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Burkina Faso : Relever le défi de la sécurisation du processus électoral

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Au Burkina Faso, les élections présidentielle et législatives doivent se tenir à bonne date ; c’est à dire le  22 novembre 2020. Sauf à vouloir précipiter le pays dans le chaos, aucune raison objective ne saurait remettre en cause cette échéance. Il est quand même surprenant que des enseignants d’université, faisant  sans doute preuve d’activisme politique, en viennent aujourd’hui à rejeter la tenue de ces scrutins à cette date  sous le prétexte que  certaines parties du territoire seraient entre les mains de terroristes. Il faut se rendre à l’évidence. La question du terrorisme ne peut se résoudre par un coup de baguette magique. C’est une lutte de longue haleine.

Contre vents et marées, le Burkina Faso  doit poursuivre son expérience démocratique. Les terroristes ne doivent point  faire plier l’échine au pays. Il faut donc poursuivre les efforts d’organisation des élections à la date prévue tout en  prenant les mesures qui s’imposent pour une meilleure sécurisation du processus. Les FDS en ont les capacités et l’expérience. Leur action permettra de prémunir le Burkina Faso d’un saut dans l’inconnu.

Les calculs politiciens ne doivent pas prendre le dessus sur les intérêts supérieurs du peuple burkinabè qui aspire à une bonne gouvernance  avec des gouvernants légitimes et des institutions crédibles.  Les avatars des États d’exception et de la transition sont encore frais dans les mémoires.  Ayant renoué avec une vie constitutionnelle normale suite aux élections de 2015, le Burkina Faso doit continuer sur cette lancée pour le renouvellement de son personnel politique le 22 novembre 2020.  Ne pas organiser les élections à cette date, signifierait  simplement  ouvrir la porte de pandore. Le Burkina Faso ne peut se payer le luxe d’une crise institutionnelle qui pourrait le fragiliser davantage par rapport à tous les défis auxquels  il est confronté.

Bien des questions inhérentes aux élections méritent une attention particulière. Mais celles relatives à la sécurité pendant la période électorale font certainement partie des points majeurs. De fait, les élections demeurent l’un des premiers facteurs « conflictogènes » en Afrique. En effet, la préparation des élections, leur déroulement ou encore la proclamation de leurs résultats sont des moments de la vie d’une nation propices à des tensions, souvent vives, qui aboutissent, le plus souvent, à une confrontation menaçant la stabilité politique et la paix. Le mode d’implication des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et leurs performances dans la participation au processus électoral sont l’une des sources possibles d’insécurité et de paix lors des élections. Au-delà du mode de participation des FDS, ce sont les comportements et attitudes de tous les acteurs-clés du processus électoral, en commençant par les citoyens ordinaires, qui peuvent être en cause. Qu’il s’agisse des parlementaires ou des animateurs de l’Exécutif en passant par ceux du Judiciaire, des partis politiques ou des candidats, des médias et de la société civile … tous constituent des sources potentielles de conflits lors des élections. C’est ainsi que, pendant la période des élections, les désaccords dont certains finissent par déboucher sur la violence et l’insécurité apparaissent soit en amont du processus électoral, parce que les acteurs ne sont pas d’accord sur les règles qui doivent le régir ou sur les modalités de l’organisation des élections, soit en aval, parce que les candidats malheureux considèrent que les résultats proclamés ne reflètent pas la volonté des électeurs. Cependant, aujourd’hui, il est communément admis que les élections ne sont pas par elles-mêmes une source d’insécurité et de conflit.

Chacun doit jouer sa partition pour des élections apaisées

Au contraire, lorsqu’elles sont bien gérées, les élections sont supposées aider à prévenir les conflits, à arbitrer entre les différentes conceptions de la gestion des affaires de la cité et peuvent même servir de soupape de sureté dans toute démocratie représentative digne de ce nom.

S’il arrive que des actions de nature à créer ou à accroître l’insécurité ont lieu pendant le processus électoral et que rien n’est fait pour les contrôler et, éventuellement, les enrayer, les conséquences pour les résultats des élections, la paix et même pour l’ensemble du système démocratique sont bien connues. Parfois, ce peut être la disqualification de certains candidats ou de certains partis politiques ; d’autres fois, ce peut être plutôt un contentieux électoral interminable. Ou encore, ces conséquences peuvent se traduire, carrément, par l’abandon de tout le processus ou alors l’élection d’autorités politiques illégitimes, voire une instabilité politique ou, pire, la guerre civile.

Face à ce problème, des solutions existent. L’une d’entre elles consiste en une association pertinente des corps spécialisés en matière de sécurité que sont les FDS à la gestion des élections. Une autre solution, qui est un complément naturel et indispensable de la première, consiste en l’amélioration de la qualité de la contribution de tous les autres acteurs-clés du processus électoral étant donné que chacun d’eux est, potentiellement, une source de violence, d’insécurité et de conflit pendant les élections.

Au regard des attaques terroristes  à répétition et des violences communautaires dans certaines contrées, les FDS doivent être sur le qui-vive pour  assurer l’intégrité des scrutins.  Le monde entier aura les yeux rivés sur le Burkina Faso. La classe politique et l’ensemble des citoyens devront donc faire preuve de hauteur d’esprit  pour préserver le modèle démocratique du pays. En ce sens, il convient de saluer la visite du Président du Faso à Djibo pour remonter le moral des troupes. Pour la loi, la patrie et l’honneur, le défi doit être relevé. A tout prix.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

Coronavirus au Burkina : 1 nouveau cas communautaire à la date du 17 juin

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Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 17 juin,  fait  état de 901 cas confirmés dont 1 nouveau cas communautaire à Ouagadougou.

Avec 4 nouvelles guérisons à  la date du 17 juin, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, passe à 814.  Le nombre total des décès reste  53. Quant au nombre total des cas confirmés à la Covid-19 au Burkina il passe à 901 dont 1 nouveau cas confirmé à transmission communautaire à Ouagadougou. 34 cas actifs sont actuellement sous traitement.

Burkina Demain         

Djibo : Le Président du Faso annonce le retour des forces de sécurité

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Le président Roch Marc Christian Kaboré, au cours de son adresse aux FDS ce jeudi 18 juin 2020 à Djibo

Le 18 juin. C’est la date choisi par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour rendre visite aux éléments du détachement militaire à Djibo, chef-lieu de la province du Soum, dans la région du Sahel.  Voici ce que le président Roch Marc Christian Kaboré a dit à ses hommes.

Le président Roch Marc Christian Kaboré, au cours de son adresse aux FDS ce jeudi 18 juin 2020 à Djibo

«C’est un réel plaisir pour moi d’avoir pu effectuer ce déplacement à Djibo pour vous rencontrer. On dira que c’est quelque chose qui aurait pu être fait depuis longtemps. C’est vrai. Mais comme on le dit aussi, mieux vaut tard que jamais! C’est pour cela que je voudrais, avant tout propos, vous demander que nous puissions observer une minute de silence pour tous nos valeureux soldats qui se sont battus, pour la liberté, pour la démocratie, pour la défense de la patrie. Donc je voudrais que nous puissions observer une minute de silence en leur mémoire.

