Le président du Faso, Paul Henri Sandaogo Damiba a reçu ce 4 mai en audience l’ambassadeur Ibrahim El-Khouli
Malgré les changements de régimes de part et d’autre, les relations entre le Burkina Faso et la République Arabe d’Egypte n’ont cessé de se renforcer pour couvrir aujourd’hui plusieurs domaines : le commerce, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, le social et la sécurité, etc. En poste depuis le 18 février 2021, Son Excellence Ibrahim El-Khouli entend inscrire son action dans ce dynamisme continu de l’axe Ouaga-Le Caire. Ambassadeur El-Khouli l’a réaffirmé ce mercredi 4 mai à Kosyam, lors de l’audience à lui accordée par le Président du Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba.
Ambassadeur Ibrahim El-Khouli, se prêtant à la presse à sa sortie d’audience à Kosyam ce 4 mai 2022
«On a discuté des relations historiques et privilégiées entre le Burkina Faso et l’Egypte, ainsi que de l’état de la coopération technique très intense et diversifiée qui existe entre l’Egypte et le Burkina Faso qu’on compte intensifier dans les périodes à venir », a déclaré l’Ambassadeur de la République Arabe d’Egypte à sa sortie d’audience. Propos de Son Excellence Ibrahim El-Khouli, Ambassadeur de la République Arabe d’Egypte, à sa sortie d’audience ce 4 mai avec le le Président du Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba.
En poste à Ouagadougou depuis le 18 février 2021, le diplomate égyptien entend ainsi contribuer à l’intensification des relations entre nos deux pays. Faut-il le rappeler, la coopération entre l’Egypte et le Burkina touche plusieurs domaines : le commerce, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, le social et la sécurité, etc.
Confronté à l’insécurité et au terrorisme, le Burkina Faso gagnerait à renforcer ses relations avec l’Egypte, la plus puissante armée du continent, qui dispose d’une certaine expérience en la matière. Le Caire est également un poids lourd du continent en matière d’agriculture, d’irrigation, d’infrastructures socioéconomiques.
L’Egypte travaille également à prendre de plus en plus de responsabilités sur la question du changement climatique. Ainsi, le pays de Gamal Abdel Nasser se prépare à accueillir, du 7 au 18 novembre 2022 à Charm el-Cheikh, en bord de Mer rouge, la vingt-septième Conférence des Nations-Unies sur la question (COP 27).
Après trente (30) jours de pénitence, ce lundi 2 mai 2022, à l’instar des autres localités du Burkina Faso, les fidèles musulmans de la ville de Houndé ont célébré la fête de l’Aid El Fitr marquant la fin du mois de ramadan. C’est la cour de l’école « A » de Houndé qui a accueilli les fidèles musulmans de la communauté Tidiania pour la prière officielle dirigée par Cheick Sidi Mohamed SANA, grand imam de la communauté Tidiania de Houndé.
Entre prière et adoration, pour répondre au cinquième pilier de l’islam, les fidèles musulmans de Houndé ont débuté cette fête de Ramadan par la traditionnelle prière. En présence de l’honorable Boureima Dissan Gnoumou, ancien député maire de la commune de Houndé. La cours de l’école « A » de Houndé, comme il est de coutume, a refusé du monde.
La reconnaissance est à Dieu pour avoir donné la force aux uns et aux autres afin qu’ils puissent traverser cette période de don de soi, d’obéissance et de retenue, a déclaré l’imam de la grande mosquée Tidiania de Houndé, Cheick El hadj Sidi Mohamed Sana. Il a aussi prié pour le retour de la paix, la bonne gouvernance, la stabilité et la santé au Burkina Faso.
L’ancien maire de la commune de Houndé a invité les fidèles musulmans à prier pour la paix, la cohésion sociale, l’union, le vivre ensemble et le pardon. « Aujourd’hui est un grand jour c’est-à-dire le jour de Ramadan. Après 30 jours de pénitence, de prières intenses, ce que je voudrais demander à la suite des imams, que toutes les prières qui ont été faites pendant ce mois béni de Ramadan soient exaucées par Dieu et qu’Il nous accorde les mérites desdites prières », a imploré Boureima Dissan Gnoumou.
e Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a reçu en audience, ce mercredi après-midi, l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Andreas Pfaffernoschke
Le Président du Faso, le Lieutenant- colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a reçu en audience, ce mercredi après-midi, l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Andreas Pfaffernoschke. Les deux personnalités ont échangé sur la coopération germano- burkinabè.
