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L’Afrique a besoin de réponses à plusieurs niveaux pour accélérer la relance après les chocs

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La Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Hanan Morsy, déclare que divers efforts aux niveaux national, continental et mondial sont nécessaires pour répondre également aux chocs subis par l’Afrique à la suite de la pandémie de COVID-19 ainsi que la guerre entre la Russie et l’Ukraine

La Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Hanan Morsy, déclare que divers efforts aux niveaux national, continental et mondial sont nécessaires pour répondre également aux chocs subis par l’Afrique à la suite de la pandémie de COVID-19 ainsi que la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

«L’Afrique a besoin de réponses à plusieurs niveaux pour accélérer la relance après les chocs

Dakar, le 11 mai 2022 (CEA) – La Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Hanan Morsy, déclare que divers efforts aux niveaux national, continental et mondial sont nécessaires pour répondre également aux chocs subis par l’Afrique à la suite de la pandémie de COVID-19 ainsi que la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

S’exprimant sur le thème de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (CoM 2022) de cette année, « trouver des solutions innovantes », à Dakar, au Sénégal, Morsy fait remarquer que le continent a été frappé par un trio de chocs alimentaires, énergétiques et finances.

«Même avant la pandémie, l’Afrique avait d’énormes besoins de financement du développement. En termes d’infrastructures, on estime que le continent a besoin de 150 à 170 milliards de dollars par an. Pour l’éducation, nous avons un déficit de financement de 39 milliards de dollars par an. L’Afrique a également besoin de 3 à 5 % de son PIB pour financer l’action climatique. Ces déficits ont été entravés par la pandémie », explique-t-elle.

Parmi les autres dynamiques de financement mondiales, la question de la hausse de l’inflation en Europe et ailleurs a augmenté les coûts d’emprunt extérieurs pour les pays africains et accru les risques d’inversion des capitaux. Lorsque la guerre a éclaté en Ukraine, la relance lente et régulière de l’Afrique a été mise à rude épreuve.

«Nous avons également vu le prix des engrais doubler et les prix du pétrole et des denrées alimentaires augmenter car la Russie et l’Ukraine représentent une part importante en termes de matières premières dans le blé, le maïs, l’orge, le pétrole et le gaz », ajoute-t-elle.

Les ménages africains consacrent en moyenne 42 % de leurs dépenses à l’alimentation. Cela signifie que les chocs produits par la guerre ont touché les plus vulnérables, principalement en Afrique.

Pour affronter ces chocs à court terme, Mme Morsy s’est référée aux conclusions tirées par un groupe de travail constitué par le Comité ministériel avant la CoM 2022.

«[Le groupe de travail préconise] de prolonger de deux ans l’Initiative de suspension du service de la dette et de renoncer aux surtaxes du FMI pendant deux à trois ans. En termes de financement d’urgence également, le FMI doit relever les limites d’accès des pays pour obtenir des financements », souligne-t-elle.

Au niveau continental, elle implore les gouvernements africains de soutenir la Facilité de liquidité et de durabilité proposée par la CEA, de plaider en faveur de garanties partielles pour réduire les risques de financement du secteur privé et d’utiliser davantage de système de gestion du passif pour prolonger les échéances, revoir les exonérations fiscales pour le secteur privé et intensifier la mobilisation des ressources nationales.

La Conférence annuelle des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (CoM) est le plus grand évènement annuel de la CEA et offre aux participants l’occasion de débattre des questions clés sur le développement de l’Afrique et de discuter du rendement du groupe de réflexion dans l’exécution de son mandat.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter la page Internet de CoM2022.

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org»

Carburants à Ouaga : Remplissage des réservoirs avant la hausse des prix à la pompe !

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Dans une station d'essence de la capitale dans la soirée de ce mercredi 11 mai 2022

Selon un arrêté conjoint signé ce mercredi 11 mai par Abdoulaye Tall et Seglaro Abel Somé, respectivement ministre du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises et ministre de l’économie, des finances et de la prospective ; les prix de vente détail aux consommateurs des hydrocarbures (Super 91, Pétrole, Gasoil et Mélange Deux Temps) connaîtront une augmentation à compter de ce jeudi 12 mai.

La hausse atteint par exemple les 100 F pour l’essence Super 91. A l’annonce de ces augmentations de prix, beaucoup de citations n’ont pas hésité à faire un tour dans les stations, histoire de faire du réservoir avant l’entrée en vigueur des nouveaux prix qui se présentent ainsi qu’il suit dans cet Arrêté Conjoint.

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des Ministres du 11 mai 2022

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Ministre Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 11 mai 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul-Henri Sandaogo DAMIBA Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

 Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a examiné un avant-projet de loi Organique portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil d’Orientation et de Suivi de la Transition (COST).

Le Conseil d’Orientation et de Suivi de la Transition est le 2ème organe de l’architecture institutionnelle de la Transition. L’article 13 de la Charte de la

Transition dispose qu’il « est l’organe de définition et d’orientation des questions de paix, de stabilité et de sécurité nationale. Il fixe les grandes orientations des politiques de l’Etat en la matière et assure le suivi de la mise en œuvre de la Transition».

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée législative de la Transition.

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso chargé de la Cohésion sociale et de la réconciliation nationale :

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du Cabinet du ministre d’Etat auprès du Président du Faso, chargé de la Cohésion sociale et de la réconciliation nationale.

L’adoption de ce décret permet au département chargé de la Cohésion sociale et de la réconciliation nationale d’assurer efficacement ses missions conformément aux dispositions du décret n°2022-022/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 31 mars 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2016099/PRES du 23 mars 2016 portant organisation des services de la Présidence du Faso.

I 2 AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a examiné trois (03) avant-projets de loi.

Il s’agit :

–  du projet de loi portant statut de pupille de la Nation ;

–  du projet de loi portant statut de héros de la Nation ;

–  du projet de loi portant statut de martyr et d’invalide de la Nation.

Ces projets de loi visent à assurer une meilleure prise en charge des enfants mineurs, des victimes du terrorisme, des martyrs ou d’invalides, ainsi que des héros de la Nation. Elles permettront d’apporter un soutien efficace aux familles endeuillées ou devenues vulnérables, du fait de certaines circonstances ou événements ayant marqué la vie de la Nation.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission de ces trois (03) projets de loi à l’Assemblée législative de la Transition.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2021, au 31 décembre.

