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COP22: Grands défis pour Mohammed VI et le Maroc

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Le succès de la COP22 repose plus ou moins sur les épaules des 3 hommes

C’est ce lundi 7 novembre que débute à Marrakech, ville millénaire et touristique du sud du Maroc, la vingt deuxième Conférence des parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat. Objectif : passer des engagements théoriques contenus dans l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 à la COP21 aux actions concrètes.

Le succès de la COP22 repose plus ou moins sur les épaules des 3 hommes
Le succès de la COP22 repose plus ou moins sur les épaules des 3 hommes

La vingt deuxième Conférence des parties (COP22), qui débute ce lundi 7 novembre 2016 à Marrakech, intervient après la COP21 de Paris qui a abouti à l’accord international sur la lutte contre le réchauffement climatique. Marrakech 2016 intervient surtout après la ratification de l’accord de Paris par plus d’une centaine de pays et sa signature par 193 pays de la planète.
Mieux, l’accord est entré en vigueur depuis le 4 novembre 2016 ; le seuil des ratifications – 55 Etats représentant 55 % des émissions de gaz à effet de serre – ayant été allègrement franchi. Et cela en moins d’un an seulement.
C’est la première fois qu’un traité international rencontre un tel engouement de ratification. Même les Etats-Unis et la Chine qui ont boycotté le processus de Kyoto ont activement participé à l’avancement de l’accord de Paris.

Rôle des Nations-Unies et de la France

 

Si la COP22 peut commencer sur des bons auspices avec notamment pour objectif central : passer des engagements théoriques contenus dans l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 à la COP21 aux actions concrètes ; c’est qu’un certain nombre d’acteurs ont joué un rôle catalyseur. Que ce soit pendant la conclusion de l’accord à Paris ou pendant le processus de signature et de ratification. Il s’agit de l’organisation des Nations-Unies (ONU) sous la houlette de son secrétaire général Ban-ki-moon et de la France dont le président François Hollande et les ministres en charge de la question -Laurent Fabiuset Ségolène Royal- ont été à la hauteur des enjeux climatiquesde l’heure. Le rôle de ces acteurs ont été on ne peut plus déterminant sur l’avancement du processus de Paris.

Défis pour Mohammed VI et le Maroc

Pour la poursuite de la dynamique enclenchée par Ban-ki-moon, François Hollande et ses ministres Laurent Fabius et Ségolène Royal ; Mohammed VI et son Maroc sont particulièrement attendus. La réussite de l’organisation de la COP22 ne suffira pas. Il faudra assurer l’après COP, comme l’ont fait les autorités françaises et onusiennes. A ce niveau, le président de la COP22 SalaheddineMezouar aura besoin du soutien du Roi Mohammed pour assurer le plan diplomatique et autre. Puisqu’il est maintenant question de passer à l’action, ce qui est bien plus compliqué à réaliser que les engagements théoriques pris à Paris et à New York d’aller à une réduction de moins de deux degrés le réchauffement climatique de la planète d’ici la fin du siècle.

Comment faire pour que les engagements qui seront pris à Marrakech en termes de règles de transparence des processus de réduction des émissions des gaz à effet de serre ; de financement des initiatives d’adaptation aux changements climatiques soient respectés ? C’est tout l’enjeu de la COP22 pour Rabat qui a absolument besoin d’assurer le plan diplomatique. D’où les efforts du Royaume chérifien de renforcer ses liens avec les pays africains à travers cette demande de réintégrer l’Union africaine qu’il avait quitté il y a 32 ans.

Le roi Mohammed VI est en ce moment même à Dakar au Sénégal, loin du théâtre de l’ouverture de la COP22, pour assurer déjà cette offensive diplomatique qui devrait restée permanente tout au long de la présidence marocaine de la COP22, tant les défis sont les immenses. Le Maroc devrait même, s’il veut être plus ambitieux, travailler à faire ratifier l’accord de Paris par plus de pays et pourquoi pas, le faire signer par les Etats restés en marge : Irak, Nicaragua, Ouzbékistan, Syrie et Vatican. Par ailleurs Mohammed VI et SalaheddineMezouar devraient suivre attentivement ce 8 novembre 2016 la présidentielle américaine dont l’issue pourrait compliquer davantage, voire brouiller ses plans, si Donald Trump l’emportait. En effet, le candidat républicain n’a jamais fait mystère de ses intentions de retirer les Etats-unies du traité de Paris.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

France/Libye: quand Kadhafi a proposé à Frédéric Mitterrand de passer la nuit avec lui

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Dans un livre-confessions, l’ancien ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, raconte comment le dictateur libyen a tenté de le retenir dans sa tente.mitt

L’histoire remonte à la fin des années 70, début des années 80. Frédéric Mitterrand, alors journaliste, se rend en Libye pour interviewer le colonel Muammar Kadhafi, tué en 2011. Ce dernier lui propose alors de passer la nuit avec lui dans sa tente.