Je vous remercie !

Je voudrais vous traduire les salutations du Gouvernement, les salutations du peuple burkinabè dans son ensemble qui, jour et nuit, compte sur votre action pour la paix et la sécurité au Burkina Faso. Je voudrais saluer votre courage, je voudrais saluer votre engagement. Je voudrais saluer également votre esprit de discipline et de cohésion. Parce que comme on dit, c’est la discipline et la cohésion qui font la force des armées.

Nous sommes conscients que malgré les efforts qui ont été faits, beaucoup reste à faire, pour notre armée, aussi bien au plan des effectifs, au plan du matériel, au plan des conditions qui doivent leur permettre d’assurer pleinement les missions. Mais je voudrais vous rassurer que j’ai eu une rencontre tout à l’heure avec justement les officiers pour faire le point de la situation. J’ai noté les différentes préoccupations qui sont les vôtres et j’ai pris l’engagement que dès mon retour, nous allons nous occuper à ce que ces préoccupations, nous puissions les résoudre, parce qu’il est tout à fait normal que ces préoccupations trouvent des solutions pour permettre un engagement plus conséquent de nos Forces de défense et de sécurité.

Je voudrais également dire que le constat que nous avons fait depuis que nous avons enclenché ce combat contre les forces terroristes, c’est qu’un certain nombre de zones où l’armée était positionnée ont été délaissées. Ce qui fait que la pression est forte sur Djibo de tous les côtés. Et je pense qu’il y a nécessité pour que nous puissions nous organiser pour que ces postes soient repris, et que nous réinstallions l’armée pour pouvoir lui permettre de soulager et de lever un peu le verrou sur l’ensemble des troupes qui sont ici à Djibo, et qui assurent la sécurité de la ville.

Je voudrais également dire que toutes les forces de sécurité intérieure qui ont quitté Djibo, nous ferons en sorte qu’elles soient réinstallées. L’armée s’occupe de la défense des frontières et du territoire, mais également les Forces de défense et de sécurité, celles qui s’occupent de la sécurité intérieure, doivent être également à Djibo, pour assumer leur mission. Et là, j’ai pris l’engagement que c’est quelque chose que je règlerai, en tenant compte qu’il faut donner à chacun les moyens d’assumer la mission sur le terrain de façon efficace. Je pense que ça doit être pris en compte.

En tout cas, je voudrais dire que nous sommes dans une situation de guerre, et comme vous le savez, nous avons toujours des discussions qui sont très pertinentes, très vives sur les questions qui peuvent concerner l’action des Forces de défense et de sécurité sur le terrain. Je voudrais encore dire comme je l’ai dit la dernière fois, autant nous devons éviter les questions relatives à la stigmatisation, parce qu’on ne peut par définition dire qu’une communauté est globalement mauvaise, mais nous devons travailler à extirper le mauvais grain de ces communauté-là, pour éviter justement de gangrener l’ensemble de la communauté et les relations intercommunautaires entre les gens.

De même, je l’ai dit et je le répète, nous devons travailler également à ce qu’on évite le repli identitaire qui consiste à justifier les actions ignobles de ces personnes infiltrées dans les communautés, qui posent des actes ignobles vis-à-vis de nos concitoyens, vis-à-vis également des Forces de défense et de sécurité. Ce n’est que par ce travail fait des deux côtés que nous arriverons à renforcer véritablement les liens entre les communautés de façon générale dans la zone ici, parce que c’est une zone de guerre, mais également au Burkina Faso de façon générale. Et cela permettra de renforcer la confiance entre les Forces de défense et de sécurité et les populations pour lesquelles elles travaillent. Nous devons faire preuve de discernement, nous devons faire preuve d’investigation, de renseignement très approfondi pour permettre justement de pouvoir trier le bon grain de l’ivraie. Ce n’est pas toujours facile, on doit le reconnaitre, mais c’est un point sur lequel je voudrais en tout cas renforcer votre conviction pour dire que ce sont des questions sur lesquelles nous devons continuer à travailler pour le bien-être du Burkina Faso et notre chère patrie. (…) Je pense que s’il plait à Dieu, un jour nous aurons la paix et nous pourrons revivre dans des conditions qui sont véritablement acceptables pour tous, et qui nous permettent de développer notre pays. Notre mission, sécuriser, notre mission, permettre aux populations de regagner leurs sites, notre mission, permettre à l’administration de pouvoir regagner les sites qui sont désertés et ça, c’est une mission qui est noble et importante, qui nécessite que nous puissions mettre les moyens qui permettent que cette activité puisse se faire.

Je voudrais vous remercier, vous féliciter en mon nom propre et au nom du gouvernement et du peuple burkinabè, et vous encourager en disant que la victoire nous appartient et que je suis convaincu que le Burkina Faso sortira grandi et renforcé de cette situation.

Merci beaucoup et beaucoup de courage ! »

Front social : 48 heures grève les 8 et 9 juillet

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Après la trêve de la Covid-19, les organisations syndicales annoncent la reprise de leurs actions

Les organisations syndicales ont annoncé ce jeudi 18 juin au cours de leur assemblée générale à la Bourse du travail, d’une grève de 48 heures sur l’ensemble du territoire national pour exiger la satisfaction de leur plate-forme revendicative. Elles ont également annoncé pour le 4 juillet 2020 un meeting sur l’ensemble du territoire national. Plus de détail dans le préavis de grève adressé au Président du Faso.

Après la trêve de la Covid-19, les organisations syndicales annoncent la reprise de leurs actions

«Excellence Monsieur le Président du Faso,

Depuis la marche du 7 mars 2020 qui a mobilisé des dizaines de milliers de travailleurs sur toute l’étendue du territoire national et la grève des 16, 17, 18, 19 et 20 mars 2020, le constat que nous faisons est que votre gouvernement n’a pris aucune initiative pour examiner la plate-forme de la coalition. Au contraire, malgré la lettre ouverte que la coalition vous a adressée le 19 mars 2020 et qui est restée jusque-là sans réponse, le gouvernement s’est adonné à une campagne mensongère et à une répression sauvage des militants de la coalition avec des révocations, des suspensions et coupures de salaires, des affectations et des lettres d’explications.

Face à la répression que subissent nos militants, au silence du gouvernement sur notre plate-forme revendicative, nos organisations syndicales appellent les travailleuses et travailleurs des secteurs public, privé et parapublic à observer un arrêt de travail de quarante-huit (48) heures, allant du mercredi 8 juillet à 00 heure au jeudi 9 juillet 2020 à 24 heures sur toute l’étendue du territoire national.

