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Visio-conférence de la CEDEAO sur le Mali : Le point des décisions avec le président en exercice

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Leprésident en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou

En sa qualité de président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président nigérien Mahamadou Issoufou a présidé la  visio-conférence de ce jeudi de l’organisation régionale sur la situation au Mali marquée par la prise du pouvoir des militaires. Dans cette allocution de clôture, Issoufou dresse le point des décisions prises par les chefs d’Etat dont l’exigence de la libération du président IBK et de ses collaborateurs, ainsi que son rétablissement dans le fauteuil présidentiel.

Leprésident en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou

Allocution de S.E.M. Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, Président en exercice de la CEDEAO, à la clôture du Sommet Extraordinaire sur la situation au Mali

Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Mesdames et Messieurs

Nous sommes à la fin de notre Sommet extraordinaire consacrée à la situation au Mali, suite au coup d’Etat  perpétré par une junte militaire le 18 mars 2020, et qui a conduit à l’arrestation et à la démission subséquente du Président de la République du Mali, ainsi qu’à la dissolution de l’Assemblée Nationale et du Gouvernement.

Comme nous l’avions fait depuis le déclenchement de cette crise, nous avons décidé de nous impliquer résolument dans la recherche de solutions à cette nouvelle situation, aux côtés du peuple malien et de toutes les forces vives de ce pays frère, afin que la paix et la sérénité puissent régner de nouveau au Mali, déjà lourdement éprouvé par une insécurité qui entrave son développement économique et social. Nous avons examiné la situation sans complaisance et nous avons procédé à des échanges francs et fructueux avec, à l’esprit un seul objectif fondamental, le retour dans les plus brefs délais au calme et à une situation institutionnelle normale dans ce pays.

Dans nos échanges et nos propositions, le Protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance et la démocratie nous a servi de guide. Ce protocole auquel tous nos pays sont parties, nous indique clairement les voies à suivre en cas de changement anticonstitutionnel de régime politique, tel que c’est le cas au Mali.

Il nous permet de prendre des mesures conservatoires pour protéger le cadre démocratique et républicain en pareille circonstance, et nous les avons prises.

Nous avons donc décidé après nos échanges de prendre les décisions ci-après :

a) condamnons avec fermeté les menaces et les pressions ainsi que les manipulations effectuées par les militaires putschistes sur le Président Ibrahim Boubacar Kéita pour le contraindre à annoncer une démission contre son gré ;

b) condamnons avec la plus grande fermeté la tentative de renversement par des militaires putschistes du gouvernement démocratiquement élu du Président Ibrahim Boubacar Kéita ;

c) dénions catégoriquement toute forme de légitimité aux militaires putschistes et exigeons le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel ;

d) exigeons la libération immédiate du Président Ibrahim Boubacar Kéita et de tous les officiels arrêtés ;

e) rappelons aux militaires putschistes leur responsabilité sur la sûreté et la sécurité du Président Ibrahim Boubacar Kéita et des officiels arrêtés ;

f) demandons le rétablissement du Président Ibrahim Boubacar Kéita en tant que Président de la République, conformément aux dispositions constitutionnelles de son pays.

g) suspendons le Mali de tous les Organes de Décision de la CEDEAO avec effet immédiat, conformément au Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ;

h) décidons de la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, financières et commerciales à l’exception des denrées de première nécessité, des médicaments, du carburant, et de l’électricité entre les pays membres et le Mali. Nous invitons tous les partenaires à faire de même ;

i) demandons la mise en œuvre immédiate d’un ensemble de sanctions contre tous les militaires putschistes et leurs partenaires et collaborateurs ;

j) décidons de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel ;

k) demandons la montée en puissance de la Force en Attente de la CEDEAO ;

l) décidons de demeurer saisie de la situation au Mali.

Bien entendu, le cadre de dialogue institué par notre communauté reste valable et le médiateur Goodluck Jonathan est disponible pour continuer sa mission de rapprochement des positions de toutes les parties et de réconciliation du peuple Malien. Nous allons donc engager des discussions avec les responsables de la junte  militaire pour leur porter le message de notre communauté et leur faire comprendre que le temps des prises de pouvoirs par la force est révolu dans notre sous-région. Nous travaillerons de façon inclusive, avec tous les fils du Mali afin que ce pays s’engage dans un processus où ses institutions démocratiques seront pleinement rétablies et opérationnelles et ce dans les meilleurs délais.

