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FAIB/Tuy : Le bureau provincial  installé

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L'installation du bureau provincial est intervenue ce samedi 4 juillet

Pour coordonner les activités de l’ensemble de tous les musulmans dans la province, le tout nouveau bureau provincial du Tuy de la Fédération des associations islamique du Burkina (FAIB) a été mis en place ce samedi 04 Juillet 2020 dans la salle de conférence de la mairie de Houndé.

L’installation du bureau provincial est intervenue ce samedi 4 juillet

L’installation du dit bureau provincial de ce samedi 04 Juillet, a connu la présence effective de plus de 500 personnes dont des autorités religieuses, coutumières, des directeurs et chefs de service de la province et toutes les communautés musulmanes fortement représentées.

C’est El Hadji Adama Gnoumou qui dirige désormais cette coordination dans le Tuy. Il est assisté par Docteur Abdallah Ouedraogo pour vice-coordinateur et El hadji Abdramane Kabore comme secrétaire général en charge de l’administration et des archives.

Composé de neuf (09) membres, ce bureau a pour mission la cohésion sociale entre tous les musulmans, les amener à parler le même langage et enfin œuvrer pour le développement harmonieux de l’islam authentique, l’islam du prophète Mohammed (Psl) dans la province du Tuy.

Le coordinateur provincial, El hadji Adama Gnoumou, a en prenant la parole, remercié ses paires pour la confiance placée en lui. Il les a invités à l’union et au travail tout en affirmant son ouverture à la critique constructive et au dialogue. Il a rassuré que l’idéal est à travailler avec tout le monde pour relever les défis qui se présentent en eux.

Pour le vice-coordinateur, Docteur Abdallah Ouedraogo, c’est une lourde mission qui attend cette faîtière mais par l’aide de Dieu et de toutes les bonnes volontés elle réussira à sa mission qui est de rassembler tous les fidèles musulmans de la localité pour bâtir ensemble un islam de paix et de cohésion.

Le Secrétaire général chargé de l’administration et des archives de cette nouvelle coordination provinciale, El hadji Abdramane Kaboré  s’est dit satisfait accompagné une lourde tâche qui est à leur attente, pour lui,  il faut d’abord chercher à solidifier la coordination et tracer un programme d’activité, et rapidement trouver un siège pour la FAIB/Tuy, dit-il.

El Hadji Ahmed Yaméogo, le vice- président de la FAIB/ Hauts-Bassins, qui a présidé cette cérémonie d’installation se réjouit et satisfait d’abord de la mobilisation des musulmans pour cette activité, ensuite l’adhésion totale de toutes les communautés musulmanes de la localité et enfin son souhait est que la suite soit meilleure pour ce nouveau bureau.

Il faut rappeler que cette installation est une première à Houndé grâce aux efforts des leaders religieux de la localité. Houndé compte huit (08) communautés de musulmans et sont toutes représentées dans la coordination.

Gafoura Guiro/ Houndé

Burkina Demain

Covid-19 au Burkina : 00 nouveau cas confirmé et 01 guérison à la date du 5  juillet

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00 nouveau cas confirmé et 01 nouvelle guérison. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 5  juillet  2020. 

Avec 01 nouvelle guérison, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à  861 à la date du 5 juillet. Toujours à la date du 5 juillet, aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré ; ce qui fait que le nombre total des cas confirmés reste 103 depuis l’apparition de la Covid-19 le 9 mars 2020. A la date du 05  juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.

 Burkina Demain 

OMC : Ablassé Ouédraogo pourrait inspirer Ngozi

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Ablassé Ouédraogo (à gauche) en compagnie de l'ex et défunt secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan

Alors qu’expire ce mercredi 8 juillet 2020 le délai du dépôt des candidatures au poste du prochain directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour la période 2021-2025 ; l’heure à  la CEDEAO est  depuis quelque temps, à la mobilisation pour porter à bon port le dossier de sa candidate Dr Ngozi Okonjo  Iweala, ministre des finances à deux reprises du Nigéria ; ancienne directrice générale de la Banque mondiale et actuelle envoyée spéciale de l’Union africaine pour la mobilisation des ressources financières pour la lutte contre la Covid-19.

Après la Banque mondiale, Dr Ngozi Okonjo Iweala est candidate pour le poste de directeur général de l’OMC

Dans sa quête du prestigieux poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Dr Ngozi Okonjo  Iweala  pourrait s’inspirer d’Ablassé Ouédraogo, premier africain à avoir occupé un haut poste de responsabilités au sein de l’OMC depuis sa création en 1995 ; en l’occurrence le  poste de directeur général adjoint que l’on peut considérer comme l’anti- chambre du  poste de directeur général.

