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Régulation médiatique de la pré-campagne électorale : Eclairages de Me Prosper Farama

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Le conférencier du deuxième numéro du Club de la presse, Me Prosper Farama

Le célèbre avocat burkinabè, Me Prosper Farama, a animé ce samedi 12 septembre 2020, le deuxième numéro du club de la presse du Centre national de presse Norbert Zongo. Au menu des échanges avec les journalistes, la régulation des médias en cette période de pré-campagne électorale.

Le conférencier du deuxième numéro du Club de la presse, Me Prosper Farama

«Encadrement des activités de pré-campagne électorale et liberté de la presse au Burkina Faso: quelles lectures ? ». C’est ce thème d’actualité que Me Prosper Farama  a développé ce samedi à l’occasion du deuxième numéro du club de la presse du Centre national de presse Norbert Zongo.

Naturellement,  médias, organes de régulation,  élections, démocratie, politique, liberté ont été les maître-mots au cours de cette conférence.

L’avocat Farama dans son élément

Pour maître Farama, la question fondamentale des élections en lien avec la question de la liberté de presse, la liberté d’expression, la communication en général se pose car, «une démocratie, quelle qu’elle soit a besoin de la presse pour exister ». Dans la démocratie, les médias sont ce qu’il a résumé par : «des chiens de garde», en ce sens que ce sont eux qui doivent observer, regarder, contrôler l’action publique. C’est donc croire qu’il est plus que nécessaire que la presse soit libre; car, a-t-il dit, «même la liberté d’expression passe par la liberté de presse ».

Visiblement dans son élément d’avocat des médias, maître Farama n’a pas mâché  ses mots. Les organes de régulation sont une arnaque en démocratie, a-t-il soutenu tout en admettant que toute liberté doit être contrôlée. Alors, à quoi servent les organes de régulation ?, s’est-il interrogé,  avant d’expliquer que la principale fonction d’un organe de contrôle est de réguler les médias dans le but de consolider le processus démocratique, d’apporter un soutien aux médias afin qu’ils puissent apporter leur pierre à la construction démocratique. Pour mieux expliciter les choses, il prendra  exemple du Conseil supérieur de la communication (CSC) qui, à ses yeux, est «un contre-pouvoir de la démocratie».

En parlant de la période de pré-campagne, de campagne déguisée, il pense que le CSC ne s’est pas contenté d’interpréter la loi, chose dont il n’a pas le pouvoir et pire, il a procédé, a-t-il dit, à un ajout. «Le CSC, en tant que organe de régulation se classe dans la catégorie des institutions rattachées au pouvoir exécutif »; «il n’y a que le législateur qui légifère », a-t-il laissé entendre.

Le conférencier pour l’auto- régulation 

Les médias confessionnels ont également fait objet d’échange dans le cadre de cette rencontre. Pour maître Prosper Farama, certains dispositifs adoptés par le CSC vis-à-vis de ces médias n’ont pas de raison d’être. Lorsque le CSC dit : «Considérant la nécessité de préserver la neutralité politique des médias confessionnels et communaux », «considérant le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso marqué par l’extrémisme violent et tenant compte des impératifs de préservation de la paix et la cohésion sociale dans la perspective des consultations électorales», maître répond en disant ne pas comprendre et se serait senti « insulté  » s’il était un média confessionnel ou communautaire.

Il est par ailleurs, convaincu que l’autorégulation est la meilleure et par conséquent, doit être observée au niveau de la presse. Cela signifie, dans son entendement, que le pouvoir doit être donné aux journalistes de s’auto-discipliner en cas de faute professionnelle, comme c’est le cas dans bien d’autres domaines. Et d’indiquer que «le journalisme au Burkina devrait être une des forces sociales les plus puissantes».

Rôle des médias en démocratie 

Me Farama a rappelé le rôle des médias en démocratie qui, selon lui, est de faire en sorte que la liberté d’expression soit garantie, de faire en sorte pour que le vote, « la pierre angulaire  » de la démocratie électorale ait un sens, parce que pour qu’il y ait un vote, « il faut, dit-il, que le peuple sache de quoi on parle « . Et pour que le peuple sache cela, il faut que les opinions des candidats puissent être diffusés, chose que les médias sont les seuls à pouvoir faire le mieux possible.

