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La Mecque : 11 blessés dans un attentat terroriste déjoué

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L'on déplore plus d'une dizaine de blessés dans cet attentat déjoué
Alors que l’on s’achemine partout vers le ramadan, les forces de sécurité saoudiennes affirment avoir déjoué ce vendredi 23 juin un attentat «terroriste » qui visait, assure-t-on, la Grande Mosquée de La Mecque, premier lieu saint de l’islam. Bilan : 11 blessés dont 5 policiers.
L’on déplore plus d’une dizaine de blessés dans cet attentat déjoué

La Grande Mosquée de La Mecque, premier lieu saint de l’islam, a été la cible d’une action « terroriste » que les forces de sécurité saoudiennes disent avoir déjouée, vendredi 23 juin. Un kamikaze, qui s’était retranché dans un bâtiment de trois étages, s’est fait exploser. Onze personnes, dont cinq policiers, ont été blessées dans l’effondrement de l’édifice, a annoncé un porte-parole du ministère de l’Intérieur. Cinq autres personnes, dont une femme, ont été interpellées.

Toujours selon le porte-parole, l’attentat était « imminent », et il visait « la sécurité de la Grande mosquée et celle des fidèles » qui s’étaient massivement rassemblées pour le dernier vendredi du ramadan, le mois de jeûne musulman.

Cette attaque est la deuxième du genre à viser un lieu sacré des musulmans en Arabie saoudite. En juillet 2016, une attaque perpétrée à Médine, le deuxième lieu saint de l’islam, avait fait quatre morts parmi les gardiens de sécurité, près de la Mosquée du prophète Mahomet.

Burkina Demain

Source : AFP

Liberté sur Internet : Obama a-t-il gagné son combat ?

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Après l'ère Obama, la liberté sur Internet est plus que jamais en question dans le monde

L’actualité des TIC sur le continent, ces derniers temps, reste marquée par la censure sur internet au Mali, à l’occasion de la manifestation de l’opposition. Ce qui vaut au président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) de recevoir une lettre d’interpellation  de Julie Owono, présidente de l’ONG Afrique Internet sans frontières. Mais, IBK, n’est pas le seul dirigeant politique africain ou du monde à être concerné par la problématique. Jamais la liberté sur Internet dans le monde n’a été aussi bafouée qu’au cours de ces dernières années. Une situation qui nous amène à nous interroger sur  l’impact du combat  mené sur ce terrain à l’époque  par l’administration Obama face aux Russes et Chinois.

Après l’ère Obama, les partisans d’un contrôle des pouvoirs publics de l’Internet  à l’image de Poutine, ont le vent en poupe

Lorsque l’on évoque les acquis remis en cause de l’ex-administration Obama au niveau mondial, ce qui vient immédiatement à l’esprit, c’est le récent retrait des Etats-unis de l’Accord de Paris sur le climat. Mais, par ces temps-ci, il y a aussi un autre domaine sur lequel l’ancien président démocrate et son administration s’étaient illustrés. Il s’agit de la liberté sur Internet. Difficile de ne pas y penser en ce moment où la question des entraves à l’accès à l’internet, notamment aux réseaux sociaux, au Mali domine l’actualité des TIC en sur le continent.

Il y a aussi le fait que nous avons été témoin de cette bataille des Etats-unis pour la liberté d’accès à Internet, lorsque le 17 juin 2015, en plein débat mondial sur la gouvernance de l’internet, nous débarquâmes à Washington ; dans le cadre d’un programme du département d’Etat, avec des consœurs ou confrères nigérian, indien, argentin, brésiliens, mexicain, uruguayen, et même cubain.

A la veille de la dixième réunion du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI+10) qui était prévue pour décembre 2015, l’ex- département d’Etat américain avait initié ce programme pour expliquer aux journalistes la position des Etats-unis sur la gouvernance de l’internet et leur montrer ce qu’était internet aux Etats-unis.

