Vue d'un complexe gazier en Algérie, l'un des principaux producteur de gaz naturel en Afrique
40% des nouvelles découvertes mondiales de gaz naturel au cours des dix dernières années se trouvent en Afrique, principalement au Sénégal, en Mauritanie, au Mozambique, en Tanzanie et dans d’autres pays. Cependant, plus de 45% de la production de gaz naturel en Afrique est exportée et la contribution du gaz naturel dans le bilan énergétique continental reste marginal.
Ce fut une réunion virtuelle de haut niveau de l’AFREC organisée depuis Alger avec la participation d’éminentes personnalités africaines du secteur énergétique et gazier
Pour contribuer à faire bouger les lignes dans ce secteur gazier, éminemment stratégique dans l’engagement du continent pour l’accès universel à l’électricité et dans sa transition vers les énergies plus propres ; la Commission africaine de l’énergie (AFREC) a lancé le 18 octobre dernier depuis son siège à Alger sa note d’orientation politique.
Lancement opéré au cours d’une réunion de haut niveau tenue par visio-conférence et à laquelle ont participé d’éminentes africaines du secteur de l’énergie dont la commissaire à l’énergie et aux infrastructures de l’Union africaine, Dr Amani Abou-Zeid, et plusieurs ministres de l’énergie de pays producteurs de gaz.
«Le gaz naturel dans le paysage énergétique africain»
«Le gaz naturel dans le paysage énergétique africain». C’est sous ce thème que la Commission africaine de l’énergie (AFREC) a lancé le 18 octobre 2021 à Alger sa note d’orientation politique sur le secteur gazier africain.
C’était au cours d’une réunion de haut niveau tenue par visio-conférence et à laquelle ont participé d’éminentes africaines du secteur de l’énergie dont la commissaire à l’énergie et aux infrastructures de l’Union africaine et plusieurs ministres de l’énergie de pays producteurs de gaz.
Au cours de cette réunion virtuelle, AFREC a présenté les conclusions de son étude et souligné l’importance du gaz naturel dans le mix énergétique africain ainsi que les recommandations destinées aux États membres, aux communautés économiques régionales et aux autres institutions africaines pour examen approfondi.
Cette note d’orientation politique sur le gaz naturel est la première d’une série d’autres notes qui seront élaborées par l’AFREC cette année afin de faire toute la lumière sur la situation énergétique en Afrique et de présenter les résultats et les faits concernant le secteur énergétique africain.
40% des nouvelles découvertes mondiales de gaz en Afrique
Présentant la présente note d’orientation politique aux États membres de l’Union africaine, la commissaire aux infrastructures et à l’énergie, Dr Amani Abou-Zeid, a présenté la note d’orientation politique aux États membres, en indiquant que 17 pays africains étaient producteurs de gaz naturel, 7 pays des exportateurs nets et 7 autres pays des importateurs nets.
En outre, 40% des nouvelles découvertes mondiales de gaz naturel au cours des dix dernières années se trouvent en Afrique, principalement au Sénégal, en Mauritanie, au Mozambique, en Tanzanie et dans d’autres pays. Cependant, plus de 45% de la production de gaz naturel en Afrique est exportée et la contribution du gaz naturel dans le bilan énergétique continental est minime.
L’accès à l’énergie propre, l’un des plus grands défis
Le faible accès à une énergie propre et abordable en Afrique reste l’un des plus grands défis auxquels notre continent est confronté. Aussi, l’Agenda 2063 de l’Afrique souligne la nécessité de renforcer les efforts régionaux et continentaux, pour un développement accéléré et intégré des infrastructures en Afrique, à travers le développement et l’engagement de politiques de haut niveau, la formation de consensus, la promotion de l’intégration régionale pour soutenir le développement des ressources énergétiques en Afrique », a-t-elle souligné.
Le gaz naturel est l’un des combustibles fossiles considérés comme une énergie propre, en particulier pour la production d’électricité à partir de gaz et pour les technologies de cuisson propre, qui jouera un rôle central et significatif dans le processus de transition énergétique en Afrique. C’est également l’un des combustibles énergétiques que l’Afrique peut considérer comme une valeur ajoutée importante permettant d’accélérer le commerce transfrontalier régional et intercontinental à travers la mise en place de gazoducs entre les pays africains.
Les ministres pour une position commune sur la transition énergétique
Dans leurs interventions, les ministres ont souligné la nécessité pour l’Afrique de s’organiser pour développer le marché intérieur africain du gaz naturel, en construisant des infrastructures solides capables d’acheminer le gaz par gazoduc à travers le continent.
Ils ont également indiqué que l’Afrique est riche en ressources et qu’en travaillant ensemble, en partageant ses expériences et en mobilisant ses efforts, elle peut devenir la centrale énergétique du futur.
Ils ont en outre recommandé à l’Afrique d’adopter une position commune dans son programme de transition énergétique en tenant compte de ses réalités et en adoptant une approche de transformation sociale et économique compatible avec le climat afin de garantir une transition juste pour tous les Africains.
Elaborer un schéma directeur pour développer un marché africain du gaz naturel
Ces messages clés ont été délivrés au cours du lancement de la présente note d’orientation politique de l’AFREC :
-le gaz naturel a le potentiel d’accélérer le développement du continent africain, de lutter contre la pauvreté et de combler le fossé de l’accessibilité énergétique.
-le développement et le commerce du gaz naturel en Afrique ont le potentiel de créer des emplois grâce à l’industrialisation, de contribuer à une forte croissance économique, tout en prenant en considération l’émission de CO2, où la contribution de l’Afrique est la plus faible avec environ 3%.
-l’Afrique devrait élaborer une feuille de route/un schéma directeur pour développer un marché africain du gaz naturel.
-le gaz naturel se distingue par un coût de rendement peu élevé par rapport aux autres combustibles fossiles. Par conséquent, le gaz naturel africain peut être exploité pour approvisionner le continent en énergie à une plus grande échelle.
Participation de plusieurs ministres de l’énergie
Plusieurs ministres de l’énergie ou des hydrocarbures ont pris la parole lors de la réunion, témoignant ainsi de l’intérêt de leurs pays pour la note d’orientation politique. Il s’agit notamment de Mohamed Arkab, ministre de l’énergie et des mines de l’Algérie ; de Max Tonela, ministre des ressources minérales et de l’énergie du Mozambique ; de Matthew Opoku Prempeh, ministre de l’énergie du Ghana ; d’Oumar Torbo Djarma, ministre du pétrole et des mines du Tchad ; et de Mohamed Mahemed Oun, ministre du pétrole et du gaz de la Libye. Sophie Gladima, ministre du pétrole et de l’énergie du Sénégal, s’est fait représenter par Issa Dione, son directeur de cabinet.
