Après plus de dix ans de travaux, de tensions avec l’Égypte et le Soudanet jalonnées d’interminables négociations, l’Éthiopie, sous la houlette de son Premier ministre Abiy Ahmed, a procédé ce dimanche 20 février 2022, au lancement officiel de la production d’électricité de son grand barrage de la Renaissance, sur le Nil Bleu.
Les autorités éthiopiennes dont le Premier ministre Abiy Ahmed au lancement, ce dimanche 20 février 2022, de la production d’électricité du grand barrage de la Renaissance
Cette mise en service des premières turbines du grand barrage de la Renaissance par les autorités éthiopiennes intervient après des années de tensions avec l’Égypte et le Soudan qui ne voient pas d’un bon œil le mégaprojet hydroélectrique lancé en 2011 par l’ancien et défunt Premier ministre éthiopien Meles Zenawi Asres pour assurer l’approvisionnement électrique et en eau de son pays.
Construit sur le Nil bleu
A terme, le grand barrage hydroélectrique de la Renaissance aura une puissance installée de 6 000 MW
D’un coût au départ de 4, 7 milliards de dollars, l’ouvrage devrait être achevé en 2017 avec une capacité de production de 6 000 MW. Ce qui fait de l’ouvrage le plus grand barrage hydroélectrique de l’Afrique.
Construit sur le Nil bleu, dans l’état régional de Benishangul-Gumuz, vers la frontière soudanaise, l’ouvrage a une hauteur de 145 m.
Après plus de dix ans de travaux, le lancement de la production d’électricité du giga barrage est donc intervenu ce dimanche 20 février 2022 sans un accord préalable avec les parties soudanaise et égyptienne, comme on l’espérait il y a quelques années.
Du coup, l’on se demande ce que va être la réaction du Caire et de Karthoum. Si l’on observe une certaine accalmie, les tensions des 2 pays avec l’Éthiopie, leurs griefs et inquiétudes n’ont pas pour autant disparu.
Accord entre les dirigeants des pays concernés…
L’on avait espéré un accord entre les dirigeants des pays concernés : ici chaleureuse poignée de main entre le Premier ministre Abiy Ahmed et le président Al-Sissi d’Égypte
L’Egypte dépend du Nil pour environ 97 % de son irrigation et son eau potable et considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau et son agriculture. De son côté, le Soudan craint pour ses propres barrages qui pourraient être affectés. D’où ces interminables négociations tripartites.
Après plusieurs échecs, le dernier haut dirigeant africain à s’impliquer en vain, sur ce dossier pour tenter d’arracher un accord sur les modalités du remplissage du barrage, a été le récent ex-président en exercice de l’Union africaine, le président congolais Félix Tshisekedi.
Et, si ce lancement de la production d’électricité du grand barrage de la Renaissance devrait raviver les tensions entre les 3 pays, il faut alors craindre un allongement de la liste des défis du nouveau président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall.
Certainement conscient de risques possibles de tensions, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a assuré aux pays en aval que l’Éthiopie n’avait aucune intention de nuire aux peuples soudanais et égyptien. ‘’ L’intention de l’Éthiopie est de fournir de l’électricité à son peuple’’. 60 % des Éthiopiens n’ont pas accès à l’électricité. Espérons tout simplement que cela suffira à rassurer au Caire et à Karthoum.
En vuede manifester publiquement leurs soutiens au Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), plusieurs Organisations de la société civile (OSC) ont organisé ce 19 février 2022 à la Place de la Nation à Ouagadougou, un meeting qui a mobilisé du monde.
Des manifestations similaires ont été organisées dans d’autres localités du pays pour la même raison de soutien aux nouvelles autorités avec en tête Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, bien visible sur les affiches de communication.
Le président Kassoum Kambou est décédé ce samedi 19 février 2022 à Paris en France, à l’âge de 66 ans
Son absence à la cérémonie de prestation du Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba au Conseil constitutionnelle 16 février n’était pas passée inaperçue. Il s’agit du président du Conseil constitutionnel Monsieur Kassoum Kambou on a appris le décès ce samedi 19 février 2022 à Paris en France où il avait été transféré pour des soins adéquats.
Le président Kassoum Kambou est décédé ce samedi 19 février 2022 à Paris en France, à l’âge de 66 ans
Monsieur Kambou qui présidait le Conseil constitutionnel depuis 2015, était âgé de 66 ans.