De Washington à Kansas City Missouri  en passant par Bangor dans le Maine, nous avons  pu faire, du 18 au 26 juin 2015, le constat d’une Amérique en progrès parce que de plus en plus interconnectée et librement.

La position américaine alors  réaffirmée avec force

Daniel Sepulveda, ex- coordonnateur de la communication internationale de l’administration Obama

L’une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis se battaient pour le maintien de la liberté sur l’internet, avec moins de contrôle des pouvoirs publics comme le voudraient certains pays, réside dans les possibilités qu’offre cet outil de communication révolutionnaire d’assurer de l’innovation continue, de favoriser le développement de ses utilisateurs et de la croissance économique. C’est pourquoi, les Américains n’entendaient pas, dans le cadre du débat qui était en cours depuis quelques années visant une nouvelle règlementation des télécommunications, y compris l’Internet, par l’Union internationale des télécommunications, céder.

La position américaine sur le débat relatif à la gouvernance de l’internet  avait  été réaffirmée avec force, le 25 juin 2015, par l’ex-ambassadeur Daniel Sepulveda, alors coordonnateur de la communication internationale de l’administration Obama, lors d’une rencontre avec les journalistes. Très combatif, l’ex- vice-secrétaire d’Etat adjoint avait  exclu la possibilité pour les USA et leurs alliés de s’incliner face à la volonté des pays comme la Russie et ses alliés de remettre en cause le principe cardinal de l’internet, la liberté qui est source de création et d’innovation. «Cela n’a pas de sens tout simplement», avait-il laissé entendre, en battant en brèche l’idée selon laquelle les Américains chercheraient, par le statut quo dans la règlementation de l’Internet, à maintenir leur position dominante.

Recul de la liberté sur internet partout mais tout n’est pas encore perdu

La liberté sur Internet est plus que jamais en question dans le monde

 Deux ans après, la liberté sur Internet ne s’est pas aussi mal portée que maintenant. A l’époque, dans le monde, les grands ‘’violeurs’’ de la liberté sur Internet et ses réseaux sociaux, c’était surtout la Chine, la Russie, la Corée du Nord, le Pakistan. En Afrique, c’est à la faveur du printemps arabe en 2011 que l’on avait commencé à assister aux pratiques de censure sur Internet, notamment en Egypte.

Aujourd’hui, les pays africains  qui se sont livrés à ce jeu liberticide sur Internet sont innombrables, le Mali étant le dernier en date. Beaucoup de régimes sur le continent ont compris qu’à l’heure de l’Internet et des réseaux sociaux, il ne sert plus à grand-chose de chercher à contrôler seulement  les médias traditionnels (radio, télé et journaux). Et partout le réflexe est devenu le même : quand ils sont en difficultés et veulent étouffer des évènements, ils verrouillent l’accès à internet et aux réseaux sociaux.

«Les dirigeants africains sont obsédés par la surveillance de leurs peuples», indiquait à juste titre la Camerounaise, Julie Owono, responsable Afrique de l’ONG Internet sans frontières. C’est encore elle qui est montée au créneau avec les évènements au Mali pour lesquels elle a adressé une lettre d’interpellation au président malien Ibrahim Boubacar Kéita pour que cesse la censure pour les quelques deux millions d’Internautes maliens.

Avec le travail que mènent les ONG comme Internet sans frontières, l’on ne saurait à ce stade affirmer de façon péremptoire que le combat  menée par Obama et son administration sur la liberté sur Internet est perdu. La liberté étant une quête permanente, il appartient aux internautes africains et d’ailleurs de se mobiliser pour la conquérir et la conserver aussi longtemps que possible. En cela, Obama n’a fait que leur montrer la voie. C’est à eux de l’emprunter maintenant… jusqu’au bout.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil extraordinaire des ministres du 23 juin 2017

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,  le vendredi 23 juin 2017, en séance extraordinaire, de  11 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur trois (03) rapports.

Le premier est relatif à un projet de loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets de Partenariat public-privé (PPP).

En effet, la mise en œuvre de la loi n°20-2013/AN du 23 mai 2013 portant régime juridique du PPP au Burkina Faso se heurte à de nombreuses difficultés liées notamment à la complexité et à la longueur des procédures de contractualisation.

Ce projet de loi vise à permettre, pour une durée de six (06) mois, le recours à la procédure d’entente directe pour plus de célérité dans la procédure de passation des contrats PPP relatifs aux Projets nominativement arrêtés par le gouvernement. Il s’agit de projets matures, structurants et ayant un impact immédiat sur la croissance et les conditions de vie des populations.

Le conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le deuxième rapport est un décret portant allègement des conditions de recours à la procédure d’entente directe pour la passation des marchés publics et délégations de service public dans la mise en œuvre des projets et programmes d’investissements.

L’exécution du budget en fin mars 2017 révèle un taux d’exécution des dépenses d’investissement de 8,01%. Ce faible taux s’explique par plusieurs facteurs dont l’appropriation tardive des techniques d’exécution du budget programme et la fronde sociale.

Au regard de ces facteurs combinés qui ont eu pour conséquence le ralentissement de l’exécution budgétaire, il est nécessaire et urgent la prise de mesures palliatives en vue d’accroître le volume des investissements au bénéfice des populations.

L’adoption de ce décret permet, pour une durée de six (06) mois, le recours à la procédure d’entente directe pour la passation des marchés publics et délégations de service public pour les projets et programmes d’investissement relevant des secteurs de la santé, des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation, de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, de l’enseignement supérieur et de l’humanitaire.

Le troisième rapport est relatif à une autorisation de recours, pour une durée de six (06) mois, à des procédures exceptionnelles pour la passation des marchés publics dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS).

La nécessité d’une intervention accrue du gouvernement pour accélérer le développement et l’urgence pour la réalisation des investissements de la tranche 2017 dudit programme, recommande de recourir à la procédure d’entente directe pour permettre la réduction des délais de passation.

Le Conseil a marqué son accord pour le recours à ces procédures en vue d’acquérir avec célérité et efficacité les biens et services pour pallier les questions sécuritaires et assurer la mise en œuvre d’infrastructures socio-économiques pour un développement harmonieux de la zone de couverture du Programme d’urgence pour le Sahel.

 Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

  Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Burkina : le projet de centrale solaire de Zina en bonne voie

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Le PDG de la société Zina Solaire S.A, Benoît La Salle, à gauche, recevant les documents des mains de la ministre Rosine Coulibaly

Dix mois après le lancement du  projet de centrale solaire de Zina, dans la Boucle du Mouhoun, les choses semblent bouger sur le plan administratif. Ce 20 juin, la société Zina Solaire, en charge du projet, a reçu officiellement les documents qui ouvrent la voie,  dans le cadre d’un Partenariat public-privé, de la réalisation, de la centrale d’une puissance de 20 MW.

Le PDG de la société Zina Solaire S.A, Benoît La Salle, à gauche, recevant les documents des mains de la ministre Rosine Coulibaly

22, 30 milliards de francs CFA. C’est le coût du projet de construction de centrale solaire de Zina, dans la commune de Kona. Projet qui a fait l’objet ce mardi 20 juin 2017 à Ouagadougou de remise  de documents contractuels au  président directeur général de la société Zina Solaire S.A, Benoît La Salle par la ministre burkinabè de l’économie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly. Qui avait à ses côtés son collègue en charge de l’énergie, Alfa Oumar Dissa.

Au terme de la convention ainsi signée, la centrale de Zina d’une puissance de 20 MWc  produira de l’énergie solaire sur une durée de 25 ans et la revendra à la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), en charge de la distribution de l’électricité dans le pays. Cela contribuera donc au renforcement de la production de l’électricité et à mieux répondre à la forte demande. Après les 25 ans, la centrale rétrocédée à l’Etat.

A travers ce projet, le gouvernement burkinabè  expérimente aussi le concept de Partenariat public-privé considéré comme l’une des solutions au crucial problème de financement des infrastructures sur le continent.  Ce mécanisme de financement innovant tient une place centrale dans le dispositif du  Plan national de développement économique et social (PNDES).

