Accueil Blog Page 224

Lutte anti-Covid-19 dans l’espace G5 Sahel : Une aide de 20 millions de dollars de la BAD et du HCR

0

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Banque africaine de développement ont accordé, jeudi 23 juillet, une aide de 20 millions de dollars aux pays membres du G5 Sahel afin de renforcer leur santé publique et d’aider au bien-être des réfugiés et de leurs communautés d’accueil face à la pandémie de Covid-19. Plus d’infos dans ce communiqué de presse. 

                 

«Les Nations unies et la Banque africaine de développement apportent 20 millions de dollars aux pays du G5 Sahel pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les réfugiés et leurs communautés d’accueil.

Abidjan, Genève, Nouakchott, 24 juillet 2020 – Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Banque africaine de développement ont accordé, jeudi 23 juillet, une aide de 20 millions de dollars aux pays membres du G5 Sahel afin de renforcer leur santé publique et d’aider au bien-être des réfugiés et de leurs communautés d’accueil face à la pandémie de Covid-19.

L’enveloppe de la Banque provient du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque.

Elle doit permettre aux gouvernements du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Tchad, qui composent le cadre régional de coopération et de coordination du G5 Sahel, de renforcer leurs capacités nationales afin d’enrayer la propagation du coronavirus. Il s’agit aussi d’en atténuer les répercussions sociales et économiques, dans cette région, où la pandémie provoque une situation d’urgence sans précédent, qui s’ajoute aux crises multiples déjà en cours dans la région.

Cette intervention privilégiera la conduite d’activités dans les zones les plus touchées par les conflits et la violence, subissant un afflux élevé de personnes victimes de déplacement forcé et où la présence des institutions gouvernementales est limitée.

 

Le Sahel compte 3,1 millions de réfugiés, de personnes déplacées dans leur propre pays, de rapatriés et de personnes menacées d’apatridie.

 

Dans les cinq pays de la région, on a enregistré jusqu’à présent 10 000 cas de contamination au Covid-19 et 459 décès. Bien que les mesures d’urgence visant à enrayer la propagation de la maladie fassent l’objet d’une levée progressive et prudente, il est essentiel de renforcer l’intervention sanitaire pour les communautés les plus vulnérables.

 

« Pour les réfugiés et les personnes qui fuient déjà la guerre et la violence au Sahel, ainsi que pour les pays d’accueil, la pandémie de Covid-19 a des effets dévastateurs », a déclaré Kelly Clements, haut‑commissaire adjointe des Nations unies pour les réfugiés, qui a signé l’accord au nom de l’agence onusienne.

 

«Cette contribution s’ajoute aux efforts déployés à l’échelle mondiale en vue de mobiliser un soutien financier et politique en faveur de l’intervention humanitaire dans la région. Elle témoigne également d’une grande solidarité avec les communautés qui accueillent les personnes contraintes de fuir », a-t-elle ajouté.

Le projet vise également à renforcer les systèmes alimentaires et nutritionnels, dans une région où 5,5 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire, selon les estimations des Nations unies.

 

«Cette opération renforcera les capacités des pays du G5 Sahel et leur permettra d’appuyer les actions humanitaires et de développement de la région, de compléter les interventions menées dans le cadre de l’initiative de l’Alliance pour le Sahel et de soutenir les plus vulnérables », a déclaré de son côté, Khaled Sherif, vice-président de la Banque africaine de développement, en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services.

« Grâce à ce projet, la Banque aidera à atténuer l’impact socioéconomique négatif de la crise du Covid-19 dans les pays du G5 Sahel, où les communautés sont déjà vulnérables et touchées par les conflits et l’insécurité.»

 

Le projet appuiera également des campagnes de sensibilisation sur le Covid-19 et renforcera les infrastructures de santé, la surveillance épidémiologique et la gestion des cas. Il permettra également l’acquisition de fournitures et d’équipements médicaux essentiels pour la prévention, le contrôle et le traitement des patients atteints du Covid-19.

 

« Le Sahel requiert plus que jamais une attention accrue et coordonnée de la part des États de la région et de la communauté internationale, afin d’endiguer la spirale de la violence et de créer ainsi un environnement propice à un développement socioéconomique inclusif et durable », a déclaré, pour sa part, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la Facilité de réponse rapide au Covid-19 (CRF) de la Banque africaine de développement, d’un montant maximal de 10 milliards de dollars, qui constitue le principal instrument d’aide aux pays africains mis en place par la Banque pour atténuer les effets de la crise sur l’économie et la santé. L’intervention du HCR dans le projet sera conforme aux principes humanitaires de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.

 

Ces types de partenariats sont encouragés par le Pacte mondial sur les réfugiés, en tant que cadre de partage des responsabilités plus prévisible et plus équitable. Ce projet conjoint illustre la façon dont le Pacte peut être appliqué et constitue un modèle permettant à d’autres entités financières et de développement de prendre la mesure des besoins massifs créés par les déplacements forcés et la pandémie et de s’engager à y répondre.

