Dans ce communiqué, le secrétaire général de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC) de Bagré , Moussa Zabsonre, charge le premier responsable de la section Bagré du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Il l’accuse d’être à l’origine du saccage de la gendarmerie et de la libération des présumées exciseuses. Lisez plutôt!
« Le 20 janvier 2017, la Gendarmerie de Bagré (province du Boulgou) a été alertée sur une séance d’excision de six petites filles à Bagré-village.
Le Commandant de Brigade a donc procédé à l’interpellation d’une présumée exciseuse et de ses complices. Parmi les complices interpellées figure la fille du Secrétaire général du MPP/Bagré, M. Kirgahon DABONE dit Osé.
C’est ainsi que le 26 janvier dernier, des groupes d’individus menés par le premier responsable du MPP dans la commune, s’en sont pris aux locaux de la Gendarmerie dont ils ont défoncé la porte et des fenêtres après avoir agressé les gendarmes. Ayant réussi à libérer les personnes gardées à vue, ils ont saccagé les pare-brise de deux véhicules de la brigade et quatre motos des gendarmes.
Dans le désordre qu’ils ont créé, ces groupes d’individus projetaient d’incendier la mairie de Bagré dirigée par l’Opposition. C’était la deuxième fois, puisque pareille tentative de réduire en cendres la mairie avait échoué le jour de la mise en place de l’exécutif municipal. Les manifestants envisageaient également d’incendier le siège de Bagrépôle, sous prétexte que ce projet les aurait privés de leurs champs.
Suite aux enquêtes, le Secrétaire général du MPP/Bagré et sa bande ont été interpellés.
L’UPC/Bagré condamne fermement ces violences insensées organisées par les représentants locaux du parti au pouvoir. Elle déplore le fait que ces cadres du MPP soutiennent l’excision, une atteinte au droit de la femme punie par la législation en vigueur dans notre pays.
Par ailleurs, la sous-section de l’UPC à Bagré tient l’opinion publique à témoin de ces faits graves. Elle invite le MPP, parti qui se dit attaché à la dignité de la femme et à la cohésion sociale, à prendre diligemment des sanctions à l’encontre de ses représentants à Bagré impliqués dans une campagne d’excision et dans une agression organisée contre les forces de l’ordre ».
Bagré, le 03 février 2017
Le Secrétaire général de l’UPC/Bagré
Moussa ZABSONRE »
Comme ici en 2013 après la bonne CAN en Afrique du Sud, le retour ce dimanche des Etalons à Ouaga, s'annonce triomphal. Il le sera encore davantage si les Etalons remportent le match de classement face au Black Stars
C’est ce samedi 4 février 2017 que les Etalons livrent à Port-Gentil au Gabon le match de classement contre les Black Stars du Ghana. Pendant que les Etalons se préparent pour gagner ce match de 3e place à la CAN, à Ouagadougou, un comité national est à pied d’œuvre pour leur réserver un accueil digne du parcours du Onze national.
Comme ici en 2013 après la bonne CAN en Afrique du Sud, le retour ce dimanche des Etalons à Ouaga, s’annonce triomphal. Il le sera encore davantage si les Etalons remportent le match de classement face au Black Stars
Invité du magazine sportif de la Télévision nationale du Burkina ce vendredi, le président du comité national d’accueil, Joseph Zangreyanogo, a donné quelques détails sur les préparatifs de l’accueil qui sera réservé aux Etalons. Ils seront d’abord accueillis à l’aéroport. Le point d’orgue sera la place de la Nation où les hommages seront rendus aux dignes représentants du peuple burkinabè à cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Gabon 2017. Mais, quel sera le circuit qui sera suivi de l’aéroport à la place de la Nation ? Sur cette question, le représentant de la commission de sécurité, le Lieutenant Yacouba Bambara assure qu’il est encore très tôt pour des impératifs de sécurité, de dévoiler ce circuit, tout en appelant le public à rester à l’écouter. Le circuit sera connu dès que les Etalons auront décollé ce dimanche pour Ouagadougou. Pour la sécurisation de la marée humaine qui fera le déplacement de l’aéroport et de la place de la Nation, quelques 600 forces de l’ordre seront mobilisées. Il s’agit de policiers nationaux et municipaux, de gendarmes. Pour éviter les accidents, le circuit aéroport –place de la Nation se fera à pied, à l’exception de la tête du cortège qui comprendra quelques véhicules roulant à une allure soutenable pour la queue. Les supporters des Etalons dans les autres villes du pays pourront faire également le déplacement de Ouagadougou. «Comme en 2013», précisera le président Joseph Zangreyanogo. L’on s’achemine donc vers un accueil triomphal, sinon des vainqueurs pour les Etalons.
