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Adama Bayala succède à Séraphine Somé  à la DCPM de la Culture

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C'est le SG du ministère de la culture, Dr Lassina Simporé (Milieu) qui a installé Adama Bayala (à gauche) dans ses fonctions de DCPM en remplacement de Séraphine Somé (à droite)

Nommé en conseil des ministres le 13 mai 2020 dernier, Adama Amidou Bayala, conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, a pris fonctions ce vendredi 22 mai 2020 en qualité de Directeur de la communication et de la presse ministérielle (DCPM) du ministère de la culture, des arts et du tourisme ; en remplacement de Séraphine Somé, appelée à d’autres fonctions-Directrice régionale de la culture du Sud-Ouest-.

C’est le SG du ministère de la culture, Dr Lassina Simporé (Milieu) qui a installé Adama Bayala (à gauche) dans ses nouvelles fonctions de DCPM en remplacement de Séraphine Somé (à droite)

C’est le Secrétaire général (SG) du Ministère de la culture, des arts et du tourisme (MCAT), Dr Lassina Simporé, qui a installé Adama Amidou Bayala dans ses nouvelles fonctions de Directeur de communication et de la presse ministérielle ce vendredi 22 mai 2020.

«Désormais à l’école de la culture »

Adama Amidou Bayala, directeur de la communication et de la presse ministérielle, a pris fonction ce vendredi 22 mai 2020

Prenant la parole, après reçu son attestation de prise de service des mains du SG Simporé, le nouveau DCPM du ministère de la culture, des arts et du tourisme a laissé entendre qu’il venait à une autre école, celle de la culture pour apprendre.

Il a exprimé sa gratitude au ministre de la culture Abdoul Karim Sango pour la confiance placée en sa modeste personne à travers la présente nomination ; assurant avoir pris la mesure des responsabilités qui sont désormais les siennes au sein du ministère ; souhaitant la disponibilité et le soutien des membres de sa hiérarchie et de ses collaborateurs pour relever les défis de la communication.

Le secrétaire général Dr Lassina Simporé notifiant au nouveau DCPM le contenu de son attestation de prise de service

Lui transmettant les félicitations du ministre Sango, le secrétaire général a rappelé les attentes de la hiérarchie vis-à-vis d’Adama Amidou Bayala, en termes de coordination des actions de communication aussi bien à l’interne qu’à l’externe pour une meilleure visibilité des actions du ministère, du ministre.

Sentiment du devoir accompli

Séraphine Somé/Millogo, DCPM sortante, a dressé le bilan de ses actions en trois ans de services

Dans son intervention, Séraphine Somé/Millogo, DCPM sortante, a indiqué avoir contribué en trois ans de service à la tête de la DCPM avoir contribué à l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie et du plan de communication du ministère, à la visibilité de ses activités ; rendant hommage à ses ex-collaborateurs pour leur contribution au succès des différentes actions ; et souhaitant bon vent à son successeur.

Elle a également souhaité que M. Bayala puisse bénéficier de la même disponibilité, du même accompagnement de la part des agents et points focaux de la DCPM.

Bref, de son intervention se dégageait ce sentiment du devoir accompli, ce qui lui a apparemment valu la nouvelle promotion et  un cadeau de ses ex-collaborateurs de la DCPM.

Martial Gouba

Burkina Demain

Tony Elumelu : «La Covid-19 représente une opportunité de réinitialiser l’Afrique»

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Tony Emelu, président de la United Bank for Africa

Le président de la United Bank for Africa (UBA) Plc, Tony Elumelu, a déclaré que la pandémie de coronavirus qui ravage actuellement le monde offre une opportunité de réinitialiser le continent africain afin que les Africains puissent devenir plus productifs et autonomes. Il l’a déclaré lors des tables rondes de haut niveau composées de dirigeants africains, dont le Dr Ngozi Okonjo – Iweala, l’envoyé spécial de l’Union africaine sur Covid-19 et Tidjane Thiam, qui est également un envoyé spécial de Covid-19 chargé de mobiliser soutien économique international à l’Afrique.

Tony Emelu, président de la United Bank for Africa

Au cours de la session intitulée «Un monde résilient: un appel africain pour un nouvel ordre mondial», Elumelu a déclaré: «Je vois cette pandémie comme une opportunité de réinitialiser l’Afrique.» Tout en soulignant que l’Afrique en tant que continent a tout ce qu’il faut pour devenir un pays fort en économie numérique, le président du groupe UBA a préconisé un plan martial qui galvanisera l’ensemble du continent et rendra l’Afrique moins dépendante de la « circularité de la dette » des pays développés, ce qui, selon lui, a été un revers majeur depuis des décennies.

Il a déclaré: «Je pense que lorsque nous engageons le reste du monde à fournir des secours, nous devons chercher une solution plus fondamentale aux défis de l’Afrique. J’ai souvent plaidé pour un plan martial des heures supplémentaires. Nous devons mobiliser tout le monde. Si nous avons un plan martial qui mobilise des ressources pour résoudre des problèmes particuliers, alors nous pouvons atténuer cette constante mendicité d’assistance. »

Elumelu a expliqué plus en détail : «La vérité est que nous avons des ressources pour aider à mobiliser les gens. En tant que fondateur de la Fondation Tony Elumelu, nous nous sommes engagés à doter 100 millions de dollars pour soutenir les jeunes entrepreneurs africains et nous avons vu les résultats positifs que cela a produit jusqu’à présent. Il est évident que si nous pouvons réparer l’accès à l’électricité, assurer la stabilité de l’environnement macroéconomique, garantir la priorité des jeunes, autonomiser nos petites et moyennes entreprises et fixer la migration des jeunes, alors nous sommes pour une économie meilleure et plus résiliente ‘. «Il est urgent de donner la priorité à nos jeunes et de responsabiliser nos PME. Les gens qui travaillent dur doivent être encouragés », a déclaré Elumelu avec passion.

Tidjane Thiam, qui a soutenu ce que Elumelu avait proposé, a déclaré que plutôt que de dépendre de l’aide internationale à chaque point, il est nécessaire que les gouvernements et les institutions investissent dans des activités qui donneront la priorité aux jeunes et créeront un meilleur environnement favorable.

