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Energie : Les PTF à l’école du Pr Alfa Oumar Dissa

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La démarche du ministre Dissa a été apparemment appréciée par ses interlocuteurs

En vue de leur clarifier la vision et la politique énergétiques de son département, du gouvernement ; le ministre burkinabè de l’énergie, des mines et des carrières s’est entretenu ce vendredi 28 octobre 2016 à Ouagadougou avec les Partenaires techniques et financiers (PTF). Occasion pour le Professeur Alfa Oumar Dissa de rappeler la nécessité de restructurer le secteur de l’énergie, avec notamment l’option claire d’une transition vers énergies renouvelables, afin de lui permettre de jouer véritablement ce rôle de levier de développement socioéconomique du pays.

Le Professeur Alfa Oumar Dissa a expliqué aux PTF la nécessité de réorganiser le secteur de l'énergie afin de mieux valoriser son potentiel et répondre aux préoccupations des populations
Le Professeur Alfa Oumar Dissa a expliqué aux PTF la nécessité de réorganiser le secteur de l’énergie afin de mieux valoriser son potentiel et répondre aux préoccupations des populations

Agence française de développement (AFD) ; Ambassade de Taiwan ; Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) ; Banque africaine de développement (BAD) ; Banque ouest-africaine de développement (BOAD) ; Banque mondiale ; Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) ; Fonds de développement de l’électricité (FDE) ; Union monétaire et économique ouest-africaine (UEMOA) ; Union européenne, Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), …

Bref, les principaux partenaires techniques et financiers nationaux, régionaux, bilatéraux, multilatéraux et internationaux du secteur de l’énergie du Burkina Faso ont répondu favorablement, ce 28 octobre 2016 à Ouagadougou,  à l’invitation du ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Alfa Oumar Dissa. Le Professeur Dissa a souhaité en effet rencontrer ces partenaires institutionnels pour leur clarifier la vision et politique énergétiques du pays. Mieux, la plupart des institutions concernées étaient représentées par leur premier responsable.

L’ARSE était représentée par sa présidente Mariam Gui Nikièma ; la SONABEL par son directeur général, François de Salle Ouédraogo, et la BAD par sa représentante-résidente, Antoinette Batumubwira, pour ne citer que ces partenaires techniques et financiers du secteur de l’énergie.

Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique

Les partenaires techniques et financiers ont répondu favorablement à l'invitation du ministre de l'énergie
Les partenaires techniques et financiers ont répondu favorablement à l’invitation du ministre de l’énergie

Dans son mot introductif aux échanges, le ministre Alfa Oumar Dissa a explicité la politique énergétique du gouvernement qui a fait l’option claire de la transition vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétiques afin de répondre à la forte demande en énergie qui s’accroît d’environ 13% l’an. Et pour y parvenir, explique le Pr Dissa, une réorganisation, une restructuration du secteur s’impose, si tant est qu’on l’on veut qu’il soit véritablement ce levier de développement socioéconomique du pays. D’où la création le 5 octobre dernier, aux côtés des structures techniques existantes, de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE). Bras technique et opérationnel du département de l’énergie, l’ANEREE vise à amorcer avec réussite la transition énergétique «dont le développement d’un marché des énergies renouvelables au niveau national.

L’ANEREE a pour missions :

-Contrôler, encadrer et favoriser le marché des Energies renouvelables (ER) et de l’Efficacité énergétique (EE) ;

-Etablir une stratégie nationale de promotion de l’efficacité énergétique ;

-Fédérer le privé, les ONG et les partenaires et financiers ;

-Exécuter des prestations commerciales et toutes autres missions de services publics dans le secteur des ER/EE ;

-Soutenir la recherche, l’innovation et la formation dans le domaine des ER/EE. Placée sous la tutelle technique du ministre en charge de l’énergie et la tutelle financière du ministre en charge des finances, l’ANEREE devra consolider l’offre énergétique actuelle, caractérisée par un déficit chronique, par la mise en place d’un cadre institutionnel approprié de la gestion des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie.

Une épine de moins dans le pied de l’UEMOA

Plusieurs PTF étaient représentés à la rencontre par leur premier responsable ; l'on reconnaît ici le directeur général de la SONABEL, François de Salle Ouédraogo (1er à partir de la gauche)
Plusieurs PTF étaient représentés à la rencontre par leur premier responsable ; l’on reconnaît ici le directeur général de la SONABEL, François de Salle Ouédraogo (1er à partir de la gauche)

La présente démarche du ministre Dissa a été appréciée à sa juste valeur par ses interlocuteurs. Si certains ont souhaité de plus amples éclaircissements, la plupart des intervenants à la rencontre semblaient approuver la vision et la politique énergétiques du Burkina. «Les énergies renouvelables, c’est l’avenir. Et nous sommes disposés à faire, conformément des Objectifs de développement durable (ODD), en sorte de ne laisser personne pour compte», a indiqué le représentant du Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

La démarche du ministre Dissa a été apparemment appréciée par ses interlocuteurs
La démarche du ministre Dissa a été apparemment appréciée par ses interlocuteurs

«Pour nous, ces initiatives tombent à point nommé. L’électricité, éclairer l’Afrique dont le Burkina fait partie de nos cinq priorité», a laissé entendre la représentante-résidente de la Banque africaine de développement. Et le représentant de la Commission de l’UEMOA de renchérir : «La création de l’ANAREE au Burkina est une épine de moins dans le pied de l’UEMOA qui ambitionnait d’aider tous les pays membres à s’en doter». Même appréciation positive du côté du représentant de l’ambassade de Taiwan qui a rappelé les multiples actions de son institution en matière d’installation de centrales solaires dans le pays. Saluant la démarche et les initiatives du ministère, la présidente de l’ARSE pense que ces différentes initiatives devraient même permettre au Burkina Faso d’aller plus loin, c’est-à-dire vendre de l’énergie solaire aux pays voisins, compte tenu du potentiel d’ensoleillement du Burkina  (ensoleillement moyen journalier de 5,5 kWh/m2 pendant 300 à 3500 heures par an).