Cette grève vise une fois de plus, à interpeller le gouvernement pour une résolution diligente et correcte de la plate-forme contenue dans le préavis de grève du 27 février 2020, la levée et l’arrêt des mesures répressives contre les travailleurs en lutte.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président du Faso, l’expression de notre haute considération».

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 17 juin 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 juin 2020, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 10 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et procédé à des nominations.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– un projet de loi portant modification de la loi n°014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant Code électoral.

Ce projet de loi vise une relecture du Code électoral avant les élections de 2020 à l’effet de prendre en compte les positions consensuelles de la classe politique.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un décret portant nomination au grade d’inspecteur général de police.

L’adoption de ce décret permet la nomination de neuf (09) commissaires de police au grade d’inspecteur général de police.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un projet de loi de finances rectificative de la loi de finances initiale pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2020.

La loi de finances rectificative vise à répondre aux nouveaux impératifs imposés par l’épidémie de la maladie à coronavirus. Cela se traduit par une importante baisse des recettes propres, l’apparition de nouvelles priorités à satisfaire afin de faire face à l’épidémie et la réponse aux conséquences de la COVID-19 sur l’ensemble de l’économie.        

Les recettes budgétaires constituées des ressources ordinaires et des ressources extraordinaires devraient se situer à 2 038 850 136 000 F CFA contre 2 233 316 662 000 F CFA pour la loi de finances initiale.

Les dépenses budgétaires sont de 2 508 081 572 000 F CFA contre 2 518 456 662 000 F CFA pour la loi de finances initiale.

Le déficit budgétaire se situerait à 469 231 436 000 F CFA contre 285 140 000 000 de F CFA pour la loi de finances initiale.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de financement relatif au crédit N°6669-BF et au don N°D647-BF de la deuxième opération de la série d’appui aux réformes sur la gestion budgétaire, la croissance durable et la prestation des services de santé, conclu le 08 juin 2020 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA).

Ce financement de la Banque mondiale est de 67 600 000 Euros (soit 44 342 693 200 F CFA) pour le crédit et 54 300 000 Droits de tirages spéciaux (DTS) pour le don (soit 42 897 000 000 de F CFA), soit un montant total de 87 239 693 200 F CFA.

I.1.4. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutement sur concours, au titre de l’année 2020.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 5 041 agents au titre des concours professionnels et de 8 316 agents au titre des concours directs, soit un total de 13 357 postes à pourvoir au titre de l’année 2020.

Il a également autorisé le recrutement de 1 115 agents sur mesures nouvelles ordinaires et de 4 065 agents sur mesures nouvelles spéciales, soit un total de 5 180 postes à pourvoir au titre de l’année 2020.

Le Conseil a par ailleurs instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour une organisation réussie de ces concours.

– un décret portant mesures transitoires relatives aux conditions d’accès aux emplois classés dans la catégorie A.

L’adoption de ce décret permet de prendre en compte les diplômes de Licence-Master-Doctorat dans le recrutement des agents publics régis par la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

I.1.5. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– un décret portant augmentation du capital social de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).

L’Assemblée générale des Sociétés d’Etat par résolution n°039/2019/AG-SE/SONABHY du 29 juin 2019 a décidé sur proposition du Conseil d’administration de la SONABHY de l’augmentation du capital de ladite société.

Cette augmentation de capital permettra à l’Etat en tant qu’actionnaire unique d’augmenter les capacités de stockage afin de respecter la constitution du stock de sécurité et de répondre à une demande croissante en hydrocarbures. Elle permet également de renforcer la solidité financière et la stabilité économique de la SONABHY.

L’adoption de ce décret permet à la SONABHY de remplir efficacement ses missions stratégiques, économiques et sociales conformément aux dispositions de l’article 7 du décret n°2000-189/PRES/PM/MCIA du 17 mai 2000 portant statut général des Sociétés d’Etat.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– un rapport relatif à la conclusion de contrats par la procédure d’entente directe pour la réalisation de travaux dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS).

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion des contrats avec les entreprises suivantes :

– Lot 1 : Entreprise BURKINA DECOR, pour les travaux de réalisation d’une adduction d’eau potable simplifiée (AEPS) à Zéguédeguin, commune de Zéguédeguin, province du Namentenga, région du Centre-Nord, pour un montant de trois cent quatre-vingt-quinze millions quatre-vingt-deux mille cinq cent vingt-six (395 082 526) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 2 : Entreprise EFTP, pour les travaux de réalisation de deux (02) AEPS dont une (01) dans le village de Denkiéna, commune de Solenzo, province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun et une (01) dans le village de Yargatenga, commune de Yargatenga, province du Koulpelogo, région du Centre-Est, pour un montant de trois cent quatre-vingt-quinze millions deux cent neuf mille neuf cent soixante-six (395 209 966) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 3 : Entreprise RELWENDE, pour les travaux de réalisation de douze (12) Postes d’eau autonome (PEA) dont quatre (04) dans la commune de Kouka, province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun, quatre (04) dans la commune de Namissiguima, deux (02) dans la commune de Ouahigouya et deux (02) dans la commune de Tangaye, tous dans la province du Yatenga, région du Nord, pour un montant de trois cent quarante-deux millions neuf cent quatre-vingt-seize mille cinq cents (342 996 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 4 : Entreprise ALLIBUS, pour les travaux de réalisation de quatre (04) PEA dont deux (02) dans la commune de Bomborokuy et deux (02) dans la commune de Dokuy, tous dans la province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quarante millions cent quarante-deux mille six cent cinquante-trois (140 142 653) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 5 : Entreprise DALIL NEGOCE et SERVICE, pour les travaux de réalisation de quatre (04) PEA dont un (01) dans la commune de Sanaba, province des Banwa et trois (03) dans la commune de Nouna, province de la Kossi, tous dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent millions quarante-neuf mille trois cent soixante-huit (100 049 368) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 6 : Entreprise EFTP, pour les travaux de réalisation de quatre (04) PEA dont deux (02) dans la commune de Solenzo et deux (02) dans la commune de Tansila, tous dans la province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent-dix-neuf millions quatre cent quarante-cinq mille cinq cents (119 445 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 7 : Entreprise BURKINA DECOR, pour les travaux de réalisation de neuf (09) PEA dont cinq (05) dans la commune de Sangha, trois (03) dans la commune de Ouargaye et un (01) dans la commune de Yargatenga, tous dans la province du Koulpelogo, région du Centre-Est, pour un montant deux cent soixante-dix millions trois cent huit mille cinq cents (270 308 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent cinquante (150) jours ;