En tant que Président en Exercice de la CEDEAO, j’ai à cœur la résolution de la crise politique et institutionnelle au Mali et au vu des échanges que nous venons d’avoir je n’ai aucun doute que c’est le même sentiment qui anime tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement de notre Communauté et qu’ensemble nous réussirons. Le Mali est dans une situation critique avec des risques graves qu’un affaissement de l’Etat et des institutions n’entraîne  des revers dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé avec toutes les conséquences pour l’ensemble de notre communauté. C’est dire que ce pays a plus que jamais besoin de notre solidarité.

Pour conclure Je tiens à réaffirmer aux Maliens que la CEDEAO travaillera avec eux pour trouver et mettre en œuvre les solutions les meilleures pour la stabilité institutionnelle de  leur pays. Nous avons décidé de la convocation de la prochaine visioconférence dans une semaine.

Sur ce, je déclare clos les travaux de notre visio-sommet extraordinaire.

Je vous remercie de votre attention !»

Consommation du tabac : Afrique contre le tabac appelle à la vigilance

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Les conférenciers de l'ACONTA

Dans le but de sensibiliser les populations sur les effets néfastes liés à la consommation du tabac et le lien entre celui-ci et la COVID-19, l’Afrique contre le tabac (ACONTA) a animé un point de presse ce 20 août 2020 à Ouagadougou.

Les conférenciers de l’ACONTA

La consommation du tabac est un fait dangereux pour la santé.  Cependant, depuis l’apparition de la pandémie à coronavirus, les points de vue divergent quant à l’apport du tabac à l’organisme. Ainsi, c’est dans l’optique de clarifier les choses que l’Afrique contre le tabac (ACONTA ) s’est prononcée ce jeudi, en partenariat avec l’ATCA ( African Tobacco Control Alliance ). En effet, pour Salif Nikièma, coordonnateur d’ACONTA, cette conférence a pour but de démentir les informations distillées par l’industrie du tabac, selon laquelle la nicotine protégerait contre la COVID-19 et aussi pour :«mettre en garde les autorités et la population sur les manœuvres de l’industrie du tabac pendant cette période de pandémie».

L’ACONTA explique que le tabac affaiblit le système immunitaire, contribuant ainsi à aggraver la maladie à coronavirus; «il est démontré qu’en affectant les poumons, le cœur et les vaisseaux sanguins, le tabac aggrave les complications liées à la COVID-19 ». Pour le coordonnateur de la structure : «l’industrie du tabac est connue pour profiter des des situations de crises comme les pandémies, les catastrophes naturelles, les guerres pour soigner son image et créer un environnement propice pour ses activités en offrant des soutiens aux gouvernements».

Pour les consommateurs, il n’est pas toujours facile de se défaire du tabac. Salif Nikièma pense en ce sens que pour mettre fin à la consommation, il faut de la volonté et aussi des mesures d’accompagnement car pour lui  » tout le monde ne peut pas arrêter de fumer seul « . Ceux qui souhaiteraient se faire accompagner sont appelés par ACONTA à se rendre au centre de santé Yalgado Ouédraogo pour tout suivi. Traoré Khalil, coordonnateur général de l’association burkinabè d’actions contre les cancers tabagiques (ABACT), atteint d’un cancer de gorge pense qu’il est mieux de ne pas commencer la consommation du tabac : « si vous n’avez pas commencé, il vaut mieux ne jamais commencer».

Salif Nikièma a conclu en lançant un appel au gouvernement à  » être vigilant à ces différentes manœuvres de l’industrie du tabac et à n’accepter aucun soutien de la part de l’industrie « .

Aziz Yoda

Coronavirus au Burkina : 5 nouveaux cas et 8 nouvelles guérisons à la date du 18 août

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5 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires et 8 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 18 août 2020. 

A la date du 18 août, avec 8 nouvelles guérisons enregistrées, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à 1034.

Toujours à la date du 18 août, 5 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (3 à Toma et 2 à Ouagadougou), faisant passer le nombre total des cas confirmés à 1 297.

A la date du 18 août, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 55, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré à cette date.