«Contribution importante au débat sur la transition énergétique»
Pour Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la réglementation en matière d’énergie au sein de la Banque africaine de développement, le lancement de la présente note d’orientation politique qui intervient à la veille de la COP26 à Glasgow au Royaume uni ; constitue une contribution importante au débat sur la transition énergétique.
«La note d’orientation politique sur le gaz naturel fournit des données précieuses sur l’utilisation et sur le potentiel de cette ressource en tant que combustible de transition pour la production d’électricité afin de réduire les émissions de CO2 en Afrique», a-t- il relevé.
Les habitants de Popioho et des villages environnants dans la commune de Bereba, province du Tuy, ont inauguré, le 18 octobre 2021 dans la liesse, leur Collège d’enseignement général (C.E.G). C’est Dofiko Jean Toboua, premier fonctionnaire de la zone Popioho-Koura et natif du village, qui a parrainé la cérémonie, en présence des autorités provinciales, responsables et partenaires de l’éducation.
Les officiels procédant à l’inauguration officielle de l’établissement
Le village de Popioho situé dans la commune de Bereba dans la province du Tuy, région des Hauts Bassins était en fête ce 18 octobre 2021. Un Jour mémorable pour les habitants du village et des localités environnantes. L’ambiance était au rendez-vous. La mobilisation aussi. Cette foule s’y est réunie pour l’inauguration d’un bâtiment de quatre (04) salles de classe construit par l’Association solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO). Ce joyau est le fruit de la coopération germano burkinabé et cela a été salué par tout le village.
La solidarité des filles et fils de Popioho saluée par le parrain
Après le mot de bienvenue du chef de village, le parrain, a remercié la délégation de l’ASAO, de Janvier Bazoun, président de l’Association pour le Développement du Département de Béréba, qui n’a ménagé aucun effort pour accompagner l’activité, ainsi que la mairie de Béréba et les autorités coutumières et religieuses de la commune pour la présence.
M.Toboua a saisi cette opportunité pour saluer les filles et fils de Popioho qui ont participé activement à l’édification du CEG.
La demande en matière d’infrastructures scolaires étant forte, la réalisation de cette infrastructure vient à point nommé car, elle permet à l’Association solidarité Afrique de l’Ouest d’accompagner et de soutenir l’Etat burkinabè dans la lutte contre l’ignorance et l’analphabétisme. Nous a confié le directeur des affaires administratives et financières de la mairie de Bereba, Elysé BAZOUN, natif du village de Popioho.
Janvier Bazoun, fils du village par ailleurs président de l’Association pour le développement du département de Béréba, a remercié l’ASAO qui a permis de lever ce goulot d’étranglement qui bloquait le passage de la classe de CM2 à la classe de 6ème et rapprocher les élèves à leurs familles.
Selon Mr Bazoun, il faut déjà penser à ériger le CEG de Popioho en lycée au regard de l’évolution des effectifs et aussi penser à la construction du CEG de Koura.
28 millions de francs CFA
D’un coût de 28 millions de francs CFA, le CEG a pu être réalisé grâce à la participation du ministère allemand pour le développement en raison de 4/5 du montant et le reste sur les fonds propres de l’Association solidarité Afrique de l’Ouest composée d’une cinquantaine de personnes.
Mamadou Traoré, le directeur du CEG a salué cette initiative à sa juste valeur et a invité la population à l’entretien de ce nouveau joyau. Il a par ailleurs, remercié l’ASAO pour leur contribution considérable à l’accroissement de l’offre éducative au Burkina Faso.
Il a en outre indiqué que le CEG de Popioho comptait 40 élèves à l’ouverture en 2014, mais aujourd’hui le CEG a un effectif de 221 élèves dont 97 garçons et 124 filles, la classe de 6ème à elle seule compte 70 élèves avec 24 garçons et 46 filles. Le personnel qui encadre ces élèves est au nombre de 9, trois de l’administration, un directeur, un attaché d’éducation, un économe, 5 enseignants et 1 gardien.
Le président de l’ASAO, M. Karl Wilhelm Simonis, s’est réjoui d’être à Popioho pour procéder à l’inauguration du CEG. «Nous nous réjouissons de votre grande amitié et hospitalité. Nous sommes très contents de la réalisation de ce collège».
Monsieur Karl Wilhelm a aussi exprimé de vive voix sa gratitude au ministère allemand : «je remercie le ministère allemand pour le développement, pour son soutien car, sans eux, l’ASAO ne pouvait pas réaliser tant de projets au Burkina Faso»
Le président de l’association, a renouvelé sa gratitude à Anselme Sanou, le représentent de l’ASAO au Burkina avec qui, ils travaillent ensemble il y a de cela 25 ans, pour son dynamisme, sa franchise, son engagement aux côtés de l’ASAO et le travail abattu pour la réalisation de tous nos infrastructures au Burkina Faso
Pour finir le président de l’ASAO a exhorté la population de Popioho à entretenir le bâtiment et les accessoires, il a insisté à planter et entretenir les arbres pour lutter contre la désertification.
Les présidents Roch Marc Christian Kaboré et Macky Sall lors de la remise du trophée de l'Etalon d'or à la représentante du réalisateur somalien Ahmed Khadar
C’est fait et c’est une première pour la Somalie : son réalisateur Ahmed Khadar avec son film «La femme du fossoyeur» remporte l’Etalon d’or du 27ème édition du FESPACO dont la clôture est intervenue dans la soirée de ce samedi 23 octobre 2021 au palais des Sports de Ouaga 2000, en présence des présidents burkinabè et sénégalais, Roch Marc Christian Kaboré et Macky Sall.
L’Etalon d’or du FESPACO 2021 a pris la direction de Magadiscio
Depuis 2005 avec le sacre du réalisateur sud-africain Zola Maseko grâce à son film ‘’Drum’’ ; c’est la première fois encore que la princesse Yennenga du FESPACO, dans ses chevauchées à travers le continent, ira loin, très loin même de ses installations. Et ce sera la Somalie, ce pays de l’extrémité orientale de la Corne de l’Afrique dont la capitale est Mogadiscio, distante de 7 206 km de Ouagadougou.
Ainsi en a décidé le jury du FESPACO 2021 qui a attribué le prestigieux trophée du Festival, Etalon d’or, au film «La femme du fossoyeur » du réalisateur somalien Ahmed Khadar. En plus du trophée, il s’en tire avec une récompense de 20 millions de francs CFA.
