Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a accordé une audience à l’Association des familles victimes des attentats du Burkina (AFVAB), ce 16 janvier 2017 à Ouagadougou.
« Je remercie le gouvernement pour les efforts qu’il a faits, surtout le soutien apporté lors de la journée du 15 janvier 2017. Cela nous a donné un grand réconfort à tous. L’entretien qu’on a eu avec le Président du Faso et le ministre d’Etat en charge de la sécurité intérieure nous a profondément touchés. Parce que nous nous sommes rendus compte que la situation que nous vivons, ils la vivent aussi », a avancé le porte-parole de l’Association des parents des victimes, Gaëtan SANTOMENNA, propriétaire du Café-restaurant, le Cappuccino.
Selon lui, les victimes ont besoin du soutien du gouvernement pour avancer aujourd’hui. » Nous avons eu des échanges sur notre situation actuelle, sur ce que nous vivons. Pour nous, c’est beaucoup plus important que le reste. Ensemble, nous trouverons forcément des situations envisageables », a-t-il déclaré.
Le commissaire du gouvernement, Alioune Zanré, a requis ce lundi 16 janvier 2017 à Ouagadougou, 10 à 20 ans de prison ferme contre des soldats de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP), accusés d’associations de malfaiteurs et de complots militaires.
Le parquet militaire réclame 20 ans de prison ferme pour le cerveau présumé de l’opération, le caporal Madi Ouédraogo et l’imam Alassane Ouédraogo dit «Laadji». Pour les 24 autres accusés, il réclame 10 ans pour ne pas avoir saisi la hiérarchie pour dénoncer le complot.
Cela étant, il réclame la relaxe, au bénéfice du doute pour Alexis Malboné, Patrice Coulibaly et Jean-Charles Gansonré.
Ces 29 personnes dont deux civils (un marabout et un conducteur de tricycle) sont poursuivies pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de munitions puis de complot militaire.
Les conférenciers ont affirmé l'engagement de la Chambre des mines du Burkina au développement du secteur minier du pays
La Chambre des mines du Burkina (CMB) vient de renouveler les membres de son conseil d’administration, à l’issue de sa quatrième assemblée générale ordinaire tenue ce 16 janvier 2017 à Ouagadougou. Après sa mise en place, le nouveau bureau de la CMB présidé par Tidiane René Barry, directeur des affaires corporatives d’Iamgold Essakane Sa, a animé un point de presse pour décliner ses ambitions.
Tidiane René Barry, nouveau président de la Chambre des mines du Burkina
Face à la presse se trouvaient les premiers responsable et quelques membres du nouveau bureau du conseil d’administration de la Chambre des mines du Burkina (CMB) mis en place ce lundi 16 janvier 2016 à Ouagadougou, à l’issue de la quatrième assemblée générale ordinaire du de la CMB. Il s’agit du président, Tidiane René Barry, directeur des affaires corporatives d’Iamgold Essakane Sa ; de vice-président Laurent Michel Dabiré, directeur des affaires corporatives de SEMAFO ; de la secrétaire à la promotion du genre Aïda Tamboura, présidente de l’Association des femmes du secteur minier du Burkina et du doyen Cyrille Kabré du KC Consulting. Fraîchement élus, l’objectif principal des conférenciers était de se présenter et de décliner leurs ambitions pour le secteur minier du Burkina Faso.
916 milliards de francs CFA de contribution directe au budget de l’Etat
Abordant le rôle de la CMB, le nouveau présidentassure que la Chambre des mines n’a eu de cesse de réfléchir sur les mécanismes pour une meilleure contribution du secteur des mines au développement du Burkina Faso dans le cadre, dit-il, «d’un partenariat gagnant-gagnant».
«De 2008 à 2015, le secteur minier a apporté près de 916 milliards de francs CFA de contribution directe au budget de l’Etat. Cette contribution directe est certes appréciable mais elle reste marginale comparée aux retombées indirectes des mines au Burkina Faso, notamment dans les emplois, la fourniture des biens et services et les investissements sociaux. Nous acteurs privés du secteur minier avons coutume de dire qu’une mine est un gisement d’opportunités à saisir», confie Tidiane René Barry. Et le vice Laurent Michel d’ajouter : «un emploi dans le secteur minier, c’est 4 à 5 emplois de créés indirectement».