 

Contacts médias :

Banque africaine de développement : Gershwin Wanneburg, Département de la communication et des relations extérieures, email : g.wanneburg@afdb.org

Bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre : Romain Desclous, email : desclous@unhcr.org  

Energies renouvelables : Une feuille de route pour opérationnaliser la régulation

0
Officiels et participants posant pur la postérité

Parvenir à une feuille de route à même de permettre d’adresser efficacement et de façon plus opérationnelle la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso. C’était l’un des objectifs majeurs du Forum national de la régulation du secteur des énergies renouvelables  qui se tenait du 22 au 23  juillet 2020 à Ouagadougou. Objectif parfaitement  atteint avec en plus la mise en place d’un comité de suivi des engagements contenus dans la feuille de route, à la grande satisfaction des organisateurs et des participants.

Martin Van Dam (micro), coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV, a prononcé le mot de clôture du forum

«Réflexion sur l’opérationnalisation de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso». C’est le thème du  forum national sur la régulation du secteur des énergies renouvelables qui s’est tenu les 22 et 23 juillet 2020 à Ouagadougou.

Initié dans le cadre du Programme voix pour le changement (V4CP) par les Organisation de la société civile (OSC)  du secteur en l’occurrence SNV, CEAS Burkina, AGEREF/Comoé-Léraba et OCADES Dédougou; le forum national de la régulation du secteur des énergies renouvelables a réuni pendant 48 heures les  représentants des différentes parties prenantes de la question de la normalisation et certification des produits et services d’énergies renouvelables dans le pays.

Sentiments de satisfaction générale

Après deux jours d’échanges francs et constructifs, c’est les sentiments de satisfaction générale qui se dégageaient à la clôture des  travaux intervenue dans l’après-midi du jeudi 23 juillet 2020, à entendre les uns et les autres.

Dans mon mot de clôture du forum, Martin Van Dam, coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV,  s’est félicité de la forte participation des différentes parties prenantes et de l’esprit constructif qui a prévalu tout au long des travaux, saluant l’organisation de CEAS Burkina et l’ouverture de l’ANEREE ; ce qui a permis de parvenir à des résultats.

Gilbert Kazienga, conseiller technique en énergies renouvelables à la SNV

«Pour nous, cela a été un exercice assez enrichissant au regard de la qualité des échanges et des résultats auxquels nous sommes parvenus», a assuré Eric Pouya, directeur du contrôle et des textes de conformité énergétique de l’ANEREE.

«Nous avons assisté à des échanges francs qui ont permis d’aboutir à des conclusions intéressantes qui vont beaucoup servir sur cette question de la régulation du secteur des énergies renouvelables», a noté de son côté Gilbert Kazienga, conseiller technique en énergies renouvelables à la SNV.

«Nos remerciements pour la confiance et pour nous avoir permis de prendre à part à ce forum qui va contribuer à l’atteinte des objectifs en matière de régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso», a indiqué, au nom de tous les participants, Ada Siko, directrice de la normalisation et de l’audit énergétique de l’ANEREE. Pour sa part, le modérateur du forum, Francis Simporé de 2IE a relevé la bonne attitude des participants, leur assiduité aux travaux, ce qui a permis d’atteindre les objectifs. A savoir une connaissance par  toutes les parties prenantes des évidences produites par les OSC dans le cadre du programme V4CP ; le point de l’état des lieux de la normalisation et certification des produits et services d’énergies renouvelables au Burkina Faso. Et ce n’est pas tout.

Feuille de route pour  opérationnaliser des normes de régulation

Officiels et participants posant pour la postérité à l’ouverture du forum

Pour favoriser l’opérationnalisation des normes de régulation du secteur des énergies renouvelables, les forumistes ont adopté une feuille. Sur cette feuille de route, l’on peut relever un certain nombre de recommandations.

Concernant les équipements et matériels d’énergie renouvelables, les participants au forum préconisent :

-engager la réflexion pour la mise en place d’un Fonds pour le renforcement des financements à travers l’octroi de micro crédit ou la facilité de payement (payement à tempérament) pour permettre utilisateurs (ménages ruraux, associations et organisations du milieu rural, ménages urbains,PME/PMI) d’accéder au marché des équipements et services ER de qualité ;

-multiplier  les initiatives de projets d’énergies renouvelables pour faciliter l’accès au grand nombre tout en tirant profit des leçons apprises des projets menés avec un accent particulier sur le service après-vente/installation et la pérennité des installations.

Pour ce qui est de la promotion des services d’énergies renouvelables, les forumistes suggèrent entre autres :

-valoriser l’enseignement dans le domaine de l’ER ; « promotion des filières ENR filières des installateurs PV

-renforcer  les connaissances des formateurs  intervenant dans le secteur de l’ER FC ;

-plaidoyer pour l’inscription d’activités ER dans les plans locaux de développement ;

-sensibiliser les collectivités à la problématique des ER ;

-disposer des référentiels de métiers compétences et de formation dans le secteur des ER.

Délivrance des agréments des entreprises

S’agissant de la politique et règlementation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso ; les participants au présent forum recommandent entre autres :

-la relecture de l’article 303 de la loi de finance 2017 en vue l’actualisation de la liste des équipements exonérés ;

-la certification des installateurs ;

-la délivrance des agréments des entreprises ;

-l’organisation des acteurs ;

-l’élaboration d’un texte sur les normes acceptables sur les équipements ;

-’élaboration d’un guide d’efficacité énergétique dans le bâtiment.