Une nouvelle mosquée de vendredi a été inauguré, ce vendredi 3 Février 2017 dans la cour du Centre Médical avec antenne Chirurgicale de Houndé (CMA/HOUNDE).
Cette maison de Dieu est financée par l’Association de la Renaissance du Patrimoine Islamique. Elle a coûté dix (10) millions de francs CFA, avec la participation d’un million cent quinze mille (1.115.000) francs CFA de la population locale.
Pour Mohamed Yameogo, c’est une joie manifeste pour les musulmans de la commune de Houndé qui ont une mosquée dans un hôpital. Selon Abdramane Kaboré, médecin au CMA de Houndé, c’est une joie immense pour les fidèles musulmans de Houndé, parce que cela fait des années qu’ils ne disposent pas de lieu de prière dans la cour de ce CMA.
Il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour la construction de cette mosquée.
Les fidèles musulmans de Houndé étaient en joie ; personne n’a voulu se faire conter l’événement. Hommes, femmes, jeunes et enfants se sont mobilisés pour assister à l’inauguration de ce joyau flambant neuf.
C’est le représentant de la dite Association au Burkina Faso, Mohamed Danou qui a dirigé la prière de ce vendredi. Dans son sermon, M. Danou a dit aux fidèles qu’une mosquée par définition est un lieu de culte; elle est une maison d’adoration d’Allah et d’apprentissage où l’on invite les humains à accroitre leurs aptitudes à faire le bien au détriment du mal. II a terminé, en disant que cette mosquée est pour tout musulman et pas de différence.
Le représentant de la communauté musulmane de Houndé, Bakary Tapsoba a lancé un appel de paix à tous les musulmans. Et il a invité l’ensemble la communauté musulmane à l’unisson, à la cohésion et à la concorde. Nous devons en tant que musulman adapter ces valeurs de paix, de tolérance que le prophète Mohamed nous a enseignées.
La fin de cette cérémonie a été marquée par des prières, des bénédictions et des invocations dites pour la prospérité du Burkina et des burkinabé.
Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou, a rencontré, ce vendredi 3 février 2017 à Ouagadougou, les patrons d’entreprises de presse et les professionnels du secteur de la publicité.
Les acteurs ont porté sur le projet de décret relatif aux conditions et règles applicables aux professions publicitaires au Burkina Faso. La concertation avec le ministre Dandjinou a permis de prendre les préoccupations des responsables des organes de presse en compte.
Les incompréhensions nées de certaines dispositions du projet de décret ont été tranchées et un document consensuel esquissé.
En 2015, à la suite de larges concertations entre l’Etat, le Conseil supérieur de la communication et les professionnels des médias et de la publicité, le Conseil National de la Transition a adopté, quatre (4) lois, dont la loi n°080-2015/CNT portant réglementation de la publicité au Burkina Faso.
C’est dans ce sens que le département en charge de la Communication a élaboré un projet de décret portant définition des conditions et règles applicables à l’exercice des professions publicitaires au Burkina Faso, en vue d’encadrer et de faciliter la pratique des métiers de la publicité au Burkina Faso.
Le ministre en charge de la Communication a traduit sa satisfaction des résultats obtenus. Puis, il a salué les participants pour les efforts et les contributions qui ont permis de disposer d’un texte consensuel qu’il a promis d’introduire en Conseil des ministres, prochainement.
Le Syndicat national des agents des fiances organiseront un sit-in sur toute l’étendue du territoire, du 6 au 17 février 20917. Objectif, exiger l’application du protocole d’accord du 22 juin 2011 et le 2 août 2016.
Ce sit-in est prévu au sein du Ministère de l’économie, des finances et du développement et ses directions centrales et déconcentrées, de 7 h à 14h.
On se rappelle que le SYNAFI avait secoué ledit ministère, sous la transition, avec des grèves perlées, empêchant même la ministre déléguée du budget, Amina Billa d’accéder à ses bureaux.
Le présidium de la cérémonie de présentation du bilan d'activités en 2016 du ministère de la culture
Le ministère de la Culture, des arts et du tourisme a présenté à la presse le jeudi 2 février 2017 à Ouagadougou le bilan de ses activités de l’année 2016. C’était en présence du ministre Tahirou Barry et des membres de son cabinet.