Joachim Batao

Burkina Demain

 

Avis de Recrutement: Gold Opération SA à la recherche de sept géologues

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La société minière Houndé Gold Opération SA, opérant sur son permis d’exploitation de Houndé (Province de TUY), souhaite recevoir des candidatures pour le recrutement de sept géologues,plus tard le 07 juillet 2017.

Lien hiérarchique

Le titulaire du poste de travail est placé sous l’autorité du Directeur de la Géologiede HoundéGold Opération SA.

Principales tâches et responsabilités du titulaire du poste
• Coordonner toutes les activités de cartographie géotechnique dans et autour de la fosse y compris les observations géotechniques, l’entretien et d’autres travaux techniques au besoin ;
• Veiller à l’application des protocoles et procédures géotechniques ;
• Prendre des initiatives de sécurité au plomb, y compris JSA, inspections de sécurité et enquêtes sur les incidents.
• Gestion de l’équipe de forage et de ressources pour atteindre les objectifs dans les délais ;
• Conduire les actions de suretés telles que les JSA et mener des inspections et des investigations d’incident.
• Rédiger et corriger les procédures si nécessaires ;
• Veiller à l’application des protocoles et procédures géotechniques ;
• Gérer l’équipe de grade control pour l’atteinte des objectifs dans les délais.
• Conduire les actions de sureté tel que les JSA, les inspections et les investigations d’incident.
• Rédiger et corriger les procédures si nécessaires.
• Assurer une bonne relation de travail avec les autres départements, Mining, Maintenance, Usine, Topographie et autreset les partenaires extérieurs (ministères, prestataires) ;
• Gérer la basse de donnés ;
• Assurer la conception du programme de forage pour le programme de contrôle et d’échantillonnage de qualité.
• Assister l’équipe dans toutes les tâches quotidiennes et aider à sa formation et son développement ;
Capable de travailler seul ou en équipe ;
• Participer aux réunions de planification ;

Lieu d’affectation
Site du projet localisé à Houndé (Province de Tuy)

Nature et Durée du contrat de travail :
Contrat de travail à Durée Déterminée de trois (3) mois renouvelable en cas de besoin et incluant une période d’essai d’un (01) mois.

Qualifications, expériences et compétences requises
• Etre titulaire d’un diplôme universitaire (BAC + 4)en géologie ;
• Avoir une expérience professionnelle d’au moins 3 ans en géologie ;
• Avoir au moins 5 ans d’expérience en exploration ou production minière et/ou en contrôle de teneur ;
• Avoir au moins 2 ans d’expérience en Topographie et en Cartographie géotechnique ;
• Avoir au moins 3 ans d’expérience en modélisation et estimation de ressources ;
• Avoir une bonne maitrise du logiciel Surpac, de GradeRunner (Application de grade contrôle), Data Shed, RDB. La connaissance du logiciel Supervisorserait un grand atout ;
• Maitriser l’outil informatique essentiellementMS office ;
• Avoir une bonne compréhension de l’échantillonnage QAQC dans le contrôle de la qualité ;
• Etre capable de développer un programme de cartographie et d’échantillonnage des fosses ;
• Avoir une bonne capacité de communication orale et écrite ;
• Etre capable d’organiser, de gérer une équipe dans un environnement de travail dynamique ;
• Avoir une aisance dans la rédaction de rapport ;
• Détenir le permis de conduire – catégorie C.
Lieu et date limite de dépôt des dossiers de candidatures
Les candidats intéressés par ce poste et répondant aux critères ci-dessus sont invités à déposer leur dossier de candidature (Curriculum vitae détaillé, copie du diplôme, des attestations et certificats de travail, copie du casier judiciaire datant de moins de 3 mois, copie du permis de conduire)à l’adresse suivante : hgorecruitment@edv-ops.comau plus tard le 07 juillet 2017.