Comité de suivi mis en place

Dernier acte du forum et non le moins important : la mise en place d’un comité de suivi fort de 7 membres comprenant des représentants de la société civile, du secteur privé, des collectivités territoriales et de structures en charge de la régulation, notamment l’ANEREE et l’ABNORM. Le comité de suivi est présidé par le représentant de la Coalition CNPDER-BF.

Avec ces résultats obtenus au cours  du forum, l’espoir est permis. Pour le coordonnateur Martin Van Dam, ce n’est qu’un début. Et d’exhorter les participants à poursuivre la dynamique enclenchée et surtout à ne pas perdre de vue l’objectif final recherché, à savoir la satisfaction du consommateur (en milieu rural ou en périphérie) à travers la délivrance d’équipements et services d’énergies renouvelables de qualité.

«Au-delà des débats passionnés que suscitent la question entre nous, nous devons toujours avoir à l’esprit la nécessité de faire en sorte que les populations, nos parents au village puissent en profiter au finish. C’est cela tout le sens des combats, des efforts que nous menons», a-t-il conclu.

Grégoire B. Bazié & Aziz Yoda

Burkina Demain

Zéphirin Diabré : «Le pays a plus que jamais besoin d’un nouveau départ»

0
Zéphirin Diabré saluant ses militants au cours de la cérémonie d'investiture au palais des sports de Ouaga 2000

 Zéphirin Diabré de nouveau candidat à une présidentielle après l’expérience malheureuse de 2015. Le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a en effet été officiellement investi, ce samedi 25 juillet à Ouagadougou, candidat de son parti à la présidentielle du 22 novembre 2020.

Zéphirin Diabré saluant ses militants au cours de la cérémonie d’investiture au palais des sports de Ouaga 2000

Après avoir reçu l’écharpe, le bâton de commandement et prêté serment devant les militants de son parti, Zéphirin Diabré est officiellement  le candidat de l’UPC à la présidentielle du 22 novembre 2020. «Zeph», comme l’appellent affectueusement ses admirateurs, a en effet investi ce samedi 25 juillet au palais des sports de Ouaga 2000.

Zéphirin Diabré s’est donc engagé à respecter les valeurs du parti et à défendre valablement  ses couleurs. À ce congrès extraordinaire d’investiture de Zeph, des associations et partis politiques lui ont annoncé leur soutien.

C’est le cas du candidat de l’ADF-RDA Gilbert Noël Ouédraogo, du CDP Eddie Komboïgo et bien d’autres portés par la coalition des forces démocratique du CFOP, représenté par Jean Hubert Bazié.

Au plan international, Idrissa Seck du Sénégal à travers son représentant, la Guinée Conakry, la Mauritanie, le Mali et le Niger ont annoncé le souhait de voir un libéral à la tête du Burkina Faso.

Dans son discours d’ouverture du Congrès, le président a invité les Burkinabè à corriger l’erreur qu’ils ont commis en 2015 en conduisant le MPP au pouvoir : «Il y a de cela cinq ans les Burkinabè ont commis la grave erreur de confier leur destiné au MPP».

Pour lui, la situation du pays n’est pas à raconter car cela se constate à travers notamment la corruption, la stigmatisation, les crises sociales, le terrorisme qui est considéré par certains comme un phénomène mondial, chose qui, selon lui ne devrait pas être le cas. «Il y a des phénomènes mondiaux qui sont bons mais est-ce qu’on les a ici ? », s’interroge-t-il.

Le candidat de l’ADF-RDA décrit également les choses dans ce sens et pense qu’ «au-delà de l’aspect sécuritaire, le régime actuel a échoué sur tous les plans». «Le pays a plus que jamais besoin d’un nouveau départ», a-t-il conclu, exhortant ses militants et soutiens à le porter au sommet de l’Etat au soir de l’élection du 22 novembre.

Après son investiture, Zéphirin Diabré a aussitôt  mis le cap sur les arrondissements 11 et 10 où il a procédé à la remise respectivement de vivres aux déplacés internes et de forage.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 5 nouveaux cas confirmés à la date du 23  juillet

0

05 nouveaux cas confirmés et 02 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 23  juillet  2020. 

Avec 02 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à  923 à la date du 23 juillet.

Toujours à la date du 23 juillet, 05 nouveaux cas confirmés, faisant passer le nombre total des cas confirmés depuis l’apparition de la Covid-19, à  1086.

A la date du 23  juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.

Burkina Demain 

Crise malienne : Le départ d’IBK toujours exclu par la médiation CEDEAO !

0

Comme annoncé, les 5 présidents de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en l’occurrence Mahamadou Issoufou du Niger, président en exercice ; Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Mahamadu Buhari du Nigéria ; Nana Akufo-Addo du Ghana et Macky Sall du Sénégal sont arrivés ce jeudi à Bamako au Mali et aussitôt entamé leur  médiation avec les parties prenantes en attendant un sommet extraordinaire par visio-conférence annoncé pour lundi.

Après l’échec d’une première mission de bons offices ; la CEDEAO vient de dépêcher une nouvelle équipe de haut niveau comprenant 5 présidents pour tenter encore de rapprocher les positions des protagonistes de la grave crise politique au Mali. L’organisation régionale entend même dans sa démarche ratisser large en son sein en annonçant pour lundi un sommet extraordinaire, en plus donc de l’envoi sur place à Bamako de la nouvelle équipe de négociateurs qui comprend notamment Mahamadou Issoufou du Niger, président en exercice ; Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Mahamadu Buhari du Nigéria ; Nana Akufo-Addo du Ghana et Macky Sall du Sénégal.

