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Lutte contre l’insécurité : Cela passe aussi par le contrôle du commerce des armes

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Le contrôle des armes importées est une nécessité
A l’instar de tous les pays, le Burkina Faso a des besoins en armes pour relever les défis sécuritaires mais aussi pour la défense du territoire national. Les armes, leurs munitions et matériels connexes restent des produits spécifiques mais qui peuvent être commercialisés au Burkina Faso en toute légalité. Toute chose qui permet d’équiper les forces de défense et de sécurité et également offre l’opportunité aux citoyens de se procurer des armes pour des questions de sécurité privée ou pour la pratique de la chasse. Cependant les importations d’armes au Burkina Faso obéissent à une règlementation stricte.

Lutte contre l’insécurité au Burkina Faso : Impulser la sécurité par un contrôle strict des importations d’armes
A l’instar de tous les pays, le Burkina Faso a des besoins en armes pour relever les défis sécuritaires mais aussi pour la défense du territoire national. Les armes, leurs munitions et matériels connexes restent des produits spécifiques mais qui peuvent être commercialisés au Burkina Faso en toute légalité. Toute chose qui permet d’équiper les forces de défense et de sécurité et également offre l’opportunité aux citoyens de se procurer des armes pour des questions de sécurité privée ou pour la pratique de la chasse. Cependant les importations d’armes au Burkina Faso obéissent à une règlementation stricte.  En plus des documents classiques de commerce, un certain nombre d’obligations s’imposent aux importateurs dans le secteur des armes.
Le Certificat de destination finale
L’acquisition préalable d’un certificat de destination finale (CDF) est exigée pour toute  importation d’armes au Burkina Faso. Le CDF est délivré à un fournisseur, un fabricant ou un courtier pour l’autoriser à importer des armes. Les informations contenues dans le CDF portent, entre autres, sur les pays fournisseurs, les fabricants des armes, les intermédiaires ou courtiers, les destinataires finaux, les pays de transit, de transbordement et les portes d’entrée au Burkina Faso. Le CDF ne peut être demandé que par deux ministres qui ont reçu délégation de signature du Président du Faso. Il s’agit du ministre en charge de la sécurité pour les armes civiles et celui en charge de la défense pour les armes utilisées par les forces de défense et de sécurité.  Les armes civiles englobent celles utilisées par les concessionnaires de chasse, les sociétés privées de sécurité et les armes vendues par les armuriers sur le territoire national. Tout CDF doit être visé par le secrétaire permanent de la Haute autorité de contrôle des importations d’armes et de leur utilisation (SP/HACIAU) qui est un organe de contrôle au nom du Premier Ministre. Le CDF est ainsi délivré par le SP/HACIAU et comporte obligatoirement deux signatures, celles du ministre demandeur et du Secrétaire permanent de la HACIAU. Il constitue le premier document exigé pour tout dédouanement d’armes au Burkina Faso.
Le certificat d’utilisation finale
Le certificat d’utilisation (CUF) est délivré par le ministre en charge de la Sécurité et celui en charge de la défense selon que les armes sont civiles ou militaires. Le CUF est établi à la demande du fournisseur, du fabriquant ou du courtier. Il permet de connaître le receveur et le gestionnaire des armes importées. Le CUF comporte trois signatures dont celle de la personne réceptrice des armes,  du ministre demandeur du CDF et du SP/HACIAU au nom du Premier ministre dans le cadre du contrôle. Certains fournisseurs ou pays ont leurs modèles de CUF mais celui-ci doit comporter obligatoirement les trois signatures ci-dessus mentionnées. Depuis l’entrée en vigueurdutraité sur le commerce des armes le 24 décembre 2014, le CUF est exigé par de nombreux pays exportateurs d’armes pour se conformer à leurs obligations dans le cadre dudit  traité. Cette exigence des pays exportateurs vise à avoir des garanties des pays importateurs de peur que les armes ne tombent dans le sillon de groupes non-autorisés et qui pourront s’en servir pour commettre entre autres des actes de violations graves des droits humains, des actes de terrorisme oude génocide. L’instauration d’un CUF vise donc à lutter efficacement contre le détournement des armes.
Le certificat d’exemption de la CEDEAO
En plus des deux documents sus-cités, délivrés par les autorités burkinabè,  les importateurs d’armes doivent également acquérir un certificat d’exemption délivrée par la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour les importations d’armes légères et de petit calibre. Ledit certificat a été institué dans le cadre de la Convention de la CEDEAO sur les armes dans tout espace communautaire.
L’acquisition de ces trois documents est un impératif dans les activités d’importation et de commercialisation d’armes sur le territoire national. Aussi, les acquisitions individuelles d’armes doivent s’effectuer sur le territoire national auprès des armuriers régulièrement déclarés auprès du ministère en charge de la Sécurité. Les armes entrées sur le territoire national ne peuvent être réexportées. Le Burkina Faso ayant ratifié le Traité sur le commerce des armes, le respect des procédures de commande d’armes reste une obligation internationale.
Aussi, dans un contexte mondial de recrudescence du terrorisme, du grand banditisme, le contrôle de la circulation des armes reste un enjeu majeur pour la préservation de la sécurité et de la stabilité des Etats, des espaces communautaires ou régionaux. Le respect des procédures d’acquisition des armes participe de la stabilité socioéconomique et les acteurs concernés par la question des armements doivent se conformer à ce principe.
Premier Ministère – HACIAU