Le présidium de la cérémonie de présentation du bilan d’activités en 2016 du ministère de la culture
«Mieux structurer et soutenir les industries culturelles et touristiques », telle est la mission assignée par le programme présidentiel à Tahirou Barry et son équipe. Pour l’atteinte de ces objectifs, le ministère à mis en place un programme d’actions prioritaires 2016.
Celui-ci a expliqué que l’ensemble des missions qui leur ont été confiées, lui et son équipe se sont évertués à leur mise en œuvre. Il a affirmé que des acquis majeurs ont été engrangés au cours de l’année 2016. Toutefois, il a dit reconnaitre que des insuffisances ou difficultés restent à combler.
En ce qui concerne les acquis, des points bien sûr non exhaustifs, méritent d’être noter. Ainsi, en matière d’amélioration de la gouvernance des secteurs, on peut citer la tenue de rencontres de concertation entre le ministère et les représentants de toutes les filières de la culture et du tourisme,la mise en place de la commission nationale des arts pour l’opérationnalisation du statut des artistes, l’organisation de la 4e édition de la rencontre annuelle administration-secteur privé de la culture etc.
En matière du tourisme, on note l’organisation du SITHO après deux interruptions d’éditions, la participation à des salons internationaux comme le FITOUR de Madrid, le lancement du processus de classement des restaurants et hôtels, la validation des études sur la stratégie marketing de la destination Burkina Faso et le programme de renforcement de l’attractivité touristique de la zone de l’ouest.
La tenue des trésors du Faso dans les 13 régions du pays fait partie des grands acquis de cette année 2016. Elle a permis de décerner 183 trophées et un accompagnement financier de près de 15 millions de f cfa, aux différents acteurs du secetur.
S’agissant, des insuffisances, le ministre Tahirou Barry dira que la mise en place tardive des instances de son département, ajouté au retarddu budget de l’Etat gestion 2016 et l’adoption du nouvel organigramme ont « freiné le rythme d’exécution des nos activité ».
En plus de cela, il a fait observé que la situation sécuritaire nationale et sous régionale a porté un coup dur dans les domaines du voyage, de la restauration, des hébergements, de l’organisation d’événementiel….
A quelque semaine de la tenue du Fespaco le ministre a laissé entendre que tout est entrain d’être mise en œuvre pour la réussite de l’évènement. Sur la question de l’engouement, pour Tahirou il n’y a pas de souci à se faire. Et d’ajouter comme preuve que 7000 invitations sont sur la table du comité d’organisation pour examen.
Le ministre a également affiché les ambitions de son département pour cette année 2017. En effet, en terme de perspective, Barry et son équipe compte développer l’entreprenariat, réhabiliter et aménager des infrastructures culturelles et touristiques, réaliser des monuments et mémorial. Ils veulent tenir avec succès le Fespaco 2017, et enfin faire la promotion des valeurs identitaires afin de sauvegarder notre patrimoine culturel.
La bataille pour la conquête du fauteuil du président de la commission de l'UA a été rude.
L’un des enjeux majeurs du 28e sommet de l’Union africaine tenu les 30 et 31 janvier 2017 à Addis Abeba, c’était, nous le disions, le renouvellement des instances dirigeantes de l’organisation continentale, à commencer par la commission dont la présidente d’alors, la sud-africaine NKosazana Dlamini Zuma, avait renoncé depuis plusieurs mois déjà à se porter candidate à un second mandat.
La bataille pour la conquête du fauteuil du président de la commission de l’UA a été rude.
Si à l’entame, le lundi 30 janvier 2017, du 28e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, il n’y avait quasiment pas de suspense sur le nom du futur président de l’Union -le président guinéen Alpha Condé était le seul candidat de la CEDEAO et il a été rapidement désigné- ; en revanche c’était l’incertitude totale par rapport à celui ou celle qui devrait prendre la tête de la commission, surtout avec la multitude des candidats. Etaient en lice pour occuper ce prestigieux poste cinq personnalités, issues de quatre zones régionales, respectivement de l’Afrique de l’Est, de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique australe et de l’Afrique centrale. Il s’agit de Amina Mohamed Jibril, Abdoulaye Bathily, Pelonomi Venson Moitoi, Agapito Mba Mokuy et de Moussa Faki Mahamat. Finalement, c’est le candidat du Tchad et de l’Afrique centrale, Moussa Faki Mahamat qui a raflé la mise au quatre autres candidats.