Burkina Demain 

La CEDEAO a pris ses distances avec Bamako, l’UA aussi

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Les chefs d'Etat de la CEDEAO tiennent aujourd'hui une visio-conférence sur le Mali

Avec l’avènement du coup d’état au Mali, l’’Union africaine (UA) n’a pas tardé à prendre ses distances avec ce nouveau pouvoir à Bamako, en annonçant la suspension du Mali des instances de l’organisation continentale.

L’on en sait un peu plus sur la position de l’Union africaine (UA) et ses exigences vis-à-vis des tenants du nouveau pouvoir au Mali, en l’occurrence les auteurs du nouveau coup d’état.

L’UA « suspend le Mali de l’Union africaine jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel et demande la libération du président Boubacar Keita, du Premier ministre et des autres responsables du gouvernement arrêtés par la force par l’armée », a indiqué Serguei Ismail, commissaire du Conseil paix et sécurité de l’organisation continentale.

Même position de principe à la CEDEAO

C’est la même attitude de fermeté qui a été observée du côté de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), organisation régionale dont le Mali est membre depuis la création en 1975.

La CEDEAO a en effet décrété la fermeture de ses frontières aériennes et terrestres avec le Mali et annoncé sa suspension de ses instances, exigeant la libération des otages dont le président démissionnaire Ibrahim Boubacar Kéita et son Premier ministre, Boubou Cissé.

Pour autant, ni à Addis Abeba, ni à Abuja, l’on ne veut désespérer sur la situation de Bamako, les appels à un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal.

Visio-conférence de la CEDEAO

Les chefs d’Etat de la CEDEAO tiennent aujourd’hui une visio-conférence sur le Mali

Pour ce qui concerne la CEDEAO, l’on devrait en savoir davantage sur sa position à l’issue de sa visio-conférence de ce jeudi 20 août 2020.

Les chefs d’Etat vont-ils prendre des mesures supplémentaires de pression sur la junte pour l’obliger à lâcher du lest et favoriser le retour à l’ordre constitutionnel normal réclamé ici et là ? Affaire à suivre…

 

Burkina Demain

Burkina : 2,9 millions de personnes dans le besoin

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La ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire, Marie Laurence Marshall Ilboudo

Le monde célèbre ce 19 Août 2020 la journée mondiale de l’aide humanitaire. Au Burkina Faso, le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a initié dans la capitale du pays une conférence à l’occasion de cette commémoration.

La ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Marie Laurence Marshall Ilboudo

Cette année, la commémoration de la journée internationale de l’aide humanitaire a lieu sous le thème : «Héros au quotidien». Au Burkina Faso, la ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Marie Laurence Marshall Ilboudo et les partenaires œuvrant dans le cadre de l’aide humanitaire ont célébré cette journée sous un angle plus optimiste en dépit de la situation difficile que connaît le pays. Au cours de cette célébration, deux communications ont été présentées, suivis des échanges avec les hommes de média.

Le Burkina Faso traverse une période de crise sans précédent. En effet, en plus de la crise causée par la pandémie à Coronavirus survenue au cours de l’année 2020, le pays connaît une situation d’insécurité depuis plus de quatre ans et qui a engendré plusieurs conséquences ; c’est par exemple le cas des personnes déplacées internes.

«Rendre hommage aux travailleurs humanitaires»

La coordonnatrice du système des Nations Unies, Metsi Makhetha

Toutefois, des hommes et des femmes, des héros, s’activent tous les jours et même parfois au péril de leur vie pour venir en aide aux personnes en difficulté. C’est d’ailleurs cette explication que la ministre donne à la commémoration de cette journée : «ce 19 Août nous donne l’opportunité de rendre un vibrant hommage à ces individus qui font chaque jour preuve de courage et d’empathie alors qu’ils travaillent dans des circonstances extrêmes».

Pour la coordonnatrice du système des Nations Unies, Metsi Makhetha, la commémoration de la journée de l’aide humanitaire constitue un double appel qui est de  » reconnaître l’engagement des travailleurs humanitaires  » d’une part et d’autre part  » assurer la dignité des personnes affectées par la crise  » ; elle doit donc être, dit-elle  » un moment d’introspection et de réflexion pour chacun ».

1,5 million de déplacés internes  d’ici la fin de l’année

Au Burkina Faso, le Ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire estime que 59% des personnes affectées par la crise sécuritaire sont des enfants. Plus de 1.013.234 personnes sont dans une situation de déplacés internes et ce chiffre pourrait atteindre 1,5 millions de personnes d’ici à la fin de l’année si les choses restent telles.