– Lot 8 : Entreprise SAFORA INTERNATIONAL, pour les travaux de réalisation de vingt (20) forages dont quatre (04) à gros débit, fourniture et pose de seize (16) pompes et construction de seize (16) superstructures, quatre (04) forages à gros débit dans les villages de Boulsa, Boussouma et Korsimoro dans la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord ; neuf (09) pompes dans la commune de Ouahigouya, une (01) pompe dans le camp militaire de Thiou, toutes dans la province du Yatenga, région du Nord ; une (01) pompe dans la commune de Comin-Yanga et deux (02) pompes dans la commune de Ouargaye, toutes dans la province du Koulpelogo, région du Centre-Est ; une (01) pompe dans la commune de Boala et deux (02) pompes dans la commune de Boulsa, toutes dans la province du Namentenga, région du Centre-Nord, pour un montant de cent cinquante-un millions sept cent douze mille six cents (151 712 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 9 : Entreprise BIL-CO, pour les travaux de réhabilitation de trente (30) forages en panne dans les communes de Tansila, province des Banwa ; Dokuy, Nouna et Bourasso, province de la Kossi ; Tougan, province du Sourou et Bomdokuy, province du Mouhoun, toutes dans la région de la Boucle du Mouhoun ; dans les communes de Ouargaye et Yondé, province du Koulpelogo, région du Centre-Est ; dans les communes de Namissiguima, Ouahigouya et Tangaye, province du Yatenga, région du Nord, pour un montant de cent sept millions (107 000 000) de F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 10 : Entreprise SEPS INTERNATIONAL, pour les travaux de réalisation de six (06) latrines VIP dans les écoles de la commune de Ouahigouya, pour un montant de vingt-quatre millions neuf cent quarante-sept mille six cent quatre-vingt (24 947 680) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de soixante (60) jours ;

– Lot 11 : Entreprise SAINT REMY, pour les travaux de réalisation de deux cent (200) latrines familiales sans plat semi-finies dans les communes de Ouargaye et de Comin-Yanga, toutes dans la province du Koulpelogo, région du Centre-Est, pour un montant de cinquante-cinq millions quatre cent-onze mille trois cent trente-un (55 411 331) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 12 : Entreprise ERIF, pour les travaux de réalisation de deux cent (200) latrines familiales sans plat semi-finies dans la commune de Ouahigouya, province du Yatenga, région du Nord, pour un montant de cinquante-quatre millions huit cent-vingt et un mille trois cent trente-un (54 821 331) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent vingt (120) jours ;

– Lot 13 : Bureau d’études BERA, pour le suivi-contrôle des travaux de trois (03) Adductions d’eau potable simplifiées (AEPS), dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Nord, pour un montant de cinquante-un millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille six cent cinquante (51 999 650) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent quatre-vingts (180) jours ;

Lot 14 : Bureau d’études AC3E, pour les études d’implantation de vingt (20) forages dont 04 à gros débit-suivi-contrôle des travaux de 20 forages, de réhabilitation de 20 forages, de pose de 16 pompes et de construction de 16 superstructures et suivi-contrôle des travaux de 33 PEA, de 400 latrines familiales sans plat semi-finies et de 06 latrines VIP, pour un montant de cent quarante millions neuf cent vingt et un mille cinq cents (140 921 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution maximum de cent quatre-vingts (180) jours.

Le montant total de ces prestations s’élève à deux milliards trois cent cinquante millions quarante-neuf mille cent cinq (2 350 049 105) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) à travers l’Appui budgétaire sectoriel de l’Union européenne.

 II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a présenté au Conseil les conclusions de la première réunion de la Coalition pour le Sahel, tenue par visioconférence le vendredi 12 juin 2020.

Les participants ont affirmé leur détermination à appuyer les efforts du G5 Sahel pour faire face aux défis et à s’attaquer aux causes structurelles de l’instabilité. Ils ont convenu de la tenue d’une rencontre en format restreint courant juillet 2020.

II.2. La ministre de la Santé a fait au Conseil le point de la gestion de l’épidémie de la maladie à coronavirus (COVID-19) à la date du 16 juin 2020. Elle a présenté le bilan des actions de riposte dans le cadre de la gestion de la COVID-19.

En perspective, des actions ont été énoncées en vue de consolider les acquis et de renforcer le contrôle de l’épidémie au Burkina Faso.

II.3. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a informé le Conseil de la tenue de la 28ème session de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat (AG-SE), prévue les 25 et 26 juin 2020 à Ouagadougou.

Il est attendu à cette session de l’AG-SE, l’examen des états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2019 et des rapports de gestion de 19 sociétés d’Etat et de 02 établissements publics de prévoyance sociale.

Cette Assemblée est placée sous le très haut patronage de son Excellence Monsieur le Premier ministre, Président par délégation de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

– Monsieur Siaka de Issa OUATTARA, Mle 23 621 Z, Administrateur civil, est nommé Conseiller technique du gouverneur de la région du Plateau-Central chargé des questions relatives aux libertés publiques, à la prévention et à la gestion des conflits ;

– Monsieur Patrice OUEDRAOGO, Mle 116 985 G, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général de la province du Kouritenga, région du Centre-Est ;

– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 200 340 V, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général de la province du Nayala, région de la Boucle du Mouhoun.

– Monsieur Oullipaguini LOMPO, Mle 324 296 S, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du département de Liptougou, province de la Gnagna, région de l’Est ;

– Monsieur Téwendé Evence BALIMA, Mle 229 995 M, Administrateur civil, est nommé Préfet du département de Kando, province du Kouritenga, région du Centre-Est ;

 

– Monsieur Bassien Roccar BASSANE, Mle 105 258 Y, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du département de Tangaye, province du Yatenga, région du Nord ;

Monsieur Samadé Léonard GOUGOU, Mle 324 231 C, Administrateur civil, est nommé Préfet du département de Dano, province du Ioba, région du Sud-Ouest.

 

B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Sont nommés au Grade d’inspecteur général de police les personnes dont les noms suivent, pour compter du 1er juin 2018 :

– Monsieur Lazare TARPAGA, Mle 30 505 ;

– Monsieur Ram Sylvain TIONO, Mle 30 506 ;

– Monsieur Alain Joachim BONZI, Mle 30 507 ;

– Monsieur Théophane SEGUEDA, Mle 30 508 ;

– Monsieur Hassane ALOU, Mle 30 509 ;

– Monsieur Antoine GUIGMA, Mle 30 510 ;

– Madame Eugénie Constance Lebkone MEDAH, Mle 30 511 ;

– Monsieur Jules Hyacinthe SOMDA, Mle 30 512 ;

– Monsieur Thomas KABORE, Mle 19 930.

