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Régulation de l’énergie : Le DG  de l’ARSE du Tchad et son adjointe s’imprègnent de l’expérience du Burkina

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La Présidente de l’ARSE Mariam Gui Nikiéma (3e à partir de la gauche) a salué l’initiative de son homologue du Tchad

Une délégation  de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie électrique (ARSE) du Tchad a séjourné à Ouagadougou du 21 au 24 septembre 2020. Composée du Directeur général de ladite structure, Jean-Paul M’Batna et de la Directrice générale adjointe, Mariam Ikhlas Djarma, la délégation est venue s’imprégner de l’expérience burkinabé en matière de régulation de l’énergie. Des rencontres d’échanges entre les deux structures, une audience auprès du Ministre de l’énergie et une visite de la centrale solaire de Zagtouli ont ponctué le séjour de la délégation.

La Présidente de l’ARSE Mariam Gui Nikiéma (3e à partir de la gauche) a salué l’initiative de son homologue du Tchad

Face aux enjeux et à la complexité de leur fonction, les régulateurs du secteur de l’énergie des pays francophones ont créé, en novembre 2016, le Réseau francophone des régulateurs de l’énergie (RegulaE.Fr).  Favoriser les conditions propices à la connaissance mutuelle du mode d’exercice de leurs missions à travers des actions de partage d’information, de formation et de coopération technique, tel est le but poursuivi par ce réseau.  C’est ainsi que l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie électrique du Tchad, créée en 2019, a initié une mission du 21 au 24 septembre 2020 à Ouagadougou. Il s’est agi d’une visite de travail et d’imprégnation visant son opérationnalisation et la mise en place de ses services.

Le choix de l’ARSE du Burkina pour la visite

La délégation tchadienne immortalisant son passage à l’ARSE-Burkina, à travers cette photo de famille

«Nous avons choisi de venir nous imprégner de l’expérience de l’ARSE du Burkina au regard de son parcours et des résultats qu’elle affiche en matière de régulation de l’énergie», a indiqué le premier responsable de l’ARSE du Tchad à l’ouverture des travaux ce 21 septembre 2020. Pour la présidente de l’ARSE du Burkina Faso, Mariam Gui Nikièma, l’institution qu’elle dirige a bénéficié également, à sa création, des expériences de ses devanciers et «se fait le plaisir de partager les siennes avec ses homologues du Tchad».        Après une séance de présentation des missions respectives des deux structures, le programme qui a été convenu a permis à la délégation tchadienne de bénéficier d’une série d’exposés des experts de l’ARSE du Burkina sur l’organisation du marché de l’électricité (production, transport, distribution, commercialisation), les rôles et missions des principaux acteurs du secteur de l’énergie (public et privé), l’exercice des missions de contrôle du régulateur.

Sentiments de totale satisfaction

Le Directeur général de l’ARSE du Tchad, Jean-Paul M’Batna, en compagnie de son adjointe, Mariam Ikhlas Djarma

Au terme de la mission, le Directeur général Jean-Paul M’Batna a exprimé des sentiments de totale satisfaction. En effet, selon lui, «de façon globale, nous repartons renforcés dans nos attentes, ce qui permettra de faire les choses autrement. Cette mission nous a donné plus d’assurance et permettra d’aller un peu plus vite dans l’opérationnalisation de notre structure. Nous essaierons d’adapter les choses pour offrir en matière d’électricité un service de qualité aux populations tchadiennes ».

Un avis partagé par la Directrice générale adjointe, Mariam Ikhlas Djarma pour qui, « les échanges que nous avons eus durant ces quatre jours nous ont permis de voir l’ampleur du travail à faire et le challenge devant lequel nous serons confrontés ».

La délégation reçue au Ministère de l’énergie et à Zagtouli

La délégation a été reçue en audience par le Ministre de l’énergie,
Docteur Bachir Ismaël Ouédraogo…

La Présidente Mariam Gui Nikiéma s’est félicitée de la qualité des travaux car « ces quatre jours d’échanges ont permis d’aborder les problématiques relatives à la fonction régulatoire, notamment en termes organisationnels et fonctionnels, sans occulter, bien entendu, les contraintes et autres difficultés qui peuvent se présenter sur le terrain et les solutions qu’il faut envisager selon les cas ».   Elle a alors formulé des mots d’encouragement à l’endroit de ses hôtes et les a rassurés de la disponibilité de ses services techniques à les accompagner dans leurs domaines de compétences dans le processus d’opérationnalisation de leur structure.

… et a également effectué une visite de la centrale solaire de Zagtouli

A noter qu’en marge des échanges entre les deux parties, la délégation a été reçue en audience par le Ministre de l’énergie, Docteur Bachir Ismaël Ouédraogo. Elle a, en outre,  effectué une visite de la centrale solaire de Zagtouli.

Correspondance particulière de Yaya Soura,

Directeur de la communication

et de la documentation de l’ARSE

yayasoura@yahoo.fr

France-Burkina : L’association Tamounte au service des plus démunis à Réo

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La réalisation de 2 forages a permis de mettre fin aux corvées journalières des jeunes filles ou femmes qui étaient parfois obligées d’aller chercher de l’eau à 7 km

A Réo, au Centre-ouest du Burkina, l’Association Tamounte œuvre, depuis années, avec des partenaires, à un mieux-être des populations démunies à travers des initiatives de développement humain intégral qui vont de l’accès à l’eau potable à l’éducation en passant par l’agroforesterie, la santé.  Pleins feux sur ces actions porteuses  de progrès à la base, endogène de l’Association Tamounte.

L’agroforesterie, l’un des domaines d’intervention phares de l’Association Tamounte à Réo

 Après une expérience au Maroc, l’association française, Tamounte  est depuis quelques années, une actrice importante du développement local au Centre-ouest du Burkina, notamment  à Réo, dans la province du Sanguié, où elle mène une série de projets destinés à contribuer au mieux-être des populations, en proie à nombreuses difficultés : aridité des sols, pauvreté économique, problèmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ; faible taux de scolarisation.

Fin des corvées d’eau, centre de nutrition polyvalent

La réalisation de 2 forages a permis de mettre fin aux corvées journalières des jeunes filles ou femmes qui étaient parfois obligées d’aller chercher de l’eau à 7 km

Face au problème criard d’accès à l’eau potable, l’association a financé la réalisation de deux forages. Avant il n’y avait pas de points d’eau potable, hormis deux trous d’eau boueuses qui servaient  de sources d’approvisionnement en eau.

La réalisation de ces forages a permis de mettre fin aux corvées journalières des jeunes filles ou femmes qui étaient parfois obligées d’aller chercher de l’eau à 7 km de marche, dans la chaleur sur des pistes brûlantes.

Tamounte a aussi œuvré à la création  d’une activité agricole locale dans les parcelles du centre de nutrition avec une plantation de moringa, arbre adapté aux conditions climatiques du Sahel et très nutritif ; une unité de séchage des feuilles pour la consommation directe ; une unité de compost en technique traditionnelle pour avoir de l’engrais ; un potager sur le même site, en cultures associées pour avoir des légumes lors de la distribution de repas, et enfin un jardin médicinal essentiellement en artemisia, plante qui lutte efficacement contre le paludisme. Par ailleurs, l’association travaille à la mise en place d’une activité économique locale solidaire.

Au service l’Homme 

                                       

L’association dont  les membres sont composés essentiellement d’étudiants diplômés bénévoles et de professionnels adultes ; s’est fixée comme mission au Burkina Faso de participer à la lutte contre la malnutrition des plus pauvres et à la lutte contre le paludisme dans sa zone d’intervention. En aidant les familles et les populations à se prendre en charge dans un environnement difficile à travers des projets adaptés, Tamounte contribue au développement local.

«Notre association est au service l’Homme que nous  plaçons au cœur de nos projets, grâce à la création d’activités génératrices de revenus dans le respect de l’environnement.  Elle œuvre aussi à la création d’échanges interculturels entre différents pays», a confié la présidente, Valérie Passeport.

Une approche innovante du développement

Tout en inscrivant son action dans un cadre légal avec notamment des conventions de partenariat  en bonne et due forme signées avec les autorités locales, notamment le maire  et les responsables CREN  de Réo ; l’association Tamounte se distingue cependant par son approche qui privilégie  un développement endogène, les aspects de pérennité des actions menées.

« Lorsque nous avons élaboré le projet du Burkina Faso, nous avons également programmé les synergies d’appropriation pour le pérenniser. L’objectif n’est pas de créer des choses pour les voir disparaître après notre départ. Et nous sommes depuis le début du projet en lien étroit avec les chefs de village et les femmes. Nous avons incité chacun à transmettre son savoir aux populations désireuses de participer au projet jardins familiaux. Et si tout se passe toujours bien, les familles auront de petits  revenus en revendant leurs propres productions de poulets, de moringa, d’artemisia  issues de leurs jardins familiaux. Bref, ils ont compris et aussi conscience que l’association cesserait son soutien d’ici 18 et 24 mois, à la fin du projet», a expliqué  la présidente Valérie Passeport.

Ne pas s’arrêter si en bon chemin

L’association Tamounte n’entend pas s’arrêter en si bon chemin à Réo et entrevoit déjà d’autres challenges à relever, fort des acquis déjà enregistrés sur le terrain.

Alors que les plantations sont  en cours, l’association envisage de nouveaux projets. Les forages ayant libéré femmes et enfants, l’objectif est désormais d’inciter les familles à envoyer les filles à l’école, et pas simplement  les garçons.

«Pour cela, je souhaiterais que l’on trouve une solution pour offrir des repas du midi à tous les enfants bénéficiaires qui iront à l’école, des repas du midi à tous les enfants bénéficiaires qui iront à l’école, des repas avec les productions d’un potager installé au cœur de l’école.

Cela permettrait également d’aller vers des notions de travail collectif, et  d’apprentissage de la responsabilité de l’agro-culture. Cette réflexion est menée en partenariat avec les chefs du village qui vont faire également des propositions pour pousser les enfants à aller à l’école».

En plein dans le développement humain intégral

Les membres de l’Association Tamounte sont composés essentiellement d’étudiants diplômés bénévoles et de professionnels adultes

L’autre projet  important  envisagé par Tamounte, c’est  la purification de l’eau, soit avec les cosses de moringa et ou un système Wata. Enfin, l’association  et ses partenaires sur place projettent de faire de la production d’huile de graines de moringa.

On l’aura compris, avec Tamounte et ses partenaires à Réo, l’on est en plein dans le développement humain intégral. Rien ne se perd. Tout ce qui est produit sert au maximum les populations.

Que ce soit pour l’approvisionnement en eau potable, pour l’agriculture, la protection de l’environnement, l’autonomisation économique, la santé.

Bénédiction du Pape François

Bref, en un ou mille mots, un bel exemple de développement solidaire endogène opéré dans le cadre d’une initiative de coopération Nord-Sud, qui mérite d’être répliqué ailleurs pour un monde plus humain tel que prôné par le Vatican  qui s’est félicité de  l’action de l’association Tamounte en ces termes :

« Le Saint- père est sensible à votre engagement en faveur des démunis, qui répond à son invitation pressante à écouter le cri des pauvres (cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium n.190). Il vous assure de sa prière et il vous bénit de grand cœur, ainsi que vos collaborateurs pour mener à bien vos projets».

Les personnes physiques ou morales désireuses de soutenir l’action de l’association Tamounte, peuvent visiter :

www.associationtamounte.fr

www.helloasso.com

Ou  contacter ses responsables aux adresses :

Tel   : +33 6 28 10 90 99

Mail : valeriepsrt@gmail. com.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

Installations solaires dans les écoles et CSPS : Une étude révèle des résultats mitigés  

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Les participants à l'atelier de validation de l'étude posant pour la postérité

50% des installations solaires photovoltaïques dans les écoles et Centre de santé et de promotion sociale (CSPS)  en milieu rural et dans les zones  péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ne sont plus fonctionnelles. Cette proportion atteint même 70% pour les installations des établissements scolaires des zones rurales.  De plus, 15% de ces installations présentent des interruptions fréquentes et/ou prolongées de plus de deux heures par jour. Les principales causes des dysfonctionnements sont en grande partie dues à l’absence d’une politique de maintenance après la mise en service de ces installations ; la qualité des batteries et convertisseurs ; l’absence de comité local de gestion  et de formation de base des utilisateurs et ou de formations pour des techniciens au niveau local.

Les participants à l’atelier de validation de l’étude posant pour la postérité

Ce sont là quelques résultats d’une «Etude de cas sur l’état des lieux des installations solaires photovoltaiques dans les services sociaux base (Education et Santé) de l’Etat au Burkina Faso »  commanditée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme «Voix pour le changement» (V4CP) et dont la validation desdits résultats ont fait l’objet d’atelier ce mardi 29 septembre 2020 à Ziniaré.

L’étude de cas a été réalisé sur les installations du Projet « 385 infrastructures » portant sur la fourniture et la pose de systèmes solaires photovoltaïques au profit d’infrastructures sanitaires et scolaires en zones rurale, péri-urbaines et urbaines. Le Projet a été mis en œuvre par le Ministère de l’Energie du Burkina Faso à travers la Direction Générale des Energies Renouvelables sur la période 2015 à 2018.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier

L’état des lieux desdites installations a été effectué sur les installations situées en zones rurale et péri-urbaine à travers des investigations menées dans  166 infrastructures scolaires et 63 infrastructures sanitaires. Les installations investiguées couvrent 6 communes autour de la ville de Ouagadougou (Tanghin Dassoui, Saaba, Pabré, Komsilga, Komki-Ipala, Koubri) et 7 autour de la ville de Bobo-Dioulasso (arrondissements 1 à 7).

Au terme de l’analyse des données collectées sur le terrain, il ressort que 50% des installations solaires photovoltaïques dans les écoles et Centre de santé et de promotion sociale (CSPS)  en milieu rural et dans les zones  péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ne sont plus fonctionnelles. Cette proportion atteint même 70% pour les installations des établissements scolaires des zones rurales.

Des interruptions fréquentes et/ou prolongées de plus de deux heures

Des participants à l’atelier sont venus des organisations de la société civile et des structures publiques

 De plus, 15% de ces installations présentent des interruptions fréquentes et/ou prolongées de plus de deux heures par jour. Les principales causes des dysfonctionnements sont en grande partie dues à l’absence d’une politique de maintenance après la mise en service de ces installations ; la qualité des batteries et convertisseurs ; l’absence de comité local de gestion  et de formation de base des utilisateurs et ou de formations pour des techniciens au niveau local.

En termes de satisfaction des utilisateurs et/ou des bénéficiaires, les résultats  restent également mitigés. La satisfaction  est en effet appréciable au moment de la mise en route mais elle se dégrade considérablement lors de la phase d’exploitation.

Elle passe ainsi de près de 70% au lancement  à 10% en phase d’exploitation pour les établissements sanitaires et même en deçà de 5% pour les établissements scolaires.

Capacités inférieures aux besoins des utilisateurs

Gilbert Kazienga, expert en énergies renouvelables à la SNV, représentant du coordonnateur du Programme voix pour le changement a souhaite une pérennité des acquis

D’une manière générale, les capacités installées sont jugées largement inférieures aux besoins des utilisateurs ou  bénéficiaires.

Plus de 80% des bénéficiaires et usagers en font le constat au niveau des établissements sanitaires et près de 100% au niveau des établissements scolaires. Par ailleurs, plusieurs services électriques tels que la ventilation, les équipements bureautiques et informatiques ou l’éclairage public n’ont pas été pris en charge.

Dans certaines établissements, les acteurs locaux à travers les CVD et les COGES sont impliqués de manière satisfaisante avec la mise en place d’initiatives locales (cotisations pour la mise en place d’un fonds de maintenance, actions de formation de base et pour les jeunes).

2 principales recommandations

Les principales difficultés rencontrées par ces acteurs sont le manque de ressources financières et l’absence de compétences techniques au niveau local. Il faut toutefois préciser que ces initiatives salutaires ne concernent que 10% des établissements.

Pour soutenir l’effort du Gouvernement et de ses partenaires à travers les investissements consentis pour l’amélioration de l’accès aux services énergétiques des populations rurales et périurbaines, l’étude a émis  2 principales recommandations :

-la conception et la mise en œuvre d’un Programme national de mise à niveau des installations solaires photovoltaïques des établissements scolaires et sanitaires en zones rurale et péri-urbaine ;

-l’élaboration d’un Manuel ou Guide de mise en œuvre des Projets d’installations solaires photovoltaïques dans les établissements scolaires et sanitaires en zones rurales et péri-urbaine au Burkina Faso.

Admiration du PCR du Plateau Central

La première vice-présidente du Conseil régional du Plateau Central Fatimata Zerbo/Zongo, a présidé l’ouverture de l’atelier

Prononçant le mot d’ouverture de l’atelier la première vice-présidente du Conseil régional du Plateau Central Fatimata Zerbo/Zongo, représentant le Président du conseil régional (PCR) ; a salué l’action des organisations de la société civile dans le cadre du programme V4CP qui se battent chaque jour sur le terrain, dit-elle, pour «offrir un mieux-être aux populations, notamment en termes d’accès aux services et matériels d’énergies renouvelables de qualité.

Pour sa part, Gilbert Kazienga, expert en énergies renouvelables à la SNV, représentant du coordonnateur du Programme voix pour le changement a rendu hommages à tous les acteurs qui ont contribué à la mise en œuvre efficiente du V4CP qui s’achève cette année 2020. Et d’appeler à une poursuite de la dynamique dans le cadre de la Coalition CNPDER BF pour préserver et renforcer ces acquis du V4CP.

Quant à Yaya Ouattata, représentant du secrétaire exécutif de l’Association de gestion des ressources naturelles et de la faune de la Comoé-Léraba (AGEREF/CL), organisatrice du présent atelier de validation des résultats de l’étude ; il a souhaité en début de cérémonie la bienvenue aux différents participants, leur souhaitant également plein succès dans les travaux.

Volonté affichée de faire bouger les lignes

Au sortir du présent atelier, l’espoir est permis sur la question de l’amélioration des installations solaires photovoltaiques dans les services sociaux base (Education et Santé) de l’Etat au Burkina Faso » afin qu’elles participent véritablement à un meilleur accès des populations aux services énergétiques de qualité et partant, à leur mieux-être, au développement.

En tout cas, à écouter des acteurs comme Francis Sempore, modérateur ; Honoré Bonkoungou, chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun, très intéressée par la question des installations solaires dans les CSPS ; Fossène Tou de l’AGEREF-Comoé/LC ; Félicité Ilboudo de OCADES Dédougou ou Souleymane Ouédraogo de CEAS Burkina ;  les choses sont en bonnes en voie. Avec notamment la  volonté affichée par  les uns et les autres de faire en sorte que les lignes bougent dans le sens souhaité, c’est-à-dire la satisfaction de besoins des populations.

Martin Philippe

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 23 septembre 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 23 septembre 2020, en séance ordinaire, de 09 H 05 mn à 15 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE NEUF (09) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

– un décret portant autorisation de ratification des accords de coopération signés entre le Burkina Faso et la République de Turquie, lors de la deuxième session de la commission mixte de coopération, tenue les 02 et 03 octobre 2019 à Ouagadougou.

Ces accords concernent les domaines de l’agriculture, de la santé, du tourisme et de l’éducation.

L’adoption de ce décret permet la ratification de ces quatre accords de coopération entre notre pays et la République de Turquie.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– une ordonnance portant autorisation de ratification de la convention de crédit CBF 1320 01V signée le 18 juin 2020 entre le gouvernement du Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement du Programme Yéleen.

Le Programme Yéleen est un projet d’investissement pour le développement du secteur de l’énergie au Burkina Faso.

D’un montant de 49,20 milliards de F CFA, ce financement est composé d’un prêt de 45,92 milliards de F CFA et d’une subvention de 3,28 milliards de F CFA de l’Agence française de développement.

Ce financement s’inscrit dans la réalisation de la première phase du Programme Yéleen prévue pour une durée de 8 ans (2018-2025) dont le coût total est de 92,88 milliards de F CFA. Cette première phase du programme a pour objectif de doter la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) d’une capacité de production de l’électricité photovoltaïque supplémentaire de 50 MW, d’un réseau de distribution densifié et de capacités modernisées de gestion de ses équipements et de développer l’électrification rurale d’origine solaire hors réseau.

– un projet de loi portant organisation et règlementation des activités statistiques.

Ce projet de loi permettra à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences du domaine des statistiques et d’avoir un système statistique plus performant.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt N°2100150042348, conclu le 11 août 2020 entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) pour le financement du Programme d’appui en réponse à la crise de la COVID-19 dans les pays du G5 Sahel (PARC COVID-19 – G5 Sahel).

D’un montant de 20 000 000 d’Unité de compte (UC), soit 15 800 000 000 de F CFA, ce financement sous forme de prêt vise à soutenir le Burkina Faso dans la phase de riposte sanitaire et sociale à la pandémie de la COVID-19 et à contribuer à l’atténuation des risques macroéconomiques de la pandémie.

– un projet de loi de règlement et projet du compte général de l’administration des finances au titre du budget de l’Etat, exercice 2019.

Au terme de l’exécution des lois de finances, exercice 2019, le compte de résultat budgétaire se présente comme suit :

Les recettes au titre du budget général, exercice 2019 se sont établies à mille huit cent cinq milliards cent cinquante-cinq millions huit cent soixante-huit mille cinq cent cinquante-deux (1 805 155 868 552) F CFA contre des dépenses de deux mille cent trente-sept milliards six cent trente millions neuf cent dix mille trois cent soixante-dix (2 137 630 910 370) F CFA. Il se dégage ainsi un déficit de trois cent trente-deux milliards quatre cent soixante-quinze millions quarante un mille huit cent dix-huit (332 475 041 818) F CFA.

Quant au résultat des comptes d’affectation spéciale, il se chiffre à cinquante-neuf milliards quatre cent huit millions deux cent quarante-cinq mille quatre cent deux (59 408 245 402) F CFA.

En ce qui concerne le projet de loi de règlement au titre du budget de l’Etat, exercice 2019, le résultat indique un déficit de deux cent soixante-treize milliards soixante-six millions sept cent             quatre-vingt-seize mille quatre cent seize (273 066 796 416)                F CFA contre un déficit de trois cent trente-huit milliards cent seize millions quatre-vingt-un mille huit cent quatre-vingt-onze (338 116 081 891) F CFA en 2018, soit une amélioration de soixante-cinq milliards quarante-neuf millions deux cent quatre-vingt-cinq mille quatre cent soixante-quinze (65 049 285 475) F CFA en 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un décret portant autorisation de recrutement, à titre dérogatoire, d’agents en activité à la Direction des infrastructures et de l’équipement pour le compte de la Présidence du Faso.

Suite à l’audit organisationnel et financier de la Présidence du Faso effectué en 2015 par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), quarante-huit (48) agents en situation administrative irrégulière exerçaient à la Direction des infrastructures et de l’équipement pour le compte de la Présidence du Faso.

L’adoption de ce décret permet le recrutement à titre dérogatoire, de 19 de ces agents en activité à la Direction des infrastructures et de l’équipement pour le compte de la Présidence du Faso.

Le Conseil a également instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines en vue du règlement des droits légaux et des dommages des 26 autres agents civils et militaires de cette direction ne pouvant pas être intégrés pour dépassement de l’âge d’intégration à la Fonction publique d’Etat.

– un décret portant autorisation d’engagement à titre exceptionnel d’agents contractuels en activité à la Direction générale des transports terrestre et maritime (DGTTM) pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

Pour soutenir son fonctionnement, la DGTTM avait recruté vingt-trois (23) agents contractuels dont les salaires étaient payés à partir des ressources du Fonds d’équipement créé à son profit en 2006.

Suite aux réformes opérées en 2018 par le gouvernement relatives à la gestion de ce fonds, la prise en charge des salaires de ces contractuels se pose avec acuité.

Sur les 23 agents contractuels recrutés, vingt (20) remplissent les conditions requises pour être intégrés à la Fonction publique d’Etat.

L’adoption de ce décret permet d’intégrer ces 20 agents contractuels de la DGTTM à titre dérogatoire, conformément aux dispositions de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

I.1.6. Pour le compte du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

– un décret portant approbation du Schéma directeur d’aménagement du Grand Ouaga (SDAGO), horizon 2025.

Ce décret fait suite à la révision du Schéma directeur d’aménagement du Grand Ouaga. Mise en œuvre depuis 2017, le SDAGO a rencontré de nombreuses difficultés qui ont été des goulots d’étranglement à sa réalisation effective.

L’adoption de ce décret vise une meilleure organisation de l’espace dans le Grand Ouaga et une maîtrise de son développement.

I.1.7. Pour le compte du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

– un rapport relatif à une proposition de baptême du Centre national d’artisanat d’art (CNAA) en Centre national de formation en artisanat d’art Birigui Julien OUEDRAOGO (CNFAA-BJO).

Le Conseil a marqué son accord pour le baptême du Centre national d’artisanat d’art (CNAA) en Centre national de formation en artisanat d’art Birigui Julien OUEDRAOGO (CNFAA-BJO).

 

II.COMMUNICATIONS ORALES

 

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a présenté au Conseil la situation liée à la destruction d’une mosquée dans le quartier Panzani dans l’arrondissement n°09 de Ouagadougou.

Le Conseil appelle les protagonistes au calme, à la retenue afin qu’une solution qui garantisse l’effectivité des droits et le respect de la liberté de culte soit trouvée au bénéfice de la cohésion sociale et de la paix.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le point de la visite de travail du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, le 17 septembre 2020 à Abuja.

Cette visite a permis au Président du Faso et au Président de la République fédérale du Nigéria, Son Excellence Monsieur Muhammadu BUHARI de passer en revue la coopération bilatérale et d’échanger sur des sujets d’intérêt commun. Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé la nécessité de renforcer et de consolider cette coopération.

II.3. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil le point des préparatifs de la rentrée scolaire 2020-2021 dans les structures éducatives.

Une feuille de route a été élaborée pour assurer un bon déroulement de l’année scolaire 2020-2021.

II.4. Le ministre de la Santé a présenté au Conseil les conclusions du Forum national sur la COVID-19, tenu le 22 septembre 2020 à Ouagadougou.

Les participants se sont félicités de l’engagement communautaire indispensable pour contenir la propagation de la COVID-19 et ont appelé au financement des plans régionaux de riposte et au respect des mesures barrières.

II.5. Le ministre des Infrastructures a informé le Conseil du lancement le 29 septembre 2020 à Kotédougou (commune de Bobo-Dioulasso),  des travaux de modernisation des péages routiers du Burkina Faso.

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

 

A.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

Madame Hortense Marie Marthe ZIDA/KANKYONO,    Mle 29 444 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Attachée de presse près l’Ambassade Mission permanente du Burkina Faso à Genève (Suisse) ;

Monsieur Jérémie NION, Mle 78 662 P, Conseiller de presse,   1ère classe, 10ème échelon, est nommé Attaché de presse près l’Ambassade représentation permanente du Burkina Faso à Bruxelles (Belgique) ;

Monsieur Laciné GANAME, Mle 117 387 M, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication,    1ère classe, 4ème échelon, est nommé Attaché de presse à l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan (Côte d’Ivoire).

 

B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Monsieur Dagnidoma Alphonse YODA, Mle217 558 C, Commissaire principal de police,grade 2, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Centre-Ouest ;

Monsieur Wendkouni Barthélemy YANOGO, Mle111 487 C, Commissaire de police, 2ème classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Plateau-Central.

 

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Monsieur Amidou ZERBO, Mle 113 366 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur du Centre d’éducation et de réinsertion des mineurs en conflit avec la loi (CERMICOL).

C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Monsieur Boukary Jean Baptiste de la Salle BEREHOUNDOUGOU, Mle49 690 P, Inspecteur des douanes, 3ème grade, 3ème échelon, est nommé Chargé de Missions ;

Monsieur Adama NANA, Mle49 366 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique principal ;

Monsieur Salekou ZAHI,Mle49 359 U, Inspecteur des douanes,3ème grade, 2ème échelon, est nommé Inspecteur technique ;

Monsieur Issa ZAN, Mle49 360 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique ;

Monsieur Amadou OUEDRAOGO, Mle51 962 V, Inspecteur des douanes,3ème grade, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique ;

Monsieur Tensibri Paul SAWADOGO,Mle49 372 V, Inspecteur divisionnaire des douanes,3ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur du personnel et de la logistique ;

Monsieur Robert KONTOGOM, Mle51 965 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 2ème échelon,  est nommé Directeur des régimes économiques et particuliers ;

Monsieur Victorien ZOUGRANA, Mle49 362 V, Inspecteur des douanes, 3ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la règlementation de la facilitation et de la coopération douanière ;

Monsieur Oumaro OUEDRAOGO,Mle51 967 P, Inspecteur divisionnaire des douanes,2ème grade, 5ème échelon, est nommé  Directeur de la lutte contre la fraude et de la surveillance du territoire ;

Monsieur Michel OUEDRAOGO, Mle51 964 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 2ème échelon,  est nommé Directeur de la valeur, de l’analyse du risque et du renseignement ;

Monsieur Mikaïlou DIARRA, Mle49 370 S, Inspecteur divisionnaire des douanes,grade terminal, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’information et des statistiques ;

Monsieur Alidou OUEDRAOGO, Mle51 963 F, Inspecteur divisionnaire des douanes,3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la comptabilité douanière ;

Monsieur Issa NANA, Mle51 971 P, Inspecteur divisionnaire des douanes,3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Centre ;

Monsieur Moulaye DEMBELE, Mle51 974 F, Inspecteur divisionnaire des douanes,3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Centre-Est ;

Madame Pulchérie Dommèkilè DABIRE/SOMDA,Mle51 968 R, Inspecteur des douanes, classe intermédiaire, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale des douanes du Centre-Sud ;

Monsieur Siaka ZOU, Mle49 369 E, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur régional des douanes de l’Est ;

Monsieur Victor ILBOUDO, Mle51 973 V, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe terminale,2ème échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Nord ;

Monsieur Nab Alexis DABIRE, Mle51 975 S, Inspecteur divisionnaire des douanes,classe terminale,3ème échelon, est nommé Directeur régional des douanes de l’Ouest ;

Monsieur Franck Eric Joel OUEDRAOGO, Mle51 976 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, classe terminale,3èmeclasse, 2ème échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Sud-Ouest.

 

D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONLE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Monsieur Arsène Ratalignian OUEDRAOGO, Mle91 680 H, 1ère classe, 2ème échelon, Administrateur des services financiers, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE).

 

E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

Monsieur Pierre OUEDRAOGO, Mle 211 786 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Secrétaire général du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré.

 

F.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Monsieur Ousmane DJIGUEMDE, Mle 37 289 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Secrétaire technique de l’Institut des peuples noirs    (ST-IPN).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère des Mines et des carrières.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Kibsa Issaka NONG-NOGO, Mle 225 600 A, Ingénieur de l’énergie, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Energie au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans en remplacement de Monsieur Bruno KORGO.

Le second décret nomme Monsieur Maurice SAWADOGO,  Mle 95 141 Z, Instituteur certifié, Administrateur représentant le personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien (ATOS) au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B.MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 28 138 B, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat au titre de la Primature au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’Ordre national

Emploi des jeunes : «Attention à l’explosion de cette  bombe !», prévient le CFOP

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Les conférenciers du CFOP ont dénoncé plusieurs maux sociaux

Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a tenu ce 22 Septembre 2020 à Ouagadougduu son point de presse hebdomadaire.  Animé par le président du Parti des militants pour le peuple  (PMP), Abdoulaye Arba et celui du Parti national des démocrates sociaux  (PNDS), Yumanli Lompo, la conférence s’est déroulée au tour de quatre sujets phares.

Les conférenciers du CFOP ont dénoncé plusieurs maux sociaux

Pour le rendez-vous avec la presse, quatre sujets principaux étaient à l’ordre du jour du rendez-vous ce 22 septembre 2020 du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) avec la presse.

Il s’agit d’abord de la colère exprimée par les habitants de Nagré suite à l’assassinat de trois Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) par des terroristes. Cet incident qui s’est produit dans le Gourma le 17 Septembre passé a suscité une indignation de la part de la population locale qui avait l’intention d’attaquer le village d’où seraient venus les terroristes.

L’Opposition politique félicite le gouverneur de la région de l’Est pour avoir calmé la population. Pour elle, l’acte posé par les populations de Nagré témoigne de l’abandon dont elles sont victimes de la part du pouvoir en place. «C’est un acte lourd de sens qui doit faire réfléchir le régime du MPP, plus préoccupé par la reconquête du pouvoir que de la situation chaotique dans laquelle il a mis le Burkina».

Le CFOP s’est aussi exprimé à propos des concours directs de la fonction publique, session 2020, lancés le 18 Septembre dernier. A ce niveau, le président du PMP, Abdoulaye Arba n’a pas mâché ses mots. II a laissé entendre que beaucoup des jeunes qualifiés et diplômés iront « se jeter dans les bras des ennemis », ou s’adonneront à des activités illicites si les issus de secours leur restent fermés; «la question de l’emploi des jeunes est une bombe qui ne tardera pas à exploser, si on n’y prend garde», prévient-il. Yumanli Lompo, lui, pense que pour un gouvernement qui prend des responsabilités, «la fonction publique doit être le dernier recours ». Pour les concours de cette année, plus de 1 290 000 candidats sont enregistrés pour près de 4.700 postes à pouvoir, soit plus de 270 candidats pour un poste.

La rentrée scolaire  2020-2021 est prévue pour le Jeudi 01 octobre. Tout en souhaitant une bonne année scolaire aux enseignants, aux élèves et à tous les acteurs de l’éducation, l’Opposition politique appelle le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour la scolarisation des enfants déplacés internes et pour la réouverture des 4.000 écoles fermées ou détruites à cause du terrorisme. Pour elle, le gouvernement se doit de respecter sa parole et de donner la considération qui sied aux métiers de l’éducation et aux conditions de travail des enseignants et des apprenants. «Concernant la fronde sociale, le gouvernement doit changer le fusil d’épaule, a-t-elle affirmé, et essayer cette fois-ci la carte de la franchise, de l’humilité et de l’anticipation». Selon elle, il sera prudent que le gouvernement prépare, pour cette rentrée un plan de riposte à la COVID-19 afin d’éviter le drame vécu par les élèves de l’ENAM en service militaire à Bobo Dioulasso.

Le CFOP a affirmé, au cours de cette conférence, avoir été informé de la collecte de carte d’électeurs et de photocopies de carte d’électeurs par « des individus proches du pouvoir, au près des femmes de plusieurs localités du Burkina. L’arrondissement 09 de Ouagadougou, Réo et Korsimoro dans le Sanmatenga sont les localités concernées, et ce, dit-il, en promesse d’aide. De ce fait, il exhorte les personnes témoins de ces pratiques dans les villages où les secteurs à contacter rapidement la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ses démembrements ou la police. Pour sa part, l’Opposition politique dit être très vigilante et être prête à se montrer sans pitié envers les individus qui s’adonneront à ces pratiques.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Musique : A la découverte du humble et ambitieux Adayi Bassolé !

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Adayi Bassolé vient de mettre son deuxième album sur le marché

A l état civile Bassolé Bassième, le jeune Adayi Bassolé est à la fois un humble et ambitieux chanteur Burkinabè vivant à Abidjan en Côte d’Ivoire, où il vient de mettre sur le marché son deuxième album avec le studio rhumic pro.

Adayi Bassolé vient de mettre son deuxième album sur le marché

Il n’est pas encore connu du grand public, ni dans son pays de résidence la Côte d’Ivoire, ni dans son pays le Burkina Faso, mais il a déjà parcouru  la moitié de la planète, voyageant en Afrique, en Asie et en Europe. Lui, c’est le jeune musicien  Burkinabè, Adayi Bassolé, à l’état civil Bassolé Bassième.

Après un premier album en 2014, l’artiste vient de mettre sur le marché de disque son deuxième album avec le studio rhumic pro à Abidjan. L’album est intitulé «ADAYI» et signifie «Dieu est notre père». Il comprend 6 titres.

Comme dans son premier album, il y chante Dieu, preuve de son humilité vis-à-vis de son Créateur qui a fait de lui, dit-il,  ce qu’il est devenu.

«J’ai décidé de chanté Dieu parce qu’il a fait des miracles dans ma vie. Je suis issu d’une famille démunie. Mais, grâce à Dieu, je voyage aujourd’hui partout en Europe, en Asie. Je suis un chantre de Dieu», confie-t-il.

Les  36 ans bien sonnés aujourd’hui, l’artiste-voyeur qu’est devenu Adayi Bassolé est né à Mousséo, dans la commune de Didyr, province du Sanguié. Il y fréquente l’école primaire de 1990 à 1990 avant de rejoindre Abidjan où sa rencontre avec Dieu lui ouvra des portes dans la vie. Après son baptême, il s’envolera pour Séoul, la Corée du Sud, où il suivra une formation en changement de mentalité. Il se rendra ensuite en Chine, puis en France, pour ne citer que ces pays-là.

Attachament au Faso

Même si Adayi Bassolé n’hésite pas à partir pour d’autres cieux, il s’est dit profondément attaché au Burkina Faso, où il a récemment tourné le clip de son album avant de retourner à Abidjan. A ce titre il chante aussi le Faso qu’il qualifie de «Beau pays».

Le jeune chanteur ambitionne contribuer par ses chansons au développement local car, dit-il, «il reste encore beaucoup à faire pour sortir les populations de nos villages de la pauvreté. Chacun, selon son demaine de compétence, peut apporter sa pierre dans cette inlassable œuvre  de promotion de l’humanité dans nos campagnes». Preuve aussi que Adayi Bassolé a aussi des ambitions qui vont au-delà de rendre hommage à Dieu pour ses bienfaits à son égard.  Dans son nouvel album, il conscientise également la jeunesse pourqu’elle s’assume devant Dieu et les Hommes.

Comme préoccupation personnelle, l’artiste confie être à la recherche d’un producteur professionnelle pour une meilleure promotion de son album. A Abidjan, Angré, les mélomanes peuvent s’offrir l’album ADAYI au prix unitaire de 2 000 F CFA.

Pour toute fin utile, l’artiste est joignable au : +225 87 14 37 80 (numéro Whatzapp).

 

Christian Tas

Burkina Demain

CNPDER – ME : Un protocole de collaboration pour renforcer la synergie d’action

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Echange de paraphes entre le ministre de l'énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo (à droite) et le président de la CNPDER BF, Charles Didace Konseibo, à l'issue de la signature du protocole de collaboration

Dans l’optique de mener en synergie le combat pour plus d’accès des populations burkinabè aux services et équipements énergétiques de qualité ; le Ministère de l’énergie (ME) du Burkina Faso et la Coalition nationale de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER BF) ont signé, ce jeudi 17 septembre 2020, un protocole de collaboration. C’est le ministre de l’énergie, Docteur Bachir Ismaël Ouédraogo qui a présidé la cérémonie, dans l’enceinte de son département ministériel.

Echange de paraphes entre le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo (à droite) et le président de la CNPDER BF, Charles Didace Konseibo, à l’issue de la signature du protocole de collaboration

Le président de la Coalition nationale de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER BF), Charles Didace Konseibo, et le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, ont paraphé et signé ce 17 septembre 2020 à Ouagadougou, un protocole de collaboration destiné à assurer une meilleure synergie d’actions entre le Ministère de l’énergie (ME) et la CNPDER BF en vue favoriser un plus grand accès des populations burkinabè aux services énergétiques.

Les actions de la CNPDER BF appréciée

Le ministre de l’énergie, le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, s’est félicité des actions de la coalition CNPDER BF

Dans son intervention le ministre de l’énergie a apprécié les actions de la CNPDER BF qui s’inscrivent, a-t-il dit, en droite ligne des missions assignées à son département dans le cadre de la réalisation des objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES) dans le secteur de l’énergie.

Appréciant à sa juste valeur le présent protocole de collaboration, Dr Ouédraogo pense que sa mise en œuvre  effective devra permettre de renforcer la collaboration du ME avec les acteurs de la société civile et de renforcer les acquis engrangés au cours de ces cinq dernières années : le taux d’accès à l’électricité en ville est passé de 23% en 2015 à 45% en 2020, tandis qu’en campagne il est passé dans la même période de 3% à 21%.

A entendre le ministre de l’énergie, il faut viser plus haut dans les années à venir. «L’on ne peut pas se satisfaire de ces 45% d’accès à l’énergie. L’accès universel doit être notre leitmotiv», a-t-il laissé entendre.

Espoir de la Coalition CNPDER-BF

Le président de la CNPDER BF, Charles Didace Konseibo, procédant à la signature du protocole de collaboration

La CNPDER BF par la voix de son président, Charles Didace Konseibo a dit fonder beaucoup d’espoir sur le présent protocole de collaboration avec le ministère. Créée le 3 août 2017 et forte aujourd’hui de 29  organisations membres, la CNPDER BF s’est assignée comme mission de «susciter, renforcer et animer les dynamiques de réseautage sur la problématique de l’accès à l’énergie durable, à travailler pour l’implication, la participation et le partenariat des organisations de la société civile dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques en matière d’énergie».

A ce titre, la mise en œuvre efficiente du protocole devrait, dans l’entendement de la Coalition, favoriser la réalisation sur le terrain de sa  vision, à savoir  «Une société civile impliquée suffisamment au niveau national et local dans le dialogue et la prise de décision en matière d’accès des populations à l’énergie en général et de l’accès à l’énergie durable en particulier pour de meilleures conditions de vie de la population».

«L’avènement du présent protocole de collaboration Ministère Energie – Coalition CNPDER-BF constitue un réel espoir en termes de synergie d’actions en vue d’apporter des solutions aux préoccupations des populations en matière de services d’énergies renouvelables de qualité», a en outre indiqué le président de la CNPDER BF.

Disponibilité du ministre et ministère saluée

Terminant son intervention, le ministre de l’énergie, Bachir Ismaël Ouédraogo, s’est voulu rassurant quant à sa disponibilité et celle de son département à jouer leur partition pour que le présent accord soit mis en œuvre au grand bonheur des populations.

«Vous avez notre entière collaboration, notre entière disponibilité. (…) Nous sommes une équipe. Dans une équipe chacun a son rôle à jouer», a-t-il assuré, exhortant les premiers responsables des directions générales du ministère à prendre les dispositions idoines pour que la synergie d’action avec la CNPDERBF se renforce sur le terrain. Une ouverture et disponibilité saluée par le président de la CNPDER-BF.

Cette ouverture et disponibilité du ministre de l’énergie ont été également saluées par les responsables présents des organisations de société civile ; notamment le coordonnateur du Programme voix pour le changement (V4CP), Mahamadou Badiel et le secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou, l’abbé André Toé.

La contribution du V4CP au renforcement des capacités des OSC

Le coordonnateur du programme V4CP, Mahamadou Badiel, a souhaité la pérennité de ses acquis avec ce protocole de collaboration avec le ministère de l’énergie

Avec l’appui financier du ministère néerlandais des affaires étrangères, le Programme V4CP piloté par la SNV, a été pour beaucoup dans le renforcement des capacités des organisations de la société civile du secteur des énergies renouvelables. V4CP a par exemple été d’un grand soutien dans le financement des activités de la Coalition CNPDER BF. Et son coordonnateur Badiel de souhaiter plein succès au présent protocole de collaboration avec le ministère dans un souci notamment de la préservation des acquis du V4CP, puisque le programme prend fin cette année 2020 après quatre années de mise en œuvre.

Le secrétaire exécutif de l’OCADES Dédougou, l’abbé André Toé, souhaitant la bienvenue à la signature du protocole pour lequel son organisation a joué un grand rôle

Le président de la CNPDER BF Charles Didace Konseibo a salué cette contribution inestimable du Programme V4CP. Charles Didace Konseibo a également fait mention spéciale au Secrétariat Exécutif Diocésain OCADES Dédougou qui a mené avec succès les discussions avec le Ministère de l’Energie jusqu’à la conclusion du protocole de collaboration.

Photo de famille des acteurs la cérémonie de signature du protocole de collaboration entre le ministère de l’énergie et la Coalition CNPDER-BF

Conclusions du forum national sur la régulation remises au ministre de l’énergie

En marge de la signature, ce jeudi 17 septembre 2020 à Ouagadougou, du protocole de collaboration entre la Coalition nationale de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER BF) et le Ministère de l’énergie (ME) , Dr Bachir Ismaël Ouédraogo a reçu officiellement les conclusions du forum national du secteur des énergies renouvelables sur la régulation tenu les 22 et 23 juillet derniers.