Sur une prévision annuelle de 2 181,98 milliards F CFA dans la loi de finances rectificative, le niveau global de mobilisation des ressources du budget général de l’Etat à fin décembre 2021 s’établit à 2 250,84 milliards F CFA, soit un taux de réalisation de 103,16% correspondant à une hausse de 196,42 milliards F CFA par rapport à 2020 à la même période.

Au titre des dépenses budgétaires, à fin décembre 2021, sur une prévision annuelle de 2 672,78 milliards F CFA, le niveau d’exécution global des dépenses s’est établi à 2 589,05 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 96,87%. A la même période en 2020, le niveau de dépenses était de 2 424,89 milliards F CFA sur des prévisions de 2 532,76 milliards F CFA correspondant à un taux de 95,74%. Il ressort donc un accroissement du niveau d’exécution des dépenses de 164,16 milliards F CFA en 2021 par rapport à 2020.

Le deuxième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2022, au 31 mars.

Les prévisions de recettes, au titre de la loi de finances initiale pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2022 se chiffrent à 2 449,11 milliards F CFA, dont 2 110,04 milliards F CFA et 339,07 milliards F CFA respectivement pour les recettes ordinaires et les ressources extraordinaires.

Au 31 mars 2022, le niveau de mobilisation des recettes budgétaires s’établit à

497,79 milliards F CFA sur des prévisions ajustées de 2 449,11 milliards F CFA, soit un niveau de recouvrement de 20,33% correspondant à une baisse de 2,62% par rapport à 2021 à la même période.

Au 31 mars 2022, le recouvrement des recettes ordinaires se chiffre à

491,66 milliards F CFA soit des taux d’exécution annuel et trimestriel respectifs de 23,30% et 102,66%. Par rapport au recouvrement de 2021 à la même période qui était de 433,28 milliards F CFA, les recettes ordinaires sont en hausse de 58,38 milliards F CFA.

A fin mars, le budget de l’Etat 2022, enregistrait un niveau d’exécution base

«engagée visée » de 659,08 milliards F CFA sur un crédit de paiement ajusté de 2 919,15 milliards F CFA soit un taux d’exécution de 22,58%. A la même période en 2021, le montant « engagé visé » était de 650,99 milliards

F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 24,55% sur des crédits de paiement de 2 651,77 milliards F CFA.

Entre les deux exercices budgétaires (2021 et 2022), il ressort une hausse du niveau d’exécution du budget de l’Etat base « engagée visée » de 8,09 milliards F CFA, soit 1,24% en variation relative.

En ce qui concerne la gestion de la trésorerie, au 31 mars 2022, le niveau des encaissements est de 780,01 milliards F CFA et celui des décaissements de 844,01 milliards F CFA. En rapprochant les encaissements aux décaissements, il se dégage un solde débiteur de 64 milliards F CFA.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions idoines en vue d’une meilleure exécution du budget de l’Etat pour le reste de l’année 2022.

Il a recommandé la poursuite des réformes du budget programme et des actions de rationalisation des charges de fonctionnement en vue de dégager plus d’espace budgétaire pour financer les dépenses d’investissement.

Le troisième rapport est relatif à un décret portant réglementation générale de l’endettement public et de la gestion de la dette publique.

Ce décret vise la relecture et la fusion de deux décrets en un seul pour plus d’efficacité. Il s’agit :

–  du décret n°2009-150/PRES/PM/MEF du 27 mars 2009 portant réglementation générale de l’endettement public et de gestion de la dette publique ;

–  du décret n°2009-149/PRES/PM/MEF du 27 mars 2009 portant modification du décret n°096-195/PRES/PM du 11 juin 1996 portant création du Comité national de la dette publique.

L’adoption de ce décret vise à répondre aux impératifs de gestion efficace de la dette publique, conformément aux standards internationaux et à contribuer à promouvoir la discipline, la transparence et la responsabilité en vue de parvenir à une dette soutenable.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a examiné un avant-projet de loi portant gestion durable des sols au Burkina Faso.

Cet avant-projet de loi vise à assurer une gestion durable des sols dans l’intérêt des générations présentes et futures et d’encadrer les actions d’exploitation des sols au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée législative de la Transition.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois à l’Université Thomas SANKARA et nomination d’enseignants chercheurs de l’Université Thomas SANKARA dans les emplois de Maître de conférences.

L’adoption de ces décrets permet la création de neuf (09) emplois de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA et la nomination de neuf

(09) enseignants-chercheurs dans lesdits emplois.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU

TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur concours, au titre de l’année 2022.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 5 293 agents au titre des concours professionnels et de 6 069 agents au titre des concours directs.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Cohésion sociale et de la réconciliation nationale a fait au Conseil une communication relative à la tenue le 16 mai 2022 à Ouagadougou, de la commémoration de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix (JIVEP) au Burkina Faso.

Cette commémoration est placée sous le thème « Dans un contexte humanitaire difficile, exprimons notre solidarité à l’endroit des personnes déplacées internes en vue de bâtir un Burkina de paix et du vivre-ensemble ».

II 2 Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions a fait au Conseil une communication relative à l’attaque terroriste perpétrée dans la nuit du Samedi 07 au dimanche 08 mai 2022 contre la Maison d’arrêt et de correction de Nouna.

Face à la gravité de la situation, le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les mesures nécessaires pour faire face de façon durable aux menaces sécuritaires contre les établissements pénitentiaires.

II 3 Le ministre de la Communication, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 25ème édition des « Prix Galian ».

Initié depuis 1997, le concours Prix Galian vise à promouvoir les productions dans les différents corps de métier de la presse écrite, de l’audiovisuel et de la presse en ligne. Il permet de créer une saine émulation entre les professionnels des médias et de la communication.

Cette 25ème édition se déroulera en deux (02) phases, celle de la compétition à travers les œuvres produites par les candidats au cours de l’année 2021 puis la phase de proclamation du palmarès lors de la nuit des Galian.

A cette occasion, il est également décerné un prix d’excellence offert par le Président du Faso, dénommé « Super Galian ».

II 4  Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 8ème session extraordinaire du Conseil d’administration de l’Organisation africaine de la propriété africaine (OAPI) le 13 mai 2022 à Ouagadougou.

II 5  Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 34ème édition du Tour cycliste international du Faso.

Cette édition se tiendra du 10 au 20 novembre 2022 et traversera dix (10) régions du Burkina Faso sur un parcours total de 2 075 kilomètres.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres pour un mandat de six (06) ans :

–  Monsieur Issoufou SEYNOU, Ingénieur Télécom ;

–  Monsieur Marcel YAMBA, Mle 130 489 X, Magistrat ;

–  Monsieur Relwendé SAWADOGO, Mle 334 024 H, Enseignantchercheur en économie.