La proposition, qui dépasse la simple hospitalité, est déclinée par le journaliste. Cette anecdote est racontée dans le dernier livre de l’ex-ministre de la Culture, Mes regrets sont des remords, paru le 3 novembre, dans lequel Frédéric Mitterrand raconte qu’il aurait pu devenir la « princesse du désert » du dictateur.

L’homme, qui n’est pas avare de détails sur sa vie privée et notamment sur sa sexualité, est revenu sur cet épisode. « C’est vrai. J’étais très mignon en ce temps-là », raconte Frédéric Mitterrand, visiblement très amusé. « Je ne le savais pas, mais on me l’a confirmé : Kadhafi était à géométrie variable », ajoute-t-il, en référence à l’orientation sexuelle supposée de Kadhafi.

Frédéric Mitterrand parle d’un « piège » qu’a tenté de lui tendre le « colonel ». « J’étais totalement en son pouvoir, cela a été compliqué de s’échapper », dit-il, sans préciser les détails de cette rencontre. L’ancien ministre français précise avoir décliné la proposition, pas pour des raisons politiques, mais à cause du « processus physique de dégradation physique très important » déjà entamé à cette époque chez Muammar Kadhafi.

Mais, plus surprenant encore, il reconnaît à la radio qu’il aurait pu se laisser tenter. « Le jeune Kadhafi, tel Rudolph Valentino à ses débuts, j’aurais peut-être réfléchi un peu plus », lâche-t-il, hilare.

Une anecdote racontée avec insouciance qui contraste avec les dérives sexuelles rapportées au sujet du dictateur libyen, après son départ forcé du pouvoir puis sa mort en octobre 2011. Muammar Kadhafi, qui multipliait les conquêtes, est accusé d’avoir réduit de nombreuses femmes en esclavage sexuel, notamment certaines de ses « amazones » qu’il présentait comme ses gardes du corps.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Côte d’Ivoire: des hommes armés dispersent les militants du Front du Refus

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Des hommes armés de gourdins et de machettes ont semé les terreurs à la place Figayo, le samedi 5 novembre 2016, dans la commune de Yopougon. Ils se sont attaqués aux militants du Front du refus, rassemblés à l’occasion d’un meeting.yop

Le bilan provisoire est de trois blessés. Deux d’entre eux ont été pris en charge sur place par les infirmiers de la Croix rouge, tandis qu’un cas grave, touché au bras a été transporté d’urgence à l’hôpital par les sapeurs-pompiers.

Les agresseurs, après avoir fini leur besogne, se sont dirigés vers le quartier Ciporex de ladite commune. «Ils préparent une autre attaque», ont prévenu des témoins se précipitant pour vider les lieux du rendez-vous du mouvement radical d’opposition fortement teinté Fpi «Gbagbo ou rien» qui avait appelé à un rassemblement pour fêter, selon lui, le « fiasco » du referendum pour lequel il pointe un «désert électoral».

Selon Soknews.net, pendant que les militants du front du refus, très remontés, s’organisent pour préparer une riposte, la police et la gendarmerie en spectateurs n’ont prisent aucune mesure pour sécuriser le périmètre.

La panique a gagné tous les habitants des quartiers de la zone de Ficgayo jusqu’à la place Cp1.

Anderson Koné
Burkina Demain

Côte d’Ivoire: les leaders du front du refus arrêtés puis relâchés

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Les leaders du Front du refus Aboudramane Sangaré, de Mamadou Koulibaly et Koné Boubacar, qui ont appelé à un boycott actif de l’élection référendaire du 30 octobre dernier, ont été arrêtés, dans la nuit du 4 novembre 2016.sangare

Conduits à la préfecture de police d’Abidjan, ils ont été entendus, puis relâchés peu de temps après.

Danielle Bony Claverie, Bamba Moriféré et les autres ont pour l’heure eu plus de chance. La première citée doit sa liberté actuelle à un coup du sort. Des individus en tenue se sont rendus à son domicile alors qu’elle était absente.

Ces interpellations pour le moins arbitraires, aucun motif légal n’ayant été pour l’heure brandi, font suite à l’annonce d’un meeting géant ce samedi 5 novembre à la Place FICGAYO de Yopougon, en vue de féliciter leurs militants pour le respect du mot d’ordre de boycott pendant le scrutin référendaire de dimanche dernier.