Le forum, faut-il le rappeler, avait pour objectif global de mener des réflexions sur la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso.

Les travaux menées en groupes et en plénière ont abouti à la proposition d’une feuille de route pour l’opérationnalisation des normes de régulations du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso.

En effet, la feuille de route comprend l’ensemble des recommandations du Forum National sur la Régulation.

Philippe Martin

Burkina Demain

Université Pr Joseph Ki Zerbo : Boukary Nébié désormais Docteur ès lettres et sciences humaines

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Boukary Nébié (2e à partir de la droite) est désormais Docteur ès lettres et sciences humaines

Boukary Nébié  a soutenu avec brio, ce jeudi 17 septembre 2020, sa thèse de doctorat à l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou. Il devient ainsi Docteur ès lettres et sciences humaines après son grand oral académique devant un jury présidé par l’ancien ministre et ancien président de ladite université Pr Joseph Paré et comprenant les professeurs Yves Dakouo, maître de mémoire, et George Savadogo.

Boukary Nébié (2e à partir de la droite) est désormais Docteur ès lettres et sciences humaines

«Analyse du discours : argumentation et conflit dans le discours syndical»; c’est sous ce thème que Boukary Nébié, après trois années de recherche, a soutenu sa thèse de doctorat unique en science du langage, ce 17 Septembre à Ouagadougou.

C’est sous le regard attentif des professeurs Joseph Paré, président du jury, Yves Dakouo et Georges Sawadogo que Boukary Nébié a présenté sa thèse à l’université Joseph Ki-Zerbo. À travers cette thèse préparée avec l’appui du Pr Yves Dakouo, Boukary Nébié, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas déçu les membres du jury. En effet, à l’issue de sa présentation et des différentes questions  auxquelles il a su apporter avec satisfaction des réponses, la thèse du doctorant Nébié a été déclaré recevable, consacrant ainsi Boukary Nébié, docteur avec la mention  » très honorable ».

Il a travaillé  d’arrache-pied pour y arriver

Le travail du chercheur Nébié a porté sur l’analyse du discours syndical

Pour arriver à ce résultat, Boukary Nébié a dû travailler d’arrache-pied et a analysé tous les angles de son thème. Le modèle de discours conflictuel étudié, conformément au thème, a été extrait des différents discours de la CGT-B (Confédération générale du travail du Burkina), de 1988 à 1999; des choix qui se justifient très bien et qui ont su convaincre les membres du jury. Selon Nébié, trois raisons principales ont motivé à faire son choix.

D’abord, au niveau du diplôme d’étude approfondie (DEA), son travail était axé sur l’analyse des discours de l’ANEB (Association nationale des étudiants du Burkina), donc le but était de poursuivre dans la même logique afin d’approfondir les recherches.

Ensuite, la C.G.T-B a été choisie en raison de la filiation entre elle et l’ANEB, toutes deux des organisations syndicales de la gauche. Enfin, la période de 1988 à 1999 a été choisie car la première date correspond à l’année de création de la C.G.T-B et la seconde, à l’année à laquelle a été créée l’UAS (l’Unité d’action syndicale).

Quant à la C.G.T-B, l’impétrant  dit avoir fait le choix de la structure compte tenu du fait qu’elle a les discours qui correspondent au mieux au type de discours auquel il s’est consacré, c’est-à-dire le discours conflictuel.

Présentation du travail appréciée par le jury

Le jury présidé par le Pr Joseph Paré a jugé le travail recevable

Pour le Pr Joseph Paré, Boukary Nébié a fait une bonne présentation aussi bien au niveau du document qu’à la présentation du travail. C’est  «un travail de très bonne qualité, un sujet original», a-t-il conclu. Le présentateur, lui, n’a pas caché ses émotions à la suite de la délibération.

Ce sont des sentiments  «de fierté et de joie, dit-il, de savoir qu’on a pu conduire les recherches jusqu’à ce niveau et d’être devant un jury composé d’éminents enseignants du domaine et qui, à l’unanimité ont reconnu les qualités et les mérites du travail». Boukary Nébié  appelle ceux qui souhaiteraient suivre ses pas, à se consacrer au travail, à ne pas abandonner car pour lui, la recherche a ses contraintes et c’est au bout de l’effort qu’il y a la récompense. «Si on travaille, s’il y a l’abnégation, on peut réussir », va-t-il conclure.

Elargir sa recherche au discours politique

Parents, amis, collègues et connaissances ont suivi avec intérêt la présentation du travail du Dr Boukary Nébié

Comme perspectives, Nébié entend élargir la recherche à toutes les centrales syndicales burkinabè, poursuivre en faisant une étude comparative de la pratique syndicale en Afrique, c’est-à-dire entre le Burkina et d’autres États du continent, élargir la réflexion au discours politique, religieux, étatique, etc et faire une étude du rapport entre le syndicalisme et le discours politique. En attendant, le jury a souhaité que, au regard de la qualité de la thèse, Nébié travaille à l’éditer.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Casse de conduites ONEA à Ouaga : Les réparations en cours

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Ce communiqué de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) est relatif à la casse d’une conduite fonte alimentant le quartier Dayongo et une partie de Karpala. «Les réparations sont en cours» assure le communiqué.

«Casse de conduites ONEA à Ouagadougou

Suite aux travaux de voirie à Karpala, l’entreprise GLOBEX a cassé une conduite fonte de grande capacité (DN400) alimentant Dayongo et une partie de Karpala. Cette situation occasionnera des baisses de pression voire  des  coupures d’eau dans le quartier Dayongo.

Les réparations sont en cours et la situation se rétablira progressivement au cours de la matinée  du lundi 14/ 09/ 2020.

L’ONEA s’excuse auprès  de son aimable clientèle pour les désagréments que cette situation pourrait causer.

ONEA, à votre service !

Le Département Communication».

Coronavirus au Burkina : 193  nouveaux cas confirmés à la date du 11 septembre

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Le ministre

193 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (189 à Bobo-Dioulasso et 4 à Ouagadougou) et 8 nouvelles guérisons. C’est les données du rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 11 septembre 2020.

Le ministre

Avec 8 nouvelles guérisons, le nombre total de guérisons, depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso en 2020, passe à 1 135 à la date du 11 septembre 2020. A la même date, l’on a enregistré 193  nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (189 à Bobo-Dioulasso et 4 à Ouagadougou, ce qui donne un total de 1 707  cas confirmés depuis le 9 mars 2020, date de l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso. Le nombre total des décès à la date du 11 septembre reste 56. Nombre de cas actifs : 516.

Burkina Demain