Idriss Déby Itno, champion de la lutte contre le terrorisme
Les préoccupations sécuritaires de l’heure avec la recrudescence des attaques terroristes, l’influence du président tchadien Idriss Déby Itno, président en exerce sortant de l’UA et grand champion de la lutte contre le terrorisme au Sahel, et le soutien des pays de l’Afrique de l’ouest et du nord ont fait pencher la balance en faveur de Moussa Faki Mahamat.
Dans cette bataille pour la succession de Mme Zuma, une personnalité s’est quand même illustrée et avec elle son pays. Il s’agit de Amina Mohamed Jibril du Kenya qui est même arrivée en tête lors des premiers votes, alors qu’elle fait partie des derniers candidats. En fait, elle a été très active ces dernières semaines, parcourant plusieurs pays et participant à des événements internationaux comme le dernier sommet Afrique-France de Bamako.
Répartition des autres postes de commissaire
Pour l’occupation des autres postes de commissaires, les batailles n’ont pas été moins rudes. Dans ces combats de gladiateurs, le Nigéria n’a pas réussi à ravir à l’Algérie le poste stratégique de commissaire à la paix et sécurité. Smail Chergui reste alors en poste pour 4 ans au grand dam d’Abuja qui a pensé que le temps était venu d’occuper ce poste qui semble être la chasse gardée de l’Algérie. L’Egypte conserve également le poste de commissaire aux infrastructures et à l’Energie. Dr Amani Abou-Zeid succède à son compatriote Dr Elham Ibrahim qui a occupé valablement le poste pendant huit ans.
En plus du Tchad (président de la commission), de l’Algérie (commissaire paix et sécurité), de l’Egypte (Infrastructures et énergie), cinq autres Etats à commencer par le Ghana ont réussi à obtenir un poste de commissaire. En effet, le poste de vice-président de la commission de l’UA est attribué au ghanéen Thomas Kwesi Quartey. Le poste de commissaires aux affaires politiques est revenu à Minata Cessouma Samaté du Burkina Faso. Le Soudan a occupé par l’intermédiaire de Amira Mohammed Elfadil le poste de commissaire aux affaires sociales. L’angolaise Correa Leonel Josefa Sacko est la nouvelle commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture. Le Zambien Albert M. Muchanga est le titulaire du poste de commissaire au commerce et à l’industrie.
Le genre a été parfaitement respecté dans la formation du nouvel exécutif de l’Union africaine : 4 commissaires hommes et 4 commissaires femmes. Dans la commission passée, c’était une femme, NKosazana Dlamini Zuma, qui était capitaine du navire battant pavillon Union africaine. Cette fois, c’est un homme, Moussa Faki Mahamat, qui a la main. En outre, les ensembles régionaux sont plus ou moins représentés dans ces nouvelles instances de l’Union africaine.
L’ex-chef d’Etat burkinabé, Blaise Compaoré va bientôt quitter la Côte d’Ivoire. Selon la Lettre du Continent, Blaise Compaoré prendra la direction d’un autre pays de la sous-région pour y poursuivre son exil.
Ce périodique , spécialisé dans la diffusion d’informations confidentielles, a annoncé que Blaise Compaoré mettra fin à son exile en Côte d’Ivoire. Il va donc quitter le pays pour en autre pays de l’Afrique de l’Ouest.
Selon la même source, Lomé (Togo) serait la prochaine destination de l’ex-homme fort du Burkina Faso. Le journal indique que ce choix pourrait intervenir suites aux « discrètes vacances fin 2016 » que l’ancien président a passées à Lomé. Blaise Compaoré aurait apprécié son séjour au point de vouloir définitivement s’installer dans la ville.
Blaise Compaoré est installé en Côte d’Ivoire, depuis sa chute du pouvoir en 2014, après un bref séjour au Maroc.
L’actualité africaine reste encore dominée par le grand retour du Maroc à l’Union africaine, après 33 ans d’absence. Pour en parler, nous avons rencontré Farhat Bouazza, ambassadeur du Maroc au Burkina Faso. Pour Son Excellence Bouazza, le Roi Mohammed VI a su si bien camper, lors de son intervention à la tribune de l’Union africaine, les enjeux et la portée de l’événement. Car, dit-il, «Sans l’Afrique, le Maroc peut aller vite, mais avec l’Afrique, le Maroc peut aller loin». Sur la question sahraouie, le diplomate chérifien estime que l’on devrait faire confiance aux Nations-Unies qui traitent déjà du dossier. Dossier pour lequel le projet marocain d’autonomie élargie au Sahara Occidental semble une «meilleure solution» à ce «conflit artificiel». Son Excellence Bouazza nous apprend aussi que le Maroc va également ouvrir au Burkina une usine de fertilisants, comme au Nigéria ou en Ethiopie et que le giga projet de gazoduc Maroc-Nigéria via les autres pays ouest-africains devrait à terme permettre à l’Afrique d’exporter de l’énergie vers l’Europe. Entretien exclusif.