Anderson Koné
Burkina Demain

Pétrole : les pays africains en pleine ascension et en perte de vitesse

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Alors que l’Africa Oil Week se termine vendredi au Cap, en Afrique du Sud, avec 1200 professionnels du secteur pétrolier, Jeune Afrique fait le point sur les pays qui ont la cote et ceux qui rebutent les investisseurs.petrole

Les nouveaux pays attractifs

• Sénégal

Le pays de la Teranga est sans conteste celui qui a suscité le plus d’engouement lors de l’édition 2016 de l’Africa Oil Week, avec la découverte récente de gigantesques réserves de gaz au large des côtes du pays par l’américain Kosmos – qui s’était précédemment illustré par la découverte du fameux gisement de pétrole Jubilee au Ghana – ainsi que de pétrole par son homologue Cairn, qui a lui aussi contribué à mettre le Sénégal sur la carte énergétique mondiale.

« Si les réserves sont indubitablement massives, il reste encore énormément de chemin à faire avant que leur exploitation commerciale ne puisse se faire », estime toutefois le directeur de l’exploration d’une major occidentale, pour qui le Sénégal reste géographiquement moins bien placé que le Mozambique, autre pays avec un grand potentiel gazier, situé davantage à proximité des principaux clients du secteur, les pays asiatiques.
Par ailleurs, les autorités à Dakar doivent prouver aux investisseurs leur capacité à trancher dans les conflits entre partenaires locaux et/ou internationaux qui se sont multipliés ces derniers temps.

• Kenya

Depuis les découvertes de Tullow au nord-ouest du pays, dans la région du lac Turkana, les missions de groupes pétroliers se succèdent dans le pays, tant pour les champs pétrolifères à terre qu’en mer, le long de la frontière maritime avec la Tanzanie et la Somalie, où la présence de gaz est avérée.

Toutefois, la question sécuritaire au nord du pays – là où les perspectives sont les plus intéressantes – reste problématique selon les professionnels du secteur rencontrés au Cap. Du fait des risques liés à l’activité de groupes extrémistes proches des terroristes d’Al-Shabbaab actifs au nord du Kenya, le consortium entre le français Total, le britannique Tullow et le chinois Oil-CNOOC en Ouganda a préféré faire passer son pipeline d’exportation par la Tanzanie et non par le port kényan de Lamu. Il ne desservira donc pas les projets autour du lac Turkana ; ceux-ci devront construire leur propre pipeline intra-Kenya, ce qui rend leur modèle économique plus fragile.

• Somalie

Le pays, qui sort lentement de la guerre, est l’un des derniers territoires du continent inexplorés par les compagnies pétrolières. Les représentants du ministère des ressources naturelles du pays ont été beaucoup sollicités pendant l’Africa Oil Week, auquel ils participaient pour la première fois. Ils devront toutefois résoudre leur différend frontalier avec le voisin kényan, certains blocs kényans et somaliens mis en vente par les deux pays se chevauchant.

Les pays en perte de vitesse

• Gabon

Lors de cette édition de l’Africa Oil Week, il n’y avait pas grand monde d’intéressé par ce « vieux » pays pétrolier, qui extrait du brut de son sous-sol depuis 1956, et dont la production est en baisse depuis un pic atteint en 1995 (-9% entre 2014 et 2015, avec une production d’environ 200 000 barils par jour).
Les majors présentes sur place – Total, ENI et Shell – ont bien lancé des programmes d’exploration, mais ceux-ci se sont avérés infructueux. Et les tensions politiques actuelles après la dernière présidentielle – qui ont entraîné des grèves dans le secteur pétrolier – ne sont pas pour rassurer de potentiels investisseurs.
La volonté de Shell de sortir du pays – la finalisation d’une revente d’une partie de ses actifs devrait être annoncée d’ici la fin de l’année 2016 – est aussi un signe négatif pour les professionnels du secteur.

• Algérie

Le pays maghrébin reste un mastodonte africain du secteur, avec autour de 1,1 million de barils par jour. Mais les multiples changements à la tête de la compagnie nationale Sonatrach ainsi que des réglementations fiscales et pétrolières ont entraîné la méfiance des investisseurs, très sélectifs en cette époque de cours du brut très bas.
Le pays est en conflit judiciaire avec plusieurs grandes compagnies, notamment avec Repsol et Total, qui contestent l’application d’une « méga-taxe fiscale » qui leur est faite alors qu’ils estiment qu’une clause contractuelle leur garantit un périmètre fiscal stable.