«Processus de Transition : l’Allemagne prête à accompagner le Burkina Faso
(Ouagadougou, 04 mai 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a reçu en audience, ce mercredi après-midi, l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Andreas Pfaffernoschke. Les deux personnalités ont échangé sur la coopération germano- burkinabè.
« J’ai rassuré le Président du Faso de l’accompagnement du processus de la Transition par la République Fédérale d’Allemagne », a déclaré le diplomate allemand à l’issue de l’audience. Il a ainsi abordé avec le Chef de l’Etat les possibilités d’améliorer et d’approfondir la coopération entre les deux Etats.
M. Pfaffernoschke a formulé le vœu qu’un accord soit bientôt trouvé avec la CEDEAO pour que « le Burkina Faso retrouve sa famille régionale », un accord avec la Transition et sur l’agenda de la Transition.
Le diplomate allemand dit avoir insisté sur le fait que la Transition doit être menée à bien, pour, à la fin, aboutir à un retour à l’ordre constitutionnel normal.
Au cours de l’entretien entre l’Ambassadeur allemand et le Président du Faso, la situation sécuritaire et les mesures prises pour le retour de la sécurité dans le pays ont été également évoquées. « On a aussi parlé du soutien de l’Allemagne pour le secteur de la sécurité », a souligné l’Ambassadeur Andreas Pfaffernoschke.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso»
Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a accordé, ce mercredi en fin de matinée, une audience à l’Ambassadeur de Turquie dans notre pays, Madame Nilgün Erdem Ari
Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a accordé, ce mercredi en fin de matinée, une audience à l’Ambassadeur de Turquie dans notre pays, Madame Nilgün Erdem Ari. Les échanges entre le Chef de l’Etat et la Cheffe de la mission diplomatique turque au Burkina Faso ont porté sur l’état de la coopération bilatérale turco-burkinabè.
«Diplomatie : vers un renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Turquie
(Ouagadougou, 4 mai 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a accordé, ce mercredi en fin de matinée, une audience à l’Ambassadeur de Turquie dans notre pays, Madame Nilgün Erdem Ari.
Les échanges entre le Chef de l’Etat et la Cheffe de la mission diplomatique turque au Burkina Faso ont porté sur l’état de la coopération bilatérale turco-burkinabè.
« Nous nous sommes entretenus avec le Président du Faso sur tous les domaines de coopération entre nos deux pays », a déclaré l’Ambassadeur Nilgün Erdem Ari, à l’issue de son entretien avec le Président du Faso. Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA et son hôte ont ainsi revisité les relations de coopération économique et commercial. Il se sont également intéressés au secteur des mines et au domaine de la lutte contre le terrorisme.
« Nous nous sommes mis d’accord sur le renforcement de cette coopération », a soutenu Mme Nilgün Erdem Ari qui a, par ailleurs, annoncé avoir, « exprimé au chef de l’Etat la disponibilité de la Turquie à accompagner le Burkina Faso, pays frère et ami ».
Direction de la communication de la présidence du Faso »
Comme ici lors de sa rencontre le 19 février avec les faitières des médias, le président de la Transition burkinabè Henri Paul Damiba, salue l'action des journalistes et des médias à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse
Le monde célèbre ce mardi 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse. A cette occasion, le président de la Transition salue dans ce message le professionnalisme et la contribution des journalistes et des médias dans la construction d’une expression plurielle dans le pays. Voici l’intégralité de son message.
Des hommes et femmes de médias burkinabè dans leurs oeuvres, ce mardi 3 mai au Centre national de presse Norbert Zongo, à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la liberté de presse
«Le monde entier célèbre ce 03 Mai, la journée mondiale de la liberté de presse. Je rends hommage aux hommes et femmes de médias burkinabè qui, dans des situations souvent très difficiles, s’investissent chaque jour pour informer, sensibiliser et éduquer nos compatriotes sur les enjeux et les défis de notre pays et du monde. Le droit d’exprimer librement ses opinions en toute sécurité, dans le respect des textes et dans l’intérêt des citoyens, est un droit fondamental garantie par les lois de notre pays.
Je salue le professionnalisme et la grande contribution des journalistes et des médias à la construction d’une expression plurielle dans notre pays.