Farhat Bouazza, ambassadeur du Maroc au Burkina
Burkina Demain : Le Maroc est redevenu depuis lundi 30 janvier dernier membre de l’Union africaine (UA), à la faveur du 28e sommet de l’organisation. Et ce 31 janvier à la tribune de l’UA, Sa Majesté, le Roi Mohammed VI a exprimé toute sa joie et celle du royaume de retrouver la famille africaine.Pourquoi ce retour au sein de l’UA était si important pour le Maroc ?
Ambassadeur Farhat Bouazza : Beaucoup de changements sont intervenus dans le monde et sur notre continent. Les raisons qui avaient poussé le Maroc à sortir en 1984 ont fait que nous avons été éloignés de la famille africaine pendant si longtemps. Mais, on peut dire également que le fait de sortir de la famille institutionnelle africaine n’a pas empêché le Maroc, au contraire, de se rapprocher davantage au niveau bilatéral de la quasi-totalité des pays du continent. Le Maroc aujourd’hui dispose d’une trentaine d’ambassades en Afrique. Le Maroc, comme l’a souligné sa Majesté dans son discours, a signé depuis 1999 plus de 1 000 accords et conventions au cours de 40 visites qu’il a effectuées dans 25 pays, ce qui fait que le Maroc a beaucoup renforcé ses relations bilatérales avec les pays du continent.
Burkina Demain : Les pays africains par l’entremise de leurs chefs d’Etat présents au 28e sommet ont approuvé massivement cette réintégration du Maroc au sein de l’UA. Qu’est-ce qui explique cet engouement de la part des pays africains ?
Farhat Bouazza :Pour la simple raison que c’est le seul pays du continent qui n’en faisait pas partie. Et on peut dire aujourd’hui que le Maroc a beaucoup apporté au continent. D’ailleurs, les entreprises marocaines sont présentes dans 30 pays en Afrique. Le Maroc participe à la formation de quelques 35 000 étudiants sub-sahariens. Sur le plan social, le Maroc a régularisé un nombre incalculable de ressortissants qui étaient en situation irrégulière. Ce qui fait que c’est important pour nous et c’est important pour l’Afrique, c’est-à-dire ce que nous apportons à l’Afrique et ce que l’Afrique nous apporte. Comme l’a si bien dit Sa Majesté, nous sommes revenus chez nous, à la maison.
Burkina Demain : A vous entendre, l’Afrique a beaucoup profité de cette absence-présence du Maroc à l’Union africaine. Mais, est-ce qu’il n’y a pas le risque avec ce retour dans la famille africaine que le Maroc se désintéresse un peu de l’Afrique ?
Farhat Bouazza : Pas du tout. Ce que nous faisons au niveau bilatéral est très important et nous continuerons à le faire. Mais, on va s’inscrire aussi dans la démarche institutionnelle de l’Union africaine. Il y a beaucoup de domaines où le Maroc peut apporter un plus. Il y a le savoir-faire marocain dans un certain nombre de domaines. Le côté multilatéral n’empêchera en rien la poursuite du renforcement des relations bilatérales. Au contraire, c’est un plus qu’on va faire ensemble.
Burkina Demain : Justement, pour l’avenir, qu’est-ce qui va être fait concrètement dans les différents domaines de coopération avec les pays africains?
Farhat Bouazza :Pour l’avenir, quand nous sommes seuls à agir c’est-à-dire seuls à agir avec un pays tiers, c’est le niveau de coopération bilatérale. La collaboration, le partenariat est établi entre deux partenaires égaux. Quand nous sommes dans une structure, une institution comme l’Union africaine, c’est le niveau multilatéral. A ce niveau, le Maroc peut jouer un rôle et ce rôle peut être important mais il n’est pas seul. Nous avons une vision commune, nous avons des actions communes, nous avons des fonds communs. Comme on dit, seul, on peut aller vite, ensemble on peut aller loin.