B AU TITRE DE LA PRIMATURE

–  Monsieur Zoeyoba Désiré NAKOULMA, Consultant en gestion des entreprises, est nommé Conseiller spécial chargé du secteur privé ;

–  Monsieur Abdallah Youssef Chahine TRAORE, Mle 53 583 T,

Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller spécial chargé des finances publiques.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Monsieur Jean Aimé Désiré BAKYONO, Officier, est nommé Directeur de cabinet.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Ramané PILABRE, Mle 58 694 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

E AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

–  Monsieur Yaya BITIE, Mle 118 862 N, Conseiller des affaires étrangères 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

–  Monsieur Moïse OUEDRAOGO, Mle 104 827 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

–  Monsieur Edgar OUANGRE, Mle 53 438 A, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, catégorie P, grade 1, 1er échelon, est nommé

Directeur général de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) ;

–  Monsieur Ali BAMOUNI, Mle 216 129 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

– Madame Guétawendé Odile PARKOUDA/ZONGO, Mle 200 260 H,

Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de la gestion des finances.

H AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ET COUTUMIERES

–  Monsieur Basseniwendré ZONGO, Mle 220 667 E, Administrateur civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

–  Monsieur Boniface BONANE, Mle 200 514 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

–  Monsieur Ragilissom Romaric Passamalgréyé OUEDRAOGO,

Mle 229 958 P, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé

Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;

–  Monsieur André NIKIEMA, Mle 51 386 L, Attaché de santé en épidémiologie, ingénieur en génie sanitaire et environnement, catégorie N2, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

–  Monsieur Moumini SOUBEIGA, Mle 231 39 19 J, Journaliste,

3ème classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presses ;

–  Monsieur Beningnindé Denis OUEDRAOGO, Mle 248 193 G,

Conservateur d’archives, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation.

–  Madame Fanta Maimouna KAFANDO, Mle 104 809 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice des marchés publics.

I AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Madame Bénédicta OUEDRAOGO/AKOTIONGA, Mle 207 974 A,

Nutritionniste, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice générale de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) ;

– Monsieur Souébou BARRY, Mle 91 683 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

J AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Adama ZONGO, Mle 225 067 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

K AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

–  Monsieur Bazouwine Guy Berthin DABIRE, Mle 59 888 H, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

–  Monsieur Amara FOFANA, Mle 358 756 E, Ingénieur de la géologie et des mines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

–  Madame Hélène SARE/OUARE, Mle 105 196 W, Administrateur civil,

1ère classe, 6ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

–  Monsieur Ousmane BARBARI, Mle 119 042 E, Economiste gestionnaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

–  Monsieur Gueswindé Samuel DJIGUEMDE, Mle 178 10 334, Ingénieur géologue, catégorie 1, échelle 2, 7ème échelon, est nommé Directeur général du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) ;

–  Monsieur Banséli YONLI, Mle 102 322 U, Economiste planificateur,

1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

L AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Marou ROUAMBA, Mle 111 145 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

M AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

–  Madame William Marie Théodora ZONGO/NIKIEMA, Mle 59 642 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice de la gestion des finances ;

–  Monsieur San Ibrahim OUATTARA, Mle 112 293 N, Administrateur des services financiers, est nommé Directeur des marchés publics.

N AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Kibagnihi YE, Mle 235 900 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

O AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Adama YAMEOGO, Mle 104 270 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

P AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Daouda COULIBALY, Mle 216 133 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

Q AU TITRE DU MINISTERE DU GENRE ET DE LA FAMILLE

–  Madame Wanemanégré Marie Madeleine OUEDRAOGO/TOUGOURI,

Mle 258 157 S, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

–  Monsieur Soumèla SAKHO, Mle 46 405 C, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Sonia Lydie BAKORBA/DJIGUIMDE, Mle 91 993 S,

Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice des marchés publics.

 

R AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

–  Monsieur Maxime Dipina Christian TOE, Gestionnaire est nommé

Directeur général de la compagnie aérienne AIR BURKINA SA ;

–  Monsieur Yacoubou SIA, Mle 104 850 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

S AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFARES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Patrice Aimé Windkouni SAWADOGO, Mle 235 893 G,

Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

T AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

–  Monsieur Wendsongda Elie ZONGO, Mle 245 203 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

–  Monsieur Bounguissinta Christophe DISSE, Mle 91 994 C,

Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds national de la promotion des sports et des loisirs (FNPSL).

U AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

– Monsieur Gislain MILLOGO, Mle 245 174 C, Administrateur des services Financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés.

Le Conseil a par ailleurs procédé à des révocations :

AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Directeur général du Cadastre minier est relevé de ses fonctions avec effet immédiat.

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Directeur général de l’Office national de la Sécurité routière (ONASER) est relevé de ses fonctions avec effet immédiat.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Brahyman NEBIE, Mle 92 927 B, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans pour compter du 30 mars 2022.

Le porte-parole du gouvernement

Wendkouni Joël Lionel BILGO

Dakar prête pour la Conférence des ministres de la CEA (CoM2022)

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La 54ème session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (CoM2022) se tient en ce moment à Dakar, au Sénégal. L’évènement hybride est organisé conjointement par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Gouvernement du Sénégal, sur le thème, « Financement de la relance de l’Afrique : Atteindre de nouveaux horizons ». Plus de précisions dans ce communiqué. 

«Dakar prête pour la Conférence des ministres de la CEA (CoM2022)

Dakar, Sénégal, le 11 mai 2022 – La 54ème session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (CoM2022) se tient en ce moment à Dakar, au Sénégal.

L’évènement hybride est organisé conjointement par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Gouvernement du Sénégal, sur le thème, « Financement de la relance de l’Afrique : Atteindre de nouveaux horizons ».

La conférence sera officiellement ouverte par le Président Macky Sall du Sénégal, qui est également l’actuel Président en exercice de l’Union africaine. L’évènement attirera des panélistes chevronnés et de haut niveau, issus de gouvernements, d’universités, du secteur privé, ainsi que des gouverneurs de banques centrales d’Afrique et d’ailleurs.