Si la CEDEAO revient en force dans la recherche de la solution à la crise malienne après un premier échec ; elle n’entend pas pour autant changer d’un iota sur un des points clés des revendications du M5 FRP, le mouvement de contestation. Il s’agit du départ pur et simple du président contesté, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK).

Et à entendre le président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, ce point, pour l’organisation régionale, est non négociable ; «IBK étant un président démocratiquement élu par les Maliens». Alors certains responsables du M5 FRP en ont fait pratiquement un préalable.

Dans ce contexte, les pourparlers s’annoncent manifestement compliqués. Comme les médiateurs vont-ils s’y prendre pour convaincre les «Tout sauf IBK» à renoncer à cela ?

Affaire à suivre…

Burkina Demain

———–

Des jeunes CDP  pour une mission de clarification auprès du fondateur

0
Les jeunes conférenciers du CDP face à la presse

Des jeunes militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont donné de la voix dans l’après-midi de ce mercredi 22 Juillet 2020 à Ouagadougou, à travers l’animation une conférence de presse sur les lettres du président d’honneur du parti Blaise Compaoré dont les directives doivent être considérées par le président-candidat Eddie Komboïgo.  

Les jeunes conférenciers du CDP face à la presse dans la soirée du mercredi 22 juillet 2020

Le mécontentement exprimé par cette partie de la jeunesse militante du CDP porte sur les lettres envoyées par le fondateur du parti, Blaise Compaoré et les interprétations qui en découlent. En effet, selon Soumaïla Sana, membre du bureau de la section provinciale du Sanmatenga, président de la conférence, Blaise Compaoré a fait parvenir, jusqu’à la date de ce jour, trois lettres.

La première, envoyée à la date du 09 Juillet s’adressait à Bernard Nabaré, président du Collège constitué pour le choix du candidat qui sera porté à la tête du parti. La deuxième a été envoyée le 10 Juillet.

Dans cette lettre, il y mentionne, particulièrement, les qualités que devrait avoir celui qui dirigera le parti. L’authenticité de cette lettre s’est vue mise en cause par le président du parti Eddie Komboïgo. Une troisième correspondance a suivi, le 14 Juillet, dans laquelle le fondateur confirme l’authenticité de la précédente.

L’objectif de cette conférence, selon les initiateurs est de confirmer l’authenticité des deux dernières lettres. «Les lettres envoyées sont bel et bien authentiques» ont-ils laissé entendre. « Une authentification incontestable, disent-ils, puisque c’est par le même canal qu’il (Bernard Nabaré) a reçu la lettre du 09 Juillet dont personne n’a contesté l’authenticité ».

Pour simplifier les choses, ils proposent que le bureau de la direction envoie une délégation auprès de Blaise Compaoré pour avoir son dernier mot.

D’autre part, selon les conférenciers, Eddie Komboïgo n’est pas celui qui devrait présider le parti. Ils tiennent pour preuve la non- concordance de sa personne comparativement au portrait fait par le fondateur.

 » Il n’y a aucun doute, le portrait-robot du candidat dressé par le Fondateur dans sa lettre du 10 Juillet, ne correspond pas du tout au camarade Eddie Komboïgo « . Il est reproché à ce dernier de vouloir contester au président d’honneur son opinion pour le choix d’un candidat.

Ils ajoutent qu’il « ne constitue pas une solution satisfaisante, ni pour le CDP, ni pour le pays « .

Quant à savoir leur choix de candidat, ils répondent : «le candidat idéal, c’est celui qui va respecter le portrait dressé par le président d’honneur».

Aziz Yoda

Burkina Demain

Internet : Attention au cyberespionnage !

0

Des chercheurs d’ESET ont découvert de nouvelles activités liées à une campagne de cyberespionnage de longue date au Moyen-Orient, apparemment associées au groupe de pirates connus sous le nom de Gaza Hackers ou Molerats.

Une application Android, Welcome Chat, qui fait office de spyware tout en fournissant les fonctionnalités de chat promises, fait partie intégrante de la campagne. Le site web malveillant qui diffuse l’application prétend proposer une plateforme de chat sécurisée disponible dans la boutique Google Play. Ces affirmations ne sauraient être plus éloignées de la vérité, selon les chercheurs d’ESET, surtout en ce qui concerne la sécurité.

« En plus d’être un outil d’espionnage, Welcome Chat rend les données récoltées auprès de ses victimes librement accessibles sur Internet. Et l’application n’a jamais été disponible dans la boutique officielle de Google, » explique Lukáš Štefanko, le chercheur d’ESET qui a effectué l’analyse de Welcome Chat.

L’application Welcome Chat se comporte comme toute application de chat téléchargée en dehors de Google Play : il est nécessaire d’activer le paramètre « Autoriser l’installation d’applications depuis des sources inconnues ». Après l’installation, l’application demande l’autorisation d’envoyer et de consulter des SMS, d’accéder à des fichiers, d’enregistrer des fichiers audio, d’accéder aux contacts et à la géolocalisation de l’appareil. Immédiatement après avoir reçu les autorisations, Welcome Chat commence à recevoir des commandes de son serveur de commande et de contrôle (C&C), et elle lui transmet toute information récoltée. Outre les messages de chat, l’application vole des informations telles que les SMS envoyés et reçus, l’historique des appels, la liste des contacts, les photos, des enregistrements des appels téléphoniques et la localisation GPS de l’appareil.

