Accueil Blog Page 272

A qui profite le désordre scolaire de décembre ?

0

Croyant qu’après l’insurrection, les grèves du mois décembre vont s’atténuer ; c’est avec amertume que l’on constate le contraire. La situation va de mal en pire sous le regard inactif des autorités ; et en ce jour 03 décembre 2019, les soi-disant « élevés » ou « grévistes instrumentalisés » ou tout simplement des « délinquants scolaires » n’ont pas dérogé à leur tradition.

C’est au environ de 09h 30 min qu’un groupe d’élèves aux origines inconnue venu à motos, cagoulé, armé de gourdin, des cailloux ont pris d’assaut le lycée privé adventiste shepley de Ouagadougou(LPASO) à pissy. Attristé et contrarié, Bali Bado, le directeur des études dudit lycée n’a eu d’autre choix que de se tourner vers les autorités en envoyant une correspondance au commissaire du commissariat de Boulmiougou. Dans sa correspondance, il précise que depuis le 02 décembre 2019, les cours et évaluations du lycée sont perturbés par des grévistes venant d’ailleurs, ce qui menace sérieusement le déroulement de leurs programmes et la sécurité de tous les acteurs et biens de l’école. Pour lui, le lycée est disponible pour toute suggestion de leurs parts et s’engage à supporter, dans la mesure de ses possibilités, leurs différents couts que cette demande pourrait générer.

Interrogé sur le motif de leur action, le gréviste interpellé semblait être surpris par la question. Sont-ils instrumentalisés ? Et Pourquoi ? A qui profite ce désordre scolaire pendant le mois de décembre ? Autant de questions qui n’auront pas de réponse. Ange Zozouko, surveillance dudit lycée, ignore le motif de la « présente grève » ; et pour Maurice Gnoumou, professeur d’histoire géographie se dit choquer parce qu’il a été chassé de sa classe par des individus cagoulé et muni de gourdin et des pétards. C’était la débandade quand ils sont rentrés dans la cour, poursuit-il, en souhaitant que l’Etat prenne des mesures. « Je me demande même si ce sont des élevés » dit-il découragé en proposant que l’administration fasse appel à la police ou aux kolgwéogos.

Sous les regards impuissants des policiers

Reprenant le chemin de la rédaction, on a constaté une scène inimaginable au niveau du feu de « Jean pierre Gimgané », un groupe d’élèves a brulé le feu sous les regards impuissants des policiers et des usagers de la route. Infractions, utilisation de pétard pourtant interdit par le ministre du commerce par l’arrêté n°019.0017/MCIA/SG/DGU-CI du 25 novembre 2019 ;   tout le monde est unanime, il faut que cela cesse mais constat amer l’autorité compétente ne semble pas inquiète. Comme le dirait l’oncle, « le pays est gouverné » mais constat amer les soi-disant « élèves » ne se sentent pas concerner.            

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Conflits fonciers en Afrique : Des bombes sociales à désamorcer !

0
Des conflits liés au foncier se multiplient en Afrique, menaçant la paix dans plusieurs pays

Dans des pays comme Madagascar ou le Cameroun, les dossiers fonciers représentent à eux seuls au moins 80% des affaires devant les tribunaux, pendant le chiffre de 70% est évoqué pour les pays africains sub-sahariens dans leur ensemble. Preuve aussi que la gangrène sociale de la course à l’enrichissement à tout prix via des opérations foncières a atteint des proportions inquiétantes surtout quand elle prend dans certains cas des relents religieux, ethniques et fratricides, devenant ainsi de véritables bombes sociales qu’il faut absolument désamorcer. La problématique a donné lieu jeudi dernier à Abidjan, à  des exposés de la part d’experts suivis de recommandations, dans le cadre de la troisième conférence sur la politique foncière en Afrique.

Sheick Daniel Bamba, ministre et directeur général de l’Agence foncière rurale, pendant son exposé sur l’expérience ivoirienne

Dans un continent africain où au moins 24 pays sur les 54 sont confrontés à des problèmes internes (problèmes intercommunautaires agriculteurs-éleveurs, déplacés liés à des conflits ou attaques terroristes comme Sahel) ; les conflits fonciers sont légions. Ils représenteraient à eux seuls au moins 80% des affaires devant les tribunaux dans des pays comme Madagascar ou le Cameroun.

La question était au menu d’un panel de la troisième conférence sur la politique foncière en Afrique, le jeudi 28 2019 à Abidjan.