Un comité d’experts se réunit du 11 au 13 mai pour débattre sur des sujets techniques ayant trait au thème de ladite conférence et certaines questions statutaires de la CEA. Un certain nombre d’évènements parallèles seront également organisés les 14 et 15 mai pour aborder des questions liées à la santé, aux infrastructures, à l’éducation, à l’action climatique et à la mobilisation des ressources à l’appui d’une relance inclusive et durable pour les pays africains.

La réunion ministérielle aura lieu les 16 et 17 mai.

La CoM2022 comportera également le lancement du Rapport économique phare de la CEA sur l’Afrique (ERA), la Conférence annuelle Adebayo Adedeji de la CEA, qui portera cette année sur le rôle de l’enseignement supérieur et du développement du capital humain dans la transformation de l’Afrique et une série de discussions et le point sur la situation de l’intégration régionale, du commerce et de la ZLECAf.

Le choix du thème de la CoM2022 a été largement influencé par le fait que les déficits de financement du développement se sont considérablement creusés depuis le déclenchement de la pandémie. Pour l’Afrique, le FMI estime que les dépenses annuelles liées aux Objectifs de développement durable augmenteront de 154 milliards de dollars américains par an, en raison de la pandémie, et de 285 milliards de dollars américains supplémentaires au cours des cinq prochaines années pour assurer une réponse adéquate à la COVID-19.

La CEA estime que la réduction du coût du crédit commercial sera essentielle pour atténuer les vulnérabilités liées à l’endettement. La Commission avance également que l’augmentation du financement nécessitera des mesures qui créent des synergies entre le financement intérieur et extérieur provenant de sources publiques et privées.

À propos de la CoM

La Conférence annuelle des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (CoM) est le plus grand évènement annuel de la CEA et offre aux participants l’occasion de débattre des questions clés sur le développement de l’Afrique et de discuter du rendement du groupe de réflexion dans l’exécution de son mandat.

C’est une excellente occasion pour les ministres africains et les experts du monde entier d’avoir des discussions approfondies sur les questions d’actualité pertinentes pour le développement économique du continent. 

Pour de plus amples informations, veuillez visiter la page Internet de la CoM2022.

Contact médias : Sophia Denekew, denekews.uneca@un.org 

Publié par :

Section de la communication

Commission économique pour l’Afrique

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Mamounata Ki/Ouédraogo, coordonnatrice du REPAFER : «Nous agissons ensemble pour mieux impacter»

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«Femme battante». Ces mots semblent faibles pour qualifier l’activisme bienfaisant de Mamounata Ki/Ouédraogo, coordonnatrice du Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER). Actrice du changement et très active dans la vie associative depuis une quinzaine d’années, Mme Ki est membre du vivier d’expertise féminin pour une gouvernance inclusive dans le Sahel mis en place par WANEP Burkina et DDG.

Mamounata Ki/Ouédraogo, coordonnatrice du Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER), est une actrice du changement

Originaire du Kourwéogo (région du plateau central) et basée à Manga dans la province du Zoundwéogo où elle officie en qualité d’attachée d’administration scolaire et universitaire à la direction provinciale de l’éducation préscolaire et primaire ; Mamounata Ki/Ouédraogo s’est engagée dans un titanesque combat pour faire en sorte que la femme rurale du Zoundwéogo et du Kourwéogo soit l’artisan de son propre développement et bien-être.  En effet, après avoir enduré des épreuves dans sa vie, elle est parvenue à s’en sortir grâce au soutien de l’ONG Plan Burkina. Elle a décidé depuis son premier service dans le village de Samtenga dans la commune de Gogo/Zoundwéogo en 2008-2009 d’apporter sa contribution pour améliorer les conditions de vie d’autres femmes. Pleins feux sur son expérience et celle du REPAFER qu’elle dirige.

Burkina Demain : Faites-nous la genèse de la création de votre organisation ?

Mamounata Ki/Ouédraogo : L’initiative du Réseau remonte donc à 2009 à travers l’accompagnement individuel et l’organisation des femmes et jeunes filles dans plusieurs villages de la province du Zoundwéogo(Samtenga, Kiougou, Safoula, Zoungou, Kondré, Gogo, Manga centre, Kaibo V7,Bindé, Guiba) et du Kourwéogo(Niou et Boussé) en associations et en coopératives suivi des renforcements de capacités afin de contribuer à leur autonomisation et d’amplifier leur voix.

«Agir Ensemble pour Mieux Impacter», le slogan des membres du REPAFER

Au file du temps et au regard du nombre élevé d’organisations mises en place et de l’adhésion d’autres femmes qui ont cru à la vision de la première responsable principale initiatrice. Comme le dit un adage, une main ne peut pas ramasser la farine, c’est donc à partir de ce instant que la nécessité de créer un réseau s’est donc manifestée dans un premier temps  le 21 mars 2017 au niveau régional puis après analyse, sa réorganisation et sa règlementation avec le statut national le 18 juillet 2020 regroupant aujourd’hui une cinquantaine d’organisations de femmes intervenant sur le genre et  la promotion de l’autonomisation et des droits des femmes et des jeunes filles sous l’enregistrement n°000009347 délivré par le Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale (MATDCS), le 05 octobre 2020 et publié au journal officiel du Faso. Son siège social est basé à Manga secteur n°2, province du Zoundwéogo, chef-lieu de la région du Centre-Sud, situé à une centaine de kilomètres de la capitale politique Ouagadougou avec deux zones prioritaires d’interventions que sont le Zoundwéogo (région du centre Sud) et le Kourwéogo (région du plateau central). Afin de mieux coordonner ses actions, il à été mis officiellement en place deux sections provinciales (Zoundwéogo et Kourwéogo) et un bureau exécutif qui coordonne le niveau national.

L’idée de la création du REPAFER est venue donc d’un constat…

Tout à fait. Nous avons remarqué un engagement franc des femmes en milieu rural pour lutter contre l’indigence en soutenant leurs époux, à supporter les frais APE de l’éducation de leurs enfants, à la santé, à la vie du foyer en un mot les efforts consentis par ces pauvres dames pour le bonheur de leur famille mais malheureusement sont exposées à plusieurs violences qu’il nous serait difficile de détailler. Bien vrai que l’état fait beaucoup d’efforts ainsi que les acteurs de développement mais les femmes du milieu rural sont souvent oubliées et même délaissées. Pour résoudre cette injustice, nous avons décidé de faire bouger les lignes pour un monde inclusif en posant des bases solides, à travers la collaboration et l’interpellation du gouvernement en passant par les autorités locales sur les actions qui doivent être faites dans des zones pour accroitre et contribuer à l’épanouissement de la gente féminine. Depuis notre engagement, des changements sont entraient de se produire, nous arrivons à apporter le sourire à ces femmes qui trouvent du plaisir et se sentent en sécurité car elles savent qu’il y’a des gens qui se soucient d’elles et leur donnent de l’espoir pour un lendemain meilleur

Quelles sont les missions du REPAFER ?

Notre vision étant de faire de la femme rurale son propre artisan de développement et de son bien-être, nous poursuivons les missions suivantes :

-assurer la protection des droits de la jeune fille, de la femme rurale, de l’enfant et des personnes en situation de handicap et ou vulnérables;

-Promouvoir l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes filles ;

-lutter contre toutes les formes de discrimination et de violences faites à l’égard de la femme et de la jeune fille;

-contribuer à la prise en compte du genre et promouvoir la prise en compte des besoins spécifiques des couches vulnérables;

-sensibiliser les populations pour des changements de comportements ;

-améliorer les conditions de vie et de travail des femmes et des filles à travers la promotion de l’accès des soins de santé des femmes, des jeunes filles et des enfants à l’horizon 2030 ;

-accompagner les femmes rurales pour leurs formations, leurs autonomisations et de leur épanouissement ;

-soutenir et accompagner les femmes victimes ou affectées de VBG pour leur insertion et la restriction de leurs droits ;

-promouvoir l’accès et le maintien des filles à l’école ;

-accompagner les jeunes filles déscolarisées, les filles victimes et affectées aux VBG à l’insertion professionnelles et dans la société ;

-promouvoir les femmes battantes du milieu rural ;

-lutter contre la pauvreté dans toutes ses dimensions pour le Bonheur de la femme rurale ;

-promouvoir le Leadership féminin pour une gouvernance inclusive ;

-promouvoir l’atteinte des ODD1.2.3.4.5.10.12.16 de l’agenda 2030 ;

-créer des actions novatrices pouvant faciliter la participation des femmes à la gouvernance au développement local et endogène ;

Apporter sa contribution pour améliorer les conditions de vie d’autres femmes, faire en sorte qu’elles deviennent les artisans de leur propre développement

Personnellement, comment percevez cette initiative ?

C’est une mission de vie car je l’accomplis avec amour et satisfaction morale malgré les obstacles. C’est un engagement citoyen, c’est le rôle d’une actrice de changement, c’est donc un plaisir pour moi d’apporter ma contribution au développement et à l’amélioration des conditions de vie des plus vulnérable.

Rencontrez-vous des difficultés ?

Pour accomplir ce genre d’actions il n’est pas toujours facile au regard des obstacles et de la mauvaise volonté de certaines personnes qu’il faut travailler à minimiser et avancer pour l’atteinte des objectifs. En effet, nous sommes très engagées à apporter le changement mais nous sommes confrontées à d’énormes difficultés qui entravent notre processus. Les difficultés sont entre autres : le manque de partenaires, la gestion des frais de location du siège, le manque de terrain pouvant abriter le siège, l’insuffisance de moyens pour encourager le personnel, l’insuffisance de moyens de déplacement et d’équipements, insuffisance de moyen pour le fonctionnement.

Voudriez-vous ajouter un mot ?

Nous profitons pour témoigner notre reconnaissance à tous ceux qui croient en nous et qui apportent du soutien de toutes natures que ce soit au regard de la noblesse et de la sensibilité de nos actions. Nous lançons un cri de cœur aux partenaires qui interviennent dans la promotion du genre, des inégalités, de l’autonomisation, de la participation de la femme, du leadership féminin, de la paix et du bien-être de celles-ci à ne pas hésiter un seul instant et de croire en nous, à notre engagement, à notre crédibilité et à s’intéresser à notre organisation afin de nous accompagner dans notre vision au regard de son impact et de sa noblesse. Au gouvernement, nous souhaiterions travailler plus en synergie et être encouragé dans ce que nous faisons qui donne de l’espoir et améliore les conditions de vie de ces couches vulnérables ; et participe activement au développement de la nation. Notre slogan est «Agir Ensemble pour Mieux Impacter».

Entretien réalisé par Martial Gouba

Burkina Demain

Science et Tech : A la découverte du Laboratoire de nanotechnologie avec Pr Maryse Nkoua

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Professeur Maryse Nkoua, enseignante-chercheure à la faculté des sciences et techniques de l’université Marien Ngouabi, présente ici le laboratoire de Nanotechnologies de Brazzaville

Inaugurée le 16 avril 2022 au cours d’une cérémonie qui a servi aussi de lancement de l’édition 2022 de la Semaine de la science et des technologies (SST) de Kinshasa, l’unité de recherche en nanomatériaux et nanotechnologies de l’Institut national de recherche en sciences exactes et naturelles (IRSEN) au Congo ne fait pas mystère de ses ambitions. Celles-ci sont d’apporter une contribution concrète à la résolution de certains problèmes qui se posent dans la société congolaise. En particulier à travers des travaux dans les secteurs de la santé et de l’énergie.

Dans cet entretien, Maryse Dadina Nkoua Ngavouka, enseignante-chercheure à la faculté des sciences et techniques de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, par ailleurs responsable de cette unité de recherche, souligne l’intérêt pratique de ce laboratoire ; non sans remonter le temps pour décrire les étapes de sa mise en place.

Qu’est-ce qui a motivé la mise en place de ce laboratoire ?

J’ai eu à faire de la physique théorique jusqu’au niveau du diploma (pré-PhD). Avant d’entamer ma thèse de doctorat, j’avais vraiment envie de faire quelque chose de pratique. C’est alors que je suis passée de la physique théorique à la physique pratique en allant étudier les nanosciences pour faire quelque chose de plus visible.

A la fin de mes études, je suis rentrée au pays avec d’autres réalités. Mais j’avais l’ambition et la passion de mettre en pratique ce que j’avais appris. J’ai commencé d’abord par écrire des projets dans le secteur des énergies renouvelables pour démontrer à la communauté que nous, chercheurs, nos travaux ne s’arrêtent pas que dans des laboratoires ; ils peuvent être utilisés par la communauté directement. C’est sous la base de tous ces éléments que le projet est né.

Quelles ont été les grandes étapes de sa mise en place ?

L’unité de recherche en nanomatériaux et nanotechnologies a été mise en place depuis 2017. Mais on s’est retrouvés confrontés à un manque d’espace de travail et d’équipements adéquats. C’est ainsi que nous avons commencé à écrire des projets de recherche pour trouver des financements.

 L’année suivante, nous avons obtenu notre premier financement. Cependant, nous n’avions pas de locaux adéquats pour installer le laboratoire. C’est ainsi que nous avions sollicité notre ministère de tutelle pour l’obtention de locaux. Ce qui fut fait et nous avons eu ce bâtiment qui a été inauguré le 16 avril 2022.

Un autre problème se posait cependant : nous avions le bâtiment, mais il fallait le réhabiliter. Ainsi, l’Etat nous est venu en aide, mais ce n’était pas suffisant. Alors, nous avons fait une levée de fonds au niveau national. Entre-temps, j’ai eu un coup de pouce d’un ami journaliste camerounais qui avait publié deux articles sur nous, articles relayés au niveau de l’Afrique. Ces articles ont eu un écho favorable et j’ai été contactée par la professeure Raïssa Malu, directrice générale de l’ONG Investing in People Asbl et organisatrice de la SST, qui m’a garanti que sa structure devait financer les travaux de réhabilitation du bâtiment à hauteur de 10 000 dollars. Nous avons aussi bénéficié de l’appui de l’Organisation des femmes de science pour le monde en développement (OWSD[1]) basée en Italie dont je suis membre. La Royal Society nous a également financés pour les équipements.

De quels équipements disposez-vous justement ?

S’agissant du matériel, nous avons un microscope à force atomique (AFM), un NanoDrop qui permet de quantifier la concentration des protéines ou de l’ADN[2], des incubateurs qui nous permettent de faire nos cultures, des fours pour changer de température quand on fait nos manipulations, etc. Sans oublier une salle spécialisée dans les énergies renouvelables, qui permet de faire toutes manipulations y afférents avant de les installer dans les communautés.

Qu’est-ce qui se fait concrètement dans votre laboratoire au profit des populations ?

Nous avons différents domaines d’expertise. Nous travaillons notamment dans la santé et dans l’énergie. Dans la santé par exemple, nous synthétisons les nanoparticules. Ce sont de tout petits objets qui se trouvent à l’échelle de l’atome. Ils sont synthétisés pour pouvoir détecter des cellules malades dans l’organisme. Nous travaillons plus particulièrement sur les cellules cancérigènes. Les nanoparticules vont aller cibler directement ces cellules malades. C’est un plus par rapport à la chimiothérapie qui se fait d’une manière un peu évasive. Nous synthétisons les nanoparticules en utilisant les algues récupérées dans le fleuve Congo Ces nanoparticules sont en même temps biodégradables. Dans le secteur de l’énergie, nous travaillons à améliorer le rendement de nos panneaux solaires. Le microscope à force atomique nous permet de visualiser à l’échelle de l’atome tout ce que nous synthétisons. On ne s’arrête pas à la pratique : il y a le côté théorique qui consiste à faire des simulations.

Quelle est la particularité de votre laboratoire ?

Nous synthétisons les nano-fertilisants biodégradables ; une façon de contourner l’utilisation abusive des pesticides. Ce sont des projets de recherche non seulement qui sont applicables durablement, mais qui sont directement appliqués à la vie de tous les jours du Congolais. Au niveau du biocarburant, nous les produisons via un procédé thermochimique en utilisant de la biomasse aquatique. A ce sujet, nous avons publié deux articles.

Comment le projet de création de ce laboratoire avait-il été accueilli au départ ?

(Rires). On ne m’avait pas cru. Le bâtiment qui nous avait été attribué au début était dans un état complètement insalubre. Raison pour laquelle j’avais fait une levée de fonds. Si je n’étais pas motivée et passionnée, j’aurais pu abandonner ce projet. Aujourd’hui, je me dis que quand je partirai, je laisserai quelque chose que les autres pourront utiliser et continuer à exploiter.

J’en profite pour dire aux jeunes filles de suivre ce qu’elles souhaitent faire. Elles doivent savoir qu’être chercheuse ne veut pas dire que l’on a beaucoup d’argent. Moi, je fais le travail que j’ai toujours voulu faire. Je m’instruis et j’apprends tous les jours. Donc, elles doivent suivre leurs cœurs. Les préjugés, il y en aura toujours. Bref, il faut suivre sa passion.

Qu’avez-vous ressenti au moment de l’inauguration de ce laboratoire le mois dernier ?

J’ai poussé un ouf de soulagement et ensuite, je me suis dit : « voilà, le travail commence ! Il faut maintenant démontrer aux gens pourquoi j’étais si acharnée pour ce projet et pourquoi je suis rentrée au Congo alors que je pouvais rester en Italie où j’avais encore mon poste».

Quelles perspectives voyez-vous pour cette unité ?

Nous souhaitons l’agrandir, car c’est encore un bébé par rapport à notre vision. Nous souhaiterions avoir plus de partenaires aussi et démontrer que notre recherche est appliquée à la communauté. Que ce laboratoire soit celui des Congolais et que chacun puisse y avoir accès.

Christian Wilfrid Diankabakana (sources :https://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/)

SIG : Jérémi Sié Koulibaly succède à Mafarma Sanogo

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Passation de charge cet après- midi du mardi 10 mai au Service d’information du gouvernement (SIG) où Mafarma Sanogo en poste depuis janvier 2020 a passé le témoin à Jérémi Sié Koulibaly. La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance confraternelle empreinte de cordialité et de respect mutuel entre coordinatrice sortante et coordonnateur entrant.

Responsables de la Primature ; responsables et animateurs de la communication gouvernementale ont assisté en grand nombre à la présente cérémonie de passation de charge à la coordination du Service d’information du gouvernement

13 janvier 2020 – 10 mai 2022. Cela fait un peu plus de deux ans que Mafarma Sanogo a coordonné le Système d’information du gouvernement (SIG). Ce mardi, elle a passé officiellement le témoin à son successeur à la tête du SIG en la personne de Jérémi Sié Koulibaly.

En toute confraternité

Les deux éminents journalistes étant des anciens et loyaux serviteurs du média audiovisuel d’Etat RTB, la cérémonie de passation de charge s’est déroulée dans une ambiance confraternelle empreinte de cordialité et de respect mutuel entre coordinatrice sortante et coordonnateur entrant.

« Je passe le témoin à mon jeune confrère Jérémi Sié Koulibaly dont la réputation d’homme courageux, talentueux, consciencieux, dévoué et loyal dépasse les6

frontières nationales. Votre modestie va sans doute en souffrir monsieur Koulibaly. Je le dis quand même parce que, ne dit-on pas que l’immortalité de l’homme, c’est la grandeur de ses héritiers pour emprunter ces mots à l’homme de lettre Maître Pacéré Titinga Frédéric, et je salue le choix porté sur Vous», lance Mafarma Sanogo.

«Je salue avec déférence, madame Mafarma Sanogo, pour son leadership à la tête  du SIG et l’immense œuvre accomplie et qui fait la fierté . Un adage bien connu nous enseigne que c’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle», lui a répondu Jérémi Sié Koulibaly.

«Tout ce qui mérite  d’être fait, mérite d’être bien fait»

Jérémi Sié Koulibaly, nouveau coordonnateur du SIG, a exhorté ses collaborateurs au travail bien fait

Le nouveau coordonnateur du SIG d’ajouter : «le chantier de l’information et de la communication gouvernementale sur lequel mon aînée Mafarma Sanogo  s’est investie avec abnégation va se poursuivre, et comme le colibri, je ferai ma part. C’est d’ailleurs ce à  quoi j’engage  mes futurs  collaborateurs,  à  faire chacun sa part, en partageant avec eux ce credo de mon héritage lassalien qui stipule  que «tout ce qui mérite  d’être fait, mérite d’être bien fait》.

« L’ enjeu  de l’implémentation d’une bonne communication gouvernementale souscrit aussi  au devoir de redevabilité  des gouvernants et des pouvoirs publics vis à vis  des citoyens, et c’est  ensemble que nous  sommes appelés  à  relever ce défi. Ensemble, j’ai foi que nous en serons à la hauteur », a-t-il soutenu.

«Pour sa patrie, ce qui compte, ne se compte pas»

En évoquant son bilan à la tête du SIG, Mafarma Sanogo a fait dans la mesure, dans la modestie

Pour son bilan, la coordinatrice sortante a égrené quelques acquis sans aller plus loin car, elle a, dit-elle, l’intime conviction que, «pour sa patrie ce qui compte ne se compte pas ».

«Avec l’équipe sur place au SIG nous avons fait de notre mieux en temps de paix comme en temps de crise pour promouvoir l’action gouvernementale, diffuser l’information officielle et coordonner les actions de communication des directions de la communication et de la presse des ministères, améliorer chaque jour notre

positionnement en tant qu’acteur crédible de la communication gouvernementale, une communication indispensable pour l’éveil des consciences, l’adhésion des citoyens aux efforts de développement et la transparence dans l’action gouvernementale», s’est-elle contentée d’énumérer.

Responsables de la Primature ; responsables et animateurs de la communication gouvernementale ont assisté en grand nombre à la présente cérémonie de passation de charge à la coordination du Service d’information du gouvernement.

Martin Philippe

Burkina Demain

Produits de grande consommation : 111 tonnes de céréales et 22950 pagnes saisis

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La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) et la Direction générale de la règlementation et du contrôle des prix (DGRCP) ont mené des opérations de contrôle en vue de lutter contre la fraude, la flambée des prix et pour protéger le consommateur sur toute l’étendue du territoire national

Dans le cadre du contrôle des prix des produits de grande consommation, du 1er janvier au 30 avril 2022 et conformément à leur programmes d’activité, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) et la Direction générale de la règlementation et du contrôle des prix (DGRCP) ont mené des opérations de contrôle en vue de lutter contre la fraude, la flambée des prix et pour protéger le consommateur sur toute l’étendue du territoire national. Plus de détails dans ce Communiqué de la DCRP du MDICAPME.

«Contrôle des prix des produits de grande consommation : 111 tonnes de céréales et 22950 pagnes Faso Dan Fani saisis entre janvier et avril 2022

Du 1er janvier au 30 avril 2022 et conformément à leur programmes d’activité, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) et la Direction générale de la règlementation et du contrôle des prix (DGRCP) ont mené des opérations de contrôle en vue de lutter contre la fraude, la flambée des prix et pour protéger le consommateur sur toute l’étendue du territoire national.

Les équipes de la BMCRF et de la DGRCP ont mené principalement les opérations de contrôle des  produits alimentaires, notamment l’huile, le sucre, le riz, le savon, les cycles et cyclomoteurs , les appareils électroménagers , les unités d’ensachage d’eau, les lampes, le fer,  les ouvrages en plastique , les bouillons alimentaires, les  produits France au revoir, les meubles, les lubrifiants, les pneumatiques, la  mercerie, les pâtes alimentaires, la peinture, les pneus, les boissons non alcoolisées, le gaz, les boissons énergisantes, les huileries, etc.

Les actions menées au cours de la période, ont permis de contrôler au total quatre mille trois cent soixante-quinze (4 375) personnes. Deux mille trois cent trente (2 330) ont enfreint la règlementation économique. Deux mille trois cent soixante-treize (2 373) dossiers ont été clos et mille six cent huit (1 608) dossiers sont en cours.

En plus de ces résultats, on note également 21 unités scellées dont deux toujours sous scellées et 40 plaintes instruites.

Les infractions suivantes ont été relevées :

– inobservation des conditions d’exercer;

– non observation des règles relatives à l’information du consommateur sur les prix;

– non observation des règles de facturation;

– non-respect de la règlementation relative à la sécurité du consommateur;

– importation sans titres ou sans déclaration en douane;

– pratique de contrefaçon;

– non communication de documents;

– pratique de prix illicites.

Les contrôles ont permis aux équipes de la BMCRF et de la DGRCP en collaboration avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) de retirer du marché:

–  5 220 paquets de cigarettes de fraude; 100 kilogrammes de produits pharmaceutiques prohibés;

– 111 tonnes de céréales pour exportation illégale;

– 225 tonnes d’engrais chimiques;

– 26 000 bidons d’huile de 20 litres;

– 22 950 pagnes au motif du pagne traditionnel FASO DAN FANI contrefaits;

– 400 tonnes de graines de coton;

– 17 tonnes de sucre pour mesure conservatoire;

– 5 000 boites de tomates de marque calypso;

– 164 bouteilles de gaz pour des pratiques de prix illicite;

– 1 887,12 kilogrammes des produits périmés;

– 9 tonnes de farine de maïs pour exportation illégale;

–  26 574 litres de carburant;

– 473 tonnes de noix brute de cajou pour exportation illégale.

La somme de trois cent six millions six cent quarante-six mille cinquante (306 646 050) francs CFA a été recouvrée au titre des amendes et confiscations au profit du budget de l’Etat.

Les consommateurs sont toujours invités à dénoncer tout cas de pratiques illicites aux numéros verts suivants : 80 00 11 84/85 et 80 00 11 86.

DCRP MDICAPME»

Lutte contre la désertification : Abidjan théâtre de la COP15

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A l'ouverture ce lundi matin à Abidjan de la COP15

Après New Delhi (Inde) en 2019, c’est Abidjan, la capitale économique ivoirienne, qui abrite du 9 au 20 mai 2022 la quinzième Convention des nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). C’est le président ivoirien, Alassane Ouattara qui a prononcé l’allocution d’ouverture de cette COP15 en présence de plusieurs de ses pairs.

C’est le président ivoirien, Alassane Ouattara qui a prononcé l’allocution d’ouverture de cette COP15 en présence de plusieurs de ses pairs

C’est parti pour la quinzième Convention des nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). «Sécheresse et Restauration des Terres, dans le cadre de la 15e Session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification». C’est le thème de cette COP15 dont l’ouverture à Abidjan ce 9 mai 2022 a enregistré la présence de plusieurs chefs d’Etat, à la satisfaction d’Alassane Ouattara, président hôte.

Discours plein d’engagements et d’espoir du président Ouattara

C’est d’ailleurs au président ivoirien que tout l’honneur est revenu de prononcer le discours d’ouverture de cette COP15. Un discours plein d’engagements et d’espoirs d’ADO vis-à-vis de son peuple confronté au problème de désertification, mais aussi vis-à-vis des autres peuples qui font face à la même réalité.

Abordant la situation de son pays, le président Ouattara a dressé ce constat : «la désertification et la sécheresse touchent 60% du territoire national et 90% de sa partie septentrionale, et bouleversent profondément les secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie, socles de l’économie nationale. Ces fléaux constituent également une menace pour notre sécurité énergétique et sanitaire, et, à long terme, pour la paix».

Même sombre tableau, s’agissant de la situation planétaire : «la dégradation des sols affecte 52% des terres agricoles, menaçant ainsi l’existence de 2,6 milliards de personnes qui dépendent directement de l’agriculture ; la désertification et la sécheresse causent la perte de 12 millions d’hectares chaque année ; soit près de 23 hectares par minute ; la dégradation des terres affecte directement 74% des personnes pauvres dans le monde (…) le désert progresse de 5 km, chaque année, dans les zones semi-arides d’Afrique de l’Ouest».

«Nos peuples fondent beaucoup d’espoir sur nous. Nous n’avons pas le droit de les décevoir. Agissons vite, agissons ensemble pour donner une nouvelle vie à nos terres !», a exhorté le chef de l’Etat ivoirien. Et de rappeler  à juste titre que le présent sommet se tient dans un contexte d’urgence climatique qui impacte durement les politiques de gestion des terres et exacerbe le phénomène de sécheresse ; à un moment où les économies sont fragilisées par les impacts de la COVID-19, et subissent, de plein fouet, les effets de la guerre en Ukraine, «avec son lot de hausses des prix des denrées alimentaires et de l’énergie».

Sommet de l’espoir et de la mobilisation collective avec l’Initiative d’Abidjan

Pour le président hôte, ce Sommet d’Abidjan doit être celui de l’espoir, de la mobilisation collective des États et des partenaires au développement, en faveur des initiatives de restauration des terres et de reconstitution du patrimoine forestier de nos pays.

«Nous devons utiliser toutes les ressources de nos Conventions pour répondre aux besoins alimentaires et faire face au stress hydrique, toujours croissants, d’une population mondiale en constante augmentation, qui atteindra 9,7 milliards d’individus, en 2050. Cet accroissement de la population, notamment en Afrique, exercera une pression additionnelle sur les ressources naturelles telles que les terres, les forêts et les sources d’eau», a soutenu Alassane Ouattara.

Et de lever un coin de voile sur l’ambitieux programme dénommé «L’Initiative d’Abidjan » ou « Abidjan Legacy Program» élaboré par son gouvernement en réponse aux défis de la sécheresse et de la restauration des terres. «Ce programme dont la vocation est de permettre à la Côte d’Ivoire d’intégrer dans ses stratégies de développement, les approches de gestion durable des sols et de restauration de nos écosystèmes forestiers fortement dégradés, nécessitera, pour sa mise en œuvre, la mobilisation de 1,5 milliard de dollar US, au cours des cinq (5) prochaines années».  «L’Initiative d’Abidjan» sera lancée au cours de cette COP15.

Sa mise en œuvre effective viendra en renfort à d’autres initiatives internationales, à l’image du projet de la Grande Muraille Verte, dont l’objectif est de restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées, en Afrique, sur une bande de 8000 km, au Sud du Sahara. Un projet de plus grande envergure impliquant une dizaine de pays africains de l’ouest, du centre et de l’est, allant du Sénégal à Djibouti en passant entre autres par le Burkina Faso, le Mali, le Nigéria, l’Ethiopie.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Drame de Perkoa : Les pressions montent d’un cran

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Dans la mine de Perkoa, l'on est étaient toujours sans nouvelles des 8 mineurs

Les pressions sur l’affaire des 8 travailleurs disparus dans la mine de Perkoa n’ont cessé de monter ces derniers jours. L’on apprend qu’il y a eu ce jeudi 5 mai 2022 à Réo, une manifestation des parents des mineurs pris au piège dans les profondeurs de la fosse de la mine. Le mercredi, c’est le gouvernement qui annonçait dans un communiqué signé de son porte-parole, la délocalisation dans le chef-lieu du Sanguié (Réo) de la cellule de crise mise en place pour gérer cette délicatesse situation.  

En effet, à fur et à mesure que les journées s’écoulent sans bonne nouvelle, les espoirs de retrouver nos 8 mineurs s’amenuisent, au grand dam des parents et de la Nation. Vivement, qu’enfin de bonnes nouvelles nous viennent de la mine de Perkoa, où tous les regards sont tournés.

« Le gouvernement de la transition suit avec la plus grande attention les actions de recherche débutées le 16 avril 2022 pour retrouver les huit (08) travailleurs de la mine de PERKOA, disparus suite aux pluies diluviennes survenues le même jour », a rappelé le porte-parole de l’exécutif Lionel Bilgo dans son communiqué de mercredi soir.  

Burkina Demain