En effet, en accédant en 1999 à ce poste de DGA de l’OMC, après avoir occupé six ans durant le portefeuille de ministre des affaires étrangères du Burkina Faso (1994-1999), Dr Ablassé Ouédraogo n’a pas du tout joué à la figuration.

Déclaration d’Ablassé Ouédraogo à  l’OMC

Ablassé Ouédraogo (à gauche) en compagnie de l’ex et défunt secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan

L’on se rappelle encore de la première déclaration publique d’Ablassé Ouédraogo après une semaine passée au secrétariat de l’OMC.

Morceaux choisis : «la tâche qui attend l’OMC est colossale. De nouvelles règles doivent être élaborées pour couvrir les nouveaux domaines du commerce international, et les règles existantes doivent être pleinement mises en œuvre ou, si nécessaire, remaniées, si l’on veut qu’elles demeurent adaptées au monde du commerce international en constante mutation. L’OMC doit aussi se réinventer, et devenir plus accessible au grand public.  (…)

Je suis heureux d’entrer au Secrétariat de l’OMC en cette période cruciale et me réjouis à l’idée de travailler en étroite collaboration avec M. Moore, les Membres de l’OMC et le Secrétariat tout entier pour atteindre notre objectif, qui est de renforcer le système commercial multilatéral fondé sur des règles et non discriminatoire».

La suite pour Ablassé, on le sait : sa mission s’est achevée en 2002. Mais, ses sorties comme celle-là, sont inoubliables. Peut-être qu’à cette époque déjà le natif de Dabaré nourrissait lui-aussi  le secret espoir d’accéder au poste du DG aujourd’hui convoité par Dr Ngozi Okonjo  Iweala. En cela, Ngozi pourrait s’inspirer de l’expérience d’Ablassé Ouédraogo.

  Des points communs entre Ablassé et Ngozi

  Le Burkinabè Ablassé Ouédraogo, ex-DGA de l’OMC et la Nigériane Ngozi Okonjo  Iweala n’ont pas occupé les mêmes postes dans leurs parcours, mais présentent quand mêmes des points communs intéressants. Les deux sont d’abord de grands économistes, charismatiques.

A ce titre, l’un et l’autre a eu à travailler pour des organisations internationales. Ablassé a travaillé de nombreuses années pour le PNUD et pour la BAD.  Ngozi a travaillé aussi de nombreuses années pour la Banque mondiale dont elle a été par la suite directrice générale.

Tout comme Ablassé, le ministère des affaires étrangères a été le dernier poste gouvernemental occupé par Ngozi avant sa présente candidature au poste de DG de l’OMC. Tout comme en 1999 pour Ablassé, le soutien de la CEDEAO a été mis en branle autour de la candidature de Ngozi.

 La CEDEAO en bloc derrière la candidature Ngozi

Dans un communiqué en date du 19 juin, la CEDEAO a annoncé avoir endossé la candidature de Ngozi Okonjo  Iweala et a appelé les autres Etats africains et non-africains à l’endosser également.

«La conférence des chefs d’Etats, ayant pris acte de sa réputation établie de réformatrice intrépide, de ses excellentes compétences en négociation et en politique, de son expérience de plus de 30 ans en tant qu’économiste du développement avec un intérêt avéré de longue date pour le commerce, de ses excellentes qualifications académiques, de ses postes de directrice générale de la Banque mondiale, et actuellement de présidente du Conseil d’administration de Gavi, et d’envoyée spéciale de l’Union africaine pour la mobilisation de ressources financières pour la lutte contre la Covid-19 ; endosse sa candidature au poste de directeur général de l’OMC pour la période 2021-2025 et appelle les autres Etats africains et non-africains à l’endosser également»,  indique ledit communiqué signé du président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou.

Il ne reste qu’à suivre l’évolution du processus de désignation du directeur général de l’OMC pour savoir ce que donnera concrètement cette mobilisation de l’organisation régionale autour de la candidature Ngozi.

Philippe Martin

Burkina Demain

Journalisme et Biotechnologie : La 4e édition du Prix OFAB officiellement lancée

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Photo de famille au lancement du prix OFAB 2020

Malgré le contexte de la Covid-19, la section Burkina Faso du Forum ouvert sur la biotechnologie agricole (OFAB) tiendra cette année son concours de récompense des meilleurs journalistes. L’édition 2020 du Prix OFAB a été en effet officiellement lancée ce samedi 4 juillet à Ouagadougou, à l’issue d’un enrichissant panel sur la biotechnologie agricole et environnementale, la biosécurité et la bioéthique.

