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Situation nationale : La CDAIP contre la réconciliation sans vérité et justice

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Ceci est une déclaration de la Coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou sur la situation  nationale.

«DECLARATION

Populations de Ouagadougou, mobilisons-nous pour faire barrage au plan de réconciliation nationale au mépris de la vérité et de justice dans les crimes de sang et économiques sous la IVè République, de Blaise Compaoré à nos jours !!!

L’actualité nationale ces derniers temps est marquée, notamment par : l’aggravation de la vie chère, la morosité économique, l’absence de perspective pour la jeunesse en matière d’emplois, l’insécurité, le manque criard d’eau et d’électricité, qui frappent les gens du peuple de la ville de Ouagadougou. A cette situation s’ajoute la poursuite de l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques que tentent, par diverses manœuvres et parades, d’imposer le pouvoir MPP et alliés et les autres partis dits de l’opposition. En effet le pouvoir MPP et alliés montre ses limites objectives à apporter la justice sociale réclamée à cor et à cri par notre peuple insurgé et résistant. Les annonces répétées pour le début des jugements des dossiers de l’insurrection et de la résistance populaires avant la fin de l’année 2016 n’ont donné lieu qu’à des jugements de menus fretins comme les soldats impliqués dans l’attaque de Yimdi et dans la fameuse tentative d’attaque de la MACA. Pourtant le pouvoir et la justice savent bien que les dossiers qui tiennent à cœur notre peuple sont ceux des martyrs de l’Insurrection et de la Résistance. Le procès du dernier gouvernement de Blaise Compaoré qui s’est ouvert le 27 avril 2017 est présenté comme celui devant rendre justice aux martyrs de l’Insurrection. Le pouvoir veut sans doute s’en servir pour montrer au peuple sa volonté d’aller dans le sens de la justice. Mais notre peuple n’est pas dupe ! Des rapports d’enquêtes ont indiqué que le Premier ministre de la transition, Yacouba Isaac Zida, et d’autres officiers de l’ex-RSP ont été les superviseurs de la tuerie des 30, 31 octobre et du 2 novembre2014. L’on sait également que Yacouba Isaac Zida a quitté le pays avec l’autorisation du Président Roch Kaboré et n’est plus rentré pour répondre de ces actes et du pillage record du pays qu’il a organisé avec son équipe de partis politiques (dont ceux au pouvoir actuellement) et d’OSC en une année de gouvernance catastrophique. Il n’est même pas cité comme témoin dans le procès en cours ! Et qu’en est-il de ceux qui ont exécuté les ordres criminels de tuer les enfants du peuple qui se sont insurgés légitiment pour réclamer la justice, la liberté et le changement véritable en faveur de notre peuple ? Autant d’éléments qui montrent que ce procès risque fort d’aboutir à une mascarade et servir l’objectif de réconciliation entre les différentes fractions de la bourgeoisie réactionnaire au mépris de la vérité et de la justice. Et que dire des dossiers Norbert Zongo, DaboBoukary, Thomas Sankara et bien d’autres ? Si trois ans après l’Insurrection et près d’un an et demi après l’arrivée au pouvoir du MPP et alliés, la justice n’est pas encore dite sur certains de ces dossiers judiciaires emblématiques, on peut en conclure que les tenants du pouvoir actuel y ont des choses à se reprocher. Comme le dit l’adage, on ne scie pas la branche sur laquelle on est soi-même assis ! Mais tôt ou tard tous répondront de leurs actes.