Il manque déjà et manquera encore aux Eléphants !

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Ses coéquipiers et encadreurs pensent encore à lui
Sans doute, l’ombre de Cheick Tioté, a plané sur le match des éliminatoires de la CAN 2017 perdu à domicile le week-end dernier 2-3 par les Eléphants devant le Sily national de Guinée. En effet, la mort par crise cardiaque en Chine du milieu de terrain ivoirien continue de choquer les acteurs du football de la Côte d’Ivoire.
Cheick Tioté parti à la fleur de l’âge !
Les acteurs du football ivoirien et les autorités  rendront un hommage mérité au défunt Cheick Tioté dont la dépouille est attendue à Abidjan jeudi 15 juin 2017. Mais, le virevoltant milieu terrain mort brutalement en Chine par crise cardiaque, alors qu’il était avec son club de D2 chinoise de Beijing Enterprises ; manque déjà et manquera aux Eléphants qui ont dû, encore sous le choc, s’incliner devant le Sily national de Guinée le week-end dernier, du match des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Cheick Tioté a été finaliste de la CAN 2012 et vainqueur de la CAN 2015 avec les Eléphants qui souffrent aujourd’hui de sa disparition à la fleur de l’âge (30 ans).
Mathias Lompo
Burkina Demain

Lutte mondiale contre la désertification : «Notre terre, notre maison, notre avenir»

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La désertification, une grande préoccupation aussi pour le Burkina

Après l’Année internationale des légumineuses en février, le Burkina Faso accueille à partir de ce mercredi 14 juin à Ouagadougou, la Journée mondiale de la lutte contre désertification placée sous le thème « Notre terre, notre maison, notre avenir» et la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Nestor Bassière, ministre burkinabè de Le-ministre-de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique

La Journée mondiale de la lutte contre désertification qui débute ce mercredi à Ouagadougou avait fait l’objet le 10 mai dernier, d’un rapport en conseil des ministres fait le ministre burkinabè de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Bassière. Preuve de tout l’intérêt que les autorités du Burkina accordent à l’événement qui du reste est placé sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. L’édition 2017 de la Journée mondiale de la lutte contre désertification est placée sous le thème « Notre terre, notre maison, notre avenir».

La présente journée mondiale est placée sous la présidence du président du Faso

Le Conseil des ministres du Burkina Faso à sa séance du mercredi 10 mai 2017 a adopté un rapport relatif à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification (JMLCD) 2017 au Burkina Faso.

Placée sous le thème « Notre terre, notre maison, notre avenir », la célébration de ladite journée se tiendra du 14 au 17 juin 2017 à Ouagadougou, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso.

Martin Philippe

Burkina Demain

Qatar : le fleuron en difficultés pour maintenir sa vitesse de croisière

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Avec le blocus aérien imposé par l'Arabie Saoudite et ses alliés, les marges de manoeuvre de Qatar sont limitées au Moyen-orient

Au Qatar, ce n’est vraiment pas la sérénité, depuis la crise qui l’oppose à son géant voisin l’Arabie Saoudite, soutenue par des alliés moyen-orientaux et africains. L’isolement diplomatique et économique est un fait aujourd’hui pour l’émirat gazier et pétrolier. Et s’il y a une entité économique de ce pays qui paie le plus fort dans cette crise, c’est bien la compagnie publique Qatar Airways qui a connu une expansion prodigieuse ces dernières années.

Avec le blocus aérien imposé par l’Arabie Saoudite et ses alliés, les marges de manoeuvre de Qatar Airways sont limitées au Moyen-orient

Plus va perdurer le blocus sur le pays, plus la compagnie publique Qatar Airways va en pâtir pour sa notoriété et pour ses affaires. Conscient des risques encourus, son président directeur général Akbar al-Baker crie à une violation de la Convention de 1944 sur l’aviation civile internationale, dont l’Arabie Saoudite n’est pas signataire. M. al-Baker a en effet appelé ce lundi l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) à déclarer « illégal » l’embargo imposé à son pays par l’Arabie saoudite et ses alliés.

L’OACI « doit fortement s’impliquer et peser de tout son poids pour déclarer (ces mesures) comme un acte illégal », a-t-il indiqué sur CNN.En effet, en vertu de l’embargo aérien instauré à la faveur de la crise, il est interdit à toutes les compagnies aériennes et avions enregistrés au Qatar d’atterrir dans les aéroports ou de transiter par l’espace aérien des pays comme les Emirats, le royaume saoudien et le Bahreïn. La seule possibilité pour les vols de Qatar Airways en provenance ou à destination du Qatar est de passer par l’espace aérien de Bahrein, qui leur reste accessible malgré la rupture des relations diplomatiques, pour ensuite emprunter l’espace aérien iranien. Tout cela se traduit par des détours conséquents et des surcoûts importants dus notamment à la consommation accrue de carburant. Et cela commence à faire trop pour Akbar al-Baker qui dirige la compagnie depuis 1997.

Comprendre la réaction du PDG de Qatar Airways

Akbar al-Baker, PDG de Qatar Airways, crie à la violation de la Convention de 1944

Elles sont rares, les compagnies de transport aérien qui ont  connu un développement aussi rapide que Qatar Airways. Qatar Airways est la compagnie nationale dont le capital (143 800 000,00 Riyal du Qatar) est détenu à 100% par l’Etat. Fondée en novembre 1993, elle  commença ses activités en 1994. De seulement 4 avions en 1997, elle passe à 28 à la fin de 2003, 50 en 2006. Basée à Doha, la capitale de l’émirat gazier et pétrolier, Qatar Airways exploite à ce jour, 175 avions passagers, 19 avions cargo. Avant la crise, elle desservait 157 destinations en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Asie, en Europe, en Océanie et au Moyen-Orient. Et avait un effectif de de 39.369 au mars 2016  comprenant 160 nationalités.

L’âge moyen de la flotte de Qatar Airways est de 6,4 ans, soit l’une des plus récentes du monde. Elle opère donc des vols internationaux sur les cinq continents depuis son principal hub à l’aéroport International de Doha. Qatar Airways est classée 5 étoiles selon Skytrax, organisme indépendant, et a été élue meilleure compagnie aérienne du monde en 2012 et 2015  et 2e en 2013, 2014 et 2016 ainsi que meilleure classe affaires pour la deuxième année consécutive. Pour l’année 2015-2016, Qatar Airways a transporté quelque 30 millions de passagers.