«Je suis totalement d’accord avec Tony Elumelu. Le défi majeur est que nous ne voyons pas suffisamment d’entrepreneurs. Semblable à ce qui se produit en Asie et en Europe, il est nécessaire de promouvoir une classe d’entrepreneurs pour stimuler l’économie africaine. nous devons préparer plus de Tony Elumelus « d’Afrique », at-il dit. Tidjane a poursuivi: «Nous savons ce qui doit être fait. Nous avons besoin que le gouvernement et les institutions multinationales apportent des capitaux pour qu’il y ait des investissements dans la santé, les infrastructures et autres. Nous devons nous débarrasser de ce cycle de la dette parce que le rééchelonnement constant et la demande d’allégement des dettes ne sont pas bons pour nous en tant que continent », a déclaré Thiam.

Okonjo-Iweala, pour sa part, a appelé à un système où les jeunes et les femmes seront autorisés à créer et produire davantage pour stimuler l’économie africaine. Tout en appelant les organismes parapublics privés et gouvernementaux à s’engager dans des partenariats significatifs qui aideront à galvaniser la création d’emplois et l’entreprenariat chez les jeunes en Afrique, elle a déclaré: «Comme Tony l’a souligné, nous pouvons voir cette pandémie comme une opportunité pour le continent. Nous avons l’Accord de libre-échange africain et nous devons le concrétiser.

«Nous devons spécialiser nos pays pour fabriquer les produits dont nous avons besoin afin de pouvoir commercer avec les autres. Nous devons créer de bons emplois pour nos jeunes. Nous devons autonomiser nos femmes et nos jeunes et les mettre au centre. On dit que l’Afrique compterait le plus grand nombre de jeunes au monde d’ici 2050, nous devons donc y remédier », a-t-elle noté.

La table ronde, organisée par le New York Forum Institute, a également réuni des chefs d’État africains, dont le président nigérien Mahamadou Issoufou; le président Uhuru Kenyatta du Kenya; le Président Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire; le président Macky Sall du Sénégal et le président Julius Bio de la Sierra Leone.

Source : United Bank for Africa Burkina (UBA Burkina)

 

Contact : Patrick​   Somda

Head, Communication

United Bank for Africa Burkina (UBA Burkina)

1340, Avenue Dimdolobsom, Ouagadougou, Burkina Faso

DL: +226 -25 49 34 76  |  Ext: 43015

Mobile: +226 -76 69 03 93

Email: Somda.Patrick@ubagroup.com

Ouaga : Reprise des messes dans les églises catholiques à la faveur de l’ascension

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Le Cardinal Philippe Ouédraogo a réitéré son appel aux fidèles catholiques pour le respect des gestes barrières

A Ouagadougou, la célébration de la fête de l’ascension, la montée du Christ au ciel, marque également le retour des fidèles catholiques dans les églises après une suspension de deux mois du fait du Covid-19.

Le Cardinal Philippe Ouédraogo a réitéré son appel aux fidèles catholiques pour le respect des gestes barrières

De l’église de Bendogo à la cathédrale en passant par la rotonde, c’était les retrouvailles entre fidèles catholiques après deux mois de suspension due au Coronavirus. Des retrouvailles dans le cadre de la célébration de la fête de l’ascension, la montée du Christ au ciel.

Covid-19 oblige, partout les mesures barrières telles la distanciation sociale ou l’usage de gel hydroalcoolique à l’entrée ont été respectées.

Les responsables ou prêtres officiant ce jour, à l’image du Cardinal Philippe Ouédraogo à la Cathédrale, ont réitéré les appels pour le respect de ces gestes barrières par les fidèles catholiques, exhortant la communauté à prier pour les victimes de la pandémie.

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 3 nouveaux cas confirmés à la date du 19 mai

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Dr Brice Bicaba

Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 19 mai, fait état désormais de 812 cas confirmés dont 3 nouveaux cas : 3 cas à transmissions communautaires à Ouagadougou.

Dr Brice Bicaba

Avec 08 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 669. Aucun décès n’ayant été enregistré à la date du 19 mai, le nombre total des décès reste 52 et celui des cas confirmés, 812 puisque l’on a enregistré 3 nouveaux cas confirmés : 3 cas à transmissions communautaires à Ouagadougou.

Burkina Demain                                                                                         

47 terroristes neutralisés par les FDS dans la Kossi

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Selon ce communiqué de l’armée, les Forces de défense et de sécurité ont pris d’assaut mardi 2 bases terroristes dans la province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun. Bilan de l’opération : 47 terroristes tués et d’importantes quantités de matériels saisis. Plus de détails dans le communiqué qui fait également cas de 2 gendarmes tués et de 3 autres blessés.

ECO : Le projet de loi mettant fin au franc CFA adopté à Paris

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Le gouvernement français a adopté ce mercredi 20 mai en conseil des ministres le projet de loi entérinant la fin du franc CFA.

C’est assurément une étape importante qui a été franchie ce mercredi à Paris dans le projet monétaire de transformation du franc CFA à l’Eco tel que décidé en fin décembre 2019 par la France et les pays de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

«Ce texte valide la transformation du franc CFA, qui deviendra l’ECO, maintenant la parité  fixe avec l’Euro, ainsi que la fin de la centralisation des réserves de change des Etats d’Afrique de l’Ouest auprès du Trésor français, conformément à l’accord conclu fin décembre entre la France et les Etats de l’Union monétaire ouest-africaine », a indiqué Sibeth Ndiaye, porte-parole  du gouvernement français.

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 3 nouveaux cas confirmés à la date du 18 mai

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Dr Brice Bicaba

Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 18 mai, fait état désormais de 809 cas confirmés dont 3 nouveaux cas : 1 cas importé du Sénégal et 2 à transmissions communautaires à Bobo-Dioulasso.

Dr Brice Bicaba

Avec 06 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 661. Aucun décès n’ayant été enregistré à la date du 18 mai, le nombre total des décès reste 52 et celui des cas confirmés, 809 puisque l’on a enregistré 3 nouveaux cas confirmés : 1 cas importé du Sénégal et 2 à transmissions communautaires à Bobo-Dioulasso.

Par ailleurs, l’on dénombrait à la date du 15 mai, 96 cas actifs du Covid-19 au Burkina Faso.

Burkina Demain                                                                                         

Drame de Tanwalbougou : Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante

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Dans un communiqué en date de ce mercredi 20 mai publié depuis Nairobi, des responsables de l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch donne encore de la voix sur l’affaire de Tanwalbougou où une douzaine de personnes sont mortes le 11 mai dernier dans des circonstances non encore élucidées. Dans son discours sur la situation de la Nation mardi, le Premier ministre Christophe Dabiré a fait cas d’une enquête administrative et judiciaire en cours. Mais, les responsables de Human Rights Watch demandent aux autorités d’aller plus loin en recourant à une enquête indépendante et crédible, et en prenant des mesures conservatoires fortes telle la suspension du commandant de la gendarmerie.

