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Coronavirus au Burkina : 3 nouvelles guérisons à la date du 13 juin

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Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 13 juin,  fait toujours état de 894 cas confirmés, aucun nouveau cas confirmé n’ayant été enregistré.

Avec 3 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est désormais 807  à la date du 13 juin 2020.  Aucun décès n’ayant été enregistré à la même date du 13 juin, le nombre total des décès reste à 53 et celui des cas confirmés, 894,  aucun nouveau cas confirmé n’ayant été enregistré.

Burkina Demain                                                                                        

Coronavirus au Burkina : Au total 804 guérisons  à la date du 12 juin

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Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 12 juin,  fait état de 894 cas confirmés, aucun nouveau cas confirmé n’ayant été enregistré.

Avec 5 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est désormais 804  à la date du 12 juin 2020.  Aucun décès n’ayant été enregistré à la même date du 12 juin, le nombre total des décès reste à 53 et celui des cas confirmés, à aucun nouveau cas confirmé n’ayant été enregistré.

Burkina Demain                                                                                        

Albi Week : Le pari de l’organisation encore relevé en 2020

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Ambiance bon enfant au cours de la photo famille des participants à la conférence publique

Après le succès de la première édition l’année dernière, l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) et ses partenaires dont l’Association pour la protection et la promotion des albinos (APPA) ont marqué la deuxième édition de la Semaine de l’albinos «Albi Week»   par diverses activités dont le tenue ce samedi 13 juin 2020 dans les locaux de l’IAM d’une conférence publique sur la problématique du cancer de la peau chez les personnes vivant avec l’albinisme

La ministre Marchal Ilboudo (à gauche) et la présidente de l’AFAB Maimouna Déné heureuses de se retrouver pour un même combat

«Résilience des personnes albinos dans un contexte de récurrence du cancer de la peau au Burkina Faso : comment intensifier la sensibilisation et la mobilisation ». C’est le thème de la conférence publique marquant  la 2e édition de l’Albi Week qui a eu lieu ce samedi 13 juin 2020 à Ouagadougou.

Message de soutien de la ministre-marraine Ilboudo

Initiée conjointement par l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) et l’Association pour la protection et la promotion des albinos (APPA) dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la sensibilisation à l’albinisme ; la conférence a enregistré la présence de de Marie Laurence Marchal Ilboudo, ministre de la femme, de la famille, de la solidarité nationale et de l’action humanitaire.

Marraine de l’évènement, la ministre Ilboudo a livré un message de soutien et d’encouragement aux personnes albinos, parfois objet de mépris et de rejets par la société. Elles doivent continuer, dit-elle,  à s’engager, à ne pas rester dans la timidité, à ne pas avoir honte de leur handicap et d’en appeler  aussi à la responsabilité de la communauté quant à leur insertion sociale.

«Un thème pertinent», selon la présidente de l’AFAB

A entendre la présidente de l’AFAB, Maïmouna Déné,   le thème national «Résilience des personnes albinos dans un contexte de récurrence du cancer de la peau au Burkina Faso : comment intensifier la sensibilisation et la mobilisation» est plus que pertinent. Car,  le Burkina Faso est un pays ensoleillé, ce qui contribue à exposer davantage les personnes albinos aux risques de cancer.

Ambiance bon enfant au cours de la photo famille des participants à la conférence publique

Au plan international, la Journée internationale de la sensibilisation à l’albinisme est commémoré sous le thème « fait-e pour briller ». Partant de ce thème mondial, la marraine Ilboudo a eu ces mots d’encouragements à l’endroit des albinos du Burkina : «Forcez le respect, cultivez l’excellence et vous serez des femmes et des hommes faits pour briller», a-t-elle conclu.