Christian N Bado
Burkina Demain

Sécurité: le chef de la Minusma consulte le président Roch Kaboré

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Le Représentant spécial et chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh ANNADIF, a été reçu en audience par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 4 novembre 2016. A l’ordre du jour, la situation sécuritaire dans la sous-région.kabore

A sa sortie d’audience, Mahamat Saleh ANNADIF a dit qu’il est venu pour marquer sa reconnaissance par rapport à la contribution du Burkina dans les troupes de la MINUSMA. Et les Nations unies veulent étudier les voies et moyens pour une mutualisation des efforts, afin que la sécurité entre les frontières, surtout malienne et burkinabè puisse être prise en compte comme un ensemble.

De ses explications, le pays est un partenaire de longue date des Nations unies, en matière de maintien de la paix. D’où sa présence dans plusieurs théâtres d’opérations en Afrique et dans le monde.

« Nous avons étudié toutes ces possibilités, les conditions vraiment d’amélioration de l’efficacité du contingent burkinabè qui est au Mali », a-t-il déclaré en disant que quelles que soient les conditions, la sécurité de l’un dépend de la sécurité de l’autre.

« La planification est permanente puisque le danger est là, l’insécurité au niveau des différentes frontières existe. Donc il est extrêmement important d’abord de s’échanger, voir comment on peut mutualiser nos forces», sa conviction.

Concernant le cas du contingent burkinabè au Mali, il a soutenu que dans les jours à venir, un redéploiement va être opéré pour que ce contingent soit encore plus proche des frontières burkinabè.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Développement : La Banque mondiale à pied d’œuvre pour réviser son partenariat avec le Burkina

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Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina

La Banque mondiale a présenté aux médias son Diagnostique systématique pays (DSP) sur la situation économique et sociale devant déboucher sur le cadre partenarial 2017-2020 entre le Burkina Faso et la Banque mondiale ce jeudi 03 novembre 2016. Il s’est agit aussi de recueillir les avis des journalistes sur les résultats du diagnostic.

Au cours des échanges avec les hommes des médias
Au cours des échanges avec les hommes des médias

Ce Diagnostique systématique pays est le résultat d’un processus de consultation débuté le 5 septembre dernier. C’est un cadre de consultation des acteurs sociaux, et il a concerné les villes de Fada, Koudougou, Kaya, Dédougou, Bobo et Ouagadougou.
Cheick Kanté, représentant résident de la Banque mondiale, a indiqué que le cadre partenarial 2013-2016 entre le Burkina et son institution est arrivé à terme et son renouvellement nécessite au préalable un diagnostique de la situation économique et sociale du pays. Ainsi, afin de prendre en compte les préoccupations des populations, la Banque a entrepris le Diagnostique systématique pays (DSP). Ces consultations se sont déroulées dans cinq régions du Burkina Faso et ont concernées le gouvernement, l’Assemblée nationale, la société civile, les coutumiers etc. et ce matin les journalistes.

«Recueillir l’avis des groupes consultés »

Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina, Cheick Kanté
Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina, Cheick Kanté

Le représentant résident de la BM a expliqué que l’objectif de ces consultations est « de recueillir l’avis des groupes consultés sur la pertinence du diagnostique de la situation économique et sociale du Burkina, notamment les contraintes majeures, et les domaines prioritaires d’actions de développement identifiés par la Banque Mondiale pour les quatre prochaines années (2017-2020) ».
Le DSP sera soumis au conseil d’administration du groupe de la Banque mondiale en décembre 2016. S’il est approuvé, alors le document cadre de partenariat pays pour la période 2017-2020 entre le Burkina et la Banque connaitra son début de rédaction.
Mais avant d’y arriver, les analyses du DSP révèlent deux défis majeures qui pourraient guidées le futur cadre partenarial. Il s’agit premièrement de la création d’emplois productifs, et deuxièmement de l’accessibilité aux services sociaux et infrastructures de base par tous pour une réduction significative de la pauvreté et une prospérité partagée. Les questions liées aux changements climatiques, à la démographie, à la gouvernance et la sécurité, à l’intégration régionale et à la stabilité macroéconomique sont aussi des contraintes à lever.