Chiffres caractéristiques actuels et projections

C'est entouré de ses plus proches collaborateurs que le ministre Alfa Oumar Dissa a décliné aux PTF la vision et politique énergétiques du gouvernement burkinabè
C’est entouré de ses plus proches collaborateurs que le ministre Alfa Oumar Dissa a décliné aux PTF la vision et politique énergétiques du gouvernement burkinabè

Les chiffres suivants caractérisent la situation énergétique du Burkina Faso. De 2011 à 2015, le pays a accusé un déficit moyen de 25 GWh par an et des déficits de puissance pouvant atteindre 110 MW. En 2015, le taux d’électrification national était de 18,83% et le taux de couverture électrique, 34%. La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique reste encore marginal (6,4% en 2015). La production thermique (62,9%) et les importations (30,7%) occupent toujours les plus grandes parts dans l’offre totale d’électricité.

Mais, avec la lettre de politique sectorielle qui fait l’option claire d’une transition  énergétique vers les énergies vertes et renouvelables, notamment l’énergie solaire ; le département du Pr Dissa ambitionne d’atteindre un certain nombre de résultats en terme d’accès des populations à l’énergie d’ici 2020. Il est question de passer d’un taux de couverture de 34% en 2015  à un taux de 80% en 2020.  L’autre ambition, c’est d’arriver à une puissance installée de 1 000 MW en 2020 contre une puissance installée actuelle de 325 MW. Le président Roch Marc Christian Kaboré a également promis dans son programme de société, de doubler d’ici à 2020 le nombre des abonnés estimés actuellement à 544 827. Le président Kaboré s’est également engagé à assurer la disponibilité permanente des hydrocarbures sur toute l’étendue du territoire national. Et le ministre Alfa Oumar Dissa est déterminé à traduire dans la réalité, avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, ces engagements énergétiques du président du Faso.

Philippe Martin

Burkina Demain

Burkina: opération permis de conduire à moins de 30 000 F CFA

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Le Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles informe les jeunes et le public burkinabè de l’ouverture des inscriptions pour le recrutement de 2 100 jeunes au titre de l’édition 2016 de l’opération permis de conduire.jeune

● Conditions d’inscription

● Etre âgé de 18 ans au moins et de 35 ans au plus;

● Etre sans emploi ;

● Accepter de payer une contribution de vingt-neuf milles cinq cent (29 500) francs CFA;

● Etre disposé à suivre une formation accéléré ;

● S’engager à prendre en charge les frais d’examens qui s’élève à 1 600 F CFA pour le code de la route et 4 300 F CFA pour la conduite en cas de reprise desdits examens ;

● S’engager à respecter le délai de validité de l’inscription qui est de six (6) mois.

● Résider dans la province où l’on veut suivre la formation.

● Composition du dossier d’inscription

● Demande manuscrite timbrée à 200 F CFA (timbre fiscal) adressée à Monsieur le Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles ;

● une photocopie légalisée de la Carte Nationale d’Identité Burkinabé ;
● une photocopie de la carte de demandeur d’emploi de l’Agence Nationale pour l’Emploi à jour.

● Période et lieux de dépôt des dossiers

Les dossiers d’inscription sont recevables du mercredi 02 au mardi 08 novembre 2016 aux heures ouvrables dans les directions régionales et les directions provinciales du Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles.

● Sélection des candidats inscrits

La sélection des candidats inscrits s’effectuera par des comités mis en place à cet effet dans chaque région et province. Elle interviendra dans toutes les directions régionales et provinciales du jeudi 10 au vendredi 11 novembre 2016 par tirage au sort après validations des dossiers réceptionnés.

Les candidats retenus seront invités à venir compléter leurs dossiers et à verser la somme de 29 500 francs CFA avant le début de la formation.

● Début de la formation

La formation débutera dans toutes les provinces à partir du 15 novembre 2016

DCPM/ Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles

Gabon: « C’est toujours Paris qui a choisi les dirigeants gabonais », Jean Ping

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Le candidat à la présidentielle autoproclamé président au Gabon, Jean Ping est à Paris (France), pour sa première sortie depuis les élections. Il s’est ouvert à Libération, le 28 octobre 2016, dans grand hôtel parisien.jean-ping

«Je suis venu respirer l’air de la liberté», soupire-t-il d’un ton presque badin, quand on lui demande ce qu’il est venu faire à Paris. Jean Ping n’a pas perdu l’ironie discrète du diplomate qu’il a longtemps été : ministre des Affaires étrangères de son pays, le Gabon, puis président de l’Assemblée générale des Nations unies, et enfin plus récemment, jusqu’en 2012, de la commission de l’Union africaine

Bien sûr, sa première sortie du Gabon depuis les élections du 27 août est surtout «une visite politique», admet-il d’emblée. Un voyage qui n’avait rien d’évident, selon lui : «Il a tout de même fallu que l’ONU envoie une lettre pour demander qu’on me laisse enfin sortir du pays.»

Jean Ping est arrivé à Paris ce même vendredi à l’aube, accueilli comme un héros par une foule en liesse à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulles. La diaspora gabonaise, très mobilisée depuis le scrutin, lui a offert ce bain de foule dont il s’estime volé à Libreville, la capitale du Gabon.

«J’y vis comme si j’étais en résidence surveillée. Devant ma maison, il y a en permanence un camion de gendarmes et même parfois un tank. On me fait comprendre qu’il vaut mieux que je ne sorte pas, on distille des rumeurs qui sont autant de menaces et on s’arrange pour que je l’apprenne», énumère-t-il, persuadé que si son quartier général a été bombardé le 31 août par les forces de l’ordre, «c’est parce qu’on était persuadé que je m’y trouvais moi aussi».

Étonnamment confiant sur l’issue du bras de fer

«J’ai gagné ces élections de manière claire et tout le monde le sait», commente Jean Ping, qui reste étonnamment confiant sur l’issue du bras de fer en cours au Gabon. Celui qui oppose deux anciens beaux-frères, puisque ce septuagénaire, fils d’un père chinois et d’une mère gabonaise, a été un temps le compagnon de Pascaline Bongo, la sœur d’Ali, avec laquelle il a eu deux enfants.

«Ali croit qu’il peut utiliser la force pour se maintenir au pouvoir. Mais cette fois ça ne marchera pas. Tous les dictateurs avant de tomber croient qu’ils sont encore puissants. Et ce n’est pas parce qu’on entend plus parler du Gabon ici en France que la situation s’est stabilisée», affirme-t-il.