Les priorités du nouveau bureau de la CMB
Les conférenciers ont affirmé l’engagement de la Chambre des mines du Burkina au développement du secteur minier du pays
Entre autres priorités, le nouveau bureau de la Chambre des mines du Burkina entend d’abord œuvrer à la poursuite de l’ancrage institutionnel de la CMB, qui reste une jeune association dans un secteur minier relativement récent. La nouvelle travailler dans ce cadre à rendre plus opérationnel le secrétariat exécutif afin que la CMB continue d’être véritablement une forte de propositions au service du secteur minier et du développement socio-économique pays. L’autre priorité, c’est la communication qui devrait être permanente aussi à l’interne qu’à l’externe dans la perspective d’instaurer un climat propice aux activités minières. L’équipe Barry est déjà partante pour la suite des réflexions en vue de la mise en place d’une convention collective sectorielle, censée favorisée la prise en compte des préoccupations salariales et matérielles des travailleurs du secteur.
Pas de polémiques
La présente conférence de presse a étaient l’occasion pour les journalistes d’avoir l’avis des responsables du nouveau bureau de la CMB sur un certain nombre de sujets quelque peu délicats, à entendre les conférenciers. Ainsi, sur la question de l’adoption des 7 décrets d’application du code minier de 2015, le président Barry assure n’avoir pas de commentaires à faire pour l’instant et dit attendre de recevoir la dernière mouture du texte avant de donner son avis. Concernant le procès contre l’Etat dans l’affaire Tambao, Tidiane René fait également preuve de prudence, assurant qu’il n’est pas qualifié pour se prononcer sur cette affaire qui est déjà prise en charge au niveau. Mais, il laisse quand même entendre que ce genre de procès impliquant des investisseurs n’est pas de nature à attirer des investisseurs dans le pays.
Hommages au président sortant et au SG défunt
Un hommage a été rendu au président sortant de la CMB, Dr Elie Justin Ouédraogo et…… au défunt secrétaire général Aboubakar Sadiku
La présente conférence a par ailleurs permis au président entrant de la CMB de rendre un vibrant hommage à son prédécesseur, Dr Elie Justin Ouédraogo. «Son aura, sa sagesse et son expérience ont fait de notre jeune chambre, une institution dont la voix porte et compte au Burkina Faso», a indiqué Tidiane René Barry.
Hommage a également été rendu au défunt secrétaire général de la Chambre des mines, en l’occurrence Aboubakar Sidiku, décédé le 30 novembre dernier à Paris, en France.
La Chambre des mines du Burkina a six ans. Elle a été portée sur les fonts baptismaux en juillet 2011 dans une perspective de renforcement des acquis de l’ancien groupement professionnel des miniers du Burkina créé en 1996.
Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a accepté, samedi à Bamako, d’accueillir le président élu de la Gambie, Adama Barrow, à Dakar, jusqu’à son investiture prochaine.
M. Barrow est à Dakar depuis dimanche, peu après minuit, après que le président sénégalais a répondu favorablement à la demande de son homologue du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), en marge du sommet France-Afrique.
Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, conteste les résultats de la présidentielle gambienne du 1-er décembre dernier, au lendemain de laquelle il avait pourtant reconnu sa défaite et félicité son adversaire Adama Barrow, le candidat de l’opposition, pour sa victoire.
Jammeh qui a déposé un recours devant la Cour suprême exige la tenue d’une nouvelle élection.
Réunis le 12 décembre dernier, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies avaient «renouvelé leur demande au président sortant Jammeh de respecter le choix souverain du peuple de Gambie et de transférer sans condition et sans délai le pouvoir au président élu, M. Adama Barrow».
La CEDEAO va poursuivre ses efforts pour un transfert pacifique du pouvoir, le but étant de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir pacifiquement le 18 janvier au soir, date de la fin officielle de son mandat.
L’Union africaine qui soutient cette médiation somme également Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Son Conseil de paix et de sécurité, réuni ce vendredi à Addis Abeba, a indiqué qu’à compter du 19 janvier, elle cessera de reconnaître Yahya Jammeh comme étant le président légitime’’.
Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a présidé , le 15 janvier 2017 sur l’Avenue Kwame Nkrumah à Ouagadougou, la cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat terroriste du 15 janvier dernier.
La cérémonie a commencé par une marche silencieuse, partie du rond-point des Nations unies à Splendid hôtel et au restaurant le Cappuccino, avec la participation du Premier ministre Paul Kaba Thieba, des membres du gouvernement, du maire de la ville de Ouagadougou, Armand Béouindé, des parents et amis des victimes.
Puis, elle a été marquée par le dévoilement de la stèle érigée sur laquelle sont mentionnés les noms de toutes les victimes. .
Le représentant des parents des victimes, Pascal Lankoandé, a déclaré que la plus grande victoire sur le terrorisme est de ne pas céder à la peur. Selon lui, la meilleure réponse, c’est de prendre un avion, un train, un car, un taxi « pour venir déguster un Cappuccino dans un Burkina Faso plus splendide ».
Le Président du Faso, Roch Kaboré a renouvelé sa solidarité et sa compassion aux familles éplorées, aux blessés et aux personnes enlevées par les terroristes.
Ainsi a-t-il condamné les actes « ignobles » commis par ses derniers, avant de montrer sa détermination à lutter contre ce fléau, qui de son avis, fait honte à notre civilisation.
« Ce défi sécuritaire qui se présente à nous, nous interpelle également sur la nécessité de prendre toutes les dispositions pour sécuriser notre pays et nos concitoyens », a avancé le président du Faso.
Roch Kaboré a appelé à une large coalition internationale pour lutter contre les ennemis de la démocratie, le terrorisme, le grand banditisme et la criminalité transfrontalière pour un monde plus sûr, plus solidaire et plus prospère
A noter que l’attentat terroriste du 15 janvier 2016 sur l’Avenue Kwame Nkrumah avait entrainé 30 morts et de nombreux blessés.
La rencontre entre le ministre de la Défense, Alain Donwahi et les soldats mutins s’est finalement bien terminée, le vendredi 13 janvier 2017 à Bouaké, en Côte d’Ivoire.
Selon le porte-parole du Gouvernement, un accord serait trouvé entre les deux parties. Les mutins devraient rentrer dans leurs casernes dès cette nuit de vendredi à samedi.
Cet accord serait en mesure de satisfaire les deux parties. « suite aux échanges entre le Ministre chargé de La Défense, les nouvelles autorités militaires et une délégation des soldats, un accord ayant été trouvé à Bouaké. Par conséquent, les soldats s’engagent à regagner les casernes », selon un communiqué du ministère de la Défense
Selon Reuters, l’accord a été trouvé sur la base du paiement de 5 millions de CFA à chaque soldat dès lundi. Le reste leur sera versé à hauteur 1 million chaque mois
Pour rappel chaque mutin réclamait près de 12 millions de FCFA. Le ministre de la Défense s’était rendu à nouveau à Bouaké ce vendredi 13 janvier, pour y rencontrer les mutins en vue de trouver une solution à leurs revendications. Il était accompagné du chef d’état-major. Mais les discussions se sont avérées plus complexes que prévues et le ministre, arrivé sur place à 14h, n’est sorti de la table de négociations que vers 22h.
La tension est montée tout au long de la journée, certains craignant que le ministre soit pris en otage et que le pays bascule dans une mutinerie généralisée.
En début de soirée, les mutins, visiblement mécontents, avaient repris le contrôle des accès à Bouaké, après avoir ordonné aux nombreux journalistes présents vers 17h de quitter les environs de la résidence du préfet, théâtre des négociations, en tirant en l’air.
Ils avaient auparavant dispersé dans la matinée, en tirant en l’air également, des manifestants qui scandaient notamment « On a faim, on veut travailler! ».
Des tirs sporadiques étaient régulièrement audibles tout au long de la journée et de la soirée.
Comme la semaine dernière, plusieurs autres casernes dans le pays avaient pris le relais. De nombreux coups de feu ont ainsi été tirés vendredi dans la caserne d’Akouedo, le plus grand camp militaire d’Abidjan, mais aussi à Odienné (nord-ouest) et à Bondoukou (centre-est).
Ces revendications des mutins, dont beaucoup sont d’anciens rebelles, marquaient le retour d’un problème récurrent dans un pays sorti en 2011 de 10 ans de rébellion, dont Bouaké, ville de 1,5 million d’habitants, fut la capitale.
Le président du Faso? Roch Marc Christian Kaboré, a invité vendredi 13 janvier 2017 à Bamako, en marge des travaux du 27e sommet Afrique-France, les groupes d’auto-défense Koglweogo à arrêter les sévices, au risque d’être conduits directement en prison.
Interpellé sur l’épineuse question des groupes d’auto-défense Koglweogo qui cristallisent les passions, voici la réponse du président du Faso: «Les Kogleweogo participent certainement à la sécurisation du pays mais ont des défaillances qui vont dans le sens du non-respect des droits de l’homme. Nous avons été clairs là-dessus. (…).
Ok pour qu’ils participent à la police de proximité. Mais tout débordement sur les droits de l’homme, c’est la prison. C’est clair, c’est nette.
Ce sont des questions pour lesquelles, il n’y a pas de concessions. Nous avons dit dans les discussions que nous avons, qu’il n’y a pas d’autres choix que la police de proximité, d’être formé à comprendre que dans tous les cas, nous devons respecter l’Etat de droit.
Chaque fois qu’un voleur a été arrêté par les Koglweogo, il doit être ramené aux Forces de sécurité pour que les procédures normales soient engagées.
Chaque fois qu’un Koglweogo va faire des sévices sur quelqu’un, (si) il est pris, pour nous, c’est la MACO direct. Il sera jugé là-bas et traité comme tel.
Notre travail avec les Koglweogo et l’Etat de droit que nous défendons, c’est comme la langue et les dents. Avant de s’habituer, on se mord mais il faut qu’à un moment donné, il y ait une discipline de part et d’autre pour que nous puissions assurer la sécurité dans l’intérêt des populations et dans l’intérêt de notre pays».
En rappel, les groupes d’auto-défense Koglweogo, créés en très grande majorité en 2016, sont le fait de populations rurales exaspérées par le grand banditisme et le vol de leur bétail.
Mais la barbarie de leurs méthodes ont révolté des organisations de la défense des droits humains et de nombreux observateurs qui appellent régulièrement l’Etat à prendre ses responsabilités pour ne pas mettre en péril la cohésion nationale.
Un an après les attaques terroristes du 15 janvier 2016
Le Burkina Faso commémore ce dimanche 15 janvier 2017 le premier anniversaire des attaques terroristes du 15 janvier dernier. Un an après ces événements dramatiques qui avaient fait une trentaine de morts et des dizaines de blessés, les plaies ne sont pas encore totalement guéries. Même certains pansements ne sont pas terminés. Reportage.
C’était la désolation sur l’avenue Kwamé N’Krumah au lendemain des attaques du 15 janvier 2016
Jeudi 12 janvier 2017. Il est 11 h. Nous empruntons l’avenue Kwamé N’Krumah. Très vite, nous nous retrouvons au niveau du restaurant Cappuccino et l’hôtel Splendid. Les souvenirs des horreurs des attaques terroristes du 15 janvier 2016 que le pays commémore ce dimanche par diverses manifestations, se réveillent en nous. Nous marquons une pause pour observer et constater rapidement de l’extérieur ce qui a changé sur les lieux. Des pansements ont été opérés sur les édifices touchés. Splendid Hôtel semble avoir retrouvé sa splendeur d’antan avec une façade extérieure entièrement rénovée. Du côté du restaurant Cappuccino, la façade est moins éclatante mais plus présentable qu’au lendemain des événements où tout en cet endroit et les environs n’était que tristesse et désolation.
Le théâtre des attaques du 15 janvier avait une autre allure en cette journée du 12 janvier 2017
Au lancement des travaux de reconstruction du bar-restaurant le 30 juillet 2016, soit six mois après la tragédie, le propriétaire du commerce, Gaétan Santomenna s’était engagé à tout mettre en œuvre pour rouvrir ce 15 janvier. Ce pari était loin d’être gagné à notre passage. L’établissement n’était pas encore fonctionnel. En revanche les choses ont plus ou moins repris en face à Splendid Hotel et ce depuis plusieurs mois.
«Nous avons besoin de soutiens»
Diakaridia Koné, directeur administratif de Splendid Hotel
A Splendid Hotel, les choses ont effectivement repris. Des éléments de sécurité procèdent systématiquement aux fouilles des personnes entrant dans l’établissement. A l’intérieur les personnels sont à leurs postes. Mais, il n’y a pas d’affluence. Notre constat sera confirmé plus tard par les responsables de l’hôtel. A en croire le directeur administratif, Diakaridia Koné, l’établissement a été abandonné après les événements. Il n’est plus aussi sollicité par les clients. Il est devenu comme une adresse interdite aux gens. «Quand on veut parler de nous, beaucoup disent que nous sommes en réfection, alors que nous avons rapidement repris nos activités. Ce qui fait que ces 12 mois ont été très difficiles chez nous plus que chez les autres. Nous n’avons pas eu de soutiens. Quand nous parlons de soutiens, ce n’est pas l’argent liquide mais nous avons besoin qu’on sollicite nos services». A l’écouter, c’est surtout grâce au soutien du président directeur général Emmanuel Zongo et de la directrice générale Madeleine Zongo que Splendid Hotel s’est remis debout. Les investissements pour cette reprise sont estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA. Mais, des investissements importants restent à faire pour que l’hôtel puisse fonctionner pleinement. L’établissement fonctionne à 50% de ses capacités avec 72 chambres sur une capacité de 147 chambres.
«Splendid existe et existera toujours»
Même rénové, l’établissement fonctionne à 50% de ses capacités
Pour les responsables de Splendid Hotel, l’idée de la commémoration de ces attaques est une bonne chose. Ils disent y avoir été associés par les autorités. «le ministre Simon Compaoré était là ce matin. A chaque fois qu’il passe par là, il s’arrête pour saluer et nous n’allons pas gâter son nom», nous confie Diakaridia Koné. Pour lui, cette commémoration à leur niveau, est une occasion de montrer à l’opinion nationale et internationale que «Splendid Hotel existe et existera toujours».
Une vision qui ne s’écarte pas de celle des plus hautes autorités du pays. Faut-il le rappeler, au lendemain des attaques, le 16 janvier 2016, le président du Faso Roch Marc christian Kaboré avait dans son message à la Nation indiqué ceci :
«C’est mal connaitre le Peuple burkinabè qui n’a jamais marchandé son honneur depuis la nuit des temps et ne s’est jamais plié ni résigné devant ses ennemis. Face à ce nouveau défi, il se mobilisera comme un seul homme pour opposer une défaite cinglante aux entreprises terroristes sur notre sol national. En dépit de la douleur, nous ne devons céder à aucune pression».
Les autres attaques du 15 janvier
Les autorités en charge de la sécurité ont eu chaud ces attaques terroristes jamais connues dans le pays auparavant
Le 15 janvier 2016, Ouagadougou n’avait était la seule cible des terroristes. Certes, la capitale a payé le plus lourd tribut avec trente personnes tuées, dont vingt-deux de nationalité étrangère ; mais deux autres localités avaient également été attaquées.
En effet, dans l’après-midi de ce 15 janvier, un convoi officiel de la gendarmerie nationale a été pris pour cible dans le secteur d’Ina Bao, dans la province de l’Oudalan. Le bilan sur place a fait deux morts et deux blessés.
Puis, un peu plus tard dans la nuit du 15 au 16 janvier, le Docteur Kenneth Arthur Elliot et son épouse Joceline, de nationalité australienne, installés à Djibo depuis 1972 et responsables de la clinique Elliot, ont été enlevés.
Le défi un an après
Au lendemain des attaques, le président du Faso avait appelé à un sursaut national face au péril terroriste. Le défi reste posé avec la persistance des attaques
Un an après ces attaques terroristes revendiquées par l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), le Burkina Faso reste une cible pour ces assaillants sans foi, ni loi. En témoigne la série d’attaques perpétrées plus tard dans le nord du pays dont la plus importante en date reste celle du 16 décembre à Nassoumbou dans laquelle ont péri une douzaine de soldats burkinabè. Il y a également le problème du Docteur Kenneth Arthur Elliot qui demeure dans les mains de ses ravisseurs, son épouse ayant été libérée entre-temps. Pour toutes ces raisons, la vigilance devrait toujours être de mise sur le front sécuritaire pour parer à toute éventualité.
Photo de famille des chefs d'Etat à l'ouverture du 27e sommet Afrique-France ce 14 janvier à Bamako
C’est ce samedi 14 janvier qu’a débuté à Bamako au Mali la rencontre des chefs d’Etats du 27e Sommet Afrique–France placé sous le thème «partenariat, la paix et l’émergence». Occasion pour le président français François Hollande, bientôt en fin de mission à l’Elysée, de faire de fortes déclarations, en rapport naturellement avec le thème du sommet.
Le président François Hollande a pris un certain nombre d’engagements à Bamako
Sur le volet de la paix et de la sécurisation, Hollande assure que son pays restera toujours aux côtés du Mali, jusqu’à l’aboutissement du processus de paix. «C’est pour la France la preuve de sa solidarité pour un peuple ami et l’accomplissement de son devoir». Il s’engage dans la foulée à faire passer de 20 000 à 25 000 le nombre de soldats africains formés par la France.
Sur le volet de l’émergence de l’Afrique à laquelle la France entend participer via un partenariat dynamique, François Hollande annonce un accroissement de l’ordre de 15% soit 3 milliards d’euros supplémentaires, l’aide au développement de la France à l’Afrique. Cette aide au développement française passera ainsi de 20 à 23 milliards d’euros sur cinq ans.
Sur le volet politique et relativement à la crise gambienne, Hollande a appelé au respect des suffrages exprimés par les Gambiens, c’est-à-dire l’élection de Adama Barrow. Ce dernier a d’ailleurs été invité au sommet, en lieu et place du président sortant Yahya Jammeh.
Burkina Demain
Photo de famille des chefs d’Etat à l’ouverture du 27e sommet Afrique-France ce 14 janvier à Bamako
Les ivoiriens revivront pareils moments après la CAN 2017
Dans quelques heures débutera à Libreville au Gabon la trente –unième Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football. Le match d’ouverture opposera dans l’après-midi le pays hôte à la Guinée Bissau, qui participe à la compétition pour la première fois.
Les Etalons affrontent ce soir les Lions indomptables du Cameroun
Les Etalons du Burkina du Faso affronteront ensuite dans le cadre du deuxième match de cette CAN les Lions indomptables du Cameroun. Philippe Bationo, journaliste sportif du Quotidien qui est sur place dans la capitale gabonaise pense que les Etalons ont leurs chances dans cette compétition continentale et qu’ils peuvent espérer aller en quart de finale, voire plus loin si les dieux du football sont de leurs côtés.
Les ivoiriens revivront-ils pareils moments après la CAN 2017 ?
Le début de cette CAN 2017 ce jour ouvre, faut-il le rappeler, la succession des Eléphants de Côte d’Ivoire, détenteurs du trophée de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Avec les quatre milliards de francs débloqués pour eux, les footballeurs ivoiriens de l’expédition gabonaise de 2017 pourront-ils ramener le trophée au président Alassane Ouattara ?