Martin Philippe

Burkina Demain

Chambre des mines : Toussaint Bamouni installé dans ses fonctions de directeur exécutif

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Toussaint Bamouni (à gauche) , directeur exécutif de la Chambre des mines, a été officiellement installé dans ses fonctions, par le président de la Chambre Tidiane Barry

Toussaint Bamouni est désormais le nouveau Directeur Exécutif de la Chambre des mines du Burkina (CMB). Il a été officiellement installé le mercredi 1er juin 2017. La cérémonie d’installation qui se voulait sobre mais très solennelle a été présidée par le président de la CMB Tidiane Barry entouré des membres du Conseil d’Administration de la CMB.

Toussaint Bamouni (à gauche) , directeur exécutif de la Chambre des mines, a été officiellement installé dans ses fonctions, par le président de la Chambre Tidiane Barry

Diplômé d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) de l’Institut National Polytechnique de Lorraine INPL de Nancy (France), M.BAMOUNI totalise plus de 25 années d’expériences professionnelles dans l’industrie minière, cimentière, cotonnière et céramique. Il a commencé sa carrière en 1987 à la SOREMIB-mine d’or de pourra, où il a travaillé à l’usine de traitement des minerais et ce, pendant 09 années. Il a acquis des expériences à la CIMAT du Groupe Holcim, à JOSSIRA INDUSTRIE, une grande huilerie de coton. Il a par la suite été consultant à la Banque Régionale d’investissement de la CEDEAO et la Banque Ouest Africaine et Développement (BOAD).

Dernièrement, il était responsable de la Documentation, la Législation, l’Environnement à CIM BURKINA heidlbergcement Group.

Au cours de la cérémonie d’installation, le président de la CMB a félicité le nouveau Directeur Exécutif pour son recrutement qui a été très sélectif. Il lui a assuré du soutien et de l’accompagnement de tout le Conseil d’Administration de la Chambre des Mines.

Toussaint BAMOUNI a à son tour salué et remercié le Conseil d’Administration de la Chambre des Mines pour cette marque de confiance. Il compte contribuer à faire de la Chambre des Mines une institution indispensable et stratégique dans le secteur minier. Il s’est également engagé à donner le meilleur de lui pour contribuer à faire de la CMB un centre de proposition constructive au pouvoir public.

Notons que M.BAMOUNI arrive à un moment où le secteur minier a besoin de renforcer sa collaboration avec ses parties prenantes.

Inna Guenda Segda

12es Journées européennes : Tahirou Barry à Bruxelles pour vendre la culture burkinabè

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A Bruxelles, le ministre Tahirou Barry a fait la promotion de la culture byrkinabè

Le ministre burkinabè de la Culture, des Arts et du Tourisme, M. Tahirou Barry a exposé jeudi 8 juin 2017 à Bruxelles lors des 12è Journées européennes du développement(JDD), la politique du gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré visant à faire de ce secteur un maillon essentiel dans la lutte contre le chômage et l’émigration clandestine des jeunes.

Dans la capitale européenne, Tahirou Barry, a fait la promotion de la culture burkinabè

A la fois facteur de développement social, culturel, économique, le secteur de la culture et du tourisme occupe une place de choix dans le Programme national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020, le gouvernail pour l’émergence mis en place par le président Roch Marc Christian Kaboré.

Jeudi 8 juin dernier, M. Barry qui tient les rênes du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme est venu défendre cette conviction dans un panel organisé à l’occasion des JDD sous le thème «Artisanat et migrations : une opportunité pour la création d’emplois et le développement durable».

«Le Burkina Faso au lendemain de son indépendance a été l’un des premiers pays africains qui a compris très tôt que la culture, l’artisanat, les arts, le tourisme peuvent être des vecteurs indispensables pour son développement», a soutenu M. Barry.

A la fin des années 1970, le Burkina Faso a été le premier pays a nationalisé les salles de cinéma et a créé un festival, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se présente aujourd’hui comme la plus grande vitrine du 7è art africain, a indiqué le ministre. Au début des années 80, le président Thomas Sankara a dont au Faso Danfani, un produit artisanal, une identité nationale et en a fait un puissant levier de développement économique, de lutte contre le chômage des jeunes et le sous-emploi des femmes, a-t-il enchaîné.

«Au fil des années, à raison d’une décennie, de grands bouleversements dans le domaine de la culture ou des arts ont toujours été impulsés par les pouvoirs publics pour dynamiser l’économie», a dit le ministre. Là encore, il a cité le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao), la Semaine nationale de la culture (SNC) ou encore le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO) comme des manifestations promues par le gouvernement pour mettre ces secteurs, grands pourvoyeurs d’emplois en exergue.

«L’Etat à lui seul, ne fait pas tout. Il est accompagné par les initiatives privées», a toutefois admis le ministre Barry soulignant que gouvernement et secteur privé sont tous engagés dans un même navire pour faire de l’artisanat, de la culture et du tourisme des leviers de développement économique et de progrès social.

«Actuellement, la politique gouvernementale consiste à organiser le secteur de l’artisanat par la création de centres d’artisanat, d’immatriculation des artisans au registre des métiers d’artisanat. Le gouvernement est également très engagé pour relever le grand défi de la transformation du coton. Il affiche aussi sa volonté d’accompagner le secteur de l’hôtellerie et last but not the list nous avons mis en place le Fonds national de développement culturel et touristique qui d’ici 2020 doit être doté d’un budget de 20 milliards de francs CFA», a détaillé le ministre Barry, appelant les partenaires du pays à abonder le fonds.

«Il faut mettre en place une politique qui donne des perspectives à la jeunesse et lui ôte cette volonté traverser la mer à la recherche d’un hypothétique eldorado. Le gouvernement doit créer un environnement favorable à l’essor du secteur privé, à la créativité des jeunes, faire appel à leur génie, car, les jeunes sont de loin, les plus créatifs et les plus engagés dans le secteur culturel et artistique», a soutenu M. Barry.

Des partenaires engagés

Aux côtés du ministre, des panélistes italiens issus notamment du secteur privé, du public ou de l’humanitaire ont exposé la place que prend l’artisanat dans la reconversion des migrants et leur emploi dans des entreprises italiennes. L’italo-burkinabè Madi Kafando, spécialiste du froid a notamment expliqué comment à travers son entreprise, il a pu attirer quelques migrants qui ont échoué sur les côtes italiennes et qui ont su saisir leur chance. Il a affirmé s’investir en Afrique pour éviter que les paysans continuent de perdre leurs productions agricoles. Car, a-t-il dit, 70% de la production agricole en Afrique se perd du fait des difficultés de conservation pendant ce temps, on montre chaque jour à la télévision des Africains qui meurent de faim.

En marge de son séjour, le ministre Barry a rencontré de nombreux partenaires au développement. Tous ont quasiment salué le leadership du Burkina Faso en matière de promotion et de développement de la culture. Ils ont félicité et encouragé le pays à faire en sorte que les politiques publiques en matière culturelle et touristique aident à la création d’emplois décents et pérennes pour les jeunes.

«Nous avons noué des contacts fructueux avec nos partenaires. Le bilan est satisfaisant», s’est félicité M. Barry.

Lors de sa rencontre avec le directeur général de la coopération, du développement international et de l’aide de l’Union européenne (DG DEVCO) Stefano Manservisi, celui-ci a réaffirmé la volonté de l’UE à coopérer avec le gouvernement du Burkina Faso pour bâtir une politique culturelle capable d’insuffler le développement et de trouver des solutions durables aux problèmes d’emplois des jeunes.

Avec la Fondation Tony Emelulu, il était surtout question de présenter au ministre les possibilités de financement des start-ups des jeunes entrepreneurs burkinabè par la fondation du richissime homme d’affaires nigérian, propriétaire de la banque UBA. Au siège du secrétariat général du Groupe des Etats ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), le ministre a tenu à remercier M. Patrick M. Gomes et son institution pour l’appui au secteur de la culture. Les ACP ont notamment financé la production de films primés lors du dernier Fespaco et ont diffusé durant les JDD trois films lauréats du festival dont l’Etat d’or de Yennenga, «Félicité», du Sénégalais Alain Gomis.

Avec la direction de Africalia, les échanges ont porté sur la recherche de financements pérennes et structurants des actions culturelles sur le continent et dans les pays ACP. Avec la Wallonie-Bruxelles, M. Barry a mis l’accent sur la nécessité de développer les chaînes de valeur en matière touristique et culturelle afin de favoriser la création d’emplois et de mieux structurer l’économie marchande dans le secteur culturel.

Ces JDD 2017 auxquelles ont pris part le ministre Barry au nom du gouvernement du Burkina Faso ont eu pour thème : «Investir dans le développement». De nombreuses personnalités européennes, américaines et africaines parmi lesquelles les présidents guinéen, Pr Alpha Condé, président en exercice de l’Union Africaine (UA), ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, sénégalais Macky Sall, rwandais Paul Kagamé et malawien Arthur Peter Mutharika et le vice-président ivoirien, M. Daniel Kablan Duncan ont assisté à ces journées tenues les 7 et 8 juin.

Romaric Ollo HIEN

Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles

Le vice-président de la SFI au Burkina Faso pour discuter d’opportunités d’investissements

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Peter Lankes, vice-président pour l’économie et le développent du secteur privé de la Société Financière Internationale

Du 5 au 7 juin 2017, Hans Peter Lankes, vice-président pour l’économie et le développent du secteur privé de la Société Financière Internationale (SFI), un membre du Groupe de la Banque mondiale,a effectué une visite de travail au Burkina Faso.

Peter Lankes, vice-président pour l’économie et le développent du secteur privé de la Société Financière Internationale

Au cours de son séjour, M. Lankes a été reçu en audience par les plus hautes autorités pour discuter des engagements de la SFI au Burkina Faso et des opportunités de les accroître.Il a également eu une séance de travail avec Son Excellence M. le Premier Ministre, Paul Kaba Thieba, et plusieurs membres de son gouvernement pour discuter de la stratégie de la SFI pour l’Afrique et pour le Burkina Faso en particulier. Les échanges ont notamment porté sur les perspectives de collaboration entre la SFI et le gouvernement burkinabé dans les secteurs de l’énergie, du commerce, des mines, de l’eau, des technologies de l’information et de la communication, de l’inclusion financière et du transport. M. Lankes a enfin rencontré plusieurs clients de la SFI, ainsi qu’une représentation plus large du secteur privé burkinabé.

Le Vice-Président adéclaré“Le Burkina Faso est une priorité pour la SFI. La stabilité est de retour et le gouvernement cherche à positionner le secteur privé comme moteur de la croissance. La SFI – en collaboration avec les institutions du Groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires au développement – entend jouer un rôle majeur au Burkina Faso en offrant des solutions qui réduisent les risques pour le secteur privé et poussent les investissements à la croissance ».  “A travers le nouveau Guichet consacré au secteur privé du Fonds IDA, la SFI cherche à soutenir l’ambitieux Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), et ce d’autant que les perspectives de la SFI sont alignées avec les priorités du PNDES », a-t-il ajouté.

