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Dialogue politique : Retour annoncé de l’opposition

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L’opposition va reprendre sa place dans le dispositif du dialogue politique qu’elle avait quitté en mi-novembre 2021 pour, dénonçait-elle, «Inaction, voire la démission de l’État dans l’accompagnement des  forces de défense et de sécurité sur le terrain des opérations» . Une bonne nouvelle pour le Premier ministre Lassina Zerbo qui l’a révélé devant la Représentation nationale, parlant de ‘’dynamique encourageante’’, au cours de sa déclaration de politique générale.

Le Premier ministre Lassina Zerbo a salué le retour annoncé de l’opposition dans le dialogue politique

Pour le Premier ministre, l’on ne devrait pas avoir de divisions entre Burkinabè en ces temps de guerre contre le terrorisme. Il n’a apparemment pas prêché dans le désert avec ce retour annoncé de l’opposition même si celle-ci s’est abstenue de voter pour son investiture.

Ce Come-Back de l’opposition est aussi une bonne News pour le ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale Zéphirin Diabré qui a effectué la semaine dernière une visite de courtoisie au siège du Chef de file pour plaider pour ce retour de l’opposition.

Christian Tas

Burkina Demain

PM Lassina Zerbo sur la Transition énergétique : ‘’Nous devons accélérer le basculement de l’offre vers les énergies renouvelables’’

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Le Premier ministre Lassina Zerbo a réussi son examen de passage devant l''Assemblée nationale

L’accès à l’énergie occupe une place importante  dans le programme du gouvernement Lassina Zerbo. Face aux parlementaires ce vendredi dans le cadre de sa déclaration de politique générale, il a décliné sa vision et orientations concernant le secteur, notamment sur la Transition énergétique avec à la clé une prospective nucléaire pour assurer l’approvisionnement industriel.

Le Premier ministre Lassina Zerbo a abordé le secteur de l’énergie dans sa déclaration de politique générale

‘’Nous devons accélérer le basculement de l’offre vers les énergies renouvelables amorcé avec le solaire ces dernières années, développer des mécanismes de rationalisation de l’énergie dans le cadre de l’efficacité énergétique et réaliser les études préalables à l’implémentation des mini centrales nucléaires de type SMR (Petits réacteurs modulaires) qui devraient prendre en charge dans le futur, les besoins en énergie des entreprises industrielles’’, a-t-il soutenu.

 Voici l’intégralité de l’intervention sur le secteur de l’énergie et  des hydrocarbures.

 ‘’Créer les conditions permettant aux burkinabè d’accéder davantage à de meilleures opportunités économiques fera partie de la politique de mon gouvernement. Cette composante vise à identifier et mettre en œuvre les mesures et actions nécessaires à la transformation structurelle de l’économie, consignées dans l’axe 4 du PNDES-II.

Transformer l’économie suppose de réduire les coûts structurels pour accroître sa compétitivité globale et augmenter la productivité dans les différentes branches d’activités.

Ainsi, en ce qui concerne l’énergie, nous devons dès à présent nous inscrire dans la dynamique de la transition énergétique qui implique une modification structurelle profonde de nos modes de production et de consommation de l’énergie. Nous nous attellerons à renforcer les systèmes de production de l’énergie afin d’assurer sa disponibilité permanente et son accessibilité à la fois pour les ménages, les services publics et les entreprises.

Tout en œuvrant à l’accroissement de la production dans le cadre du mix énergétique, nous devons accélérer le basculement de l’offre vers les énergies renouvelables amorcé avec le solaire ces dernières années, développer des mécanismes de rationalisation de l’énergie dans le cadre de l’efficacité énergétique et réaliser les études préalables à l’implémentation des mini centrales nucléaires de type SMR (Petits réacteurs modulaires) qui devraient prendre en charge dans le futur, les besoins en énergie des entreprises industrielles.

Dans le domaine de l’électricité particulièrement, mon Gouvernement mettra tout en œuvre, pour l’achèvement dans les meilleurs délais, des projets de construction de centrales solaires d’une capacité d’environ 500 MWc.

Il poursuivra les travaux de modernisation du réseau de transport et de distribution de l’énergie électrique, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du second compact Millénium challenge. Dans le cadre de ce compact, des audits seront menés dans le but d’améliorer la gouvernance de la SONABEL, pour réduire les subventions de l’Etat.

Dans ce secteur, l’ambition de mon Gouvernement est de doubler la puissance électrique disponible en la faisant passer à 1500 MW en 2025, contre 712,2 MW en 2020, de porter le taux de couverture électrique de 45% en 2020 à 75% en 2025 et de travailler à accroître de façon significative le taux d’accès des populations à l’énergie.

Nous poursuivrons l’implémentation du Projet d’Electrification et de Développement des Connexions à l’Electricité (PEDECEL) et le renforcement des actions de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER) et de l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’Efficacité (ANEREE) afin qu’elles contribuent efficacement à cet objectif.

Au niveau des hydrocarbures, les projets visant à multiplier les capacités actuelles de stockage par 2,5 à Bingo et par 4 à Péni seront accélérés.

Et plus généralement, comme pour toutes les sociétés d’état, un audit organisationnel de la SONABHY sera mené, dans l’objectif d’améliorer ses performances’’.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Source : Déclaration de politique générale du Premier ministre Lassina Zerbo

Burkina : Voici les 4 grands chantiers du gouvernement Zerbo

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Le Premier ministre Lassina Zerbo a réussi son examen de passage devant l''Assemblée nationale

Conformément à l’article 63 de la Constitution, le Premier ministre Lassina Zerbo a fait ce vendredi   devant la Représentation nationale, sa Déclaration de Politique Générale.