Aziz Yoda

Burkina Demain

20 journalistes à l’école des énergies renouvelables dans le Centre-Nord

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Les journalistes s'imprégnant du système de pompage d'eau à la Coopérative WenWaogo de Louda

L’énergie solaire n’est pas une fin en soi. Bien utilisée, elle est un puissant facteur d’amélioration de la productivité agricole et des conditions de vie des  femmes en milieu rural. Une vingtaine de journalistes burkinabè venus de quatre régions (Centre, Centre-Nord, Plateau Central et Nord) peuvent aujourd’hui en témoigner avec des preuves à l’appui. Eux qui ont bénéficié du 10 au 12 juin 2020 à Kaya et dans 2 villages environnants (Louda 1 et Louda 2) d’une formation théorique et pratique sur les énergies renouvelables, notamment leurs utilisations par les femmes dans l’agriculture-élevage et la transformation des produits agricoles (étuvage du riz).

Le formateur Charles Didace Konseibo déclinant aux journalistes l’objectif de la visite de terrain au centre de Napamboubou

«Les Plaques solaires nous aident énormément. Grâce à elles, nous arrivons  à avoir facilement de l’eau et la lumière pour travailler. C’est grâce encore à elles que nous arrivons à charger les portables, les batteries, bref, c’est grâce aux plaques solaires que nous arrivons à faire tout ce que nous faisons ici», a expliqué jeudi dernier Awa Sawadogo, présidente des femmes de la Société coopérative simplifiée des étuveuses du riz Wenwaogo de Louda.

Awa Sawadogo, présidente des femmes de la Société coopérative simplifiée des étuveuses du riz Wenwaogo de Louda

Mme Sawadogo répondait là à une question des journalistes qui lui demandaient à quoi leur servait l’énergie solaire. Et Rasmané Ouédraogo, chargé de projets de la coopérative de renchérir : «L’énergie solaire est très bien appréciée ici. Le solaire nous facilite les choses et nous aide à la préservation de l’environnement. Nous ne regrettons pas le choix de l’énergie solaire».

«On a toujours besoin de l’énergie à toutes les étapes de la transformation», complète pour sa part le gestionnaire Gaël Ouédraogo.

Les journalistes s’imprégnant du fonctionnement du pompage d’eau à la Coopérative WenWaogo de Louda grâce au solaire

Ainsi, grâce à un dispositif opérationnel fonctionnant à base de l’énergie solaire, les femmes de la Société coopérative simplifiée des étuveuses du riz Wenwaogo de Louda arrivent à mener à bien leurs activités de lavage, séchage, de passage à la vapeur, de triage, décorticage et de conditionnement du riz. Par semaine, elles mettent sur le marché 2 tonnes de riz étuvé pour un bénéfice de 100 000 F CFA,

Le solaire dans la production maraîchère

Aminata Toé/Karambiri, chef de projet Agriculture durable et économie sociale à l’ATAD, expliquant l’importance de l’énergie solaire dans le fonctionnement du Centre

Un peu plus tôt, les journalistes, sous la conduite de leurs formateurs que sont Charles Didace Konseibo, Yamako Soulama et Albert Nagreogo, étaient sur le site maraicher de Napamboubou ou Louda 1. Là aussi l’énergie tient une place centrale dans les activités du Centre de formation sylvo-pastoral qui les a accueillis.

«C’est le système solaire qui permet vraiment toute l’irrigation et  l’éclairage de notre Centre. Nous sommes autonomes en termes d’irrigation et d’éclairage. Même tout le village est approvisionné en eau par  la borne fontaine située à l’extérieur mais qui est alimentée en énergie par notre dispositif solaire», a confié aux  journalistes Aminata Toé/Karambiri, chef de projet Agriculture durable et économie sociale, à l’Alliance technique d’assistance au développement (ATAD).

Une cinquantaine de femmes productrices

Au sein du Centre, une cinquantaine de femmes font des produits maraichers grâce à l’irrigation rendue possible par l’utilisation de l’énergie solaire. Une partie du dispositif solaire permet de capter directement les rayons du soleil pour pomper l’eau dans des deux châteaux d’eau et l’eau des châteaux d’eau en tombant produit de l’énergie hydraulique qui permet d’acheminer dans un premier temps l’eau vers deux bassins et ensuite vers les espaces irrigués à travers des tuyaux. L’autre partie du dispositif solaire comprend 4 batteries qui stockent les rayons solaires qui serviront à pomper l’eau la nuit pour remplir les châteaux d’eau.