Le thème national de cette journée, « Les médias burkinabè face à la révolution numérique: comment mourir pour mieux renaitre? », est une invite à la résilience, à l’extraordinaire capacité d’adaptation de la presse face aux assauts du numérique, pour mieux se consacrer à sa fonction originelle. Il nous appartient à tous d’en saisir les risques et les enjeux au bénéfice de nos populations, afin de faire en sorte que le numérique renforce et protège la profession de journaliste.
A cette occasion, je réaffirme ma disponibilité et mon engagement à garantir l’expression d’une presse libre et indépendante au service de notre pays.
La musicothérapie, c’est contribuer au bien-être des personnes en favorisant la restauration de l’estime de soi ainsi que l’apaisement des tensions du corps et de l’esprit. En cela, elle peut être salvatrice pour les malades de la drépanocytose. Démonstration ici avec Yé Lassina Coulibaly.
L’auteur-compositeur Yé Lassina Coulibaly explicite ici ce que peut apporter la musico-thérapie dans la prise en charge des malades de drépanocytose
«Drépanocytose et Musico- thérapie avec Yé Lassina Coulibaly
Sensibilisé très tôt à cette affection, fréquente en Afrique, qu’est la drépanocytose, j’en ai approfondi la connaissance lorsqu’un membre de ma proche famille en a été atteint.
J’ai très vite compris que le fait qu’il s’agisse d’une maladie génétique héréditaire touchant les globules rouges, l’impact sur la vie familiale et les retentissements psychologiques sur les patients et leurs familles pouvaient être importants, allant de l’angoisse de mort à la culpabilité pour les parents d’avoir transmis la maladie.
Or, pour moi, la finalité de la musicothérapie c’est de contribuer au bien-être des personnes en favorisant la restauration de l’estime de soi ainsi que l’apaisement des tensions du corps et de l’esprit.
C’est pourquoi, cette pratique peut s’avérer bénéfique pour accompagner les personnes atteintes de drépanocytose comme de nombreuses autres pathologies.
Place centrale de l’art dans l’éducation en Afrique
En Afrique, l’art a toujours eu une place centrale dans l’éducation comme dans le soin. Si mon approche de la musicothérapie se fonde sur mes racines africaines, ma pratique s’appuie également sur mes observations, expériences et connaissances acquises en Afrique et en Occident. Ma compétence est reconnue sur le plan international.
Compte tenu d’un contexte et d’un mode de vie très différents, il n’est évidemment pas possible de transposer intégralement cette approche dans la société occidentale. On peut cependant en retenir les valeurs humaines et de fraternité qui sous-tendent majoritairement, en Afrique, la prise en charge par le groupe des personnes atteintes de drépanocytose.
En premier lieu, lors des séances de musicothérapie, j’essaie de partager la présence de la personne et d’échanger par la salutation, puis par l’évocation de choses simples: des évènements de la vie de tous les jours, des liens familiaux, des relations amicales, de l’environnement social, de l’école, des centres d’intérêt, des préoccupations personnelles…
En règle générale, amener les participants à parler de ce qui les anime leur permet naturellement d’entrer en contact avec les autres et de goûter à la sérénité du partage…
Accéder à la sensibilité du patient !
Pour entrer dans la dynamique de soin il faut que le patient nous laisse accéder à sa sensibilité, même par le silence: sa posture, son regard, sa présence en disent parfois plus que la parole. C’est au musicothérapeute d’adapter sa pratique à l’état du patient. Cela peut s’apparenter à une démarche d’apprivoisement mutuel au sens noble du terme…
Il s’agit, en exploitant totalement la puissance et le pouvoir de la musique, d’établir une communication humaine basée sur le respect et l’échange, de sauvegarder la pudeur et la dignité des personnes quels que soient les problèmes liés à leur pathologie, de leur faire prendre conscience de leur propre richesse, de réveiller leurs potentialités et de les aider à les utiliser dans la vie quotidienne.
J’essaie de leur insuffler la confiance en eux en commençant par de modestes objectifs qui deviennent autant de petites victoires sur leurs peurs. Pas à pas on avance, on trouve le courage de bouger, de relever la tête, de sourire, d’ouvrir les yeux sur l’extérieur et sur soi-même.