… des échanges avec les acteurs des médias ce 19 février à Kosyam
Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a échangé ce matin avec les faîtières et associations de médias du Burkina Faso. Cette rencontre initiée par le président Damiba s’inscrit dans la dynamique des concertations qu’il mène avec les différentes composantes de la Nation. Avec les représentants de la presse, les échanges ont porté sur la contribution des médias à l’œuvre de « sauvegarde et de refondation du Burkina Faso » engagé par le Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR). Plus de détails dans ce communiqué de presse.
Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba lors….… des échanges avec les acteurs des médias ce 19 février à Kosyam
‘’Les patrons de presse à Kosyam : le président du Faso invite les médias à « un accompagnement sincère et vrai »
(Ouagadougou, 19 février 2022). Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a échangé ce matin avec les faîtières et associations de médias du Burkina Faso. Cette rencontre initiée par le président Damiba s’inscrit dans la dynamique des concertations qu’il mène avec les différentes composantes de la Nation. Avec les représentants de la presse, les échanges ont porté sur la contribution des médias à l’œuvre de « sauvegarde et de refondation du Burkina Faso » engagé par le Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR).
Le chef de l’Etat a d’abord salué le professionnalisme et la responsabilité dont ont fait preuve les médias pendant les événements des 23 et 24 janvier derniers. « Les médias ont été parmi les principaux témoins privilégiés de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays », a relevé le président du Faso. Il a ensuite expliqué les motivations de l’action du MPSR qui sont « de permettre au pays de se remettre sur le bon chemin et de rassembler toutes les forces afin de pouvoir recouvrir l’intégrité territoriale et jeter les bases d’une gouvernance saine au plan national ».
Aux hommes et femmes de médias du pays, le chef de l’Etat a rappelé que le MPSR a à cœur de garantir la liberté de presse et les a invités à un « accompagnement sincère et vrai pour cette période décisive de notre histoire ». « Ce qui est à critiquer doit être critiqué, ce qui est à porter à la connaissance des populations devra être élaboré », a poursuivi le président Damiba, qui a aussi invité les journalistes au respect de l’éthique et de la déontologie du métier.
Les représentants des organisations professionnelles des médias ont salué la disponibilité du président du Faso, qui leur offre l’opportunité de partager avec lui, certaines préoccupations. Ils ont relevé entre autres, pour les médias publics le manque de moyens et de ressources qui handicapent fortement leurs structures dans l’atteinte de leurs objectifs.
Les médias privés eux, ont présenté leurs difficultés financières auxquelles s’ajoutent les droits de redevances de la Télévision numérique terrestre (TNT) et le coût élevé de la connexion internet. Ils ont également exprimé le besoin d’être informés en temps réel pour mieux accompagner le MPSR.
A ce propos, le président du Faso a demandé de la patience aux hommes et femmes de médias, le temps de mieux organiser ses structures de communication. Du reste, le mouvement sera toujours à l’écoute des acteurs de la presse pour l’atteinte de ses objectifs sécuritaires a déclaré le chef de l’Etat.
Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a aussi rassuré les patrons de presse du maintien du soutien à la presse, des mesures d’accompagnement pour la valorisation de la presse, ainsi que la possibilité « d’améliorer ce qui pourrait l’être ».
Direction de la communication de la présidence du Faso’’
Le ton est monté entre Bamako et Paris ce vendredi au sujet du retrait des forces françaises du Mali
Au lendemainde la décision de la France et de ses partenaires de retirer leurs forces du Mali, les autorités maliennes ont exigé ce vendredià la France de retirer ses soldats «sans délai». Et au président Emmanuel Macronde réagir aussi avec fermeté : «cela se ferait en bon ordre,sans transiger sur la sécurité de nos soldats».
Le ton est monté entre Bamako et Paris ce vendredi au sujet du retrait des forces françaises du Mali
Le ton est ainsi monté entre Bamako et Paris. Faut-il craindre une escalade de la violence entre forces françaises et maliennes sur le théâtre des opérations ?
L’ex- député du PDC Abdoul Wahab Drabo aperçu le 16 février 2022 lors de la cérémonie de prestation de serment à la droite du président Paul Henri Sandaogo Damiba, serait le premier vice-président du MPSR
L’ex- députédu PDCAbdoul Wahab Drabo aperçu ce 16 février 2022 lors de la cérémonie de prestation de serment à la droitedu présidentPaul Henri Sandaogo Damiba serait plus qu’un simple membre du Mouvement patriotique pour la sauvegardeet la restauration (MPSR).