Les autres lauréats ont pour noms la haïtienne Gessica Geneus et la tunisienne Leyla Bouzid, Etalon d’argent et Etalon de bronze avec respectivement les films ‘’Frada’’ et ‘’une histoire d’amour et de désir’’.
Comme quoi, en ce 27e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), il fallait traiter des faits familiaux, sentimentaux pour accrocher les membres du jury.
Félicitations aux lauréats et à mars 2023 pour la 28ème édition du FESPACO !
Depuis quelques jours maintenant, on assiste à une baisse des coûts de transaction d’orange money, le service de mobile money le plus utilisé au Burkina Faso. Alors que se passe-t-il ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette soudaine « générosité » de la part d’orange Burkina ? De quoi a-t-elle peur ?
Pour nous permettre de mieux comprendre l’attitude du service financier orange money, nous devons faire un saut au Sénégal. Tout commence avec l’arrivée de la start-up américaine de finance digitale « Wave » en 2016 qui retrouve en face d’elle la géante orange money sur ses installons (depuis des lustres elle bénéficie d’un avantage non négligeable sur les autres concurrents). Afin de se faire une place au soleil, Wave décide de lever des fonds pour financer ses activités en Afrique grâce à ses partenaires tels que la banque UBA et des investisseurs mondialement réputés comme Founders Fund, Y Combinator, Partech Africa et Stripe.
Contrairement aux acteurs traditionnels qui taxaient tous les services liés aux mobile money, Wave s’est spécialisé dans les transactions à bas coût (seulement 1% pour les transferts d’argent) et gratuits pour le reste des prestations (factures, dépôt et retrait d’argent, achat de crédit téléphonique, etc.). Elle fonctionne à partir d’une application mobile et offre à ses abonnés « un réseau de services financiers sans frais de gestion de compte, disponible instantanément et partout ».
Le pingouin (Wave) déploie sa stratégie commerciale en attaquant ses concurrents sur les coûts par une politique des prix attractive ; tout comme l’arrivée de Free en France, cela provoque un effet de rupture sur le marché du mobile money au Sénégal.
Mais au-delà de l’aspect marketing, ce choix lui a immédiatement permis de gagner une opinion favorable auprès des couches populaires et vulnérables (pauvres, secteur économique informel, jeunes). Pour ces derniers, les frais pratiqués restaient jusque-là très élevés ; ce qui constituait un frein à leurs activités.
Cette image d’entreprise socialement responsable et éthique qui se met au service des pauvres est mise en avant dans les discours de ses dirigeants. Se positionnant comme un défenseur des populations défavorisées, Wave affirme sur sa page officielle, vouloir « permettre à tous d’avoir accès aux services financiers sans difficultés et sans conditions».
Après sa conquête du Sénégal, elle prend d’assaut le marché ivoirien en 2020. Même essai concluant : l’adhésion est immédiate chez la population qui voit l’arrivée du pingouin comme le messie. Pour Alioune Ndiaye, le patron d’Orange Afrique, en réponse à une question posée par les salariés du groupe a affirmé : « Notre riposte doit être rapide et efficace. Il faut changer notre modèle économique. Nous n’avons plus le choix. Le modèle qui fait payer au client le retrait de son argent ne peut vivre longtemps. Il faut adapter nos tarifs en conséquence».
Pour le Burkina Faso, le scénario est quasiment similaire. En début d’année 2020, des jeunes ont lancé sank inspiré de Thomas Sankara père de la révolution burkinabé. Selon eux leur application qui facture uniquement les retraits à hauteur de 1%, est conçue afin de révolutionner le secteur. En plus de cela, les bruits de couloir et selon certains media, wave prévoit s’installer aux pays des hommes intègres.
Au su et au vu de tout cela, nous pouvons comprendre sans démonstration mathématique, le pseudo « générosité » d’orange money ces jours-ci, n’est pas de la philanthropie. Peut-être une stratégie pour étouffer sank ou parer l’éventualité de l’arrivée de sa rivale sénégalaise. Mais tout compte fait, ce sont les populations qui sont les premiers bénéficiaires de cette concurrence ; et c’est l’essentiel.
Les membres du comité se prêtant aux questions de la presse
L’on en sait un peu plus sur la tenue de l’édition 2021 du festival international de musique, les Nuits atypiques de Koudougou (NAK). Ce sera du 24 au 28 novembre. Les organisateurs avec en tête l’initiateur Koudbi Koala, l’ont animé ce jeudi au cours d’une conférence de presse.
Les organisateurs ont annoncé l’édition 2021 des NAK pour la période du 24 au 28 novembre
Koudbi Koala, initiateur des Nuits atypiques de Koudougou (NAK), entouré d’autres membres du Comité d’organisation, était face à la presse ce jeudi 21 octobre à Koudougou pour parler de l’édition 2021 du festival international de musique.
Les NAK se tiendront du 24 au 28 novembre 2021 sous le thème de l’économie créative et du développement local. Occasion le promoteur Koala de dresser un bilan de l’évènement.
«Les NAK ont créé un marché annuel pour plus de dix mille artisans de diverses disciplines, plus de six cent acteurs de la restauration et de dizaines de promoteurs immobiliers et d’hôtellerie faisant basculer la ville de Koudougou du statut d’ancienne cité industrielle à une ville de tourisme culturelle et artisanale », a- t-il relevé.
L’objectif principal de la présente édition, c’est la mise en exergue de la contribution des acteurs de l’économie créative dans le développement endogène à travers la prise en compte des besoins des populations locales.
Une douzaine d’artistes sont invités : Sidiki Diabaté, DJ Mix, Nana Bibata, Kayawoto, Amzy, Mc One, Greg, Bill Aka Kora, Tanya,Baonga du centre nord, Laafi la Boumbou du Plateau central, Nabalum,
La réalisatrice haïtienne, Gessica Généus, se prêtant à la presse à l'issue de la projection de son film au Ciné Burkina
Dans le cadre du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO), FRADA, un film de la réalisatrice haïtienne, Gessica Généus, a été projeté au Ciné Burkina dimanche dernier.
De la catégorie long-métrage, FRADA aborde des thèmes tels la religion, la politique, la révolution du peuple haïtien, la guerre et la corruption.
Ce film permettra aux cinéphiles de mieux comprendre les réalités de Haïti. “Cette réalisation n’est pas seulement un message personnel mais également un témoignage de ce que d’autres pays et d’autres peuples subissent”, a confié la réalisatrice Gessica Généus, parlant de son film qui dure 1 h 35 mn. Un film à voir pour s’imprégner des réalités haïtiennes et d’ailleurs.