«Tous les jours, des grèves éclatent, il n’y a pas eu de rentrée scolaire et les écoles sont fermées pour une durée indéterminée. Les gens ne vont pas manifester dans la rue, parce qu’ils ont peur qu’on leur tire dessus. Mais ils continuent à s’opposer comme ils le peuvent. A l’intérieur du pays, comme à l’extérieur, alors que la diaspora, non seulement en France mais aussi dans beaucoup d’autres pays, exige elle aussi qu’on lui rende la victoire électorale confisquée par un régime qui est en place depuis cinquante ans.» Après Omar Bongo, à la tête du pays de 1967 à sa mort en 2009, c’est en effet son fils Ali qui a hérité de la présidence, à l’issue d’une élection déjà contestée.

Jean Ping, ancien homme du sérail parce qu’il fut ministre de Bongo père, ajoute : «Vous pensez qu’Ali, lui, peut sortir du pays ? La diaspora lui réserverait certainement un accueil un peu différent de celui qu’elle m’a offert. Et si la foule m’a ovationné à Paris, elle était aussi présente pour mon départ à l’aéroport de Libreville. Mais ça, vous ne le savez pas, le régime fait en sorte que ça ne se sache pas», glisse-t-il avec un léger sourire. Avant d’évoquer «une répression qui ne s’est jamais arrêtée» depuis l’attaque de son QG : «En réalité, dès ce 31 août, il y a eu plus de morts dans les quartiers de Libreville qu’au QG, malgré la violence de l’assaut. D’après ce qu’on a pu découvrir, on compterait ainsi une dizaine de morts au QG et une centaine en ville où des jeunes gens se sont fait arrêter ou tuer, parfois à bout portant, simplement parce qu’ils avaient chez eux des tee-shirts à mon effigie. Et depuis, ça continue. Il y a même des binationaux qui ont été arrêtés. Des officiers aussi, juste parce qu’ils sont de la même ethnie que moi. Et encore un officier de gendarmerie à la retraite qui militait pour l’opposition. Sans oublier le député Bernard Zibi, toujours incarcéré à la prison centrale.»

C’est donc pour donner sa vision de la situation qu’il se trouve à Paris. Il ira également lundi à Washington, étape qu’on devine la plus importante de ce voyage. On n’en saura guère plus sur les interlocuteurs qu’il va rencontrer. Peut-être ne le sait-il pas encore lui-même avec certitude au moment de notre rencontre : «Je n’ai su que la semaine dernière que je pouvais quitter le pays», concède-t-il.

Patate chaude refilée à l’Union africaine

L’ancien diplomate compte visiblement beaucoup sur la communauté internationale : «C’est elle qui nous a incités à respecter les institutions et à déposer un recours devant la Cour constitutionnelle après la première proclamation des résultats.» Le regrette-t-il ? Alors même que l’opposition était au départ hostile à tout recours devant une institution depuis longtemps baptisée par les Gabonais «la Tour de Pise» («car elle penche toujours du côté du pouvoir») ? «Non, je ne le regrette pas, car il vaut mieux ne pas se laisser accuser de ne pas être du côté de la légalité», affirme-t-il, rappelant qu’«aujourd’hui, nos amis internationaux nous demandent d’éviter tout risque de guerre civile, d’éviter de faire appel à la rue». Une façon à peine voilée de suggérer que dans ce «deal», chacun doit prendre sa part de responsabilités.

Début octobre, le ministre français des Affaires étrangères avait quelque peu heurté l’opposition gabonaise en affirmant, sur TV5, qu’il «fallait trouver une solution de réconciliation politique», puis en refilant la patate chaude du dossier gabonais à l’Union africaine. Laquelle s’est surtout fait remarquer par son étonnante discrétion sur ce sujet brûlant. «L’Union africaine, hélas, reste un syndicat de chefs d’Etats», critique celui qui fut l’un des plus hauts représentants de cette institution panafricaine. «Faire appel à l’Union africaine, c’est facile et un peu hypocrite, ajoute Jean Ping. D’autant plus que la France a des responsabilités historiques au Gabon. Jusqu’à récemment c’est toujours Paris qui a choisi les dirigeants gabonais : depuis l’indépendance, on a ainsi eu Léon Mba, Omar Bongo et puis son fils Ali Bongo, que Sarkozy nous a imposé. C’est vrai aussi pour d’autres anciennes colonies africaines. Mais alors qu’au Sénégal ou en Côte d’Ivoire ils sont allés chercher des anciens parlementaires ou académiciens comme Félix Houphouët-Boigny ou Léopold Sedar Senghor, au Gabon, on nous a imposé quoi ? Un chef de canton ! C’est ce qu’était Léon Mba… Quant à Omar Bongo, lui aussi choisi par la France, il fut d’abord un simple employé des postes», persifle son ex-gendre. Et qu’est-ce qui, selon lui, justifie ces choix si peu prestigieux ? «Le Gabon est l’exemple le plus abouti de la Françafrique. Et jamais le peuple gabonais n’a pu faire entendre sa volonté», explique Jean Ping. Lui-même est pourtant, paradoxalement, accusé par Ali Bongo d’être «le symbole de la Françafrique» en tant qu’ancien cacique du régime. «La différence, c’est que moi je ne demande pas qu’on m’impose de manière arbitraire. Je souhaite simplement qu’on respecte le vote des Gabonais», rétorque-t-il.

Ce samedi, il sera au Trocadéro pour saluer la diaspora, qui en a fait le point de départ d’une marche hebdomadaire jusqu’à l’ambassade du Gabon, située dans le XVIe arrondissement. Un dernier bain de foule sur le parvis des Droits de l’homme ? Les symboles ont aussi leur importance.

Anderson koné
Burkina Demain

Médias publics: le Synatic suspend sa grève

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Le bureau national du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a tenu un conférence de presse, ce 28 octobre 2016 à Ouagadougou, en compagnie du collectif CGTB et de l’Union d’action syndicale. synatic

La principale annonce, c’est la suspension de la grève générale de 96 h entamée le 26 octobre dernier. Explication du secrétaire général du syndicat, Sidiki Dramé, le premier ministre Paul Kaba Thiéba, a promis qu’il y aura des avancées notables, sur tous les points où il y a blocage, mais qu’il réservait la primeur de ses propositions au chef de l’Etat, avant de revenir au syndicat pour la poursuite des tractations les jours à venir.
« Après analyse, conseils et propositions de l’Union d’action syndicale, nous avons décidé de suspendre le mot d’ordre de grève générale. ça ne veut pas dire fin de la grève », foi de M. Dramé qui a indiqué que les travailleurs des médias sont des patriotes, des citoyens soucieux de l’intérêt général. C’est pourquoi ont-il décidé, note-t-il, de permettre au chef de l’Etat de s’adresser au peuple à l’occasion de l’an II de l’insurrection populaire.

