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ONEA : Vers plus de facilitées de paiement des factures d’eau

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L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a organisé  ce jeudi 15 novembre 2018 à Ouagadougou, une cérémonie de signature de convention avec la Banque de l’Union (BDU-BF). Occasion pour les deux services de se donner la main pour faciliter le paiement de factures d’eau dans les guichets.

C’est dans la matinée de ce jeudi 15 novembre 2018 que l’ONEA et la BDU-BF ont procédé à la signature de convention sur le payement des factures d’eau au siège même de la BDU-BF, sis derrière l’Union Européenne, non loin de l’avenue Kwamé N’krumah de Ouagadougou.

Selon Fréderic François Kaboré, directeur général de l’ONEA, la recherche continuelle de la performance et la culture de l’innovation constituent des valeurs qui guident les actions entreprises par l’office pour l’amélioration de la qualité des services rendus aux clients.

Au directeur général de la banque, Karim Bakayoko, de soutenir que la BDU-BF avec ce lancement est aujourd’hui la quatrième banque (après Ecobank, Orabank et Banque Atlantique) à accompagner l’ONEA dans sa mission de service public est la distribution de l’eau, bien indispensable pour toute vie. Il va préciser que la mise en place de cette solution vise un double objectif : Il s’agit notamment de soulager les usagers de l’ONEA qui parfois, perdent énormément de temps pour le paiement d’une simple facture qui pourrait désormais se faire à tous les guichets en moins de 5 minutes maximum et de souscrire à la vision du service et aux valeurs comme le professionnalisme, la performance, la solidarité, la satisfaction du client et l’innovation.

La priorité majeure de l’ONEA est de travailler chaque jour à assurer efficacement sa mission de service public, a rappelé monsieur Frédéric.

« A l’avenir, nous envisageons le paiement à nos guichets automatiques 24/24 et les avis de prélèvement (paiement sans se déplacer) et à moindre cout », conclut Karim Bakayoko.

Mathias Lompo

Burkina demain

Droits de l’Homme : Le Congo a passé avec succès son examen aux Nations-Unies

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Jean Claude Gakosso, ministres congolais des Affaires étrangères

Le Congo a présenté à la face du monde, l’état des droits de l’homme sur son territoire. C’était le 14 novembre 2018 à Genève (Suisse) à l’occasion de 31ème session l’Examen Périodique Universel (EPU) du Conseil des Droits de l’homme qui se tient présentement.

Jean Claude Gakosso, ministres congolais des Affaires étrangères

La délégation gouvernementale, composée de cinq ministres et des parlementaires, était conduite par Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger. C’est réellement un examen de passage, le troisième du genre pour le Congo, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies au cours duquel Jean Claude Gakosso a fait le point sur la situation des Droits de l’Homme au Congo. Le rapport de la République du Congo qu’il a rendu public à cette occasion révèle que d’énormes progrès ont été accomplis par le gouvernement congolais, depuis son dernier passage, il y’a cinq ans. Du droit à l’éducation à celui de la santé, en passant par l’abolition de la peine de mort, l’incrimination de la torture et de l’esclavage, rien n’a été omis.

Le chef de la diplomatie congolaise a fait la lumière sur les accusations portées contre la République du Congo, notamment au sujet de la situation dans une partie du département du Pool, avec prétendu « génocide des Laris au Congo », dont les allégations sont contenues dans le livre de Dominique Nkounkou. De même qu’il a apporté des éclairages sur la détention des personnalités politiques, sur le drame de Chacona à Mpila.

Environ 88 pays membres ont pris la parole pour en savoir davantage sur la situation des droits humains et des libertés fondamentales au Congo. Dans cet échange de questions-réponses entre la délégation congolaise et les autres états membres, le Ministre des affaires étrangères a tenu à rassurer les Nations unies et particulièrement, la délégation togolaise qui voulait plus d’informations sur la situation humanitaire dans le Pool. « Il n’y a plus d’hostilités dans le Pool et, tout le pays est en paix », a affirmé Jean Claude Gakosso.

Le ministre de la communication et des médias a renchérie qu’il n’y a pas de journaliste en prison pour son opinion, au Congo. Les membres de la délégation congolaise ont ainsi, de façon complémentaire, apporté des réponses appropriées aux différentes interrogations.

Pour Jean Claude Gakosso, la République du Congo présente son Rapport comme une profession de foi que le Congo affirme avec force devant toutes les Institutions internationales et régionales des Droits de l’homme. « Notre seul credo étant la quête permanente du bien-être de tous nos concitoyens », a poursuivi Jean Claude Gakosso qui a fait comprendre à son auditoire que l’élaboration du rapport de la République du Congo a suivi un processus participatif et inclusif qui a commencé en 2015 par la diffusion, auprès des administrations publiques concernées, du Parlement et des Organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme, de la matrice de mise en œuvre des recommandations acceptées par la République du Congo à l’issue de son deuxième cycle de l’EPU en 2013, jusqu’à la classification thématique de celles-ci.

Convaincu du rapport et des réponses apportées, chaque pays ne reprenait la parole que pour saluer les progrès accomplis par le Congo en matière de Droits, tout en l’encourageant à maintenir le cap.

Wilfrid Lawilla/ Brazzaville

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 14 Novembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 14 novembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE HUIT (08) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte de la Présidence du Faso :

  • un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de renseignement (ANR).

L’adoption de ce décret permet à l’Agence nationale de renseignement (ANR) d’accomplir efficacement ses missions, conformément à la loi n°026-2018/AN du 1er juin 2018 portant réglementation générale du renseignement au Burkina Faso.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

un rapport relatif aux mouvements observés  au sein de la Garde de sécurité pénitentiaire.

Le Conseil a décidé de l’interdiction d’activités du bureau actuel du Syndicat national de la garde de sécurité pénitentiaire (SYNAGPS) pour manquement à la législation encadrant les activités syndicales.

Le Conseil a adopté un décret portant révocation de  dix (10) agents de la Garde de sécurité pénitentiaire pour commission de faute d’extrême gravité, conformément à l’article 164 de la loi n°016-2014/AN du 15 mai 2014 portant statut du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

  • un décret modifiant le décret n°2017-004/PRES/PM/MINEFID du 12 janvier 2017 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan national de développement économique et social (PNDES).

L’adoption de ce décret permet de corriger les insuffisances du décret n°2017-004/PRES/PM/MINEFID du 12 janvier 2017 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan national de développement économique et social.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

  • un décret portant modalités de délivrance de l’agrément et de signature de la convention d’établissement des Organisations non gouvernementales (ONG) au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de définir les modalités de délivrance de l’agrément et de signature de la convention d’établissement des Organisations non gouvernementales (ONG) dans notre pays,  conformément à l’article 33 de la loi n°064-2015/CNT du 20 octobre 2015 portant liberté d’association au Burkina Faso.