Le Premier ministre Lassina Zerbo a fait ce vendredi devant la Représentation nationale, sa Déclaration de politique générale

Voici les 4 grands chantiers de sa feuille de route :

–              Le retour de la paix, de la sécurité et la consolidation de la résilience ;

–              Le retour des Personnes Déplacées Internes dans leur localité d’origine ;

–              La réconciliation nationale ;

–              La lutte contre corruption et l’enrichissement illicite.

Et pour ce faire et en vue d’améliorer la gouvernance publique et de moderniser l’Etat, il a promis d’agir sur les priorités suivantes :

–              la réduction du train de vie de l’Etat,

–              la lutte implacable contre la corruption et les crimes économiques,

–              le renforcement de la dématérialisation du travail au sein de l’administration,

–              le renforcement de la promotion basée sur le mérite,

–              l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique.

Le PM Zerbo a pris une cinquantaine de minutes pour décliner sa déclaration de politique générale et solliciter l’accompagnement des parlementaires pour poursuivre la mission à lui confier par le Président du Faso, cela d’autant plus que son oral sera suivi d’un vote des députés qui vaut investiture.

Pour cet exercice républicain, 118 parlementaires ont répondu présents et 9 ont donné procurations.

En attendant l’adoption par vote de sa feuille de route, le Premier ministre Lassina Zerbo aura à répondre aux préoccupations des parlementaires.

Burkina Demain

Etalons à la 33e CAN : Bientôt du renfort pour le Groupe !

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Arrivés le 4 janvier dernier dans la capitale camerounaise Yaoundé, le onze national burkinabè pourrait en effet compter sur l’apport des recalés d’Abou Dhabi
Bonne nouvelle pour les Etalons qui disputeront le 9 janvier 2022 le match d’ouverture de la 33e Coupe d’Afrique des nations (CAN) face aux Lions indomptables, équipe du pays hôte, le Cameroun.

Arrivés le 4 janvier dernier dans la capitale camerounaise Yaoundé, le onze national burkinabè pourrait en effet compter sur l’apport des recalés d’Abou Dhabi
Issoufou Dayo, Dramane Nikièma et Kilian Nikièma sont désormais négatifs au test Covid-19
 Arrivés le 4 janvier dernier dans la capitale camerounaise Yaoundé, le onze national burkinabè pourrait en effet compter sur l’apport des recalés d’Abou Dhabi, c’est-à-dire les éléments qui y avaient été retenus parce qu’ayant été testés au Covid-19.
Il s’agit notamment de Issoufou Dayo, Dramane Nikièma et Kilian Nikièma. Si tout se passe bien, ces derniers testés négatifs devraient rejoindre les autres membres de la sélection nationale à Yaoundé.
Amidou Kabré
Burkina Demain

Coordination de l’action gouvernementale : Célérité et efficacité, maitres-mots du Premier ministre Lassina Zerbo