À en croire le département, 2,9 millions de personnes sont dans le besoin. Pour venir en aide à ces personnes en difficulté, un plan de réponse humanitaire a été élaboré, selon la Ministre. La réalisation de ce plan nécessite un financement qui s’évalue à 233,5 milliards de francs CFA.

Laurence Marshall Ilboudo ainsi que l’ensemble du gouvernement ont réitéré leur engagement pour l’accomplissement de ce plan : «le Gouvernement, à travers mon département, marque son engagement pour la mise en œuvre effective de ce plan et entend assurer en toute responsabilité la coordination des actions y afférentes». «Notre combat commun doit être de garantir aux populations affectées, la dignité et la protection», a-t-elle conclu.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 15 nouveaux cas à la date du 10 août

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10 nouveaux cas confirmés et 2 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 10 août 2020.
A la date du 10 août, avec 2 nouvelles guérisons enregistrées, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à 997.
Toujours à la date du 10 août, 15 nouveaux cas confirmés, faisant passer le nombre total des cas confirmés à 1 228.
A la date du 10 août, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 54, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré à cette date.
Burkina Demain

Violences sexuelles faites sur des jeunes filles : «Ces infractions sont punies», selon le procureur du Faso

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Le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga I, Harouna Yoda

Selon le  Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga I, Harouna Yoda,  l’inceste et le viol sur mineurs sont des infractions punies de peines   allant d’un (01) à trente (30) ans d’emprisonnement et d’une amende de six cent (600.000) FCFA à dix millions (10.000.000) FCFA. Plus de précisions dans ce communiqué de presse.

Le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga I, Harouna Yoda

«COMMUNIQUE DU PROCUREUR DU FASO PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE OUAGA I

Le mercredi 22 juillet 2020, sur le réseau social « Facebook » une vidéo déjà diffusée par une des chaines de Canal+ faisait le récit d’une fillette de quatorze (14) ans, de nationalité burkinabè, qui aurait été abusée par son propre père.

Répudiée par sa famille pour les faits d’inceste, elle a été reçue dans un Centre d’accueil pour jeunes filles en détresse à Ouagadougou depuis sa grossesse jusqu’à son accouchement. Les oncles de la jeune fille craignant la malédiction familiale selon leurs coutumes, étaient à la recherche de solutions pour se débarrasser de l’enfant incestueux par le biais de l’adoption auprès des services sociaux ou le Centre d’Accueil. A la fin du film, le journaliste affirmait que « le père de Carine ne sera jamais inquiété »

Les faits relatés dans la vidéo n’étaient pas auparavant portés à notre connaissance. Ainsi, instruction était donnée à la Brigade Régionale de Protection de l’Enfance (BRPE) du Centre de diligenter une enquête sur les faits puis interpeller le père de la fillette. Fort heureusement, le père de l’enfant qui avait fui son domicile a été interpellé dans la matinée du lundi 10 aout 2020 par la police. Le présumé auteur des faits a été déféré à notre Parquet le Mercredi 12 aout 2020 et des poursuites judiciaires ont été immédiatement engagées contre lui. Des dispositions ont été prises pour mettre en sécurité l’enfant né de l’inceste.

Malheureusement les cas d’inceste et de violences sexuelles à l’égard des enfants sont parfois gérés à l’insu des autorités judiciaires ou administratives avec des conséquences parfois irréversibles pour les victimes. Nous encourageons la population à dénoncer les cas de violences faites aux enfants dans les services de Police, de Gendarmerie, à l’Action sociale ou directement au Parquet.

En rappel, l’inceste et le viol sur mineurs sont des infractions punies de peines   allant d’un (01) à trente (30) ans d’emprisonnement et d’une amende de six cent (600.000) FCFA à dix millions (10.000.000) FCFA (article 533-10, 533-11, 533-13, 533-14 et 533-18 du code pénal). C’est l’occasion de rassurer la population que notre Parquet et la Police judiciaire de notre ressort ne sauraient tolérer les violences faites aux enfants sous quelques formes ou mobiles que ce soient.