L’atelier de musicothérapie doit offrir un espace où peuvent s’exprimer, de manière non-verbale, les émotions et le mal-être, se libérer les tensions, mais doit aussi procurer du plaisir et être un lieu d’épanouissement où l’on se ressource et retrouve l’estime de soi.
Grande variété de techniques
Il existe une grande variété de techniques, chaque musicothérapeute y puise en fonction de sa sensibilité personnelle, de la pathologie et de la psychologie du patient.
Mes ateliers de musicothérapie comportent, en règle générale, cinq grands axes: toucher des instruments, écoute de la musique, reproduction des sons et du rythme, expression corporelle, relaxation.
Dans le cadre d’ateliers d’initiation et de découverte de la musicothérapie, je m’appuie principalement sur le travail sur les instruments à peaux (djembé, doumdoumba, tama) et la sanza.
Le frottement des peaux des instruments à différentes intensités, auquel j’initie les participants, est un excellent moyen de les rendre acteurs des séances, de les connecter avec eux-mêmes, avec les autres et avec le thérapeute. Ensemble, nous produisons des vibrations sonores basses, je joue de manière à évoquer les battements du cœur et cerne le moment précis pour qu’il y ait une résonance profonde.
Cet exercice permet de sentir les vibrations, d’essayer de créer un mouvement entre le corps et l’esprit. Afin de « réveiller » le corps j’utilise les fréquences basses car en musicothérapie, les fréquences basses et médiums ainsi que les vibrations et zones de sonorités sont à la base de l’exploration musicale. On peut ensuite développer la polyrythmique, la coordination, l’écoute, et valoriser le silence, le tempo et les accélérations.
Apprivoisement du rythme à l’aide de mouvements des pieds et des mains
Ce travail passe aussi par l’apprivoisement du rythme à l’aide de mouvements des pieds et des mains. Cette gestuelle a une résonance physique qui favorise la remise en mouvement harmonieuse de l’ensemble du corps.
Progressivement, j’invite les enfants ou les adolescents à produire du rythme afin qu’ils prennent conscience que leur corps est vivant. Ils peuvent se mouvoir en rythme et créer ensemble un mouvement harmonieux : il ne s’agit pas de danse mais d’expression corporelle sur fond musical. Cela permet de faire tomber les tensions profondes et est source de plaisir et de satisfaction.
La musique est dans notre corps, dans notre âme, dans notre fonction, tout dépend de la manière dont on l’aborde et l’utilise. Il suffit d’introduire la musique, comme une respiration, pour détendre et accompagner.
L’équilibre et une meilleure maîtrise de la respiration
Cette remise en mouvement du corps, qui favorise l’équilibre et une meilleure maîtrise de la respiration, a une fonction apaisante et rassurante.
Puis vient le travail vocal basé sur des sons pour réchauffer la voix, cet exercice permettant de libérer le sternum et le corps tout entier.
Je me sers du chant de toutes sortes de manières : description chantée de ce qui se passe, le chanté-parlé, l’improvisation avec ou sans paroles ainsi qu’instrumentale.
Avec certains groupes, j’utilise la voix d’abord sur un mode ludique: par exemple imiter les cris d’animaux ou les bruits de la rue… C’est une manière de briser la glace et de rire de soi-même et du thérapeute! Et je constate combien le plaisir du son peut être motivant.
Pour ce travail vocal je puise aussi dans mon répertoire. Sans les obliger à produire, j’installe comme un jeu, ça peut devenir drôle et favoriser le lâcher-prise.
J’utilise une très grande palette musicale: la souplesse de l’harmonie, les accords diversifiés, les percussions, les sonorités de la kora et du balafon, celles de la flûte et des techniques vocales…
«La musique est le langage des émotions»
Toutes les sonorités de la musique traditionnelle africaine suscitent des réactions corporelles et émotionnelles différentes. Selon les accords, les gammes utilisées peuvent faire écho avec notre corps et notre cerveau et créer des émotions: « la musique est le langage des émotions » (Kant).
Toutes les musiques du monde peuvent apaiser les maux du corps et de l’esprit. Pour moi, la musique est, depuis longtemps, une nourriture de l’esprit …
Ainsi, on pourra tenter de réveiller leur énergie perdue pour de multiples raisons : fatigue, souffrance physique et psychique, peur de l’avenir, perte de l’estime de soi… Dans la période de l’adolescence, c’est particulièrement important d’insuffler aux jeunes la confiance en leurs potentialités et dans l’avenir.
