La neuvième session du cadre de concertation tripartite (administration publique, secteur privé, société civile), chargé de statuer depuis 2011 sur les prix des produits de grande consommation a démarré, ce 14 mars 2017 Ouagadougou. Objectif, examiner l’envolée des prix des produits de grande consommation au Burkina Faso
« Nous allons nous pencher sur les prix, les poids et la quantité des produits de grande consommation. Nous avons constaté qu’il a eu un peu d’inflation au niveau de certaines denrées »», a dit le ministre du Commerce Stéphane Sanou qui parlé entre autres, du riz, des céréales locales, des huiles alimentaires, du sucre, de la farine de froment, du pain, du lait et des produits de laiterie, du savon, du ciment, des fers à bétons, des tôles, des hydrocarbures, des articles scolaires
Puis, il a avancé qu’il s’impose d’examiner les prix d’un certain nombre de produits vitaux, afin de soulager la souffrance des populations.
Cela dit, il a annoncé des contrôles sur tout le territoire national et les fautifs seront punis conformément aux textes en vigueur
A entendre le président de la Ligue des consommateurs du Burkina, Pascal Zaïda, cette réunion va permettre d’arrêter de manière concertée, les prix des produits de grande consommation au Burkina Faso. « Nous avons besoin au sortir de cette rencontre, d’avoir des prix abordables et des produits de qualité pour les consommateurs », a – t-il souhaité.
Ce cadre de concertation a pour mission de proposer les prix pour les produits de grande consommation et faire des recommandations sur l’organisation, la production et la consommation.
Dans ce communiqué ci-après, la CENI invite les partis politiques à déposer leurs logos du 17 au 22 mars 2017.
Dans la perspective de l’impression des bulletins de vote, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a l’honneur d’inviter les responsables des partis, formations politiques et regroupements d’indépendants prenant part aux élections municipales partielles et complémentaires du 28 mai 2017 à bien vouloir déposer leurs logos en cinq (05) exemplaires, en couleur.
La réception des documents a lieu au siège de la CENI à Ouagadougou, du 17 au 22 mars. 2017.
Pour le Président et par Délégation,
La Secrétaire Générale
Pegdébamba Esther SOME/KIEMA
Administrateur civil
Le solaire n'est pas toujours la solution à toutes les situations
Ce début de la période de pointe, caractérisée généralement par des délestages, est propice aux arnaqueurs, à ces vendeurs de panneaux solaires photovoltaïques qui promettent ciel et terre à leurs clients, leur faisant croire qu’avec seulement 75 000 F CFA, le problème de l’électricité est réglé pour de bon.
Le solaire n’est pas toujours la solution à toutes les situations
Face à ces gens, nous disons aux honnêtes citoyens de faire attention. Car si l’énergie solaire peut être la solution, forte est de reconnaître qu’elle n’est pas toujours l’alpha et l’oméga de toute situation. Il suffit d’emprunter certaines artères de Ouaga, la nuit tombée, pour s’en convaincre. Ces rues sont mal éclairées, pour ne pas dire sombres, alors qu’elles ont été dotées de matériels d’éclairage solaire. De toute évidence, toutes les conditions techniques n’ont pas été respectées dans l’exécution de ces projets.
C’est peut-être encore le lieu de rappeler aux citoyens la difficulté de définir avec exactitude, par avance la quantité d’électricité que produira un panneau solaire acquis sur le marché, surtout dans un contexte de non-contrôle de la qualité de matériels importés. La production électrique de ce panneau sera en fonction d’un certain nombre de paramètres : lieu d’implantation, sa position, la température. La puissance d’un panneau solaire est exprimée en watt-crête.
Les malheureuses expériences d’éclairage de la voirie
Dans les conditions requises, c’est-à-dire standard, un panneau de 1kWc produira une puissance de 1kW, l’énergie produite étant de 1kWh par heure. Pour autant, il n’y a pas obligatoirement de lien entre watt-crête, watt et watt-heure ! Car, l’énergie produite dans des conditions réelles est le plus souvent inférieure à celle produite dans des situations standard. Il est absolument nécessaire de réunir les conditions optimales pour tendre vers un haut rendement. Dans le jargon des énergéticiens, l’on parle d’efficacité énergétique qui est vraiment essentielle lorsqu’il est question d’énergie solaire.