Corinn Dufka, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch

Ce mardi lors du discours du Premier ministre Christophe Dabiré sur la situation de la Nation, le député-maire de Dori qui confiait la veille à la presse que son cousin a été tué d’une balle dans la tête lors du drame de tanwalbougou ; demandait de donner de signaux forts dans la gestion du dossier au-delà de l’annonce d’une enquête administrative et judiciaire.

Ce mercredi, ce sont des responsables de l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch qui sont dans cette dynamique. En effet, ils appellent le pays à enquêter de manière crédible sur les exécutions apparentes et à suspendre le commandant surveillant les 12 hommes décédés en détention à Tanwalbougou.

«L’ouverture rapide d’une enquête sur ces meurtres est une première étape importante, mais pour aller de l’avant, les autorités devraient transférer l’enquête dans la capitale, veiller à ce que les témoins soient protégés et suspendre le commandant de la gendarmerie en attendant les résultats de l’enquête. Les autorités devraient envoyer un message d’intolérance fort pour les violations graves des droits en tenant pour responsables tous les membres des forces de sécurité impliqués  dans l’enquête, y compris le commandant de la gendarmerie», a déclaré Corinne Dufka, responsable de Human Rights Watch à Washington.

Dans leur démarche, les responsables de Human Rights Watch se fondent sur le fait que des proches et des membres de groupes non gouvernementaux ont mis en doute la capacité des gendarmes locaux à mener une enquête crédible et impartiale.

Par ailleurs, Human Rights Watch relève que les forces de sécurité gouvernementales ont tué plusieurs centaines d’hommes pour leur soutien présumé à ces groupes.

Burkina Demain

Eddie Komboigo et le CDP à l’épreuve de la démocratie !

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Eddie Komboigo était déjà sorti renforcé de ce 7e congrès ordinaire du CDP et il vient de relever le défi de la candidature de son parti à la présidentielle du 22 novembre prochain

«Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), sous la houlette de son Président, Eddie KOMBOIGO, vient de faire la démonstration de son attachement et de sa fidélité à la démocratie, et, plus que jamais, de son aptitude à gouverner notre pays, le Burina Faso», Pr Jacques Batieno. Plus d’infos dans l’analyse ci-près.

Eddie Komboigo était déjà sorti renforcé de ce 7e congrès ordinaire du CDP et il vient de relever le défi de la candidature de son parti à la présidentielle du 22 novembre prochain

«EDDIE KOMBOIGO ET LE CDP

A L’EPREUVE DE LA DEMOCRATIE

Démocratie, un de ces mots qui chantent plus qu’ils ne parlent. Telle est la manière la plus appropriée de qualifier ce terme, dans son usage réel, tellement galvaudé. Certes la démocratie, dans son sens le plus noble, si tant est qu’on puisse en parler ainsi, reste un idéal, une idée. Aussi, l’utilise-t-on pour désigner diverses pratiques qui, bien souvent, sont aux antipodes de ce qu’il en retourne en vérité. Reconnue de fait comme étant la manière la plus conforme à la justice dans la direction de la chose publique, elle est valable pour toute organisation humaine, en dehors de celles régies par la religion, et à plus forte raison pour un parti politique. C’est l’évidence même, car tout parti politique, en principe, aspire au gouvernement, et il serait dangereux qu’un parti politique, qui lui-même ne fait pas de l’exercice de la démocratie un mode de fonctionnement, accède au pouvoir. Chaque fois qu’un peuple en a fait l’expérience, il en a subi les pires conséquences et atrocités.

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), sous la houlette de son Président, Eddie KOMBOIGO, vient de faire la démonstration de son attachement et de sa fidélité à la démocratie, et, plus que jamais, de son aptitude à gouverner notre pays, le Burina Faso. Démontrant ainsi, d’abord au peuple burkinabè, que lui confier les rênes du pouvoir lors des échéances électorales de novembre 2020, c’est être assuré de l’exercice d’un pouvoir démocratique, c’est-à-dire fait de justice sociale et d’équité, de paix et de sécurité, de fin d’impunité, d’impartialité et de lutte acharnée contre l’arbitraire qui, depuis longtemps déjà, ont déserté jusqu’au rêve des burkinabè ; ensuite, à la communauté internationale, il envoie des signaux d’un exercice inclusif du pouvoir d’Etat qui œuvre pour réinstaurer la confiance à travers une véritable réconciliation nationale conduisant à une paix sociale, un dynamisme économique. En somme, à faire recouvrer au Burkina Faso le rayonnement international qui fut le sien en d’autres temps aujourd’hui relégués dans une mémoire tombée presque en désuétude.

La désignation de son candidat, telle que cela a été conduit par le CDP, est sans conteste un acte démocratique majeur, rare au moins dans l’espace politique sous-régional. Déjà, on avait dit la même chose lors de l’élection du Président du Parti par son VIIème congrès ordinaire de mai 2018. J’avais moi-même, à l’époque, traité cela de « démocratie en demi-teinte » en rapport avec le collège électoral trop restreint à mon goût. Pour la désignation du candidat à la présidentielle, ce collège électoral s’est quelque peu élargi. Ce qui est une bonne chose, même si je considère qu’il y a encore de la marge, et que ce collège électoral peut encore être amélioré, prendre de l’ampleur jusqu’à concerner l’ensemble des militants du parti à jour de leur cotisation. Mais, comme qui dirait, qui trop embrasse, mal étreint. En effet, comme dit l’Ecclésiaste, « il y a un temps pour toute chose sous le soleil ». Il faut donc laisser le temps au temps, et nous sommes sur la bonne voie. Cette grande première, à mettre sous le sceau du CDP, rend absolument caduque la notion de « candidat naturel ». Cela est définitivement entériné, au CDP il n’y a plus de candidat naturel à l’élection présidentielle, le président du parti n’est plus celui-ci, faisant du CDP l’exemple à suivre, le modèle.

Or, la coïncidence est belle qui se passe sous la présidence de ce même Eddie KOMBOIGO qui, dans un scrutin dont la transparence est indubitable, vient d’être désigné candidat du CDP à l’élection présidentielle par ses pairs. Un plébiscite qui tombe comme une réhabilitation de toutes ces invectives et faux procès dont il fait l’objet en permanence. Quel camouflet pour ses détracteurs ! Et quelle belle empreinte laissée dans et pour l’histoire ! Il faut bien le reconnaitre aujourd’hui, ce qui force le respect et l’humilité, l’homme, Eddie KOMBOIGO, revient de loin pour mériter la place qui lui échoit d’être le candidat désigné du CDP. Félicitations, Président !

Que de conspirations ourdies contre l’homme ! Que de médisances à son propos ! Que de diabolisations à son endroit ! Que de détracteurs croupis dans l’ombre ou à visage découvert ! Mais l’homme est toujours resté droit dans ses bottes, et, comme le lion d’Ethiopie, il est resté tête debout. Ce monsieur, et il l’a souvent montré, est un homme de tempérament et de conviction. C’est la marque des grands hommes, celle des hommes d’Etat et d’action, celle des hommes de destin qui résistent à toute adversité ; et lui n’a fait que cela, combattre l’adversité, se défendre contre elle. Quoi de plus légitime ?

Il est de ces hommes qu’il faut approcher et connaitre pour s’en faire soi-même un jugement (peu importe sa teneur, qu’il soit positif ou négatif), et non en juger à partir de faits rapportés, car tout ce qui est rapporté est empreint de subjectivité, voire de passion. Par conséquent, de quiconque, il faut toujours se faire une opinion par soi-même et jamais par personne interposée ; telle est une des grandes leçons de vérité de l’existence humaine. J’ai en effet, pour l’avoir rencontré quelques fois, pu faire l’expérience de l’homme, et je dois avouer que mon sentiment à son égard se trouve aux antipodes de tout ce qui m’était revenu à son propos. Sans doute, comme tout homme, il a ses défauts sur lesquels il faudra qu’il travaille. Mais, je dois avouer avoir pour l’homme le sentiment convaincu d’être un candidat à la hauteur de la tâche qui lui incombe. Sentiment subjectif, me diriez-vous. Je vous l’accorde. Mais tel est mon sentiment, et je n’y peux rien. La discussion n’est plus de savoir s’il est le meilleur de nous tous et, partant, le meilleur candidat pour le CDP ; la discussion, désormais, est de savoir s’il fait un bon candidat pour le CDP. Or, à cette question, la réponse est sans équivoque, elle est absolument positive. En effet, l’occasion m’a été donné d’échanger avec l’homme, et j’ai pu constater combien était grande sa maitrise des dossiers politiques et socio-économiques, et, l’on a beau être en désaccord avec lui, on ne peut s’empêcher de lui reconnaître son intelligence certaine de la chose publique, pour parler autrement de la politique.

Cela suffit-il comme gage de victoire pour Eddie KOMBOIGO et le CDP à l’élection présidentielle de novembre 2020 ? Telle est la question brûlante de l’heure. C’est dire que rien n’est encore accomplit, et que tout commence maintenant. Il revient au candidat de transformer l’essai, et de faire de la marche inexorable du CDP vers cette licence de vertu qu’est la démocratie un achèvement. Pour cela, il doit rassembler sans ostraciser personne, tout en faisant attention aux faux amis. La démocratie, en effet, ne se construit pas tout seul, et sa réalité repose sur une relation d’intersubjectivité régie par la discussion rationnelle et critique, préalable à toute société bien ordonnée. C’est dire aussi que la démocratie rime avec un espace public qui en constitue son cadre même. Un espace public propre au CDP où l’on peut débattre sans se faire la guerre. C’est sans doute par là qu’il faut commencer, car c’est ici que réside la première étape vers la victoire. C’est la condition sine qua non de la victoire. Et cela dépend de nous tous.

 

Paris, le 13 mai 2020

Jacques BATIENO

Militant CDP France »

Situation nationale : Christophe Dabiré réitère son appel à l’union sacrée des Burkinabè

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Le Premier ministre Christophe Dabiré face à la représentation nationale ce mardi 19 mai 2020

Dans un exercice d’une quarantaine de minute, le Premier ministre Christophe Dabiré a fait le point ce mardi sur la situation de la Nation devant la Représentation nationale, soulignant les acquis en termes de préservation de cohésion nationale et de réalisations socioéconomique au cours de l’année 2019. Cela dans un contexte difficile de lutte contre le terrorisme et plus récemment de la lutte contre le Covid-19, a-t-il souligné. Malgré tout, a assuré le chef du gouvernement, le peuple burkinabè a remporté des victoires aussi bien au plan de la préservation de la cohésion nationale que de réalisations économiques, avec notamment un taux de croissance de 5,7% en 2019. Pour le renforcement de ces acquis, le Premier ministre Dabiré a encore appelé, comme lors de sa déclaration de politique générale le 16 mai 2019, à l’union sacrée des Burkinabè ; avant de se prêter un peu plus tard aux préoccupations soulevées par les parlementaires. Avant de revenir sur les réponses du chef du gouvernement à ces préoccupations, nous vous proposons l’intégralité de son Discours sur la situation de la Nation.

Le Premier ministre Christophe Dabiré face à la représentation nationale ce mardi 19 mai 2020

«Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Ce matin, je me présente devant vous comme l’exige la Constitution du Burkina Faso, dans le but d’exposer, à votre auguste Assemblée, la Situation de la Nation. Aujourd’hui, ce devoir de redevabilité, se déroule dans un contexte marqué par les affres de l’actualité brûlante de la crise liée à la pandémie du COVID-19 dont les premiers cas ont été révélés, le 09 mars 2020, au Burkina Faso.

Dans l’histoire, notre pays a connu des crises sanitaires. Toutefois, le COVID19 est sans précédent ailleurs comme au Burkina Faso, où il endeuille des familles et handicape nos compatriotes, profondément perturbés, dans leurs habitudes socio-économiques.

Prenant la mesure de la gravité de cette pandémie, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, a fait deux adresses à la nation : la première, le 20 mars 2020, pour édicter des mesures restrictives de libertés, dans le but de freiner la propagation du coronavirus et rompre ainsi la chaine de transmission communautaire ; la seconde, le 02 avril 2020, pour annoncer des mesures d’accompagnement à même de soulager nosconcitoyens durement touchés par les effets pervers de cette crise soudaine et rapidement répandue .

C’est le lieu pour moi de saluer la mobilisation générale de la population, son adhésion aux mesures difficiles prises par le Président du Faso. Par ailleurs, j’apprécie à sa juste valeur, la chaîne de solidarité qui s’est créée à cette occasion, dans un élan de sursaut national et dans un esprit de coopération internationale.

 

Je remercie l’Assemblée Nationale, son Président et chaque député pris individuellement, pour toutes les initiatives visant non seulement à accompagner les efforts du Gouvernement, mais surtout à être aux côtés des populations de leurs circonscriptions électorales de base.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Comme je le disais tantôt, la lutte contre le coronavirus a, une fois de plus, démontré les capacités de résilience de notre peuple à affronter l’adversité, que dis-je, les adversités auxquelles il fait face depuis 2016.