L’ex- député du PDC Abdoul Wahab Drabo aperçu le 16 février 2022 lors de la cérémonie de prestation de serment à la droite du président Paul Henri Sandaogo Damiba, serait le premier vice-président du MPSR
‘’Il est le premier vice-président du MPSR’’, rapporte une source qui indique que M. Drabo a récemment démissionné de son parti, le PDC.
Barr. Sharon Ikeazor, ministre d'État à l'Environnement, exhorte les nations africaines à se joindre au Nigeria pour soutenir la proposition mondiale de protéger 30 % de la surface de la planète d'ici 2030
Par cette tribune, Barr. Sharon Ikeazor, ministre d’État à l’Environnement du Nigeria, plaide pour un leadership audacieux des Nations africaines. Avant la 15e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique qui aura lieu plus tard cette année, Ikeazor exhorte les nations africaines à se joindre au Nigeria pour soutenir la proposition mondiale de protéger 30 % de la surface de la planète d’ici 2030.
Barr. Sharon Ikeazor, ministre d’État à l’Environnement, exhorte les nations africaines à se joindre au Nigeria pour soutenir la proposition mondiale de protéger 30 % de la surface de la planète d’ici 2030
‘’ POUR PROTEGER NOTRE PLANETE, L’AFRIQUE DOIT FAIRE PREUVE D’UN LEADERSHIP AUDACIEUX
Notre continent est le plus vulnérable au changement climatique, se réchauffant plus vite que la température moyenne mondiale, et le moins à même de supporter le coût de la mise en œuvre des politiques et des pratiques qui constituent collectivement ce que l’on appelle « l’adaptation » au changement climatique. Si nous n’adoptons pas immédiatement une approche révolutionnaire, nous provoquerons notre propre perte. Nous devons convenir que c’est la biodiversité, les habitats et les moyens de subsistance africains qui sont les plus menacés par le changement climatique.
Si le changement climatique accentue la crise de la biodiversité, nous causons la perte et la dégradation des habitats africains lorsqu’ils ne sont pas gérés conformément aux meilleures connaissances scientifiques. La perte de biodiversité met en péril l’approvisionnement en eau et accroît l’insécurité alimentaire. Les moyens de subsistance sont compromis lorsque les zones de pêche, les forêts et les prairies sont polluées ou surexploitées, notamment par de grandes entreprises qui dépossèdent les habitants autochtones. Ces activités destructrices affaiblissent la capacité de la nature à continuer de nous fournir de la nourriture et des moyens de subsistance économiques. Et tout comme un patient en bonne santé est mieux à même de survivre à une intervention chirurgicale importante, un écosystème sain est mieux à même de résister au changement climatique. Nous devons donc faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger et promouvoir la santé et la résilience des systèmes naturels afin qu’ils puissent nous apporter les avantages alimentaires et économiques dont dépend tout le continent.
De nombreuses nations d’Afrique sont prêtes à décarboniser leurs économies, à préserver leurs écosystèmes délicats et à restaurer leurs habitats dégradés. La science montre clairement qu’il faut donner la priorité aux aires protégées si l’on veut donner une chance au monde naturel. Si nous n’étendons pas les aires protégées et conservées à au moins 30 % de la surface de la planète d’ici à 2030, la réalisation des priorités nationales telles que l’atténuation du changement climatique, la gestion durable des terres et de l’eau, la sécurité alimentaire et énergétique et la sécurité humaine sera compromise ; c’est pourquoi nous devons agir maintenant.
Certaines nations très ambitieuses, comme le Nigeria, ont déjà rejoint des coalitions internationales pour atteindre ces objectifs. Le Nigeria est membre de la Coalition de la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples (HAC), une initiative mondiale qui préconise la désignation d’au moins 30 % des terres et des mers de la planète comme aires protégées d’ici 2030. Le Nigeria est également membre des Blue Leaders, un groupe ambitieux de pays qui s’engagent à protéger au moins 30 % de l’océan mondial grâce à un réseau mondial d’aires marines hautement et entièrement protégées d’ici à 2030, ainsi qu’à un nouveau traité mondial robuste pour protéger l’océan.
L’approche de la 15ième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, le Nigeria appelle tous les membres de l’Union africaine à rejoindre la HAC et les Blue Leaders. Si nous ne nous rallions pas à la protection d’au moins 30 % de la planète d’ici à 2030, nous ne pourrons pas résoudre la crise de la biodiversité. Si ces initiatives sont essentielles, elles restent coûteuses et nos portefeuilles doivent être à la hauteur de notre ambition pour la nature.
Les experts indiquent que pour lutter contre la perte de biodiversité, nous devons augmenter nos investissements dans la protection de la nature de 500 à 900 milliards de dollars par an, dont la majeure partie devrait être dirigée des pays les plus développés vers les pays à revenu moyen et faible riches en biodiversité. Les investissements dans la nature donnent les résultats les plus positifs lorsque les priorités sont définies à partir de la base, les pays eux-mêmes guidant les donateurs et les partenaires de développement sur les priorités d’investissement. Les pays d’Afrique sont désireux de développer des partenariats de financement afin de maximiser l’impact de l’expansion des aires protégées pour la conservation. Nous avons une idée précise des besoins prioritaires en matière d’investissements durables dans la sous-région. Le Nigeria organisera donc un forum africain sur le financement de la nature en 2022 afin d’ouvrir le débat sur le développement de partenariats de financement et sur les possibilités pour les philanthropes et les partenaires du développement d’investir dans la restauration de la nature en Afrique.
En Afrique, nous avons le savoir-faire technique et les connaissances indigènes pour reproduire les ressources naturelles. Nous avons l’ambition et l’expertise nécessaires pour mener un effort coordonné au niveau mondial. Et nous avons la biodiversité nécessaire pour rétablir des habitats foisonnants. Ce que nous n’avons pas encore, c’est un consensus entre les nations africaines sur le fait que nous devons le faire pour nous-mêmes et que les nations riches doivent contribuer à financer nos efforts car elles en profiteront aussi.
Barr. Sharon Ikeazor, Ministre d’État à l’Environnement, Nigeria’’
En prélude au sixième Sommet Union européenne –Union africaine qui s’achève ce vendredi à Bruxelles, les Organisations de la société civile (OSC) sur les 2 continents ont publié le 14 février dernier, une Déclaration conjointe appelant àun partenariat vert et équitable. Voici cette Declaration OSC UE-UA .
Dans le cadredes travaux de sécurisation de la conduite de Ziga qui auront lieu dans la nuit du 19 au 20 février 2022, l’ONEA invite ses abonnés de Ouagadougou, Pabré, Ziniaré et Loumbila à faire des réserves minimales d’eau. Plusd’infos dans ce communiqué.
»Sécurisation de la conduite de Ziga: L’ONEA invite ses abonnés de Ouagadougou, Pabré, Ziniaré et Loumbila à faire des réserves minimales d’eau
L’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) informe son aimable clientèle qu’en raison des actions de sécurisation de sa conduite de Ziga qui auront lieu dans la nuit du 19 au 20 février 2022, des perturbations pourraient intervenir dans l’alimentation en eau potable des populations des villes de Ouagadougou, Pabré, Ziniaré et Loumbila.
L ’ONEA invite donc ses abonnés des zones concernées à faire des réserves minimales d’eau pour la période concernée. La situation se rétablira progressivement dans la soirée du 20 février 2022.
L’ONEA s’excuse par avance pour les désagréments que cela occasionnera et remercie son aimable clientèle pour la compréhension.
Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été officiellement investi Président du Faso ce mercredi 16 février 2022 au Conseil constitutionnel
Comme annoncé, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été officiellement investi Président du Faso ce mercredi 16 février 2022au Conseil constitutionnel. ‘’En cet instant solennel, j’ai une pensée profonde pour le peuple Burkinabè qui souffre dignement des affres du terrorisme depuis plus de six ans. Le vent d’espoir suscité par l’avènement du MPSR témoigne à souhait le désarroi dans lequel vit ce vaillant peuple qui ne demande qu’à retrouver la paix et la quiétude pour envisager son avenir avec sérénité. Fort heureusement, notre pays n’a jamais été aussi fort que dans la tempête et les vents contraires. C’est pourquoi ces moments difficiles doivent constituer pour nous, peuple Burkinabè, un marchepied pour nous élever vers de meilleurs horizons. Pour y arriver, il nous faut prendre collectivement conscience des efforts et des sacrifices à consentir’’, a indiqué le Président Damiba dans son Discours d’investiture.
Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été officiellement investi Président du Faso ce mercredi 16 février 2022 au Conseil constitutionnel
‘’DISCOURS DU PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA PRESTATION DE SERMENT
Monsieur le Doyen des membres du Conseil Constitutionnel
Honorables invités
Amis du Burkina Faso
Chers compatriotes
Avant tout propos, je vous prie de bien vouloir vous tenir debout pour qu’ensemble, nous observions une minute de silence à la mémoire de toutes celles et tous ceux, civils et militaires, qui ont payé le prix du sang dans la guerre que mène notre pays contre le terrorisme.
Je vous remercie.
Par le fait de cette épreuve que nous traversons depuis déjà plusieurs années, nombre de nos concitoyens se battent encore quotidiennement pour retrouver leur dignité physique ou mentale. Je leur témoigne toute ma solidarité et tout mon soutien.
J’ai également une pensée pour les éléments des Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la défense de la Patrie qui, malgré des conditions parfois difficiles, tiennent fermement et font face à l’adversité avec courage.
Distinguées personnalités
En cet instant solennel, j’ai une pensée profonde pour le peuple Burkinabè qui souffre dignement des affres du terrorisme depuis plus de six ans. Le vent d’espoir suscité par l’avènement du MPSR témoigne à souhait le désarroi dans lequel vit ce vaillant peuple qui ne demande qu’à retrouver la paix et la quiétude pour envisager son avenir avec sérénité.
Fort heureusement, notre pays n’a jamais été aussi fort que dans la tempête et les vents contraires. C’est pourquoi ces moments difficiles doivent constituer pour nous, peuple Burkinabè, un marchepied pour nous élever vers de meilleurs horizons.
Pour y arriver, il nous faut prendre collectivement conscience des efforts et des sacrifices à consentir.
Mes chers compatriotes
L’œuvre de refondation portée par le MPSR ne s’inscrit pas dans une logique révolutionnaire. Elle est plutôt un projet de transformation positive profonde qui consiste à revenir aux fondamentaux. Retrouver nos valeurs et les replacer au centre de toutes nos actions, voici ce qui me semble être la base.
Loin des grandes théories élitistes, il s’agit d’intégrer, dans nos comportements de tous les jours, quelles que soit nos origines, notre métier, nos responsabilités ou notre réalité sociale, la valeur d’intégrité dont notre pays porte le nom.
Personne ne pourra accomplir ces changements à notre place. Et le MPSR, s’il porte ce projet de refondation, n’en est que la locomotive. Il faut en effet que l’ensemble des wagons puissent se mettre en branle pour faire de cette refondation une réalité.
Le MPSR pour sa part, assumera le rôle historique qui est le sien dans la droite ligne de sa vision.
La restauration de l’intégrité de notre territoire, priorité absolue, passera par une réorganisation de l’ensemble des forces combattantes, afin de les rendre complémentaires et inter- opérables pour un maillage efficient du territoire national. Ce chantier, déjà engagé à travers la création du Commandement des Opérations du Théâtre National (COTN), implique la nécessité de redynamiser la connexion entre la fonction renseignement et les opérations sur le terrain. Cela permettra de mieux soutenir notre choix stratégique d’orienter résolument notre action vers l’offensive contre tous les groupes armés qui resteront dans une logique de répandre la violence de façon aveugle au sein de nos communautés.
De toute évidence il faudra également rendre le soutien logistique plus flexible pour mieux l’adapter à la nature de la menace.
Tout cela, combiné à tous les réajustements qui s’opèrent actuellement au sein de nos forces, permettra sans doute d’améliorer la situation. Mais pour véritablement et définitivement prendre le dessus sur l’ennemi, il faudra, pour l’amour que nous portons pour notre pays, se révolter et se convaincre qu’en tant que Nation nous avons plus que ce qu’il faut pour gagner cette guerre.
Militaires
Paramilitaires
Volontaires pour la Défense de la Patrie
Nous qui sommes en première ligne de ce combat, il nous faut donner à nos populations des raisons d’espérer ; il nous faut leur insuffler notre rage de vaincre ; il nous faut leur donner l’envie de s’engager à nos côtés et de nous soutenir de toutes leurs forces.
Surtout. Surtout, il nous faut redonner à ces milliers de personnes déplacées internes le droit de rêver. Nous avons le devoir de leur rendre le droit de retourner chez eux, de cultiver leur terre, de nourrir leurs familles et de créer un avenir pour leurs enfants.
Avec de l’engagement, de la détermination et de la cohésion, nous pouvons y arriver. Et nous devons y arriver.
Concitoyennes
Concitoyens
Au-delà de la priorité sécuritaire, la transformation que les Burkinabè appellent de tous leurs vœux doit également s’opérer au sein de l’administration et dans la gestion de la chose publique. C’est pourquoi nous allons procéder à une dépolitisation systématique, méthodique et progressive de l’administration publique. Seules doivent prévaloir les compétences techniques et la probité.
De même, la lutte contre la corruption, véritable serpent de mer dans notre pays depuis plusieurs décennies, doit prendre une nouvelle dynamique. L’administration publique que nous voulons mettre en place doit constituer en elle-même, par son mode de fonctionnement et par les valeurs morales des premiers responsables, un outil qui dissuade.
Dans le même sens, la justice et les structures de lutte contre la corruption auront un rôle crucial à jouer. Il faudra en effet que les dossiers de crimes économiques, trop longtemps restés dans les tiroirs, soient examinés au plus vite pour assainir les bases de la nouvelle administration.
Ceux qui, par mauvaise volonté ou pour des raisons malsaines, tenteront de faire obstruction au processus, assumeront les conséquences de leurs actes. Ce serait en effet se tromper gravement que de considérer la volonté du MPSR d’inclure tous les acteurs dans le processus en cours, comme une faiblesse. Aucun individu, aussi important soit-il ne peut s’arroger le droit de prendre en otage notre peuple.
Pour les acteurs politiques, la période de transition qui s’annonce ne doit en aucun cas être considérée comme une pause ou une trêve à l’issue de laquelle reprendraient les calculs purement électoralistes et les guéguerres de chapelles aux fins d’intérêts égoïstes. Bien au contraire, cette période doit être une opportunité d’introspection, de remise en cause et de questionnement. C’est le seul moyen de tirer leçon des échecs pour proposer aux Burkinabè des projets à la hauteur des leurs attentes.
Mesdames, Messieurs
Amis du Burkina Faso
En ces moments difficiles, notre pays n’a pas été abandonné par ses partenaires. C’est l’occasion pour moi de remercier la communauté internationale pour tous les efforts consentis pour accompagner le Burkina Faso. Je voudrais également saluer la présence à cette cérémonie des représentants des organisations sous régionales, régionales et internationales.
Dans la logique de sa tradition d’ouverture, le Burkina Faso réitère sa disponibilité à travailler en toute souveraineté avec tous les partenaires dans le respect mutuel.
Nous avons pris l’engagement de faire en sorte que le processus en cours dans notre pays soit le plus inclusif possible afin de prendre en compte les aspirations profondes de notre peuple. C’est dans cette dynamique qu’a été installée la commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition, qui a déjà commencé ses travaux et qui devrait indiquer le chemin à suivre pour un retour à un ordre constitutionnel accepté de tous, et prenant en compte nos contraintes sécuritaires, nos réalités et les aspirations de notre peuple.
Mesdames, Messieurs
Les semaines et mois à venir seront décisifs pour l’avenir de notre Nation. J’adresse aux Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora un message de confiance. J’ai la conviction qu’il n’y a pas de fatalité dès lors que nous mettons toutes nos forces ensemble. J’ai la conviction que les ressources pour restaurer notre intégrité se trouvent en nous-mêmes. J’ai la conviction que nous avons en chacun d’entre nous la force de taire nos différences et de nous réconcilier avec nous-mêmes.
Le monde nous regarde. Tant de fois nous l’avons agréablement surpris. Tâchons de le faire une fois encore.
En ce qui me concerne, je mesure la charge et la gravité des responsabilités qui me reviennent. Je connais les enjeux et je sais les attentes. Dans l’esprit des aspirations de notre peuple, je m’engage à gouverner par l’exemple et dans la sobriété, loin du faste des temps de paix.
Le succès, seule issue envisageable à mon sens, ne sera pas le mien mais celui du peuple Burkinabè tout entier.
Retroussons donc nos manches et osons inventer le prospère Burkina de paix et de justice dont nous rêvons.