L’on retrouve aussi, dans les manœuvres politico-judiciaires pour couvrir d’impunité ceux qui ont tué les dignes filles et fils de notre peuple et qui ont pillé les ressources du peuple à leur compte et à celui de leurs maitres impérialistes, les gesticulations de certains partis dits de l’opposition. En effet, certains de ses leaders, toute honte bue, se sont démarqués de l’insurrection dont ils ne veulent plus attendre parler et appellent à réhabiliter Blaise Compaoré. D’autres ont même franchi les lignes rouges de la provocation de notre peuple combatif et digne : ils se pavanent en Côte d’Ivoire pour frimer devant les caméras avec Blaise Compaoré et ses amis, chassés par l’Insurrection Populaire et contre qui des mandats d’arrêts sont en cours pour leurs responsabilités présumées dans de nombreux crimes de sang et économiques. Et comme si cela ne leur suffisait pas, certains, comme Ablassé Ouédraogo de Le Faso Autrement, osent évoquer publiquement que « Blaise a pardonné ». On en est à se demander si c’est le peuple burkinabè qui a été victime du pouvoir de Blaise Compaoré ou si c’est l’inverse ? Tout porte à croire que cette agitation politico-médiatique de l’opposition s’inscrit dans le cadre d’une réconciliation et d’une réunification de la bourgeoisie néocoloniale fortement ébranlée par l’Insurrection et la Résistance populaires dirigées contre elle. Visiblement, majorité et opposition, à travers notamment la CODER et alliés, y ont intérêt au regard de leur lourd passif commun et de l’imbrication de leurs intérêts économiques. Mais sur ce point précis de la réconciliation que veulent concocter pouvoir et opposition sur le dos de notre peuple et de nos martyrs tombés pour la justice et la liberté, les CDAIP de la ville de Ouagadougou réaffirment leur position de principe livrée à la conférence de presse de sa Coordination datée du 26 octobre 2016 en ces termes : «…l’histoire récente de notre pays avec la journée nationale du pardon organisée suite à l’assassinat du journaliste Norbert Zongo nous conforte dans la position selon laquelle il ne peut y avoir de réconciliation nationale véritable sans vérité et justice véritables. Notre peuple mature ne se laissera pas duper. Les pardons et réconciliations concoctés sur le dos du peuple ne passeront pas. Leurs auteurs et complices les payeront en une nouvelle insurrection ».

Face à l’approfondissement de la crise socio-économique et politique, la Coordination des CDAIP de la ville de Ouagadougou appelle le peuple de Ouagadougou : les femmes, les hommes et la jeunesse populaire à :

–              Se démarquer des manœuvres politiques actuelles de tous les bords qui visent à consacrer l’impunité et à sacrifier la vérité et la justice sur l’autel des intérêts des classes dirigeantes et de leurs maîtres impérialistes ;

–              Poursuivre la lutte pour le jugement des dossiers de crimes de sang notamment ceux des martyrs de l’Insurrection et de la Résistance populaires, de DaboBoukary, de Norbert Zongo, Thomas Sankara ;

–              Mettre en place des CDAIP dans les secteurs, quartiers et yaars pour poursuivre la lutte pour la défense et l’approfondissement des acquis de l’Insurrection et de la Résistance populaires et pour un véritable changement politique en faveur du peuple.

Tous les criminels de sang et économiques doivent rendre gorge ! Ni pardon, ni réconciliation sans vérité et justice véritables ! »

Pour le bureau de la Coordination des CDAIP de la ville de Ouagadougou,

Elie TARPAGA, Président.

Tel : 70128600/78219030

6 Mai 2017

Procès gouvernement Tiao : Des avocats des accusés dénoncent un mépris des droits de la défense

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Après deux renvois, le procès vient encore d'être renvoyé à une date ultérieure

Ceci est une déclaration du collectif des avocats des accusés du procès du gouvernement Luc Adolphe Tiao qui reprend ce lundi 8 mai. Réagissant à un avis du Procureur général de la Haute cour de justice, ces avocats dont le bâtonnier Antoinette Ouédraogo, seule signataire de la déclaration, font un certain nombre d’observations. Lisez plutôt !

Après un deuxième renvoi, le procès reprendra ce lundi 8 mai

DECLARATION DU COLLECTIF DES AVOCATS DES ACCUSES, POURSUIVIS DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE

Initialement prévu pour se tenir le jeudi 27 avril 2017 au Palais de justice de Ouagadougou, le procès des ex-ministres du Gouvernement TIAO, a été renvoyé au 04 mai 2017 où les débats ont été ouverts.

A ce procès, deux des accusés en l’occurrence messieurs Baba DEME et Baba HAMA  n’avaient pas pu chacun s’attacher les services d’un Avocat.

S’agissant d’une matière criminelle, où la présence de l’avocat auprès de l’accusé est obligatoire, le président de la Haute Cour de Justice a saisi le Bâtonnier de l’ordre des Avocats, afin de commettre d’office des avocats aux cotés des deux ex-ministres.

Les Avocats effectivement commis d’office, ont reçu les dossiers de leurs clients le 03 mai 2017, soit la veille de l’audience du 04 mai 2017.

A l’audience, ceux-ci ont respectueusement sollicité à la cour de leur accorder un renvoi du dossier, pour leur permettre de se mettre en état afin d’assurer une défense de qualité à leurs clients, au regard de l’importance et du volume du dossier.

Donnant son avis sur la demande de renvoi, le Procureur Général de la Haute cour de Justice, n’a pas craint d’affirmer que c’est une faveur que le parquet a faite aux accusés, sinon, ils pouvaient être jugés sans l’assistance d’avocat devant la Cour.

Les avocats constitués dans ce dossier tiennent, au regard de ces affirmations graves et regrettables de la part d’un Procureur Général d’une « Haute Cour de Justice », à faire observer que :

  • Sous nos tropiques judiciaires où les autorités politiques clament à la face du monde leur attachement à l’Etat de Droit, l’avocat est pourtant rarement le bien venu dans le débat judiciaire.
  • Le droit à être défendu, est un droit élémentaire inhérent à la dignité de la personne humaine et vise à garantir un procès équitable.

Ce droit est affirmé par les instruments juridiques internationaux auxquels le Burkina-Faso a librement et souverainement souscrit, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des Peuples des Nations Unies du 10 décembre 1948, le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques du 16 décembre 1966, La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981.

Aucun procès équitable ne peut avoir lieu, aucun verdict juste ne peut être rendu en matière criminelle sans que, à un moment ou à un autre, une voix, celle de l’Avocat ne s’élève pour demander aux juges de prendre toutes les précautions susceptibles d’éviter l’erreur judiciaire.

Les affirmations de monsieur le Procureur Général près la Haute Cour de Justice selon lesquelles le parquet aurait fait une faveur aux accusés en leur permettant d’être assistés par des avocats, témoignent d’un mépris des droits de la défense, du droit à un procès équitable ainsi que du rôle de l’avocat dans l’édification d’un Etat de Droit.

L’assistance des accusés est loin d’être une faveur.

Elle découle d’une obligation légale (article 63 du code de Procédure Pénale).

Au regard de ce qui précède, les avocats constitués aux cotés des accusés dans le cadre du procès qui se déroule devant la Haute Cour de Justice :

  • Condamnent avec la dernière énergie les affirmations graves et inadmissibles de monsieur le Procureur Général près la Haute Cour de Justice.
  • Réaffirment le caractère sacré du droit à la défense et l’importance du rôle de l’Avocat qui ne saurait être l’alibi en robe des procédures fussent-elles expéditives ou inéquitables.
  • Réaffirment (Assurent de) leur détermination à œuvrer sans complaisance, mais dans la légalité, pour l’effectivité du droit à un procès équitable au profit de tous les justiciables sans distinction aucune.

L’Avocat au service de tous,

Pour une justice de qualité

Fait à Ouagadougou le 06 mai 2017 »

Pour le collectif des Avocats de la défense

Bâtonnier Antoinette N.OUEDRAOGO

Emmanuel Macron président : Burkina Demain l’a prédit dès le départ

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A Burkina Demain, l'élection d'Emmanuel Macron est loin d'être une surprise tant on l'a vu venir dès sa déclaration de candidature

C’est officiel. Emmanuel Macron est le nouveau de la République française. Il a été élu ce dimanche 7 mai par ses compatriotes à hauteur de 65,78% devant la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen créditée de 34,22% de suffrages. De partout à travers le monde, des messages de félicitations affluent. Mais, il y a sept mois, peu de médias ou d’observateurs pouvaient parier sur une victoire de ce jeune homme lorsque le 16 novembre 2016 il déclarait sa candidature à la présidentielle. Mais, fidèle à notre mission d’anticiper sur l’actualité, nous l’avons prédit à notre façon. Nous avons en effet  eu la vision  d’écrire ce jour que bientôt ses concurrents proches et lointains (Manuel Valls, Alain Juppé et autres Marine Le Pen) ne pourront plus grand-chose pour arrêter le ‘’petit Macron’’, tant il avait réussi sa première sortie. Aujourd’hui, l’histoire nous donne raison. «Palais de l’Elysée : Le «fils » Hollande franchit le rubicond», titrions-nous dans cet article messianique dont voici l’intégralité.

A Burkina Demain, l’élection d’Emmanuel Macron est loin d’être une surprise tant on l’a vu venir dès sa déclaration de candidature

 «Palais de l’Elysée : Le «fils » Hollande franchit le rubicond

Emmanuel Macron, ex-ministre du gouvernement Valls et «fils politique» du président François Hollande, a annoncé finalement ce mercredi 16 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

En France, alors que le père François Hollande est en déplacement au Maroc pour défendre, à la COP22 de Marrakech, la pérennité de l’accord de Paris face aux menaces trumpistes de boycott , c’est le moment que choisit son «fils politique», Emmanuel Macron, pour sortir enfin du bois pour annoncer officiellement ce mercredi 16 novembre 2016, sa candidature à la présidentielle. De quoi visiblement précipiter, voire bouleverser les agendas politiques des potentiels candidats à la gauche. L’on pense notamment au Premier ministre Manuel Valls qui voyait déjà en l’ambitieux Macron un concurrent. En effet, Manuel Valls, qui veut incarner une autre gauche, aura visiblement du mal à prendre le dessus sur Macron s’il prend encore du temps pour annoncer sa candidature.

Bientôt, le Premier ministre pourrait ne pas avoir grand-chose à dire ou à promettre aux Français qui n’aurait pas été promis par Macron. Pour s’en convaincre, il suffit de s’attarder sur ces phrases chocs du désormais présidentiable Emmanuel Macron, qui en disent suffisamment long sur ses ambitions et les terres sur lesquelles il entend chasser.

Ces phrases de l’ambitieux Emmanuel Macron

A lire ces phrases poignantes du nouveau candidat Emmanuel Macron, l’on se rend bien compte que le «petit » a bien préparé son affaire. Tenez :

-«L’enjeu n’est pas pour moi de rassembler la gauche ou de rassembler la droite, je veux rassembler la France » ;

-«Cette révolution démocratique, je ne pourrai la mener à bien qu’avec vous, j’en appelle à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté, à tous ceux qui croient en la réconciliation de la liberté et du progrès » ;

-«Investir est nécessaire (…) Je veux une France qui croit en sa chance, qui risque, qui espère je veux une France entreprenante où chacun peut vivre de son travail» ;

– «La France des quartiers a besoin de mobilité, elle est aujourd’hui assignée à résidence » ;

-«Je veux libérer l’énergie de ceux qui peuvent et en même temps je veux protéger les plus faibles » ;

-«Dans ce monde incertain, chacun doit être libre et nous devons protéger contre les risques de la vie» ;

– «Notre pays se redressera par sa jeunesse. Beaucoup doutent de la jeunesse, ils ont tort » ;

-«Il n’y a pas de fatalité à ce qu’un jeune issu d’un quartier difficile ne trouve pas d’emploi » ;

-«Je veux une France libre, libre et fière de ce qu’elle est (…) Je place ma candidature sous le signe de l’espérance. La France peut réussir» ;

– «Je veux faire entrer la France dans le 21ème siècle. Je veux que mon pays redresse la tête. Ce projet fou d’émancipation de la société»

-« Je suis prêt, c’est pourquoi je suis candidat à la présidence de la République. Parce que je crois plus que tout que la France peut réussir »

 

On l’aura compris, c’est à une révolution démocratique avec lui qu’Emmanuel Macron invite ses compatriotes. On croirait quelque fois entendre Donald Trump dans son premier discours à ses partisans à l’annonce de sa victoire. Macron n’est pas Trump. Il n’est pas républicain non plus. Mais, il entend visiblement faire dans la droitisation, voire extrême-droitisation pour accrocher les Français. Ce qui naturellement risque, si son discours fait mouche auprès de ses compatriotes, de coûter des électeurs aux Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ou autre Marine Le Pen. Ils sont donc prévenus.»

Burkina Demain

2e édition de la SEERA : Des motifs de satisfaction et des manquements

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A la clôture de la 2e édition de la SEERA

La deuxième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) a refermé ses portes ce samedi 6 mai 2017. La cérémonie de clôture s’est déroulée à l’hôtel royal beach en présence du ministre de l’énergie Alfa Oumar Dissa et du parrain Lassina Zerbo.

C’est le ministre de l’énergie, Pr Alfa Oumar Dissa, qui a présidé la clôture de cette 2e édition de la SEERA

«Promotion du mix énergétique et de l’efficacité pour un accès durable à l’énergie pour tous». Voici le thème qui a réuni les acteurs de l’énergie durant cette deuxième édition de la SEERA  qui a débuté le mardi 02 avril dernier à Ouagadougou.

A cette cérémonie de clôture, le ministre de l’énergie le Pr Alfa Dissa a tout d’abord remercié tous les acteurs qui ont contribué au déroulement de cette édition. Il fait savoir que la SEERA est une activité qui s’inscrit dans la vision du plan énergétique du Burkina Faso.

Il a expliqué que la promotion des énergies renouvelables se doit d’être une priorité au Burkina Faso. Pour lui, il s’agit de mener des activités comme la SEERA afin que « plus que jamais le Burkina se positionne comme un pays leader en matière d’énergie (solaire) dans la sous- région».

Les racines plantées

Le diner gala a mobilisé du monde

Le ministre Dissa  dira que les deux éditions ont permis de planter les racines de l’arbre qui est en train de pousser. Il faut que l’année prochaine il y ait des branches solides pour que la SEERA devienne une vitrine en matière d’énergie dans la sous-région.   Ce qui signifie quelque part qu’il y a des motifs de satisfaction.

Mais, pour sa part le coordonnateur du SIERO, Cheick Omar  Yéyé a traduit son regret quant au report des trophées devant récompenser les acteurs les plus méritants dans le domaine de l’environnement et de l’énergie. Cependant il a rassuré les acteurs et les partenaires qu’ « une soirée sera organisée pour la remise de ces prix dès que les choses rentreront dans l’ordre »

Et le parrain  Dr Lassina Zerbo de  prodiguer quelques conseils aux organisateurs du SEERA pour une troisième édition plus réussie. Il a souhaité que les jeunes intervenant dans le domaine de l’énergie puissent prendre part activement à l’édition prochaine.

Des manquements organisationnels

Le parrain Dr Lassina Zerbo heureux de recevoir un cadeau des organisateurs

En tout cas, l’on avait  placé beaucoup d’espoirs en l’organisation et la réussite de cette deuxième édition du SEERA, vu la synergie d’action et le regroupement de plusieurs activités en une seule. Hélas, on pourrait dire que cette édition n’a fait que reproduire des insuffisances de  la première édition, avec des manquements au plan organisationnel. Comment comprendre en effet qu’avec  sept activités réunies en une seule ( JPEE, FORER, SIERO, L’ABAPEE, l’APER , JGPL et le CID) le comité d’organisation ne puisse pas remplir,  ne serait-ce  que la moitié de la salle des banquets de Ouaga 2000, lors de la cérémonie d’ouverture ?

En outre, la clôture initialement prévue pour se tenir à l’hôtel Silmandé,  s’est finalement tenue à l’hôtel Royal Beach sans une communication suffisante. Et c’est arrivé sur les premiers  lieux indiqués sur les invitations  que la presse  et des invités ont  appris que l’endroit a été changé.  Mais, contrairement à l’ouverture, au diner gala de clôture, la salle a refusé du monde. Au point qu’il a été  difficile de trouver de la place pour les journalistes qui n’ont pas eu de répondants au niveau du staff communication du comité d’organisation.

Bref, vivement que la troisième édition de la SEERA soit mieux organisée pour le bonheur de tous les acteurs du secteur de l’énergie.

Joachim Batao

Burkina Demain

Emile Kima va-t-il redorer son blason avec une victoire de Marine Le Pen ?

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Emile Kima, un des fervents soutiens de Marine Le Pen en Afrique, aura-t-il le sourire au soir du second tour de la présidentielle française ?

Si le second tour de la présidentielle française ce dimanche 7 mai devrait consacrer une victoire de Marine Le Pen, un Burkinabè de la diaspora, notamment Emile Kima, ancien ambassadeur de la paix et pro-Gbagbo, sera particulièrement heureux. Très actif dans la galaxie Gbagbo, l’ivoiro-burkinabè voit en une éventuelle victoire de la candidate frontiste une victoire aussi de la lutte anti-FrançAfrique, interrompue en avril 2011 avec l’éviction de Laurent Gbagbo du pouvoir.

Emile Kima, un des fervents soutiens de Marine Le Pen en Afrique, aura-t-il le sourire au soir du second tour de la présidentielle française ?

Emile Kima, le très controversé président de la Fondation pour la paix et la réconciliation en Afrique de l’Ouest (FPAO), est devenu à  la faveur de la présente présidentielle française, un élément clé en Afrique de l’Ouest du dispositif de campagne de Marine Le Pen en direction des Burkinabè et Africains de France.Même sans droit de vote, il se pose en avocat acharné de la candidate de l’extrême droite française.

««Nous n’avons certes pas de droit de vote, mais nous invitons nos frères de la diaspora qui ont la nationalité française à accompagner cette dame à Elysée. On nous fait croire que Marine Le Pen est raciste et xénophobe. C’est faux, elle dit très souvent la vérité et ça fait mal…Le Front National n’est pas un petit parti, ils ont des élus, nous avons jamais appris qu’un africain a été rapatrié par un élu», soutient Emile Kima.

L’ivoiro-burkinabè croit aux promesses de Marine Le Pen de donner aux pays africains leur indépendance politique et économique. Le Pen à l’Elysée, ce sera la fin de FrançAfrique tant combattue au temps du président Laurent Gbagbo.

Redorer son blason

Au-delà de la question de l’indépendance politique et économique  du continent, l’on imagine qu’une victoire de Marine Le Pen devrait permettre aussi à notre compatriote de Côte d’Ivoire de rompre avec son statut de citoyen ordinaire. Très puissant pendant le régime Gbagbo, l’on pourrait dire qu’Emile Kima est dans une phase de traversée du désert depuis l’avènement du pouvoir Ouattara. Arrêté et incarcéré en octobre 2013 pour escroquerie portant sur des centaines de millions de francs, Emile Kima sera finalement libéré après plus d’un an de détention.

L’on était même arrivé à l’oublié jusqu’à ce que cette présidentielle le ramène sous  les feux de la rampe. Si les Français optent finalement pour Marine Le Pen, ça pourrait être le grand retour pour lui. Et peut-être, qui sait, pour son ami Blé Goudé ou même le président Laurent Gbagbo, tous deux incarcérés à la Haye.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Le président Nana Akufo-Ado fait Grand-Croix de l’ordre national burkinabè

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Le président Nana Akufo Ado fier de porter sa Grand-Croix de l'ordre burkinabè

Le président ghanéen Nana Akufo-Ado qui se félicitait de l’accueil à lui réservé par son homologue burkinabè, le sera encore davantage avec  cette distinction qu’il vient de lui décerner. Le successeur de John Mahama Dramani a été élevé ce vendredi à la dignité de la Grand-Croix de l’ordre national burkinabè par le président du Faso, grand commandeur de l’ordre national, Roch March Christian Kaboré.

Le président Nana Akufo Ado a été élevé au rang de la dignité de la Grand-Croix par son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré

Une belle fin de visite officielle de 48 heures pour la délégation présidentielle du Ghana. La Grand-Croix, faut-il le rappeler, est  la plus grande distinction des ordres burkinabè. Il ne reste qu’à espérer que cette distinction contribue au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les peuples burkinabè et ghanéen.

Burkina Demain

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro rencontre un ancien conseiller de Gbagbo à Paris

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En visite privée à Paris, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec Alain Toussaint, un ancien porte-parole et conseiller de Laurent Gbagbo, le mercredi 3 mai à Paris.

Cette rencontre a été placée sous le sceau de la réconciliation par les deux protagonistes qui se sont exprimés à l’issue de leur entretien. « L’entreprise de réconcilier les Ivoiriens est bien difficile. Il y a des différences entre vous et moi que nous ne nions pas. Mais nous avons convenu de nous mettre au dessus de nos divergences, de nos problèmes pour regarder ce qui peut être dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire », a déclaré Guillaume Soro.

« Aujourd’hui, nous avons décidé de nous engager dans le tunnel de la réconciliation. J’en suis déterminé. J’en ai parlé avec le président Ouattara qui m’a encouragé à faire en sorte que la réconciliation soit une réalité. », a-t-il avancé.

Guillaume Soro a également évoqué indirectement le cas des anciens cadres du Front populaire ivoirien (FPI) toujours en détention à Abidjan. « Moi-même ancien prisonnier à plusieurs reprises, je n’ai aucun intérêt à voir persister la question des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire », a-t-il dit.

De son côté, Alain Toussaint a remercié le président de l’Assemblée nationale pour son initiative courageuse dans un pays qui vit des divisions depuis 2011 mais depuis 1990. « Dans mon camp comme dans le sien, il y a des gens qui sont réfractaires au pardon et à la réconciliation. C’est une mission importante, je pense qu’il sera la mener à bon port « , a-t-il dit, en poursuivant: « Je lui ai confirmé ma volonté de rentrer dans mon pays. Il y a eu des engagements forts qui ont été pris et je lui ai réitéré toute ma confiance. Je pense que c’est ensemble que nous devons construire la Côte d’Ivoire .
Pour Alain Toussaint, « La politique, ce n’est pas la guerre. Il y a un temps pour faire la guerre, un temps pour faire la paix. »

Ancien journaliste, longtemps basé en France, Alain Toussaint fut le porte-parole et conseiller en communication de Laurent Gbagbo. Sa rencontre avec l’ancien chef de la rébellion a cependant été raillée par les partisans de l’ancien président ivoirien. « Toussaint roule pour lui-même depuis bien longtemps. Il ne représente rien », estime même un proche de Gbagbo.

Burkina Demain
Source: Jeune Afrique

Zéphirin Diabré reçoit le Premier Conseiller de l’Ambassade de Grande-Bretagne

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Le Chef de file de l’Opposition politique, Zéphirin DIABRE, a reçu en audience le vendredi 28 avril 2017 à Ouagadougou, le Premier Conseiller de l’Ambassade de Grande-Bretagne auprès du Burkina Faso, basée à Abidjan, David HINCHON.

Le diplomate britannique David HINCHON est venu rendre une visite de courtoisie au Chef de file de l’Opposition, et échanger avec lui sur des questions d’actualité.
Ils ont échangé sur la situation politique et économique du Burkina Faso, ainsi que sur les questions sécuritaires auxquelles le pays fait face.

M. HINCHON a réaffirmé l’engagement et la disponibilité de la Grande-Bretagne à renforcer ses relations avec le Burkina Faso.

Au nom de l’Opposition politique, le Chef de file a remercié David HINCHON et l’Ambassade de Grande-Bretagne pour la marque d’estime et pour leurs efforts qui contribuent à renforcer la coopération entre les deux pays.

Source: le service de communication CFOP

Sécurité au Sahel: interdiction de circuler dans 4 départements

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Le Gouverneur de la Région du Sahel , le colonel major Peguy Hyacinthe Yoda, a décidé de restreindre la circulation dans quatre départements du Sahel par arrêté en date du 24 avril 2017.Il s’agit de Titabé, Seytenga, Falangoutou et Tin Akoff. par arrêté en date du 24 avril 2017.

La restriction de circuler concerne les véhicules à quatre roues, les motos, les tricycles, et les vélos, sauf les ambulances qui doivent présenter un laissez-passer et un ordre de mission.

La restriction s’applique de 17h à 6h à l’intérieur des villes et villages situés dans la frontière du Niger et du Mali au Nord.
Le directeur régional de la police, le commandant de groupement de la gendarmerie, les chefs de corps des 11 e et 12 e RIC sont chargés de l’application de ladite mesure.

Burkina Demain

Burkina –Ghana : Nana Akufo-Ado à Ouaga pour renforcer la coopération bilatérale

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L'arrivée du président Nana Akufo-Ado à l'aéroport international de Ouaga, accueilli par son homologue burkinabè

C’est la première visite  officielle au Burkina Faso du président ghanéen, Nana Akufo-Ado , depuis son investiture le 7 janvier 2017. Arrivé à Ouagadougou ce jeudi 4 mai à la tête d’une importante délégation, le successeur de John Dramani a été accueilli à l’aéroport pour son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. Après les salamalecs protocolaires du salon d’honneur de l’aéroport, cap a été mis sur Kossyam pour un tête-à-tête en les deux chefs d’Etat.

L’arrivée du président Nana Akufo-Ado à l’aéroport international de Ouaga, accueilli par son homologue burkinabè

Cette visite de 48 heures du président Ghanéen Nana Ado sera l’occasion de passer en revue la coopération entre nos deux pays, tous membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. La coopération bilatérale touche divers secteurs : le commerce, transport ; sécurité, et surtout l’énergie avec  l’important projet d’interconnexion Bolgatanga –Ouagadougou censé s’achever cette année 2017. Quand on parle de transport, il y a l’épineuse question de la libre-circulation des personnes et des biens qui pose souvent problème.  Nana Akufo-Ado s’est félicité de l’accueil qui lui a été réservé pour son homologue burkinabè. L’on devrait en savoir davantage sur l’état actuel de la coopération bilatérale et les pistes de renforcement dans le communiqué conjoint attendu à la fin de la concertation entre les deux parties.

Burkina Demain