 

   Fait au Parquet, Ouagadougou, le 12 aout 2020

 

   Le Procureur du Faso

   Harouna YODA »

La CEA lance le Centre africain de surveillance des prix

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La Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a lancé le 11 août 2020, un outil continental unique en son genre qui offre une vue unique des variations de prix dans les pays africains, les Communautés économiques régionales et au niveau continental.

Lors de ce lancement, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, elle fait remarquer que le rôle des bureaux nationaux de statistique pour garantir que cette plate-forme dispose de données opportunes, exactes et à jour sera crucial. Plus de précisions dans ce communiqué.

La Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe

«Communiqué de presse

La CEA lance le Centre africain de surveillance des prix

Addis-Abeba, le 11 août 2020 (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a lancé un outil continental unique en son genre qui offre une vue unique des variations de prix dans les pays africains, les Communautés économiques régionales et au niveau continental.

Lors du lancement virtuel le 11 août 2020, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, elle fait remarquer que le rôle des bureaux nationaux de statistique pour garantir que cette plate-forme dispose de données opportunes, exactes et à jour sera crucial.

Elle met en garde que « le manque de données sur les prix pour nous permettre de surveiller, d’analyser et de gérer les économies grâce à des décisions politiques éclairées a souvent conduit à des troubles civils » car lorsque les prix de produits comme la nourriture, le pétrole et l’énergie grimpent, « les populations descendent dans la rue ».

L’initiative vise donc à regrouper les prix et les taux de change de tous les pays africains en une seule plate-forme facilement accessible aux citoyens, décideurs et aux autres parties prenantes. La plateforme impliquera des analyses mensuelles, trimestrielles et annuelles de l’inflation.

Le lancement, présidé par le Vice-président du Ghana, Mahamudu Bawumia, applaudit la CEA pour cette initiative, déclarant que « ce guichet unique pour recueillir des données » contribuera grandement à « renforcer la pertinence de la CEA en Afrique ».

« Nous avons besoin de données sur l’évolution des prix pour évaluer comment les variations des prix à la consommation peuvent à elles affecter les tendances de la distribution des revenus, les niveaux de pauvreté et les inégalités y compris, parmi ceux qui vivent de leurs pensions », déclare M. Bawumia.

Il souligne que « alors que nous ouvrons les portes du libre-échange continental, les données sur le niveau des prix permettront d’établir des comparaisons entre les pays et de comprendre les marchés régionaux et la compétitivité des producteurs à travers l’Afrique ».

  1. Bawumia exhorte les gouvernements africains à investir dans les infrastructures des TIC et les outils de collecte de données numériques. Il appelle les chefs des bureaux nationaux de statistique à « collaborer avec la CEA pour transformer nos systèmes statistiques continentaux ».

Dans le même ordre d’idées, le Ministre camerounais de l’économie, de la planification et du développement régional – Alamine Ousmane Mey – déclare : « Nous devons renforcer les relations entre les institutions nationales d’informations et de statistiques et la CEA » car « sans données et sans informations, nous ne pouvons pas évaluer et faire le suivi de la politique publique ».

« Nous parlons de compiler des données, ce qui signifie intégrer l’Afrique. Je vois un avenir radieux pour cette initiative », affirme M. Mey.

Dans ses remarques, le Ministre sud-africain des finances, Tito Titus Mboweni, souligne le fait que « les données aident les dirigeants politiques à comprendre la différence entre ce qu’ils souhaiteraient et la réalité sur le terrain ».

Il ajoute que « alors que nous nous dirigeons vers la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, nous avons besoin de données fiables et opportunes sur les prix et les mouvements de biens et de services pour nous permettre de savoir si nous avons une convergence ou divergence macroéconomique ».

Certains ministères des finances et de la planification de l’économie, des représentants des bureaux nationaux de statistique de toute l’Afrique ont également pris part au lancement virtuel, qui reconnaissent leur rôle en tant que parties prenantes clés de l’initiative et s’engagent à fournir les données requises.

Cela survient à un moment où les gouvernements sont désireux de comprendre les effets du COVID-19 sur la capacité des citoyens à acheter des produits de première nécessité alors que les pays sont confrontés à des mesures de confinement.