Cela étant, il a menacé:  » Si les promesses ne sont pas tenues, le synatic se réserve le droit d’engager d’autres actions, y compris même des grèves sauvages, avec le soutien de l’UAS et la CGTB. A tout moment, on peut revenir à la charge avec plus de vigueur », a-t-il argué.

Bassolman Bazié de l’UAS a dit que le temps ne ment pas, mais c’est lui qui prend les décisions qui peut mentir.  » Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin. La balle est dans le camp du Président du Faso et du premier ministre. Si les engagements ne sont pas tenus, qu’on ne dise pas qu’on n’avait pas prévenu », a-t-il déclaré en signalant que toutes les correspondances adressées au Synatic doivent avoir pour ampliation le collectif CGTB, l’UAS, et le CCVC.

De son avis, l’UAS syndicale a été obligée de s’engager ouvertement dans la lutte, à cause de la tournure que prenait la grève du SYNATIC qui a du faire face à un déploiement de forces de l’ordre à la télévision nationale, à la radio nationale et à Sidwaya.
A l’entendre, il y avait une violation flagrante du droit des travailleurs qui peuvent faire de leurs lieux de travail des piquets de grève. Il cite la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ratifiée par le Burkina Faso en 1960 qui engage le pays.

Anderson Koné

HOUNDE: inauguration du marché à bétail

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Le maire de la commune de Hounde, Bouriema D. Gnoumou, a présidé, le mercredi 26 octobre 2016, la cérémonie officielle d’inauguration du marché à bétail de la dite ville.
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D’un coût estimé à plus de 35 millions de francs CFA, l’ouvrage a été entièrement financé par la mairie de la commune de Houndé. Bâti sur environ 1,5 hectares, ce nouveau marché à bétail comprend 1 hangar, 3 boxes pour gros ruminants, 2 boxes pour petits ruminants, un couloir de vaccination avec rampe d’embarquement.

Le maire et sa délégation ont été accueilli avec la joie que l’on imagine. Le président de l’association des éleveurs et des commerçants de bétail à Houndé, EL hadj Issa Sankara a salué la bienvenue du maire et sa délégation et a énuméré les avantages dont bénéficieront les éleveurs et marchands de bétail avec la création de ce marché dans la commune qui souffrait jusque-là du manque d’infrastructures modernes pour faciliter les transactions d’animaux.
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Il a remercié le maire pour cette action de promotion du secteur de l’élevage . Pour le maire, ce marché permettra de donner aux éleveurs des possibilités d’embauche, de faciliter des actes vétérinaires sur les animaux et de procéder a leur embarquement dans de meilleures conditions. Il a invité les usagers d’en faire bon usage et leur a assuré la construction un magasin et d’un forage dans 3 mois pour leur compte.

Selon Mamadou Traoré, vétérinaire et chef de zone en élevage, ce nouveau marché va améliorer les conditions de production, de commercialisation ,de vaccination du cheptel ainsi que le transport de bétail. Mr Traoré a exhorté l’association des éleveurs et marchands de bétail au respect strict des clauses du cahier de charge et la mise en place d’un comité de gestion au plus tard une semaine.

Les bénéficiaires ont remis un mouton et 5 coqs au maire et sa délégation pour montrer leur joie.

GAFOURA GUIRO/HOUNDE
BURKINA DEMAIN

Rapport Doing Business 2017 : Les grands enseignements

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Le crédit octroyé par la Banque mondiale vise à contribuer à la modernisation des transports

Du rapport Doing Business 2017 se dégagent un certain nombre de tendances et plusieurs enseignements peuvent en être tirés, pour ce qui concerne notamment les économies des Etats Sub-sahariens.

De nouvelles tendances se dégagent de ce nouveau annuel de la Banque mondiale
De nouvelles tendances se dégagent de ce nouveau annuel de la Banque mondiale

Ainsi :

-Maurice est l’économie la mieux classée de la région avec un rang mondial de 49 sur 190. Les autres économies de la région qui sont bien classées sur la facilité de faire des affaires sont le Rwanda (56), le Botswana (71) et l’Afrique du Sud (74).

-Les économies les moins bien classées de la région sont l’Erythrée (189) la République Centrafricaine (185), la Somalie (190) et le Soudan du Sud (186).

-Le classement des autres économies notables de la région sont: l’Ethiopie (159), le Kenya (92), le Nigéria (169), l’Ouganda (115), la République Démocratique du Congo (184), le Soudan (168) et la Tanzanie (132).

-Le Rwanda fait partie des économies les plus performantes sur les thèmes étudiés par Doing Business tels que l’Obtention de prêts (2) et Transfert de Propriété (4). La conservation foncière est très performante au Rwanda, ou il ne faut que 12 jours pour une mutation comparé aux 22 jours nécessaires en moyenne dans les économies à revenu élevé de l’OCDE.

-Les thèmes où il reste le plus d’amélioration à faire pour la région sont celles de Raccordement à l’électricité (un rang moyen de 151), Commerce transfrontalier (137), et Obtention d’un permis de construire (133). Par exemple, il faut en moyenne 120 jours pour obtenir un raccordement permanent au réseau électrique en Afrique sub-saharienne, par rapport à 93 jours au niveau mondial.

Les tendances en termes de réformes

-Trente-sept des 47 économies de la région Afrique Sub-saharienne ont mis en œuvre au moins une réforme facilitant le climat des affaires durant l’année passée, 80 réformes au total – soit une hausse de quatorze pour cent par rapport au nombre de réformes recensées l’année dernière. La moitié de ces réformes de ces réformes ont été mise en œuvre par les 17 membres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

-Pour la deuxième année consécutive, le Kenya forme partie de la liste des tops 10 réformateurs. Entre autres, le Kenya a rendu plus facile le transfert de propriété en augmentant la transparence au niveau de sa conservation foncière et au cadastre.

-Cette année, la région a mis en œuvre 18 des 24 réformes au niveau global, visant à améliorer le règlement de l’insolvabilité. Plusieurs économies, telles que le Bénin, le Burkina Faso et le Mali ont facilité le règlement de l’insolvabilité en introduisant une nouvelle procédure de conciliation pour les entreprises en difficultés financières.

-Plusieurs économies de la région ont mise en œuvre au moins quatre reformes ou plus l’année dernière, y compris le Niger (6 reformes), le Kenya (5), la Cote d’Ivoire (4) la Mauritanie (4), le Rwanda (4) le Sénégal (4) et le Togo (4).