Les résultats du DSP du Burkina

Les conclusions auxquelles a abouti le Diagnostique systématique pays (DSP) sur le Burkina ne sont pas du tout reluisantes. Elles indiquent une absence de transformation structurelle de l’économie avec un déclin de la gouvernance depuis 2008 engendrant ainsi une défiance grandissante vis-à-vis de l’Etat et de ses symboles.
On constate également la persistance des inégalités, avec la concentration de plus de la moitié des richesses totales du pays entre les mains de 20% des ménages. Deux tiers des ménages sont affectées chaque année par les chocs des aléas naturels mais aussi par les chocs liés aux variations des prix, a laissé entendre Mariam Diop. Aussi Le taux d’accès à l’électricité et la densité du réseau routier demeure précaire au Burkina Faso.
Pour Mariam Diop, les solutions à ces difficultés passent tout d’abord par l’accroissement de la productivité dans le secteur agricole et une reconversion/diversification de l’économie vers des activités plus productives. Ensuite, il faut prioriser le capital humain et développer les infrastructures de base. Elle a aussi fait savoir qu’il faut une amélioration de l’environnement des affaires pour la promotion du secteur privé.
Joachim Batao
Burkina Demain

5e Forum de l’ARREC : Le Comité d’organisation rassure sur la tenue de l’événement

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C'est entouré des membres de plus collaborateurs et des membres du comité d'organisation que Mariam Nikièma a animé la conférence de presse

Ouagadougou va abriter dans une dizaine de jours, le cinquième forum de l’Autorité de régulation régionale de l’électricité de la CEDEAO (ARREC) et la huitième réunion des comités consultatifs. Pour situer l’opinion nationale et internationale sur les préparatifs des deux événements, Mariam Nikièma, présidente de l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) et présidente du comité national d’organisation desdits événements, a animé, ce jeudi 3 novembre 2016, un point de presse dans la capitale.

La présidente du comité national d'organisation, Mariam Nikièma, a souligné les enjeux du 5e forum de l'ARREC
La présidente du comité national d’organisation, Mariam Nikièma, a souligné les enjeux du 5e forum de l’ARREC

«Mettre en place le marché régional de l’électricité de la CEDEAO : opportunités et défis». C’est sous ce thème que se tiendra le 14 novembre 2016 à Ouagadougou et sous la présidence du Premier ministre burkinabè, Paul KabaThièba, le cinquième forum de l’Autorité de régulation de l’électricité de la CEDEAO (ARREC).
Selon la présidente du comité d’organisation, Mariam Nikièma, qui a animé ce jeudi 3 novembre 2016 à Ouagadougou un point de presse relatif aux préparatifs de l’événement, ce 5e forum aura pour objectif principal de promouvoir la coopération et le partage d’informations entre les organismes chargés de la régulation et de la réglementation du secteur de l’énergie électrique au sein des Etats membres de la CEDEAO.
Le ministre burkinabè de l’Energie, des mines et des carrières, le Pr Alfa Oumar Dissa, animera, juste après la cérémonie d’ouverture, une conférence sur le thème suivant : « La transition énergétique en Afrique : défis institutionnels, technologiques, environnementaux et financiers ?»

L’état des préparatifs

C'est entouré des membres de plus collaborateurs et des membres du comité d'organisation que Mariam Nikièma a animé la conférence de presse
C’est entouré de plus proches collaborateurs et des membres du comité d’organisation que Mariam Nikièma a animé la conférence de presse

En termes de préparatifs, le comité national d’organisation a déjà à son actif un nombre d’actions importantes. Il s’agit, entre autres, de l’élaboration d’un programme de tenue du forum ; l’identification des conférenciers et des sites devant abriter les travaux du forum. Et en croire la présidente Mariam Nikièma, tout est mis en œuvre pour que ce rendez-vous ouest-africain des régulateurs se tienne à bonne date.
Le présent forum de Ouaga connaîtra la participation des régulateurs, des opérateurs et des représentants des 15 pays de la CEDEAO : Bénin, Burkina Faso, Cap vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Au total, 200 délégués sont attendus de ces 15 pays. Seront également du forum les représentants du Système d’échange d’énergie électrique en Afrique de l’ouest (EEEOA/WAPP) ; du Centre régional des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC), de l’Association des sociétés d’électricité d’Afrique (ASEA) ; de la Commission de la CEDEAO ; de la Commission de l’UEMOA, ainsi que des partenaires techniques financiers.