Faire avec et ensemble me semble être une règle essentielle héritée de mon enfance africaine, de même que le sens de l’humour et la place laissée à la légèreté afin de ne pas dramatiser le mal et offrir aux patients une belle récréation artistique.
Quel que soit le type de prise en charge qui m’est demandée je suis l’élément central. Comme un artisan j’ai ma caisse à outils, si l’un ne marche pas j’en essaie un autre, Il faut être constamment à la recherche de ce qui fera sens pour l’autre et ne négliger aucun petit caillou susceptible de faire grandir la montagne…
Dans tous les cas, mon intervention se veut respectueuse de l’énergie et de la perception de chaque personne. Pour ce faire, je suis attentif à la personnalité, la singularité, au ressenti et aux réactions de chacune d’elles.
Il faut savoir faire preuve d’intelligence et de sensibilité humaine au-delà des codes, et croire en l’extraordinaire capacité et force de la musique pour rassembler les hommes d’origines diverses mais aussi dotés de qualités artistiques différentes.
Celui qui est enraciné dans sa culture et son histoire n’a pas peur de l’ouverture et du dialogue, au contraire il s’en nourrit.
Solidarité, générosité, fraternité, partage, sont les valeurs qui sous-tendent la dimension universelle de mon travail…
Il y avait du monde ce lundi à la place Wara-Wara à Bobo à l'occasion de la prière du Ramadan
Comme les précédentes célébrations, les deux traditionnelles places fortes que sont la Place de la Nation à Ouaga et la Place Wara-Wara à Bobo ont été bondées de monde ce 2 mai 2022 à l’occasion de la prière collective marquant la fin du jeûne musulman, donc la fête de l’Aïd El Fitr, communément appelée Ramadan.
Il y avait également du beau monde ce lundi à la place de la Nation à Ouaga à l’occasion de la prière du Ramadan
Dans l’une ou l’autre place forte, les prières, les messages des leaders musulmans exhortaient à la cohésion sociale, à la tolérance et à la foi à l’avenir. «La journée d’aujourd’hui nous invite à nous accepter dans nos différences et nous unir pour un mieux-être», a plaidé El Hadj Abdallah Ouédraogo à Ouagadougou.
C’était le même son de cloche à Bobo, où l’imam Siaka Sanou rappelait au même moment la nécessité pour les uns et les autres de promouvoir la culture de la paix, le pardon et la cohésion sociale dans le pays.
«Le Burkina toujours un et indivisible »
A l’instar des autres célébrations, la tolérance religieuse a été observée, avec la présence aux côtés des frères musulmans des représentants de la communauté chrétienne. « Cette fête nous rappelle que le Burkina Faso, malgré les épreuves qu’il traverse, demeure un et indivisible. Nous sommes amenés à communier avec nos frères et sœurs des autres confessions religieuses, a indiqué à juste titre le président de la communauté musulmane de la capitale, Moussa Koanda.
«J’invite tous les filles et fils du pays à cultiver le dialogue et la cohésion sociale au sein de leurs communautés respectives», a exhorté de son côté l’imam Siaka Sanou de Bobo-Dioulasso .
«Le contexte sécuritaire délétère du Burkina exige de nous l’acceptation et l’amour du prochain», a laissé entendre pour sa partl’abbé Johnny Boya, secrétaire de la nonciature apostolique.
« Les médias burkinabè face à la révolution numérique : comment mourir pour mieux renaitre ?». C’est sous ce thème que le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) et les acteurs des médias célèbreront ce mardi 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Au menu de la célébration, plusieurs activités. Plus de détails dans ce communiqué de presse.
«3 mai 2022 : Journée Mondiale de la Liberté de la Presse
Depuis sa création, le CNP-NZ a toujours célébré la journée du 3 mai, Journée Mondiale de la Liberté de la Presse en collaboration avec divers partenaires du monde des médias. Le CNP-NZ choisit à chaque fois une thématique spécifique en lien avec le thème international mais beaucoup plus orienté vers les préoccupations nationales.
Cette année le thème choisi est : « Les médias Burkinabè face à la révolution numérique : comment mourir pour mieux renaitre ? »
Au programme de cette célébration :
– Mardi 3 mai dans la salle HS du CNP-NZ
10H00 : Cérémonie de la journée du 3 mai
– Lancement du Prix Marie Soleil de la meilleure journaliste
– Présentation des résultats de « Etude sur l’Etat de la Liberté de la Presse, 2021 »
10h30 : Panel sur le thème : « Les médias Burkinabè face à la révolution numérique : comment mourir pour mieux renaitre ? »
Au Burkina Faso, ces cinq dernières années l’on a enregistré plus de médias en ligne qu’il n’a existé de presse écrite au Burkina Faso alors que cette presse écrite est tout simplement l’ancêtre des médias modernes. On assiste donc à un abandon de plus en plus de la presse écrite imprimée et cela aussi bien par les professionnels de l’information que les usagers consommateurs de l’information.
Pour ne pas disparaitre complètement, les acteurs sont bien obligés de résister, s’adapter voire de se réinventer. La question préoccupe plus d’une personne.
Et c’est pourquoi cette année, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le monde des médias a décidé de plancher sur le thème « Le journalisme sous l’emprise du numérique ». Dans le même sens, au niveau national, le thème retenu est « les médias burkinabè face au numérique : comment mourir pour bien renaitre ? ».
A l’occasion donc du 3 Mai 2022, les acteurs des médias burkinabè sont invités à réfléchir sur ce thème et tracer un nouvel avenir pour la presse.
Le panel sera animé par :
– Boureima Ouedraogo, journaliste et Directeur de publication du journal « Le Reporter » et du Media en Ligne INFOH24
– Issouf SARE, Directeur General de la télévision BF1
– Dr Cyriaque Paré, Enseignant chercheur et Directeur de Publication du média en ligne, le Faso.net
– Modérateur : Nadoum COULIBALY, Journaliste à Sidwaya
La célébration du 3 mai 2022 sera clôturée par un tournoi de football le jeudi 5 mai à partir de 16h sur le terrain de Siguian Sport ARENA à Ouaga 2000. Les équipes de la presse seront aux prises avec les équipes des écoles de journalisme, IPERMIC et ISTIC. En levée de rideau, le CNP-NZ affrontera une nouvelle fois l’équipe du CSC.
Le Centre de presse Norbert Zongo invite toutes les femmes et hommes de médias, ses partenaires, les défenseurs des droits humains et de la liberté de la presse, ainsi que les citoyens épris de liberté et de justice à s’associer à elle pour commémorer cette journée.
3 mai 2022 !
Pour que vive la liberté de la presse et d’information !
Le 28 avril 2022 s’est tenu dans la salle de conférence de la mairie de Houndé, un atelier sur le contenu local dans les industries extractives du Burkina Faso. Initié par le Centre de gouvernance démocratique (CGD), cet atelier a pour objectif de présenter aux organisations professionnelles (Chambre consulaire, Association des commerçants, éleveurs et aux organisations de la société civile (femmes, jeunes, syndicats) le contenu local en matière de fournitures des biens et services dans les sociétés minières au Burkina Faso.
L’atelier sur le contenu local dans les industries extractives a été aisément animé par Monsieur Elie Kaboré, journaliste et expert des questions minières et le chargé de programme du CGD, Anselme Asseghna Somda
Du contenu local, il ressort qu’il existe un éventail de mesures et mécanismes mis en place dans le cadre des conventions et contrats miniers pour contraindre les entreprises à s’impliquer dans le développement des communautés locales.
Le contenu local peut se mesurer en pourcentage de matériaux, de personnel, financement, biens et services produits et intégrés dans l’activité locale de l’entreprise. Il peut aussi se traduire par des investissements dans la formation des travailleurs locaux, notamment via des partenariats avec des universités du pays et des transferts de technologies.
Pour rendre le contenu local effectif au Burkina Faso, des dispositifs réglementaires ont été mis en place. D’où le décret 2021-1142 portant conditions de la fourniture locale dans le secteur minier. Ce décret vise à contraindre les sociétés minières à promouvoir les fournitures locales des biens et services miniers, faciliter le transfert des compétences et technologies au profit des nationaux, permettre aux nationaux de profiter au mieux des opportunités qu’offrent le secteur minier. Ce décret est assorti d’un arrêté 2021-372/MTEML/MEFP/MDIAPME du 3 décembre 2021 portant établissement de la liste des biens et services fournis aux sociétés minières.