«Malheureusement pour les victimes, l’application Welcome Chat, y compris son infrastructure, n’a pas été développée dans un souci de sécurité. Les données transmises ne sont pas chiffrées, et de ce fait, elles sont non seulement librement accessibles aux pirates, mais également à toute personne se trouvant sur le même réseau, » poursuit M. Štefanko.

Les chercheurs d’ESET ont essayé de déterminer si Welcome Chat est un détournement d’une application légitime, qui aurait été piratée par le groupe, ou un malware développé à des fins malveillantes. « Nous avons fait de notre mieux pour découvrir une version légitime de cette application, pour sensibiliser son développeur à ses vulnérabilités. Mais il semble qu’une telle application n’existe pas. Naturellement, nous n’avons fait aucune démarche pour joindre les auteurs de la campagne d’espionnage, » explique M. Štefanko.

L’application d’espionnage Welcome Chat appartient à une famille connue de malwares Android, qui partage l’infrastructure d’une campagne d’espionnage précédemment documentée appelée BadPatch, qui visait également le Moyen-Orient. BadPatch a été attribué au groupe de pirates Gaza Hackers, alias Molerats. Sur la base de ces éléments, nous pensons que cette campagne utilisant les nouveaux chevaux de Troie Android provient des mêmes auteurs.

Si l’opération d’espionnage utilisant Welcome Chat semble être étroitement ciblée, ESET déconseille fortement aux utilisateurs d’installer des applications en dehors de la boutique officielle Google Play, à moins qu’il ne s’agisse d’une source fiable, comme le site web d’un fournisseur de sécurité établi ou d’une institution financière réputée. Par ailleurs, les utilisateurs doivent faire attention aux autorisations requises par leurs applications et se méfier de toute application nécessitant des autorisations au-delà de ses fonctionnalités. Comme mesure de sécurité très élémentaire, les utilisateurs devraient également utiliser une application de sécurité réputée sur leurs appareils mobiles.

Pour plus de détails sur le spyware Welcome Chat, lisez l’article complet « Secure chat platform? Nothing could be further from the truth for Welcome Chat » sur WeLiveSecurity. Suivez l’actualité d’ESET Research sur Twitter.

 

CONTACTS PRESSE

Darina SANTAMARIA : +33 01 86 27 00 39 – darina.j@eset-nod32.fr

Ines KHELIFI : +33 01 55 89 29 30 – ines.k@eset-nod32.fr

G5 Sahel : 285 millions de dollars de la BAD pour lutter contre la Covid-19

0

Le Conseil administration de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé, mercredi 22 juillet à Abidjan, un appui budgétaire de 284,8 millions de dollars américains pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la pandémie de Covid-19 et de relance économique. Plus d’infos dans ce communiqué.

«G5 Sahel : la Banque africaine de développement accorde 285 millions de dollars pour la lutte contre la pandémie de Covid-19

Le programme repose sur une réponse intégrée à la crise sanitaire articulée autour des trois axes interdépendants des plans de riposte des pays du G5 Sahel

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 23 juillet 2020/ — Le Conseil administration de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé, mercredi 22 juillet à Abidjan, un appui budgétaire de 284,8 millions de dollars américains pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la pandémie de Covid-19 et de relance économique.

 

Ce soutien financier, fourni dans le cadre de la Facilité de réponse rapide (https://bit.ly/2OQg1bI) contre le Covid-19 dotée de 10 milliards de dollars américains, destiné à aider les pays membres régionaux de la Banque à faire face aux conséquences de cette pandémie, est décliné par pays. Le Burkina Faso bénéficiera d’un financement de 54,6 millions de dollars répartis en un don de 27,3 millions de dollars et un prêt de même montant, issus du Fonds africain de développement (FAD), le guichet de prêt à taux concessionnel de l’institution. Une assistance financière totale de 48,9 millions de dollars, composée de dons de 37,2 millions de dollars du Fonds d’assistance technique (FAT) et d’un prêt de 11,7 millions de dollars du FAD, sera allouée au Mali. La Mauritanie bénéficiera d’un don de 10,2 millions de dollars et le Niger d’un don de 53,7 millions de dollars et d’un prêt de 55,1 millions de dollars. Quant au Tchad, il reçoit un appui financier de 61,2 millions de dollars, entièrement sous forme de dons.

 

Le programme repose sur une réponse intégrée à la crise sanitaire articulée autour des trois axes interdépendants des plans de riposte des pays du G5 Sahel. Il s’agit de la riposte sanitaire et du renforcement du système de santé, de l’atténuation de l’impact social et du soutien à la résilience économique. En outre, il soutiendra des mesures urgentes, notamment : l’augmentation des ressources allouées à la santé et le renforcement des capacités des pays dans le dépistage et la prise en charge des personnes infectées ainsi que le recrutement de personnel de santé et leur formation ; l’amélioration de la sécurité alimentaire à travers des subventions des prix des denrées alimentaires de première nécessité; des transferts monétaires aux ménages à très faibles revenus; et la mise en œuvre d’allègements fiscaux au profit du secteur privé pour faciliter la reprise de leurs activités.

