Le président Alassane Ouattara maintient le suspense sur sa candidature à un 3e mandat
A l’issue de la réunion de son parti, le RHDP, tenue ce soir à Abidjan, le président sortant ivoirien Alassane Ouattara n’a pas dit clairement s’il acceptait de se présenter ou non à un troisième mandat présidentiel, comme le souhaitent les cadres et militants du RHDP. Il a juste dit prendre acte de leur demande.
Le président Alassane Ouattara maintient le suspense sur sa candidature à un 3e mandat
«Nous devons être fiers de ce que nous avons fait et c’est pour cela que cela doit se poursuivre. Je reviendrais vers vous très prochainement, et je m’adresserais à la nation pour dire ce qui est en jeu pour notre pays, pourquoi la Côte d’Ivoire doit continuer comme ça aujourd’hui. Qu’elle ne doit pas être entre des mains qui pourraient faire basculer le pays dans la violence, le désordre et la poursuite d’intérêt personnels».
Ce sont là des propos d’Alassane Ouattara à l’issue de la réunion du RHDP tenue ce soir à Abidjan, indiquant qu’il avait pris acte de la demande des militants et cadres de son parti qui sollicitent sa candidature à la présidentielle à venir suite au décès d’Amadou Gon Coulibaly précédemment désigné candidat.
La ministre de la santé Claudine Lougué expliquant le dispositif sanitaire envisagé
En principe, c’est le 1er août prochain que le Burkina Faso va rouvrir ses frontières aériennes après une fermeture de plusieurs mois due à la pandémie du Coronavirus. La Covid n’étant pas encore éradiquée, ni ici au Faso ni ailleurs ; des mesures s’imposent pour cette reprise risqué du trafic aérien. Face à la presse ce mardi 28 juillet, les autorités burkinabè se sont voulu rassurantes.
Le ministre des Transports, Vincent Dabilgou s’est voulu rassurant
«Un test négatif du Covid-19 datant d’au plus cinq jours» sera un préalable pour passager à destination du Burkina Faso.
Le ministre des Transports, Vincent Dabilgou a été on ne peut plus clair : « ne peut venir au Burkina que celui qui a accepté de satisfaire à certaines conditions. Et la condition la plus essentielle, c’est que le passager doit avoir fait le test PCR du Covid-19 ».
Donc, pas question de s’inquiéter pour la réouverture des frontières aériennes du pays à partir du 1er août prochain. Les mesures sont prises pour parer à toutes éventualités.
Dispositif sanitaire envisagé
La ministre de la santé Claudine Lougué expliquant le dispositif sanitaire envisagé
Sur le dispositif envisagé pour que tout se passe bien ; voici ce qu’a expliqué en substance la ministre de la santé Claudine Lougué explique aux journalistes :
‘’Les compagnies de voyage doivent obligatoirement donner des informations sur la Covid-19 aux passagers, veiller au respect de l’hygiène individuelle et collective et surveiller l’état de santé des voyageurs. Et aussi alerter chaque point d’entrée pour tout passager ayant présenté des symptômes. A l’arrivée, le passager a l’obligation de se soumettre à la prise de température, de présenter son test PCR négatif et remplir correctement la fiche santé voyageur.
A l’entrée du Burkina, lorsque le passager a son test négatif mais présente une forte température, il sera isolé. Et après les prélèvements, il sera confiné à l’hôtel jusqu’à l’arrivée du résultat. Les frais de confinement sont assurés par le passager. Et quand le passager ne possède pas de test négatif du Covid-19, on va retirer ses documents d’identification avant de passer au test de diagnostic rapide à ses frais. Et pour que ce passager rentre en possession de ses documents, il faut qu’il ait son test négatif.
S’il s’agit d’un voyageur en transit sans solution de test, si le transit ne dépasse pas 48 heures, il est confiné sous surveillance policière à l’hôtel et conduit après à l’embarquement, toujours sur surveillance. Si c’est plus de 48 heures, il va suivre le même traitement comme ceux qui viennent sans test. Toutes les directives seront mises à la disposition de tous les voyageurs sur le site du ministère. Les voyageurs qui veulent quitter le Burkina doivent également faire leur test du Covid-19’’.
En clair, les passagers à destination et au départ du Burkina doivent montrer patte blanche. Pourvu que les choses se passent comme prévues.