La présidente de l'AFAB, Maimouna Déné (en foulard) à l'ouverture ce mardi matin à Kinshasa, au premier colloque panafricain sur l'albinisme
Arrivée il y a quelques jours à Kinshasa, Maimouna Déné, présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB), participe depuis ce mardi dans la capitale de la RD Congo, au premier colloque panafricain de sensibilisation sur l’albinisme. «C’est une très belle initiative, bien organisée et qui a la chance d’avoir l’engagement du président de la RDC et de l’UA qui a tenu à être là avec son épouse», a assuré depuis Kinshasa la présidente de l’AFAB qui représente le Burkina Faso à cet évènement de haut niveau.
L’ambiance bon enfant à ce colloque panafricain sur l’albinisme
«Solidarité africaine pour une Afrique intégrante en faveur des personnes atteintes d’albinisme». C’est le thème du premier colloque panafricain de sensibilisation sur l’albinisme qui se tient depuis ce mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Sur place dans la capitale de la RD Congo pour y participer au compte du Burkina Faso, la présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB), Maimouna Déné, optimiste, confie : «C’est une très belle initiative, bien organisée et qui a la chance d’avoir l’engagement du président de la RDC et de l’UA qui a tenu à être là avec son épouse»
Une démarche internationale pour prendre en charge la question de l’albinisme
Par ce premier colloque panafricain sur l’albinisme, le président Félix Tshisekedi entend marquer positivement sa présidence de l’Union africaine
La tenue de cet évènement s’inscrit dans une démarche internationale d’une meilleure prise en charge de la problématique de l’albinisme. C’est un processus dont la portée sociale n’est plus à démontrer.
En effet, l’albinisme continue profondément d’être mal compris, aussi bien sur le plan social que médical. Sur le continent, l’apparence physique des personnes atteintes d’albinisme continue de faire l’objet de superstition ; ce qui favorise la discrimination, leur marginalisation, leur exclusion sociale.
Ce colloque de Kinshasa contribuera à faire entendre la voix des personnes albinos grâce à la sensibilisation, et à réfléchir sur les voies et moyens de protéger les personnes atteintes d’albinisme en Afrique.
Pour le président Félix Tshisekedi Tshilombo, à l’initiative du colloque, c’est une façon de marquer positivement, pour ne pas dire socialement, sa présidence de l’Union africaine.
Outre le Burkina Faso et la RD Congo, plusieurs pays africains et d’Europe participent au présent colloque : Sénégal, Burundi, Congo Brazzaville, Kenya, France, Angleterre.
Sont entre autres attendus de ce premier colloque panafricain sur l’albinisme, les résultats suivants :
-toutes les parties prenantes des droits des personnes atteintes d’albinisme sont sensibilisées et un état des lieux sur la mise en application des résolutions en faveur des concernées est dressé ;
-la dimension scientifique de l’albinisme est promue ;
– différentes réformes gouvernementales sur les droits de l’homme des personnes atteintes d’albinisme sont initiées.
Dans cet écrit, Yé Lassina Coulibaly, aborde la musique dans toutes ses dimensions, y compris ses rapports avec le cinéma
Alors que la 27ème édition du FESPACO bat son plein à Ouagadougou, capitale du cinéma africain, Yé Lassina Coulibaly, auteur-compositeur-interprète burkinabè vivant en France, aborde ici la place centrale de la musique dans le cinéma. «Dans un film, la musique abat les frontières de la langue en constituant, par sa force évocatrice des émotions universelles, un puissant langage commun : pas besoin de traduction ni de sous-titres. C’est une autre manière de décrire l’âme humaine», indique à ce sujet Yé Lassina Coulibaly.
Dans cet écrit, Yé Lassina Coulibaly, aborde la musique dans toutes ses dimensions, y compris ses rapports avec le cinéma
Au-delà de ce lien intime musique-cinéma ; c’est un véritable gros plan que l’immense homme de culture africain consacre sous un prisme éminemment professionnel, à la musique, dans toutes ses facettes et dimensions passées et présentes, ses vertus, sa place centrale dans la vie de l’humanité. Découvrez plutôt son nouveau regard sans exclusive sur le cinéma et la musique.
En tant qu’artiste auteur compositeur et citoyen du monde, à l’écoute du monde, je me suis toujours attaché à connaître l’histoire de la musique, ses différentes fonctions et ses vertus.
Car la musique est le reflet de la société et possède un pouvoir universel sur les humains et la transmission des traditions et des valeurs familiales, amicales et sociales
C’est elle, comme tous les arts, qui donne l’espoir et la force. La musique est toujours là, en tout temps et en tout lieu, pour accompagner les moments de joie comme les moments de tristesse…
Elle a le pouvoir de résonner en nous, de susciter des pensées, des émotions et des états d’âme, de mettre les corps en mouvement dans la danse ou la transe.
La musique ouvre sur tous les univers de la Culture. Elle est comme le vent. Elle ignore les frontières et porte témoignage, elle dit quelque chose de ceux et celles qui la font.
Océan par son mouvement perpétuel, elle parle aux vivants et aux morts, est le symbole de la pensée, de l’harmonie de la musique et du groupe.
La place prépondérante de la musique dans le cinéma
La musique est importante pour le cinéma. Les rapports entre ces deux formes d’expression furent dans un premier temps marqués d’une certaine rivalité, l’opéra par exemple se sentant menacé, à tort, par l’arrivée du cinéma.
Actuellement, on constate que la musique a mis en lumière de grands compositeurs classiques ou contemporains ainsi que leurs œuvres.
Par ailleurs, les musiques de film tiennent une place prépondérante dans le cinéma. Le fait qu’elles soient primées dans les grands festivals de cinéma au même titre que les comédiens, la mise en scène ou le scénario, leur donne de la crédibilité. Leur enregistrement permet leur diffusion comme pour n’importe quelle création.
De grands réalisateurs recherchent des compositeurs capables d’apporter une plus-value à leurs films. Ces derniers peuvent alors jouir de commandes importantes (par exemple Luc Besson pour « Le grand bleu »)
Dans un film, la musique abat les frontières de la langue en constituant, par sa force évocatrice des émotions universelles, un puissant langage commun: pas besoin de traduction ni de sous-titres. C’est une autre manière de décrire l’âme humaine.
La musique dans les sociétés anciennes
Dans la société traditionnelle africaine, on ne pouvait pas se passer des arts et particulièrement de la musique.
La présence des musiciens et chanteurs était indispensable lors des cérémonies et célébrations, à tel point que celles-ci pouvaient être reportées ou annulées en cas d’empêchement des artistes. Les musiciens étaient considérés et totalement pris en charge.
De même, dès le début de l’humanité, la musique était là pour accompagner le dur labeur des artisans, encourager les paysans lors des moissons ou lorsqu’ils devaient construire leurs maisons ou les reconstruire après la saison des pluies. S’y ajoutaient des récits afin de donner courage et fierté à l’ouvrage. C’était sans doute la même chose dans le monde entier.
Elle était là aussi pour accompagner les funérailles, et la chasse avec les cornes musicales dans de nombreux pays…
On peut affirmer que la musique a été un puissant support de la transmission des valeurs traditionnelles ancestrales en perpétuant les récits des mythes et des épopées jouées et chantées.
La civilisation égyptienne et les grecs de l’Antiquité l’ont aussi toujours utilisée pour passer des messages dans les cérémonies religieuses et culturelles, et pour l’enseignement des valeurs civiques et familiales
Dans la société occidentale, une Europe de la Culture existait, notamment au 18ème siècle où les cours royales européennes s’arrachaient la présence des artistes lettrés, peintres, musiciens, et soutenaient financièrement leurs travaux. Je voudrais attirer l’attention sur la notoriété qu’avait acquise, à l’époque, le Chevalier de Saint-Georges, compositeur de génie qui a marqué son temps et l’histoire de la musique. C’était aussi le cas dans certains pays d’Asie où s’est développée la musique orientale.
La musique africaine, était associée aux évènements, voire au quotidien, honorée dans les cours royales mais aussi partagée par le plus grand nombre alors que la musique occidentale était destinée à une élite. La transmission de l’une a été orale tandis que celle l’autre a bénéficié de la transcription des œuvres.
La musique au cœur de la société moderne
En Occident, la relation à la musique a beaucoup évolué avec le temps: jusqu’au début du 20ème siècle, il n’y avait que deux façons d’écouter la musique, soit en la jouant soi-même, soit en se rendant au concert ou dans un lieu de culte.
De nos jours, la musique envahit l’espace public mais, par son omniprésence, imposée partout où l’on aille, la musique est banalisée, voire largement dévalorisée… Et cela au détriment de la musique de qualité. Une écoute attentive, c’est devenu vraiment rare, pourtant cela peut être un véritable médicament…
Les oreilles et l’esprit sont captés par des musiques conçues pour meubler, distraire… Ainsi, l’audience de la variété et de la musique populaire surpasse celle de musiques qui exigent une certaine concentration comme la musique contemporaine, le jazz…
A partir du début du 20ème siècle, le développement des techniques d’enregistrement et de diffusion sonores a contribué à sortir la musique des lieux sacrés ou traditionnels, et a permis au plus grand nombre de découvrir les œuvres symphoniques, les opéras…
La commercialisation de la musique au travers des supports vinyles, cassettes audio, cd a mis la musique classique et la variété internationale (jazz, blues, reggae, rock, country, celtique, etc…) à la portée de ceux qui n’avaient pas accès, par méconnaissance ou pour des raisons économiques, aux salles de concerts et a favorisé la circulation de tous les genres de musique dans le monde entier.
La révolution numérique n’a fait qu’amplifier le phénomène en ouvrant des perspectives infinies, au risque de se perdre dans les méandres de l’éclectisme.
La musique reste néanmoins un puissant marqueur identitaire, reflet de la société dont elle est issue, de notre manière de penser et de nous comporter, sans toutefois empêcher les cultures de se croiser.
La musique en première ligne dans la diplomatie culturelle
Il existe également un rapport entre la musique et la politique. Selon les circonstances et les époques, cela peut se traduire par un genre de musique (par exemple comme symbole de liberté et d’émancipation) ou par des œuvres politisées (chants patriotiques, œuvres de Wagner prisées par Hitler dans les années 1930) et ce sont parfois les musiciens eux-mêmes qui sont politisés.
Par le passé, tous les royaumes du monde se sont servis de la musique pour apaiser la cour ou pour faire passer leurs idées. Et de tout temps, dans la diplomatie culturelle, la musique est en première ligne.
Les régimes totalitaires ont souvent censuré des musiques et chansons, ainsi que toute forme d’art, qu’ils jugeaient subversives parce qu’elles éclairaient le peuple et gênaient l’instauration de leur politique. La musique leur fait peur car elle est plus forte qu’eux …
Nombre d’artistes ont connu l’emprisonnement et certains ont payé de leur vie leur engagement pour une cause qu’ils croyaient juste, comme le poète et musicien Victor Jara lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili.
Est-ce un hasard si les gouvernements réactionnaires commencent souvent par fermer les lieux de diffusion musicale et à supprimer le soutien aux artistes?
Pourtant, il est important pour la démocratie et la liberté individuelle que la musique soit subversive et que des espaces culturels de réflexion et de création soient soutenus.
Quelles que soient les croyances auxquelles elles se réfèrent, les religions se sont toutes approprié l’usage de la musique comme vecteur de messages et force fédératrice. On la retrouve ainsi dans les rituels sous diverses formes psalmodies, cantiques, gospels, chant grégorien…
En effet le pouvoir de la musique sur le corps et l’esprit est de nature à préparer les fidèles à entendre la parole porteuse de foi et de tradition.
En revanche, on constate que la musique a souvent eu un rôle fédérateur, au-delà des croyances différentes, bien que certaines religions détestent la musique et vont jusqu’à la qualifier de satanique…
Les effets positifs de l’exposition à la musique sur la mémoire
Par ailleurs, de nombreuses recherches scientifiques, notamment canadiennes, suisses, japonaises, européennes ou africaines, font un lien entre santé et musique.
Ainsi, un apprentissage précoce et la pratique sérieuse d’un instrument pour un enfant amélioreraient d’autres apprentissages, tels que la mémoire, la capacité de concentration. Ces bénéfices acquis dans l’enfance retarderaient ensuite le vieillissement cérébral.
En France, des études du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) vont dans le même sens. Je citerai ici un extrait du journal de cette institution :
« Grâce aux travaux des neurosciences, on sait aujourd’hui que l’exposition à la musique a des effets positifs sur la mémoire, notamment chez les personnes atteintes d’Alzheimer.
Non seulement, elle leur redonne le goût de communiquer, de sourire et de chanter, mais aussi, elle parvient à réveiller la mémoire et les évènements qui y sont associés. De plus, en dépit de leur pathologie, ces personnes réussissent à apprendre des chansons nouvelles.
La pratique musicale stimule les circuits neuronaux de la mémoire et suggère qu’elle permettrait de contrer efficacement les effets du vieillissement cérébral. »
D’autres études, indiquent même que la musique serait un stimulant pour les plantes, augmenterait leur résistance au froid et les aiderait à lutter contre certaines maladies. Autant de bénéfices porteurs d’espoir pour les générations futures…
En outre, les bienfaits de l’usage de la musique en matière de soin sont maintenant reconnus, que ce soit dans les hôpitaux auprès des malades en soins palliatifs, dans les hôpitaux psychiatriques ou dans les EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).
Même dans les cas désespérés, la musique, en libérant les tensions, peut soulager et apporter un réconfort.
La musique très présente dans l’éducation des enfants dans les pays développés
Dans les pays développés, la musique est très présente dans le développement et l’éducation des enfants. Les parents, éducateurs et psychologues y accordent une grande importance.
Il est en effet reconnu que l’écoute de la musique, y compris pendant la grossesse, favorise l’éveil de l’enfant et l’apaise. Nos mères et grands-mères devaient en avoir l’intuition, elles qui accompagnaient les gestes du massage des bébés de douceur et de comptines…
Les chercheurs militent pour que la musique soit enseignée dès le plus jeune âge et inscrite dans les programmes scolaires au même titre que les autres matières.
C’est ainsi que, chaque fin d’année scolaire, les professeurs de musique organisent un spectacle où le travail musical des enfants est valorisé et présenté aux parents.
Pour l’avoir vécu personnellement à l’école de mon fils, je peux témoigner de l’impact positif de telles initiatives. Souvent, une thématique est choisie et sert de fil conducteur pour l’année tout en sensibilisant les enfants à une cause universelle, par exemple la souffrance de la Planète Terre et le comportement de l’homme.
En tant qu’auteur-compositeur, j’ai moi-même été amené à préparer des galas de fin d’année avec des enseignants d’écoles primaires, et j’ai souvent été très ému de l’enthousiasme et de la très bonne prise de conscience des enfants face aux problèmes de société. Et une collaboration avec la cinémathèque de Tours m’a conduit à intervenir dans plusieurs collèges, lycées, universités de la Région Centre-Val de Loire. J’ai également collaboré, l’été avec un directeur de Jeunesse et Sport de Blois, à des actions dans les Centres de loisirs.
De la représentation des artistes
Je salue ces actions de sensibilisation des enfants et des jeunes à l’apprentissage des instruments qui peuvent, pour certains d’entre eux, déboucher sur un enseignement approfondi dans les Ecoles de musique ou les Conservatoires. Car la musique est un compagnon de route de toute la vie.
Hélas, certains pays n’ont pas la possibilité d’organiser un maillage culturel qui constituerait pourtant un atout pour l’éveil musical des enfants, puis une offre de continuité du processus artistique par la fréquentation de lieux de diffusion institutionnels, tels que les Maisons de la Culture.
Que dire de la représentation que l’on se fait communément des artistes et de la valorisation de leur travail?
On entend souvent dire qu’être artiste n’est pas un métier… D’ailleurs, dans certaines sociétés, une femme qui présente son fiancé ou son compagnon à sa famille et à son entourage, si celui-ci est artiste, on la désapprouve, considérant qu’elle fait un mauvais choix. Car l’artiste est sous-estimé dans sa capacité à faire vivre dignement une famille.
Pourtant, créer, composer, c’est vraiment beaucoup de travail, de sérieux et ce n’est pas à la portée de tout le monde… Il faut avoir une force de l’intérieur, plusieurs niveaux de « voyage »: intellectuel, spirituel, artistique, une part de réflexion profonde…
Susciter la joie, l’amour, le romantisme, mais aussi la tristesse, la mélancolie, la colère, transposer des textes poétiques supposent une grande sensibilité et une recherche des sons et de l’harmonie qui vont procurer des émotions.
Etre auteur-compositeur, c’est réécrire l’histoire
Etre auteur-compositeur, c’est réécrire l’histoire, c’est prendre le risque de déranger en innovant et en explorant des champs artistiques inhabituels.
Etre artiste, c’est aussi faire connaître sa culture et contribuer au développement économique de son pays.
Si l’on prend l’exemple de l’Afrique de l’Ouest, depuis les années 80, le djembé est devenu le symbole de la musique africaine déclenchant un engouement favorable au tourisme, aux échanges culturels et au rapprochement des peuples.
Cette dynamique liée au djembé, outre l’intérêt de la découverte de la puissance musicale de l’instrument au-delà des frontières de l’Afrique, a apporté une véritable révolution économique en passant du contexte du spectacle vivant à l’industrie du disque mondial. Mais la crise politique en Afrique de l’Ouest a mis un terme à cette période d’échanges artistiques et culturels féconds.
On peut dire que les percussionnistes africains ont fait connaître au monde la culture et l’Art de l’Afrique. De grands maîtres de l’Afrique de l’Ouest en sont les représentants et jouissent d’une reconnaissance internationale.
Cependant, d’autres artistes ont peu bénéficié de cette dynamique dans les pays où, faute d’infrastructures et de dispositifs suffisants pour les soutenir, cela ne leur a pas permis de vivre de leur art.
C’est pourquoi, nombre d’artistes africains ont dû rechercher, ailleurs, la valorisation et la reconnaissance de leur travail et de leur talent. Il faudrait que les africains soient fiers de notre culture, croient en elle, cessent d’être aliénés intellectuellement ou opportunistes, s’investissent dans la production, et que les acteurs économiques accompagnent les professionnels de l’Art dans toutes ses dimensions. « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasseurs glorifieront toujours le chasseur. »
Même en Europe, des dispositifs de soutien et d’accompagnement des compositeurs dans une finalité de recherche font défaut. L’expérience passée du GMEB (Groupe de musique expérimentale de Bourges) est à citer en exemple d’investissement de l’Etat et des Collectivités territoriales pour le soutien aux compositeurs en termes de recherche et d’organisation de rencontres internationales.
Opportunités d’évolution de la musique
Personnellement, j’ai pu vivre de mon art grâce à ceux qui y étaient sensibles et qui comprenaient l’importance de ma musique, en Afrique d’abord, puis en Europe, toujours grâce au public.
Toutefois, certains pays, comme le Nigéria, l’Ouganda, le Burundi, le Kenya, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Ghana, etc., habités par une forte culture populaire et identitaire, ont perçu les opportunités d’évolution de la musique en ne confondant pas Art et folklore et en mariant tradition et modernité.
Par leur travail précurseur et de qualité, ils ont valorisé une dimension de la musique qui ne meurt pas parce qu’elle a de la consistance et qu’elle est porteuse d’humanité et d’espoir. Très peu de gens comprennent la dimension artistique énorme de ces génies qui ont su prendre des risques dans leurs compositions, innover, passer du classique au jazz, conjuguer technique et mélodies….
La musique est au centre de ma vie professionnelle mais aussi personnelle. Mes exigences et mon engagement sont le reflet de la relation passionnelle que j’entretiens, depuis toujours, avec elle.
Au-delà de ma culture d’origine, je me sers des notes comme d’un langage pour me faire comprendre par la mélodie, car c’est un langage universel et intemporel qui chasse la haine et fait place au bonheur de vivre ensemble.
Contrairement à ce que pense la majorité des gens, ce mode d’expression exige beaucoup de rigueur et un souci constant de la recherche des sonorités musicales qui toucheront le plus large public possible…
Je suis, par ailleurs, très attaché à la qualité des enregistrements et des prises de son. Pour les avoir fréquentés, je peux témoigner que les studios de grandes radios nationales comme Radio France ou la BBC disposent d’équipements de pointe et des meilleurs techniciens. De même le label ECM est très pointu sur la qualité artistique de la prise de son.
Les compositeurs dans une dynamique de créativité
Les compositeurs qui sont dans une dynamique de créativité conjuguent les différentes techniques pour aller plus loin, dans un ailleurs non encore exploré. Ils souhaitent éveiller la curiosité et susciter l’envie d’écouter, non seulement la musique que l’on connait, mais aussi celle vers laquelle nous ne serions jamais allés.
Force est de constater qu’ils sont pénalisés par la réduction du nombre de lieux de diffusion. La question de la place faite aux compositeurs, aujourd’hui, se pose vraiment…
Pourtant on a besoin que la musique, toutes les musiques, reste vivante, se transmette mais aussi s’enrichisse par le partage de toutes les cultures et par l’innovation. On a besoin de cette vitalité dans de nombreux domaines, de l’éducation à la santé sans négliger l’impact de la musique sur la communication et l’apaisement des tensions entre les humains. Un vieil adage ne prétend-il pas que « la musique adoucit les mœurs » ?
En un mot, la musique aide les gens à vivre, à ne pas abandonner, à s’accrocher quand tout va mal, à retrouver le goût de la vie et surtout à avancer.
La musique rend la vie belle, fait s’épanouir « la beauté de l’intérieur », invisible mais bien présente en chacun de nous. Et quand l’Homme se perd dans la trépidation de la vie moderne c’est souvent la musique qui lui permet de se reconnecter aux vraies valeurs humaines.
Les artistes qui sont conscients de ces valeurs et du pouvoir de la musique font du bien à la société et tous les Hommes et les Femmes qui sont dans l’action, le développement, la recherche, savent que la musique a une place dans le cœur de tous.
«Musique, langage le plus universel»
La musique est le langage le plus universel que je connaisse, c’est le langage des émotions communes à toute l’Humanité, qui fait passer de l’état de souffrance à celui de plaisir… A ce titre, l’accès à la musique et à l’art en général devrait faire partie des droits humains.
Personnellement, j’ai transformé ma souffrance en bonheur grâce à la musique, et je remercie mon père et ma mère, Sékou et Yé Coulibaly, de m’avoir donné l’harmonie de la vie.
Ainsi, je souhaite partager ma bibliothèque sonore afin de sensibiliser et faire découvrir à la jeunesse des artistes connus ou moins connus, parfois oubliés, qui ont porté haut les sonorités de leur culture et les ont enrichies de leur talent.
Myriam Makeba, Féla Kouti, Francis Beybey, Touré Kounda, Mory Kanté, Salif Keita, Manu Dibango, Angélique Kidjo, Alpha Blondy, Youssou N’Dour, Oum Kalsoum, Amadou Balaké, Césaria Evora, Amadou et Maryam, Johnny Clegg, Ernesto Djedjé, Bembeya Jazz National, Richard Bona, Baaba Maal, Ali Farka Touré, Busi Mhlongo, Cheik Tidiane Seck, Boncana Maïga, Manu Katché, Lamine Konté, Geoffrey Oryema, Papa Wemba, Zao, Ismaïl Lo, Mahlathini, Pretty Wembé, Khaled, Karim Ziad, Mokhtar Semba, Anouar Brahem, M.C Solaar, The Zawimel, Dhafer Youssef, Super Beton de Segou, Erik Aliana, Olivier Tshimanga, Ama Maïga, Ayub Ogada , Mamadou Kheita, Soungalo Coulibaly, Famoudou Konaté, Adama Dramé, Madou Koné, Mama Konaté, Lokua Kenza, Les Tambours du Burundi, Doudou Ndiyae Coumba Rose…
Miles Davis, Jimmy Hendricks, Nina Simone, James Brown, Janis Joplin, les Rolling Stones, Bob Dylan, Keith Jarrett, Ahmad Jawal, John Mc Laughlin et Carlos Santana, Rachelle Ferrell, Bobby Mc Ferrin, Peter Gabriel, Ray Charles, Jacques Pellen, Alexandre Lagoya, Maria Callas, Barbara Hendricks, Nusrat Fateh Ali Khan, Shinya Fukumori, Jean-Philippe Rykiel, Franck Zappa, Herbie Hancock, Romain Didier, Alice Coltrane, John Lee Cooker, Dee Dee Bridgewater, Aretha Franklin, Seal, Sting, Stevie Wonder, Prince, Wynton Marsalis, Richard Galliano, BB King, Léonard Cohen, Joe Cocker, Barbra Streisand, Charles Aznavour, Henri Salvador, Paolo Conte, Michel Jonasz, Claude Nougaro, Serge Gainsbourg, Michel Berger, Jacques Higelin, Maxime Le Forestier, Gérard Hiéronimus, André Ceccarelli, Bertrand Renaudin, Michel Portal, Thibault Cauvin, Tracy Chapman, Jaco Pastorius, Michel Petrucciani, Amy Winehouse, Giovanni Hidalgo, Vincent Segal… et bien d’autres.
Ce communiqué fait suite à la décision gouvernementale du 13 octobre dernier portant retrait du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la Société des Mines de Belahourou (SMB) SA. AUTRES prend acte de la décision du gouvernement mais n’entend pas renoncer à ses droits sur le permis d’exploitation industrielle de la grande mine d’or de la Société des Mines de Belahourou (SMB) SA», peut-on y lire.
«Communiqué de presse
Le Conseil des ministres du gouvernement du Burkina Faso, lors de sa réunion du mercredi 13 octobre 2021, a décidé de retirer le permis d’exploitation industrielle d’une grande mine d’or à la Société des Mines de Belahourou (SMB) SA.
Les raisons avancées seraient la défaillance et le défaut de RWAL UK vis-à-vis de ses créanciers, les ex-travailleurs de la SMB et de l’Etat burkinabè.
Un communiqué de presse explicatif publié par le Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, le 14 octobre 2021 tente d’apporter des précisions sur la situation en se gardant d’être exhaustif et complet bien que l’objectif soit de sensibiliser les partenaires de la RWAL UK JERSEY COMPANY et BGC DUBAI, GREATER SUCCESS GLOBAL LTD et de satisfaire l’opinion publique nationale et internationale.
Considérant que cette décision unilatérale de retrait du permis par le gouvernement du Burkina Faso a été prise dans un contexte où la situation sécuritaire demeure préoccupante au Burkina Faso et plus particulièrement dans la zone d’exploitation minière de la mine d’or de la Société des Mines de Belahourou (SMB SA);
Considérant les attentats terroristes perpétrés depuis 2018 contre les travailleurs et les installations minières ;
Considérant qu’au vu de ce cas de force majeure, le gouvernement burkinabè, sollicité pour la question sécuritaire n’a pas réussi à garantir la protection et la sécurité des installations minières et de ses activités ;
Considérant que dans ce contexte très difficile et très défavorable, le gouvernement a été informé des accords négociés et signés et de toutes les démarches en cours afin de renforcer la sécurité, les capacités opérationnelles et mettre toutes les chances de son côté pour une relance en douceur de ses Activités ;
La société du Groupe Balaji RWAL UK JERSEY COMPANY ET AUTRES prend acte de la décision du gouvernement mais n’entend pas renoncer à ses droits sur le permis d’exploitation industrielle de la grande mine d’or de la Société des Mines de Belahourou (SMB) SA.
Le Groupe se réserve le droit de faire appel de la décision du gouvernement burkinabè en utilisant toutes les voies légales qui existent au regard de la loi et des conventions nationales et internationales en vigueur et maintenir la validité de son permis d’exploitation industrielle d’or à grande échelle de la Société des Mines de Belahourou (SMB) SA.
Avec son élection ce 15 octobre, Minata Samaté Cessouma signe son retour au sein de la commission de l’Union africaine
La perte par Minata Samaté Cessouma en février dernier du poste de commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine qu’elle occupait depuis janvier 2017, avait suscité des bruits dans l’opinion nationale.
Les propos du ministre Maxime Koné se sont révélés exacts
Maxime Koné, alors ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, avait fini par faire une sortie médiatique, assurant qu’un des deux postes restants reviendrait au Burkina, parlant de «dextérité diplomatique exceptionnelle» du président Roch Marc Christian Kaboré. Depuis vendredi 15 octobre 2021, c’est chose faite : Minata Samaté a été élue commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’Union africaine.
C’est assurément l’un des succès majeurs de la diplomatie africaine du Burkina Faso du second mandat du président Roch Marc Christian Kaboré. Il s’agit de l’élection vendredi dernier à Addis Abeba de la compatriote Minata Samaté Cessouma au nouveau poste de commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’Union africaine.
L’engagement présidentiel tenu avec panache
Comme lors de son élection au poste de commissaire politique en 2017, l’engagement du président Kaboré a été pour quelque chose dans la nouvelle élection ce vendredi de Minata Samaté au poste de commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de l’UA
Certes le président Kaboré représenté par son chef de la diplomatie Alpha Barry, n’était dans la capitale éthiopienne lors de l’élection de Mme Samaté ; mais cela est sans doute le résultat de son engagement personnel sur ce dossier.
«Le président Roch Marc Christian Kaboré a demandé lors du sommet virtuel des chefs d’Etat à ce que l’un des deux postes revienne au Burkina Faso. Et ce sera le cas», confiait le ministre Maxime Koné en février dernier lorsque le poste du commissaire aux politiques que détenait Minata Samaté avait été finalement attribué au Nigérian Bankole Adeoye, à la faveur de réformes institutionnelles au sein de l’UA ayant conduit à une réduction du nombre de postes de commissaires.
Aujourd’hui, avec l’élection effective de Minata au poste de commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social ; l’on peut dire que la promesse présidentielle a été tenue, avec panache même. En effet, la compatriote a été quasiment plébiscitée avec 45 sur 46 représentants des Etats qui ont voté pour elle.
Attributions de la nouvelle-ancienne commissaire Samaté
Minata Samaté et le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry, lors de l’annonce en 2016 de sa candidature au poste de commissaire aux affaires politiques de l’UA
Cela dit, quelles sont les tâches qui attendent la nouvelle commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social ? Assurément, avec la crise persistante de la pandémie à coronavirus, les problèmes sécuritaires aux Sahel et dans d’autres parties du continent, sans oublier les problèmes de migrations, Minata Samaté a du pain sur la planche. Ses attributions étaient connues avant son élection.
Elle aura notamment en charge de piloter l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, programmes et stratégies en matière de santé, d’affaires humanitaires et de développement social, conformément aux aspirations de l’Agenda 2063, et aux autres cadres juridiques et politiques clés du continent.
La commissaire Samaté devra jouer un rôle de premier plan dans les discussions avec les Etats membres de l’UA et les partenaires stratégiques en vue de la réalisation des priorités continentales du portefeuille.
Tirer son épingle du jeu
Minata Samate Cessouma (au milieu) quand elle était commissaire aux affaires politiques. Elle recevait ici le 22 avril 2019, Richard Albright, alors secrétaire adjoint du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations accompagné de la représentante des États-Unis auprès de l’Union africaine, l’ambassadrice Mary Beth Leonard
En outre, elle devra être attachée naturellement aux valeurs panafricaines et aux principes directeurs de l’Union africaine, à savoir entre autres, le respect de la diversité et du travail en équipe ; penser à l’Afrique avant tout ; la transparence et la responsabilité.
Pour avoir déjà travaillé dans la maison Commission de l’UA, Minata Samaté devrait pouvoir tirer son épingle du jeu, au regard de son expérience de diplomate, de technocrate, de femme de dossier.