Quand ces préoccupations de bon paramétrage ou d’efficacité énergétique ne sont pas réellement prises en compte dans l’exécution de projets d’électrification, les résultats sont rarement au rendez-vous. Et c’est comme si les fonds qui ont servi pour ces projets avaient été jetés par les fenêtres. A l’ambassade de la République de Chine Taiwan l’on ne dira pas le contraire. Cette ambassade avait dû interrompre ses initiatives d’électrification des rues dont elle ne voyait pas les résultats, pour se reconcentrer les projets de muni- centrales solaires où il y avait plus ou moins du sérieux. D’importantes institutions de la République du Faso comme la Présidence du Faso, la Primature, le ministère de l’énergie ou de l’environnement en sont dotées.
Tirer les bonnes leçons des échecs passés
L’ambassade la République de Taiwan vient de reprendre ses initiatives en faveur de l’éclairage de la voirie avec un don de près 66 millions de francs accordé à la mairie centrale de la ville en vue de l’électrification de certaines artères comme Charles De Gaulle. Il faut espérer que de bonnes leçons ont tirés des échecs passés.
Au-delà des institutions comme la mairie, ils sont certainement nombreux les Burkinabè qui ont fait une mauvaise expérience du solaire et certains s’en sont même détournés. Cela parce que tout simplement ils n’avaient pas la bonne information.
C’est pour toutes ces raisons, qu’il est toujours recommandé en cas de besoin d’installation de dispositifs solaires, de faire appel aux services de spécialistes ou de maisons qualifiées. Dans un pays comme le nôtre où l’on estime à 5% ceux qui ont recours à l’énergie solaire, le travail de sensibilisation des populations reste encore immense. La culture du solaire ne se donne pas. Elle s’acquiert. Et c’est là tout le travail qui est attendu de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE), créée l’année dernière par le ministère de l’énergie.
Photo de famille des officiels et participants à l'atelier de renforcement des capacités
Le processus d’élaboration de la Constitution de la Ve République en cours au Burkina Faso va sans doute se terminer par une consultation du peuple. Le Conseil constitutionnel à qui reviendra la gestion de ce référendum, semble conscient de l’importance de l’échéance et veut se donner les moyens d’être à la hauteur des enjeux. L’institution que dirige Kassoum Kambou tient depuis ce mardi à Bobo-Dioulasso un atelier de renforcement des capacités.
Photo de famille des officiels et participants à l’atelier de renforcement des capacités
« Le rôle du Conseil constitutionnel dans le cadre d’une consultation référendaire », c’est sous ce signe qu’est placé l’atelier de consolidation des capacités des membres du Conseil Constitutionnel organisé en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel.
«Cest au conseil constitutionnel que la constitution confie le rôle de gérer les consultations référendaires entre autres. (…) En prévision de la nouvelle constitution pour le massage éventuel à une nouvelle république c’est bon que déjà, même si nous n’avons pas la date exacte, que les membres soient prêts pour gérer ce que la constitution leur reconnait comme fonction, comme devoir à cet effet. C’est dans ce sens que nous avons voulu dès à présent outiller les membres du conseil constitutionnel afin qu’ils soient prêts à gérer les consultations référendaires», a expliqué le président du Conseil Constitutionnel Kassoum Kambou, à l’ouverture de l’atelier.
Mutualiser les connaissances
Le présidium à l’ouverture de la session de formation de 4 jours
Pour le représentant de la Fondation Hanns Seidel de l’Afrique de l’Ouest aussi, Pascal Thiombiano, la présente formation était indispensable pour permettre aux acteurs de mutualiser leurs connaissances en matière de référendum. Au cours des travaux, les communicateurs feront des exposés sur les différents aspects liés au thème. Les communications seront suivies d’échanges entre participants. Les membres du Conseil constitutionnel devraient au terme de la présente session de formation de quatre jours, maitriser les méthodes de contrôle des opérations référendaire, maitriser les principes du contentieux relatif à la consultation référendaire et enfin connaître les principes et les différentes parties d’une décision de justice.