Créé depuis 2015 comme la coopérative WenWaogo, le Centre de Napamboubou dispense des formations à longue durée (9 mois)  et à la carte (courte durée) au profit des jeunes filles et garçons dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage.  La 6e promotion en formation longue durée comprend 16 éléments dont 5 filles et 11 garçons.

Connaissances et capacités des journalistes renforcés

La présente formation a renforcé les capacités des bénéficiaire sur la problématique, désormais ‘’ambassadeurs’’ de la cause de l’accès des femmes aux énergies renouvelables et aptes à apporter leurs concours.

«Briser les barrières : Promouvoir l’entrepreneuriat  féminin dans les chaînes de valeurs énergétiques durables grâce à des approches innovantes», pouvait-on sur une banderole.

Dans l’optique de permettre aux Hommes média d’être des acteurs clés de la question, ceux-ci ont bénéficié avant  et après les visites de terrain des communications sur plusieurs aspects de la problématique.

Charles Didace Konseibo, vice-président du Conseil d’administration de CEAS Burkina, a abordé plusieurs thématiques au cours de la formation

Charles Didace Konseibo, vice-président du Conseil d’administration de CEAS Burkina a abordé le thème des énergies renouvelables dans le développement des entreprises et les généralités sur le plaidoyer. M. Konseibo a défini le plaidoyer comme «une action qui se déroule sur une durée » et vise à changer une situation. ‘’L’objectif d’un plaidoyer doit être simple, mesurable, atteignable, réaliste et temporaire’’.

Généralités sur les  énergies renouvelables

Yamako Soungalo Soulama, responsable du département énergies renouvelables et technologies appropriées, au cours d’un de ses exposés

Yamako Soungalo Soulama a échangé avec les journalistes sur les généralités des  énergies renouvelables (solaire, biogaz, biomas) ainsi que sur celles portant sur les changements climatiques et sur les équipements d’énergies renouvelables des entreprises dirigées par des femmes. M. Soulama a également évoqué le plan de plaidoyer du projet FED qui a besoin, a-t-il dit, de l’engagement de toutes les parties prenantes pour connaître une mise en œuvre efficiente.

Les communications du  formateur Albert Nagreogo (à gauche), a porté sur les productions radiophoniques en rapport avec les énergies renouvelables

Les communications du  formateur Albert Nagreogo  ont porté sur la compréhension des concepts des énergies renouvelables en rapport avec les productions médias ; l’identification des genres radiophoniques adaptés à la production média. Ainsi, 27 sujets de productions radiophoniques langue nationale mooré  (10 micro programmes, 7 magazines et 10 tables rondes) ont été retenus à l’issue des travaux de groupes.

Salomon Nikièma, chargé de programme à Christian Aid, au cours de son exposé sur la capitalisation

Le communicateur Salomon Nikièma, chargé de programme à Christian Aid a abordé le concept de capitalisation  qui ne saurait à l’écouter, se résumer à un exercice de communication, ni à celui d’évaluation. Il est, a-t-il assuré, un processus collectif et individuel d’apprentissage orienté vers l’avenir.

Sentiments de satisfaction générale

Les journalistes bénéficiaires de la formation sont venus de 4 régions du pays : Centre, Centre-Nord, Nord et Plateau Central

Après deux jours d’échanges théoriques et un jour de sortie de terrain, les participants la présente formation des journalistes a pleinement atteint ses objectifs. En effet, initiée par Christian Aid avec le soutien financier de l’Union européenne, en partenariat avec CEAS et RMARP ; la formation avait principalement pour objectif de mieux outiller les hommes et femmes de médias sur les concepts « des énergies renouvelables/durables et entrepreneuriat féminin » en vue d’un plaidoyer pour un changement en faveur de réformes institutionnelles.

Charles Didace Konseibo s’est félicité des résultats de l’atelier de formation dans son mot de clôture

Et à écouter Charles Didace Konseibo qui a prononcé le mot de clôture et Lèbèyiri Sawadogo de Savane FM Gourcy (il s’est exprimé au nom de tous les journalistes), ce sont des sentiments de satisfaction générale qui se dégageaient au sortir de l’atelier. L’un s’est félicité de l’initiative qui a permis véritablement de renforcer les capacités des journalistes sur les énergies renouvelables ; leur impact socio-économique dans la vie des femmes en milieu rural ; l’autre a noté avec satisfecit la participation active des hommes de média tout au long de la formation, les exhortant à maintenir la même flamme lors des prochaines étapes du plaidoyer pour plus d’accès des femmes  aux énergies renouvelables en milieu rural au Burkina Faso.

Grégoire B. Bazié et Joachim Batao

Burkina Demain

Décès de BAKO Yembié : Remerciement

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BAKO Yembié a été rappelé à Dieu le 5 juin 2020 à Kordié à l'âge de 90 ans

Ceci est un message de remerciement de la famille BAKO, à l’occasion du rappel à Dieu, le 5 juin dernier à Kordié, de BAKO Yembié, à son quatre-vingt dixième  (90ème ) année.

BAKO Yembié a été rappelé à Dieu le 5 juin 2020 à Kordié à l’âge de 90 ans

                 «REMERCIEMENTS

La grande famille BAKO à Kordié

La grande famille BASSINGA à Kordié

Le Chef de terre de Kordié

Les enfants Keyome Suzanne, Yamboué Pascal, Bezona Idoba, Issamba Ida, Marie Rose, Edith, Keyamboè Aimée, Keyembié Marie Louise et petits enfants à Koidougou, Ouagadougou et Kordié

Les familles alliées  BAYALA, BAZIÉ, DABOUE,  KINDA à Kordié, Ninion, Latui  et Ouagadougou

Très touchés par les nombreuses marques de compassion et de solidarité à leur égard, lors du rappel à Dieu, le vendredi 5 juin 2020 et de l’inhumation le dimanche 7 juin 2020 du patriarche de la famille BAKO

BAKO Yembié dans sa 90 ème année.

Ils adressent leurs sincères remerciements :

-aux différentes familles à Kordié ;

– à la direction régionale de l’éducation préscolaire primaire et non formelle du Centre-Ouest ;

-au Conseil Supérieur de la Communication ;

– à la direction générale de Sidwaya ;

-à la Coordination des Communicateurs de Koudougou ;

– au Conseil Régional du Centre-Ouest ;

-l ‘Amicale des directeurs régionaux du Centre-Ouest ;

-l’association des ressortissants de Kordié à Koudougou ;

-à la direction de Burkina Demain ;

-à  la fédération régionale des consommateurs du Faso ;

-aux voisins et connaissances, ainsi que tous ceux qui les ont aidé d’une manière ou d’une autre, lors de cette douloureuse épreuve et dont les noms n’ont pu être cités.

Puisse le Tout-Puissant rende à chacune et à chacun au centuple ses bienfaits!

La Famille»

Coronavirus au Burkina : 2 nouveaux cas confirmés  à la date du 11 juin

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Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 11 juin,  fait état de 894 cas confirmés dont 1 nouveau cas importé et 1 nouveau cas de transmission communautaire à Ouagadougou.

Le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, reste 799 ; aucune nouvelle guérison n’ayant été enregistrée à la date du 11 juin 2020.  Aucun décès n’ayant été enregistré à la même date du 11 juin, le nombre total des décès reste à 53 et celui des cas confirmés, passe à 894 avec 2 nouveaux cas dont 1 nouveau cas importé et 1 nouveau cas de transmission communautaire à Ouagadougou.

Burkina Demain                                                                                        

Lutte contre le terrorisme :  La difficile équation du recours à l’armée 

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Faut-il déployer l’armée contre des groupes terroristes ou simplement avoir recours à des unités mobiles légères s’il s’avère que l’ennemi ne provient pas de l’extérieur mais de l’intérieur même de la maison ?  Est-il bien indiqué d’utiliser le feu militaire collectif contre ses propres citoyens ? Ces questions sont complexes. Nous en convenons.  Au Burkina Faso, au Mali, et au Niger, le débat fait rage.