Les nouveautés de Doing Business 2017

-Le rapport de cette année couvre 190 économies avec l’inclusion de la Somalie.
-Pour la première fois, le rapport Doing Business 2017, va inclure une thématique sur le genre dans trois indicateurs : la création d’entreprise, le transfert de propriété et l’exécution des contrats.six économies. De l’Afrique Sub-Saharienne, ont rendu la création d’entreprise plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Par exemple, au Cameroun il faut un jour de plus aux femmes pour créer une entreprise par rapport aux hommes.

-La méthodologie de l’indicateur de paiement des taxes et impôts a été étendue et couvre désormais les procédures post-déclaration d’impôts, telles que le remboursement de la TVA et les contrôles fiscaux. Selon le rapport Doing Business 2017, l’Afrique Sub-Saharienne a encore beaucoup de progrès à faire sur ces deux domaines. Dans la majorité des économies de la région, où un contrôle fiscal est plus que probable, le commissaire aux comptes visite physiquement les bureaux des contribuables. C’est le cas au Botswana, en Gambie, au Malawi, au Niger, en Zambie et au Zimbabwe.

-Une annexe sur la règlementation des marchés publics est aussi incluse dans le rapport. L’indicateur sur la passation des marches publiques couvre 78 économies et n’est pas inclus dans le classement global des économies. Cet indicateur étudie cinq domaines: l’accessibilité et la transparence, la sécurité de l’offre, les retards de paiement, les incitations pour les petites et moyennes entreprises et les mécanismes pour porter plainte.

Burkina Demain
Source : Rapport Doing Business 2017

Sarkozy et les « ploucs » : l’AFP présente ses excuses à l’ancien président

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Dans une lettre adressée au candidat à la primaire, l’ancien président Nicolas Sarkozy, le président de l’AFP regrette que des propos aient été « mal rapportés et sortis de leur contexte ».sarko

C’est l’épilogue d’une polémique qui aura fait couler en quelques jours beaucoup d’encre et encore plus de tweets… Le 21 octobre dernier, dans un article présenté comme un scoop, L’Obs rapportait une petite phrase attribuée à Nicolas Sarkozy : « Mon électorat est populaire, ce sont des ploucs. »

À quelques semaines de la primaire de la droite à laquelle il participe en tant que candidat, l’ancien chef de l’État aurait ainsi commis l’imprudence d’insulter ses propres électeurs devant un auditoire de journalistes, réunis le 18 octobre, à l’occasion d’un déjeuner organisé par l’Agence France-Presse (AFP). Trop beau pour être vrai ? Joie non dissimulée dans les rangs des anti-Sarkozy, colère noire dans son entourage, l’intéressé et ses proches démentent vertement tandis que l’avocat de l’ancien président, Me Thierry Herzog, annonce le dépôt d’une plainte contre L’Obs, mais aussi contre l’AFP.

Mais l’affaire des « ploucs » ne va pas faire long feu. Dans une lettre que l’hebdomadaire Paris Match affirme avoir pu consulter, le président de l’AFP, Emmanuel Hoog, présente ses excuses « personnelles et professionnelles » à Nicolas Sarkozy. En substance, il regrette que des propos tenus par l’ancien chef de l’État lors d’un déjeuner, placé sans ambiguïté sous la règle du « off », aient été non seulement rapportés (en violation de ladite règle), mais également dénaturés par L’Obs. « Des propos mal rapportés et sortis de leur contexte ont pu créer confusion et contresens », écrit-il. Contresens ! La version originale serait-elle donc une autre petite phrase ayant circulé elle aussi sur les réseaux sociaux : « Je sais bien que vous pensez que mes électeurs sont des ploucs. » Plus plausible peut-être…

Anderson Koné
Burkina Demain

BBDA : Walid Bara fait le bilan des journées du droit d’auteur

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100 jours après sa nomination à la direction générale du bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), Walid Bara fait le bilan de son et en particulier de la journée du droit d’auteur.
bara

Quel bilan faites-vous des 100 jours à direction du BBDA et des journées du droit d’auteur ?

C’est un bilan satisfaisant, parce qu’on recueillait dans la journée un millier de personnes, qui venaient au niveau du BBDA ici parce que les services étaient sur le terrain. Les uns et les autres venaient voir c’est quoi la documentation, c’est quoi le service de répartition, c’est quoi le service d’exploitation et de la perception, c’est quoi le service juridique, de la coopération internationale et des contentieux, c’est quoi le service financier et administratif. Les gens ont visité pendant trois jours cette cour. Ça permis géographiquement pour certains de localiser le BBDA; beaucoup de gens ne savent même pas où se trouve le service BBDA.

Tous les meilleurs titulaires de droit d’auteur ont été récompensés à l’occasion de cette nuit. Et notamment les meilleurs utilisateurs d’œuvres de l’esprit qui payent. Une chose est d’utiliser et une chose est de payer aussi les différents artistes. Ils ont été payés à la hauteur de ce qu’ils ont fait dans l’optique de susciter des vocations. Pour que les uns et les autres suivent l’exemple.

Et enfin, nous avons fait une levée de fonds pour les artistes âgés de plus de 55 ans. Pour nous, ces artistes ont porté haut le flambeau de la musique ou de la littérature ou du cinéma ou des arts plastiques à un moment de leur jeunesse dans la sous-région ou à l’international. Et aujourd’hui, ces artistes-là végètent un peu et nous ne pouvons pas rester insensibles. Donc, nous avons appelé à la générosité des burkinabè. Nous avons pu recueillir 18 millions de francs CFA. Je pense que ça aussi c’est déjà assez important. Et un comité scientifique est mis en place pour élaborer des textes. Et inchalah, on pourra chaque trimestre payer ces créateurs-là. Voici ce qu’on peut dire succinctement du bilan des 100 jours.