 

C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Innocents OUEDRAOGO, Mle 47 701 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur général adjoint des impôts ;

– Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO, Mle 47 698 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Directrice des services fiscaux ;

– Monsieur Pascal SAWADOGO, Mle 37 261 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre I ;

– Madame Nana BANDRE/TRAORE, Mle 58 465 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice du Centre des impôts Ouaga VIII ;

– Madame Ragnagninwinde KABORE/OUEDRAOGO, Mle 44 063 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Directrice des grandes entreprises ;

– Monsieur Noufou OUEDRAOGO, Mle 43 105 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du Cadastre ;

– Monsieur Mamadou NOMBRE, Mle 44 065 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Centre ;

– Monsieur Jean Roger SANOU, Mle 24 944 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Centre-Nord ;

 

– Madame Marie Moïse KABORE, Mle 44 070 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice régionale des impôts du Centre-Ouest ;

– Monsieur Winnémi OUEDRAOGO, Mle 212 311 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de Département des études fiscales et douanières au Secrétariat permanent du Comité de politique fiscale.

 

D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Edmond HIEN, Mle 26 814 L, Professeur titulaire, grade initial, 3ème échelon, est nommé Président de l’Université de Fada N’Gourma ;

– Monsieur Alou KEITA, Mle 35 680 N, Enseignant-chercheur, grade 3, 1er échelon, est nommé Président de l’Université de Dédougou ;

– Monsieur Kiessoun KONATE, Mle 245 802 K, Maître de conférences de Biochimie, classe initiale, 1er échelon, est nommé Vice-président chargé de la recherche et de la coopération internationale de l’Université de Dédougou ;

– Madame Bailaou Aissa GANOU/HOUNTONDJI, Mle 46 213 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances de l’Institut des sciences (IDS) ;

– Monsieur Wouimin Ahmed Félix GNAMOU, Mle 324 595 G, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) ;

– Monsieur Aboudramane GUIRO, Mle 110 970 L, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 3ème échelon, est nommé Chargé de missions du Centre universitaire de Banfora ;

– Monsieur Sébastien YOUGBARE, Mle 231 915 F, Maître de conférences en psychologie clinique et psychopathologie, grade initial, 1er échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Madame Florence GUIRA ;

– Monsieur Patié OUATTARA, Mle 245 786 K, Maître de conférences, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de la Commission nationale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ;

– Madame Bowendsom Claudine Valérie ROUAMBA/OUEDRAOGO, Mle 111 053 D, Maître de conférences, catégorie P2, 1er grade, 1er échelon, est nommée Vice-présidente chargée de la professionnalisation et des relations Universités-entreprises ;

– Monsieur Jacob SANOU, Mle 024 072 N, Maître de recherche en génétique et amélioration des plantes, catégorie P3, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation des Hauts-Bassins ;

– Madame Stéphanie Eliane KABORE/ROUAMBA, Mle 41 434, Professeur certifié, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Chef de département à l’accès et à la qualité de l’enseignement supérieur au Secrétariat permanent du Plan national d’action de développement de l’enseignement supérieur (SP/PNADES) ;

– Madame Suzanne ZONG-NABA/TIBIRI, Mle 28 266 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Chef de département de la gouvernance et de la fourniture des services sociaux au Secrétariat permanent du plan d’action de développement de l’enseignement supérieur (SP/PNADES) ;

– Monsieur Seydou WONI, Mle 200 271 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Université Norbert ZONGO.

 

E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES

– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 42 256 E, Instituteur certifié, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Boukary SAVADOGO, Mle 47 770 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Souhaibou BARRY, Mle 20 640 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Issa SORGHO, Mle 24 166 B, Ingénieur socio-économiste, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Responsable du programme « Prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles », cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;

– Monsieur Donkora KAMBOU, Mle 83 980 E, Docteur en sciences agronomiques et ingénierie biologique/spécialité irrigation, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Responsable du programme « Aménagements hydro-agricoles et irrigation », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des aménagements hydro-agricoles et du développement de l’irrigation ;

– Monsieur Tasséré SAWADOGO, Mle 58 769 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Autorité de mise en valeur de la Vallée du Sourou (AMVS) ;

– Monsieur Abdoulaye RABO, Mle 96 856 Y, Ingénieur d’agriculture, option vulgarisation agricole, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE/CNSA) ;

– Monsieur Gnawé Aristide ZONOU, Mle 312 415 Z, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles des Balé ;

– Monsieur Fayçal TEGUERA, Mle 216 980 R, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Sourou.

F.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

– Monsieur Zoulkofli KONATE, Mle 97 609 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;

– Monsieur Kiswendsida Vincent de Paul NIKIEMA, Mle 52 188 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

G.AU TITRE DU MINISTERE DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Monsieur Tido SOGOBA, Mle 27 294 V, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chargé de missions.

H.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Madame Kabou Eveline BANGOU/KOHO, Mle 200 474 C, Conservateur-restaurateur de musée, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de la protection et de la promotion de la diversité des expressions culturelles ;

– Madame B.W. Rosalie SAREMBE, Mle 200 486 H, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Chargé d’études ;

 

– Madame Haoua CISSE, Mle 238 095 U, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de l’inventaire, de la documentation et de la recherche ;

– Monsieur Bély Hermann Abdoul-Karim NIANGAO, Mle 216 684 N, Conservateur-restaurateur de musée, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la conservation et de la promotion du patrimoine culturel ;

– Monsieur Asseni OUANDAOGO, Mle 216 685 X, Conservateur-restaurateur de musée, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du livre et du développement éditorial ;

– Monsieur Bonmalhira Modeste DAH, Mle 40 876 F, Instituteur certifié, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial de la culture, des arts et du tourisme du Noumbiel.

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Madame Yvonne ROUAMBA/GUIGMA, Mle 59 695 D, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de la Société de développement intégré du Pôle de Bagré (Bagrépôle SEM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Yvonne ROUAMBA/GUIGMA, Mle 59 695 D, Conseiller en gestion des ressources humaines, Présidente du Conseil d’administration de la Société de développement intégré du Pôle de Bagré (Bagrépôle SEM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Sécurité :

- Monsieur Roger OUEDRAOGO, Mle 57 709 R, Commissaire divisionnaire de police.
Le deuxième décret renouvelle le mandat de Madame Aîssata SANE/CONGO, Mle 30 837 W, Ingénieur statisticien économiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Roger OUEDRAOGO, Mle 57 709 R, Commissaire divisionnaire de police, Président du Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université de Fada N’Gourma (U-FDG) en remplacement du Professeur Mahamadou SAWADOGO dont il achève le mandat.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

Madame Irène Julia GUIGMA, Mle 212 413 K, Conseiller en gestion des ressources humaines ;
Monsieur Samuel PARE, Mle 110 909 A, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire.
Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

Madame Habibata TONE/OUEDRAOGO, Mle 36 637 X, Inspectrice de l’enseignement secondaire.
Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Monsieur Evariste PARKOUDA, Mle 51 209 D, Inspecteur du trésor.
Au titre du ministère des Sports et des loisirs :

Monsieur Tahirou NACRO, Mle 35 945 D, Inspecteur de la jeunesse et des sports.
Au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :

Monsieur Issouf ZIO, Mle 97 592 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

Madame Pélagie KABRE, Mle 217 034 V, Conseiller en gestion des ressources humaines.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES GRANDES ECOLES DU BURKINA FASO

Monsieur Mohamed SEYNOU, Mle 119 738 E, Maître de conférences.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE L’INFORMATION, DE L’ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE ET DES BOURSES (CIOSPB)

Madame Palingwindé Inès Zoé Lydia ROUAMBA, Mle 241 739 Y, Chargée de recherche.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’INSTITUT DES SCIENCES (IDS)

Madame Yéri TRAORE/DAH, Mle 49 932 P, Assistante en chimie.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES UNIVERSITES

Monsieur Christian ZOUNDI, Mle 54 549 V, Maître-assistant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT DES ENSEIGNANTS DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE KOUDOUGOU (ENSK)

Monsieur Moussa SANDAOGO, Mle 47 629 P, Conseiller pédagogique de l’enseignement supérieur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PRESONNEL ENSEIGNANT DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE KOUDOUGOU (ENSK)

- Monsieur Walièma Eric SOME, Mle 41 380 L, Enseignant-chercheur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE KOUDOUGOU (ENSK)

Monsieur Zoumbado BIHOUN, Mle 303 437 P, Attaché d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES STAGIAIRES DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE KOUDOUGOU (ENSK)

Monsieur Paligwendé Alexandre KABORE, Mle 353 642 U, Professeur certifié des lycées et collèges pour la durée de son mandat de stagiaire.
Le troisième décret nomme Monsieur Samuel PARE, Mle 110 909 A, Enseignant-chercheur, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Alassane GUIRE, Mle 501 542 Z, Ingénieur agronome, Officier supérieur, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Inoussa OUIMINGA, Mle 54 655 R, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans en remplacement de Monsieur Alassane KAFANDO.

E. MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Monsieur Voho GNOUMOU, Mle 32 033 T, Inspecteur du trésor.
Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

Madame Elizabete SAWADOGO, Mle 260 347 N, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

Madame Djénéba SANOU, Mle 270 964 E, Ingénieur d’élevage.
Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

Madame Diane Larissa Nongabamba YILI, Mle 254 893 L, Conseiller en études et analyses.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU FONDS D’APPUI AUX INITIATIVES DES JEUNES (FAIJ)

Monsieur Zoulgarnahini OUEDRAOGO, Mle 102 712, Comptable.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS DE JEUNESSE

Madame Adèle KAFANDO, Association pour le développement et l’intégration de la jeunesse rurale (ADIJR).
Le deuxième décret porte renouvellement de mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :

Monsieur Larba PILGA, Mle 211 773 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS DE JEUNESSE

Monsieur Abdoulaye YOGO, Mouvement pour l’engagement et le réveil citoyen (MERCI).
Le troisième décret nomme Monsieur Voho GNOUMOU, Mle 32 033 T, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

F. MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso (MCB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

Madame Christiane Carole M. N. Edith SANON/COULIBALY, Mle 76 303 N, Conservateur-restaurateur de musée.
Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Monsieur Sayouba ZOUNGRANA, Mle 52 172 K, Inspecteur du trésor.
Au titre du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement :

Madame Marguerite Marie BLEGNA, Mle 98 292 R, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMUNE DE BOBO-DIOULASSO

Monsieur Aviéla Francis DABIRE, Mle 1002 2003 0001, Administrateur des services financiers.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DES HAUTS-BASSINS

Monsieur Nurudomé Philippe Auguste POODA, Mle 1000 2013 0011, Agent de bureau.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DE LA CULTURE

Monsieur Moussa SANOU, Artiste-comédien.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENTREPRENEURS CULTURELS

Monsieur Inoussa SAMANDOULGOU, Artiste-chanteur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA MAISON DE LA CULTURE DE BOBO-DIOULASSO

Monsieur Salfo TONDE, Mle 304 249 X, Technicien supérieur du cinéma et de l’audiovisuel.
Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Michel SABA, Mle 27 819 T, Professeur certifié des lycées et collèges, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme au Conseil d’administration de la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso (MCB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Michel SABA, Mle 27 819 T, Professeur certifié des lycées et collèges, Président du Conseil d’administration de la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso (MCB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques ;
Madame Adama 1ère jumelle SEGDA, Mle 45 501 V, Conseiller des affaires culturelles en remplacement de Monsieur Mambourou SOMA.
Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

- Monsieur Filatiéni COULIBALY, Mle 118 863 B, Conseiller des affaires étrangères en remplacement de Monsieur Abdoul Kader YAGO.

Au titre du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement :

- Monsieur Mahamadi KOUNKORGO, Mle 118 939 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication en remplacement de Monsieur Allassane TRAORE.

Le cinquième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

- Monsieur Abdoulaye DIONI, Mle 216 780 F, Administrateur des services touristiques.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

- Monsieur Moustapha NIGNAN, Mle 111 136 Z, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

Monsieur Fang Beta Christian SOMDA, Mle 212 610 A, Conseiller des affaires économiques.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

Monsieur Benoit DOAMBA, Mle 29 243 Z, Inspecteur des eaux et forêts.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

Monsieur Bouraïma SANON, Mle 23 04 104 S, Comptable.
Le sixième décret nomme Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques, Président du Conseil d’administration de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

 COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques», lancé par la CEA et ses partenaires  

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Alors que la pandémie de coronavirus continue de paralyser les économies du monde entier et de faire connaître à l’Afrique sa première récession en 25 ans, la Commission économique pour l’Afrique et ses partenaires se sont associés pour produire un nouveau rapport qui propose plusieurs interventions pour répondre rapidement et efficacement aux défis de COVID-19 sur le continent au niveau urbain. Plus d’infos ici.

«Un nouveau rapport, COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », lancé par la CEA et ses partenaires

Addis-Abeba, Éthiopie, le 16 juin 2020 (CEA) – Alors que la pandémie de coronavirus continue de paralyser les économies du monde entier et de faire connaître à l’Afrique sa première récession en 25 ans, la Commission économique pour l’Afrique et ses partenaires se sont associés pour produire un nouveau rapport qui propose plusieurs interventions pour répondre rapidement et efficacement aux défis de COVID-19 sur le continent au niveau urbain.

Le rapport intitulé, « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », analyse la situation actuelle sur le continent africain et les efforts fournis pour atténuer la pandémie mondiale dans le contexte des villes africaines.

Produit par la CEA, ONU Habitat, le Fonds d’équipement des Nations Unies pour le développement (FENU), Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU), la Banque africaine de développement (BAD) et Shelter Afrique, le rapport, virtuellement lancé ce mardi, propose des réponses pour des interventions à court, moyen et long terme dirigées par les gouvernements nationaux et locaux avec le soutien des institutions internationales et régionales de développement.

Pour relever d’une manière adéquate les défis de COVID-19, cinq recommandations clés ont été identifiées dans le rapport.

-Appliquer des stratégies locales de communication et d’engagement communautaire ;

-Soutenir les PME et l’économie informelle ;

-Approfondir des réponses décentralisées face au COVID-19 grâce au renforcement des capacités des collectivités locales ;

-Cibler les établissements informels par des mesures adaptées ;

-Mettre en place des mécanismes pour favoriser un accès rapide au logement et prévenir les expulsions forcées ;

-Intégrer la planification et la gestion urbaines en tant que priorités clés pour les stratégies de relance et de reconstruction vers la résilience à long terme.

Dans leurs remarques lors du lancement virtuel, les responsables des organisations partenaires conviennent que le COVID-19 a révélé la grande vulnérabilité des villes africaines aux effets des chocs, et leurs capacités limitées à atténuer et à se remettre des effets associés. Tout cela alors que les villes africaines continuent de croître rapidement dans des conditions de graves déficits d’infrastructures et de services, d’absence d’emplois productifs adéquats, de faibles capacités et institutions de planification et de gestion, entre autres.

L’informalité, la pauvreté et les inégalités persistent en tant que manifestation des contraintes structurelles sous-jacentes de l’urbanisation de l’Afrique. Dans ces conditions, et sans réponses politiques délibérées et investissements adéquats, les villes peuvent bien devenir des passifs pour une croissance et une transformation futures inclusives et résilientes, note le rapport.

Il note également que, compte tenu des effets économiques et fiscaux du COVID-19 sur les économies nationales et de la nécessité de garantir aux populations un accès à une alimentation adéquate, un logement, une eau potable et des installations sanitaires sûrs et à des informations fiables, il est manifeste qu’il y a un besoin d’accroître et de préciser le rôle des gouvernements locaux.

« Ces autorités sont importantes pour faire progresser l’engagement communautaire, soutenir la communication sur les risques et la sensibilisation et faciliter les mesures d’adaptation », lit-on dans le rapport.

Le COVID-19 a montré qu’il est important de réhabiliter la fonction de stabilisation et de redistribution des transferts financiers des gouvernements nationaux aux gouvernements locaux et régionaux.

Le renforcement des économies locales est l’une des réponses les plus efficaces pour réduire la sensibilité des économies nationales aux pandémies comme le COVID-19 et aux cycles de l’économie mondiale, indique le rapport.

«L’ampleur des effets économique et financier du COVID-19 en Afrique a été sévère à toutes les échelles, du national au local », déclare Mme Edlam Abera Yemeru, Chef de la Section de l’urbanisation et du développement, à la CEA dans ses remarques lors du lancement.

«Les effets économiques du COVID-19 sont particulièrement graves en raison des vulnérabilités sous-jacentes des économies africaines. La pandémie met en évidence des vulnérabilités sous-jacentes préexistantes dans l’économie des villes africaines qui rendent grave les effets urbains de la crise ».

Elle indique qu’à Addis-Abeba, en Éthiopie, par exemple, les conséquences du COVID-19 sur les hôtels sont graves, 88% des hôtels membres de l’association des hôtels d’Addis-Abeba étant partiellement ou complètement fermés en raison d’une faible occupation. Les pertes mensuelles sont estimées à 35 millions de dollars américains et 15 000 travailleurs pour l’instant ont été licenciés.

Mme Yemeru affirme que les effets économiques et financiers locaux du COVID-19 ont une incidence directe sur le développement économique en général et l’industrialisation en particulier.

«À l’avenir, la reprise économique et la reconstruction locales devront être au cœur des stratégies de relance économique et de reconstruction du continent et des pays, et des plans de relance connexes », dit-elle.

«Les discussions et les efforts continentaux et nationaux sur le COVID-19 reconnaissent la vulnérabilité des villes et des gouvernements locaux, ainsi que leurs répercussions aigues, mais ne tiennent pas suffisamment compte du rôle des villes productives, riches en emplois et compétitives dans la relance économique, la reconstruction et la résilience à moyen et long terme».

Les priorités doivent concerner la création de villes économiquement résilientes, conclut Mme Yemeru.

 

 

Publié par :

 

 La Section des communications

 Commission économique pour l’Afrique

 BP 3001

 Addis-Abeba (Éthiopie)

 Tél. +251 11 551 5826

 Adresse électronique : eca-info@un.org»

13e dialogue politique B F -UE : Plusieurs questions  abordées

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 Ouagadougou a abrité ce 16 Juin 2020 la 13e session du dialogue politique entre le Burkina Faso et l’Union Européenne.

Des membres du gouvernement burkinabè et des représentants de l’Union Européenne ont tenu ce mardi 16 juin 2020 à Ouagadougou, leur troisième dialogue politique. Cette 13e session a permis aux participants de discuter de différentes questions d’intérêt commun.

Il s’agit notamment de questions sécuritaires, politiques, humanitaires, de développement, des droits de l’Homme et de bonne gouvernance, à en croire Wolfram Vetter, chef de la délégation de l’U.E.

La 13e session du dialogue politique BF-UE  a été  aussi une occasion pour le Burkina Faso de faire part à ses premiers partenaires ( l’U.E et ses Etats membres) de ses différents plaidoyers dont le plus important est, selon Alpha Barry, ministre des affaires étrangères et de la coopération, la dette. Il s’est agi, a-t-il dit,   de réaffirmer «une remise des dettes au lieu d’un simple moratoire».

À cela s’ajoutent d’autres points de plaidoyer comme « plus de coopération au niveau de la pandémie, plus de coopération au niveau de la situation sécuritaire», surtout «d’un renforcement des capacités nationales et sécuritaires».

Aziz Yoda

Burkina Demain

Fraudes à l’enrôlement : Le CFOP annonce d’autres cas et interpelle la justice

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Les conférenciers du CFOP Adama Séré et Amadou Diemdioda Dicko face à la presse ce mardi

L’opposition politique burkinabè qui a suivi avec beaucoup d’intérêt le cas  de tentatives de fraudes à l’enrôlement rapporté de Ziniaré par  la Commission électorale nationale indépendante ; entend faire de la lutte anti-fraude à l’enrôlement son cheval de bataille. Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) l’a réaffirmé ce mardi 16 juin 2020 à Ouagadougou au cours de son hebdomadaire point de presse.

Les conférenciers du CFOP Adama Séré et Amadou Diemdioda Dicko face à la presse ce mardi

L’opposition burkinabè n’entend pas assister les bras croisés face aux fraudes à l’enrôlement. Partant du récent cas de tentatives de fraudes à l’enrôlement rapportées de Ziniaré par la Commission électorale nationale indépendante et qui concerne le NTD  ; elle entend veiller au grain, invitant la justice à jouer pleinement son rôle, en faisant notamment «diligemment toute la lumière sur l’affaire », et en condamnant «les coupables, conformément à la loi en vigueur».

Face aux journalistes ce mardi 16 juin, deux de ses représentants, en l’occurrence Amadou Diemdioda Dicko et Adama Séré ont été on ne peut plus clairs.

«La honte de la République, c’est lorsque les dignitaires de la République utilisent les moyens de l’Etat comme moyen de fraudes», déplore Dicko.  Et d’évoquer d’autres cas  fraudes à l’enrôlement à Boussé, toujours au Plateau Central.

Par ailleurs, les conférenciers du CFOP confient avoir donné des directives aux  militants de l’opposition afin qu’ils interceptent les véhicules transportant des électeurs à enrôler, et  saisissent la gendarmerie ou la  police le plus proche pour constat.

L’affaire de l’«acquisition de 77 véhicules par la mairie de Ouagadougou» a également été abordée par les conférenciers du CFOP. Sur la question, ils ont appelé le maire de la capitale, Armand Béouindé, à rendre sans attendre le tablier afin de se mettre à la disposition de la justice.

Sur la situation sécuritaire, les conférenciers ont rendu hommage  à nos Forces de défense et de sécurité, présentant les condoléances du CFOP aux familles endeuillées par es attaques terroristes  au Burkina Faso.

Jean Conombo

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 1 nouveau cas importé à la date du 14 juin

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Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 14 juin,  fait  état de 895 cas confirmés, dont un nouveau cas confirmé importé.

Avec 2 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est désormais 809  à la date du 14 juin 2020.  Aucun décès n’ayant été enregistré à la même date du 14 juin, le nombre total des décès reste à 53 et celui des cas confirmés, 895,  dont un nouveau cas confirmé importé.

Burkina Demain                                                                                        

COVID-19 – La science, la technologie et l’innovation sont essentielles à la reprise de l’Afrique, déclare Songwe

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La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe

Addis-Abeba, Éthiopie, le 15 juin 2020 (CEA) – La science, la technologie et l’innovation seront au cœur de la reprise de l’Afrique après la pandémie dévastatrice de coronavirus (COVID-19) et de la capacité du continent à créer des emplois durables, déclare ce lundi, la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe.

La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe

Dans ses remarques, à l’ouverture d’un forum virtuel de cinq jours sur l’innovation et l’investissement pour combattre le COVID-19 en Afrique, Mme Songwe dit que l’Afrique a besoin d’innover pour définir des solutions locales afin d’endiguer la pandémie de COVID-19 et sortir de la récession économique que celle-ci a provoquée dans le monde entier.

« Nous avons besoin d’investissements dans l’innovation, la science et la technologie pour comprendre comment nous pouvons protéger nos citoyens et aussi comme moyen de sortie de cette crise. Les STI seront au cœur de la reprise de l’Afrique et de sa capacité à créer des emplois durables, c’est pourquoi la CEA parle depuis très longtemps de l’importance des droits de propriété intellectuelle pour protéger les innovations des jeunes africains », affirme-t-elle.

Mme Songwe dit que les coûts actuels des enregistrements de propriété intellectuelle sur le continent sont prohibitifs et ne récompensent pas l’innovation.

«Ce n’est pas une stratégie de croissance», déclare la Secrétaire exécutive de la CEA, ajoutant : «Alors que nous parlons de science, de technologie et d’innovation, nous devons également nous assurer que nos décideurs politiques veillent à ce que nos plateformes technologiques soient robustes».

«Ce virus a souligné l’importance de la science, de la technologie et de l’innovation et la nécessité pour l’Afrique de construire une base industrielle de technologie scientifique beaucoup plus forte et beaucoup plus collaborative», indique Mme Songwe, ajoutant que des partenariats sont nécessaires à travers le continent pour « garantir que nous nous appuyons sur la Zone de libre-échange continentale africaine, nous développons, découvrons et innovons en collaboration».

Mme Songwe dit que l’Afrique doit également s’unir pour voir comment elle peut participer à la grande campagne à la recherche d’un vaccin contre le COVID-19 et d’autres maladies affectant le continent.

«Si l’Afrique veut réussir à sortir de cette crise de manière durable, la technologie devra être la pierre angulaire de ce succès », déclare-t-elle, ajoutant que le continent doit innover collectivement et soutenir ses jeunes dans l’innovation en créant le les infrastructures nécessaires pour créer des emplois de qualité, stimuler la croissance économique et promouvoir la santé.

Mme Songwe dit qu’il est inacceptable que seulement 25% de la population africaine ait accès au haut débit de qualité, abordable et fiable.

«Nous pouvons certainement faire plus pour améliorer la pénétration d’Internet sur le continent, d’autant plus que de nombreux emplois et richesses vont sortir de l’innovation», affirme-t-elle.

Le Ministre éthiopien de l’éducation, M. Getahun Mekuria ; la Commissaire de l’Union africaine aux ressources humaines, la science et la technologie, Mme Sarah Anyang Agbor ; et Hubert Gijzen, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, ont également pris la parole lors de la séance d’ouverture, soulignant l’importance des STI pour le continent africain à ce moment précis.

«L’Afrique a beaucoup d’atouts. Que ce soit ses vastes ressources naturelles ou sa jeunesse, mais nous continuerons à accuser un retard exponentiel si nous n’alimentons pas nos propres innovations», déclare M. Mekuria.

Mme Agbor dit que le manque de capacités est un problème majeur que le continent doit résoudre.

«Nous devons stimuler les investissements stratégiques dans les STI si nous voulons réaliser les aspirations de l’Afrique telles qu’énoncées dans l’Agenda 2063», affirme-t-elle, ajoutant que le secteur privé a un rôle clé à jouer pour aider le continent à traduire la recherche en innovation.

Pour sa part, M. Gijzen, Directeur régional et Représentant du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique australe, déclare : « Notre attention est tournée en ce moment vers le coronavirus et comment le vaincre, mais nous ne devons pas oublier les Objectifs de développement durable. Les ODD doivent rester notre boussole alors que nous combattons la pandémie ».

Il ajoute que la crise a cependant encouragé la science ouverte alors que la recherche d’un remède et d’une vaccination se poursuit. Il ajoute qu’il est essentiel de lier l’investissement à l’innovation.

Pour sa part, M. Daan du Toit, Directeur général adjoint, Coopération internationale et ressources au Département des sciences et de l’innovation en Afrique du Sud, déclare que l’Afrique doit tout faire pour utiliser les STI afin de soutenir la croissance au lendemain de la pandémie de COVID-19, ajoutant qu’il s’agît avant tout d’impliquer les jeunes.

Le Forum est organisé par la CEA, l’UNESCO et le Département sud-africain de la science et de l’innovation en partenariat avec la Commission de l’Union africaine et Engineering for Change.

Pour accéder à la page de ressources de la CEA sur le COVID-19, veuillez cliquer sur ce lien : https://www.uneca.org/eca-covid-19-response

 

Publié par :

 La Section des communications

 Commission économique pour l’Afrique

 BP 3001

 Addis-Abeba (Éthiopie)

 Tél. +251 11 551 5826

 Adresse électronique : eca-info@un.org