I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

  • un rapport relatif à cinq (05) décrets portant création de structures universitaires. Il s’agit :
    • du décret portant création des Centres universitaires de Gaoua (Région du Sud-Ouest) et de Kaya (Région du Centre-Nord) ;
    • du décret portant création des Centres universitaires de Dori (Région du Sahel) et de Tenkodogo (Région du Centre-Est) ;
    • du décret portant création des Centres universitaires de Banfora (Région des Cascades) et de Manga (Région du Centre-Sud) ;
    • du décret portant création du Centre universitaire de Ziniaré (Région du Plateau-Central) ;
    • du décret portant création de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF).

L’adoption de ces décrets permet de régulariser la création des Centres universitaires de Gaoua, de Kaya, de Dori, de Tenkodogo, de Banfora, de Manga ainsi que de l’Université virtuelle du Burkina Faso en vue d’un meilleur fonctionnement de ces structures d’enseignement supérieur.

I.1.6. Pour le compte du ministère de l’Energie :

  • un rapport relatif à une autorisation de contractualisation de promoteurs privés, afin de construire des centrales solaires photovoltaïques au Burkina Faso.

Ces projets permettront d’injecter 155 Mégawatts (Mw) d’énergie solaire dans le réseau de distribution de la SONABEL.

Le Conseil a marqué son accord pour la finalisation des contrats de construction des centrales solaires en partenariat public privé (PPP) et d’achat d’électricité (PPA) avec les promoteurs suivants :

  • Le groupement SOLTECH/QUATRAN/SYSCOM pour 35 Mw pour les centrales de Zano (20 Mw) et de Dédougou (15 Mw) ;
  • La compagnie financière NAANGE pour la centrale solaire de Kalzi avec une production de 30 Mw ;
  • URBASOLAR pour la production de 30 Mw sur le site de Pâ ;
  • AFRICA-REN (GREEN WISH) pour la production de 30 Mw sur le site de Kodéni ;
  • GREEN YELLOW pour la production de 30 Mw sur le site de Ouagadougou.

I.1.7. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

  • un rapport relatif au bilan des mesures portant consommation des produits locaux par les structures publiques.

Pour l’année 2017, la valeur globale de consommation en produits locaux des structures publiques est estimée à vingt-neuf milliards sept cent quatre-vingt-seize millions cinq cent neuf mille huit cent quatre-vingt-quatre (29 796 509 884) F CFA. Au titre du 1er semestre 2018, elle est estimée à dix-huit milliards quarante-neuf millions huit cent quarante-deux mille cent quatre-vingt-quatorze (18 049 842 194) F CFA.

Dans la mise en œuvre de ces mesures, des difficultés ont été relevées notamment la lourdeur des procédures administratives, la disponibilité des stocks et l’incompréhension des acteurs sur l’interprétation des textes.

Le Conseil a instruit les membres du gouvernement de prendre les dispositions idoines en vue d’une meilleure application de ces mesures dans l’ensemble des départements en prenant en compte de nouveaux produits agricoles, agroalimentaires et produits manufacturés.

 

I.1.8. Pour le compte du ministère du Développement de l’économie numérique et des postes :

  • un décret portant création et organisation de la Semaine du numérique.

L’adoption de ce décret consacre la création de la « Semaine du numérique » en remplacement de la Semaine nationale de l’internet  (SNI) afin de prendre en compte les dernières innovations technologiques et d’être en phase avec les nouveaux concepts utilisés dans le secteur.

 

II.COMMUNICATIONS ORALES

 

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait part au Conseil de la tenue les 26 et 27 novembre 2018 à Ouagadougou de la Réunion ministérielle du processus de Nouakchott.

Le processus de Nouakchott enclenché en 2013 par l’Union africaine vise à renforcer la coopération sécuritaire et l’échange de renseignements dans la bande sahélo-saharienne.

II.2. Le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique a fait au Conseil une communication relative à l’organisation du 30ème congrès des Notaires d’Afrique au Burkina Faso.

Prévu pour se tenir du 03 au 07 décembre 2018 à Ouagadougou, ce congrès est placé sous le thème « Lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : problématique et contribution du Notaire ». Il connaitra la participation de plus de 400 notaires et associés, de plus d’une vingtaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.

II.3. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a fait au Conseil le bilan de la participation des candidats du Burkina Faso à la 40ème session des Comités techniques spécialisés (CTS) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

A cette 40ème session tenue du 9 au 18 juillet 2018 à Niamey au Niger, le Burkina Faso a présenté au total deux cent trente-sept (237) candidats pour l’obtention d’une inscription sur les différentes listes d’aptitudes.

Sur les deux cent trente-sept (237) candidats, notre pays a enregistré deux cent vingt-six (226) admis, soit un taux de succès de 95,36%. Il s’agit de 33 Professeurs titulaires, 25 Maîtres de Conférences, 103 Maîtres-assistants, 06 Directeurs de recherche, 16 Maîtres de recherche et 43 Attachés de recherche.

Le Conseil adresse ses félicitations aux différents candidats et instituts d’enseignement supérieur et de recherche du Burkina Faso pour leur performance.

  • NOMINATIONS

 

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.PRESIDENCE DU FASO

AU TITRE  DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA COMMUNICATION

  • Monsieur Boureima DIALLO, Journaliste, est nommé Directeur de cabinet;
  • Madame Massadalo Yvette NACOULMA/SANOU, Mle 59 773 T, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Secrétaire générale ;
  • Monsieur Hamidou IDOGO, Journaliste, est nommé Directeur de la communication et des relations publiques ;
  • Monsieur Hyacynthe W. Bonnaventure ILBOUDO, Mle 104 807 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème  échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;
  • Monsieur Laribaba MANDIBIGA, Mle 219 316 C, Inspecteur de trésor, 1ère Classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances ;
  • Monsieur Wend-kuûni Hervé TAPSOBA, Mle 226 245 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème  échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.
  • B.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
  • Madame Sylvie Marie Ida NACOULMA/OUEDRAOGO, Mle 47 665 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan (République de Côte d’Ivoire) ;
  • Monsieur Cheik Hamalha Kourbié OUATTARA, Mle 56 712 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Alger (République démocratique et populaire d’Algérie) ;
  • Madame Marie Eveline DARGA/YUGBARE, Mle 50 043 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Vienne (République d’Autriche) ;
  • Monsieur Luc Ousmane OUEDRAOGO, Mle 29 806 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Ankara (Turquie) ;
  • Monsieur Inoussa WIBGHA, Mle 52 190 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris (France) ;
  • Monsieur Germain Zong-Naba PIME, Mle 212 335 W, Conseiller des droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Conseiller juridique à l’Ambassade du Burkina Faso à Genève (Suisse).

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

  • Monsieur Honoré Grégoire KARAMBERY, Mle 92 574 D, Inspecteur divisionnaire de la garde de sécurité pénitentiaire, est nommé Conseiller technique ;
  • Monsieur Dieudonné Marie Désiré MANLY, Mle 130 240 M, Magistrat de grade exceptionnel, 1er échelon, est nommé Directeur général de la justice civile, commerciale, administrative et sociale ;
  • Monsieur Talkawindé Albert OUEDRAOGO, Mle 30 075 L, Magistrat de grade exceptionnel, est nommé Secrétaire général du Conseil d’Etat ;
  • Monsieur Sidi Mohamed SANA, Mle 110 114 J, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire, 1er grade, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire ;
  • Monsieur Amadou KANTAGBA , Mle 130 277 D, Magistrat, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur des affaires pénales et du sceau ;
  • Madame Mariam DIPAMA/BARRY, Mle 130 463 D, Magistrat, 1ère classe, 2ème grade, 3ème échelon, est nommée Directrice des affaires administratives et sociales ;
  • Madame Edith Blandine WendYam SAWADOGO, Mle 238 572 T, Conseiller des droits humains, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Chargé d’études ;
  • Monsieur Bifienlo Policarpe COULIBALY, Mle 240 045 A, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur de la planification et de la coopération pénitentiaire ;
  • Monsieur Karim TRAORE, Mle 245 668 S, Médecin généraliste, catégorie P, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la santé et de l’action sociale ;
  • Monsieur Pinnagnè Simplice BADO, Mle 130 460 B, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur des affaires civiles et commerciales ;
  • Monsieur Sékou TRAORE, Mle 130 335 K, Magistrat, catégorie P, grade terminal, 2ème échelon, est nommé Directeur de la justice juvénile ;
  • Monsieur Abasse NOMBRE, Mle 130 321 G, Magistrat, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de la législation et de la coopération ;
  • Monsieur Seydou Honoré OUATTARA, Mle 98 063 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur des sports, des loisirs, des arts et de la culture ;
  • Monsieur Kalfa MILLOGO, Mle 98 068 Z, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Ziniaré.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

  • Monsieur Haïdara Moctar TABORE, Officier, est nommé Directeur de la prévention et de la règlementation en remplacement du Commandant Boubacar KEITA ;
  • Madame Madeleine RAYAISSE/NIKIEMA, Mle 229 896 X, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice des statistiques sectorielles ;
  • Monsieur Dialinli OUALI, Mle 97 430 E, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la prospective et de la planification opérationnelle ;
  • Madame Karidjata SANGO/OUEDRAOGO, Mle 212 103 C, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Chef de département du suivi de l’organisation des pèlerinages.

Sont nommées Préfets de département les personnes dont les noms suivent :

  • Monsieur Bertin Evariste NIKIEMA, Mle 75 241 E, Secrétaire administratif, département de Sami, province des Banwa ;
  • Monsieur Souleymane TIEMTORE, Mle 203 497 N, Agent public,

département de Rollo, province du Bam ;

  • Madame Jacqueline KABORE/BAMOGO, Mle 262 074 A, Secrétaire administratif, département de Kindi, province du Boulkiemdé ;
  • Monsieur W. Zérôme SARAMBE, Mle 200 360 S, Secrétaire administratif, département de Kangala, province du Kénédougou;
  • Madame Naomie OUEDRAOGO/BICABA, Mle 74 413 K, Administrateur civil, département de Nagréongo, province de l’Oubritenga ;
  • Madame Korotimy SERE/DIALLO, Mle 72 308, Secrétaire administratif, département de La-Todin, province du Passoré ;
  • Monsieur Inoussa TAPSOBA, Mle 200 371 K, Secrétaire administratif, département de Pilimpikou, province du Passoré ;
  • Monsieur Monmini SINARE, Mle 111 927, Agent public, département de Djibo, province du Soum ;
  • Monsieur Lassané GUIGMA, Mle 200 305 B, Secrétaire administratif, département de Koussouka, province du Yatenga.

E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

  • Monsieur Francis PARE, Mle 48 184 C, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Recrutement, formation professionnelle et gestion de la carrière des agents de la fonction publique » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Fonction publique ;
  • Monsieur Jean YAMEOGO, Mle 53 591 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur administratif et financier de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).
  • F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION 
  • Monsieur Alphonse KEITA, Mle 31 325 G, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB2, 12ème échelon , est nommé Chargé de missions en remplacement de Madame Josiane PAFADNAM ;
  • Monsieur Yelkoun Bienvenu Bonaventure MEDA, Mle 34 622 U, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 17ème échelon, est nommé Directeur de la recherche en éducation formelle ;
  • Monsieur Bakary TRAORE, Mle 35 152 G, Inspecteur du secondaire, catégorie P, 1er grade, 17ème échelon, est nommé Directeur de l’éducation en matière de population et de citoyenneté ;
  • Monsieur Charles Alfred YONI, Mle 29 931 E, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la production des moyens didactiques et des technologies ;
  • Monsieur Soumayila SAMBORE, Mle 28 886 E, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso ;
  • Monsieur Seydou BARRO, Mle 28 945 J, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dédougou ;
  • Monsieur Salfo SERE, Mle 25 225 E, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Balé ;
  • Monsieur Pedro Blaise COULIBALY, Mle 34 502 N, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Banwa ;
  • Monsieur Bourbila Pierre SILGA, Mle 43 575 R, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Boulgou ;
  • Monsieur Mahamoudou BIKIENGA, Mle 45 270 M, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Ganzourgou ;
  • Monsieur Amirou Djama Hubert THIOMBIANO, Mle 43 414 M, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Gourma ;
  • Monsieur Saombar SOME, Mle 99 497 B, Inspecteur d’éducation des jeunes enfants, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Ioba ;
  • Monsieur Oumarou KORBEOGO, Mle 17 578 S, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kourwéogo ;
  • Madame Azèta NIAMPA/OUEDRAOGO, Mle 33 193 R, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Loroum ;
  • Monsieur Pikissi Ali TOE, Mle 40 187 D, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Mouhoun ;
  • Monsieur Saga Clément OUEDRAOGO, Mle 18 313 M, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Passoré ;
  • Monsieur Sié POODA, Mle 43 541 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Poni ;
  • Monsieur Marcelin BACYE, Mle 45 202 A, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Sanguié ;
  • Monsieur Moumini OUEDRAOGO, Mle 26 468 M, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Sanmatenga ;
  • Monsieur Soungalo TRAORE, Mle 42 518 Z, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle de la Tapoa ;
  • Monsieur André SAYAOGO, Mle 25 879 K, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Yatenga ;
  • Monsieur Ouindinkonté OUEDRAOGO, Mle 40 275 T, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Zondoma.
  • G.AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES
  • Monsieur Saïdou YANOGO, Mle 34 14 P, Gestionnaire des télécommunications, catégorie CS2, classe exceptionnelle 4, est nommé Conseiller technique ;
  • Monsieur Wamnaga ILBOUDO, Mle 11 98, Administrateur des postes et services financiers, est nommé Inspecteur général des services ;
  • Madame Madina BOUDA, Mle 11 20, Administrateur des services postaux et financiers, catégorie 3, échelle 3, 10ème échelon, est nommée Directrice générale des activités postales.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux conseils d’administration :

  • de la Société de fabrique d’aliments pour bétail (SOFAB) au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;
  • de l’Ecole nationale de l’Elevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques ;
  • de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

IV.REVOCATIONS

IV.REVOCATIONS

Les personnes dont les noms suivent sont révoquées des effectifs de la Fonction publique :

  • Monsieur Abdou Dramane THIOMBIANO, Mle 59 966 F, Contrôleur de sécurité pénitentiaire, catégorie II, 2ème grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Boulaye PARE, Mle  98 142 C, Contrôleur de sécurité pénitentiaire, catégorie II, 1er grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Norbert N’DO, Mle 222 331 T, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 2ème grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Balibié Patrice BADO, Mle 307 897 K, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 1er grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Sayouba OUEDRAOGO, Mle 262 685 X, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 1er grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Moussa SANOGO, Mle 240 137 U, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 2ème grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Jacques ILBOUDO, Mle 203 418 R, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 2ème grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Abdoul Fatabh BAKI, Mle 282 620 K, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 1er grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Amidou YONLI, Mle 110 123 F, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 2ème grade, 1er échelon ;
  • Monsieur Raogo KOUDOUGOU, Mle 98 111 N, Assistant de sécurité pénitentiaire, catégorie III, 2ème grade, 1er échelon.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’Ordre national

CENI : Le CFOP se félicite de l’abandon de l’enrôlement électronique

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Le mardi 13 novembre 2018, le Cadre de concertation du Chef de file de l’Opposition (CC/CFOP) a tenu une réunion ordinaire au siège du CFOP. La rencontre, qui était présidée par le Chef de file de l’Opposition, M. Zéphirin DIABRE, portait sur l’augmentation du prix du carburant ; la situation à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Code électoral.

«Compte-rendu de la réunion du CFOP du 13 novembre 2018

Le mardi 13 novembre 2018, le Cadre de concertation du Chef de file de l’Opposition (CC/CFOP) a tenu une réunion ordinaire au siège du CFOP. La rencontre, qui était présidée par le Chef de file de l’Opposition, M. Zéphirin DIABRE, portait sur l’ordre du jour suivant :

-L’augmentation du prix du carburant ;

-La situation à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ;

-Le Code électoral;

-L’organisation interne du Cadre de concertation et les perspectives de lutte.

I- L’augmentation du prix du carburant

Comme tous les Burkinabè, les responsables de partis d’opposition ont pris connaissance de la décision du Gouvernement d’augmenter le prix des hydrocarbures.

De tout temps, l’Etat subventionne les hydrocarbures, notamment dans le souci d’alléger le coût de l’électricité et de favoriser la consommation de gaz, et éviter ainsi la déforestation. Les subventions ne sont pas nées avec le pouvoir du MPP.  C’est un devoir dont tous les régimes passés se sont acquittés sans procéder à des hausses de cette amplitude.

L’augmentation décidée par le Gouvernement est brusque, forte et peu  raisonnable. Les explications servies sont du reste variées et contradictoires, et évoquent la situation financière de la Sonabhy, l’évolution du cours international du baril ou le soutien à l’effort de guerre.  De tout cela, l’Opposition politique et les Burkinabé retiennent une seule explication : nos finances publiques sont au bord de la faillite, du fait de la mauvaise gestion du pouvoir du MPP. Le compte-rendu  de la  dernière  mission du FMI a été l’occasion d’en avoir une confirmation : notre croissance est revue à la baisse, nos  recettes sont en deçà des prévisions, et  notre  déficit se creuse.

C’est pour tenter de résorber ce déficit que le Gouvernement improvise des mesures à tort et à travers (augmentation des prix du carburant et de l’eau, recouvrement au forceps de la taxe de résidence, paiement anticipé des impôts des sociétés). Le tout étant appuyé par la loi de finances rectificative qui vient d’être votée.

Le pouvoir du MPP ponctionne le pouvoir d’achat des populations pour combler les déficits qu’il a creusés par sa mauvaise gestion. Il fait donc payer aux Burkinabé ses propres erreurs de gestion.

L’argument de l’évolution des cours du pétrole sur le plan international ne résiste pas à une analyse sérieuse. Quand on prend la structure des prix des hydrocarbures, la seule partie qui relève  de l’évolution des cours internationaux et qui, donc, échappe d’une certaine manière à l’emprise de nos dirigeants, c’est le prix CAF dépôt côtier, c’est-à-dire le prix du carburant arrivé au port. A titre d’exemple, pour le « Super 91 », ce prix CAF dépôt côtier est de 325 francs CFA. C’est en fait un prix « fictif » dit de « référence » que le Gouvernement a lui-même choisi comme base de calcul en fonction de sa lecture des prix sur le marché international.  Or, le prix de vente à la pompe est maintenant de 677 francs. Les 352 francs de différence relèvent de la politique du Gouvernement à trois niveaux :

-Au niveau des coûts de stockage, de transport et de transit ;

-Au niveau des marges servies aux différents intermédiaires (importateurs, distributeurs et détaillants) ;

-Au niveau de la fiscalité décidée par l’Etat (droits et taxes de douane, taxes sur les produits pétroliers, taxes sur la valeur ajoutée).

Le prix CAF dépôt côtier représente seulement 48 pourcent du prix de vente à la pompe. En clair, c’est 48 pourcent du prix du carburant qui dépend du marché international, et le reste, soit 52 pourcent, qui résulte de la politique choisie par le Gouvernement.

D’ailleurs, sur le plan international, les cours sont repartis à la baisse. Le prix du pétrole, qui conditionne le prix de tous les hydrocarbures, a baissé de 17% au cours des 30 derniers jours. Le baril (159 litres) était à 86 dollars le 3 Octobre. Il est retombé à 72 dollars le 8 novembre. Et la baisse est prévue pour continuer en raison notamment de l’arrivée sur le marché du nouveau stock iranien. Déjà, entre 2014 et 2016, les prix avaient chuté de 31% passant de 112 dollars le baril à 35 dollars le baril.

L’autre réalité est que la SONABHY est une sorte de caisse noire pour le Gouvernement, dans lequel il puise à volonté pour toutes sortes d’opérations dont il a le secret. Il est contradictoire pour le Gouvernement d’affirmer qu’il a subventionné les hydrocarbures au cours de ces deux dernières années, et de nous dire dans le même temps qu’il a une dette vis-à-vis de la Sonabhy. Si les subventions ont été effectivement payées, elles ne devraient plus constituer une dette. Et si elles ne l’ont pas été, cela pose un autre problème.

Cette augmentation aura des répercussions économiques néfastes, que l’on constate déjà dans certains secteurs de l’économie. Les  transporteurs ont déjà annoncé le réajustement de leurs prix, ce qui amène à se poser des questions sur le sens des concertations avec eux que le Président du Faso  a annoncées.

La situation appelle des réponses structurelles par-delà les ajustements conjoncturels proposés par nos gouvernants. Comme le prix du baril évolue à la hausse et à la baisse en fonction des périodes, la solution réside dans un travail de péréquation, qui consiste à économiser le surplus obtenus dans les périodes de vaches grasses, pour amortir les chocs dans les périodes de vaches maigres, et protéger ainsi les consommateurs.

A cela s’ajoute la nécessité urgente d’une transparence dans la gestion de la Sonabhy. Par exemple, il importe que les Burkinabé sachent pourquoi et comment la Sonabhy est dans la situation financière actuelle, qu’est ce qui est fait des énormes masses d’argent que la société génère.

II-La situation à la CENI

Au chapitre de la situation qui prévaut à la CENI, l’Opposition politique est heureuse de constater que la plénière des commissaires tenue le mercredi 07 novembre dernier, a entériné l’abandon définitif de la plateforme d’enrôlement électronique que le Président de la CENI avait proposée. L’Opposition note que c’est l’ensemble des commissaires qui ont rejeté cette plateforme d’enrôlement. Il apparaît donc clairement que la position défendue n’était pas celle de l’Opposition toute seule.

Cet abandon de la plateforme d’enrôlement électronique est une victoire du bon sens sur le complot qui était en gestation. Tout en s’en félicitant, l’Opposition entend rester vigilante sur la question afin que le projet soit bel et bel définitivement enterré !

L’Opposition politique encourage la CENI à prendre  rapidement les dispositions pratiques pour que les équipes d’enrôlement aillent sur le terrain pour répondre à l’attente des populations. Le Cadre de concertation demande aux partis membres de l’Opposition d’être prêts, le moment venu, pour effectuer un travail de sensibilisation afin de mobiliser les électeurs.

III-Le Code électoral

Dans le même ordre d’idées, les participants à la réunion sont revenus sur le Code électoral modifié de force par le pouvoir en place. Conformément aux précédentes déclarations, les questions importantes demeurent, autour desquelles l’Opposition réaffirme sa désapprobation. Pour l’Opposition, ce code électoral demeure un problème politique à résoudre.

Les participants ont convenu de l’impérieuse nécessité de continuer le combat pour obtenir une relecture de ce code électoral, en vue d’une mouture consensuelle.

IV- L’organisation interne du Cadre de concertation et les perspectives de lutte

Après l’examen des points précédents, les participants à la réunion ont échangé sur des questions liées à l’organisation interne du Cadre de concertation, et à des perspectives de lutte.

Débutée à 18 heures, la réunion a pris fin à 21 heures, dans une ambiance de camaraderie.

Ouagadougou, le 15 novembre 2018»

Le service de communication du Chef de file de l’Opposition politique

La BRVM de l’UEMOA s’implante au Burkina

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A l’occasion de sa 14ème édition, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a échangé avec ses partenaires associés et privilégiés dans la capitale burkinabé, ce mardi 13 novembre 2018, dans le cadre du financement de la croissance des Etats de l’UEMOA.

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a expliqué les mécanismes boursiers

« L’innovation et le développement des marchés financiers ». C’est sur ce thème que la BRVM a échangé, avec ses partenaires, ce mardi 13 novembre 2018, à l’hôtel Laïco sis au quartier Ouaga 2OOO de Ouagadougou, en présence du premier ministre Paul Kaba Thiéba, parrain de la cérémonie.

Selon le directeur général de la BRVM, Dr Edoh Kossi Amenounve, c’est l’occasion de rencontrer les entreprises du Burkina, les investisseurs institutionnels et particuliers, pour discuter de leurs préoccupations, dans le but de les abaisser sur leurs hésitations à rejoindre la BRVM. « Nous allons être constructifs sur ce que nous voulons faire ensemble pour que la bourse profite au Burkina », rassure le Directeur général.

Le premier ministre Thiéba a, lors de son discours, joué le rôle d’un professeur d’économie face à ses étudiants. Il a par exemple montré qu’il y a deux mécanismes de financements dans une économie. Pour lui, il y a premièrement la « finance intermédiée » qui passe par la banque. De ses explications, les clients déposent l’argent à la banque, et la banque l’utilise pour travailler et ensuite elle le prête à ceux qui veulent emprunter.

Deuxièmement, il y a la « finance désintermediée » symbolisée par la BRVM dans laquelle les offreurs  et les demandeurs sont en contact direct. Ce qui permet d’économiser les couts de l’intermédiation. Il continue en indiquant qu’il est impossible de développer une économie sans un départ à long terme. L’on, a-t-il poursuivi, peut mettre des milliards dans des banques mais compte tenu du fait que les dépôts de fonds sont à court terme, les banques ne peuvent pas transformer ces ressources pour financer des investissements à long terme. Donc, précise-t-il, il est important de financer le développement des infrastructures. Et là, l’on a besoin de l’énergie, de logements, etc.

A en croire le directeur général de l’Office National des Télécommunications du Burkina, un vaste projet d’extension du réseau de transmission reparti en trois zones à travers la mise en service de nouvelles liaisons urbaines et non urbaines est en cours. Il a par ailleurs révélé, que dans le souci d’accompagner le PNDES, ONATEL injecte chaque année dans l’économie du Burkina, plus de 60 milliards de FCFA dont 30 milliards consacrés à la charge d’équipes. Le réseau représente selon lui, 22% de chiffres d’affaire à lui seul contrairement à la moyenne générale du secteur qui se situe entre 15 et 18%.

« Les défis auxquels nous faisons face en terme de divulgation de la couture boursière, de l’accès aux produits financiers par les populations ne peuvent pas être relevés tant qu’on ne s’appuie pas sur les technologies », a martelé le Dr Edoh.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Hausse du prix carburant : «Eviter des solutions conjoncturelles»

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La présente déclaration de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est relative à la récente hausse du prix du carburant.

«Déclaration

Hausse du prix du carburant : Eviter des solutions conjoncturelles pour résoudre des problèmes structurels.

Contre toute attente, le Gouvernement du Burkina Faso vient d’adopter en conseil des ministres du jeudi 08 novembre 2018, une mesure de réajustement des prix des hydrocarbures à la pompe. Suite à cette douloureuse décision, les Burkinabè ont constaté le 9 novembre 2018, une augmentation de 75 F CFA des prix à la pompe de l’essence et du gasoil, soit respectivement une hausse de 12% et 14%. Cette mesure intervient dans un contexte de précarité des populations qui se livrent quotidiennement, depuis l’avènement du MPP au pouvoir, à une lutte âpre de survie.

Selon les arguments du Gouvernement, cette augmentation se justifie au regard de l’évolution des prix du pétrole sur le marché international d’une part, et pour la contribution patriotique à l’effort de guerre imposée au Burkina par les terroristes d’autre part. L’UPC n‘est pas contre la vérité des prix pratiqués au niveau des hydrocarbures, et encore moins contre l’effort de guerre à consentir, car ayant été le premier parti à appeler les populations à une contribution citoyenne en soutien aux FDS pendant que certains caciques du MPP étaient contre. Cependant, l’UPC ne comprend ni les motivations profondes, ni les intentions réelles du pouvoir MPP, en procédant à une augmentation du prix du carburant d’une telle ampleur dans un contexte de morosité de l’économie nationale. Cette décision obéit–elle à une nécessité de sanctionner davantage les ménages en difficultés ou de faire chuter les chiffres d’affaires des entreprises nationales qui affrontent difficilement sur leur propre marché les entreprises étrangères pour des problèmes de compétitivité ?

Le plus inquiétant est que cette mesure vient alimenter le doute sur l’exploitation minière et beaucoup de Burkinabè qui étaient très optimistes se demandent actuellement : que devient le boom minier dans tout ça ?

Cette décision gouvernementale unilatérale et inattendue sonne comme un véritable coup de poignard dans le dos des Burkinabè, et appelle une analyse froide de la situation du pays et de l’état de la gouvernance du MPP.

-L’argument selon lequel « Si les prix à la pompe sont restés bloqués au Burkina Faso depuis le mois de mai 2016, soit un peu plus de deux ans, cela est dû à un effort important du Gouvernement qui assumait la contrepartie à travers la subvention » ne résiste pas à l’analyse car, depuis 2017 jusqu’à nos jours, de l’aveu du Gouvernement, la dette vis-à-vis de la SONABHY s’élève à plus de 240 milliards de francs CFA, soit plus de  15% du budget national, du fait du non règlement des dites subventions. Déjà en 2013, un rapport du FMI faisait ressortir les transferts nets de l’État en faveur de la SONABEL et de la SONABHY estimés à plus de 172 milliards de F CFA, soit près de 10% des dépenses du budget national et 3% de notre PIB à l’époque.

Alors, l’on pourrait se demander :

Comment comprendre ce montant important des subventions aux carburants dans un contexte où les pays pétroliers étaient en difficulté financière occasionnée par la baisse du prix du baril de pétrole depuis 2014 ? En rappel, les cours du pétrole ont connu une forte contraction de près de 31% entre 2014 et 2016 passant de 112 dollars le baril en juin 2014 à 35 dollars en moyenne depuis le début de l’année 2016. Par exemple, cette contraction s’est matérialisée par des difficultés budgétaires et une déplétion des réserves de change pour le Nigeria avec pour corollaire le changement de régimes de change, trois fois au cours de l’année 2016 (voir rapports IMF 2016 et 2017 et « Perspectives économiques africaines » Encadré 2.2). C’est ce même argument qui alimentait les débats sur une probable dévaluation du F CFA dans la zone CEMAC dont les économies dépendent fortement du pétrole entre 2016 et 2017. Autrement dit, une forte hausse du prix du carburant (12-14%) en 2014 pouvait mieux se justifier, surtout au regard des évènements que le pays a connus.

En plus, il est anodin de vanter les efforts de soutien de l’État à la SONABHY et nous présenter une dette à hauteur de 240 milliards. Combien en moyenne l’État doit annuellement à la SONABHY au titre des subventions pour qu’on en arrive à cette situation de cumul de dettes ?

Où sont passés les montants prévus dans les budgets 2016, 2017 et 2018 au titre des subventions du prix des hydrocarbures ? En effet, si ces montants alloués dans ces budgets n’ont pas été décaissés, ils devraient faire l’objet de rectification des lois de finances auxquelles ils se rapportent, et portés régulièrement à l’attention des populations, afin que l’exécution des budgets reflète sincèrement les ressources et dépenses des exercices concernés et dûment approuvées par l’Assemblée Nationale chargée du contrôle de l’action gouvernementale. Ces questions pourraient, en l’absence de réponses appropriées, mettre en doute la sincérité dans l’exécution du budget de l’État.

Par ailleurs, il convient de souligner qu’il n’est pas logique que le Gouvernement soit incapable de subventionner le prix du carburant, alors qu’il dispose du budget pour les dépenses de prestige (acquisition des talismans, des véhicules 4×4 Toyota Land Cruiser de marque V8, qui consomment trop de carburant, etc.) ?  Est-ce cela la gouvernance vertueuse que « ROCH, la Solution » avait promis au peuple ? Visiblement, on a l’impression que ce gouvernement MPP préfère son confort aux intérêts supérieurs et basiques des populations du Burkina Faso.

-Selon le Gouvernement, cette décision vise à renflouer les caisses de la SONABHY afin de garantir l’approvisionnement régulier du Burkina Faso en carburant. Mais il convient de rappeler que la dernière mission du FMI a tiré la sonnette d’alarme sur l’état de notre économie, et sur l’état de nos finances publiques: la croissance de 6% prévue pour 2018 est revue à la baisse; le déficit budgétaire s’est creusé en 2017 et s’est aggravé en 2018; au premier semestre, les recettes fiscales ont été inférieures de 0,4 point de pourcentage de PIB par rapport aux prévisions; le ratio masse salariale/ recettes fiscales du Burkina est le plus élevé de l’UEMOA, en raison de la faiblesse de la collecte des  recettes.

Les ministres des finances et de la défense ont été auditionnés récemment et ont annoncé que nous sommes en manque de trésorerie. Récemment le conseil de ministres a adopté une loi de finances rectificative qui annule plus de 200 milliards de dépenses qui étaient prévues ; les ministères ont été invités à faire des coupes sombres dans leurs budgets.

En clair, l’opération a pour objectif de renflouer un État qui est proche de la cessation de paiement. L’on pourrait remarquer que les taxes représentent près de 40% du prix à la pompe. Ce qui revient à dire que près de la moitié de cette augmentation, soit 30 FCFA, revient à l’État. Les 75 francs d’augmentation vont rapporter environ 85 milliards à l’État.

Par ailleurs, il est bon de se rappeler le mécanisme de prix de la SONABHY : l’État fixe un prix de référence et sur la base de ce prix, il calcule ses taxes et fixe le prix à la pompe. Quand le prix du marché est inférieur au prix de référence, le surplus engrangé par la SONABHY est versé au trésor. Quand le prix du marché est supérieur au prix de référence, l’État subventionne. Or, pour l’essentiel, le prix de référence était supérieur au prix du marché ; donc c’est l’État qui en a profité. Normalement, il devait garder cet argent pour faire la péréquation. Combien a t’il engrangé et qu’a t’il fait de cet argent ? En fait le MPP a-t-il renoué avec la vocation de caisse noire que joue la SONABHY ? Et si la situation de la SONABHY était si critique, pourquoi le sujet n’est-il pas ressorti lors de l’Assemblée Générale des sociétés d’Etat tenue le mois dernier ? On a tous noté que la SONABHY a été cité parmi les sociétés les plus performantes.

Une règle d’or en matière de gestion économique est de tout faire pour ne pas diminuer le pouvoir d’achat des consommateurs quand il y a ralentissement. Au contraire, on diminue les taxes pour que ce pouvoir d’achat augmente.

Sans doute, cette augmentation va non seulement contribuer à réduire davantage les pouvoirs d’achat des ménages, et partant la consommation nationale et son corollaire sur la production nationale, mais aussi rendre moins compétitives les entreprises nationales qui sont déjà sous le joug de la cherté des facteurs de production.  Une analyse par récurrence, nous permet d’affirmer une hausse au prorata ou à un niveau plus que proportionnel des prix des transports, du fret et des produits de grande consommation. Le MPP est en train de faire le contraire de ce qu’on enseigne à l’école.

L’UPC pense qu’en ce qui concerne le mode choisi pour combler le déficit de la SONABHY, le MPP veut utiliser des solutions conjoncturelles pour résoudre des problèmes structurels. Une analyse rigoureuse de la structure des prix permettrait d’aboutir à d’autres propositions qui n’affecteraient pas autant le pouvoir d’achat des populations déjà vulnérable. En effet, la renonciation de la part des recettes prévues au budget de l’État au titre des taxes, pendant un certain temps, la réduction des marges financières des parties intervenant dans la chaine des approvisionnements, pouvaient permettre à la SONABHY de retrouver son équilibre financier et sa solvabilité mis à mal par les impayés de l’État et maintenir le peu du pouvoir d’achat des ménages Burkinabè. De telles options doublées d’un assainissement des finances de la SONABHY par une gestion rigoureuse de la société seraient de meilleures alternatives.

Aussi, l’UPC invite le Gouvernement à faire preuve d’anticipation et à aller au charbon dans la réflexion stratégique en vue de la mise en place d’un fonds de stabilisation des prix des hydrocarbures et des produits de grande consommation au Burkina Faso. Cette piste offre l’avantage d’assurer une veille stratégique sur l’évolution des prix au niveau international et,  en même temps, fournit un « matelas » de sécurité à l’État afin d’éviter les conséquences désastreuses de décisions hasardeuses sur les conditions de vie des populations.

Il serait difficile de comprendre que les prix de l’essence et du gasoil soient respectivement de 55O FCFA et 540 F CFA au Niger voisin, alors que les hydrocarbures quittent depuis les entrepôts des pays côtiers en traversant le territoire du Burkina Faso pour le Niger. Tout laisse à croire maintenant que les consommateurs Burkinabè vont se substituer aux partenaires techniques et financiers pour trouver les 18 000 milliards pour le PNDES. Mais le problème n’est pas le sacrifice qu’on demande à la population, mais plutôt la mauvaise utilisation des ressources financières, soit pour des dépenses de prestige, soit pour des infrastructures « biodégradables » (voir ponts et écoles qui s’effondrent après leurs réceptions pompeuses).

C’est pourquoi l’UPC invite instamment le Gouvernement à engager des réflexions avec les compétences nationales et internationales avérées en la matière, afin de limiter l’hémorragie financière de cette structure en posant clairement la problématique de la libéralisation de la filière des hydrocarbures au Burkina Faso, comme cela s’est opéré avec bonheur sous d’autres cieux.

En plus, pour une solution structurelle aux problèmes de carburant, le Gouvernement devra travailler à développer le transport en commun pour réduire les dépenses en carburant des citoyens burkinabè qui consacrent près de la moitié de leur salaire aux moyens de déplacements.

L’effort de guerre devait faire l’objet d’une proposition de loi à soumettre à l’Assemblée Nationale pour trouver des ressources additives afin d’équiper nos FDS en matériels adéquats et les motiver pour affronter efficacement cet ennemi invisible et imprévisible. À ce propos, qu’en est-il de la mise en œuvre de la loi de programmation militaire ?

En conclusion et au regard de tout ce qui précède, l’UPC, le parti du vrai changement :

-dénonce avec  vigueur l’amalgame fait par le MPP pour faire passer sa pilule amère de hausse inconséquente des prix de l’essence et du gasoil décidée, et l’invite à la suspendre ;

-invite le Gouvernement une fois de plus à donner suite aux interrogations légitimes de populations sur la gestion de l’affaire SONABHY pour situer les responsabilités ;

-invite le Gouvernement à explorer des voies plus novatrices pour stabiliser les prix des hydrocarbures, ainsi que des produits de grande consommation au Burkina Faso. Mieux, l’UPC invite le Gouvernement à engager des réflexions avec les compétences nationales et internationales avérées en la matière, afin de limiter l’hémorragie financière de cette structure en posant clairement la problématique de la libéralisation de la fourniture des hydrocarbures au Burkina Faso ; la SONABHY pourrait se contenter d’un rôle plus maitrisable qui est le contrôle de la qualité et de s’assurer de l’approvisionnement régulier du pays ;

-réitère ses propositions au Président du Faso  à savoir :

-mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ;

-impliquer toutes les forces de la nation dans cette guerre asymétrique ;

-doter les FDS de moyens et d’équipements adéquats ;

-réunir les conditions nécessaires pour une vraie réconciliation nationale, gage de l’unité tant recherchée des fils et filles du pays des hommes intègres.

La vie ou la survie de la nation vaut la peine que les egos surdimensionnés soient mis de côté pour qu’ensemble, nous mettions hors d’état de nuire l’ennemi commun afin de réunir les conditions d’un développement durable pour le bonheur des populations laborieuses déjà éprouvées par dame nature.

Ouagadougou, le 12 novembre 2018»

 Pour le Bureau Politique National de l’UPC, Le Secrétariat national chargé

  de l’économie, du développement et de la planification

MPP : Djiri Dakar n’est plus !

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Ce communiqué du Bureau politique du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) est relatif au décès, survenu ce lundi 12 novembre 2018 à Ouagadougou, de Djiri Dakar, ancien ministre de l’environnement et ancien  secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina Faso (ITIE-BF), ex-membre du MPP.

«Communiqué nécrologique : décès du camarade Djiri Dakar membre du Bureau politique du MPP

Le Secrétaire exécutif national a la profonde douleur de porter à la connaissance des militantes et militants du Mouvement du peuple pour le progrès du décès du camarade Djiri Dakar précédemment membre du Bureau politique national. Décès survenu ce jour 12 novembre 2018 au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo à Ouagadougou. Ancien ministre burkinabè de l’Environnement et du Cadre de vie de 2002 à 2004, Djiri Dakar a été en 2008 le Secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina Faso (ITIE-BF). Pièce maîtresse dans le dispositif du Burkina Faso en vue de son adhésion à l’ITIE. Le camarade Djiri Dakar fut un ex-pensionnaire de l’Institut des techniques forestières de Varonej (ex-URSS).

Au nom du Président du Bureau Politique National, des militantes et militants de notre parti, je présente mes condoléances les plus attristées à la famille éplorée. Que son souvenir demeure à jamais dans nos pensées.

Repose en paix camarade !

Démocratie-Egalité-Progrès

Pour le 1er vice-Président et par délégation»

Le Secrétaire Exécutif National

Lassané SAVADOGO

Reprise du procès Gbagbo à la CPI : Les avocats plaident l’acquittement

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Une semaine après le décès de son fidèle Abou Dramane Sangaré ; l’ancien président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo est de nouveau face aux juges de la Cour pénale internationale (CPI). Dans cette reprise du procès à La Haye, les avocats du père du Front populaire ivoirien plaident l’acquittement pur et simple, invoquant l’absence de preuves.

 

Accusés de crimes contre l’humanité dans le cadre des  violences postélectorales ivoiriennes de2010-2011, Laurent Gbagbo a comparus ce lundi devant les juges de la Cour pénale internationale. Occasion pour ses avocats de  plaider l’acquittement pur et simple.

«Le procureur n’a rien, tout est construit sur du sable mouvant (…) En laissant entendre de façon constante que l’absence de preuve directe de l’existence d’un soi-disant plan commun constituerait en fait la preuve de l’existence de ce plan commun. Autrement dit, une absence de preuve est, pour lui, la preuve évidente d’un complot. Les seuls ordres dont il est fait état dans le dossier sont des ordres normaux donnés par des gradés de l’armée et des gradés de police à leurs subordonnés en vue de prévenir les attaques des groupes de rebelles lourdement armés contre les institutions ou en vue de défendre la population», ont-ils soutenu.

Jean Konombo

Burkina Demain

Echanges nourris autour des impacts sociaux des projets de centrales solaires

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Le présidium à l'ouverture de l'atelier, au milieu, le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo ; à sa gauche, Martin Van Dam de la SNV et à sa droite, Charles Didace Konseibo, coordonnateur du projet

Dans le cadre du projet ‘’accélération de la mise en œuvre des politiques régionales sur les énergies propres en Afrique de l’ouest’’, le Centre Ecologique Albert Schweitzer Burkina (CEAS Burkina) a organisé un atelier sur les impacts sociaux des centrales solaires. C’était le 6 novembre 2018 à Ouagadougou. Henri Ilboudo, directeur de CEAS Burkina,  a présidé l’ouverture de l’atelier.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier, au milieu, le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo ; à sa gauche, Martin Van Dam de la SNV et à sa droite, Charles Didace Konseibo, coordonnateur du projet

Le présent  cadre de réflexion a regroupé des acteurs privés et publics intervenant dans le domaine des énergies renouvelables. Le directeur de CEAS-Burkina Henri Ilboudo a présidé l’ouverture de la session et le coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la  SNV Martin Van Dam a assuré la modération des échanges.

L’atelier a été articulé autour de deux grandes communications animées respectivement par Charles Didace Konseibo de CEAS Burkina et le directeur des énergies renouvelable du ministère de l’énergie Nongnogo.

Tous les deux ont présenté avec exemples à l’appui les impacts sociaux des centrales solaires en Afrique de l’ouest et au Burkina Faso en particulier. De façon général, dira Charles Konséibo, l’avènement des centrales solaires en Afrique est encore récent.

Poursuivant dans sa communication, le coordonnateur du  projet ‘’accélération de la mise en œuvre des politiques régionales sur les énergies propres en Afrique de l’ouest’’, présentera un tableau pas assez reluisant des impacts sociaux des centrales solaires déjà fonctionnelles. Selon lui, le constat général qui se dégage est qu’«on a l’impression que ces centrales ne profitent pas aux populations », a-t-il relevé.

Essakane Solar

Des participants à l’atelier

Pour approfondir la problématique des impacts sociaux des centrales solaires, il fallait trouver des exemples concrets pour mieux étayer cette question. L’emblématique centrale solaire installée par Essakane Solar sur le site minier d’Essakane Iamgold a servi de partage d’expérience.

A ce sujet, la directrice d’Essakane Solar,  Kantiono a présenté une expérience réussi quant à la question d’impacts sociaux de l’installation de la centrale, même si les riverains ne bénéficient pas de l’électricité de la centrale pour le moment. Le secret de cette réussite, dit-elle est le résultat de l’implication et de la création d’emploi au profit des populations riveraines.

Ba Abdoul Karim de la Sonabel, a lui aussi, partagé l’expérience des impacts sociaux relevés au niveau des centrales solaires suivies par la nationale d’électricité dont celle de Zagtouli. Là, Abdoul Karim fait savoir qu’il subsiste quelques difficultés liées à la satisfaction des besoins des riverains en termes d’électrification rurale.

Urgence d’agir pour trouver des réponses justes

Toutes les centrales d’énergies renouvelables inaugurées jusqu’à présent injectent leur production directement dans le réseau conventionnel national, affirme Charles Didace. Or, il se trouve que dans la plupart des cas, les zones d’implantation de ces centrales ne disposent pas d’infrastructures de transport et de distribution et de main d’œuvre qualifiée. Par conséquent, les villages environnants ne bénéficient pas directement de l’apport de l’énergie ainsi produites de leurs propres terres.

Pour lui, il y a urgence d’agir pour « trouver des réponses justes et durables pour les communautés rurales » afin que celles-ci « ne continuent pas à rester les parents pauvres des projets de centrales ».

Pour se faire, les participants ont fait des recommandations et élaboré une note de position pour une meilleure prise en compte des impacts sociaux dans les projets de construction de centrales solaires.

Jean Konombo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 8 novembre 2018

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 8 novembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement.

Le Conseil  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATION

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE  CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

–              un décret portant autorisation de perception de recettes relatives aux opérations de création, d’ouverture et de fonctionnement des écoles privées de formation professionnelle en élevage et en santé animale au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de mettre en place un cadre légal de création et de perception des recettes liées aux différentes prestations relatives à la création, à l’ouverture et au fonctionnement des écoles privées de formation professionnelle en élevage et en santé animale dans notre pays.

–              un décret portant création d’une perception auprès du Consulat général du Burkina Faso à Soubré en République de Côte d’Ivoire.

L’adoption de ce décret permet la mise en place d’une perception de recettes auprès du Consulat général de notre pays à Soubré en République de Côte d’Ivoire, conformément aux articles 4 et 5 du décret n°2000-323/PRES/PM/MEF du 19 juillet 2000 portant gestion financière et comptable des missions diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.

–              un décret portant modification du décret                          n°2013-772/PRES/PM/MEF/MAECR/MATS du 17 septembre 2013 portant tarification des prestations de services dans les missions diplomatiques et consulaires et à l’administration centrale.

Ce décret modificatif vise à prendre en charge les termes du contrat de partenariat public privé pour la production et la délivrance des passeports à puce électronique dans notre pays.

L’adoption de ce décret permet de fixer une base juridique de la répartition des recettes issues de la délivrance des passeports à puce.

I.1.2. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

–              un rapport relatif à la sécurisation de l’approvisionnement du Burkina Faso en hydrocarbures.

Ce rapport permet l’adoption du schéma d’apurement de la dette de l’Etat vis-à-vis de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et d’un nouveau mécanisme de détermination des prix des hydrocarbures.

Le Conseil a décidé d’une hausse de soixante-quinze (75) francs CFA par litre du prix à la pompe de l’essence super et du gasoil pour compter du 09 novembre 2018.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles :

–              un décret portant création, attributions et fonctionnement du Conseil d’orientation et de suivi de Youthconnekt Burkina (COS-Y).

L’initiative Youthconnekt Burkina est une plateforme qui a pour objectif de contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes et leur participation citoyenne au développement du pays.

L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’une instance stratégique d’orientation et de suivi des actions de l’initiative Youthconnekt Burkina.

Rémis Fulgance DANDJINOU