La SFI est engagée au Burkina Faso depuis 1975. Son porte feuille actuel est d’environ 100 millions de dollars américains,couvrant des investissements dans les secteurs des services financiers, de l’immobilier, des mines, de l’agrobusiness, de l’énergie et de la distribution. Au cours de la récente crise politique, qui a freiné les initiatives des investisseurs, la SFI a renforcé ses engagements au Burkina Faso, notamment en investissant 200 millions de dollars dans divers projets durant la période de transition. Elle a ainsi soutenu la Société Burkinabè des Fibres Textiles (SOFITEX), en contribuant au financement des campagnes cotonnières. Au cours des deux dernières années, elle a investi environ 70 millions de dollars dans la SOFITEX. Récemment, la SFI a annoncé qu’elle pourrait financer jusqu’à 800 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans des projets banquables, en appui au PNDES.

En décembre 2016, la communauté des donateurs a annoncé un montant record d’engagement de 75 milliards de dollars, dans le cadre de la 18emereconstitution du fonds de l’Association internationale de développement (IDA), fonds dédié aux pays les plus pauvres. L’une des innovations de l’IDA 18 est la mise ne place du Guichet consacré au secteur privé. Ce Guichet permettra à la SFI et à la MIGA- l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements- d’investir jusqu’à 2,5 milliards de dollars du capital de l’IDA pour mobiliser entre 6 et 8 milliards de dollars en investissements privés supplémentaires dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles, notamment en Afrique subsaharienne.

A propos de la SFI

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la plus grande institution mondiale de développement dédiée au secteur privé au sein de pays émergents. Avec la collaboration plus de 2 000 entreprises à travers le monde, nous nous appuyons sur nos six décennies d’expérience pour créer des opportunités là où le plus besoin se fait le plus sentir. Au cours de l’exercice 2016, nos investissements à long terme au sein de pays en développement ont frôlé la barre des 19 milliards de dollars, ayant consacré nos capitaux, nos compétences et notre influence à l’appui au secteur privé pour l’éradication de l’extrême pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.ifc.org/french.

 

France : La République Macron plus que jamais en marche !

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Emmanuel Macron en passe de se constituer une confortable majorité au parlais
A l’issue du premier tour des législatives françaises tenu dimanche 11 juin, une majorité confortable déjà pour le nouveau président français, Emmanuel Macron dont la formation «La France en marche» est créditée de 28,21% des voix, loin devant les partis traditionnels hexagonaux que sont le parti les Républicains (15,77%) et le parti socialiste (7,44%).
Emmanuel Macron en passe de se constituer une confortable majorité au parlais
Plus que jamais, la France du président d’Emmanuel Macron est en train de prendre forme. Au sortir des législatives de dimanche, la formation présidentielle, «La France en marche»est largement en tête avec 28,21% des voix. Selon les projections les optimistes, le parti de Macron pourrait se retrouver à l’issue du second avec 455 sièges au palais Bourbon.  Jamais, sous la Ve République, l’on a assisté un tel raz-de –marée.
 Le grand perdant dans ce grand bouleversement de l’échiquier politique français est sans conteste le parti socialiste, crédité seulement de 7,44% des voix lors de ce premier tour des législatives. Le parti les Républicains même avec ses 15,77% n’est pas non plus en mesure de renverser les tendances au second tour du scrutin. L’on va donc assister à l’installation d’une assemblée nationale majoritairement  centriste, au détriment des partis traditionnels. Macron aura donc la majorité dont il rêvé pour réformer la réformer la France.
Martin Philippe
Burkina Demain

Acquisition de véhicules par l’Etat : «Une décision hasardeuse du gouvernement », selon l’UPC

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A travers le compte-rendu du Conseil des ministres du 07 juin 2017, l’Union pour le Progrès et le Changement(UPC) a appris que le Gouvernement  a adopté « un rapport relatif à l’acquisition de véhicules au profit de l’Administration au titre du budget de l’Etat, exercices 2017 et 2018 ».