«La terre et la religion sont les principales causes de conflits que l’on peut transmettre de générations en générations, a-t-il relevé d’emblée», a relevé à juste titre Samuel Nguifo, secrétaire général du Centre pour l’environnement et le développement durable du Cameroun.

Partant de l’explosion des conflits fonciers aujourd’hui, il a préconisé un retour vers les communautés de base, s’inspirer de leurs savoir-faire traditionnels  qui ont fait dans le passé leur preuve, pour mieux gérer ces conflits fonciers. Dans cette optique, il a suggéré l’établissement d’une cartographie des terres traditionnelles qu’il faut concilier avec celle de l’Etat dans le souci d’une gestion apaisée du foncier.

Expérience de la Côte d’Ivoire partagée

Pays d’immigration avec 40% de sa population qui d’origine étrangère, la Côte d’ivoire connaît également beaucoup de conflits fonciers. C’est  son directeur général de l’Agence foncière rurale, Sheick Daniel Bamba, qui a partagé l’expérience de la Côte d’Ivoire en la matière.  Pour une meilleure  gestion des conflits fonciers, l’Etat a mis en place, a-t-il expliqué, l’Agence foncière rurale qui dans sa démarche implique les communautés et populations locales dans les règlements des conflits. Ainsi, des comités villageois de gestion foncière ont été mis en place dans les 8 000 villages du pays.

L’approche ivoirienne de la gestion des conflits fonciers, a-t-il ajouté, privilégie la synergie entre les différents acteurs, leur participation à la prise de décision dans la transparence, la franchise ; la redevabilité. «L’administration doit anticiper et éviter les conflits. Tout est anticipation dans la gestion des conflits», a-t-il conclu.

L’approche intégrée

Pour Oumar Sylla, coordonnateur de la législation urbaine, rurale et gouvernance, ONU-Habitant ; il faut une approche intégrée et participative dans la recherche des solutions aux conflits fonciers. Une approche  qui doit savoir allier à la fois bonne gouvernance au niveau des Etats, valorisation et implication  des chefs traditionnels.

«Il faut de plus en plus savoir  partir des opportunités des conflits pour résoudre durablement les problèmes», a-t-il préconisé, soulignant la nécessité de renforcer les capacités des acteurs et de mettre en place des programmes sensibles  aux conflits fonciers au niveau national, régional et mondial en vue de leur  meilleure gestion.

Mode de prévention et résolution chez les chefs traditionnels

Son Altesse royale Adedapo du Nigeria a abordé pour sa part le rôle des chefs traditionnels dans la prévention et résolution des conflits fonciers, s’appuyant l’exemple de son royaume.

‘’Les chefferies traditionnelles qui ont survécu à la colonisation sont enracinées en Afrique.  Les chefs traditionnels vivent avec les populations, connaissant mieux les problèmes et sont en mêmes de trancher efficacement les conflits fonciers’’, a-t-elle indiqué d’entrée de jeu.

-«Dans mon royaume, j’ai des reines, des rois juniors avec qui je tiens régulièrement des réunions. Avec ces fréquentes, nous arrivons à savoir ce qui se passe au sein des populations, à assurer le suivi. Nous sommes ici dans la démarche prévention des conflits

Mais, quand survient un conflit, nous réunissons les protagonistes du conflit avec leurs témoins, nous les écoutons et tranchons. Et cela se passe en général bien. Pour nous, les chefs traditionnels sont habileté à régler les conflits fonciers. Et nous les femmes, nous davantage outillées pour régler les conflits. Parce que nous avons intérêt à ce que les conflits se résolvent dans l’intérêt des familles, les femmes devraient être plus impliquées dans la résolution des conflits», a-t-elle soutenu.

Une fois de plus, la responsabilité individuelle et collective, notamment des politiques, a été soulignée.

Grégoire B. Bazié, De Retour d’Abidjan

Burkina Demain

11 décembre 2019 à Tenkodogo : « Tout est fin prêt »

0
Le présidium de la conférence de presse

En prélude à la commémoration de la fête nationale de l’indépendance qui va se tenir le 11 décembre 2019 prochain dans la ville de Tenkodogo, chef-lieu de la région du centre-Est, le comité national d’organisation de l’évènement, à travers son président, Siméon Sawadogo, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, a échangé avec la presse, ce matin à Tenkodogo. Et ces échanges ont portés sur les réalisations des différentes infrastructures dont le coût total remonte à 30 milliards de francs CFA.