Contenu du 5e forum de l’ARREC

La présidente Nikièma a également abordé les préparatifs de la 8e réunion des comités consultatifs prévue les 14 et 15 novembre en prélude au 5e Forum de l'ARREC
La présidente Nikièma a également abordé les préparatifs de la 8e réunion des comités consultatifs prévue les 14 et 15 novembre en prélude au 5e Forum de l’ARREC

Trois sessions principales sont au menu du 5e forum de l’ARRE. La première session porte sur l’harmonisation des politiques et règles nationales dans le cadre de la mise en place du marché régional de l’électricité de la CEDEAO. «Cette session abordera les concours et contenu de la stratégie et de la politique de restructuration des marchés nationaux d’électricité vers la mise en place d’un marché régional de l’électricité durable», a précisé Mariam Nikièma.
La deuxième session, qui a trait à la gouvernance règlementaire, traitera de la problématique de l’instauration d’une régulation transparente, prévisible et harmonisée dans la région en vue de favoriser les investissements durables et la transparence des échanges transfrontaliers d’électricité.
Constituée de deux ateliers parallèles, la troisième session abordera d’une part la gouvernance des infrastructures énergétiques, c’est-à-dire fera l’état des lieux des initiatives de la CEDEAO, des Etats et de leurs partenaires régionaux pour répondre à l’insuffisance de l’offre d’électricité ; et d’autre part les solutions innovantes pour la promotion des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Réunion des Comités consultatifs

Le 5e forum de l’ARREC sera précédé, les 14 et 16 novembre 2016, d’un autre important événement, en l’occurrence la huitième réunion des Comités consultatifs qui est un espace d’échanges et de dialogues entre les opérateurs du marché de l’électricité et les régulateurs.
«Au cours de cette réunion, les participants se pencheront sur le fonctionnement de leurs structures en vue d’harmoniser les meilleures pratiques relatives à la régulation, à la gouvernance économique, à l’intégration régionale et aux échanges intracommunautaires des services énergétiques», a indiqué la présidente du Comité national.
Et d’ajouter : «Au terme de leurs travaux, les participants feront des recommandations visant à promouvoir une meilleure organisation d marché régional de l’électricité au sein de l’espace ouest-africain pour relever les défis de la capacité limitée de la plupart des marchés nationaux dans la région.
Tout comme sur le 5e forum de l’ARREC, Mariam Nikièma, par ailleurs présidente de l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité, se veut rassurante quant aux préparatifs de la 8e réunion des Comités consultatifs. Tout est mis en œuvre pour que la réunion se tienne également à bonne date.

Mathias Lompo
Burkina Demain

France: quand Sarkozy refuse le combat avec Juppé

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Les candidats du parti de la Droite française, Les Républicains, ont tenu leur deuxième débat des primaires, ce 3 novembre 2016. On imaginait un duel, on croyait le favori des sondages et le deuxième prêts à en découdre. Pourtant, l’ex-président a tout fait pour éviter le face-à-face.sarko

« J’espère que Nicolas ne sera pas tendu comme la dernière fois. » Quelques minutes avant de pénétrer dans la salle Wagram pour le deuxième débat de la primaire de la droite, bon nombre de soutiens de l’ancien président confiaient leurs angoisses et, surtout, la principale : revoir leur candidat stressé, mal à l’aise au milieu de ses anciens ministres, esquisser ses mouvements d’épaule si symptomatiques de la tension sarkozyste. Face à lui, lors du dernier débat, Alain Juppé avait paru serein, sûr de n’avoir pas grand-chose à perdre.

Révisions

Pour ce nouveau rendez-vous, Nicolas Sarkozy a donc travaillé. « Beaucoup et sérieusement », jure-t-on dans son entourage. Son agenda a été gelé durant le pont du 1er novembre. Pas de déplacement, juste des « cartes postales » médiatiques. Une interview sur France Info mercredi matin, un entretien dans Valeurs actuelles dans la foulée et un long texte publié sur Facebook intitulé « Cartes sur table ». En coulisse, entouré de ses conseillers Sébastien Proto et Pierre Giacometti, de sa conseillère en communication Véronique Waché et du directeur des études des Républicains Franck-Philippe Georgin, l’ex-chef de l’État a révisé ses dossiers et bûché sur sa com. Consigne numéro un : se détendre.

Mise en application des conseils glanés lors de ces séances de travail ? Après une première prise de parole ce jeudi soir en forme de mise au point sur un ton un brin agacé au sujet des migrants – « Ce ne sont pas les accords du Touquet, mais les accords de Canterbury, mais, peu importe, tout le monde n’est pas obligé de connaître parfaitement le dossier » –, Sarkozy s’est évertué à se positionner au-dessus du lot.

L’atout expérience

Rappelant à ses adversaires leur condition d’anciens ministres de son quinquennat : « D’abord, ils ont le droit d’être candidats comme ils avaient le droit d’accepter les responsabilités que je leur ai confiées », enfonçant le clou au cas où certains téléspectateurs auraient été distraits : « Ils ont tous été loyaux… et solidaires », l’ancien président a tenté de jouer sa carte qu’il pense maîtresse : la carte de l’expérience. Évoquant « la lourdeur de la fonction » et sa « difficulté extrême » qu’« on découvre en l’exerçant », il ose pour finir un petit rappel historique… erroné : « Nous sommes six à avoir exercé [la fonction présidentielle] depuis 1958. » Non, sept, mais sans doute sa mémoire a-t-elle voulu effacer le triste souvenir de sa défaite face à François Hollande en 2012.