Le compte-rendu précise que « cette opération d’acquisition de véhicules fait suite à la réforme du parc auto en 2016, dont 1 546 véhicules ont été vendus ».

L’UPC s’étonne de cette décision hasardeuse du Gouvernement. En effet, la veille du Conseil des ministres qui a pris la décision d’achats de nouveaux véhicules, le Premier ministre Paul Kaba THIEBA était à l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO. Il y a constaté le manque criard de matériels, la vétusté des infrastructures et, surtout,  la misère des malades trainant dans les couloirs. Il a vu que le scannerétait en panne depuis trois semaines.

Après tous ces constats, que le Premier ministre préside le lendemain un Conseil des ministres qui décide de faire des dépenses de prestige, est une insulte à la conscience des Burkinabè. Dans ce contexte de morosité de l’économie, d’insécurité et de vie chère, ce gouvernement devrait agir selon des priorités, au lieu d’engager des dépenses aussi floues qu’impertinentes.

De ce fait, l’UPC exige toute la lumière sur cette affaire de ventes et d’achats de véhicules. Le parti demande que soient publiées les raisons qui ont prévalu à la vente des 1546 véhicules de l’Etat en 2016, ainsi que la somme que cette vente a rapporté aux caisses de l’Etat. L’UPC réclame également toute la vérité sur le nombre de véhicules que le Gouvernement compte acheter,et sur la somme que ces achats couteront aux contribuables. Enfin, notre parti exige la publication du mode et de la procédure d’acquisition desdits véhicules.

Ouagadougou, le 11 juin 2017 »

Pour le Bureau politique national de l’UPC,

Le Secrétariat national à la justice, aux droits humains et à la lutte contre la corruption

Eliminatoires CAN 2019 : la présidence du PF a-t-elle pesé dans la victoire des Etalons ?

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Le président Roch Marc Christian Kaboré a tenu à assister à ce match des match des Etalons

Pour le premier match comptant pour les Eliminatoires de la CAN 2016, le stade du 4 Août a accueilli ce samedi 10 juin,  un supporter de marque, en la personne du président du Faso.  En effet, aussitôt rentré de sa visite du Caire, Roch Marc Christian a tenu à faire le déplacement du stade pour, dit-on, encourager les Etalons qui devraient affronter les Palancas Negras d’Angola. A l’arrivée, le onze national burkinabè, malgré une prestation pas très rassurante, a réussi à s’imposer face aux Palancas Negras par buts à un, à la grande satisfaction du chef de l’Etat. Question : la présence au stade du président est-elle pour quelque chose dans cette victoire des Etalons ?

Le président Roch Marc Christian Kaboré a tenu à assister à ce match des match des Etalons

Le président du Faso avait-il consulté son marabout avant de se rendre au stade du 4 août ce 10 juin pour assister au match qui opposait les Etalons aux Palancas Negras dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019 ? En tout cas, l’issue heureuse de la rencontre avec une victoire nette des Etalons 3-1, était de nature honorer le chef de l’Etat qui avait tenu à faire le déplacement du stade du 4 août pour encourager, disait-on, le onze national. Mais,disons-le, ce déplacement de Roch Marc Christian au stade n’était pas sans risque pour lui.

Si les Etalons avaient perdu ce match, d’aucuns n’hésiteraient pas à lier cela à sa présence. Ils sont nombreux les dirigeants africains dont la présence n’a pas toujours porté chance à leur sélection nationale. Alassane Ouattara peut en témoigner, lui qui avait fait le déplacement pour assister à la finale de la CAN 2012 qui opposait les Eléphants aux Chipolopolos de la Zambie. Finale perdue par les Ivoiriens malgré la présence du président Ouattara. Mais, là, le président Kaboré peut se targuer d’avoir apporté par sa présence quelque chose au succès du onze national. Et si cela est vérifié, il faudra alors envisager chaque fois la présence du président kaboré au stade lors des matches décisifs des Etalons.

Aristide Ouédraogo

Burkina Demain