Le message devra porter obligatoirement en objet:
« Candidature au poste de Géologue ».

Burkina Demain

France : qui sont les « Africains » du président Macron ?

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Emmanuel Macron a confié à un diplomate chevronné, Philippe Étienne, et à l’un de ses proches, Aurélien Lechevallier, la direction de la cellule diplomatique de l’Élysée. Franck Paris et Ahlem Gharbi y sont plus spécialement chargés du continent. Portraits.

Est-ce le signe qu’il accordera encore plus d’importance que François Hollande à la politique étrangère ? Pour conduire sa diplomatie, Emmanuel Macron s’est entouré d’une équipe étoffée : un « senior » et quatre « juniors ».

À la tête de cette cellule élyséenne, Philippe Étienne, 61 ans, est un ancien ambassadeur à Bruxelles et à Berlin qui, a priori, est fort éloigné des réalités africaines. Mais ce n’est pas si simple. En mai 2007, quand Nicolas Sarkozy nomma l’ex-socialiste Bernard Kouchner aux Affaires étrangères, c’est Philippe Étienne qui devint son directeur de cabinet.

Retour au quai d’Orsay

Un diplomate se souvient : « Kouchner, tout le monde s’en méfiait à cause de son tropisme proaméricain et de son agitation tous azimuts. Pour faire contrepoids, Jean-David Levitte, le chef de la cellule diplomatique de l’Élysée, convainquit Sarkozy de le flanquer d’un gaulliste bon teint. Et c’est l’impavide Philippe Étienne qui fut chargé d’être le régulateur et, pour tout dire, le chien de garde du ministre. »

Philippe Étienne eut quand même le temps de jouer un petit rôle sur la scène africaine
Le tandem ne dura que deux ans à peine, de juin 2007 à avril 2009, mais Philippe Étienne eut quand même le temps de jouer, avec beaucoup de discrétion, un petit rôle sur la scène africaine. En septembre 2007, dix mois après la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda, c’est lui qui monta techniquement la mission secrète à Kigali du diplomate Jean de Gliniasty, prélude à une visite de Nicolas Sarkozy chez Paul Kagame.
En mars 2009, c’est encore lui qui, avec Gliniasty, prépara la visite et le discours du président Sarkozy à Kinshasa. Pendant ses deux années en tant que directeur de cabinet de Kouchner, Étienne a « tenu la boutique », commente l’un de ses collègues de l’époque. « Quand le “french doctor” entreprenait de refaire le monde, Étienne haussait les sourcils avec un petit sourire et continuait de travailler. »

COP21

Auprès de Philippe Étienne, Aurélien Lechevallier, 40 ans, apporte sa connaissance des grands dossiers transversaux. En 2015, avec Nicolas Hulot, c’est lui qui a piloté à l’Élysée la préparation de la COP21. Depuis son passage à la tête de l’Institut français de Beyrouth, de 2010 à 2013, il suit aussi de près les conflits au Moyen-Orient et a étendu au Maghreb son domaine de compétence.
Chef d’orchestre du volet international de la campagne présidentielle, il est l’homme de confiance par excellence
Lechevallier, c’est l’ami qui pose au côté d’Emmanuel Macron sur la photo de groupe des énarques de la promotion Senghor (2002-2004). Chef d’orchestre du volet international de la campagne présidentielle, il est l’homme de confiance par excellence.
D’une grande courtoisie, il supervise avec Philippe Étienne les trois autres « juniors » de l’équipe : Franck Paris, le « Monsieur Afrique » ; Marie Audouard, son adjointe ; et Ahlem Gharbi, la « Madame Afrique du Nord et Moyen-Orient ».
Franck Paris, « taulier » du président
Le 11 juin, lors de sa rencontre avec Alassane Ouattara à l’Élysée, le président était entouré, entre autres, de Philippe Étienne et de Franck Paris. Le lendemain, lors de son entrevue avec Macky Sall, il a fait asseoir à ses côtés Lechevallier et ce même Paris.
Tout laisse donc à penser que, sous la houlette du tandem Étienne-Lechevallier, Franck Paris sera le « taulier » d’Emmanuel Macron pour toutes les affaires subsahariennes. C’est lui qui recevra les hôtes de marque dans le grand « bureau Afrique » du 2, rue de l’Élysée et qui voyagera plus ou moins discrètement sur le continent afin de transmettre les messages du président.