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Le Premier ministre, Lassina Zerbo, depuis sa prise de fonction, est constamment en pleine activité pour faire face aux énormes défis du moment.
Le Chef du Gouvernement multiplie les rencontres, séances de travail et visites de terrain avec des personnes de ressources, les membres de son équipe, les services concernés par les actions urgentes à entreprendre.
Il s’agit, pour lui, de prendre connaissance du niveau d’avancement de certains dossiers, résorber les éventuelles difficultés et enfin, de donner des orientations pour une diligence dans l’action.
Après avoir reçu les orientations du Président du Faso, plus de temps à perdre pour le Premier ministre. Lassina Zerbo est constamment sur la brèche, multipliant concertations, séances de travail et visite de terrain, pour donner un coup d’accélérateur à l’action gouvernementale, dans ce contexte où tout est prioritaire.
A la tâche au quotidien
Très rapidement, Lassina Zerbo rencontre ses plus proches collaborateurs, les responsables des structures centrales, de mission et celles rattachées à la Primature. Des échanges de prise de contact au cours desquels il imprime sa marque dans la gestion des dossiers au quotidien. Entre célérité, efficacité, évaluations ou rapports périodiques, le Chef du Gouvernement veut suivre au plus près, le traitement de ces différents dossiers.
Il imprime également sa marque dans la coordination de l’action gouvernementale, avec comme priorité numéro un, la question sécuritaire.
Les séances de travail s’enchainent avec les ministres en charge de la Sécurité et de la Défense, assorties d’orientations précises. Dans la foulée, il élargit les concertations à des personnes de ressources, en rencontrant, loin des médias, les leaders religieux et coutumiers, à Ouagadougou.
Auprès de ces dignitaires, Lassina Zerbo prend conseils et partage les orientations de son Gouvernement. L’objectif est de renforcer la synergie d’actions dans la bataille contre le terrorisme, mais également de rassurer de la ferme détermination de son équipe à mener cette bataille avec succès, grâce à l’accompagnement de l’ensemble des Burkinabè. Cela passe par une montée en puissance des forces de défense et de sécurité et des supplétifs.
D’ores et déjà, le chef du Gouvernement qui n’a de cesse de saluer la bravoure de nos hommes engagés dans cette lutte, en particulier, ceux tombés sur le terrain dans la défense de la patrie, promet de faire diligence dans la finalisation des textes portant pupilles de la Nation et un accompagnement adéquat des familles endeuillées.
En attendant, il faut préserver la dignité des personnes déplacées internes et leur permettre de vivre, en conformité avec les valeurs culturelles de leur terroir, insiste le Premier ministre, très préoccupé par la situation humanitaire dans certaines régions du pays.
En sa qualité de champion du genre, le Chef du Gouvernement est très préoccupé par les conditions de vie de ses compatriotes, en particulier les femmes et les enfants, très affectés par la crise sécuritaire dans le Centre-nord. Le constat fait après sa visite de terrain à Kaya, le 25 décembre dernier, démontre l’urgence d’agir vite. Lassina Zerbo reste cependant convaincu que la meilleure façon de restaurer la dignité de ces populations, est de favoriser un retour rapide dans leurs localités d’origine.
L’état de santé des soldats et des VDP blessés au front, préoccupe également le Premier ministre. A cet effet, il a tenu à passer le réveillon de la Saint-Sylvestre à leurs côtés, au Camp Aboubacar Sangoulé Lamizana, afin de leur témoigner la solidarité et la compassion du président du Faso, du Gouvernement et du Peuple burkinabè, mais également de constater leurs conditions d’accueil et de prise en charge. Il a donné des instructions pour une résolution diligente des besoins pressants.
C’est donc un Chef du Gouvernement conscient des enjeux du moment qui compte sortir, vaille que vaille, le pays dans cette situation difficile. Pour y parvenir, dit-il, les Burkinabè doivent se pardonner, s’unir comme un seul homme, pour faire face à un ennemi commun, et ne privilégier que l’intérêt supérieur du pays. Un intérêt qui passe également par la mise en œuvre des projets et actions de développement prévus dans le programme du Président du Faso.
Poursuivre les grands chantiers de développement et les réformes
Dans la feuille de route que le Président du Faso a confiée au Premier ministre, figurent en bonne place, la réduction du train de vie de l’Etat, la mise en œuvre des projets structurants au profit des Burkinabè, etc.
En matière de réduction du train de vie de l’Etat, le Premier ministre annonce déjà les couleurs à travers plusieurs actions. Il s’agit d’une meilleure gestion du parc automobile de l’Etat, par une utilisation plus rationnelle des véhicules et des contrôles stricts, la réduction de la participation des membres du Gouvernement aux cérémonies, des parrainages et des missions notamment.
Les missions non essentielles, les ateliers à tout vent, ne seront plus autorisés, mais mieux encadrés, avec la mise en place de logiciels adaptés. Le ministre en charge de la Prospective et des Réformes structurelles est déjà sur ces innovations avec les orientations du Premier ministre.
Dans le pilotage des projets majeurs du Gouvernement, Lassina Zerboa a tenu une séance de travail, avec les acteurs en charge du Second compact du Millenium Challenge Account (MCA) du Burkina. Bien que la mise en œuvre effective de ce compact soit prévue pour le troisième trimestre de 2022, dans la phase préparation il y a bien des activités en cours. Cette rencontre a permis de faire au Premier ministre, l’état d’avancement des activités de la phase préparatoire et d’évoquer quelques difficultés rencontrées. Il a donné des instructions pour guider l’équipe et lever les goulots d’étranglement pour une mise en œuvre réussie de ce compact cher au Président du Faso.
Un autre projet majeur, la Maitrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin, très attendu par les Burkinabè. Lassina Zerbo s’imprègne également de l’état d’avancement de ce projet, donne des instructions pour lever les entraves à la bonne marche des activités.
En matière d’infrastructures routières, le désenclavement du pays reste une priorité pour le Président du Faso et le Premier ministre Lassina Zerbo veut donner un coup d’accélérateur aux différents projets routiers. Le Chef du Gouvernement a eu une séance de travail avec le Ministre en charge des infrastructures, pour mieux comprendre les difficultés et y apporter des solutions idoines. Il s’agit particulièrement du chantier de la RN4 dans sa partie Gounghin-Fada en souffrance, après le lancement des travaux.
Le Chef du Gouvernement s’est rendu également au cabinet du Ministre de l’Habitat et de la ville. La discipline dans la circulation routière, le respect de l’autorité de l’Etat et les questions d’assainissement, sont des questions urbaines. Il faut les régler au plus vite et conformément aux textes en vigueur.
En somme, l’agenda du Premier ministre est bien chargé et est déroulé avec rigueur, touchant l’ensemble des départements ministériels sur les préoccupations des populations. Aucun détail n’est laissé de côté et il faut de l’efficacité dans l’action. Il faut aussi se fixer des échéances pour se rassurer d’être dans le tempo. Mais, il reste convaincu qu’il ne réussira qu’avec le concours de l’ensemble des Burkinabè.
DCRP/Primature

Commission de l’UA : La Commissaire Minata Samaté/Cessouma reconnaissante au Président du Faso

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La La Commissaire Minata Samaté/Cessouma reconnaissante au Président du Faso
Elue en octobre dernier commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’Union africaine (UA), avec le soutien actif de son pays et de l’organisation régionale la CEDEAO, Minata Samaté/Cessouma a exprimé ce jeudi sa reconnaissance au Président du Faso et sollicités des conseils et orientations pour la réussite de sa mission.C’était au cours de l’audience à lui accordée ce 6 janvier 2022 à Kosyam.

Minata Samaté/Cessouma face à la presse à sa sortie d’audience ce 6 janvier 2022
«C’est un grand honneur pour moi de venir voir le président du Faso et d’échanger avec lui sur les questions d’actualité au niveau du continent et particulièrement dire merci à son Excellence monsieur le président du Faso pour la confiance qui a été placée en moi».
C’est la déclaration à sa sortie d’audience au palais présidentiel ce 6 janvier de Minata Samaté/Cessouma, nouvelle commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’Union africaine (UA).