Aziz Yoda

Burkina Demain

RIJ : La 4e édition du Prix PaxSahel officiellement lancée

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Les conférenciers du RIJ au cours du lancement de la 4e édition du Prix RIJ

C’est parti pour la quatrième édition du Prix PaxSahel du Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ), concours destiné à promouvoir l’excellence dans le traitement de l’information liée aux conflits». Les organisateurs étaient face à la presse ce samedi à Ouagadougou pour donner de plus amples informations sur ledit prix.  

Les conférenciers du RIJ au cours du lancement de la 4e édition du Prix RIJ. Adama Salembéré (micro) dans ses explications

Dans le cadre de ses activités, le Réseau d’initiative des journalistes (RIJ) a initié, depuis 2017,  avec ses partenaires,  un concours en journalisme, qui vise à  promouvoir l’excellence dans le traitement de l’information liée aux conflits. Il s’agit du Pax Sahel. Le lancement de l’édition 2020 du est intervenu ce samedi 12 septembre 2020 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse.

Journalistes de 3 pays du Sahel

Le prix Paxsahel est ouvert aux journalistes de trois pays du Sahel, à  savoir le Burkina Faso, le Mali, et le Niger. Les postulants doivent être des travailleurs des médias audiovisuels (radio, télévision), de la presse écrite et en ligne.

L’initiative du prix est partie, selon le secrétaire général du RIJ, Adama Salembéré, du constat que les médias peuvent être des vecteurs d’un vivre ensemble harmonieux ou être des acteurs aggravants de situation conflictuelle. Ce type de journalisme, a-t-il indiqué, interpelle les médias des 13 régions du Burkina Faso, sur l’impact de leurs productions et leurs responsabilités dans la société.

3 innovations majeures

La cérémonie de récompense se tiendra le 30 octobre 2020 à Ouagadougou à l’hôtel Amiso. Quant aux œuvres en compétition, elles seront reçus du 15 jusqu’au 30 septembre 2020 au siège du RIJ à Ouagadougou ou en ligne sur paxsahel@gmail.com.

Selon les conférenciers du RIJ, cette quatrième édition du Prix Paxsahel sera marquée par 3 innovations majeures :

-Remise de trophées aux lauréats avec un rehaussement  de la valeur des prix ;

– lnstauration du Prix spécial Koffi Ametepe, en hommage au premier Coordonnateur du RIJ en 2001 et décédé en décembre 2019.

-Diffusion des extraits des œuvres primées à la cérémonie de récompense.

 

Martial Gouba

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 13 nouveaux cas confirmés à la date du 9 septembre

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Le ministre

4 nouvelles guérisons et 13 nouveaux cas confirmés. C’est les données du rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 9 septembre 2020.

Le ministre

 Avec 4 nouvelles guérisons, le nombre total de guérisons, depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso en 2020, passe à 1 127 à la date du 9 septembre 2020. A la même date, l’on a enregistré 13 nouveaux cas confirmés, ce qui donne un total de 1 499  cas confirmés depuis le 9 mars 2020, date de l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso. Le nombre total des décès à la date du 8 septembre est 56. Nombre de cas actifs : 316.

Burkina Demain

La culture sous Roch Kaboré : Abdoul Karim Sango dresse un bilan satisfaisant

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Le ministre de la culture, Abdoul Karim Sango, a dressé le bilan de son département ministériel

Dans une logique de redevabilité, le ministre de la culture, des arts et du tourisme a animé une rencontre avec les hommes de média ce 10 Septembre 2020 à Ouagadougou.

Le ministre de la culture, Abdoul Karim Sango, a dressé le bilan de son département ministériel

Le ministère de la culture, des arts et du tourisme avec à sa tête Abdoul Karim Sango a présenté son bilan de la première moitié de l’année en cours ce Jeudi. Ce bilan a porté sur des questions relatives à la promotion du tourisme interne, aux conférences de diffusion des résultats du colloque de Dori sur l’extrémisme violent, à la gestion du fonds d’appui du chef de l’Etat aux acteurs et promoteurs culturels, à la relance de l’Institut des peuples noirs (IPN) et aux préparatifs de la prochaine édition du FESPACO.

Dans le cadre de la protection et la valorisation du patrimoine culturel, il y eu, par exemple, l’inscription de 22.446 biens dans les registres d’inventaire des musées sur une prévision de 32.000 biens ; la soumission à la commission du patrimoine mondial du rapport périodique de la convention 72; l’enseignement de modules culturels et artistiques dans 220 classes d’établissements pilotes dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de valorisation des arts et de la culture dans le système éducatif en partenariat avec le ministère de l’éducation. Il est impératif, selon le ministre, d’intégrer l’éducation à la culture dans le système éducatif :<<la construction de l’identité culturelle burkinabè ou africaine va être un vain mot s’il n’y a pas de transformation structurelle des programmes d’enseignement >>.

Au niveau de la promotion du tourisme interne et de l’entreprenariat touristique, il a été effectué des œuvres telles que l’adoption d’un projet de loi d’orientation sur le tourisme; une loi qui devra permettre d’instituer un cadre juridique plus favorable à l’économie du tourisme et rendre le secteur plus dynamique. Le relancement et la dynamisation du projet  <<Connais-tu ton beau pays ? >>, du projet Enfant Tourisme et Environnement dénommé  <<Camp ETE>>, l’élaboration de la cartographie des sites touristiques, l’édition et la diffusion des cartes touristiques, la création d’une plate-forme numérique des sites touristiques appelée  <<Umap>>.

Concernant le fonds de développement culturel et touristique (FDCT) , le département dit avoir pu lancé le quatrième appel à projet pour la subvention, du 16 Décembre au 16 Janvier 2020, dont les résultats ont été publiés tardivement à cause du COVID-19. Une somme de 90.004.250 francs CFA a été octroyée à 23 associations, de 08 régions du Burkina pour une tranche de subventions comprise entre 1.676.000 francs et 5.348.000 francs CFA.

Abdoul Karim Sango a rappelé que les différentes réalisations ont été faites dans le contexte de COVID-19 marqué par la distanciation sociale, et un impact qui va de la régression de l’activité culturelle et touristique en général, à la fermeture des salles de spectacle et la promotion culturelle. Pour lui, les projets qui pouvaient être réalisés l’ont été; c’est donc dire que la satisfaction y est.

Du reste, le département dit avoir développement et continue de développer des actions dans le cadre du soulagement de l’impact du COVID-19. Il s’agit de l’adoption d’une stratégie de développement de la recherche et son plan d’actions dans les domaines de la culture et du tourisme; l’élaboration du plan de formation des acteurs culturels et touristiques; la mise en place d’une antenne régionale du FDCT dans les Hauts-Bassins ; le renforcement de la lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Transport électrique au Burkina : Vers un renforcement du réseau SONABEL !

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Le ministre de l'énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo (à droite) a remis ici un ordre de service à un représentant d'entreprise

Si tout se passe bien le réseau de transport électrique du Burkina Faso devrait être renforcé d’ici un an. En effet, le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, a lancé ce jeudi à Ouagadougou, les travaux de construction du réseau du transport électrique dans le cadre de la réalisation des centrales solaires de Koudougou  (20 MWc) et de Kaya (15 MWc).

Le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo (à droite) a remis ici un ordre de service à un représentant d’entreprise

Pour le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, les ouvrages, dont il a lancé officiellement les travaux ce jeudi 10 septembre 2020,  visent à accroître l’offre énergétique auprès des populations et à renforcer le réseau électrique du pays.

Il s’agit  des travaux de construction du réseau du transport électrique des projets de centrales solaires de Koudougou  (20 MWc) et de Kaya (15 MWc).

«Ces unités de production solaire une fois terminées injecteront dans le réseau de la SONABEL 48, 86 GWh représentant  2,5% de nos besoins actuels  en énergie  électrique», a-t-il précisé.

En outre, des lignes électriques sont également  à construire. Ce sont notamment les lignes

-Pâ-Diébougou en 225 KV longueur d’environ 83 km ;

– Ziniaré-Kaya en 225 Kv longue de 60 km de km ;

– Wona-Dédougou en 90 Kv d’une longueur  d’environ de 60 km.

Les entreprises en charge des présents travaux, ont 12 à 14 mois pour les exécuter. Le ministre de l’énergie a rappelé aux entreprises la nécessité d’observer la célérité dans l’exécution des travaux qui devraient permettre in fine de renforcer l’accès des populations à l’électricité au Burkina Faso.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 9 septembre 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 09 septembre 2020, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 45 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et procédé à des nominations.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– un décret portant approbation des statuts de l’Institut national de formation des Personnels de l’éducation (INFPE).

L’adoption de ce décret permet de doter l’INFPE de textes règlementaires lui permettant de remplir efficacement ses missions.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un décret portant création de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE).

L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation en établissement public de l’Etat à caractère administratif en vue d’améliorer la qualité de la formation des personnels de la petite enfance et des professeurs des écoles.

– un rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2020, au 30 juin.

Les prévisions de recettes, au titre de la loi de finances initiale  pour l’exécution du budget de l’Etat, se chiffrent à 2 233,32 milliards de                   F CFA, dont 1 894,78 milliards de F CFA pour les recettes ordinaires et 338,54 milliards de F CFA pour les ressources extraordinaires.

La mobilisation des recettes budgétaires se chiffre à 896,48 milliards de F CFA au 30 juin 2020, soit un taux de réalisation de 40,14 % correspondant à une hausse de 26,83 points de pourcentage par rapport à 2019 à la même période.

Le recouvrement des recettes ordinaires se chiffre à 840,11 milliards de F CFA, soit un taux de 44,34% par rapport à celui de 2019 à la même période qui était de 813,83 milliards de F CFA. Quant aux recettes extraordinaires, un montant de 56,37 milliards de F CFA a été enregistré au 30 juin 2020.

La situation des dépenses au 30 juin 2020 du budget de l’Etat, enregistre un niveau de consommation cumulée des crédits de paiement de 1 115,77 milliards de F CFA, sur une prévision annuelle de 2 518,46 milliards de F CFA, contre des réalisations à la même date en 2019 de 978,48 milliards de F CFA.

L’épargne budgétaire est excédentaire de 68,20 milliards de F CFA et le solde global, déficitaire de 219,29 milliards de F CFA.

– trois (03) décrets portant respectivement fixation du classement indiciaire des Contrôleurs d’Etat, des Assistants de vérification et des Enquêteurs, grille  indemnitaire du Contrôleur général d’Etat et classement indiciaire des Contrôleurs d’Etat, des Assistants de vérification et des Enquêteurs de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et grille indemnitaire de l’Inspecteur général des finances et des Inspecteurs de finances de l’Inspection générale des finances (IGF).

L’adoption de ces décrets permet de se conformer aux dispositions des articles 25 et 27 de la loi organique n°082-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant attributions, composition et fonctionnement de l’ASCE-LC.

– un rapport relatif au projet de budget de l’Etat, exercice 2021.

Le projet de budget de l’Etat, exercice 2021 se chiffre à 2 241,42 milliards de  F CFA en recettes et à 2 782,22 milliards de F CFA en dépenses.

L’épargne budgétaire s’établit à 120,12 milliards de F CFA en détérioration de 132,37 milliards de F CFA par rapport aux prévisions initiales de 2020.

Le déficit budgétaire s’élève à 540,80 milliards de F CFA contre un niveau de 285,14 milliards de F CFA en 2020.

I.1.3. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :

– un décret portant nomination de membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or.

L’adoption de ce décret permet la nomination d’un membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or, conformément aux dispositions de l’article 12 du décret n°2018-0967/PRES/ PM/ MMC/ MSECU/ MDNAC/ MJDHPC/ MINEFID/MCIA/MEEVCC du 24 octobre 2018 portant organisation, attributions, composition et fonctionnement de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

 

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de la Santé :

– un rapport relatif à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe dans le cadre de la mise en œuvre du plan de riposte à l’épidémie de COVID-19 au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise TM Diffusion SARL pour l’acquisition des équipements pour la détection et la prise en charge des cas de COVID-19, d’un montant de huit cent dix-neuf millions quatre-vingt-onze mille six cent soixante-dix (819 091 670)F CFA HT-HD, avec un délai d’exécution de vingt (20) jours.

Le financement est assuré par la Banque mondiale à travers le Projet de renforcement des services de santé (PRSS)

I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– un rapport relatifaux résultats du dépouillement de l’appel d’offres ouvert international n°2018-005/PM/SG/MOAD du 21/11/2018 pour les travaux de construction du nouvel aéroport international de Ouagadougou-Donsin : lot A1-bâtiments de la zone technique.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise SINOHYDRO CORPORATION LTD pour un montant de onze milliards cinq cent soixante-quatorze millions neuf cent dix-sept mille sept cent quatre-vingts (11 574 917 780) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois.

Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) et le budget de l’Etat. 

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso à la 57ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue le 07 septembre 2020 à Niamey.

Au cours de ce sommet, les Chefs d’Etat ont examiné plusieurs dossiers notamment la situation de la maladie à Coronavirus dans la sous-région, la menace terroriste dans l’espace G5 Sahel, la situation sociopolitique au Mali et le projet de la monnaie unique de la CEDEAO.

A cette session, le Président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo a été élu par ses Pairs pour assumer la présidence en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO pour un mandat d’un an, en remplacement du Président sortant Mahamadou Issoufou du Niger.

 

II.2. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil le point sur la feuille de route pour la rentrée scolaire 2020-2021.

Dans l’ensemble les préparatifs de la rentrée scolaire 2020-2021 se déroulent de façon satisfaisante.

II.3. Le ministre de la Santé a fait au Conseil le point de la gestion de l’épidémie de Coronavirus (COVID-19). Le Gouvernement exhorte les populations au respect des mesures barrières pour limiter la propagation de la COVID-19.

II.4. Le ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a fait au Conseil le point des actions menées en faveur des populations sinistrées suite aux pluies diluviennes enregistrées sur l’ensemble du territoire national.

Le Conseil déplore les pertes en vies humaines et les dégâts matériels et déclare l’état de catastrophe naturelle. Il présente ses condoléances aux familles des victimes.

Il a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour renforcer l’assistance aux sinistrés dans les différentes zones concernées.

Le Conseil a instruit à cet effet le ministre chargé des Finances de mobiliser cinq milliards (5 000 000 000) de F CFA au profit du Fonds national de solidarité pour assurer la prise en charge des personnes sinistrées.

Il appelle à la solidarité nationale pour soutenir les sinistrés et invite les populations à la prudence en cette période d’intempéries.

 

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Poko BAMOGO, Mle 111 449 Z, Commissaire de police, catégorie I, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Membre de la Brigade anti-fraude de l’or au titre du ministère de la Sécurité pour un premier mandat de trois (03) ans.

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur  Zoul-Kofli KONATE, Mle 97 609 N, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration du Fonds national de la finance inclusive (FONAFI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

B.MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

 

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

 

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Moustapha NIGNAN, Mle 111 136 Z, Administrateur des services financiers.

 

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

– Monsieur Théophile NIKIEMA, Officier.

Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

– Monsieur Souleymane DABONE, Mle 118 856 Z, Conseiller des affaires étrangères.

 

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA BRIGADE NATIONALE DES SAPEURS POMPIERS (BNSP)

– Monsieur Zouno Gérard BAMBARA, Officier.

 

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES ET STAGIAIRES DE L’INSTITUT

– Monsieur Didié BAZONGO, Officier stagiaire.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– Monsieur Sibiri COULIBALY, Officier.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS ENSEIGNANT PERMANENT

– Monsieur Boubakar KEITA, Commandant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT

– Monsieur Mathias TRAORE, Officier, gestionnaire des ressources humaines.

Le troisième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

 

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

 

– Monsieur Idrissa SAVADOGO, Mle 28 072 C, Administrateur civil.

 

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

 

– Monsieur Jean Noël SAVADOGO, Mle 54 659 P, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

– Monsieur Yacouba SIKO, Mle 75 908 M, Géographe-planificateur-urbaniste.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES REGIONS DU BURKINA FASO

 

– Monsieur Paripouguini LOMPO, Cadre du privé ;

– Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 39 644 M, Inspecteur des impôts.

 

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO (AMBF)

– Monsieur Yendifimba Jean-Claude LOUARI, Ingénieur en hydraulique et aménagement rural ;

– Monsieur Bertin OUIYA, Retraité ;

 

– Monsieur Adama Victor KABRE, Mle 0015 868 J, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU FONDS PERMANENT POUR LE DEVELOPPEMENT DES COLLECTIVITES TERRITORIALES (FPDCT)

– Monsieur Sibiri Jacques KABORE, Mle 44 010 K, Chef d’agence régionale.

 

Le quatrième décret renouvelle le mandat de Monsieur Jean Noël SAVADOGO, Mle 54 659 P, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

C.MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

– Monsieur Larba OUEDRAOGO, Mle 237 135 Z, Ingénieur géomètre.

 

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Ibrahim Ben Harouna ZARANI, Mle 39 667 B, Administrateur des services financiers.

 

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS (ENTP)

– Monsieur Wambié NAGARO, Mle 249 099 G, Elève ingénieur en génie civil.

 

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures :

– Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur en génie civil ;

– Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur en génie civil.

 

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– Madame Awa COMPAORE/ZOURE, Mle 108 470 L, Administrateur civil.

 

Au titre du ministère des Mines et des carrières :

– Monsieur Ablassé KABORE, Mle 279 918 M, Administrateur civil.

 

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT GEOGRAPHIQUE DU BURKINA (IGB)

– Monsieur Bertin KOROGO, Mle 0020 045 L, Cadre supérieur en Géo-information ;

– Monsieur Ben Idrissa Hermann HIEN, Mle 55 002 K, Comptable.

 

Le troisième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Madame Myièba Valentine LOMPO, Mle 208 058 G, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :

– Monsieur Ollo Stéphane Giles César KAMBOU, Colonel.

Le quatrième décret nomme Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur en génie civil, Président du Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Pour le Ministre de la Communication et des relations avec le Parlement 

Porte-parole du gouvernement,

Le Ministre de la Culture, des arts et du tourisme

 assurant l’intérim  Abdoul Karim SANGO   

           Officier de l’Ordre national

Rentrée gouvernementale : Elections, inondations, rentrée scolaire

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Les membres du gouvernement burkinabè ont repris officiellement le travail ce mercredi, après quelques semaines de vacances.  C’est le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui a présidé les travaux de ce premier conseil des ministres. Les défis à relever court et moyen termes pour l’exécutif burkinabè sont entre autres la gestion des conséquences des inondations ; les élections couplées du 22 novembre, sans oublier la rentrée scolaire.

Sur la question des inondations, le Premier ministre Christophe Dabiré a exprimé la compassion du gouvernement aux personnes affectées,  assurant que le gouvernement œuvrera à leur apporter un réconfort.

Mieux, le conseil des ministres a déclaré l’état de catastrophe naturelle, avec instruction ferme donnée au ministre de l’économie, des finances et du développement, de mettre sur pied une ligne de crédit de 5 milliards de francs CFA pour faire face aux urgences causées par ces inondations.

L’autre défi du pays sur lequel le gouvernement est attendu, c’est la tenue des élections du 22 novembre 2020. Là-dessus, le chef du gouvernement s’est voulu également rassurant. Le gouvernement œuvrera, a-t-il dit,  à ce que «ce scrutin soit surtout apaisé, avec des résultats transparents et crédibles».

En outre, l’équipe Dabiré œuvrera  à la poursuite de la mise en œuvre des chantiers du quinquennat du président Roch Marc Christian Kaboré, candidat à sa propre succession. A ces défis à relever, il faut ajouter ceux de la rentrée scolaire, de la poursuite de la lutte contre la pandémie du Coronavirus et de la lutte contre le terrorisme.

Burkina Demain

Lutte syndicale au MINEFID : la CS-MEF suspend son mot d’ordre de grève

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Les responsables de la CS-MEF face à la presse ce mardi 8 septembre 2020

La Coordination des syndicats du ministère en charge de l’économie et des finances (CS-MEF) a animé une conférence de presse ce 08 Septembre 2020 à Ouagadougou, par rapport à la grève qu’elle projetait d’organiser à partir de ce mercredi 9 septembre 2020.

Les responsables de la CS-MEF face à la presse ce mardi 8 septembre 2020

Pour exiger en autres l’annulation de la décision de révocation de 3 travailleurs des impôts, la Coordination des syndicats du ministère en charge de l’économie et des finances (CS-MEF) avait annoncé une grève de 72 heures, du 09 au 11 Septembre 2020.

Mais, après la suspension des arrêtés de révocation par le juge administratif ce 08 Septembre, la coordination a aussi procédé à la suspension de son mot d’ordre de grève. Selon Mohamed Savadogo, président du mois de la structure, à travers cette décision, la CS-MEF tient à rappeler son attachement au dialogue. Afin de résoudre le problème pour de bon, elle invite le gouvernement à réintégrer les trois travailleurs sans condition et sans délai.

Par ailleurs, la CS-MEF invite le gouvernement à l’abandon sans condition des autres mesures de répression contre les travailleurs du ministère; la mise en œuvre  intégrale des protocoles d’accord signés entre le gouvernement et les organisations syndicales respectives; la suppression de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du privé, du public et du parapublic et le remboursement des retenues opérées depuis Janvier 2020; et l’arrêt du pillage des ressources naturelles et le jugement des auteurs de crimes économiques et de malversations financières.

Selon la CS-MEF, les trois travailleurs susmentionnés ont été livrés à la vindicte populaire suite à un incident après lequel, elle dit avoir entrepris des démarches afin de résoudre le problème à l’amiable. Des démarches restées vaines car la décision du gouvernement de révoquer les travailleurs concernés ne s’est pas fait attendre. Cette décision est jugée comme étant « une sanction purement politique  » car pour la coordination elle vise à semer la psychose dans les rangs afin de démobiliser les militants de la CS-MEF; à établir voire liquider les organisations afin de remettre en cause les droits acquis; à faire échouer de la Coalition syndicale autour de la question de l’IUTS.

 

Aziz Yoda

Burkina Demain

Conclave national industrie et commerce : Pour une amélioration de la production économique

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Les officiels à l'ouverture du conclave national industrie et commerce

En vue d’améliorer l’écoulement des produits industriels du Burkina Faso, les acteurs d’industrie et ceux du domaine commercial étaient en conclave ce 3 Septembre 2020 à Ouagadougou.

Les officiels à l’ouverture du conclave national industrie et commerce

«Industrie et commerce: quelle synergie pour l’émergence de l’économie du Burkina Faso ?»; tel est le thème autour duquel le Conclave national industrie et commerce a décidé de mener mûre réflexion. Cette rencontre, une première du genre selon le Premier ministre Joseph Marie Dabiré, a vu la participation aussi bien des industriels que des acteurs du commerce.

Au cours de ce conclave, les participants ont été appelés à analyser les principales contraintes à l’écoulement des produits de l’industrie burkinabè ; à faire le point des mesures et dispositifs mis en place pour promouvoir l’écoulement des produits manufacturés et le «consommons burkinabè»; à présenter les opportunités /menaces de l’entrée en vigueur de la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine ); à définir des actions de renforcement de la synergie d’actions entre les importateurs /exportateurs et les industriels; à présenter le modèle économique du coton burkinabè et les réformes sur les filières porteuses et à fournir aux acteurs des informations sur la politique et l’infrastructure qualité.

Ecoulement des productions nationales

Le Premier ministre Christophe Dabiré a salué l’initiative

Afin d’orienter les échanges, deux panels constitués de trois thèmes chacun ont servi de guide. Le premier a porté sur la promotion de la transformation des produits nationaux et le second, la compétitivité de l’industrie burkinabè dans un contexte d’ouverture des marchés; des panels qui, selon le chef du gouvernement burkinabè, couvrent largement la problématique de l’écoulement des productions nationales donc de la sauvegarde et le développement du tissu industriel du pays.

Le Premier ministre, tout en saluant l’idée de la rencontre qui a pour objectif général de trouver des solutions durables aux problèmes de l’industrie burkinabè,  a appelé son gouvernement à poursuivre la dynamique du développement afin de faire du Burkina Faso  » un pays prospère où il fait bon vivre « . «Beaucoup reste à faire pour y parvenir», a-t-il ajouté, mais reste aussi confiant qu’avec la ferme détermination de tous les acteurs, cela pourra bien être une réalité.

Aziz Yoda          

Burkina Demain

La Coalition contre la vie chère donne de la voix contre les augmentations des prix des produits

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Les conférenciers de la Coalition nationale contre la vie chère face à la presse ce jeudi

La situation au pays des hommes intègres se dégrade de jour en jour. De l’insécurité à la situation sanitaire, en particulier la COVID-19, sans oublier le coût de plus en plus élevé de certains produits de grande consommation, c’est à croire que le gouvernement se soucie peu des conditions de vie des citoyens. C’est le constat dressé ce jeudi  au cours d’un point de presse à Ouagadougou par  la Coalition nationale  de lutte contre la vie chère (CCVC).

Les conférenciers de la Coalition nationale contre la vie chère face à la presse ce jeudi

Le Burkina Faso traverse depuis quelques années une crise sans précédent. Cette crise connaît une aggravation ces derniers temps, selon le constat fait par la Coalition de lutte contre la vie chère, en particulier la coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou.

En effet, la coalition s’est exprimée  ce jeudi au cours d’une conférence de presse sur ce qu’elle a pu constater. II s’agit de la hausse des prix des produits de grande consommation en cette période de la pandémie de la maladie à coronavirus, des attaques terroristes contre les populations des villes et campagnes, des dégâts causés par les inondations en cette saison hivernale.

Flambée des prix des produits de grande consommation

Pour Frédéric Mandi, responsable de la CCVC Bogodogo, président de la conférence, la flambée des prix des produits de grande consommation en cette période de COVID-19 a conduit à la baisse drastique du pouvoir d’achat des populations, en particulier les ouvriers,  les artisans, les paysans, les petits commerçants des marchés et yaars, les travailleurs du secteur informel et les travailleurs salariés.

Sur le marché, bien de produits connaissent une hausse de prix. C’est par exemple le cas du plat de yôrôba (maïs ) qui est passé de 550 à 650 francs, du haricot passé de 800 à 950 francs, du riz de 50 kg passé de 18.500 à 21.000 francs. II est aussi fait mention du prix du litre d’essence qui, compte tenu de l’insécurité, atteint parfois 2000 francs dans certaines zones du pays. Pour la coalition, les prix pratiqués sur les produits les plus consommés sont rarement en baisse; se sont plus des augmentations qui, selon elle deviennent un « acquis  » contre le consommateur.

Mesures sociales gouvernementales

Pour les conférenciers, les mesures sociales du gouvernement relatives à la COVID-19 se sont avérées être des leurres. Il s’agit de la facturation faite par l’office nationale de l’eau et de l’assainissement (ONEA) qui a suscité une révolte des consommateurs, et aussi des mesures d’accompagnement promises par le gouvernement aux commerçants des marchés et yaars, qui jusque-là ne bénéficient pas à tous.

La question de l’IUTS a été abordée par la coalition.  Selon elle, en approuvant l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités, les coupures et suspensions arbitraires de salaires, les sanctions administratives arbitraires, les révocations des travailleurs, le gouvernement a mis de nombreuses familles dans la misère.

Saison hivernale

La saison hivernale a elle aussi décidé d’avoir voix au chapitre. En effet, la pluie qui tombe en abondance sur l’étendue du territoire rend encore plus compliquées les choses, surtout pour les populations vivant dans la précarité. Pour la CCVC, le pire est que c’est en cette période hivernale que le gouvernement déguerpit de force les populations des zones non-loties, comme à Garghin dans l’arrondissement 12.

Face à la dégradation des conditions de vie des populations, la coordination des CCVC de Ouagadougou dénonce la démission du pouvoir et alliés face à la baisse du pouvoir d’achat ; la flambée des prix des produits de grande consommation, la montée du terrorisme et des conflits intercommunautaires et le bradage du foncier rural et urbain par les sociétés immobilières.

Proposition de dialogue franc avec le gouvernement

Par ailleurs, pour résoudre la situation  » chaotique  » dans laquelle sont plongées les différentes couches sociales, la coalition propose qu’il y ait un dialogue franc entre le gouvernement et toutes les structures qui interviennent dans question liée à la vie chère et aussi que le gouvernement se penche sur la précarité dans laquelle vivent les populations et mette en place un système qui permettra à ces dernières de s’approvisionner à des coûts réduits.

Elle exige la prise de mesures idoines contre la détérioration sans cesse continue des conditions de vie des populations.

Aziz Yoda

Burkina Demain