L’année 2019 a été incontestablement difficile pour tous les Burkinabè et cette réalité, personne dans cet hémicycle ne la découvre. Avec courage, notre pays a fait face à des épreuves souvent graves telles que les attaques terroristes de plus en plus complexes et les conflits communautaires.

En ce qui concerne les attaques terroristes, les décisions politiques et militaires prises, ont permis à nos Forces de défense et de sécurité, d’adopter de nouvelles stratégies face aux groupes armés terroristes.

Vous vous souviendrez des nombreuses opérations militaires organisées en 2019, parfois avec les partenaires engagés avec nous dans cette lutte contre le terrorisme, qui ont permis de démanteler de nombreux groupes, en neutralisant certains de leurs combattants.

La montée en puissance de notre armée nationale a été rendue possible grâce aux efforts d’équipement, de formation et de réorganisation. Ces efforts ont été grandement facilités par l’expertise et le soutien logistique de la coopération internationale.

Nos forces de défense et de sécurité, convaincues de la nécessité et de l’urgence de défendre la patrie et de relever le défi de la protection des populations désarmées face aux groupes armés terroristes, se battent avec détermination contre ces individus sans foi ni loi.

Toutefois, l’évolution de la situation sécuritaire en 2019 a conduit le Gouvernement à solliciter de votre auguste Assemblée, l’autorisation de mobiliser des volontaires pour la défense de la patrie.

C’est le lieu pour moi de rendre hommage à nos forces de défense et de sécurité et à ces volontaires, engagés dans cette lutte. Je salue la mémoire de tous ceux qui ont été victimes de ces actes d’une barbarie inqualifiable.

Dans ce combat difficile que mènent nos Forces de défense et de sécurité contre cet ennemi invisible, elles ont par moments fait l’objet de critiques. Je peux vous rassurer qu’elles interviennent en ayant à l’esprit, le respect des droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina Faso. En tout état de cause, chaque fois qu’il y a des présomptions d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures administratives et judiciaires sont diligentées pour faire la lumière sur la situation.

D’ailleurs, le rapport présenté par notre pays l’année dernière, devant le Comité des Nations Unies de lutte contre la torture, a convaincu les membres dudit Comité sur l’importance des efforts que nous avons fournis en matière de protection des droits humains. Cela a valu au Burkina Faso d’être élu comme membre du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. De même, les progrès accomplis en matière de gestion des réfugiés ont favorisé l’acceptation de notre candidature comme membre statutaire au Comité Exécutif du Programme du Haut-commissariat des nations Unies pour les réfugiés.

 

Au-delà de l’exceptionnelle mobilisation de nos FDS et des populations organisées contre le terrorisme, la résilience de notre peuple s’est manifestée également à travers ses capacités à endiguer les conflits communautaires dont l’éclosion aurait pu compromettre durablement les fondements de notre nation.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Face aux évènements tragiques qui ont entrainé des déplacements de populations, qui d’entre nous n’a pas apprécié l’expression spontanée de la solidarité des Burkinabè et de nos partenaires, pour aider nos compatriotes qui ont dû quitter de force leurs domiciles ?

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire élaboré à l’effet de prendre en charge les besoins de première nécessité de ces personnes déplacées internes, les interventions du Gouvernement sont évaluées à plus de 3,9 milliards de FCFA en 2019.

Je voudrais saluer ici les Partenaires techniques et financiers et les Organisations non gouvernementales qui nous accompagnent dans l’exécution de ce plan. Je tiens enfin à encourager la mobilisation citoyenne aux cotés de nos compatriotes éprouvés.

Pour résoudre de façon durable les crises qui sapent notre vivre-ensemble et les perspectives de développement de notre pays, le Gouvernement a apporté depuis 2017, une réponse à leurs causes économiques et sociales, à travers la mise en œuvre de programmes spécifiques.

Il s’agit du Programme d’Urgence pour le Sahel au Burkina Faso, élargi depuis 2018 à toutes les régions à défis sécuritaires. Au cours de l’année écoulée, nous avons financé la réalisation de 224 projets d’investissement à hauteur de 134,5 milliards de FCFA, dont certains sont toujours en exécution.

Il s’agit également du Programme d’appui au développement des économies locales dont l’exécution de la première phase en 2019 a permis d’engager la réalisation de plus de 3 000 infrastructures économiques et le financement de 617 promoteurs de microprojets.

Honorables Députés,

Comme en 2018, le front social a été agité en 2019 et ce, malgré les multiples appels à la trêve sociale lancés par le Président du Faso. Dans son message à la Nation du 31 décembre 2019, il a instruit le Gouvernement de reprendre et d’achever le dossier de la réforme du système de rémunérations dans une optique d’équité et de justice. En attendant la conclusion des travaux engagés, j’invite tous les acteurs à s’investir pour l’apaisement du climat social afin d’aboutir à des résultats durablement satisfaisants pour tous.

Le Gouvernement agit dans ce sens, en étant conscient de la nécessité d’apurer d’abord le passif des engagements pris et d’apporter ensuite des réponses aux préoccupations nouvelles des travailleurs.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Malgré le contexte difficile dans lequel se met en œuvre le Plan national de développement économique et social, un des volets qui atteste indéniablement la forte résilience du Burkina Faso est la stabilité de l’activité économique. En 2019, le taux de croissance économique est ressorti à 5,7%.

Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevés de la sous-région. Il traduit la compétitivité de notre économie, et justifie à souhait, la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en notre pays.

En effet, dans son rapport sur l’état du secteur privé en 2019, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso note que le nombre d’entreprises créées au niveau national a connu une hausse de 5%. De même, l’afflux des investissements directs étrangers s’est inscrit en légère hausse par rapport à son niveau de l’année précédente.

La confiance accordée par le privé et les partenaires au développement en notre économie est aussi la résultante de sa saine gestion. Grâce à la maîtrise des dépenses publiques et la bonne tenue des recettes fiscales, en hausse de 17,3% par rapport à 2018, nous avons remis sous contrôle le déficit budgétaire qui a été pour la première fois, depuis 2016, contenu à 3% du PIB. C’est la conséquence des mesures adoptées pour contenir les dépenses improductives.

Les résultats atteints en 2019 en matière de mobilisation des ressources extérieures sont également un motif de satisfaction. Les montants des décaissements au titre des appuis budgétaires ont atteint 192 milliards de F CFA, représentant 93,4% des prévisions.

Quant aux appuis projets, leur taux de décaissement a été de 97%, pour un montant d’un peu plus de 292 milliards de FCFA. C’est la preuve de l’efficacité de notre diplomatie financière.

Les changements que nous avons introduits dans notre politique de promotion de l’investissement et la poursuite des réformes relatives à la modernisation de l’administration dans l’optique de l’adapter à l’évolution du temps ont eu pour effet, de rendre attractive notre Economie et d’en améliorer la gouvernance.

Ainsi, pour rendre meilleur le fonctionnement de l’appareil judiciaire, votre auguste Assemblée a adopté en mai 2019, la loi réorganisant le système judiciaire avec pour innovations majeures, la création des tribunaux de paix à la place des tribunaux départementaux et des tribunaux d’arrondissement à compétences contentieuses étendues.

Vous avez également, en adoptant les lois relatives au Code de procédure pénale et au Code pénal, renforcé ces instruments pour permettre une répression efficace de certaines infractions.

 

Mesdames et Messieurs les Députés,

Notre volonté de modernisation de l’administration s’est traduite par la dématérialisation de certaines procédures. Ainsi, nous avons poursuivi en 2019, la consolidation du guichet virtuel de l’administration lancée en 2018.

A ce jour, 500 procédures administratives des Ministères et Institutions sont accessibles en ligne. De plus, la plateforme e-concours a permis l’inscription en ligne des candidats de tous les concours professionnels organisés par l’Etat, ainsi que l’inscription des candidats à 87 concours directs, contre seulement 50 en 2018.

En matière de gouvernance économique et financière, nous avons poursuivi la mise en place des instruments de planification et de financement. A ce titre, je me contenterai de vous rappeler :

– le dénombrement de la population effectué dans le cadre du 5ème Recensement général de la population et de l’habitation ;

– l’ouverture des agences de la Banque agricole du Faso à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, en vue du financement de l’agriculture ;

– la sélection de 30 nouvelles startups portant le nombre cumulé de startups financées de 2017 à 2019 à 82, pour un montant cumulé de financement de 2,75 milliards FCFA.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

L’un des piliers de la politique menée par le Gouvernement, se rapporte à la transformation de notre économie afin de la rendre plus compétitive. En la matière, nous avons maintenu les efforts de réalisation des infrastructures nécessaires à l’amorce de la transformation structurelle de l’économie, tout en continuant l’accompagnement du développement des secteurs de production et d’expansion des services marchands.

Ainsi, au titre des infrastructures de soutien à la transformation de l’économie, le Gouvernement a porté à 771 km, la longueur totale des routes bitumées ou ayant reçu un entretien de 2016 à 2019. 960 autres km sont en travaux.

Pour 2020, l’objectif est d’engager la réalisation de 614 km. Au cours de la même période, sur 2 323 km de pistes rurales, dont les travaux ont été engagés, 1928 km sont achevés.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Le Gouvernement a également renforcé les investissements dans le secteur de l’énergie. Cela a permis de porter la puissance électrique installée à 410 Mégawatts en 2019 contre 359,5 Mégawatts en 2018. L’accroissement de la production nationale renforcé par les interconnexions avec la République de Côte d’Ivoire et la République du Ghana a permis de porter l’offre d’énergie à plus de 620 Mégawatts et d’amoindrir par conséquent les délestages et les coupures intempestives d’électricité en 2019. En termes de couverture, ce sont au total 67 nouvelles localités qui ont été électrifiées en 2019, grâce aux différents projets d’électrification. Les projets de centrales électriques en cours, une fois achevés, devraient permettre d’atteindre plus de 1000 Mégawatts.

 

Dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication, il vous souviendra que vous avez adopté le 23 avril 2019, la loi qui modifie celle du 27 novembre 2008 portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques au Burkina Faso. Cette loi permet à l’autorité de régulation de prendre des mesures contraignant les opérateurs de téléphonie à améliorer la qualité des services offerts aux populations.

De même, notre pays s’est doté d’un Schéma directeur d’aménagement numérique pour la planification à moyen et long termes du déploiement des infrastructures numériques à haut débit. Ainsi, le linéaire de fibre optique implantée dans le cadre des projets PRECAO, BackBone et du G-Cloud s’établit à 1 502 km.

Outre le développement des infrastructures de soutien à l’économie, le Gouvernement s’est investi à accroître la productivité et la résilience des secteurs de production.

Ainsi, dans le secteur agricole, malgré un contexte marqué par l’inaccessibilité de certaines zones agricoles et pastorales, et en dépit des aléas naturels, la production céréalière de la campagne agricole 2019/2020 s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes.

Elle est en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes. Cela a permis de dégager comme l’année précédente un excédent céréalier brut.

De même, au cours de l’année écoulée, des progrès ont été enregistrés dans le sens de la concrétisation de certains des projets structurants du secteur agricole que sont, l’unité de production d’engrais minéraux à base de phosphate et l’unité de montage de tracteurs et de motoculteurs qui pourraient voir leur aboutissement dès cette année 2020.

 

La Centrale d’achat des intrants et matériels agricoles (CAIMA), qui a fait l’objet d’une recommandation forte lors la Journée nationale du paysan à Gaoua, est en voie d’opérationnalisation de même que le Fonds de développement agricole.

Au niveau des Ressources animales, le Gouvernement a inscrit son action dans deux directions à savoir : l’accroissement de la productivité et la valorisation de la production.

Ainsi, nous avons réalisé des parcs de vaccination, des puits pastoraux et j’ai personnellement lancé les travaux de l’abattoir moderne de Ouahigouya en décembre 2019.

En ce qui concerne l’Environnement, le Gouvernement a élaboré et adopté la Stratégie nationale d’économie verte (2019-2023) et la Stratégie nationale 2019-2027 de création des éco-villages qui constituent des instruments importants de promotion de l’économie verte, de l’adaptation et de l’atténuation du changement climatique.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Accroitre durablement la production dans le secteur primaire, suppose d’organiser son écoulement, mais surtout de la transformer afin d’allonger la durée de vie des produits issus de ce secteur et d’en accroître la valeur.

C’est pourquoi, le Gouvernement a consenti d’importants efforts pour promouvoir la qualité, normaliser et labéliser les produits. A ce titre, nous avons lancé des projets pour la labélisation de quatre produits de notre terroir parmi lesquels le Faso Dan Fani dont le processus a abouti.

Par ailleurs, il a œuvré à opérationnaliser de nouveaux projets industriels dont la construction de l’usine d’égrenage de coton bio à Koudougou, inaugurée le 30 janvier 2020 par le président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.

Il a enfin apporté des appuis à l’écoulement des produits des unités industrielles nationales en difficulté.

Le secteur minier, a connu l’entrée en activité de trois nouvelles mines industrielles portant la production d’or à 50 tonnes en 2019.

Cette performance aurait certainement été meilleure si le secteur n’avait pas connu des difficultés liées aux attaques terroristes et aux mouvements d’humeur de certaines populations riveraines.

Fait partie des progrès tangibles enregistrés dans le secteur, l’opérationnalisation du Fonds Minier de Développement Local.

Dans le domaine des Transports, le Gouvernement poursuit la modernisation et la professionnalisation de l’industrie des transports routiers par l’émission des titres sécurisés (cartes grises, permis de conduire) et l’amélioration de la mobilité urbaine avec le renforcement du parc des bus et l’accroissement des lignes.

S’agissant de la Communication, le Gouvernement a achevé la réforme du fonds d’appui à la presse privée qui en plus de la subvention publique octroie des prêts pour l’investissement. Le taux de couverture par la télévision s’est amélioré grâce au déploiement de la TNT et l’installation de nouveaux émetteurs pour la radio nationale.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Le développement du capital humain fait l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement car il concentre en lui seul, l’essentiel des engagements majeurs du Programme présidentiel.

En matière de Santé, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre de la gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

Il œuvre à l’étendre progressivement à la contraception moderne, en tant que mesure puissante d’accélération de la capture du dividende démographique.

Nous avons pris la mesure des difficultés rencontrées sur le terrain et travaillons à les corriger dans le sens d’améliorer l’impact de cet instrument qui constitue l’un des principaux leviers de la politique sociale du Président du Faso.

Par ailleurs, le Gouvernement :

– a poursuivi le relèvement du niveau des plateaux techniques des centres de santé ;

– a réalisé 59 CSPS, normalisé 67 autres, lancé les travaux du CHR de Manga et inauguré le CHR de Ziniaré ;

– a entamé la mise en œuvre de la loi sur la fonction publique hospitalière en vue d’améliorer les conditions de travail du personnel de santé ;

– a renforcé les effectifs du personnel soignant avec la mise à disposition de 150 médecins spécialistes, 500 médecins généralistes, 50 pharmaciens généralistes et 10 pharmaciens spécialistes.

Conscient que la préservation du bon état de santé des populations requiert également la maîtrise des facteurs de sa dégradation tel que l’accès à l’eau potable, le Gouvernement a réalisé en milieu rural plus de 1280 forages neufs, et 62 systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiés. Il a réhabilité 554 forages et 18 systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiés.

En milieu urbain, il a construit 506 km de réseau d’adduction d’eau potable et 188 bornes fontaines.

En outre, nous avons subventionné le branchement de plus de 27 000 ménages au réseau d’adduction d’eau de l’ONEA.

Au total, ces efforts ont permis de porter le taux d’accès à l’eau potable de 72,4% en 2016 à 75,4% en 2019 au niveau national.

L’inauguration du barrage de Samandeni le 30 novembre 2019 ouvre de nouvelles perspectives à la maitrise de l’eau de surface et à l’électrification.

Dans le même sens, le Gouvernement a procédé au lancement des travaux du barrage de Sanguin, dans la province du Namentenga, en décembre 2019. Cet ouvrage va permettre à terme, l’approvisionnement en eau des villes comme Boulsa, Pouytenga, Koupela et Zorgho.

En matière d’Assainissement, nous avons assisté également plus de 27 000 ménages à se doter de latrines hygiéniques et équipé 4 centres de traitement et de valorisation des déchets plastiques.

Pour l’accès au logement décent, en 2019, 1 041 logements sociaux et économiques ont été construits dans les villes de Banfora, Koudougou, Ouagadougou, Tenkodogo et Ziniaré.

Dans les domaines de l’Education, notre système a subi les assauts des terroristes qui ont contraint de nombreux apprenants et enseignants à abandonner leur lieu d’exercice. Malgré la destruction ou la fermeture d’écoles, le Gouvernement a pu organiser pour la seconde fois, sur les sites de Djibo, Fada N’Gourma, Gorom-Gorom, Kaya et Ouahigouya les examens et concours scolaires au profit des candidats n’ayant pas pu participer aux sessions normales.

Le Gouvernement félicite les partenaires sociaux de l’éducation qui ont grandement contribué à l’apaisement du climat, permettant ainsi l’achèvement de l’année scolaire 2018-2019 et la poursuite des politiques éducatives.

Un autre acquis de l’école burkinabè, à fin 2019, a été la réalisation :

– de 2 578 salles de classes dont 1 167 sont en cours de finition, en vue de résorber celles sous paillotes, initialement identifiées ;

– de 1405 salles de classes en vue notamment de la normalisation des écoles de moins de 6 classes ;

– de 5 lycées professionnels dont 1 en finition ;

– de 2 lycées techniques ;

– de 8 lycées scientifiques dont 2 en finition ;

– de 5 Collèges d’enseignement et de formation technique et professionnelle dont 2 au stade de finition.

Au niveau de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les efforts du Gouvernement ont consisté au recrutement du personnel enseignant, au renforcement des infrastructures et équipements dans les universités et centres universitaires.

Le démarrage des enseignements dans les nouveaux Centres universitaires de Banfora et de Ziniaré est effectif, et l’autonomisation de ceux de Dori, Gaoua, Kaya et Tenkodogo est très avancée. Ces acquis traduisent notre volonté de désengorger les principales universités et de rapprocher les étudiants de leur sphère familiale.

Pour la professionnalisation de l’enseignement supérieur, nous avons continué le processus d’opérationnalisation de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou avec la création de nouvelles filières de formation et la conduite des études de faisabilité pour l’ouverture des filières du génie industriel, du génie mécanique, du génie textile et du génie informatique et des télécommunications.

La Recherche et l’Innovation n’ont pas été en reste dans l’action gouvernementale. La particularité en 2019 a été le renforcement du financement des projets individuels de recherche par le Fonds national de recherche et d’innovation pour le développement, et l’élaboration des premiers programmes fédérateurs de recherche.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

La promotion de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes a constitué également un pan important de la politique menée par le Gouvernement en 2019.

A ce titre au nombre des acquis, je me contenterai d’évoquer :

– la création de l’Agence nationale de formation professionnelle ;

– l’équipement des CFP de Bobo-Dioulasso, de Ouagadougou et de Ziniaré.

Le Gouvernement a renforcé le dispositif de formation professionnelle par la création de centres de formation professionnels et par la mise en place de nouveaux instruments de financement et d’appui à la formation professionnelle (YouthConnect Burkina, Fonds Khalifa…).

L’organisation réussie du Forum national des Jeunes à Bobo-Dioulasso en septembre 2019 constitue une avancée significative dans la mobilisation de cette frange importante de la population pour contribuer au développement du Burkina Faso. Il en est de même du Forum national de l’économie informelle qui a eu lieu en juillet 2019 à Ouagadougou.

Ces fora ont permis aux jeunes et aux acteurs du secteur informel d’avoir un dialogue direct avec le Président du Faso sur leurs préoccupations.

Le Gouvernement a, en outre, doté plus de 400 associations et groupements féminins en matériels ou en unités de production. Il a apporté des financements à des projets portés par des femmes et des jeunes à travers différents fonds.

Enfin, sans être exhaustif, au cours de l’année écoulée, le Gouvernement a :

– assisté plus de 68 600 ménages vulnérables par des transferts directs de revenus ;

– fourni des vivres et du matériel de survie à plus de 60 700 personnes vulnérables et apporté des appuis spécifiques à plus de 67 000 enfants vulnérables.

Honorables Députés,

2019 a été aussi marquée par le rayonnement international du Burkina Faso sur les plans culturel et sportif.

Le secteur de la culture et du tourisme a bien résisté à la situation sécuritaire difficile. Cette résilience a permis au Gouvernement d’œuvrer à inscrire le site de la métallurgie ancienne du fer sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et surtout d’organiser avec un franc succès, la 25ème édition du FESPACO qui a coïncidé avec le cinquantenaire de cette importante manifestation.

Au niveau du tourisme, la résilience se mesure à l’aune des 161 demandes de licences d’affaires que le Gouvernement a accordées à des opérateurs privés pour un montant prévisionnel d’investissements de plus de 45 milliards de FCFA.

En matière de sport, le Gouvernement a poursuivi, l’effort de développement des infrastructures sportives et de loisirs, le renforcement des capacités des acteurs sportifs, la détection des talents et la création de conditions pour favoriser l’émergence de l’entrepreneuriat sportif.

Je salue les performances des athlètes qui ont porté très haut les couleurs nationales, en permettant au Burkina Faso de briller sur le toit de l’Afrique et du monde dans des disciplines comme : l’épreuve log press 180 kg pour le maximum de répétitions, l’heptathlon, le triple saut, le cyclisme et les arts martiaux.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Au terme de cette rétrospective qui constitue la trame de mon discours sur la situation de la nation, le constat est que malgré un contexte national et international difficile, le peuple burkinabè a remporté des victoires significatives sur le plan de la préservation de l’unité nationale et du développement économique et social.

Ces victoires sont incontestablement le résultat du leadership de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, qui, à travers une vision éclairée, a toujours su donner une impulsion positive à l’action gouvernementale, dont il m’a fait l’honneur de la responsabilité.

Le leadership du Chef de l’Etat qui a été porteur au niveau national et sur la scène internationale, s’est illustré par une diplomatie active et efficace, orientée notamment vers la recherche de la paix et vers la promotion du développement. Le Président du Faso, actuellement président du CILSS, a occupé en 2019 la présidence du G5-Sahel. Durant son mandat, il a lancé plusieurs initiatives pour la mobilisation des ressources. Il a également œuvré, aux côtés d’autres grands dirigeants du monde, à établir le Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel.

Nous nous souvenons encore des visites, dans notre pays, de la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Madame Angela MERKEL, des présidents des Républiques sœurs de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Rwanda et du Tchad.

Le Burkina Faso vit. Il demeure une destination à ne pas manquer et qui a, par-dessus tout, montré qu’il sait se remettre rapidement des difficultés et continuer indéniablement à faire des progrès, quel que soit le poids des coups endurés. Les avancées, nous les devons à la très forte capacité d’adaptation de notre peuple qui a su intégrer le péril terroriste dans ses comportements quotidiens. Mais, nous le devons aussi à la diplomatie et à la coopération avec les pays amis, ainsi que les partenaires techniques et financiers qui sont restés à nos côtés pour nous montrer leur profond attachement à notre pays dans les moments les plus difficiles.

Aux prises depuis quatre ans avec le terrorisme, les Burkinabè ont montré, plus que jamais, leur forte capacité à vaincre l’adversité la plus rude et à surmonter leurs divisions internes, en promouvant le dialogue politique et social.

Lors du dialogue politique initié par le Président du Faso, en juillet 2019, la classe politique a agréablement surpris les plus sceptiques par sa maturité et sa capacité à se sublimer pour s’accorder sur les questions d’intérêt national.

Je lance, une fois de plus, un appel à tous les partenaires sociaux à renouer le fil du dialogue dans l’intérêt supérieur de la nation. Si je me réjouis que sous le mandat de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, l’exercice des libertés ait été poussé au maximum, je dois rappeler que pour construire une nation où il fait bon vivre pour tous, chacun doit savoir raison garder.

Les avancées importantes dans la mise en œuvre du PNDES, surtout en matière économique et sociale, montrent bien que le Gouvernement tient ses promesses, quoique l’ordre des priorités ait été modifié face aux défis sécuritaires.

Monsieur le Président,

J’ai le devoir de dire que le bilan que je viens de livrer ne saurait être exhaustif.

Il serait d’ailleurs fastidieux pour tous de se livrer à un tel exercice que le règlement de votre auguste Assemblée a contribué à encadrer. C’est pourquoi le Gouvernement a jugé utile de joindre pour votre information détaillée des annexes à ce discours afin de vous donner une lecture utile en vue d’une bonne communication avec les populations.

Tout n’a certes pas été parfait dans notre gouvernance au quotidien.

J’ai conscience que beaucoup de choses restent à être améliorées et c’est ensemble que nous parviendrons à ce qu’il est convenu d’appeler « la perfection ».

Je tiens à réitérer à toute la nation, devant votre auguste Assemblée, comme lors de ma Déclaration de Politique Générale, mon appel à l’union sacrée de tous les Burkinabè, sans distinction aucune. Nous ne devons jamais oublier que c’est parce que les murs d’une maison présentent des fissures que les salamandres s’y engouffrent.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Je vous remercie de votre attention soutenue qui m’honore et je me tiens à votre disposition pour vos contributions éventuelles à l’amélioration de l’action de mon Gouvernement.

Vive le Burkina Faso !»