Mais aussi, j’avais oublié, lorsque nous avons pris la tête du département, la direction, il y avait un plaidoyer pour la hausse des redevances de l’Etat. J’insiste sur les redevances de l’Etat parce que longtemps, on a utilisé le vocabulaire ‘‘subvention’’, ce n’est pas une subvention. L’Etat avec ses démembrements, donc tous les ministères, la télé et tout utilisent les œuvres. C’est le plus gros utilisateur des œuvres. Et pendant la transition, il y a 37.5 millions qui avaient été mis pour l’utilisation de toutes ces œuvres. Alors qu’il faut comprendre que le BBDA gère en plus du répertoire des créateurs burkinabè le répertoire de certains créateurs qui sont dans le monde, qui ont confié leur gestion au bureau burkinabè du droit d’auteur. Donc ils sont près de 7300 et il nous appartient donc de veiller à la conformité avec des conventions que nous avons signées, notamment avec l’OMPI, la CISA, l’OAPI. Et veiller au respect donc du droit de ces créateurs.
Et c’est avec l’appui du ministre de la culture, des arts et du tourisme, qui nous a soutenu constamment dans ce plaidoyer et la compréhension aussi du ministre de l’économie et des finances madame Rosine Coulibaly que nous avons pu obtenir 50 millions supplémentaires. Et c’est historique aussi d’en parler parce que ça a permis d’augmenter à 87 millions de francs CFA.
J’ajoute aussi qu’on a travaillé à élargir le cercle de concertation. Vous êtes venus, vous avez vu. Les vieux viennent, les jeunes viennent. La porte du DG est très ouverte, parce qu’on a l’envie de prendre l’avis de tout le monde. On est dans une démarche participative. Nous, on veut se faire un mode de gouvernance qui requiert l’imputabilité et la redevabilité auprès de nos créateurs.
Quel était le budget prévisionnel ?
Alors, pour organiser la nuit du droit d’auteur; on avait un budget prévisionnel d’une trentaine de millions. Mais un budget prévisionnel et puis ce qu’on obtient réellement, c’est autre chose. On a pu mobiliser avec les annonceurs par ci par là une dizaine de millions. Et c’est cette dizaine de millions qui nous a permis de réaliser l’évènement. On a réalisé avec peu de moyens, mais c’est le résultat qui importe.
Quels sont vos perspectives ?

Alors, la perspective comme je vous l’ai dit, c’est de réussir à mettre en place cette assemblée générale le 16 novembre. Donc, l’appel que j’ai à lancer, c’est vraiment auprès de tous les créateurs, de faire fi des voix discordantes et de s’unir pour qu’on ait une assemblée représentative des 13 régions du Burkina. Il faut mettre les gens qu’il faut à la place qu’il faut parce que ce sont des gens qui seront habilités à voir plus clair et à nous accompagner dans le nouveau mode de gouvernance qu’on veut, qui exige donc la redevabilité et l’imputabilité. Donc, il faut qu’ils envoient des gens qui savent analyser les projets, qui savent analyser et auditer des comptes annuels, qui savent valider des projets d’action pour que nous soyons dans cette démarche participative. Ça va être leur maison, on la gère ensemble. Ce n’est pas une décision qui est prise par le DG et qui est validée par la présidence de l’association, c’est la dernière instance qui décide et nous, on ne fait qu’exécuter.

Deuxièmement, nous allons travailler à réorganiser notre organigramme en mettant en place deux cellules importantes. La cellule de pool ‘‘contrôle qualité’’ qui va aviser donc à un niveau de réduction des erreurs au niveau de la documentation. La documentation, c’est des humains qui travaillent là-bas et il arrive qu’il y ait des failles soit parce que l’artiste n’a pas bien déclaré ou soit l’agent du BBDA n’a pas suivi la nomenclature de la déclaration. Et ça peut échapper à la base de données. Mais, ce niveau de contrôle pool contrôle qualité visera à rattraper ces paramètres.

Ce pool contrôle qualité veillera aussi à la géolocalisation de tous les utilisateurs d’œuvres de l’esprit. Où qu’ils soient, il faut qu’on puisse les identifier, il faut qu’on puisse les sensibiliser et il faut qu’on puisse faire la distinction. Et ce pool de contrôle qualité travaillera aussi avec la répartition pour cette répartition puisse se faire de la façon la plus équitable possible, la façon la plus juste selon les critères donc de demande de répartition. Et évidemment, ce pool contrôle qualité travaillera aussi sur les manuels des procédures au niveau de la direction des affaires administrations et financières.

Et enfin, la cellule ‘‘stratégie de développement’’ qui est une stratégie qui s’inscrit dans la vision prospective du BBDA, qu’est le futur que nous voulons du BBDA en 3 ans, 5 ans. Quel BBDA nous voulons ? Et cette cellule-là sera chargée de travailler sur cela.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Présidence du Faso: l’ambassadeur des Etats-Unis dit au revoir à Roch Kaboré

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Tulinabo Mushungi, en fin de mission au pays des hommes intègres, venu lui dire au revoir, ce jeudi 27 octobre 2016.
tulinabo

Après une heure d’entretien, Dr Tulinabo MUSHINGI a déclaré avoir abordé des sujets spécifiques portant sur la participation du Burkina Faso à trois rencontres importantes aux Etats-Unis, à savoir la réunion des affaires, le forum de l’AGOA et les rencontres au niveau de la Banque mondiale et du FMI, le MCC, un programme de développement américain dont notre pays voudrait bénéficier pour la deuxième fois.

Selon lui, ils sont également revenu sur la question de la MACA, de la crise de la Centrale d’Achat des Médicaments Génériques (CAMEG), vu que les Etats-Unis y ont participé à hauteur de 5 milliards de F CFA en 2015 et 9 milliards en 2016.
Puis, ils ont parlé des perspectives en matière de sécurité au regard des incidents enregistrés, ces dernières semaines à Intangom, sur le pont Nazinon et dans le quartier Kilwin à Ouagadougou.

« J’ai voulu rassurer le Président du Faso et à travers lui, le peuple burkinabè que notre coopération va continuer et comme je le dis toujours il s’agit des institutions, l’institution de l’Ambassade et les institutions du gouvernement américain et cela reste les mêmes et nous allons toujours accompagner le peuple burkinabè dans les intérêts communs du peuple américain et du peuple burkinabè », parole du diplomate américain.
Après le Burkina Faso, le Dr Tulinabo MUSHINGI doit servir son pays au Sénégal où il a été nommé ambassadeur, mais il dit attendre la confirmation de cette nomination par le Senat.

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres des 26 et 27 octobre 2016

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Le Conseil des ministres tenu en séance ordinaire, le mercredi 26 octobre 2016 et le jeudi 27 octobre 2016 à Ouagadougou, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE, a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.
conseil

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a examiné deux (02) projets de loi.

Le premier porte statut général des personnels des Forces armées nationales.