Faut-il le rappeler, le Conseil constitutionnel est une juridiction importante pour l’ancrage de la démocratie et l’approfondissement de l’Etat de droit au Burkina Faso, au regard notamment des missions que lui confère la Constitution, notamment en ses articles 152 et 156. Ses missions les plus importantes étant le contrôle de la constitutionnalité des normes, le contrôle de la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations référendaires.
Photo de famille des acteurs de cette du CSC avec les médias écrits et en ligne
Nous vous l’annoncions, dans le souci d’éviter que les médias ne deviennent des outils d’amplification des actes terroristes, le Conseil supérieur de la communication a eu une rencontre d’échanges ce lundi 13 mars 2013 avec les représentants de la presse écrite et en ligne. Cette rencontre, qui intervient après celle tenue avec les représentants des médias audiovisuels, a accouché d’un communiqué final, assorti de recommandations et dont voici la teneur.
La présidente du CSC Nathalie Somé (au milieu) a présidé les échanges
«Communiqué final de la rencontre d’échanges entre le CSC et les entreprises de presse écrite et en ligne
Le treize du troisième mois de l’an 2017 à partir de 15 heures, il a été tenu dans la salle de conférences du Conseil supérieur de la communication, une rencontre d’échanges entre les responsables des entreprises de presse écrite et en ligne et l’Instance de régulation de la communication au Burkina Faso, autour de la problématique du traitement de l’information. En effet, dans ce contexte social marqué par le terrorisme et les incursions de groupes armés sur notre territoire, l’information traitée par les médias en général devrait plus contribuer à la consolidation de la paix sociale.
Les discussions ont été conduites par Mme la Présidente du Conseil supérieur de la communication et ont connu la participation de conseillers et cadres du CSC, de responsables de médias et de représentants de médias.
L’objectif de la rencontre a donc été de s’accorder sur la manière de collecter et de traiter l’information en considérant que le plus grand danger en pareil cas, est psychologique. Il a été constaté que la presse se fait parfois le relai implicite des terroristes, par certaines publications. Informer le public sans faire l’apologie du terrorisme, voilà toute l’équation.
Tous les participants ont été unanimes sur l’impérieuse nécessité de prendre des engagements allant dans le sens de l’amélioration du traitement de l’information en cette période sensible, et des initiatives ont déjà été prises par certains médias et par certaines associations professionnelles.
Dans ce sens, tous les acteurs sont invités à s’impliquer franchement et de façon responsable dans la recherche du vrai et de l’utile.
En vue d’y parvenir, les participants ont convenu de ce qui suit :
-Appeler l’attention des membres du gouvernement sur la nécessité d’entreprendre une nouvelle forme de communication ;
-Inviter les forces de sécurité et de défense à communiquer beaucoup plus autour des questions sécuritaires pour éviter la psychose au sein de la population ; le CSC a été invité à aller à la rencontre des FDS pour mener le plaidoyer ;
-Poursuivre la campagne d’éducation aux médias pour sensibiliser le public sur la production et la consommation de l’information ;
-Rendre disponible un guide pratique du journaliste par le CSC en attendant l’ élaboration d’une charte de traitement en temps de crise par les associations professionnelles de journalistes ;
-Donner plus de moyens à la Direction de l’Observation des médias pour recenser les manquements aux règles déontologiques et les communiquer aux médias de façon hebdomadaire ;
-Eviter de relayer les informations liées aux communautés pour ne pas stigmatiser certaines populations ;
-Créer une rubrique sur le site d’information du gouvernement dans laquelle les médias et le public peuvent vérifier les rumeurs ;
-Demander aux FDS d’assouplir leurs méthodes de travail pour éviter d’entraver le travail des journalistes sur le terrain ;
-Initier des actions de formation au profit des journalistes et animateurs afin de tendre progressivement vers la spécialisation des acteurs ;
-Interpeller fréquemment les médias, notamment par l’institution d’un cadre périodique de concertation et s’interroger sur leurs bilans ».
Les initiateurs du festival ont fait le point des préparatifs
Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, abritera, du 27 au 30 avril 2017, la première édition du festival Balan-Kan. Initié par l’association culture et lutte contre la pauvreté chez les jeunes ACLPJ, le festival est un nouveau concept qui vise à promouvoir la musique traditionnelle. Les initiateurs ont animé le samedi dernier à Bobo-Dioulasso, un point de presse sur les préparatifs de l’événement.
Les initiateurs du festival ont fait le point des préparatifs
» balafon et cohésion sociale ». C’est sous ce thème que se déroulera du 27 au 30 avril 2017 à Orodara la première édition du festival Balan-Kan. Promouvoir le balafon et la musique traditionnelle afin d’aider les jeunes talents à développer leur art et à éveiller leurs sens de créativité, tel est l’objectif global de la naissance du festival initié par l’association Culture et Lutte contre la Pauvreté (ACLPJ) chez les jeunes. Il faut dire que la culture est comme la colonne vertébrale de la musique burkinabè et donc un levier important de développement. Elle est assez variée dans cette partie Ouest du Burkina et elle regorge d’énormes potentialités lui confèrant ainsi un caractère de multifonction.
16 troupes traditionnelles
La présente édition de Balan-Kan concerne que la région des Hauts-Bassins et à l’heure actuelle 16 (seize) troupes traditionnelles ont pu été enregistrés dans les 6(six) communes de la province du Kénédougou. Du point de vue pratique, les compétiteurs auront droit au préalable à une formation et un encadrement. Ensuite il sera proposé aux groupes artistiques en compétition des œuvres traditionnelles notamment Burkinabè à savoir une œuvre imposée, une autre au choix et une composition personnelle en lien avec le thème de l’édition. Les troupes qui sont inscrites seront reparties en groupe de quatre et la meilleure troupe de chaque groupe ira immédiatement en finale. A côté de cela, il y aura une rue marchande où seront vendus des instruments de musique traditionnelle et bien d’autres articles. Avec un coût global de 7,5 millions, le budget est loin d’être bouclé et l’association en a profité pour faire appel aux bonnes volontés qui voudraient bien les soutenir. L’association invite tout le monde par ailleurs à participer massivement à cette première édition du festival Balan-Kan afin de contribuer à la promotion du Balafon.
Le principal opposant nigérien, Hama Amadou, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2016, a été condamné, ce lundi 13 mars 2017, à un an de prison ferme par la Cour d’appel de Niamey pour son implication dans un trafic international de bébés.
Vivant en France depuis près d’un an, Hama Amadou n’a donc pas assisté à son procès. Il était poursuivi pour « complicité », avant que ce chef d’accusation ne soit requalifié en « recel d’enfant », selon la décision du juge.
Écroué durant quatre mois à son retour d’exil le 14 novembre 2015, Hama Amadou avait été évacué d’urgence pour raisons de santé le 16 mars 2016 en France, où il avait été soigné à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, quelques jours avant le second tour de la présidentielle remportée par le président sortant Mahamadou Issoufou.
« Il y a des voies de recours et nous allons les exercer », a assuré Me Boubacar Mossi, un des avocats de Hama Amadou.
Dans la matinée, à l’ouverture du procès qui n’aura duré qu’une journée, les avocats avaient suspendu leur participation, arguant que les procédures de convocation de Hama Amadou n’avaient pas été respectées. Les prévenus, eux, n’ont pas répondu aux questions.
Une vingtaine de personnes sont accusées d’avoir participé à ce trafic de bébés, conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin.
Parmi les personnes mises en cause figurent également l’ancien ministre de l’agriculture Abdou Labo (condamné lui aussi à un an de prison ferme), des banquiers, des hommes d’affaires, un officier de l’armée, ainsi que leurs épouses… Plusieurs d’entre eux ont écopé de 5 ans de prison.
Les accusés étaient notamment poursuivis pour « supposition d’enfants », un délit consistant à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde.
Toutes les personnes ont été emprisonnées et accusées d’avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin. Les personnes poursuivies avaient ensuite été remises en liberté conditionnelle.
Le premier ministre Paul Kaba Thiéba a reçu en audience, le 13 mars 2017 Ouagadougou, le ministre ivoirien en charge des Transports Amadou Koné. Il s’est agi de parler du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
«Nous avons commencé à travailler ce matin avec le ministre des Transports du Burkina (Souleymane Soulama) et il était donc important pour nous de venir rendre une visite de courtoisie au Premier ministre», a affirmé le ministre ivoirien.
Selon lui, les échanges ont porté sur la réhabilitation du chemin de fer Ouaga-Abidjan , son prolongement, le transport aérien et maritime, la fluidité routière sur le corridor Abidjan-Ouagadougou à travers le projet de construction de l’autoroute.
Le ministre ivoirien a relevé que le renforcement de la coopération va entrainer la réduction des coûts d’exploitation transport aérien, entre Air Côte d’Ivoire et Air Burkina.
Par ailleurs, il a indiqué avoir rassuré le premier ministre que des dispositions sont prises par le gouvernement ivoirien en vue de sécuriser le port d’Abidjan.
Kossodo: un trafic de parcelles Polesgo inquiétant
Que se passe-t-il dans le quartier Polesgo de Kossodo ? Des propriétaires terriens continuent de vendre des parcelles comme dans les zones non loties, en violation flagrante de la décision du chef de ladite localité interdisant les spéculations foncières.
Selon une source concordante, un des spéculateurs serait le fils d’un chef de ladite localité. « Approchée, cette autorité a dit qu’elle n’était pas au courant ; que son rejeton agirait à son insu », note-t-elle.
Le comble, les terrains de la zone ont été parcellisés, bornés, depuis 2013, mais il n’y a pas eu d’opérations de recensement et d’attribution.
La vente des parcelles en ce moment aurait pour conséquences de grossir le nombre d’occupants et rendre difficile les futures opérations de recensement et de distribution.
C’est pourquoi, nous en appelons à la responsabilité du chef du village, de l’autorité communale et du ministre en charge de l’Administration territoriale pour veiller au grain et éviter du coup que la situation ne débouche sur un puzzle ingérable.
La cérémonie de signature d’une convention entre le ministère des Sports et Loisirs , la Fédération burkinabè de football (FBF) et l’Assemblée nationale est intervenue, ce lundi 13 mars 2017 à Ouagadougou. Objectif , définir le rôle de chaque partie prenante dans l’organisation du tournoi du football initié par l’Assemblée nationale.
Selon le président de la Commission en charge des Affaires sociales et culturelles, Yahaya Zoungrana, il s’agit de compétitions en cadet et minime dont l’ organisation est confiée au ministre des Sports et à la FBF.
Pour Salifou Diallo, ces compétitions visent à implémenter la représentation et son rayonnement, contribuer à la perfection des jeunes footballeurs talentueux pour assurer une relève régulière aux Etalons séniors et à rassembler les députés d’une même région et créer une synergie d’actions.
Son souhait, promouvoir sur tout le territoire national le sport et encourager la jeunesse à la pratique du sport et du football.
Cette compétition a été rendue possible grâce à l’Assemblée nationale et ses partenaires au développement. Elle va coûter environ 20 milliards de F CFA. Le démarrage est prévu pour le 25 mars prochain à Kaya et la finale aura lieu à Bobo-Dioulasso. Ce tournoi devra avoir lieu chaque année sur la période 2017-2020.
«Nous remercions l’initiateur et nous mesurons toute l’importance de cet acte et en tant que président de la Fédération, nous comptons mettre tout en œuvre pour que tous les objectifs qui nous sont assignés soient pleinement atteints», a déclaré le président Sita Sangaré.