Ces pays semblent avoir opté d’engager leurs armées dans une guerre asymétrique alors que l’ennemi est par nature ondoyant. Si quelques coups d’éclats peuvent être répertoriés, la réalité est que le terrorisme s’enracine de jour en jour dans ces différents pays du Sahel. Les dirigeants actuels doivent alors avoir le courage politique de constater les limites de l’approche actuelle de la militarisation à outrance de la lutte pour envisager de nouvelles perspectives. Des perspectives plus audacieuses et plus adaptées à la nature de la menace.

 Au Burkina Faso, au Mali comme au Niger, qui est à mesure d’évaluer les milliards investis dans les différentes armées en termes d’équipement, de primes de motivation, de formation, d’opérations spéciales… dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?  Les sommes sont astronomiques. Pourtant, les  armes  chèrement acquises sont régulièrement abandonnées aux mains de l’ennemi au premier coup de feu.

Pour certains esprits malins, la lutte contre le terrorisme est l’occasion toute rêvée de se remplir les poches au détriment des pauvres soldats qui sont envoyés pratiquement à l’abattoir sur le front. Dans ces trois pays, de hauts gradés et d’autres responsables ont même été éclaboussés par des affaires de détournements de primes, de surfacturation sur de l’armement, … Certains équipements censés être réceptionnés n’ont jamais été livrés en réalité. Pour ces individus, la lutte contre le terrorisme est une caverne d’Ali Baba.

Si la lutte a englouti des milliards, qu’en est-il du bilan sur le terrain ?  Les terroristes sont loin d’avoir été totalement neutralisés. Au contraire, ils se ragaillardissent de jour en jour et sont de plus en plus motivés dans les actes de barbarie et de terreur.  Ils font un carnage au sein des détachements militaires qu’ils pilonnent comme bon leur semble.  Ils déciment les armées avec des IED, ces fameux engins explosifs improvisés.  Les populations qui collaborent avec les FDS ou qui refusent d’obtempérer aux injonctions des terroristes, sont purement et simplement massacrées. Les exemples sont légion au Burkina Faso, au Mali et au Niger.  La logique jusqu’au-boutiste des terroristes est claire : amener les pouvoirs à composer ou à capituler.  Et c’est bien à ce niveau que la stratégie de lutte des États doit être auscultée.

La lutte contre le terrorisme n’est pas une guerre classique.  Les manœuvres militaires ont fait la preuve de leurs limites.  On ne peut opposer un déploiement classique à une guerre asymétrique. Pour ce qui est du cas du Burkina Faso stricto sensu par exemple, il s’agit plus d’une question de sécurité intérieure que d’une guerre au sens juridique du terme.  Il est de plus en plus établi que ce sont bien des Burkinabè qui mènent les attaques terroristes.  Peut-on engager son armée contre ses propres citoyens quand on sait que les questions de sécurité intérieure relèvent de compétences spécifiques ? Selon la loi N°032-2003/ AN du 14 mai 2003, « la sécurité intérieure a pour objet d’assurer la protection permanente des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, de veiller à la sûreté des institutions de l’État, de veiller au respect des lois et au maintien de la paix et de l’ordre public ». Cette sécurité relève de la défense civile. Selon l’article 4 de la loi précitée, « constituent les forces de sécurité intérieure, l’ensemble des forces de police, de gendarmerie, les sapeurs-pompiers et les autres corps paramilitaires qui interviennent dans le domaine de la sécurité intérieure de manière permanente. » « Toutefois, précise l’article, les autres forces militaires peuvent être requises à titre exceptionnel et ponctuel pour des missions de sécurité intérieure ».

Placer le renseignement au cœur de la lutte anti-terroriste

Au stade où le Burkina Faso en est, il ne s’agit pas de faire dans la polémique stérile ou de verser dans des querelles de leadership.  Il s’agit de trouver la meilleure approche pour faire face à la menace. Jusqu’à quand le pays pourra-t-il continuer avec une réponse militaire lourde par nature ? N’est-il pas opportun d’explorer la piste des unités mobiles de la Gendarmerie Nationale par exemple ?  Elles ont fait la preuve de leur efficacité dans de nombreuses situations.  La discrétion vaut parfois son pesant d’or dans la lutte contre le terrorisme. Lorsque tout un détachement militaire se déplace, cela éveille les soupçons. Les terroristes peuvent donc se terrer momentanément et réapparaitre quand les FDS ne seront plus dans la zone. Aujourd’hui, il est plus qu’impératif de disposer de forces qui se fondent dans la masse et qui utilisent les mêmes moyens et tactiques que l’ennemi. Il ne faudrait jamais perdre de vue que l’objectif de cette lutte, c’est de gagner le cœur des populations.  Si les bavures se multiplient ou si les représailles s’accentuent ces populations seront peu enclines à collaborer avec les FDS.

Dans cette lutte, le renseignement doit jouer un rôle stratégique.  Le lead de la lutte doit même revenir au renseignement car c’est à partir du renseignement que des stratégies adaptées pourront être élaborées.

A l’image de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) en France, l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) dont la mission est fondamentale pour le devenir du pays, doit être placée au cœur du dispositif   pour la planification et la coordination de la lutte anti-terroriste au Burkina Faso.

En parvenant à instaurer une guerre d’usure, les terroristes sont arrivés à imposer leur tempo aux États qui ne sont plus que dans la réaction. L’anticipation fait cruellement défaut. Il faut absolument inverser la tendance.  Cela ne peut se faire la tête dans le sable. Il faut disposer de renseignement fiable pour mettre l’ennemi en déroute avant qu’il n’ait eu le temps d’agir.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant Chercheur

Ouagadougou

Burkina : Un appui de près de 148 millions de dollars de la Banque mondiale

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Pour le Burkina Faso, la Banque mondiale a approuvé, le 5 juin dernier, un financement de 147,95 millions de dollars constitué à parts égales d’un don et d’un crédit et alloué par l’Association internationale de développement (IDA). Plus d’infos dans ce communiqué.

 «Burkina Faso : renforcer la gestion des finances publiques et le système de santé face au coronavirus

 WASHINGTON, 5 juin 2020 – La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 147,95 millions de dollars constitué à parts égales d’un don et d’un crédit et alloué par l’Association internationale de développement (IDA)* au deuxième Financement à l’appui des politiques de développement (DPF) pour la gestion des finances publiques, la croissance durable et les services de santé.

Ce financement, qui est le deuxième d’une série de trois opérations de DPF, soutiendra les réformes prévues par le Plan national de développement économique et social adopté par les autorités pour la période 2016-2020, tout en contribuant au renforcement de la réponse d’urgence à la pandémie de COVID-19. Il a pour objectifs d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures et l’efficacité de la dépense publique, de renforcer le système de santé et les services sociaux, ainsi que d’accroître la productivité tout en réduisant l’impact environnemental des activités minières et d’élevage.

« Ce programme apportera un soutien décisif pour atténuer les conséquences sanitaires et économiques de la crise de COVID-19. Avec ce DPF, la Banque mondiale contribuera au renforcement de la résilience du Burkina Faso alors que le pays est confronté à de graves difficultés économiques, sécuritaires et humanitaires auxquelles vient aujourd’hui s’ajouter une situation de crise sanitaire, souligne Maimouna M. Fam, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso.   

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie déployée par la Banque mondiale face à la pandémie de COVID-19 et structurée autour de trois axes d’action : sauver des vies, protéger les moyens de subsistance et assurer l’avenir en jetant les bases de la reprise à long terme. La priorité est aussi de protéger les populations vulnérables en actionnant différents leviers.

« Ce financement vient compléter le lancement récent d’un projet d’urgence dans le secteur de la santé qui appuie les efforts entrepris par les autorités en vue de mieux prévenir, détecter et faire face à la menace du coronavirus. Ce DPF renforcera la préparation des systèmes nationaux aux urgences de santé publique et l’efficacité des filets sociaux en redéployant des professionnels de santé dans le pays et en améliorant la distribution de médicaments et de fournitures médicales dans les zones touchées par le coronavirus », expliquent Jose R. Lopez-Calix et Abdoul Ganiou Mijiyawa, coresponsables de cette opération.

COVID-19 : l’action du Groupe de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Nous nous attachons à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Nous prévoyons de déployer jusqu’à 160 milliards de dollars de financements au cours des 15 prochains mois, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie.  Ce montant comprend 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et crédits hautement concessionnels fournis par l’IDA.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,5 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Contact :

À Ouagadougou : Lionel Yaro, (+226) 25 49 63 00, lyaro@worldbank.org

Pour plus d’informations sur les activités du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso : http://www.banquemondiale.org/fr/country/burkinafaso

Pour en savoir plus sur l’IDA : http://ida.banquemondiale.org/»

Covid-19 : La BAD mobilise plus de 45 milliards pour aider la Côte d’Ivoire

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, lundi 8 juin à Abidjan, un prêt de 75 millions d’euros (soit environ 49,12 milliards FCFA) sous forme d’appui budgétaire, en faveur de la Côte d’Ivoire afin de financer le programme d’appui à la riposte contre le COVID-19 (PARC). Plus d’infos dans ce communiqué.

«La Banque africaine de développement mobilise 75 millions d’euros pour aider la Côte d’Ivoire à faire face à la pandémie de Covid-19.

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 9 juin 2020 – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, lundi 8 juin à Abidjan, un prêt de 75 millions d’euros (soit environ 49,12 milliards FCFA) sous forme d’appui budgétaire, en faveur de la Côte d’Ivoire afin de financer le programme d’appui à la riposte contre le COVID-19 (PARC).

L’aide financière de la Banque, accordée dans le cadre de la Facilité de réponse rapide à la pandémie de Covid-19 (CRF), devra permettre de maîtriser la propagation du virus mais aussi de renforcer la capacité de résilience des populations vulnérables, de maintenir l’outil productif pour relancer l’économie ivoirienne après la crise et de préserver des emplois.

Le programme soutiendra la mise en œuvre des activités contenues dans le plan de riposte sanitaire national et appuiera notamment la mise en place d’une plateforme de géolocalisation et de suivi des cas contacts et des malades confinés. Le premier objectif du programme est d’augmenter le nombre de tests de diagnostic d’ici la fin décembre 2020, et de renforcer les capacités de prise en charge des malades dans le courant du troisième trimestre de 2020.

Le deuxième objectif du programme vise à soutenir les mesures et actions limitant l’impact de la pandémie sur les populations les plus vulnérables du pays. Il s’agit non seulement d’étendre le programme de transferts monétaires au bénéfice de 117.180 nouveaux ménages, qui bénéficieront chacun de 75 000 francs CFA (environ 114 euros) mais aussi de prendre en charge les factures d’eau et d’électricité d’un million de ménages et de nourrir deux millions d’enfants vulnérables d’ici à la fin de l’année 2020.

 

L’apport de la Banque africaine de développement accompagnera également les mesures et actions du gouvernement ivoirien pour renforcer la résilience de l’économie et créer les conditions d’une reprise rapide après la crise sanitaire, par le maintien de l’outil productif d’au moins 90% des petites et moyennes entreprises (PME) du pays et l’allègement d’impôts et taxes pour 3 500 entreprises.

« Je félicite les Autorités ivoiriennes pour avoir adopté très rapidement et selon une approche participative, des mesures pour endiguer la propagation du COVID-19 et en atténuer les impacts sur les acteurs économiques et sur les populations vulnérables. L’approbation du Programme de ce jour est la matérialisation de l’engagement pris par la Banque dès le début de la crise sanitaire en cours, de soutenir les efforts importants déployés par le Gouvernement ivoirien dans le cadre de la riposte contre cette pandémie.», a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest.

En date du 7 juin 2020, la Côte d’Ivoire a enregistré 3.739 cas confirmés, 1.818 personnes guéries et 36 décès ; selon les autorités sanitaires du pays.

Contact médias : Alexis Adélé, Département de la Communication et des relations extérieures/ a.adele@afdb.org»

La CAE salue la décision de l’OPEP d’étendre les réductions de production

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La production pétrolière mondiale a baissé à partir du 1er  mai 2020

Au cours du week-end dernier, la 11e réunion ministérielle de l’Organisation des pays producteurs du pétrole (Opep) et des pays non membres de l’OPEP a conclusur une série de décisions dont celle d’étendre les réductions de production. Pour la Chambre africaine de l’énergie, il s’agit d’une positive pour les acteurs africains de l’OPEP (Nigéria, Algérie, Guinée équatoriale, Gabon, Congo, Angola et Libye) car cela aidera à maintenir une stabilité du marché encore fragile. Plus d’infos dans ce communiqué.

La production pétrolière mondiale a baissé à partir du 1er  mai 2020

«La décision de l’Opep d’étendre les réductions de production est une étape positive pour les acteurs africains de l’énergie

La réouverture progressive des économies mondiales et la conformité accrue aux réductions de production ont permis aux prix du pétrole de rebondir

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 8 juin 2020/ — Au cours du week-end, la 11e réunion ministérielle de l’Opep et non-Opep a conclu sur une série de décisions qui aideront à maintenir une stabilité de marché encore fragile, et qui devraient donc être soutenues.

Tenue par visioconférence le samedi 6 juin, la réunion ministérielle a reconfirmé les dispositions existantes dans le cadre de l’accord d’avril et prolongé les réductions de production de 9,7 millions de barils par jour d’un autre mois, jusqu’au 30 juillet 2020. L’accord d’ajustement pour les 9,7 millions de barils par jour devait initialement expirer le 30 juin.

En outre, tous les pays participants ont souscrit au concept de compensation des pays qui n’ont pas pu se conformer pleinement à l’accord en mai et juin. En conséquence, et en plus de leur ajustement de production déjà convenu pour mai et juin, les pays qui n’ont pas été en mesure de se conformer pendant ces deux mois ont exprimé leur volonté de le compenser en juillet, août et septembre.

La réaffirmation de l’engagement de l’Opep + vis-à-vis de l’accord historique conclu en avril dernier se conclut dont dans le contexte d’une hausse régulière des prix du pétrole. La réouverture progressive des économies mondiales et la conformité accrue aux réductions de production ont permis aux prix du pétrole de rebondir et d’atteindre le seuil de 40 $ / baril. Cette hausse a été particulièrement bénéfique pour les mélanges nigérians et angolais.

« L’Opep prend les bonnes mesures pour répondre au marché et mérite des félicitations. L’incertitude est mauvaise pour l’industrie pétrolière et l’extension des coupes de production assure la stabilité du marché », a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie. « Les sociétés énergétiques africaines et même les sociétés d’État sont confrontées à une bataille de liquidité à cause de la guerre des prix et du coronavirus. Ils n’ont pas le même soutient de leur État que leurs homologues occidentaux. Nous espérons que les réductions de production donneront un coup de pouce au marché, mais la conformité et la collaboration du G20 sont essentielles. L’Opep a prouvé sa capacité à faire preuve de leadership en temps de crise. Nous sommes tous dans le même bateau », a ajouté Ayuk.

Plus tôt ce mois-ci, la Chambre africaine de l’énergie avait appelé à une prolongation de l’ajustement de la production de 9,7 millions de b / j et exhorté tous les pays producteurs à garantir leur conformité à l’accord. Le rééquilibrage du marché est essentiel pour les pays africains producteurs de pétrole afin de préserver les emplois dans le secteur et donner au continent l’occasion de se stabiliser et de se redresser.

La Chambre reconnaît le rôle des acteurs africains de l’Opep comme le Nigéria, l’Algérie, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Congo, l’Angola et la Libye dans la réalisation de ce travail essentiel.

La Chambre africaine de l’énergie

Source: APO Group