Comme à l’époque de François Hollande, la cellule de l’Élysée devrait donc copiloter la politique africaine de la France avec le Quai d’Orsay
À ces rencontres des 11 et 12 juin était aussi présent le très professionnel Rémi Maréchaux, qui dirige le département Afrique du ministère des Affaires étrangères depuis près d’un an et apporte son expérience. Comme à l’époque de François Hollande, la cellule de l’Élysée devrait donc copiloter la politique africaine de la France avec le Quai d’Orsay et, demain peut-être, avec un secrétariat d’État au Développement.
À l’occasion du remaniement post-législatives, Emmanuel Macron serait dit-on tenté d’en créer un.

Burkina Demain
Source : Jeune Afrique

L’UPC dans les locaux de la communauté musulmane du CERFI

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Dans le cadre du mois de Ramadan, une délégation de l’Union pour le Progrès et le Changement(UPC) a rendu une visite de courtoisie au Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) le samedi 17 juin 2017 à Ouagadougou. Conduite par le Secrétaire national chargé du culte, Son Excellence le PoéNaaba TANGA, la délégation a été reçue par le Président du CERFI, El Hadj Aminou OUEDRAOGO, et d’autres membres du Bureau de la structure.

Au cours des échanges, le PoéNaaba a souhaité un bon mois de Ramadan au CERFI. Il a salué les actions menées et les réflexions faites par cette organisation pour l’affermissement de la foi des fidèles musulmans, et pour le développement du Burkina Faso.

Quant au Président du CERFI, El Hadj Aminou OUEDRAOGO, il a remercié l’UPC pour la marque d’estime à l’endroit de la structure qu’il dirige. Tout en rappelant le caractère apolitique du CERFI, il a noté que cette organisation a toujours interpellé les politiques sur les grands sujets d’intérêt général.

A l’issue de l’entretien, les visiteurs du jour ont remis à leur hôte des cartons de sucre. Un présent qui sera transmis « à qui de droit, c’est-à-dire à ceux qui en ont le plus besoin, pour que les donateursbénéficient mieux des bénédictions qui en découlent», selon le Président du CERFI.

Tout en remerciant l’UPC, le Président du CERFI a rappelé que ce geste s’inscrit dans la dernière décade du mois béni, et a donc une haute valeur spirituelle.
Ouagadougou, le 22 juin 2017

Le Secrétariat national à l’information et à la communication de l’UPC

Eaux usées de la MACB : Population, animaux et végétation en danger !

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L'insalubrité à la prison de Bobo pose de sérieux problèmes

Depuis quelques temps, les maraichers ont constaté la mort des silures sacrés du marigot Houet. Vu l’ampleur de la situation, ils ont interpellé les autorités communales sur la question.  Sur ce, ils ont décidé de rencontrer les premiers responsables de la Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo (MACB), pour en savoir davantage sur la question et que des solutions adéquates soient aussi trouvées. C’était ce jeudi 22 juin 2017, au sein de la MACB.

L’insalubrité à la prison de Bobo pose de sérieux problèmes

Tout est parti de la mortalité croissante des silures sacrés dans le marigot Houet. Un constat fait par les maraîchers au bord des berges. Vu la situation désastreuse, ils ont interpellé les autorités communales sur la question. Après vérification, le 4ème  adjoint au maire de la commune  Alain Sanou et les responsables des questions liées à la santé et à l’assainissement ont décidé de s’entretenir avec les premiers responsables de la Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo (MACB) pour en savoir davantage.

Et l’issue des échanges, selon les explications des acteurs, cette situation provient surtout de la surpopulation à leur sein.

Explications du directeur de la MACB

Secundo, il ya les eaux de la douche, de la vaisselle et aussi de la nourriture. Et tout ceci cumulé à la vieillerie de leurs ouvrages d’assainissement, l’eau a débordé et coule désormais vers le marigot Houet.

« L’eau usée à la MACB est liée au surpeuplement que nous enregistrons actuellement. A ce jour, nous comptons plus de 780 détenus, soit un taux d’occupation de 425% et tout ce beau monde qui est là, pour des questions d’hygiène, doivent utiliser l’eau chaque jour etc.. Malheureusement les ouvrages sanitaires qui sont là ne sont plus adaptés à l’effectif. Cela fait que l’eau est obligée de déborder. C’est comme on le dit, s’il y a plus de pluie, l’eau déborde du lit et cela fait des inondations », explique le directeur de la MACB inspecteur Frédéric Ouédraogo.

Des solutions internes

D’ores et déjà des solutions immédiates sont instruites en interne à savoir la sensibilisation des détenus et du personnel sur les questions liées à l’assainissement.

«D’abord nous  sensibilisons les détenus pour qu’ils comprennent qu’ils doivent utiliser de façon rationnelle l’eau même s’ils sont en prison et qu’ils ne payent pas l’eau et également tout ce qui est robinet et autre qui sont souvent usagés , nous faisons l’effort de les changer pour que l’eau de l’ONEA et des forages ne coulent pas à volonté », dévoile t-il.

A l’issue de la rencontre, les deux parties  c’est-à-dire le 4ème adjoint au maire Alain Sanou et le directeur de la MACB se disent satisfaits des échanges, confiants que des solutions vont rapidement être trouvées.

Des ouvrages d’infiltration envisagés

Selon le 4ème adjoint au maire, dans l’immédiat, la commune va réaliser des ouvrages d’infiltration à savoir les puis perdus, et aussi un camion communal se chargera d’aller vider ces fosses sceptiques lorsqu’elles seront pleines. Par la suite, elle sera obligée de renouveler tous les ouvrages d’assainissement de la MACB. Comme conséquences de ces eaux usées qu’a noté le directeur technique chargé de la propreté, l’eau et l’assainissement Hamidou Baguian, il ya déjà la mort des poissons sacrés, la pollution de l’eau, du sol et de la nappe phréatique, et par la suite, ces eaux menaceront également la vie des hommes ainsi que des animaux.

Agatha Boni

Burkina Demain/Bobo

Projet de nouvelle Constitution au Mali : le pouvoir IBK temporise, l’opposition cartonne

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Ibrahim Boubacar Kéita, président du Mali
Nous le disions, le pouvoir de Bamako allait droit dans le mur avec son projet de nouvelle Constitution qu’il entendait valider par referendum dès le 9 juillet prochain ;  alors que le rang des opposants au projet et la liste des attentats terroristes meurtriers dans le pays ne cessaient de s’allonger,  au fur et à mesure qu’approchait l’échéance référendaire. Mais, ayant réalisé  la menace, le pouvoir malien a fini par reculer en annonçant le report à une date ultérieure de ce referendum qui continue de diviser la classe politique et le peuple malien, en ces temps de crise sécuritaire.
Ibrahim Boubacar Kéita, président du Mali
Si le report à une date ultérieure du referendum sur la nouvelle Constitution au Mali préalablement prévu pour le 9 juillet, peut satisfaire tout  le monde, les uns et les autres n’ont pas pour autant la même lecture.
Pour le président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, il faut surtout y voir une preuve d’écoute de la part du pouvoir, en attendant éventuellement le moment propice pour relancer le projet. Dans l’entendement d’IBK, le report ne devrait en aucun cas être interprété comme un abandon du projet de referendum, encore moins comme un recul face aux menaces et pressions de son opposition. Une opposition qui  a sonné samedi dernier la grande mobilisation dans les rues de Bamako pour décerner un carton rouge franc au projet de réforme constitutionnelle, considéré par les opposants comme une manœuvre du pouvoir de renforcer les pouvoirs du président et de faciliter sa réélection à la présidentielle de 2018.
Se remettre dans le sens de la démocratie
L’actualité malienne de ces dernières semaines reste marquée par les attentats et la mobilisation monstre de l’opposition dans la rue
Dans la logique des opposants, ce report du referendum signifie que le pouvoir a bien compris son message. Ils espèrent que le pouvoir de Bamako va renoncer définitivement à son projet de nouvelle Constitution, qui n’est pas, disent-ils, en ce moment  une priorité pour le Mali, englué dans des problèmes sécuritaires sans précédent.
Le temps semble jouer contre IBK. Si les attentats persistent et que les opposants tiennent mordicus à leur carton rouge, ce sera très compliqué pour le chef de l’Etat malien de tenir coûte que coûte son pari référendaire. Avec tout ce qui se dit déjà, à tort ou à raison,  sur ce projet de referendum, le président gagnerait à y renoncer, vu qu’il n’y a plus assez de temps avant la présidentielle. Le report en soi est déjà un bon début pour lui de se remettre dans le bon sens de la démocratie.
Mathias Lompo
Burkina Demain

Il sera bientôt le visage de l’Arabie Saoudite

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Mohamed ben Salmane est officiellement prince-héritier de l'Arabie Saoudite
En pleine crise avec les voisins du Qatar et du Yémen, le roi d’Arabie Saoudite, bin Abdelaziz Salmane,  a franchi ce mercredi une étape supplémentaire dans sa démarche de céder le trône à son fils Mohammed. A peine âgé de 31 ans, le jeune homme a été officiellement bombardé ce jour-même, prince héritier, par  décret royal, évinçant ainsi du coup le prince héritier Mohammed ben Nayef (57 ans), neveu du roi.
Après avoir régné sur le royaume pendant plus de 2 ans et gouverné Riyad pendant 50 ans, Abdelaziz Salmane s’apprête à abdiquer au profit de son fils Mohamed
Après deux ans aux affaires, le roi d’Arabie Saoudite, bin Abdelaziz Salman, a décidé, compte tenu de son âge (81 ans), de se décharger de ses fonctions officielles. Pour ce faire, il a jeté son  dévolu sur le fils Mohamed ben Salmane (31 ans) pour qu’il lui succède. Depuis c’est l’ascension fulgurante pour le jeune homme. En l’espace de quelques années, Mohamed est devenu incontestablement l’homme fort du royaume, accumulant les plus hautes fonctions, les unes après les autres. Ministre de la défense, il a été par suite nommé vice-premier ministre. Avec le statut de prince-héritier qui vient de lui être officiellement accordé ce mercredi 21 juin 2017 par décret royal, Mohamed va bientôt devenir le visage de l’Arabie Saoudite.
Mohamed, porteur du plan saoudien ‘’Vison 2030’’
Mohamed ben Salmane est officiellement prince-héritier de l’Arabie Saoudite
Il y a un peu plus d’un an, en fin avril 2016,  c’est le même Mohamed,  qui n’était encore que vice-prince héritier, qui présentait le « plan Vision 2030 » destiné à relancer l’économie saoudienne en difficulté avec la chute drastique  des cours du pétrole et la rendre moins dépendante des exportations pétrolières qui représentaient 90% des revenus du royaume en 2014. Ce plan prévoit de diversifier l’économie et de créer quelques 450 000 emplois d’ici à 2020. Il y est également question d’investir davantage dans le tourisme religieux, en passant  de 1,5 million à 2,5 millions de pèlerins à la Mecque pour le Hadj, de 6 à 15 millions les fidèles à l' »Omra » ou petit pèlerinage.
Faut-il, le rappeler, l’Arabie Saoudite, qui a l’islam comme religion d’Etat,  abrite les deux plus importants lieux saints de l’islam, Masjid al-Haram (à La Mecque) et Masjid al-Nabawi (à Médine).
Philippe Martin
Burkina Demain