La La Commissaire Minata Samaté/Cessouma reconnaissante au Président du Faso
Faut-il le rappeler, c’est en octobre 2021 que Mme Samaté a été élue au poste de commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’Union africaine (UA), avec le soutien actif de son pays et de l’organisation régionale la CEDEAO.
Cette visite de la commissaire Samaté intervient dans un contexte de flambée de la Covid-19 au Burkina Faso et dans la région. Naturellement, elle a abordé cette préoccupation sanitaire.
«Nous sommes éprouvés aujourd’hui en tant que continent et bien entendu le Burkina Faso, par la pandémie du coronavirus avec ses variants. C’était tout à fait normal qu’on puisse échanger pour savoir ce que nous pourrions faire », a-t-elle confié à la presse.
Christian Tas
Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 5 janvier 2022

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 05 janvier 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. 

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN 

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un décret portant modalités de mise en place d’un contrôle interne dans les projets et programmes de développement.

Le service de contrôle interne a été mis en place par le Gouvernement burkinabè par décret n°2011-881/PRES/PM/MEF du 08 novembre 2011, suite aux irrégularités administratives et financières constatées dans la gestion des projets et programmes de développement. Après plusieurs années de mise en œuvre dudit décret, ces irrégularités demeurent. Il s’agit :

– de la persistance d’irrégularités administratives et financières relevées dans les rapports des corps de contrôles de l’Etat et des missions d’audits ;

– de l’accroissement des dépenses inéligibles induisant des remboursements supportés par le budget de l’Etat.

Ce décret vise entre autres, à définir le profil du contrôleur interne, ses missions, son mode de désignation, ses responsabilités en cas de manquement et les avantages liés à sa fonction.

L’adoption de ce décret permettra à notre pays de renforcer l’exercice du contrôle interne au sein des projets et programmes de développement et d’être en phase avec le nouveau cadre harmonisé des finances publiques applicables dans l’espace UEMOA.

Le deuxième rapport concerne un projet de loi relatif à l’activité d’affacturage au Burkina Faso.

L’affacturage couramment appelé factoring, est une technique de gestion financière qui consiste, pour une entreprise, à confier dans le cadre d’un contrat la gestion de ses créances clients à une société financière appelée affactureur ou factor.

Ce projet de loi vise à organiser l’activité d’affacturage et à favoriser son développement dans notre pays en tant qu’offre de financement adaptée aux problèmes de trésorerie des entreprises, en particulier les Petites et moyennes entreprises (PME).

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le troisième rapport est relatif à un décret portant fixation de la rémunération et des indemnités servies aux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à ceux de ses démembrements et à son personnel technique et administratif.

L’adoption de ce décret vise à actualiser la situation salariale du personnel de la CENI et à harmoniser les indemnités journalières de session, en lien étroit avec celles servies aux autres acteurs institutionnels intervenant régulièrement dans le processus électoral.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE 

Le Conseil a adopté un rapport relatif à six (06) décrets d’application de la loi n°013-2019/AN du 30 avril 2019 portant code de l’aviation civile au Burkina Faso.

Il s’agit :

– du décret portant règlementation des services aériens ;

– du décret portant assistance en escale sur les aéroports ;

– du décret portant conditions et modalités de création, de mise en service, d’utilisation et de contrôle des aérodromes ;

– du décret portant servitudes aéronautiques ;

– du décret portant règlementation de la circulation aérienne ;

– du décret portant redevances aéronautiques et extra-aéronautiques.

L’adoption de ces décrets permet à notre pays d’harmoniser et d’adapter le nouveau code de l’aviation à l’évolution et aux exigences du domaine de l’aviation civile.

II  COMMUNICATIONS ORALES 

II 1 Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil le point de sa visite d’amitié et de travail à Ankara en République de Turquie du 20 au 23 décembre 2021.

Cette visite entre dans le cadre de la diversification de la coopération en matière de sécurité, de partage d’expériences dans la lutte contre le terrorisme et de formations (spécialisation, perfectionnement) en matière de sécurité entre le Burkina Faso et la République de Turquie.

II 2 Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil le point de la rentrée scolaire 2021-2022 dans les zones à défi sécuritaire.  

A la date du 31 décembre 2021, la situation se présente comme suit :

– 3 280 établissements scolaires fermés correspondant à un taux de 13,09% des structures scolaires. Cette situation impacte 511 221 élèves et 14 901 enseignants ;

– 205 établissements scolaires ouverts à nouveau. Cette situation concerne 39 812 élèves et 1 099 enseignants ;

– 25 établissements délocalisés ;

– 135 981 élèves dont les parents sont des Personnes déplacées internes (PDI) ont été réinscrits dans 3 673 établissements à travers le pays.

II 3 Le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et du bien-être a fait au Conseil le point de l’évolution de la situation de la maladie à coronavirus (COVID-19) au Burkina Faso dans la période du 27 décembre 2021 au 02 janvier 2022.

Il ressort que, 1 005 nouveaux cas confirmés de patients atteints de la COVID-19 et 15 décès ont été enregistrés au cours cette période dans notre pays. Le Burkina Faso connaît donc une explosion de nouveaux cas de contamination.

Le Conseil a instruit le ministre chargé de la Santé de renforcer la sensibilisation de la population sur le respect des mesures barrières et de reprendre la présentation du point quotidien de l’évolution de la COVID-19 dans notre pays.