Mais ses rodomontades sur son passage à l’Élysée ne tardent pas à être éclipsées par les piques, voire les affronts bravaches de ses concurrents bien décidés ce jeudi soir à marquer leurs distances avec le numéro deux des sondages. Comme si Alain Juppé, favori de la primaire, méritait d’être ménagé en prévision du 20 novembre au soir. Selon l’expression presque devenue un tic de langage des politiques « on n’insulte pas l’avenir ». C’est donc Sarkozy, et lui seul, qui a essuyé les tirs de Jean-François Copé, Bruno Le Maire, NKM… Si lui, qu’on dit si impulsif, a su se contenir, il a en revanche été contraint par ses rivaux de jouer en défense plutôt qu’en attaque.

Tous contre Sarkozy

Épinglé par BLM pour sa promesse faite en 2012 et non tenue d’arrêter la politique en cas de défaite, il a rétorqué : « Si j’écoute Bruno, à chaque fois qu’on est battu, on n’a plus le droit de se présenter, mais je rappelle, Bruno, que tu as été battu à la présidence de l’UMP. » Empoigné ensuite (verbalement) par Nathalie Kosciusko-Morizet pour sa position sur le Grenelle de l’environnement, il a peiné à répliquer, balbutiant un vague : « Pas du tout, pas du tout. »

Une heure plus tard, c’est encore avec Bruno Le Maire que l’ex-locataire élyséen s’est écharpé. À l’outsider lui reprochant l’ouverture à des ministres de gauche, Sarkozy a répondu, cinglant : « Tu as participé au gouvernement. Je te rappelle que tu as même postulé pour être Premier ministre. »

Fleuret moucheté avec Juppé

Finalement, c’est avec son principal opposant, Alain Juppé, que la joute s’est révélée la plus feutrée, la plus ronde. Sarkozy a bien tenté un léger sarcasme quand a été posée la question d’un mandat présidentiel unique (prôné par l’édile bordelais) en lâchant, sourire en coin : « Je pense que j’aurai 67 ans à la fin de ce second mandat, il sera temps de remercier la France. » Mais, soyons francs, on l’a connu plus agressif.

« Il attaquera fort sur Bayrou », nous avait promis sa garde rapprochée. Soit, attendons… Grand absent de ce plateau pour cause de non-participation à la primaire de la droite, le président du MoDem a en effet fini vers 22 h 30 par s’inviter dans les discussions. Et par exciter (un peu) Nicolas Sarkozy. Empêchant dans le même temps le match tant attendu Sarkozy-Juppé !

Haro sur Bayrou

Au lieu d’attaquer son adversaire, Sarkozy a préféré poursuivre sa stratégie des semaines passées en s’en prenant au maire de Pau, convaincu de saisir là un créneau ultra-porteur à droite. « Je suis pour une alliance avec le centre avec lequel on a gouverné, s’est-il emporté. Je n’ai pas de problème personnel avec Bayrou. Ce n’est pas une polémique, c’est un choix politique majeur. Je me demande encore quel est le programme que nous pouvons bâtir avec François Bayrou. » Rien d’inédit dans ces propos, mais une volonté affichée de faire du Béarnais son principal opposant.

C’est finalement le calme Juppé qui a sorti les couteaux pour défendre avec vigueur son alliance avec le centre et avec Bayrou. « Je suis très surpris par cette obsession sur le cas de François Bayrou, a-t-il réagi. Je ne veux pas rentrer dans ce genre de querelle qui est totalement subalterne. J’ai fait une campagne très active en 2012 pour soutenir Nicolas Sarkozy et j’ai désapprouvé la position de Bayrou à cette époque-là. Je ne lui ai rien promis et il ne m’a rien demandé. Dans toutes les élections locales, nous avons été bien heureux de nous allier avec Bayrou. Cette attitude est suicidaire… Partir en guerre comme ça, contre une tête de Turc… »

Même à cela Sarkozy n’a pas répondu. Tout juste a-t-il utilisé sa minute de conclusion pour rappeler : « Je ne crois pas en l’identité heureuse, je n’ai pas envie d’une alternance de compromis ou d’une alternance molle. » Reste à savoir si ses efforts pour placer Bayrou dans la position d’ennemi numéro un porteront ses fruits. « Parler de Bayrou, c’est comme allumer une allumette sur une botte de foin bien sec », se félicitait un sarkozyste une heure avant le débat. Sauf que, jusqu’à preuve du contraire, le candidat que Sarkozy espère battre s’appelle Alain Juppé.