Burkina Demain : L’autre question que posait cette réintégration du Maroc à l’UA, c’est le Sahara Occidental. Sa Majesté n’en a pas fait cas ouvertement lors de son intervention. Est-ce pour le Maroc, cette question de la présence du Sahara occidental au sein de l’Union africaine est définitivement close ?
Farhat Bouazza : La question du Sahara Occidental était à l’origine de la sortie du Maroc de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qu’il a contribuée grandement à fonder. Le Maroc était parmi les pays fondateurs, il a été même celui qui était l’initiateur de l’idée de rassembler les Etats du continent. Ceci dit, la question est aujourd’hui traitée au niveau des Nations-Unies. La traiter au niveau de l’Union africaine, consisterait à juste retarder l’avancée du continent, à retarder l’avancée de l’Union africaine dans un certain nombre de domaines. Nous devons faire confiance aux Nations-Unies qui sont en train de traiter la question. Et le Maroc sur cette question-là, a un projet d’autonomie élargie pour le Sahara occidental que nous avons présenté et qui nous semble la meilleure solution à ce conflit que nous considérons comme artificiel.
Burkina Demain : Comment avez-vous apprécié dans l’ensemble l’intervention de Sa Majesté Mohammed VI à la tribune de l’Union africaine ?
Farhat Bouazza : C’était un discours vraiment complet. Il a d’abord expliqué ce que le retour à l’Union africaine signifiait pour nous et pour sa Majesté. La deuxième chose dont il a parlé, c’est ce que le Maroc a fait en matière de contribution à la paix et à la sécurité. Sa Majesté a dit que le retour du Maroc ne visait nullement à diviser l’Union africaine mais plus à renforcer sa cohésion. Il a parlé également de ses visites, des projets. Nous avons par exemple des projets économiques extraordinairement structurants. Quand il a parlé de création d’unités de fertilisants au Nigéria et en Ethiopie, la même chose va également se faire au Burkina Faso. Un accord va être entre l’OCP et les autorités burkinabè pour la construction d’une unité de fertilisants. Il y a le grand projet de gazoduc entre le Maroc et le Nigéria qui va passer par l’ensemble des pays de l’Afrique qui vont tous profiter de cette manne gazière. Cela va vraiment profiterà l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, au Nigéria, au Maroc et nous pouvons, quand je dis ‘’nous’’, c’est l’Afrique, exporter de l’énergie vers le continent européen.
Le groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a fait le point de ses activités parlementaires de la première année de mandature, le 2 février 2017.
A l’occasion, il a été annoncé que le député Daouda Simboro est le nouveau président du groupe parlementaire, en remplacement d’Alitou Ido.
Prenant la parole, le député Alitou Ido a dit que l’Assemblée nationale gère énormément de fonds sans contrôle adéquat ; Il a parlé de fonds 15 milliards 400 millions de Francs CFA.
Il a dénoncé une mauvaise gestion managériale du personnel, en relevant que le Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP), majoritaire à l’hémicycle, n’a pas accepté que des députés de l’opposition accèdent à la questure, en charge de la gestion des finances de l’institution pour éviter toute dénonciation d’« écart de gestion financière ».
« L’assemblée nationale est le territoire incontesté de Salifou Diallo qui confond à souhait ses deux fonctions : celle de président par intérim (du MPP), et celle de président de l’Assemblée nationale …Salifou Diallo est un homme fort. Peut-on mettre en place des institutions fortes avec un homme fort aux commandes ? », s’est demandé M. Ido qui a dit qu’il a des doutes sérieux.
«Ainsi que vous pourriez le constater, le plus rien ne sera comme avant ne concernerait nullement ni la gestion managériale, ni la gestion financière de l’Assemblée nationale», a relevé Alitou Ido qui a dit qu’il faudrait davantage une «attitude racée et très veloutée» dans l’approche du président du parlement pour ne pas heurter les différentes sensibilités politiques qui composent l’Assemblée nationale».
Cela dit, il a demandé une enquête parlementaire de l’opposition sur la gestion de l’Assemblée nationale et l’entrée de l’opposition dans la questure. Puis, il a souhaité « une participation plus active » des 2e et 3e vice-présidents de l’Assemblée nationale qui, de son avis, « ne jouent que des rôles somme toute cosmétiques : ouvrir et fermer des ateliers et séminaires et représenter le président aux évènements sociaux ».
A l’issue des législatives de novembre 2015, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) avec 33 députés, s’est positionnée comme la principale force de l’opposition burkinabè. Le parti est arrivé en 2e position, après le MPP (55 élus).