 

Riposte de la CEA au COVID-19

 

Publié par :

La Section des communications
Commission économique pour l’Afrique
BP 3001
Addis-Abeba (Éthiopie)
Tél. +251 11 551 5826
Adresse électronique : eca-info@un.org»

 

La CENI fait son bilan de l’opération d’enrôlement biométrique

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Le président de la CENI, Ahmed Newton Barry face aux acteurs politiques et de la société civile

Dans l’après-midi de ce 10 août, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Ahmed Newton Barry était face aux acteurs du monde politique, de la société civile et des groupements d’indépendant, à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle le président a donné le bilan de l’enrôlement biométrique des électeurs et présenté le chronogramme de la suite de ses activités.

Le président de la CENI, Ahmed Newton Barry face aux acteurs politiques et de la société civile

Dans l’après-midi de ce 10 août, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Ahmed Newton Barry était face aux acteurs du monde politique, de la société civile et des groupements d’indépendant, à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle le président a donné le bilan de l’enrôlement biométrique des électeurs et présenté le chronogramme de la suite de ses activités.

Après une période d’enrôlement difficile, compte tenu de la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso, la CENI a livré ce Lundi le bilan de l’opération d’enrôlement biométrique d’électeurs. Selon Ahmed Newton Barry, au plan national, toutes les régions et provinces ont été ouvertes par la CENI comme prévu. Toutefois, 22 communes sur 351 et 1619 secteurs et villages n’ont pas fait objet de couverture. Pour ces zones non couvertes, 05 régions à savoir la Boucle du Mouhoun, le Centre Nord, l’Est, le Nord et le Sahel et 08 provinces étaient concernés. Au total, selon les statistiques brutes, 2.376.100 personnes ont été nouvellement enrôlées avec un taux de 41,90% de femmes et 58,10% d’hommes. Pour cette opération d’enrôlement, la région du Centre enregistre le plus fort taux de personnes enrôlées, soit 28,43% et le Sahel vient en dernière position avec 2,59%.

Les élections de cette année verront la participation des Burkinabè de l’extérieur. Par conséquent, la CENI a aussi déployé ses agents sur le reste de l’Afrique et les autres continents pour le processus d’enrôlement. En Afrique, 18.426 personnes ont été enrôlées, soit 0,78%. L’Europe vient en deuxième position avec 0,11% , l’Amérique 0,04% et l’Asie 0,01% de Burkinabè enrôlés.

Pour Newton Barry, il y a de quoi être satisfait car pour une première fois la CENI dans son histoire enregistre un électeur sur deux enrôlé et surtout dans un contexte de sécurité difficile.

En plus du bilan, la CENI a présenté le chronogramme de la suite de ses activités. Ainsi, la campagne présidentielle sera ouverte le 31 Octobre 2020 et prendra fin le 20 Novembre. Pour les législatives, elle se tiendra du 06 au 20 Novembre.

En ce qui concerne la sécurité, le président de la CENI dit ne pas minimiser les choses.  Néanmoins, selon lui, tout s’étant bien passé jusque-là, il n’y a pas à avoir peur pour la suite, il faut donc garder espoir.  En attendant, les citoyens sont appelés à se préparer pour le 22 novembre prochain.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Appréciation des candidatures MPP : Rappel à la discipline de la direction du parti

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Des noms de potentiels candidats ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux avec la tenue des conseils provinciaux d’appréciation dans le processus d’évaluation des candidats à la candidature aux législatives du 22 novembre 2020. Par ce communiqué, la direction du parti rappelle à la discipline.

«Communiqué

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a dépêché, les 8 et 9 août 2020, dans les 45 provinces du Burkina des missions chargées d’accompagner les conseils provinciaux d’appréciation (CPA) dans le processus d’évaluation des candidats à la candidature aux législatives du 22 novembre 2020.

Globalement les CPA se sont bien déroulés, à la satisfaction de la direction politique du parti. Cependant, elle tient à rappeler que le Conseil provincial d’appréciation ne saurait être un collège habileté à établir un classement des candidats. Pourtant, la directive du Parti est claire et précise sur la procédure de désignation des candidats sur les listes du parti aux législatives du 22 novembre 2020.

C’est la Direction Politique qui, en dernier ressort, donne son quitus aux listes électorales du parti.

Par conséquent, évitons de publier de prétendus classements qui n’engagent en aucune façon le Parti.

Camarades, soyons disciplinés et faisons confiance à la direction politique de notre parti.

Démocratie-Egalité-Progrès !»