Le présidium de la conférence de presse ce 2 décembre à Tenkodogo

« Tout est fin prêt pour la célébration de la fête nationale », a annoncé le président du comité d’organisation du 11 décembre, ce 2 décembre 2019, lors d’une conférence de presse tenue à Tenkodogo, la ville-même qui abrite les activités commémoratives du 59e édition de la fête de l’indépendance. Le taux d’exécution des travaux est à 79%, selon le ministre Siméon Sawadogo. En effet, La salle polyvalente multifonctionnelle, la principale voie d’accès à la ville, l’axe du défilé, la place de la nation et bien d’autres infrastructures sont achevées.

A l’écouter, la réalisation des infrastructures entrant dans le cadre du 11 décembre a coûté 30 milliards FCFA dans le budget de l’Etat et ses partenaires. Ces infrastructures sont essentiellement routières, culturelles, sanitaires, scolaires et sportives. Pour ceux qui pensent que pour le 11 décembre, il faut construire toutes les infrastructures possibles, Siméon Sawadogo lui, à contrario croit que la fête de l’indépendance n’est pas un programme de développement.

Le président du comité national d’organisation du 11 décembre, Siméon Sawadogo

Pour les infrastructures qui sont en phase de finition, le président du comité d’organisation a rassuré que la construction se poursuit jusqu’à terme, afin de livrer des ouvrages de qualité à la région. Et d’ajouter que toutes les dispositions sont prises pour que la fête soit belle. Cependant, informe monsieur Sawadogo, l’activité va se passer dans la sobriété à cause des attaques terroristes macabres contre les FDS et les civiles. A cet effet, beaucoup d’activités ont été supprimées dont le méga concert et le déjeuner officiel. Et c’est plus de 5000 défilants qui sont attendus dans la cité de Tenkodogo. Les pays comme le Ghana, le Maroc et Togo ont été invités pour les festivités.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Christophe Dabiré  fait Grand Officier de l’ordre de l’Etalon

0

Le Premier ministre Christophe Dabiré a été élevé au rang de Grand Officier de l’ordre de l’Etalon. C’était ce lundi matin à la Primature.

«Il a plu à Son Excellence Monsieur le Président du Faso, de m’élever au rang de Grand Officier de l’ordre de l’Etalon. C’est une décoration que je reçois avec beaucoup d’humilité et de reconnaissance, tout en restant conscient des énormes défis qui attendent tout le peuple burkinabè. C’est le fruit des efforts de l’ensemble du Gouvernement et de mes collaborateurs à qui j’adresse mes sincères remerciements ».

Ce sont là des propos pleins de gratitude du chef du gouvernement, Christophe Dabiré, ce lundi matin à la Primature, à l’issue de sa décoration.

Burkina Demain

Université Ouaga 2: De nouvelles infrastructures

0
Photo famille des officiels à l'inauguration des infrastructures

Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a organisé ce 1 décembre 2019 à Ouagadougou une cérémonie d’inauguration officielle de l’unité de formation et de recherche en sciences et techniques et une cité universitaire à l’Université Ouaga2. L’Objectif de cette cérémonie d’inauguration est de désengorger l’Université Joseph Ki Zerbo.

Photo de famille des officiels à l’inauguration des infrastructures

Dans la matinée de ce 01 décembre 2019 à Ouagadougou, Pr Alkassoum Maiga , ministre  de l’enseignement supérieur, dans son allocution remplie de ferveur et d’interaction avec les étudiants ; ressemblant à un « talkshow académique » ; a indiqué le Burkina Faso est engagé à travers le PNDES dans de vastes chantiers visant à créer les conditions favorables à un développement durable.

Pr Alkassoum Maiga , ministre  de l’enseignement supérieur

D’un coût global de 12 750 000 F CFA, poursuit-il, le projet  consiste en la réalisation d’une unité de formation et de recherche en sciences et techniques (UFR/ST) et d’une cité universitaire.

A n’en pas douter, le présent projet qui s’inscrit dans le cadre de mise en œuvre du PNDES, en son axe 2 à savoir le développement du capital humain, contribuera à l’élargissement du portefeuille de formation académique de l’université Ouaga 2 et à l’amélioration des conditions de vie des étudiants a-t-il précisé en rappelant que le financement de ce projet a été assuré par le fonds de l’OPEP pour le développement International et la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique avec une contrepartie du budget de l’Etat.

Plus de 600 millions de dollars US

S’exprimant en anglais et traduit en français pour l’auditoire, Aldoulhamid Alkalifa, directeur général de la BADEA, a rappelé que l’éducation est essentielle pour tout pays qui veut travailler pour son propre développement. Il a affirmé que depuis leurs présents au Burkina Faso, le fonds OPEP et BADEA ont accordé un financement de plus de 600 millions de dollars US et cette coopération dynamique qu’elle soit ; il a souhaité qu’elle soit étendue aux autres secteurs de l’économie.

Nous, bénéficiaires, sommes reconnaissant à la BADEA, l’OFID

La construction de ces deux infrastructures entre en droite ligne avec les objectifs de la politique nationale de déconcentration de l’enseignement supérieur et celle de la modernisation et du développement de nos universités, foi de Fréderic Ouattara, Président de l’Université Norbert Zongo exprimant aux noms des bénéficiaires. « Nous, bénéficiaires, sommes reconnaissant à la BADEA, l’OFID pour la clairvoyant dont ils ont fait preuves d’une part, en nous permettant de disposer  d’une UFR/ST et d’une cité universitaire de 1008 lits pour le pavillon filles avec toutes les commodités à Ouaga2.

D’autres part, de doter l’université dans 18 mois en plus des mêmes infrastructures que Ouaga2, d’un amphithéâtre de 350 places, d’un centre de calcul. Merci pour votre constant soutien à l’enseignement supérieur qui se poursuivra par la dotation prochaine des universités de Fada N’Gourma et de Dori, de cités universitaires», a-t-il  indiqué avant de passer à la décoration des bailleurs de fonds.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

 

COP25 : L’appel du président  Denis Sassou N’Guesso

0

A la tribune de la COP25, le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso a rappelé aux dirigeants du monde, présents à Madrid pour la COP25 que le fonds bleu pour le Bassin du Congo a aussi besoin d’eux.

Il a lancé cet appel, ce 2 décembre 2019, à Madrid en Espagne, à l’ouverture de la 25ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations-Unies pour sur le changement climatique.

Le fonds bleu pour le Bassin du Congo a occupé une place de choix dans l’allocution du chef e l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso à la COP25. Porte-parole de l’Afrique centrale à ce rendez-vous international sur le climat, Denis Sassou N’Guesso a fait un constat amer : « depuis l’accord de Paris du 12 décembre 2015, les dangers sont de plus en plus grands dans le monde du fait des changements climatiques », a-t-il fait observer. Ce constat n’est pas sans conséquences pour la population : « les populations vivent ces menaces au quotidien avec, entre autres, les cyclones, les inondations, les glissements de terrain et autres, etc. », a poursuivi le dirigeant congolais.

Mais, le président Denis Sassou N’Guesso a, surtout, affirmé sa fidélité l’accord de Paris avec la décision d’aller plus loin dans son engagement contre la déforestation. « Je ne reste pas spectateur de la destruction des forêts de l’Amazonie, mais acteur pour faire que le monde entier profite de ce 2ème poumon de l’humanité que sont les forêts du Bassin du Congo » qui représentent 220 millions d’hectares de forêts », a-t-il souligné.

Déroulant son allocution brève, précise, le porte-voix de l’Afrique centrale a appelé la communauté internationale à passer de la théorie à l’action. « La 25ème conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ne doit plus être un sommet de vœux pieux, mais celui des engagements concrets au bénéfice de la lutte contre les changements climatiques », a souligné Denis Sassou N’Guesso.

Son pays, le Congo a dit Denis Sassou N’Guesso, est demeuré toujours respectueux des engagements pris contre les changements climatiques. Il s’est référé à de la lettre d’intention signée à Paris en septembre 2019, avec l’initiative des forêts d’Afrique centrale (CAFI).

Le chef de l’Etat congolais a évoqué les efforts déployés au niveau de la sous-région Afrique centrale où les 16 états mobilisés autour du Bassin du Congo pays se sont « dotés d’un instrument financier » qu’est le Fonds bleu pour le bassin du Congo, mis en place en faveur de la préservation de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques », a-t-il précisé. Les pays du bassin du Congo attendent l’action de la société mondiale pour les aider à « faire face aux drames humanitaires liés aux conséquences de la déforestation », a insisté le dirigeant congolais qui a solennellement lancé cet appel dans l’esprit de l’Accord de Paris : « le Fonds bleu pour le Bassin du Congo a besoin aussi de vous, des fonds privés et publics », a-t-il conclu.

Wilfrid Lawilla/ Brazzaville

Burkina Demain

COP25 : Occasion pour AGIR contre le réchauffement climatique

0

Comme annoncé après le retrait du Chili de l’organisation de l’évènement pour des problèmes intérieurs, c’est la capitale espagnole, Madrid qui abrite à partir de ce lundi 2 décembre 2019 et ce jusqu’au 13 décembre, le top de départ de la vingt cinquième conférence des Nations unies sur le climat (COP25).

La COP25 ouverte ce lundi 2 décembre 2019 devrait être une occasion de rappeler à la communauté internationale l’urgence d’agir pour limiter le réchauffement climatique tel prôné lors de la COP21 à Paris. L’on assiste une sorte d’attentisme depuis le retrait des Etats-unis d’Amérique de l’Accord. Pourtant, ils devraient être encore nombreux les Etats dont le Burkina Faso et de nombreux pays africains, à être représentés à Madrid.

Il est notamment attendu des participants à cette grand-messe climatique qu’ils finalisent enfin tous les mécanismes permettant la mise en œuvre des dispositions de  l’accord de Paris signé par 197 pays. En effet, à l’approche de cette COP Madrilène comme les précédentes, les appels à l’action pour sauver l’humanité se sont multipliés. Espérons que pour une fois, ils seront attendus.

Philippe Martin

Burkina Demain

ZLECA : La Côte d’Ivoire en marche vers la validation de sa stratégie nationale

0

La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Gouvernement de la Côte d‘Ivoire organisent du 04 au 05 décembre prochain, à Abidjan, un atelier de validation de la stratégie nationale et de mise en place du mécanisme d’orientations de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pour le pays. C’est la teneur du présent communiqué de presse.

«Communiqué de presse

La Cote d’Ivoire en marche vers la validation de sa stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECA

Abidjan (Côte d’Ivoire), 02 Decembre 2019 –  La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Gouvernement de la Cote d‘Ivoire organisent du 04 au 05 décembre prochain, à Abidjan, un atelier de validation de la stratégie nationale et de mise en place du mécanisme d’orientations de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pour le pays.

Cette réunion qui se tiendra dans un contexte où les pays africains ont lancé en Juillet dernier la première phase opérationnelle de la ZLECA a pour objectif de servir de cadre de présentation pour discussion et validation de la stratégie nationale de mise en œuvre de cet accord en Cote d’Ivoire.

Cette stratégie dont l’élaboration repose sur un processus à la fois participatif et inclusif qui a permis la collecte de données à la fois quantitatives et qualitatives a pour objet principal de définir un schéma d’application des mesures contenues dans l’Accord instituant la ZLECA et qui visent la libéralisation du marché national qui devra alors s’insérer harmonieusement dans un cadre d’intégration à l’échelle continentale.

Sa mise en œuvre effective contribuera à augmenter significativement les exportations vers les sous-régions autres que la CEDEAO.  Le secteur industriel est appelé à tirer le plus de bénéfices de cette expansion du commerce qui peut aller jusqu’à 8,5%, faisant de l’Accord une opportunité d’industrialisation et de promotion d’outil de transformation structurelle de l’économie

En termes d’impacts attendus de la ZLECAf pour le pays, une mise en œuvre effective de l’Accord devrait aller dans le sens de la réalisation des objectifs stratégiques suivants :

  • l’amélioration du niveau d’information des acteurs à propos de la ZLECAf ;
  • la rationalisation du dispositif institutionnel et règlementaire de promotion du commerce
  • le renforcement du cadre de référence des politiques de promotion de la compétitivité nationale
  • la réduction des coûts de transactions associés au commerce et facilitation des échanges
  • l’amélioration de l’environnement des affaires
  • le développement de stratégies commerciales offensives
  • l’engagement résolu pour la mise à niveau des producteurs et des produits
  • la promotion de la participation des femmes et de l’informel au commerce transfrontalier.

Cet atelier de validation qui durera deux jours enregistrera la participation des membres du Comité National de la ZLECAf (CN-ZLECAf) en Côte d’Ivoire et des experts de la CEA.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : Tahirou Gouro, Chargé de Communication, CEA- BSR/AO,

 Email : gouro2@un.org

Bureau Sous-Régional pour l’Afrique de l’Ouest

428 Avenue du Fleuve Niger

B.P. 744

Niamey, Niger

 

web:        www.uneca.org

Burkina : Le barrage de Samandéni enfin une réalité

0
Un lac artificiel de 150 km2

Longtemps attendu, le barrage de Samandéni, a été finalement inauguré ce samedi 30 novembre 2019. C’est le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré qui a présidé la cérémonie d’inauguration de l’important ouvrage hydraulique qui concerne les régions des Hauts Bassins et de la Boucle du Mouhoun.

Les officiels dont le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, visitant les stands exposant des produits halieutiques,en marge de l’inauguration du barrage de Samandéni

1 milliard 50 millions de m3 ;16 GWH ;  100 000 emplois, 2% du PIB et 3% de la production nationale de céréales. Voici des chiffres clés qui traduisent l’importance du barrage de Samandeni officiellement inauguré ce samedi 30 novembre 2019 en présence des plus hautes autorités du pays.

«Le rêve d’hier est devenu une réalité», s’est félicité Roch Marc Christian Kaboré qui a présidé la cérémonie d’ouverture.

En effet, la genèse du barrage, 3e plus important ouvrage hydraulique du pays, remonte en 1976 dans le cadre de la mise en valeur des zones libérées de l’Onchocerdose par l’Autorité de l’aménagement de la Vallée des Volta (AVV).

Un lac artificiel de 150 km2

L’exploitation de l’ouvrage est assurée par le Programme de développement intégré de la vallée de Samandeni (PDIS), financé hauteur de 200 milliards de francs CFA par l’Etat burkinabè et 8 pays bailleurs internationaux que sont : BADEA, BID, BIDC, BOAD, FADD, FKDEA, FSD,  OFID.

Selon les prévisions, le barrage de Samendeni  alimentera une centrale d’une capacité de 16 gigawatt-heure (GWH) et servira à l’irrigation pour la culture de contre-saison, sur une superficie de 21 mille hectares.

Situé au confluent de deux affluents du fleuve Mouhoun, le barrage de Samandéni a une capacité de retenue de 5,05 milliards de m3 d’eau et couvre une surface inondée de 150 km2, pour une profondeur de 15 m.

Burkina Demain

«Le développement au Burkina, le cheval de bataille de tous et de toutes»

0
Le présidium de la conférence du MPAP

Le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP), association, s’est entretenue avec la presse sur ‘’le chewing-gum quotidien’’ qu’est la situation sécuritaire critique du Burkina Faso, depuis maintenant 2015. C’était dans la soirée de ce samedi 30 novembre 2019 à Ouagadougou.

Le présidium de la conférence du MPAP

Commençant sa conférence de presse par des attaques terroristes meurtrières en passant par des conflits communautaires avec des pertes en vie humaine importante et à des actes de vengeance, c’est avec désolation que le MPAP a qualifié cette situation d’ignoble et terrifiante qui pèse lourdement dans la conscience collective des Burkinabè. Une situation assez préoccupante qui selon le mouvement, fait de chaque Burkinabè une victime ambulante dont l’heure est imprécise.

Ce que le président du mouvement Samuel Kalkoundo n’arrive pas à digérer dans cette affaire, c’est l’ambition ou l’égoïsme effrayé de certains politiciens à vouloir, avec pour fusil d’épaule, des déclarations incendiaires, dans l’optique de conquérir coûte que coûte le fauteuil présidentiel. De son point de vue, cette attitude ne favorise pas la cohésion sociale car, elle est exemptée de sincérité dans la recherche de la paix et de la réconciliation. Donc, dans cette dynamique, le MPAP a conclu que la cohésion sociale, la réconciliation pour vaincre le terrorisme n’est pas une préoccupation réelle des acteurs qui animent la vie politique et sociale du Burkina. « C’est vraiment triste et écœurant », a déploré monsieur Kalkoundo.

Pour le mouvement, le manque d’emplois, l’extrême pauvreté, l’ignorance de certaines personnes dans les sphères de la religion, l’absence des FDS dans certaines localités, les divergences entre parti au pouvoir et l’opposition, sont entre autres les causes irréfutables de l’implantation du terrorisme dans un Etat. En filigrane, c’est pour dire que les causes du terrorisme sont d’ordre économique, religieux, sécuritaire, foncier et politique.

Sans langue de bois, le mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie, à travers son président croit que pour résorber un tant soit peu ce sérieux problème, il faudra impérativement créer et favoriser la création d’emplois des jeunes, promouvoir une bonne gouvernance économique, taire les divergences politiques et viser un objectif commun qui est le vivre ensemble, renforcer et étendre le système sécuritaire jusqu’au hameau de culture, etc. Pour terminer, Samuel Kalkoundo a fait appel à la solidarité nationale, à l’union sacrée des fils et filles de la nation. Et d’ajouter que le développement du pays doit être le cheval de bataille de tous et de toutes.

Nicolas Bazié

Burkina Demain