Christian N Bado
Burkina Demain
Source: Le Point

La communauté Islamique Ahmadiyya inaugure une mosquée à Kiembara

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Les populations de la commune de Kiembara, dans la province du Sourou étaient en liesse, ce vendredi 28 Octobre 2016, à la faveur de la cérémonie d’inauguration de la mosquée. Cette infrastructure d’adoration de Dieu a été réalisée par la communauté Islamique Ahmadiyya du Burkina Faso. La cérémonie d’inauguration de cette mosquée, qui a mobilisé un grand monde, s’est déroulée en présence des autorités locales, religieuses et coutumières.com-1

Les prières offertes dans la mosquée en banco figurent désormais dans le registre des souvenirs pour une grande partie de la population de la commune de Kiembara, situé à 50 km de Ouahigouya sur l’axe Ouahigouya-Tougan. Mahmood Nasir Saqib président (Amir) de la communauté Islamique Ahmadiyya continue, de présider les vendredis dans les provinces. En effet, Kiembara a bénéficié d’une mosquée flambant neuve construite et offerte par Ahmadiyya. D’où la satisfaction des populations bénéficiaires qui n’ont ménagé aucun effort pour assister nombreuses à son inauguration.
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Après la coupure symbolique du ruban qui marquait l’ouverture de la mosquée, les fidèles musulmans qui étaient là ont pris chacun place au sein de celle-ci pour la prière du vendredi. Dans son sermon, M. Saqib a émis le vœu que cette mosquée soit de véritable lieu de prière, d’adoration de Dieu, d’entente, de solidarité et de fraternité entre frères musulmans, la maison de Dieu où règneront la cohésion, le pardon et la tolérance.

A l’endroit des bénéficiaires, habitants de Kiembara, il a expliqué que de son temps, le Prophète Mohammed (SAW) a reçu des croyants d’autres fois dans sa mosquée. Face à l’incivisme qui est devenu monnaie courante dans nos sociétés, il a, dans son adresse, invité les parents à être regardants sur l’éducation et la formation des jeunes. De son avis, une bonne éducation aux profits des enfants permet de construire un monde meilleur. Mais, à défaut, c’est la nation tout entière qui va en souffrir. Cependant, il dit ne pas douter qu’un jour, Kiembara devienne l’épicentre de la paix et de la tolérance au Burkina Faso.
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En outre, il a demandé aux parents de conduire les enfants à la mosquée au lieu de les en empêcher comme le font certains. Il a ainsi souhaité que cet édifice vienne renforcer cet « esprit de tolérance » prôné par l’islam, et qui doit demeurer le leitmotiv dans leurs rapports avec les autres. Ce joyau religieux érigé, au-delà de sa valeur spirituelle, participe aussi de la beauté de la localité.
Joséphine Niamoukara, maire de la commune de Kiembara, présente à la cérémonie se dit très contente, » parce que c’est une nouvelle mosquée qui va servir à nos populations pour louer Dieu ». Tout en saluant l’initiative de la communauté Ahmadiyya, qui a offert ce joyau qui va servir à sa population, elle a dit que la mosquée est faite pour tout le monde, musulmans ou chrétiens. « Elle est faite pour nous tous, car en plus des prières, toutes les invocations de Dieu dites dans cette mosquée vont verser des bénédictions sur toute la population de Kiembara »,a-t-elle soutenu.

Face à ce geste, Isaac Woni, pasteur de l’église protestante ainsi que Robert Domba catéchiste à la paroisse, tous de Kiembara, venus assister à la cérémonie, ont témoigné leur satisfaction et leur reconnaissance à l’endroit des premiers responsables de l’Ahmadiyya. « Je demande la bénédiction de Dieu sur cette mosquée, et que tous ensemble nous nous aidons à entrainer les hommes vers Dieu », a laissé entendre le second.
Pour sa part, Isaac Woni a soutenu que cette invitation traduit l’amour qui existe entre ces deux religions.  » Nous prions toujours que cette fraternité continue jusqu’à l’éternité et merci pour l’amour que Ahmadiyya nous prouve aujourd’hui ».

Le maire de la commune de Kiembara, le président de la communauté Islamique Ahmadiyya et les responsables catholiques et protestants ont mis à profit l’occasion pour souhaiter qu’il y ait la paix, la cohésion et la solidarité pour que le Burkina puisse se construire dans la béatitude.

Youssouf KABDAOGO