Les conférenciers d'AGRODIA face à la presse ce mardi 28 juillet 2020 à Ouagadougou
Des membres de l’Association des grossistes et détaillants d’intrants agricoles du Burkina Faso (AGRODIA) ont dénoncé ce 28 Juillet 2020 au cours une conférence de presse ténue à Ouagadougou, la mauvaise gestion au sein de leur association.
Les conférenciers d’AGRODIA face à la presse ce mardi 28 juillet 2020 à Ouagadougou
Le mécontentement exprimé par des membres et représentants de l’AGRODIA s’étale sur deux faits principaux. Il s’agit d’un cas d’engrais subventionné par l’Etat burkinabè non arrivé à destination et d’un autre cas de détournement de fonds au sein de l’association.
En effet, selon les conférenciers, cinq régions que sont, le Centre, le Nord, l’Est, la Boucle du Mouhoun et le Centre-Nord ont été ciblés par l’Etat pour une bonne production agricole de la campagne sèche 2020. Il a été mis à la disposition de l’association environ 6 700 tonnes d’engrais contenu dans des sacs de 50 kilogrammes à distribuer aux bénéficiaires pour un prix subventionné de 12 000 francs le sac. Par la suite, les représentants provinciaux ont fait le constat que les sacs d’engrais destinés aux producteurs bénéficiaires ne leur sont pas parvenus, c’est ce que témoigne aussi Seri Daouda (agriculteur dans le Sourou) qui dit ne pas avoir bénéficié de l’engrais malgré qu’il ait la somme nécessaire. Pire encore, ces sacs, bien que portant les logos AGRODIA, se sont retrouvés en vente sur les marchés à un prix plus élevé. C’est le cas de Bobo Dioulasso où les intrants étaient entre les mains des commerçants alors que cette zone n’est pas de la liste des régions ciblées. Pour les conférenciers, ces actes sont déplorables et méritent sanction quand certains ne se soucient pas de l’intérêt des producteurs agricoles.
Pour donner plus de raison à leur déception, Tapsoba Rabi Francis (chargé à l’organisation et l’information dans la section du Kadiogo) et ces camarades ont fait un bon de trois ans en arrière, en 2017, où le bureau exécutif AGRODIA a décidé de procéder à une commande groupée d’engrais. Pour eux, la surprise ne s’est pas fait attendre après avoir découvert, en Décembre 2018 que la commande a été effectué à travers un près bancaire, que des membres du bureau auraient profité pour prélever des quantités importantes d’engrais, l’aurait revendu sans reverser à l’association. La totalité de la somme s’évaluerait à 304 214 273 Francs CFA. Un fait qui est jugé par les conférenciers comme un cas d’enrichissement illicite.
À en croire les animateurs, ce sont bien là des faits face aux quels il est difficile de garder le silence, mais comment faire s’il faut recevoir, au-delà des menaces, une lettre de suspension pour qui ose dénoncer. Tapsoba Rabi Francis dit lui-même être suspendu pour avoir engagé une procédure suite à la suspension des membres de la section de Pô. Ces suspensions sont pour lui arbitraire vu qu’aucun procédé n’est respecté.
Ils invitent « les organisations paysannes à plus de vigilance et à rechercher, à chaque opération de distribution d’engrais, la bonne information afin de ne pas être embarqués dans des trahisons similaires ». Ils demandent également un soutien de la part du ministère en charge de l’agriculture afin d’établir la vérité sur l’opération de la campagne sèche de 2020.
Pour ce qui en est des responsables, le président Tangongossé Yamine est pointé du doigt pour cette mauvaise gestion.
En attendant, les conférenciers affirment que le dossier est entre les mains de la justice.
Des responsables du FRP5 réagissant aux propositions de sortie de crise de la CEDEAO
La réaction du Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) n’a pas tardé à l’annonce des décisions des chefs d’Etat de la CEDEAO appelant à une union sacrée de la classe sociopolitique en vue d’une normalisation de la situation au Mali. Voici leur réaction dans ce communiqué de presse.
Des responsables du FRP5 réagissant aux propositions de sortie de crise de la CEDEAO
«COMMUNIQUE N°005 – CS/M5-RFP
SUR LES DECISIONS DU SOMMET EXTRAORDINAIRE DES CHEFS D’ETAT DE LA CEDEAO SUR LA CRISE SOCIOPOLITIQUE AU MALI
Le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a appris avec étonnement les conclusions du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chef d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu ce 27 juillet 2020, lequel à l’instar de la Mission conduite par M. Goodluck Jonathan, continue de ramener la crise sociopolitique au Mali à un simple contentieux électoral du deuxième tour du scrutin législatif.
Aussi, les décisions « instamment » prises par le Sommet réitèrent aussi « la démission immédiate des 31 députés contestés, la recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, la mise en place rapide d’un Gouvernement d’union nationale, ainsi que la mise en place rapide d’une commission d’enquête » pour situer les responsabilités dans les cas de décès, de blessés et destructions des biens, et la mise en place d’un Comité de Suivi de toutes les mesures prises.
Par ailleurs, le Sommet a cru bon d’insister sur la mise en place par la CEDEAO « d’un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise ».
En fait, les décisions du Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO reposent sur des approximations très improbables telles que la démission hypothétique de députés dont l’élection est contestée, l’injonction faite à M. Ibrahim Boubacar Keïta d’user de pouvoirs exceptionnels constitutionnels pour une reconstitution au forceps de la Cour constitutionnelle, la composition partielle d’un gouvernement, etc.
Aussi, le M5-RFP constate, avec regret, que les conclusions du Sommet des Chefs d’Etat ne tiennent pas compte de la profondeur et de la gravité de la crise sociopolitique qui hypothèque l’avenir du Mali, ne correspondent aucunement aux attentes et aspirations du Peuple malien et surtout violent les lois et la Constitution du Mali que respectent le Mouvement.
Pourtant, les conséquences catastrophiques de la mauvaise gouvernance de M. Ibrahim Boubacar Keita, les violations récurrentes de la Constitution de son fait et sous son magistère, la confiscation des principes républicains garantissant l’alternance démocratique, jurent avec la protection dont ses pairs semblent le couvrir, en méconnaissance totale de l’article 32 du Protocole A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance disposant que : « Les Etats membres conviennent de ce que la bonne gouvernance (…) est essentielle pour la préservation de la justice sociale, la prévention des conflits, la sauvegarde de la stabilité politique et de la paix et le renforcement de la démocratie ». A défaut, une gamme de sanctions prévues aux articles 44 et suivants dudit Protocole frapperait l’Etat contrevenant.
Par ailleurs, des insinuations tentent de diluer les revendications populaires républicaines en brandissant l’épouvantail terroriste-islamiste et divertir le Peuple malien qui a, depuis des siècles, opté pour la tolérance religieuse, l’islam choisi et la laïcité. Venant de M. Ibrahim Boubacar Keïta à l’endroit de l’Imam Mahmoud Dicko, qui avait pourtant fortement infléchi les revendications populaires à son encontre, de telles insinuations relèvent d’une tentative désespérée de noyer sa propre incapacité à juguler une lancinante crise multidimensionnelle qu’il a lui-même fortement aggravée.
Le M5-RFP, réaffirmant sa détermination à mener son combat pour sauver le Mali menacé de disparition en tant qu’Etat, Nation, Démocratie et République laïque, exige plus que jamais la démission de M. Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime qui portent l’entière responsabilité de cette sinistre perspective pour notre Pays.
Le M5-RFP réitère son exigence d’actions judiciaires y compris devant la Cour pénale internationale (CPI) contre les auteurs, commanditaires et complices des tueries et exactions commises contre les manifestants à mains nues par les Forces spéciales antiterroristes (FORSAT), tant à Sikasso qu’à Bamako, dans les rues, domiciles et lieux de culte, et sa demande de libération de l’Honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition.
Le Peuple malien demeurera mobilisé et déterminé pour la mise en œuvre de son droit constitutionnel à la désobéissance civile, sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, jusqu’à l’aboutissement de son combat patriotique pour la restauration d’un Mali démocratique, républicain et laïc, doté d’une gouvernance responsable et vertueuse.
Comme annoncé, la crise malienne était au centre du sommet par visio-conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu ce 27 juillet 2020. L’organisation régionale a préconisé des solutions de sortie de crise en mettant en garde ceux qui vont se mettre en travers de ces mesures.
Pour sortir de la crise au Mali, il faut annuler l’élection des députés contestés et envisager une reprise des élections législatives pour pourvoir à ces postes. Ils ont recommandé également une recomposition de la Cour constitutionnelle dissoute par le président Ibrahim Boubacar Kéita, suite aux manifestations.
Ce sont entre autres les mesures préconisées par les chefs d’Etat de la CEDEAO au sortir de leur sommet par visio-conférence de ce lundi 7 juillet 2020 organisé depuis Niamey. Les chefs d’Etat de la CEDEAO n’entendent pas laisser la situation s’enliser au Mali ont multiplié jusque-là sans succès les initiatives pour rapprocher les positions des protagonistes.
Sur le bilan de ce sommet extraordinaire de la CEDEAO, voici ce qu’en dit le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, sur sa page Facebook : «Au terme du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO sur la crise sociopolitique au Mali, ce jour 27 juillet 2020, nous avons formulé des recommandations pour une sortie de crise et la stabilisation du pays. Nous espérons que nos frères du Mali vont privilégier la voie du dialogue et du consensus pour sortir leur pays de cette zone de turbulence. Nous avons réaffirmé notre solidarité avec la République sœur du Mali et notre engagement auprès des maliens, pour trouver une sortie de crise concertée avec toutes les parties prenantes».
Ceux qui seront tentés à Bamako d’aller en travers du processus de normalisation, pourraient encourir des sanctions.
De son côté, le gouvernement Boubou Cissé a procédé à un léger remaniement gouvernemental.
Eddie Komboigo a été investi ce dimanche candidat du CDP à la présidentielle du 22 novembre
Après une longue période de mésentente au sein du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) depuis la chute du régime en 2014, le choix est désormais fait, Eddie Komboïgo représentera le parti à la présidentielle du 22 novembre prochain. L’homme a été officiellement investi candidat de l’ex-parti au pouvoir ce dimanche 26 juillet au cours d’un congrès extraordinaire d’investiture.
Eddie Komboigo a été investi ce dimanche candidat du CDP à la présidentielle du 22 novembre
Ce Dimanche, le palais des sports de Ouaga 2000 était bondé de monde venu des quatre coins du Burkina pour soutenir leur candidat Eddie Komboïgo. Un soutien qui, en plus des présences, se manifestait bien par les cris de joie et les acclamations. En dehors des militants, étaient de la partie des présidents de parti politiques amis, en l’occurrence de l’Opposition dont notamment le chef de file de l’opposition, président de l’UPC Zéphirin Diabré ; le candidat de l’ADF-RDA Gilbert Noël Ouédraogo.
Après son investiture, le président Eddie Komboïgo est passé à son discours où il n’a pas mâché ses mots, en commençant par son parti : «laissons au jugement de l’histoire, les individus aux sombres desseins qui ont traîné le parti dans la boue, porté atteinte à sa cohésion et à son unité et qui dans la haine ont jeté toutes leurs forces pour le déstabiliser, voire l’anéantir».
La situation du pays, sa gestion par le régime actuel, celui du Mouvement du peuple pour le progrès, ont été abordés. ‘’Le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes qui ont occasionné « près d’un million de personnes déplacées internes », avec « des centaines et des centaines » de vies humaines perdues et une économie nationale à plat, a-t-il relevé.
Selon Eddie, ce constat malheureux est dû à « l’absence de vision du régime du président » actuel. «Le président Roch Marc Christian Kaboré arrive, dit-il à la fin de son mandat avec une véritable fracture sociale et politique».
En ce qui le concerne lui-même, le candidat du CDP dit vouloir : «impulser au Burkina Faso, une gouvernance nouvelle fondée sur les valeurs démocratiques et celles héritées de nos ancêtres, pour en faire à l’orée 2025, un pays entièrement restauré… Un pays dont l’image brillera de nouveau dans le monde entier ». Il se dit donc prêt à assumer la fonction suprême de l’Etat.
Pr Abdoulaye Soma, candidat du Soleil d'Avenir à la présidentielle du 22 novembre 2020
Pr Abdoulaye Soma a été officiellement investi candidat de son parti, le Soleil d’Avenir, pour la présidentielle du 22 novembre 2020. C’était ce dimanche 26 juillet 2020 à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso.
Pr Abdoulaye Soma, candidat du Soleil d’Avenir à la présidentielle du 22 novembre 2020
«Au nom de Dieu, Au nom du Peuple, Au nom des valeurs authentiques des ancêtres de nos sociétés traditionnelles, Au nom des militants et votants du Soleil d’Avenir ; Je jure fidélité et loyauté aux idéaux du Soleil d’avenir et aux intérêts supérieurs de la nation burkinabè. J’engage mon intégrité, mon honorabilité et mes capacités à défendre ces valeurs suprêmes, dans la conduite de ma candidature et dans l’exercice de mes fonctions présidentielles ».
C’est par cette formule que le Professeur Abdoulaye Soma, président du Soleil d’Avenir a officiellement prêté serment ce dimanche 26 juillet à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso à l’issue de son investiture pour la présidentielle du 22 novembre 2020.
Et de décliner les grandes lignes de son programme qui met un accent particulier sur les jeunes et les femmes car, à l’écouter, cette frange de la population a été longtemps mis à l’écart dans la gestion des affaires du pays. Pr Soma prône une nouvelle manière de faire la politique fondée sur la vérité, la sincérité, et le respect de la parole donnée.
Malgré la présence des poids lourds de la scène politique engagés dans cette compétition électorale, Abdoulaye Soma croit en ses chances de l’emporter au soir du 22 novembre. Pour lui, un autre Burkina Faso est possible et il compte le réaliser avec le soutien de tous ses militants et sympathisants engagés sur « la voie du vrai changement».
14 nouveaux cas confirmés dont 5 cas importés et 09 à transmissions communautaires (05 à Ouaga, 03 à Fada N’Gourma et 01 à Houndé) ; et 03 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 24 juillet 2020.
Avec 03 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à 926 à la date du 24 juillet.
Toujours à la date du 24 juillet, 14 nouveaux cas confirmés dont 5 cas importés et 09 à transmissions communautaires (05 à Ouaga, 03 à Fada N’Gourma et 01 à Houndé) ont été enregistrés, faisant passer le nombre total des cas confirmés à 1100.
A la date du 24 juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Banque africaine de développement ont accordé, jeudi 23 juillet, une aide de 20 millions de dollars aux pays membres du G5 Sahel afin de renforcer leur santé publique et d’aider au bien-être des réfugiés et de leurs communautés d’accueil face à la pandémie de Covid-19. Plus d’infos dans ce communiqué de presse.
«Les Nations unies et la Banque africaine de développement apportent 20 millions de dollars aux pays du G5 Sahel pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les réfugiés et leurs communautés d’accueil.
Abidjan, Genève, Nouakchott, 24 juillet 2020 – Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Banque africaine de développement ont accordé, jeudi 23 juillet, une aide de 20 millions de dollars aux pays membres du G5 Sahel afin de renforcer leur santé publique et d’aider au bien-être des réfugiés et de leurs communautés d’accueil face à la pandémie de Covid-19.
L’enveloppe de la Banque provient du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque.
Elle doit permettre aux gouvernements du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Tchad, qui composent le cadre régional de coopération et de coordination du G5 Sahel, de renforcer leurs capacités nationales afin d’enrayer la propagation du coronavirus. Il s’agit aussi d’en atténuer les répercussions sociales et économiques, dans cette région, où la pandémie provoque une situation d’urgence sans précédent, qui s’ajoute aux crises multiples déjà en cours dans la région.
Cette intervention privilégiera la conduite d’activités dans les zones les plus touchées par les conflits et la violence, subissant un afflux élevé de personnes victimes de déplacement forcé et où la présence des institutions gouvernementales est limitée.
Le Sahel compte 3,1 millions de réfugiés, de personnes déplacées dans leur propre pays, de rapatriés et de personnes menacées d’apatridie.
Dans les cinq pays de la région, on a enregistré jusqu’à présent 10 000 cas de contamination au Covid-19 et 459 décès. Bien que les mesures d’urgence visant à enrayer la propagation de la maladie fassent l’objet d’une levée progressive et prudente, il est essentiel de renforcer l’intervention sanitaire pour les communautés les plus vulnérables.
« Pour les réfugiés et les personnes qui fuient déjà la guerre et la violence au Sahel, ainsi que pour les pays d’accueil, la pandémie de Covid-19 a des effets dévastateurs », a déclaré Kelly Clements, haut‑commissaire adjointe des Nations unies pour les réfugiés, qui a signé l’accord au nom de l’agence onusienne.
«Cette contribution s’ajoute aux efforts déployés à l’échelle mondiale en vue de mobiliser un soutien financier et politique en faveur de l’intervention humanitaire dans la région. Elle témoigne également d’une grande solidarité avec les communautés qui accueillent les personnes contraintes de fuir », a-t-elle ajouté.
Le projet vise également à renforcer les systèmes alimentaires et nutritionnels, dans une région où 5,5 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire, selon les estimations des Nations unies.
«Cette opération renforcera les capacités des pays du G5 Sahel et leur permettra d’appuyer les actions humanitaires et de développement de la région, de compléter les interventions menées dans le cadre de l’initiative de l’Alliance pour le Sahel et de soutenir les plus vulnérables », a déclaré de son côté, Khaled Sherif, vice-président de la Banque africaine de développement, en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services.
« Grâce à ce projet, la Banque aidera à atténuer l’impact socioéconomique négatif de la crise du Covid-19 dans les pays du G5 Sahel, où les communautés sont déjà vulnérables et touchées par les conflits et l’insécurité.»
Le projet appuiera également des campagnes de sensibilisation sur le Covid-19 et renforcera les infrastructures de santé, la surveillance épidémiologique et la gestion des cas. Il permettra également l’acquisition de fournitures et d’équipements médicaux essentiels pour la prévention, le contrôle et le traitement des patients atteints du Covid-19.
« Le Sahel requiert plus que jamais une attention accrue et coordonnée de la part des États de la région et de la communauté internationale, afin d’endiguer la spirale de la violence et de créer ainsi un environnement propice à un développement socioéconomique inclusif et durable », a déclaré, pour sa part, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la Facilité de réponse rapide au Covid-19 (CRF) de la Banque africaine de développement, d’un montant maximal de 10 milliards de dollars, qui constitue le principal instrument d’aide aux pays africains mis en place par la Banque pour atténuer les effets de la crise sur l’économie et la santé. L’intervention du HCR dans le projet sera conforme aux principes humanitaires de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.
Ces types de partenariats sont encouragés par le Pacte mondial sur les réfugiés, en tant que cadre de partage des responsabilités plus prévisible et plus équitable. Ce projet conjoint illustre la façon dont le Pacte peut être appliqué et constitue un modèle permettant à d’autres entités financières et de développement de prendre la mesure des besoins massifs créés par les déplacements forcés et la pandémie et de s’engager à y répondre.
Contacts médias :
Banque africaine de développement : Gershwin Wanneburg, Département de la communication et des relations extérieures, email : g.wanneburg@afdb.org
Bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre : Romain Desclous, email : desclous@unhcr.org
Parvenir à une feuille de route à même de permettre d’adresser efficacement et de façon plus opérationnelle la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso. C’était l’un des objectifs majeurs du Forum national de la régulation du secteur des énergies renouvelables qui se tenait du 22 au 23 juillet 2020 à Ouagadougou. Objectif parfaitement atteint avec en plus la mise en place d’un comité de suivi des engagements contenus dans la feuille de route, à la grande satisfaction des organisateurs et des participants.
Martin Van Dam (micro), coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV, a prononcé le mot de clôture du forum
«Réflexion sur l’opérationnalisation de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso». C’est le thème du forum national sur la régulation du secteur des énergies renouvelables qui s’est tenu les 22 et 23 juillet 2020 à Ouagadougou.
Initié dans le cadre du Programme voix pour le changement (V4CP) par les Organisation de la société civile (OSC) du secteur en l’occurrence SNV, CEAS Burkina, AGEREF/Comoé-Léraba et OCADES Dédougou; le forum national de la régulation du secteur des énergies renouvelables a réuni pendant 48 heures les représentants des différentes parties prenantes de la question de la normalisation et certification des produits et services d’énergies renouvelables dans le pays.
Sentiments de satisfaction générale
Après deux jours d’échanges francs et constructifs, c’est les sentiments de satisfaction générale qui se dégageaient à la clôture des travaux intervenue dans l’après-midi du jeudi 23 juillet 2020, à entendre les uns et les autres.
Dans mon mot de clôture du forum, Martin Van Dam, coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV, s’est félicité de la forte participation des différentes parties prenantes et de l’esprit constructif qui a prévalu tout au long des travaux, saluant l’organisation de CEAS Burkina et l’ouverture de l’ANEREE ; ce qui a permis de parvenir à des résultats.
Gilbert Kazienga, conseiller technique en énergies renouvelables à la SNV
«Pour nous, cela a été un exercice assez enrichissant au regard de la qualité des échanges et des résultats auxquels nous sommes parvenus», a assuré Eric Pouya, directeur du contrôle et des textes de conformité énergétique de l’ANEREE.
«Nous avons assisté à des échanges francs qui ont permis d’aboutir à des conclusions intéressantes qui vont beaucoup servir sur cette question de la régulation du secteur des énergies renouvelables», a noté de son côté Gilbert Kazienga, conseiller technique en énergies renouvelables à la SNV.
«Nos remerciements pour la confiance et pour nous avoir permis de prendre à part à ce forum qui va contribuer à l’atteinte des objectifs en matière de régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso», a indiqué, au nom de tous les participants, Ada Siko, directrice de la normalisation et de l’audit énergétique de l’ANEREE. Pour sa part, le modérateur du forum, Francis Simporé de 2IE a relevé la bonne attitude des participants, leur assiduité aux travaux, ce qui a permis d’atteindre les objectifs. A savoir une connaissance par toutes les parties prenantes des évidences produites par les OSC dans le cadre du programme V4CP ; le point de l’état des lieux de la normalisation et certification des produits et services d’énergies renouvelables au Burkina Faso. Et ce n’est pas tout.
Feuille de route pour opérationnaliser des normes de régulation
Officiels et participants posant pour la postérité à l’ouverture du forum
Pour favoriser l’opérationnalisation des normes de régulation du secteur des énergies renouvelables, les forumistes ont adopté une feuille. Sur cette feuille de route, l’on peut relever un certain nombre de recommandations.
Concernant les équipements et matériels d’énergie renouvelables, les participants au forum préconisent :
-engager la réflexion pour la mise en place d’un Fonds pour le renforcement des financements à travers l’octroi de micro crédit ou la facilité de payement (payement à tempérament) pour permettre utilisateurs (ménages ruraux, associations et organisations du milieu rural, ménages urbains,PME/PMI) d’accéder au marché des équipements et services ER de qualité ;
-multiplier les initiatives de projets d’énergies renouvelables pour faciliter l’accès au grand nombre tout en tirant profit des leçons apprises des projets menés avec un accent particulier sur le service après-vente/installation et la pérennité des installations.
Pour ce qui est de la promotion des services d’énergies renouvelables, les forumistes suggèrent entre autres :
-valoriser l’enseignement dans le domaine de l’ER ; « promotion des filières ENR filières des installateurs PV
-renforcer les connaissances des formateurs intervenant dans le secteur de l’ER FC ;
-plaidoyer pour l’inscription d’activités ER dans les plans locaux de développement ;
-sensibiliser les collectivités à la problématique des ER ;
-disposer des référentiels de métiers compétences et de formation dans le secteur des ER.
Délivrance des agréments des entreprises
S’agissant de la politique et règlementation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso ; les participants au présent forum recommandent entre autres :
-la relecture de l’article 303 de la loi de finance 2017 en vue l’actualisation de la liste des équipements exonérés ;
-la certification des installateurs ;
-la délivrance des agréments des entreprises ;
-l’organisation des acteurs ;
-l’élaboration d’un texte sur les normes acceptables sur les équipements ;
-’élaboration d’un guide d’efficacité énergétique dans le bâtiment.
Comité de suivi mis en place
Dernier acte du forum et non le moins important : la mise en place d’un comité de suivi fort de 7 membres comprenant des représentants de la société civile, du secteur privé, des collectivités territoriales et de structures en charge de la régulation, notamment l’ANEREE et l’ABNORM. Le comité de suivi est présidé par le représentant de la Coalition CNPDER-BF.
Avec ces résultats obtenus au cours du forum, l’espoir est permis. Pour le coordonnateur Martin Van Dam, ce n’est qu’un début. Et d’exhorter les participants à poursuivre la dynamique enclenchée et surtout à ne pas perdre de vue l’objectif final recherché, à savoir la satisfaction du consommateur (en milieu rural ou en périphérie) à travers la délivrance d’équipements et services d’énergies renouvelables de qualité.
«Au-delà des débats passionnés que suscitent la question entre nous, nous devons toujours avoir à l’esprit la nécessité de faire en sorte que les populations, nos parents au village puissent en profiter au finish. C’est cela tout le sens des combats, des efforts que nous menons», a-t-il conclu.