Le décret stipule que les sociétés minières ont obligation de publier leurs plans annuels de besoins des biens et services afin de permettre aux entreprises locales de soumissionner.
L’atelier a été salué par les participants car il a été très instructif notamment le décret qui vient soulager la souffrance de commerçants de Houndé qui ne se sentent pas pris en compte par la société minière Houndé Gold Opération SA.
Aussi les bases d’un dossier de plaidoyer ont été jetées afin de recueillir les doléances des organisations professionnelles. Ce plaidoyer sera soumis auprès du DG de HGO. Le dossier sera finalisé par le CGD et sera conduit par la chambre consulaire et les OSC de Houndé.
L’atelier sur le contenu local dans les industries extractives a été aisément animé par Monsieur Elie Kaboré, journaliste et expert des questions minières et le chargé de programme du CGD, Anselme Asseghna Somda.
Le Premier ministre Albert Ouédraogo (à gauche) recevant le cahier de doléances des syndicats
Vu du côté des centrales syndicales, ce 1er Mai 2022, fête du Travail, est considéré comme exceptionnel. Tenez ! Un Premier ministre avec presque tout son gouvernement mobilisé pour recevoir le message des organisations syndicales or il fût des moments dans ce pays où les responsables syndicats se sont retrouvés sans interlocuteur pour recevoir leur traditionnel message du 1er mai. Pour le PM Albert Ouédraogo, au-delà de ce rituel, le Gouvernement rassure le mouvement syndical de notre pays, qu’il prend à cœur, les questions qui sont contenues dans son cahier de doléances et réaffirme sa disponibilité au dialogue.
«Tout comme à ma prise de contact avec vous, le 13 avril dernier, je sollicite de nouveau l’accompagnement des organisations syndicales pour la réussite du processus de Transition en cours et à maintenir le dialogue dans ces moments difficiles que traverse notre Faso», a-t -il plaidé.
Voici l’intégralité du message du chef du gouvernement au monde syndical :
«Avant tout propos, je voudrais, au nom du président du Faso et de l’ensemble de mon Gouvernement, rendre un vibrant hommage aux travailleuses et travailleurs qui ont quitté cette terre, dont leurs actions ont contribué au rayonnement du monde du travail.
Je voudrais, à cet instant solennelle, souhaiter une bonne commémoration du 1er mai à l’ensemble des travailleurs du Burkina Faso. Je leur rends un vibrant hommage pour le travail colossal qu’ils abattent au quotidien, le plus souvent dans des conditions difficiles. C’est à la limite un sacerdoce, qui permet à notre pays, d’avancer sur les sentiers du développement.
Chers partenaires
En recevant votre cahier de doléances ce matin, je suis animé d’un sentiment de reconnaissance envers les partenaires sociaux, cette force d’écoute, pour le soutien que vous apportez à mon Gouvernement pour la réussite de la Transition et la consolidation de la vitalité du dialogue social dans notre pays. Je ne doute point de la pertinence des doléances soumises au Gouvernement.
Chers partenaires sociaux
C’est le lieu pour moi de rassurer l’ensemble des syndicats que leurs préoccupations seront examinées avec la plus grande attention et que leur résolution va se faire dans la limite de nos moyens. En tout état de cause, j’ai demandé à l’ensemble des départements ministériels, de ressortir les protocoles d’accords signés par l’Etat, pour examen diligent.
Au-delà de ce rituel, le Gouvernement rassure le mouvement syndical de notre pays, qu’il prend à cœur, les questions qui sont contenues de ce cahier et réaffirme sa disponibilité au dialogue.
Chers partenaires sociaux
C’est cet esprit qui a guidé la prise de contact que j’ai eue avec les syndicats et le patronat, le 13 avril dernier. Je tiens encore une fois de plus, à saluer l’ensemble du monde du travail, tant du privé que du public, pour les efforts consentis au quotidien, pour le développement de notre chère patrie.
Toute ma reconnaissance va également aux syndicats pour leur intérêt au dialogue social et pour leur constante disponibilité, pour en faire un instrument privilégié de renforcement de la gouvernance dans notre pays.
Chers partenaires sociaux
Tout comme à ma prise de contact, je sollicite de nouveau l’accompagnement des organisations syndicales pour la réussite du processus de Transition en cours et à maintenir le dialogue dans ces moments difficiles que traverse notre Faso.