III NOMINATIONS 

III NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES 

A  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMININISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Contrôleur général de police, est nommé Chargé de Missions ;

– Monsieur Bonsdawendé Armiyaho ZONGO, Mle 227 556 E, Commissaire principal de police, est nommé Chargé de Missions ;

– Monsieur Jean Bosco KIENOU, Mle 25 763 U, Inspecteur général de police, est nommé Conseiller technique, en remplacement du Contrôleur général de police Roger OUEDRAOGO ;

– Monsieur Dieudonné OUATTARA, Mle 57 722 C, Contrôleur général de police, est nommé Directeur général de la police nationale ;

– Monsieur Oumarou SONGNE, Mle 111 500 R, Commissaire divisionnaire de police, est nommé Directeur général adjoint de la police nationale ;

– Monsieur Bonswendé SANKARA, Mle 111 493 G, Commissaire divisionnaire de police, est nommé Directeur de la sécurité publique à la Direction générale de la police nationale (DGPN) ;

– Monsieur Règma ZONGO, Mle 211 706 K, Commissaire principal de police, est nommé Directeur du matériel et du budget à la DGPN ;

– Monsieur Lambert BONZI, Mle 211 704 R, Commissaire principal de police, est nommé Directeur du personnel à la DGPN ;

– Madame Anès OUOBA/NIGNAN, Mle 239 808 S, Commissaire principal de police, est nommée Directrice de la police de proximité/COSS ;

– Monsieur Abdoulaye BELEM, Mle 211 703 B, Commissaire principal de police, est nommé Directeur régional de la police nationale du Centre ;

– Monsieur Wendkouni Barthélemy YANOGO, Mle 111 487 C, Commissaire divisionnaire de police, est nommé Directeur régional de la police nationale de l’Est.

B  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN 

– Monsieur Yidjodan Antoine ZIBA, Mle 111 095 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de contrôle interne et de suivi évaluation de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;

– Monsieur Jilles DIENI, Mle 00 02 A, Contractuel de la CENTIF, est nommé Directeur de l’informatique, des archives et de la documentation ;

– Monsieur Dayendé Ousséni BARGO, Mle 97 692 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable de la CENTIF ;

– Monsieur Pindabamba NABALOUM, Mle 55 749 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Receveur général ;

– Monsieur Jean Baptiste ZEIDA, Mle 43 132 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Trésorier régional du Plateau-Central ;

– Monsieur Issouf OUEDRAOGO, Mle 57 172 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Premier Fondé de pouvoirs du payeur général ;

– Monsieur Nosyaba BASSEME, Mle 55 739 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé 2ème Fondé de pouvoirs du payeur général ;

– Monsieur Abdoul Bassirou OUEDRAOGO, Mle 208 029 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier régional du Nord ;

– Monsieur Koudaogo Ulrich Richemond NITIEMA, Mle 104 870 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier régional du Centre-Nord ;

– Monsieur Badé Laurent DA, Mle 51 173 Z, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier général du Centre-Est ;

– Monsieur Honoré PARE, Mle 57 207 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du Trésorier régional de l’Est ;

– Monsieur Boubacar SALO, Mle 208 032 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Agent comptable du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) ;

– Madame Régina Elise TAPSOBA/BALIMA, Mle 257 109 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Agent comptable de l’Ecole normale supérieure (ENS) ;

– Monsieur Moussa DIALLO, Mle 104 867 Y, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Agent comptable du Centre hospitalier universitaire Sanou SOURO (CHUSS) de Bobo-Dioulasso ;

– Monsieur Mahamadi SAVADOGO, Mle 57 435 Y, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Percepteur spécialisé du ministère de la Santé, de l’hygiène publique et du bien-être.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE 

– Madame Clémence Estelle Flore PARE/COMPAORE, Mle 130 314 E, Magistrat, 1er  grade, 4ème échelon, est nommée Secrétaire permanent de la Commission nationale de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (SP/CONAHDA) ;

– Madame Korotimi KABORE/OUANGRE, Mle 238 565 T, Conseiller en droits humains, 1er  grade, 5ème  échelon, est nommée Secrétaire permanent de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (SP/ONAPREGECC) ;

– Madame Wendkouni Olubunmi Katia TAPSOBA/KOMPAORE,   Mle 130 259 X, Magistrat, 1er  grade, 4ème échelon, est nommée Responsable du programme « Administration judiciaire » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la justice civile, commerciale administrative et sociale ;

– Monsieur Bêbê DA, Mle 212 234 D, Conseiller en droits humains,  1ère  classe, 6ème  échelon, est nommé Chef de département de la planification, du suivi et de la capitalisation du Secrétariat permanent de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (SP/ONAPREGECC) ;

– Madame Hadjaratou ZONGO/SAWADOGO, Mle 212 336 G, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice générale des droits humains cumulativement avec ses fonctions de Responsable du programme « Droits humains » ;

– Monsieur Bénéwendé Camille TAPSOBA, Mle 212 338 U, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général de la promotion civique ;

– Monsieur Patindé Félix OUEDRAOGO, Mle 200 173 M, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Comptable principal des matières à la Cour de Cassation ;

– Monsieur Bépoadi SININI, Mle 130 491 S, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Emma Adélaïde PARE/KI, Mle 426 U, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Madame Egnoma Pascale BAMBARA/BADO, Mle 130 471 V, Magistrat, catégorie P, 1er  grade, 1er  échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Madame Albertine OUEDRAOGO, Mle 225 900 B, Conseiller en droits humains, 1er grade, 5ème  échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Monsieur Sy Christian Innocent OUATTARA, Mle 57 296 G, Greffier en chef, 1ère  classe, 6ème  échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Benjamin SOW, Mle 36 953 A, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de la promotion de la tolérance et de la paix ;

– Monsieur Marcel ZONGO, Mle 212 340 G, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’éducation aux droits humains ;

– Monsieur Sibiri BARRO, Mle 216 733 D, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du Centre d’information d’écoute et d’orientation en droits humains ;

– Monsieur Oumarou TIEMOUNOU, Mle 212 339 V, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’éducation au civisme et à la citoyenneté ;

– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 216 738 Z, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du partenariat et du suivi des accords internationaux ;

– Monsieur Jean Robert ROUAMBA, Mle 225 905 B, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la protection contre les violations des droits humains ;

– Monsieur Somkièta Frédéric BERE, Mle 130 611 X, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Membre de la Direction de la législation et de la codification.