 

« Cet appui est particulièrement important pour les pays du G5 Sahel déjà sévèrement touchés par un triple choc climatique, humanitaire et sécuritaire. Il permettra de fournir à ces pays dont les capacités financières sont rudement mises à l’épreuve par la forte augmentation des dépenses sécuritaires et humanitaires relatives à la lutte contre le terrorisme et l’accueil des réfugiés, l’espace budgétaire nécessaire pour faire face aux conséquences économiques, sociales et sanitaires supplémentaires de la pandémie de Covid-19 et préserver les gains en matière de réduction de la pauvreté», a déclaré Marie-Laure Akin Olugbade, directrice générale de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest.

 

À terme, le programme devrait permettre aux pays de développer une meilleure capacité de riposte aux chocs de santé publique, d’augmenter le taux de ménages vulnérables bénéficiaires de l’assistance alimentaire à au moins 50% et de faire bénéficier à au moins 130 000 entreprises de mesures fiscales et d’autres soutiens financiers. Les ménages et entreprises dirigés par des femmes seront particulièrement visés par les différentes mesures du programme.

 

« Si des mesures immédiates sont mises en œuvre pour mieux maitriser les conséquences socioéconomiques de la crise sanitaire, les perspectives de relance de la croissance et d’amélioration du cadre budgétaire dans la zone demeurent bonnes. Par ce financement, la Banque entend aider les pays du G5 Sahel à préparer et soutenir leur relance post-Covid-19 », a indiqué Abdoulaye Coulibaly, directeur du Département de la gouvernance.

Cet appui budgétaire complète et renforce les autres financements d’urgence apportés par la Banque aux pays de la région en réponse au Covid-19, notamment le Projet multinational d’appui en faveur des pays membres du G5 Sahel pour la lutte contre la pandémie à coronavirus, approuvé le 9 juin 2020.

Le 22 juillet, les pays du G5 Sahel comptaient 11 598 cas confirmés au Covid-19, 8 586 guérisons et 475 décès.

 

Contact médias :

Alexis Adélé

Département de la communication et des relations extérieures

Email : a.adele@afdb.org»

 

IFC : 5,6 milliards de dollars pour soutenir le secteur privé

0

La Société financière internationale (IFC), institution membre du Groupe de la Banque mondiale, a engagé lors de l’exercice 2020 5,6 milliards de dollars en faveur du développement du secteur privé au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, avec comme objectif de soutenir la création et la croissance des entreprises ainsi que l’emploi face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 (coronavirus). Plus de détails ici.

«IFC investit 5,6 milliards de dollars en soutien au développement du secteur privé en Afrique et au Moyen-Orient

Plus de 500 millions de dollars alloués à la lutte contre la pandémie de COVID-19

NAIROBI, 22 juillet 2020 – La Société financière internationale (IFC), institution membre du Groupe de la Banque mondiale, a engagé lors de l’exercice 2020 5,6 milliards de dollars en faveur du développement du secteur privé au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, avec comme objectif de soutenir la création et la croissance des entreprises ainsi que l’emploi face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 (coronavirus).

IFC a en outre mobilisé près de 2 milliards de crédits commerciaux à court terme afin de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME).

Dans le détail, entre le 1er juillet 2019 et le 30 juin 2020, IFC a investi 4,6 milliards de dollars en faveur d’entreprises privées en Afrique subsaharienne. Soit un montant supérieur aux engagements atteints au cours de l’exercice 2019, qui étaient ressortis à 4,1 milliards de dollars, et ce malgré les difficultés opérationnelles causées par la pandémie.

Ces investissements ont porté sur les secteurs de la santé, de l’agro-industrie, de l’énergie solaire, du financement du logement et des infrastructures, ainsi que sur le financement des PME. Ils ont notamment concerné des pays en situation de fragilité et de conflit, dans lesquels IFC a engagé plus de 1,2 milliard de dollars.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où la pandémie a provoqué une baisse de la production pétrolière, des recettes touristiques et des transferts d’argents, IFC a investi plus de 1 milliard de dollars, notamment pour soutenir la construction d’hôpitaux et de cliniques en Iraq, en Jordanie, en Égypte et au Maroc.

« Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique réalisaient des progrès importants avant que la pandémie de COVID-19 n’éclate, et IFC s’employait à soutenir ces avancées en contribuant à libérer l’investissement privé et à créer des marchés et des opportunités, » souligne Sérgio Pimenta, vice-président d’IFC pour le Moyen-Orient et l’Afrique. « À la suite de la crise économique engendrée par la pandémie, nous nous sommes mobilisés pour entretenir cet élan et aider nos clients à préserver leur activité et sauvegarder des emplois qui sont indispensables à la croissance économique et aux moyens de subsistance. Nous saluons la ténacité et la résilience des petites, moyennes et grandes entreprises qui sont les piliers des économies d’Afrique et du Moyen-Orient et nous continuerons à les soutenir lors la prochaine phase de la crise et jusqu’à la reprise. »

En plus de ces investissements, l’appui d’IFC au Moyen-Orient et en Afrique a pris la forme de services-conseil, dont le montant s’est chiffré à plus de 590 millions de dollars répartis sur quelque 376 projets destinés à améliorer l’environnement des affaires et les politiques d’investissement, tout en mettant en avant et en créant de nouveaux marchés dans des secteurs prioritaires. Sur l’ensemble de ces projets, 45 % se sont évertués à améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes.

Plus généralement, les activités d’investissement et de conseil aux entreprises de IFC au Moyen-Orient et en Afrique ont notamment permis d’étendre l’accès des petites entreprises aux financements, de mieux relier les petits agriculteurs aux marchés, de remédier aux perturbations des chaînes d’approvisionnement causées par la pandémie et d’accroître l’accès à l’électricité et à des sources d’énergie renouvelable.

Depuis l’apparition du coronavirus, IFC s’est employée à aider le secteur privé à atténuer l’impact de la pandémie et ses répercussions économiques. Au mois de mars, IFC a annoncé le déploiement d’un mécanisme de financement accéléré de 8 milliards de dollars destiné à soutenir les entreprises touchées par la pandémie. A ce jour, elle a engagé plus de 3,5 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Sur cette enveloppe, IFC a investi 517 millions de dollars dans des entreprises d’Afrique et du Moyen-Orient, 66 % de ce montant étant dirigés vers des pays éligible aux fonds d’aide de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Voici un aperçu des entreprises ayant reçu l’appui d’IFC :

-En Côte d’Ivoire, IFC a octroyé un prêt de 25 millions d’euros à NSIA Banque Côte d’Ivoire, pour permettre à cette dernière de consentir de nouveaux crédits aux entreprises à court de liquidités du fait de la pandémie de COVID-19.

-En Égypte, IFC a prêté 100 millions de dollars à la Commercial International Bank afin d’aider cet établissement à accroître son soutien aux clients et entreprises subissant les effets de la pandémie.

-Au Kenya, IFC a fourni un prêt de 50 millions de dollars à Equity Bank Kenya afin que celle-ci puisse augmenter ses crédits en fonds de roulement ou commerciaux en faveur des PME.

-En Mauritanie, IFC a alloué 35 millions de dollars dans le cadre d’une ligne de crédit d’un montant de 200 millions de dollars structurée par la Société Générale et destinée à permettre à la compagnie Addax Energy S.A. d’assurer des importations d’énergie essentielles.

-Au Nigéria, IFC a octroyé des prêts d’un montant total de 200 millions de dollars à Access Bank, FCMB et Zenith Bank pour soutenir le financement de PME opérant dans des secteurs en proie à des difficultés de trésorerie et d’accès aux crédits commerciaux.

-En Ouganda, IFC a fourni un prêt de 4 millions de dollars, dans le cadre d’un financement plus large de 6,5 millions, à l’International Medical Group (IMG), filiale de Ciel Healthcare Limited, pour permettre à ce prestataire de services de soins de faire face aux répercussions du coronavirus sur ses activités.

Depuis le mois de mars, dans le cadre de son mécanisme de financement accéléré COVID-19, IFC a mobilisé 886 millions de dollars au titre de son programme mondial de financement du commerce (GTFP) afin de soutenir les PME du Moyen-Orient et d’Afrique opérant dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, 92 % de ce montant étant destinés à des pays à faible revenu et en situation de fragilité.

Pour en savoir plus sur l’action d’IFC face à la pandémie de COVID-19, rendez-vous sur www.ifc.org

À propos d’IFC

Organisation sœur de la Banque mondiale et membre du Groupe de la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) est la plus importante institution mondiale d’aide au développement dont les activités sont axées sur le secteur privé dans les marchés émergents. Elle est active dans plus de 100 pays et consacre son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et de débouchés dans les pays en développement. Au cours de l’exercice 2019, les investissements d’IFC dans des entreprises et des institutions financières se sont élevés à plus de 19 milliards de dollars, permettant ainsi de mobiliser les capacités du secteur privé pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ifc.org.

À Nairobi :

Kristina Nwazota

Tél. : +254 (0)793 263 740 – +1 202-422-2408

E-mail : knwazota@ifc.org»

Energies renouvelables : Les acteurs en forum en vue d’opérationnaliser la  régulation !

0
Les représentants des différentes parties prenantes participent à l'atelier

C’est parti pour le  forum national de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso. Initié dans le cadre du Programme voix pour le changement (V4CP) par les Organisation de la société civile (OSC)  du secteur en l’occurrence la SNV, CEAS Burkina et AGEREF/Comoé-Léraba,Ocades Dédougou; le forum réunit pendant 48 heures les  représentants des différentes parties prenantes de la question de la normalisation et certification des produits et services d’énergies renouvelables dans le pays.

Le conseiller technique Souleymane Konaté (micro) a présidé l’ouverture du forum

Les OSC SNV, CEAS Burkina, AGEREF/Comoé-Léraba et OCADES Dédougou en ont fait depuis des années leur cheval de bataille dans le cadre du Programme pour le changement (V4CP). Il s’agit de la lutte contre la mauvaise qualité des équipements et services d’énergies renouvelables dans le pays.

Le coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV, Martin Van Dam (micro), a salué la mobilisation des acteurs

Ces OSC sont convaincues du fait que la prolifération de la mauvaise qualité sur le marché est un grand handicap au développement du secteur des énergies renouvelables et ne cessent depuis lors de multiplier, dans le cadre de V4CP, les initiatives (études, ateliers, sorties de terrain, conférences, rencontres) sur la question dans l’espoir de faire bouger les lignes, de faire aboutir son plaidoyer pour la qualité dans le secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso.