Ce projet de loi vise à adapter les textes régissant les personnels des Forces armées nationales aux contextes et réalités actuels.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le second projet de loi porte conditions d’avancement des personnels d’active dans les Forces armées nationales.

Cette loi vise à doter les Forces armées nationales d’un référentiel fiable pour une gestion efficiente des carrières des personnels des Forces armées nationales.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

Le Conseil a examiné deux (02) projets de loi.

Le premier porte création d’une Fonction publique territoriale au Burkina Faso.

L’adoption de ce projet de loi permettra de doter la Fonction publique territoriale d’une base juridique lui permettant d’accomplir efficacement ses missions.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le second projet de loi porte régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction publique territoriale.

L’adoption de ce projet de loi vise à améliorer les conditions de vie et de travail des agents des collectivités territoriales en vue d’une meilleure délivrance des services publics locaux aux populations à la base et surtout à rendre efficace et efficiente la Fonction publique territoriale.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier est relatif à l’approbation des résultats de la demande de propositions pour les études techniques d’aménagement d’environ 1 000 km de pistes rurales dans les treize (13) régions du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes avec un délai d’exécution de six (06) mois :

lot 1 : Groupement GEO-CONSULT/CEITP pour un montant de cent soixante-neuf millions quatre-cent-quatre-vingt-sept mille neuf cent un (169 487 901) francs CFA TTC ;

lot 2 : CETRI pour un montant de cent soixante-neuf millions six cent-onze mille neuf cent deux (169 611 902) francs CFA TTC. ;

lot 3 : AGEIM pour un montant de cent quarante-cinq millions huit-cent-soixante et un mille cent-vingt-six (145 861 126) francs CFA TTC ;

lot 4 : Groupement GEFA/INGERCO/ACIT GEOTEHNIQUE pour un montant de cent soixante-six millions neuf-cent-quatre-vingt-onze mille six-cent cinquante-deux (166 991 652) francs CFA TTC ;

lot 5 : Groupement TECHNI-CONSULT/MEMO pour un montant de cent soixante-dix millions deux-cent-quarante-huit mille sept-cent-quatre-vingt-deux (170 248 782) francs CFA TTC ;

lot 6 : Groupement NK CONSULTANT/BETIFOR pour un montant de cent cinquante-six millions cinq-cent-cinquante-cinq mille cent-seize (156 555 116) francs CFA TTC ;

lot 7 : ACE pour un montant de centquatre-vingt-dix-sept millions soixante-seize mille trois-cent-seize (197 076 316) francs CFA TTC.

Le montant total des attributions s’élève à un milliard cent soixante-quinze millions huit cent trente-deux mille sept cent quatre-vingt-quinze (1 175 832 795) francs CFA TTC.

Le financement est assuré par le Fonds national d’étude et de préparation des projets (FONEPP).

Le deuxièmerapport concerne la demande de propositions N°2014-01/PM/SG/MOAD/PRM du 06 juin 2014 relative au recrutement d’un bureau spécialisé pour l’ordonnancement, la coordination et le pilotage des travaux de construction de l’aéroport de Donsin et de ses voies d’accès.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement COSIME INC/AGEIM pour un montant de quatre milliards huit cent quatre-vingt et un millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille huit cent quarante (4 881 999 840) francs CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de la Maitrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD).

Le troisième est relatif à l’approbation des résultats de l’appel d’offres international pour les travaux de construction et de bitumage de la route nationale n°21 (RN 21) DIDYR-TOMA-TOUGAN.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché pour l’exécution des travaux aux entreprises suivantes avec un délai d’exécution de quinze (15) mois :

Lot 1 : COMPAGNIE SAHELIENNE D’ENTREPRISE(CSE) pour un montant de onze milliards cinq cent vingt-neuf millions cinq cent cinquante-cinq mille huit cent trois (11 529 555 803) francs CFA TTC ;

Lot 2 : OUMAROU KANAZOE (OK) pour un montant de dix milliards sept cent quatre-vingt-deux millions six cent soixante-douze mille six cent trente-neuf (10 782 672 639) francs CFA TTC.

Le financement est assuré par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

Le quatrième rapport est relatif à un appel d’offres ouvert accéléré pour les travaux d’assainissement pluvial du site des logements sociaux de Basséko.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise GERBATP SARL pour un montant de un milliard quatre cent cinquante et un millions deux cent soixante-onze mille quatre cent cinquante-deux (1 451 271 452) francs CFA TTC avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2016.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a examiné un projet de loi et adopté un rapport.

Le projet de loi porte modalités de transfert des ressources humaines entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Ce projet de loi vise une meilleure gestion du personnel des collectivités territoriales.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le rapport concerne deux (02) décrets portant respectivement modalités, critères et conditions d’évaluation et d’avancement du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts et modalités de reversement du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts.

L’adoption de ces décrets permet l’application de la loi N°063-2015/CNT du 15 septembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a examiné un projet de loi modificatif de la loi N°025-2010/AN du 18 mai 2010 portant régime juridique applicable aux emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs au Burkina Faso.

Ce projet de loi qui comble les insuffisances de la loi N°025-2010/AN du 18 mai 2010 vise à offrir aux enseignants-chercheurs, aux enseignants hospitalo-universitaires et aux chercheurs des meilleures conditions de vie et de travail.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de la facilitation des échanges.

Le Comité est un cadre formel de travail composé de quarante-cinq (45) membres dont vingt-sept (27) représentants de l’administration publique, huit (08) au titre des structures d’appui au secteur privé et dix (10) représentant les organisations professionnelles et de la société civile.

L’adoption de ce décret permet de doter le Comité national de la facilitation des échanges d’un cadre opérationnel lui permettant d’accomplir efficacement ses missions.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative au bilan du séjour de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, au Vatican et en Italie, du 19 au 21 octobre 2016.

Accompagné de représentants des communautés chrétienne, musulmane et coutumière, le Président du Faso a été reçu par Sa Sainteté le Pape François au Vatican au cours de son séjour.

Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a par ailleurs eu des échanges avec le Cardinal Secrétaire d’Etat du Vatican, Son Eminence Pietro PAROLIN, le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Monsieur Paolo GENTILONI, le Sénateur Scilipo ISGRO et le Directeur général de la FAO, Monsieur José Graziano DA SILVA.

Il a également rencontré les responsables de la Communauté Saint‘Egidio et les responsables de la Fraternité Ecclésiale des Burkinabè de Rome (FEBUR).