Les exportateurs de l'anacarde ne sont pas du tout contents
L’association des commerçants acheteurs et exportateurs de Bobo-Dioulasso d’anacarde étaient face aux hommes de média afin d’exprimer leur mécontentement face à la baisse du prix de l’anacarde imposé par le gouvernement. Une décision qui a d’ailleurs entrainé de nombreux dégâts et perturbations dans leurs activités. C’était ce samedi 11 mars 2017 à Bobo-Dioulasso.
Les exportateurs de l’anacarde ne sont pas du tout contents de la situation
Cela fait déjà quelques semaines que les activités des commerçants d’anacarde sont au ralenti. Aucun produit ne sort ni des magasins, ni des champs. Nulle activité commerciale à l’horizon. Tous les produits sont bloqués. A cela s’ajoute le non écoulement des produits par les exportateurs pour non obtention de l’autorisation spéciale d’exportation. Et pour cause, une baisse des prix du kilo de la noix d’acajou imposé par le gouvernement burkinabè à ces derniers. En effet, selon les acteurs du monde de l’anarcarde à savoir les commerçants, les acheteurs, les producteurs, le gouvernement leur exige de vendre leurs produits à un prix inférieur à celui qu’ils vendaient d’habitude. Le gouvernement leur exige d’acheter le kilo à 925FCFA et de revendre ce produit acheté à 690 F CFA aux transformateurs. Chose qui semble illégale et injuste, mais entrainera forcément la faillite de ces derniers.
925 F CFA le kilogramme
«Nous avons remarqué depuis un certain que nos produits ne sortent pas….. A certain moment on sait rendu compte qu’il y avait un accord entre la direction générale de commerce du Burkina et un commerçant qui se dit représentant de tous les commerçants et cet accord stipule que les commerçants devaient d’abord acheter le produit à 925 FCFA le kilo pour les revendre aux transformateurs qui sont les propriétaires d’usine à 690 FCFA de sorte à ce que ces usines puissent produire car ils disent ne pas pouvoir suivre le prix qui est sur le marché actuellement. Et nous en tout que commerçants, nous pouvons accepter ces genres de conditions si les producteurs avaient aussi accepté aussi de baisser le prix jusqu’à ce niveau mais les producteurs ont refusé de le faire. En tant que commerçants on ne peut pas acheter un produit à 925 FCFA et revenir revendre ce produit à un autre commerçant à 690FCFA », a renchéri le secrétaire général des associations des jeunes commerçants de céréales Abdoul Moumouni Ouédraogo.
Des actions plus fortes en vue si…
Ouédraogo Abdoul Moumouni, SG des associations des jeunes commerçants, se prêtant aux questions des journalistes.
La filière anacardière est un monde libéral entre commerçants et producteurs et ils ne bénéficient d’aucune subvention de la part de l’Etat, et cette nouvelle décision adoptée par ce dernier les indigne, ont t-ils confié. Quant aux producteurs, ils ne sont également d’avis face à cette nouvelle situation car au départ ni l’Etat ni personne ne les a aidé quand ils souffraient avec leurs produits. « Les paysans ont compris que l’Etat ne veut pas les aidé car si c’était le cas, c’est l’occasion d’augmenter les prix du moment où l’argent provient de l’extérieur…. Et à nos grandes surprises des gens sont allés agir au nom des commerçants pour aller signer les documents pour livrer sa à 690F…. c’était une belle occasion d’enrichir l’Ouest du Burkina qui cultive ces produits » a laissé entendre Sawadogo Missiri acheteur/producteur d’anacarde. Pour ces commerçants, c’est juste un plan pour enrichir les grands industriels. Ils affirment aussi avoir échangé avec la directrice provinciale du commerce, qui les a promis que d’ici le lundi le problème sera résolu. Des actions plus fortes seront menées si dans les jours à venir aucune issue n’a été trouvée, ont t-ils conclu.