Présentation de la 4e édition du prix OFAB par Eliane Bayala

Les dossiers de candidature au prix OFAB 2020 seront reçus du 20 juillet au 15 août 2020. Dans sa présentation du concours ce samedi 4 juillet, Eliane Bayala, assistante à la coordination de OFAB Burkina a souligné les changements imposés par le contexte de la Covid-19.

Ainsi, les dossiers devraient être envoyés par mails, et la tenue du concours à l’échelle continentale demeure incertaine. Autre innovation : seuls les premiers seront primés dans les 3 catégories concernées à savoir la presse écrite et en ligne ; la radio et la télévision.

3 communications pendant le panel

Les panélistes au cours de l’exécution de l’hymne national

Pour avoir la chance de remporter un prix dans ce concours d’excellence en journalisme, les potentiels candidats, les journalistes et communicateurs doivent avoir une certaine connaissance des biotechnologies agricoles, de leurs approches scientifiques, de leurs atouts et risques, ainsi que leur environnement institutionnel et juridique aussi bien au niveau national et international.

Dans ce cadre, 3 communications ont été développées des experts au cours d’un panel avant le lancement proprement dit de cette 4e édition du prix OFAB. La première communication  assurée par Dr Valentin S. Edgar Traoré, généticien en amélioration des plantes et coordonnateur pays de OFAB a abordé les aspect traditionnels et modernes de la biotechnologie agricole et environnementale. A l’écouter, beaucoup font de la biotechnologie sans le savoir.

Dr Valentin S. Edgar Traoré, généticien en amélioration des plantes, au cours de son exposé

C’est Dr Oumar Traoré, directeur du laboratoire national de biosécurité, qui a donné la deuxième communication relative à la biosécurité. Selon ses explications, les études, les recours aux biotechnologies se font  en respectant un certain nombre de conditions de sécurité et de protection pour limiter les éventuels risques sur les chercheurs, sur la société et l’environnement.

Les acteurs doivent également faire preuve d’une certaine responsabilité morale et sociale. On parle de bioéthique, objet d’une troisième communication développée par Dr Noël Rouamba, président du Comité national d’éthique de l’IRSS.

Dans son mot introductif au panel, le secrétaire général du CNRST, Dr Kayabila Tougouri s’est félicité de l’initiative, la présence des directeurs de communication et de presse ministérielle, des journalistes, des chercheurs et des producteurs qui y ont participé, soulignant l’importance des journalistes, des acteurs de la communication dans la promotion des biotechnologies dans notre pays.

Mauvaise option du Burkina avec l’abandon du coton BT

Photo de famille au lancement du prix OFAB 2020

L’autre question importante des échanges concernait l’abandon du coton BT par les producteurs Burkinabè au profit du coton conventionnel. A écouter les experts, le Burkina aurait fait une mauvaise option. Le Burkina qui était premier en Afrique sub-saharienne en matière de production cotonnière est désormais relégué au quatrième rang. La situation de façon générale est grave  concernant la production des biotechnologies. Les chercheurs sont confinés seulement à des expérimentations en laboratoire.

L’un dans l’autre, les panélistes convaincus de l’importance des biotechnologies dans l’amélioration des conditions de vie des populations, dans la production  industrielle, médicale, agricole ; souhaitent par exemple qu’une évaluation objective soit faite sur l’abandon du coton BT, convaincus du fait que les autorités ont été induites en erreur.

Martin Philippe

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 03 nouveaux cas confirmés à la date du 4  juillet

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03 nouveaux cas confirmés et 02 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 4  juillet  2020. 

Avec 02 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à  860 à la date du 4 juillet. Toujours à la date du 4 juillet, le nombre de nouveaux cas confirmés est de 03  ; ce qui donne un total de  1003 cas confirmés depuis l’apparition de la Covid-19 le 9 mars 2020. A la date du 04  juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.

 Burkina Demain 

Décès du MDL-Chef  Sama Philippe Bazié : Programme des obsèques

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MDL-Chef Sama Philippe Bazié n'est plus depuis ce vendredi 3 juillet 2020

Voici  le programme des obsèques du MDL-Chef Sama Philippe Bazié, décédé vendredi 3  juillet 2020 à 0uagadougou des suites de maladie, à l’âge de 36 ans.

MDL-Chef Sama Philippe Bazié n’est plus depuis ce vendredi 3 juillet 2020

Programme des obsèques

Lundi 6 juillet 2020 

-Veillée de prières au domicile familial à Karpala

Mardi 07 juillet 2020

-12 h 00 : Levée de corps à la Morgue du Camp Sangoulé Aboubacar Lamizana ;

-Prière à l’Eglise  du Camp Sangoulé Sangoulé Aboubacar Lamizana  suivi de l’enterrement au cimetière municipal de Gounghin.

Union de prières !

Le chapeau de Saponé désormais labellisé

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Le chapeau de Saponé a été officiellement labellisé ce 4 juillet 2020

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré a présidé ce samedi 4 juillet 2020 la cérémonie de labellisation du chapeau de Saponé. A ses côtés, le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango, ainsi que le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé.

Au premier rang, les officiels à la cérémonie de labellisation du chapeau de Saponé

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré, le ministre de la culture, des arts et du tourisme Abdoul Karim Sango, ainsi que le maire de Ouagadougou Armand Béouindé étaient, ce samedi, face à la mairie de la commune pour dévoiler le label du chapeau de Saponé.

En effet, à l’instar du Faso Dan Fani, le chapeau de Saponé a désormais son label. Une labellisation qui a tout son sens car en plus d’être une identité culturelle, ce « joyau ancestral » est un moyen pouvant contribuer à un épanouissement économique pour les acteurs. C’est ce que pense le président de la cérémonie, Harouna Kaboré : «au-delà de sa valeur symbolique et culturelle, ce chapeau peut devenir pour chacun des intervenants de la chaine de confection, une source importante de revenus non seulement pour les acteurs mais également pour le conseil municipal».

Du même avis, Karim Sango d’ajouter : «c’est aussi un élément de reconnaissance qui participe à la promotion du tourisme».

Le chapeau de Saponé a été officiellement labellisé ce 4 juillet 2020

Le chapeau de Saponé est donc un élément multidimensionnel du patrimoine culturel qui pourra concourir au développement du Burkina Faso, pour peu que les conditions soient réunies. La labellisation va ainsi permettre de faciliter la reconnaissance et l’identification du chapeau, et contribuer à lutter contre sa contrefaçon. Afin de mieux promouvoir la filière, le ministre Harouna Kaboré a laissé entendre qu’un film documentaire sera réalisé dans les jours à venir. Il a, enfin rendu hommage à  tous les acteurs qui œuvrent à faire connaître une importante avancée à ce trésor.

Après le Faso Dan Fani et le chapeau de Saponé, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat entend poursuivre son projet dans ce sens avec le Beurre de Karité et les produits de cuirs et peaux de Kaya.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 08 nouveaux cas  confirmés à la date du 2  juillet

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08 nouveaux cas confirmés et 02 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 2  juillet  2020. 

Avec 02 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à  856 à la date du 2 juillet. Toujours à la date du 2  juillet, le nombre de nouveaux cas confirmés est de 08 nouveaux cas confirmés ;  ce qui donne un total de  995 cas confirmés depuis l’apparition de la Covid-19 le 9 mars 2020. A la date du 2  juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.

 Burkina Demain 

Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

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Que n’a-t-on pas entendu sur Tanwalbougou ? Que n’a-t-on pas écrit sur Tanwalbougou ? Qui peut, aujourd’hui, affirmer détenir toute la vérité sur ce qui se passe exactement dans cette commune de Fada N’Gourma dans l’Est du Burkina devenue tristement célèbre depuis que  des FDS sont accusées d’exactions sur de supposés terroristes?

Il urge aujourd’hui que l’armée et les instances judiciaires fassent rapidement la lumière sur ces affaires qui sapent tous les efforts  de cohésion sociale et d’unité nationale et qui  ternissent ipso facto l’image des FDS engagées dans une lutte sans merci contre le terrorisme.

La dernière affaire remonte à fin juin. Selon un communiqué du ministère de la défense, «suite  à une opération militaire menée le 29 juin dans la localité de Boumoana, près de Tanwalbougou, 7 corps d’individus morts par balle auraient été découverts à la lisière de la localité».  Pour certaines OSC et communautés, il ne s’agit ni plus ni moins que « d’exécutions extrajudiciaires ». Les accusations contre les FDS fusent de toutes parts.

Le ministère de la défense annonce alors l’ouverture d’une enquête administrative à l’inspection générale des Forces armées nationales. Le ministère est ferme : « si la responsabilité d’éléments des FDS était établie, les auteurs  répondront de leurs actes conformément aux lois et règlements qui régissent les forces armées nationales». Quelques jours plus tard, des médias, se basant sur des sources militaires, annoncent que l’officier ayant conduit l’opération entrainant la mort des 7 personnes a été relevé et mis aux arrêts. Il s’agirait d’un capitaine. Est-ce une bavure militaire ?

Motus et bouche cousue du côté de l’armée. En mai dernier, l’affaire des 12 morts dans les locaux de la Brigade de gendarmerie de Tanwalbougou avait également défrayé la chronique.  A ce jour, nul ne sait exactement de quoi il en retourne. Ça commence à en faire trop. L’armée doit communiquer sans ambages sur ces affaires pour mettre un terme à toutes les supputations. La discipline militaire existe. Si des éléments l’enfreignent, ils doivent répondre de leurs actes sans complaisance.

Ceci dit, il faut éviter les réactions épidermiques, émotionnelles  ou ayant pour unique motivation les récriminations de certains activistes des réseaux sociaux.  Des enquêtes approfondies doivent être diligentées au niveau de l’armée pour faire la part des choses. L’opinion doit être clairement édifiée sur ce qui se passe à Tanwalbougou. Pourquoi cette localité est-elle ciblée ? Regorge-t-elle réellement de terroristes ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs modes opératoires ? Pourquoi les 07 personnes ont-elles été exécutées le 29 juin ?  Avaient-elles des liens avec des terroristes ? De quelle nature?  Où en est-on avec l’affaire des 12 personnes mortes dans les locaux de la gendarmerie ? Quelle est  l’apport de Tanwalbougou dans l’expansion du terrorisme au Burkina Faso ?

Il n y a guère de guerre propre

En un temps relativement court, les conflits ont changé de nature. On est passé du paradigme de la « guerre industrielle » entre États à celui de la guerre « au sein des populations ». Ce nouveau type de conflit a revêtu des appellations variées : guerre de « faible intensité », « irrégulière »  , « asymétrique », de « quatrième génération »   ou encore « bâtarde ». Nous adoptons ici la notion de guerre asymétrique, la plus appropriée à notre sujet.

La guerre asymétrique diffère des affrontements mettant aux prises deux armées loin des populations civiles. Elle oppose des États à des acteurs non étatiques, que ceux-ci soient qualifiés de « combattants irréguliers », d’« insurgés », de « guérilleros » ou encore de « terroristes ». Les guerriers asymétriques utilisent des moyens qui leur permettent de contourner la puissance militaire classique. Ils surgissent par petits groupes lors d’attaques ponctuelles dans le but de déstabiliser le fort.

La technique de la guérilla est une des formes les plus classiques de la lutte asymétrique. Pour les terroristes, le champ de bataille est l’hinterland civil, non le front militaire. Le mode opératoire des groupes armés consiste en effet à agir sous l’apparence de civils ou à utiliser la population comme bouclier humain. Ils opèrent généralement à l’intérieur des villes ou des villages, depuis des habitations, dont ils se servent comme  « sanctuaires ». Ils utilisent des femmes et des adolescents soit comme simples auxiliaires, soit pour des missions d’attaques, rendant ainsi toute la population suspecte.

Cette stratégie vise à provoquer des attaques contre les civils de la part des armées régulières. S’ils parviennent à provoquer des réactions disproportionnées à leurs attaques, des massacres, des atrocités, les terroristes estiment qu’ils auront gagné la partie en démontrant l’inhumanité de l’État qu’ils combattent.

Asymétrique en termes de rapports de force armés, ce type de guerre l’est également d’un point de vue juridique. Il existe en effet plusieurs textes fondamentaux. Les Conventions de La Haye de 1899 et de 1907, celles de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels de 1977 qui fixent aux États des limites claires en ce qui concerne l’usage de la force. Tous se fondent sur les principes de « discrimination » et de « proportionnalité » intimant aux États de s’abstenir de causer des souffrances à la population civile. Les guerriers asymétriques, eux, s’autorisent tout ce qui est justement et formellement interdit par les conventions relatives à la conduite des hostilités dans les conflits armés (jus in bello), dont ils ne sont pas signataires. L’article 51 §2 du Protocole additionnel I de 1977 résume à lui seul le champ de ces interdictions : « Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. Sont interdits les actes ou menaces de violences dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile ».

Quelles sont les conséquences de ces contraintes juridiques pour les États démocratiques ? Ceux-ci ont le choix entre deux mauvaises solutions. Soit combattre les groupes armés en respectant strictement les normes édictées par les conventions internationales, ce qui signifie s’interdire d’entrer dans les zones habitées, de fouiller les maisons pour y chercher des caches d’armes ou d’éventuels complices. C’est accepter la sanctuarisation de leur hinterland et se déclarer battus d’avance. Soit combattre dans le milieu urbain ou paraurbain.

Et c’est prendre le risque non seulement de commettre des « dérapages » mais aussi de susciter des effets pervers en chaîne : soutien accru de la population locale aux combattants, protestations internationales, contestation au sein même de leur propre opinion publique. Dans de nombreux cas, l’imbrication entre combattants et non-combattants rend le respect du principe de discrimination quasi impossible. Face à un ennemi  invisible  qui utilise des civils, la confusion  dans le feu de l’action  est fréquente. Aucune armée, aussi morale soit-elle, ne peut épargner complètement les civils. Les soldats placés aux checkpoints, par exemple, savent qu’ils peuvent s’attendre à tout moment à une attaque. Cette menace permanente crée une tension qui les rend très nerveux et développe le syndrome de la « gâchette facile ». L’inexpérience des unités contribue à multiplier ce type de bavures.

Ces dérapages sont à distinguer des actes illégaux commis en connaissance de cause par des soldats.

Savoir raison garder

Pour défaire les groupes armés, il n’y a pas d’autre moyen que d’obtenir des renseignements, même au prix de quelques excès. Dans un contexte d’exception, l’argument principal que toutes les démocraties invoquent est celui de la « nécessité ».

Si un renseignement obtenu en temps voulu permet de sauver des vies humaines, il faut tout faire pour tenter de l’obtenir. Il apparaît comme une évidence qu’un État qui s’interdit d’user de la terreur massive doit envisager une stratégie plus subtile qui consiste à s’appuyer sur la population locale en évitant de la confondre avec les terroristes et de lui témoigner du mépris. Une pareille stratégie ne doit pas utiliser des moyens qui ne servent pas sa propre sécurité.

À cet égard, entreprendre une attaque massive en vue d’une « victoire décisive » serait aussi inefficace que contre-productif. Combattre les groupes armés implique des actions qui préservent un équilibre entre efficacité de la lutte contre le terrorisme et respect des droits de l’homme. Cette stratégie implique également de réprimer les comportements illégaux des forces de sécurité.

Tanwalbougou n’a pas encore livré tous ses mystères. Il faut donc se garder de jeter l’anathème sur l’armée, ou de croire que les FDS s’acharnent sans raison sur une communauté donnée. Le terrorisme n’a pas d’ethnie au Burkina Faso.

 

Jérémie Yisso BATIONO

De nouvelles formules protocolaires pour s’adresser au Maréchal du Tchad !

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Le président Idriss Deby Itno a été fait Maréchal par le Parlement de son pays

Depuis ce vendredi, les Tchadien bien informés des affaires de la République savent ce qu’il faut désormais utiliser comme formules protocolaires  pour s’adresser,  à l’écrit comme à l’oral au président tchadien, Idriss Deby Itno, élevé récemment à la dignité de Maréchal du Tchad.

Le président Idriss Deby Itno a été fait Maréchal par le Parlement tchadien

«Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat». Voici comment il faut s’adresser à l’écrit au président tchadien, selon une note de la direction générale du protocole de la présidence du pays datée de ce vendredi 3 juillet 2020.

Pour s’adresser au chef de l’Etat à l’oral, voici la formule consacrée : «Maréchal».

«La Direction Générale du protocole de la Présidence compte sur la bonne compréhension de l’opinion et lui demande de se conformer aux nouvelles appellations», précise encore la circulaire signée de l’ambassadeur Allah Maye Halina.

Pour rappel, c’est au cours de leur session du 26 juin que les députés tchadiens ont décidé d’élever le président Idriss Deby Itno à la dignité du Maréchal du Tchad pour son engagement personnel dans l’opération «Colère de Boma» qui a permis de neutraliser des éléments de Boko Haram. Quelques jours plus tard, un décret présidentiel en date du 3 juillet est venu consacrer la résolution parlementaire sans précédent dans l’histoire du pays.

A 68 ans, Idriss Déby Itno fêtera en 2020  ses trente ans de pouvoir, lui qui conduit depuis 2016 son cinquième mandat présidentiel.

Burkina Demain