Présence des différentes parties prenantes

Officiels et participants posant pour la postérité à l’ouverture du forum ce 22 mai 2020 à Ouagadougou

C’est dans cette dynamique que s’inscrit le forum national sur la régulation dans le secteur des énergies renouvelables qui se tient du 22 au 23 juillet 2020 à Ouagadougou. L’ouverture des travaux du forum ce mercredi a enregistré la présence des différentes parties prenantes de la question de la régulation, qui conditionne en réalité la qualité recherchée par les populations, les OSC mais aussi les pouvoirs publics, les acteurs privés.

Le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo (micro) a souhaité des échanges francs et fructueux

«Réflexions sur l’opérationnalisation de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso», c’est le thème du forum qui a débuté ce mercredi dans la capitale.

Prononçant le mot  d’ouverture, Souleymane Konaté, conseiller du ministre de l’énergie Bachir Ismaël Ouédraogo, a salué l’initiative à sa juste valeur. «Il s’inscrit en droite ligne des actions du ministère de l’énergie engagé aussi sur la question à travers la mise en place de structures comme l’ANEREE»

Mêmes constats de l’absence de la régulation

Les représentants des différentes parties prenantes participent à l’atelier

Il est illusoire de s’attendre à la qualité dans un secteur gangréné par l’anarchie comme le nôtre. Et tous les intervenants l’ouverture des travaux ont été unanimes sur l’absence de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso ; ayant tous fait le constant de l’anarchie ambiante qui favorise la mauvaise qualité. «A ce jour, il n’y a aucun norme à respecter quand l’on veut venir un matériel dans notre pays», relève le directeur général de l’ANEREE, Issouf Zoungrana.

Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, a présenté les évidences des études menées par les OSC

L’étude de 2017 des OSC mettant en exergue le lien entre la formation des installateurs des équipements et la qualité de leurs prestations a démontré par exemple que 70% de ces installateurs n’étaient pas passés par une école de formation. Ce qui expliquait clairement, selon Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, l’origine de la mauvaise qualité sur le marché.

«Nous sommes dans un contexte où parfois le vendeur de matériels d’énergies renouvelables s’érige en technicien alors qu’il n’en est pas un», ironise un participant. «C’est vrai que le secteur est devenu une opportunité dont les uns et les autres veulent en profiter mais pour plus d’efficacité il requiert un minimum de technicité», indique le DG Zoungrana. Et d’ajouter : «Nous sommes en train de construire l’infrastructure qualité. Et bientôt, dans les semaines et mois à venir nous allons avoir des normes claires».

La SNV a 50 ans au Burkina

Pour sa part, le coordonnateur des énergies renouvelables de la SNV, Martin Van Dam, s’est réjoui de la grande mobilisation des différents acteurs autour du secteur des énergies renouvelables qui fait partie, depuis de nombreuses années, des domaines prioritaires d’intervention de la SNV, au même titre que les secteurs agricole et de sécurité alimentaire, ainsi que du pastoralisme. «La SNV célèbre cette ses 50 ans de présence au Burkina», a-t-il confié.

Dans son mot de bienvenue aux participants, le directeur de CEAS Burkina Faso,  a rendu hommages aux différentes prenantes pour leur participation au forum, souhaitant des échanges francs et fructueux  afin d’aboutir à des propositions à même de favoriser l’opérationnalisation de la régulation du secteur.

3 communications délivrées

Le DG de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, a annoncé des normes de régulation pour bientôt

Le présent forum vise essentiellement 4 objectifs, à savoir :

-partager avec toutes les parties prenantes les évidences produites par les OSC dans le cadre du programme V4CP ;

-faire l’état des lieux de la normalisation et la certification et de la certification des produits et services d’énergies renouvelables au Burkina Faso ;

-adopter une feuille de route pour l’opérationnalisation des normes de régulation du secteur des énergies renouvelables ;

-mettre en place un comité de suivi en collaboration avec la CNPDER, des engagements de l’Etat en matière de promotion et de régulation des énergies renouvelables.

Pour ce faire, les participants ont eu droit à trois communications. La première présentée par Charles Didace Konseibo, a porté sur les évidences produites par les OSC dans le cadre du programme V4CP. Issouf Zoungrana a décliné aux participants le rôle et missions de l’ANEREE, «bras opérationnel du ministère de l’énergie en matière  d’énergies renouvelables et de promotion de l’efficacité énergétique». Le DG Zoungrana a aussi donné une deuxième  communication sur  l’état des lieux de la normalisation et de la certification des produits et services d’énergies renouvelables au Burkina Faso.

Une feuille de route attendue

A la lumière de ces 3 communications et des échanges,  les participants au présent forum ont été répartis en 3 groupes pour réfléchir sur thèmes concourant à l’atteinte des objectifs visés. Le premier thème est relatif aux matériels et équipements d’énergies renouvelables. Le deuxième thème porte sur les services d’énergies renouvelables. Et enfin, le troisième aborde la politique et règlementation du secteur des énergies renouvelables.

C’est autour de ces 3 thèmes que les travaux du forum se poursuivront ce jeudi. A terme, il est attendu à la fin des travaux une feuille de route dont la mise en œuvre effective incombera aux membres du comité de suivi à mettre en place. Nous y reviendrons.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain