travaux de construction s’étaleront sur une période de 12 mois sur un terrain de 8hectares par le contractant Polysius-Thyssen Krupp Industrial Solution et le premier sac de ciment sera disponible d’ici juin 2018. L’objectif à long terme de CIMAF est de disposer sur un horizon de 18 mois d’une capacité de production totale de plus de 1,7 millions de tonnes, de quoi satisfaire largement le besoin du marché afin d’accompagner la croissance du pays tout en garantissant au consommateur final un ciment de qualité à un coût très accessible.
Monaco's French forward Kylian Mbappe Lottin celebrates after scoring a goal during the French L1 football match Monaco (ASM) vs Troyes (ESTAC) on February 20, 2016 at the "Louis II Stadium" in Monaco. AFP PHOTO / VALERY HACHE / AFP / VALERY HACHE (Photo credit should read VALERY HACHE/AFP/Getty Images)
Selon nos confrères de Yahoo Sport UK, l’AS Monaco se serait vu proposer la somme de 130 M€ pour son prodige, par un club dont l’identité reste, pour l’instant, inconnue. Monaco’s French forward Kylian Mbappe Lottin celebrates after scoring a goal during the French L1 football match Monaco (ASM) vs Troyes (ESTAC) on February 20, 2016 at the « Louis II Stadium » in Monaco. AFP PHOTO / VALERY HACHE / AFP / VALERY HACHE (Photo credit should read VALERY HACHE/AFP/Getty Images)
Ce club mystère est-il le Real Madrid ? Marca croit savoir que le club madrilène souhaiterait rapidement convaincre Monaco et serait même enclin à laisser le leader de L1 profiter de son joyau une saison supplémentaire.
A ce jeu, il va exploser tous les records français, notamment celui de Paul Pogba dont le transfert l’été dernier de la Juve à Manchester United a coûté 105 M€ + 5M€ de bonus.
De gauche à droite, l'administrateur provisoire Dr Charlemagne Gnoula ; le PCA Dr Lansandé Bangagné et le DG sortant Dr Chrysostome Kadéba
C’est l’ultime étape du processus de sortie de crise à la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) qui s’est jouée ce vendredi 14 avril 2017 avec l’installation officielle dans ses fonctions de l’administrateur provisoire, Dr Charlemagne Gnoula. En lieu et place du directeur général sortant, Dr Chrysostome Kadéba.
De gauche à droite, l’administrateur provisoire Dr Charlemagne Gnoula ; le PCA Dr Lansandé Bangagné et le DG sortant Dr Chrysostome Kadéba
A la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) l’on était apparemment décidée de tourner la page de la crise. Ce vendredi 14 avril 2017, l’administrateur provisoire Dr Charlemagne Gnoula, nommé seulement la veille, a été officiellement installé dans ses fonctions par le président du conseil d’administration de la CAMEG Dr Lansandé Bangagné.
«La crise se conjugue au passé »
Pour le PCA Bangagné, la crise de la CAMEG se conjugue désormais au passé, tant les différents acteurs ont été, à l’écouter, associés au processus de sortie de crise. Comme pour témoigner de ce fait, le délégué du personnel prendra la parole pour souhaiter la bienvenue à l’administrateur provisoire. Mieux, la cérémonie s’est tenue avec la bénédiction du directeur général sortant, Dr Chrysostome Kadéba. L’homme a dirigé pendant deux ans et quatre mois la CAMEG. Dans une situation compliquée avec notamment la crise. Il a même parlé de calvaire que l’on pourrait comparer à la souffrance du Christ. Et c’est Dr Kadéba qui fera lui-même le lien avec le contexte de la semaine sainte.
«Cela tombe bien, nous sommes tous croyants, pour les catholiques cela tombe un Vendredi Saint. Je pense que rien n’est fait au hasard, Dieu aime la CAMEG et qu’il continue de bénir cet outil. Aussi je prends la ferme résolution de pardonner tous ceux qui m’ont offensés et je demande pardon à ceux aussi que j’ai offensés. Je prie que Dieu nous donne le courage de nous pardonner», a indiqué le DG sortant de la CAMEG. Dr Kadéba souhaitera que la CAMEG réssuscite après la crise, à l’image du Christ.
Une mission de 6 mois pour le nouvel administrateur provisoire
Dr Charlemagne Gnoula, nouvel administrateur de la CAMEG, prône la transparence et l’inclusion dans la relecture des textes
Dr Charlemagne Gnoula qui vient d’être porté à la tête de la CAMEG dispose de 6 mois pour travailler à remettre véritablement la structure en marche. Il devrait en autres travailler à la relecture des textes de la structure. Et il souhaite que le processus soit transparent et inclusif. Car, c’est de cette façon que l’on pourra en compte les préoccupations des uns et des autres. En tous les cas, le processus est supervisé par un comité dont Monique Sawadogo/Koncobo est responsable. Elle assure que tout sera mis en œuvre pour les objectifs de la mission assignée au Dr Gnoula soient atteints dans le temps à lui imparti. Colonel et enseignant, Dr Charlemagne est un spécialiste du médicament et entend s’investir pleinement pour le succès de la mission à lui confiée. Il devrait pouvoir compter sur le personnel de la CAMEG qui était mobilisée pour la circonstance. Dr Kadéba a souhaité que le personnel apporte son soutien au Dr Gnoula afin que la CAMEG continue de rayonner.
Le président de l'Assemblée nationale a appelé le Premier ministre à prendre des mesures pour mettre fin aux lourdeurs administratives
A l’issue du discours du Premier ministre Paul Kaba Thiéba sur la situation de la Nation ce vendredi 14 avril, le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, a pris la parole pour donner son appréciation d’ensemble sur le discours du chef du gouvernement et se prononcer sur la conduite des affaires du pays en un an par l’exécutif.
Ce premier discours du Premier ministre Paul Kaba Thiéba a été globalement apprécié par le chef du parlement burkinabè, Salif Diallo
Dans l’ensemble Salif Diallo a apprécié ce premier exposé du Premier ministre Paul Kaba Thiéba sur la situation de la Nation. «Un discours d’espérance et d’espoir pour le peuple burkinabè», a-t-il laissé entendre. Il ajoutera même en guise d’encouragement : «Vous êtes sur le bon chemin».
En revanche, le chef parlement semble rester sur sa faim quant au bilan de l’action gouvernementale après un an d’exercice. Comme raison à ce bilan mitigé, Salif Diallo a mis entre autres le doigt sur la question des lourdeurs administratives, notamment au niveau des procédures de décaissement des fonds. Il a cité les contrôleurs financiers qui bloqueraient l’exécution des projets et programmes. A l’entendre, si ces procédures de contrôle de l’exécution des commandes publiques peuvent permettre de combattre la corruption, elles peuvent générer aussi la corruption. «Trop de bureaucratie génère aussi la corruption». Et d’appeler le Premier ministre à revoir les choses à ce niveau. Pour accélérer justement l’exécution des commandes publiques, l’assemblée nationale a adopté l’année dernière une loi qui jusque-là semble restée lettres mortes. Autant de situations qui ne permettent pas, à entendre Salif Diallo, d’absorber les fonds annoncés par le gouvernement dans les différents programmes et projets. En tous les cas, le Premier ministre semble être prévenu. «Sinon, s’il revient l’année prochaine pour son deuxième discours sur la situation de la Nation, l’Hémicycle risque d’être petite».
La cour d’assises de Yopoungon a rendu son verdict dans le procès des «Disparus du Novotel», ce jeudi 13 avril 2017 à Abidjan. Sur les dix hommes poursuivis pour enlèvement et meurtre, six ont été condamnés pour des peines de six à vingt ans et quatre acquittés.
Après six heures de délibération, la cour a requalifié l’assassinat en meurtre. Et le commissaire Osée Loguey qui a achevé le français Yves Lambelin dans les jardins de la présidence ivoirienne d’un coup de mitraillette a écopé de 20 ans de prison. 18 ans pour le général Brunot Dogbo Blé, chef de la garde républicaine, qui avait en charge la surveillance de ce palais, et les colonels Jean Aby et Leopold Okou Mody, ses subordonnés au moment des faits, le 4 avril 2011.
Deux autres membres du commando, Henri Guehi Bleka, dit « le Rougeaud », et Yoro Tapeko ont respectivement écopé de peines de dix ans et six ans de prison. Quatre autres accusés ont été acquittés.
« Je suis fortement déçu parce que c’est une décision forcée, qui n’a rien à voir avec le droit, a réagi Me Mathurin Dirabou, l’avocat de Brunot Dogbo Blé. Requalifié cela pour pouvoir condamner ces accusés, je dis qu’on n’a pas fait du droit et c’est véritablement dommage. Que ce soit un an ou un jour de condamnation, c’est la même chose qu’une condamnation à vie. Pourquoi faire ce cinéma : dire qu’on les a condamnés à 18 ans ? Nous n’avons pas besoin de faveur, nous voulons que le droit soit dit, nous voulons que ces condamnations soient justifiées. S’il n’y a pas eu de préméditation, qu’est-ce qui fait dire que c’est Dogbo Blé qui a tué ? Quelle est la preuve qu’on a apportée pour dire qu’il a tué ? L’infraction se manifeste par un acte matériel. Si Dogbo Blé n’a pas tué, on le condamne à 18 ans pour quoi ? »
« Ils sont condamnés, maintenant refermons ce dossier, pensons à une réconciliation nationale. Et concernant les victimes, qui n’étaient pas là pour chercher des peines ou pour crier vengeance ou pour exprimer une haine quelconque, mais aussi dignes que la défense était indigne. Aujourd’hui, ce verdict est fait pour apaiser les choses. On ne saura jamais pourquoi ils sont allés les chercher au Novotel, pourquoi ils ont été torturés, pourquoi ils ont été tués, où ils ont été jetés. Mais ce qu’on sait, c’est ce qui s’est passé, et la justice a cette vertu de pouvoir apaiser les douleurs et de permettre à chacun de regarder maintenant devant. », a souligné Me Pierre-Olivier Sur.
La défense a indiqué jeudi soir qu’elle comptait se pourvoir en cassation.
A noter que quatre personnes, dont deux Français, ont été enlevées et tuées à Abidjan le 4 avril 2011, en pleine crise post-électorale en Côte d’Ivoire.
Le Cabinet d’Etude et d’Ingénierie Formation SARL (C.E.I.F SARL), en partenariat avec la société minière Hounde Gold Operation (HGO), a formé une soixantaine de jeunes durant une semaine en entreprenariat.
Après cette formation en esprit, création et gestion d’entreprise, le cabinet a organisé une rencontre des partenaires financiers et les promoteurs dénommée « rencontre B to B », en vue de permettre des échanges directs entre promoteurs et institutions financières. Chaque participant a présenté son micro projet pour recevoir en retour, un accompagnement financier.
Pour le Directeur du cabinet C.E.I.F Sarl, Zakaria Ouédraogo, ces échanges vont permettre de voir les projets qui ont été retenus pour le financement. De ses explications, suit à la formation le suivi et l’accompagnement pour la mise en place des projets qui seront financés. Il a parlé d’outils de gestion simplifiée pour les projets montés dans les domaines de l’artisanat, la couture, l’agriculture, l’élevage, la mécanique…
Au total, sur un total de 60 candidats au départ, 44 ont été retenus pour les échanges avec les partenaires.
Selon les représentants des institutions financières (BOA, FAIJ, FAARF, GRAINE SARL, CAISSE POPULAIRE, CRÉDIT MUTUEL), c’est un plaisir pour eux de participer à ces rencontres. « Nous sommes prêts et disponibles pour accompagner les projets qui ont été présentés, car nous sommes dans la même lancée. », parole du chef d’agence de la Bank Of Africa(BOA), Barthélemy Zongo.
Les bénéficiaires ont montré leurs satisfactions, à l’issu de cette formation et ils remercient la société minière Hounde Gold Operation, le cabinet et tous ceux qui ont œuvré pour que cette formation puisse avoir lieu.
Le Chef de file de l’Opposition politique, M. Zéphirin DIABRE, a reçu le lundi 10 avril 2017 la visite de courtoisie de l’Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud au Burkina Faso, Son Excellence Révérend Harris MAJEKE.
A travers cette visite, le Révérend Harris MAJEKE, qui était accompagné de son adjoint, voulait prendre contact avec le Chef de file de l’Opposition et échanger avec lui sur la coopération entre le Burkina Faso et l’Afrique du Sud.
Les deux personnalités ont fait le point de cette coopération, et se sont particulièrement entretenus autour des questions relatives aux mines, à l’économie et à la sécurité.
Le diplomate sud-africain a réaffirmé sa disponibilité à œuvrer pour un renforcement de la coopération entre les deux pays.
Quant au Chef de file de l’Opposition, il a félicité l’hôte du jour pour sa nomination comme Ambassadeur auprès du Burkina Faso, et l’a vivement remercié pour la marque de courtoisie à son égard et à l’égard de l’opposition politique. Tout en se félicitant de l’état de la coopération entre nos deux pays, il a souhaité que l’Afrique soit plus présente et plus active au Burkina Faso et dans notre sous-région, dans les domaines de coopération évoqués plus haut.Il a souhaité plein succès à l’Ambassadeur dans sa noble mission de représentation de l’Afrique du Sud auprès du pays des hommes intègres.
Ouagadougou, le 13 avril 2017
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition politique
Le discours du Premier ministre Thiéba sur l'état de la Nation ne sera pas suivi de vote
En principe, c’est ce vendredi pascal que le chef du gouvernement burkinabè, Paul KabaThiéba, va se soumettre à une autre exigence constitutionnelle, après sa déclaration de politique générale intervenue en début février 2016. Il s’agit de son discours sur la situation de la Nation.
Le discours du Premier ministre Thiéba sur l’état de la Nation ne sera pas suivi de vote
L’exercice, premier du genre pour le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, sera l’occasion pour lui de dresser le bilan de son gouvernement après plus d’un an de travail, et de rassurer par rapport à l’avenir.
On le sait, les attentes du peuple burkinabè vis-à-vis du gouvernement dont Thiéba tient le gouvernail depuis maintenant plus d’an, sont immenses.
Le pouls de la situation socioéconomique
Le Premier ministre reconduit devrait montrer en parole et en acte qu’il mérite sa reconduction. Paul KabaThiéba qui a multiplié ces dernières semaines les visites des grands chantiers –Samendeni, Zagtouli- devrait montrer qu’il a pris le bon pouls de la situation socio-économique du pays et qu’il a désormais les cartes en main pour œuvrer au développement du Burkina Faso.
L’on l’imagine, le Plan national de développement économique et social (PNDES), notamment sa mise en œuvre effective, devrait occuper une place centrale dans ce grand oral du Premier ministre.
A priori, le chef du gouvernement ne manquera pas d’arguments pour tenter de convaincre les parlementaires de la bonne conduite des affaires de la République au niveau de l’exécutif. Ilpeut naturellement espérer le soutien des députés de la majorité, auréolé de son entrée dans le Bureau politique national du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) à la faveur du dernier congrès ordinaire du parti.
Fera-t-il l’unanimité au sein de la majorité parlementaire
Pour autant, les choses ne s’annoncent pas aisées pour Thiéba. Après un an, beaucoup de Burkinabè attendent toujours leur part du développement promis. La situation socio-économique au quotidien n’étant pas reluisante, malgré le maintien de la croissance économique, le chef du gouvernement aura manifestement du mal à convaincre les parlementaires de l’opposition.
L’opposition qui projette de donner de la voixle 29 avril prochain. Même au sein de la majorité parlementaire, Paul Kaba Thiéba pourrait avoir du mal à faire l’unanimité.
En témoignent ces propos de Laurent Bado du PAREN sur Burkina Info : «La gouvernance actuelle est molle; elle ne satisfait pas. (…) La crise n’est pas derrière nous, elle est toujours devant nous. Les jeunes ne savent plus où donner de la tête. On leur disait, rien ne sera plus comme avant. En quoi rien n’est plus comme avant? On est à plus d’un an, tout est fait comme avant, sinon pire qu’avant».
Mais, le présent exposé du chef du gouvernement ne sera pas sanctionné par un vote mais donnera juste lieu à des débats avec les parlementaires qui lui adresseront directement leurs préoccupations.