Le Porte-parole du Gouvernement

                                      Alkassoum MAIGA,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Lutte contre le terrorisme : Mettre fin à la servitude

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Derrière la lutte contre le terrorisme se joue parfois l’une des sombres facettes du cynisme des relations internationales. Les partenaires ne sont aux côtés des États en souffrance que pour défendre leurs intérêts et faire tourner à plein régime leur industrie de l’armement.

 Dans ce contexte, acquérir de l’armement sophistiqué pour protéger ses populations relève par moment du parcours du combattant pour de nombreux dirigeants africains pris en tenaille entre pressions et menaces diverses. Les pays du Sahel en font les frais actuellement.   Il urge de diversifier la coopération militaire pour mettre fin à cette servitude qui permet aux hordes terroristes de prospérer et de continuer à endeuiller les innocentes populations.

 Les pays occidentaux jouent-ils franc jeu avec les États du Sahel dans la lutte contre le terrorisme ? Les difficultés que le Burkina Faso, le Mali ou le Niger rencontrent souvent pour acquérir des avions de combat laissent parfois perplexe. La France est régulièrement accusée de faire obstruction à certains États africains désireux d’acquérir ces avions pour la défense de leurs territoires face aux incessantes attaques terroristes.

C’est sans doute cette situation qui explique que le Burkina Faso peine à renforcer sa flotte aérienne avec des appareils dignes de ce nom depuis de nombreuses années. Le pays est alors obligé  d’user de stratagèmes pour contourner les différents obstacles. Excédées par la même situation, les autorités de la transition malienne n’ont pas hésité à contracter avec les russes. Les avions leur ont été livrés et la coopération russo-malienne va en s’intensifiant.

Refonder la coopération militaire

La montée du terrorisme au sahel, notamment dans la zone des trois frontières que se partagent le Burkina Faso, le Mali et le Niger inquiète, avec le nombre de morts sans cesse croissant. Les résultats mitigés de Barkhane amènent certains observateurs à se demander à quoi joue la France au Sahel ; surtout que des carences aussi bien dans le renseignement prévisionnel que dans les interventions sur le terrain sont constatées en dépit d’une logistique de pointe.

Il est plus que jamais temps pour les États du Sahel de secouer le cocotier, de changer radicalement de paradigme dans la lutte contre le terrorisme. Ils ne peuvent se complaire dans le surplace ou les tâtonnements suicidaires. Pour la sécurité, il y a forcément un prix à payer. Le Burkina Faso  doit redéfinir ses options stratégiques avec les partenaires engagés à ses côtés dans la lutte contre le terrorisme.  Les efforts doivent se poursuivre pour l’équipement des FDS autant pour les combats de sol que pour des opérations aériennes.

Au niveau du vecteur aérien, il est impératif de moderniser la flotte de l’armée de l’Air. Il faut passer des  unités devant servir pour des missions de formation, de liaison et d’attaque légère  à des appareils à hélice, équipés de mitrailleuses capables d’embarquer des tonnes de charges offensives (roquettes, missiles,..).  Autant il faut investir dans le matériel, autant il faut maintenir haut le moral des troupes en améliorant leurs conditions de déploiement sur le théâtre des opérations et en envoyant également les officiers supérieur sur les différents fronts.

Les changements opérés par le Chef de l’État commencent manifestement à porter des fruits. Ces dernières semaines en effet, la lutte connait un regain d’intensité avec des victoires significatives des FDS et des VDP. C’est en ce sens qu’une centaine de terroristes ont été neutralisés il y a quelques jours.  Grâce aux renseignements,  un chef terroriste qui sévissait  dans la province du Soum et qui  était soupçonné d’avoir  participé à  la préparation de l’attaque d’Inata a été également alpagué par les FDS. Le 07 janvier, le Premier Ministre Lassina ZERBO, nommé le 10 décembre est attendu à l’Assemblée Nationale pour son Discours de Politique Générale.

Les lignes doivent nécessairement bouger en 2022 pour permettre aux nombreux déplacés de retrouver leurs terres et au pays tout entier de poursuivre son développement socio-économique.

Le Gouvernement a le dos au mur. L’échec n’est pas envisageable.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

 

Message du Nouvel an du CSC  

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Ceci est le message du nouvel an du Conseil supérieur de la (CSC) signé du vice-président   Abdoulazize Bamogo.

‘’Message du Nouvel an du CSC

L’année 2021 a été particulièrement éprouvante pour notre peuple. Les attaques terroristes et leurs conséquences dévastatrices sur nos populations nous interpellent tous. C’est pourquoi je voudrais, à l’occasion du nouvel an, formuler des vœux de paix, de sécurité et de stabilité pour notre pays. Nous prions pour le repos des âmes de nos disparus, pour un prompt rétablissement des blessés, et aussi pour que toutes les personnes qui se sont vu obligées d’abandonner leurs domiciles, puissent retrouver le plus rapidement possible une vie familiale normale dans leurs localités d’origine.

Que Dieu nous donne la force et la clairvoyance nécessaires afin qu’en Burkinabè frères et sœurs, nous puissions nous donner la main pour, ensemble, forts de notre union, combattre vaillamment le terrorisme et relever tous les autres défis auxquels le Burkina Faso fait face. C’est pourquoi nous devons manifester, sans réserve, un soutien massif aux efforts de nos autorités, de nos Forces de Défense et de Sécurité pour un retour rapide de la sécurité dans toutes les localités de notre pays.

J’exhorte les hommes et femmes de médias à jouer pleinement leur rôle en poursuivant leur mission avec professionnalisme et responsabilité, en informant sainement nos populations.

En ces moments où notre peuple est porté par un élan à l’écoute mutuelle, j’invite les médias à être de véritables cadres d’un rapprochement et d’une mise en dialogue des filles et fils du Burkina Faso dans un esprit républicain.

Soyez les porteurs d’un débat public franc et constructif. Un débat inclusif, pour que chaque voix soit entendue. Un débat apaisé, pour qu’on puisse se dire la vérité dans la fraternité. Débattre, c’est empêcher qu’on se batte. Il vous revient donc d’être de véritables catalyseurs de cette réconciliation nationale à laquelle notre peuple aspire fortement. Soyez les vecteurs d’une paix et d’une cohésion sociale retrouvées, renforcées et pérennisées.

Le Conseil Supérieur de la Communication ne ménagera aucun effort pour vous accompagner dans ce sens, tout en veillant à ce que les activités médiatiques et publicitaires s’exercent dans le respect des textes et dans l’intérêt supérieur de notre nation et de nos populations.

Je saisi également cette occasion pour saluer le travail remarquable réalisé au quotidien par le Collège des conseillers et l’ensemble des travailleurs de notre Institution. Votre professionnalisme et votre engagement patriotique contribuent grandement au fonctionnement régulier et au développement du secteur des médias au Burkina Faso. Je vous en félicite grandement.

                    Bonne Année 2022 à Tous ! 

                   Vive la paix au Burkina Faso !

                  Que Dieu bénisse le Burkina Faso !                                          

                 Je vous remercie !                                                      

Le Vice-président

Abdoulazize BAMOGO

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon’’

Burkina Faso : Message de nouvel an du président Kaboré

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Le président Roch Marc Christian Kaboré adresse ici son message de nouvel an au peuple Burkinabè

Ceci est le traditionnel message du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré à l’occasion du nouvel an.

Le président Roch Marc Christian Kaboré adresse ici son message de nouvel an au peuple Burkinabè

«Peuple du Burkina Faso

Chers Compatriotes de la diaspora

Dans quelques heures, 2021 fera place à la nouvelle année 2022.

Cette année qui s’achève a été marquée par les douloureuses épreuves imposées à notre peuple, du fait de la double crise sécuritaire et sanitaire, avec son cortège de pertes en vies humaines, de blessés, de malades, de personnes déplacées et vulnérables, et de destruction de biens publics et privés.

J’exprime ma compassion et ma solidarité à toutes les personnes affectées par cette situation.

Tout en intensifiant la lutte, multiplions les prières pour nos héros disparus, pour la paix et la sécurité au Burkina Faso.

Peuple du Burkina Faso

Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur

Au cours de l’année 2021, en dépit de contraintes endogènes et exogènes, l’économie burkinabè s’est bien comportée, grâce à l’engagement de tous. Elle a affiché un taux de croissance de 2%, un des meilleurs des Etats membres de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine.

Nous devons cette performance à la résilience de nos populations et à la maîtrise des équilibres macro-économiques.

Sur ce registre de notre gestion financière et économique, le défi reste sans conteste la soutenabilité de la masse salariale, et l’équité dans le traitement des salaires des agents de l’Etat, si nous voulons consacrer plus de ressources à l’investissement structurant, en vue d’améliorer les conditions de vie de nos populations.

La conférence nationale des forces vives de la Nation sur le système de rémunération organisée en juin 2018 a préconisé l’adoption d’une loi organique portant principes fondamentaux applicables à l’ensemble des agents publics.

Je saisirai l’Assemblée nationale à cet effet, afin que cette matière soit désormais portée par une loi organique.

Au plan judiciaire, l’année en cours aura été celle de l’accélération des procédures pour le jugement des affaires emblématiques comme les dossiers Thomas SANKARA et Norbert ZONGO.

Si pour le dossier Thomas SANKARA, le jugement est en cours et se poursuit normalement, celui de Norbert ZONGO connaitra sans doute son épilogue après la décision de la Cour européenne des droits de l’homme.

Je réaffirme ici mon engagement déterminé à garantir à tous, le droit à un procès équitable.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur

L’animation de la vie politique nationale a connu des fortunes diverses, en raison notamment de la suspension du recensement pour la révision exceptionnelle des listes électorales, et du bouleversement du calendrier normal des élections municipales.

Conformément aux nobles traditions de concertation que notre peuple et ses dirigeants ont toujours su préserver et promouvoir, j’ai convoqué une session du dialogue politique pour échanger sur les questions préoccupantes de la situation nationale, notamment celles relatives à l’insécurité et aux élections municipales de 2022.

Les propositions consensuelles nous ont permis de soumettre des modifications au Code électoral à l’Assemblée nationale, qui les a adoptées.

Cependant, la décision de l’Opposition politique, portée par le Chef de file de l’Opposition, de suspendre sa participation à ce cadre de concertation et au processus de réconciliation nationale est regrettable. J’ai bon espoir qu’elle reviendra sur sa décision, dans l’intérêt supérieur de la Nation.

En tout état de cause, l’Assemblée nationale est, et restera, le lieu par excellence du débat politique démocratique et républicain entre la majorité et l’opposition.

Toujours au plan législatif, l’Assemblée nationale sera saisie d’un projet de loi modificatif de la loi relative aux pupilles de la Nation, dans un souci d’efficacité et de solidarité envers les enfants mineurs de nos combattants tombés sur le champ d’honneur.

Au plan sécuritaire, l’année qui s’achève a connu une multiplication des attaques terroristes sur le sol national. Le point culminant a été atteint ces dernières semaines, inscrivant ainsi de facto, à l’ordre du jour, l’urgence de renforcer les capacités, tactiques et opérationnelles de nos unités.

Nos forces combattantes doivent avoir le dessus sur les groupes armés terroristes.

C’est le lieu pour moi de saluer et d’encourager nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que nos Volontaires pour la Défense de la Patrie pour leur engagement exemplaire sur le théâtre des opérations.

Au plan social, d’importants efforts ont été consentis, notamment pour :

– soutenir les personnes déplacées internes sur tous les sites de regroupement ;

– poursuivre la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, élargie au dépistage des cancers féminins, aux prestations d’urgence et à la planification familiale ;

– adopter les textes et amorcer l’opérationnalisation du Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU) depuis octobre dernier ;

– achever les travaux, équiper et inaugurer le 9 avril passé le tout premier Centre de radiothérapie pour les cancers au CHU de Bogodogo, et démarrer la construction de celui de Bobo-Dioulasso ;

– démarrer les travaux de construction de l’hôpital de référence de Bobo-Dioulasso ;

– maintenir le fil du dialogue permanent entre le Gouvernement et les partenaires sociaux.

L’occasion doit être saisie pour renouveler ma gratitude aux partenaires et aux ONG qui se battent sur le terrain, dans des conditions difficiles, et aux côtés du Gouvernement, pour apporter l’aide à nos populations confrontées aux dures réalités de la situation actuelle.

Je note que c’est en conjuguant nos efforts, que nous viendrons à bout de toutes les adversités qui hypothèquent l’avenir de nos laborieuses populations, déjà confrontées aux multiples défis du développement durable de notre pays.

Je réitère mon appel à l’union sacrée autour des Forces de Défense et de Sécurité, et de nos Volontaires pour la Défense de la Patrie, dans notre combat quotidien contre le terrorisme.

Peuple du Burkina Faso

Chers Compatriotes

Tous les acquis engrangés au cours de l’année qui s’achève, notamment, aux plans des infrastructures, de l’énergie, de l’eau, de la santé, de l’éducation et de la production agro-sylvo pastorale, peuvent et doivent être renforcés et améliorés, si nous intensifions la lutte contre l’insécurité, avec des victoires décisives sur les groupes armés terroristes.

C’est pourquoi, dans la lettre de mission que j’ai adressée au nouveau Gouvernement, le nettoyage des zones infestées par les terroristes, le retour des déplacés dans leurs localités d’origine, la question de la réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité et la corruption demeurent, entre autres, nos priorités majeures.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur

Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES II) qui a été récemment adopté pour la période 2021-2025, nous permettra de renforcer les acquis sur les quatre axes stratégiques de développement que sont :

– la consolidation de la résilience, la sécurité, la cohésion sociale et la paix ;

– l’approfondissement des réformes institutionnelles et la modernisation de l’administration publique ;

– le développement du capital humain et la solidarité nationale ;

– la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

Le Burkina Faso entend œuvrer inlassablement afin d’être au rendez-vous des grands enjeux contemporains, pour un avenir radieux et une prospérité partagée.

C’est pourquoi, j’en appelle, à la responsabilité et à l’implication de tous les Burkinabè d’ici et de la diaspora pour réussir ce pari d’une paix durable, d’un développement économique et social harmonieux.

L’avenir désirable et légitime auquel aspire notre Peuple ne peut se construire que dans l’unité nationale et dans un état d’esprit patriotique qui transcendent nos divergences.

J’exhorte nos compatriotes des villes et des campagnes, travailleurs des secteurs public et privé, acteurs de la société civile, partis politiques, responsables religieux et coutumiers, partenaires et amis du Burkina Faso, à œuvrer pour l’approfondissement des valeurs fondatrices de notre dignité, et pour la consolidation d’une Nation démocratique, forte, unie et solidaire.

Peuple du Burkina Faso

Compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur

Nous aborderons la nouvelle année 2022 avec des chantiers importants pour la gouvernance politique, économique, sécuritaire et administrative tout en poursuivant la mobilisation générale autour de la mise en œuvre du PNDES II.

C’est pourquoi, elle est porteuse de défis majeurs et d’espoirs pour chacune et chacun de nous. Aussi, le Gouvernement ne ménagera-t-il aucun effort pour veiller au bien-être de nos populations.

A l’orée de cette nouvelle année, j’adresse ma gratitude et la reconnaissance de la Nation, aux personnels mobilisés et sous astreinte, pour assurer la quiétude de nos populations, et la continuité du service public.

Je fais une mention spéciale aux Forces de Défense et de Sécurité, ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie, qui sont au front.

Je souhaite à tous mes compatriotes au Burkina Faso comme à l’étranger, une bonne et heureuse année 2022.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Je vous remercie ».