En marge de sa visite au Vatican, le Président du Faso a rencontré des investisseurs italiens et la diaspora burkinabè vivant en Italie.

II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 14ème du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), du 28 octobre au 6 novembre 2016, sous le thème : « Artisanat africain, entrepreneuriat féminin et protection sociale ».

III. NOMINATIONS

II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Madame Pegdebamba Esther SOME/KIEMA, Mle 212 399 K, Administrateur civil, 1ère classe, 4èmeéchelon, est nommée Secrétaire générale de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

– Monsieur Boubakar KEITA, Officier, est nommé Directeur de la prévention et de la règlementation à la Direction générale de la protection civile (DGPC) ;

– Monsieur Mathias TRAORE, Officier, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) ;

– Monsieur Dieudonné OUATTARA, Mle 57 722 C, Commissaire divisionnaire de police, 4ème grade, 1eréchelon, est nommé Directeur régional de la police nationale des Cascades ;

– Monsieur Laurent OUEDRAOGO, Mle 24 375 U, Commissaire principal de police, 3ème grade, 2èmeéchelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale de la Léraba ;

– Monsieur Zinouènou Francis NION, Mle 31 739 B, Commissaire de police, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Sanguié.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Monsieur Patrice Apahié NABIAS, Mle 130 228 N, Magistrat, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Abdou Salam KAGUINI, Mle 28 093 M, Inspecteur principal de Sécurité pénitentiaire, 3èmegrade, 1er échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Etienne SOMBIE, Mle 130 216 R, Magistrat du grade exceptionnel, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds d’assistance judiciaire ;

– Monsieur Adama BASSINGA, Mle 216 130 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3èmeéchelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds d’assistance judiciaire.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Souleymane NABOLE, Mle 212 595 D, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Madame Edith BELEM/DAMIBA, Mle 23 887 H, Administrateur des services financiers, 1er grade, 13ème échelon, est nommée Directrice générale des affaires immobilières et de l’équipement ;

– Monsieur Soabou DIALLO, Mle 104 265 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5èmeéchelon, est nommé Directeur général de l’économie et de la planification ;

– Monsieur Ambroise KAFANDO, Mle 39 693 C, Economiste, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur général de la Coopération.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Madame Joceline Yéri Inès KONSIMBO, Mle 224 112 T, Attachée en études et analyses, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Coordonnatrice du Comité ministériel pour la Santé ;

– Monsieur Mahamado YAOLIRE, Mle 54 673 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

– Madame Gnounabé Viviane PARE/NABIE, Mle 217 226 G, Attachée en études et analyses, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Monsieur Sylvain KABORE, Mle 104 767 P, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Boubacar BARRY, Mle 31 903 P, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1èreclasse, 7ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Brama BARRO, Mle 118 977 C, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 0499, Ingénieur de l’équipement rural, catégorie C1, 18èmeéchelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Nawinmalo Adolphe SOMDA, Mle 111 338 D, Conseiller des affaires économiques, 1èreclasse, 5ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Madi OUEDRAOGO, Mle 24 892 Y, Ingénieur Hydrogéologue, 2ème grade, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080 A, Gestionnaire des industries extractives, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Sétou COMPAORE, Mle 130 357 R, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommée Directrice des affaires juridiques et du contentieux.

I. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Alain SAWADOGO, Mle 130 454 G, Magistrat, catégorie P, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Innocent Wenceslas TAPSOBA, Mle 215 301 T, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3èmeéchelon, est nommé Chef de département de la caractérisation, de la conservation, et de la gestion durable des ressources génétiques animales et aquacoles au Secrétariat permanent du Comité de gestion durable des ressources génétiques animales et aquacoles (SP/CGRGA) ;

– Monsieur Rufin SAWADOGO, Mle 245 045 F, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef du département de la prospective et de la promotion du partenariat au Secrétariat permanent du Comité de gestion durable des ressources génétiques animales et aquacoles (SP/CGRGA).

J. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Sougrinoma Justin OUEDRAOGO, Mle 247 499 F, Conservateur d’archives, 1ère classe, 1eréchelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation ;

– Monsieur Josué ANGO, Mle 239 388 U, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la lutte contre les violences faites aux enfants ;

– Monsieur Jean Martin TOE, Mle 25 520 F, Inspecteur d’éducation des jeunes enfants, 1ère classe, 7èmeéchelon, est nommé Directeur du développement de la petite enfance ;

– Monsieur David BEYI, Mle 110 829 N, Economiste planificateur, 1ère catégorie, échelle B, échelon 4, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national pour la promotion du genre ;

– Madame Assétou SAWADOGO/KABORE, Mle 220 416 K, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Chef du département Appui institutionnel, renforcement des capacités au SP/CONAP genre ;

– Madame Zénabou KYELEM/KONATE, Mle 258 166 D, Conseiller d’éducation féminine, 1ère Classe, 2ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille de la Comoé.

K. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

– Monsieur Pascal DAMA, Mle 43 104 W, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) ;

– Madame Haoua FOFANA, Mle 47 792 P, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Centre ;

– Monsieur Mitimanegda Louis OUEDRAOGO, Mle 42 838 X, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Plateau-Central ;

– Monsieur Georges BASSOLE, Mle 29 641 P, Contrôleur des eaux et forêts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Ioba ;

– Monsieur Boukaré ILBOUDO, Mle 31 937 D, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Kadiogo ;

– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 216 342 S, Inspecteur des eaux et forets, 1ère classe, 4èmeéchelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique de la Komandjari ;

– Monsieur Boukari OUEDRAOGO, Mle 46 172 S, Contrôleur des eaux et forêts, 1ère classe, 13èmeéchelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Koulpélogo ;

– Madame Sanata DOMO, Mle 94 497 G, Contrôleur des eaux et forêts, 1er grade, 6ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Kourwéogo ;

– Monsieur Tindaogo Abel ILBOUDO, Mle 24 241 K, Contrôleur des eaux et forêts, 2ème grade, 7èmeéchelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique de l’Oudalan ;

– Madame Guestaba Pascaline NIKIEMA/KIENTEGA, Mle 29 648 E, Inspecteur des eaux et forêts, 1ergrade, 2ème échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Zoundwéogo.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’Administration de la Loterie nationale du Burkina pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Madame Brigitte Marie Suzanne W. COMPAORE/YONI, Mle 59 641 G, Administrateur des services financiers ;

– Monsieur Ernest KABORE, Mle 91 269 A, Inspecteur du Trésor.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU