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OMC : Ablassé Ouédraogo pourrait inspirer Ngozi

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Ablassé Ouédraogo (à gauche) en compagnie de l'ex et défunt secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan

Alors qu’expire ce mercredi 8 juillet 2020 le délai du dépôt des candidatures au poste du prochain directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour la période 2021-2025 ; l’heure à  la CEDEAO est  depuis quelque temps, à la mobilisation pour porter à bon port le dossier de sa candidate Dr Ngozi Okonjo  Iweala, ministre des finances à deux reprises du Nigéria ; ancienne directrice générale de la Banque mondiale et actuelle envoyée spéciale de l’Union africaine pour la mobilisation des ressources financières pour la lutte contre la Covid-19.

Après la Banque mondiale, Dr Ngozi Okonjo Iweala est candidate pour le poste de directeur général de l’OMC

Dans sa quête du prestigieux poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Dr Ngozi Okonjo  Iweala  pourrait s’inspirer d’Ablassé Ouédraogo, premier africain à avoir occupé un haut poste de responsabilités au sein de l’OMC depuis sa création en 1995 ; en l’occurrence le  poste de directeur général adjoint que l’on peut considérer comme l’anti- chambre du  poste de directeur général.

En effet, en accédant en 1999 à ce poste de DGA de l’OMC, après avoir occupé six ans durant le portefeuille de ministre des affaires étrangères du Burkina Faso (1994-1999), Dr Ablassé Ouédraogo n’a pas du tout joué à la figuration.

Déclaration d’Ablassé Ouédraogo à  l’OMC

Ablassé Ouédraogo (à gauche) en compagnie de l’ex et défunt secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan

L’on se rappelle encore de la première déclaration publique d’Ablassé Ouédraogo après une semaine passée au secrétariat de l’OMC.

Morceaux choisis : «la tâche qui attend l’OMC est colossale. De nouvelles règles doivent être élaborées pour couvrir les nouveaux domaines du commerce international, et les règles existantes doivent être pleinement mises en œuvre ou, si nécessaire, remaniées, si l’on veut qu’elles demeurent adaptées au monde du commerce international en constante mutation. L’OMC doit aussi se réinventer, et devenir plus accessible au grand public.  (…)

Je suis heureux d’entrer au Secrétariat de l’OMC en cette période cruciale et me réjouis à l’idée de travailler en étroite collaboration avec M. Moore, les Membres de l’OMC et le Secrétariat tout entier pour atteindre notre objectif, qui est de renforcer le système commercial multilatéral fondé sur des règles et non discriminatoire».

La suite pour Ablassé, on le sait : sa mission s’est achevée en 2002. Mais, ses sorties comme celle-là, sont inoubliables. Peut-être qu’à cette époque déjà le natif de Dabaré nourrissait lui-aussi  le secret espoir d’accéder au poste du DG aujourd’hui convoité par Dr Ngozi Okonjo  Iweala. En cela, Ngozi pourrait s’inspirer de l’expérience d’Ablassé Ouédraogo.

  Des points communs entre Ablassé et Ngozi

  Le Burkinabè Ablassé Ouédraogo, ex-DGA de l’OMC et la Nigériane Ngozi Okonjo  Iweala n’ont pas occupé les mêmes postes dans leurs parcours, mais présentent quand mêmes des points communs intéressants. Les deux sont d’abord de grands économistes, charismatiques.

A ce titre, l’un et l’autre a eu à travailler pour des organisations internationales. Ablassé a travaillé de nombreuses années pour le PNUD et pour la BAD.  Ngozi a travaillé aussi de nombreuses années pour la Banque mondiale dont elle a été par la suite directrice générale.

Tout comme Ablassé, le ministère des affaires étrangères a été le dernier poste gouvernemental occupé par Ngozi avant sa présente candidature au poste de DG de l’OMC. Tout comme en 1999 pour Ablassé, le soutien de la CEDEAO a été mis en branle autour de la candidature de Ngozi.

 La CEDEAO en bloc derrière la candidature Ngozi

Dans un communiqué en date du 19 juin, la CEDEAO a annoncé avoir endossé la candidature de Ngozi Okonjo  Iweala et a appelé les autres Etats africains et non-africains à l’endosser également.

«La conférence des chefs d’Etats, ayant pris acte de sa réputation établie de réformatrice intrépide, de ses excellentes compétences en négociation et en politique, de son expérience de plus de 30 ans en tant qu’économiste du développement avec un intérêt avéré de longue date pour le commerce, de ses excellentes qualifications académiques, de ses postes de directrice générale de la Banque mondiale, et actuellement de présidente du Conseil d’administration de Gavi, et d’envoyée spéciale de l’Union africaine pour la mobilisation de ressources financières pour la lutte contre la Covid-19 ; endosse sa candidature au poste de directeur général de l’OMC pour la période 2021-2025 et appelle les autres Etats africains et non-africains à l’endosser également»,  indique ledit communiqué signé du président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou.

Il ne reste qu’à suivre l’évolution du processus de désignation du directeur général de l’OMC pour savoir ce que donnera concrètement cette mobilisation de l’organisation régionale autour de la candidature Ngozi.

Philippe Martin

Burkina Demain

Journalisme et Biotechnologie : La 4e édition du Prix OFAB officiellement lancée

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Photo de famille au lancement du prix OFAB 2020

Malgré le contexte de la Covid-19, la section Burkina Faso du Forum ouvert sur la biotechnologie agricole (OFAB) tiendra cette année son concours de récompense des meilleurs journalistes. L’édition 2020 du Prix OFAB a été en effet officiellement lancée ce samedi 4 juillet à Ouagadougou, à l’issue d’un enrichissant panel sur la biotechnologie agricole et environnementale, la biosécurité et la bioéthique.

Présentation de la 4e édition du prix OFAB par Eliane Bayala

Les dossiers de candidature au prix OFAB 2020 seront reçus du 20 juillet au 15 août 2020. Dans sa présentation du concours ce samedi 4 juillet, Eliane Bayala, assistante à la coordination de OFAB Burkina a souligné les changements imposés par le contexte de la Covid-19.

Ainsi, les dossiers devraient être envoyés par mails, et la tenue du concours à l’échelle continentale demeure incertaine. Autre innovation : seuls les premiers seront primés dans les 3 catégories concernées à savoir la presse écrite et en ligne ; la radio et la télévision.

3 communications pendant le panel

Les panélistes au cours de l’exécution de l’hymne national

Pour avoir la chance de remporter un prix dans ce concours d’excellence en journalisme, les potentiels candidats, les journalistes et communicateurs doivent avoir une certaine connaissance des biotechnologies agricoles, de leurs approches scientifiques, de leurs atouts et risques, ainsi que leur environnement institutionnel et juridique aussi bien au niveau national et international.

Dans ce cadre, 3 communications ont été développées des experts au cours d’un panel avant le lancement proprement dit de cette 4e édition du prix OFAB. La première communication  assurée par Dr Valentin S. Edgar Traoré, généticien en amélioration des plantes et coordonnateur pays de OFAB a abordé les aspect traditionnels et modernes de la biotechnologie agricole et environnementale. A l’écouter, beaucoup font de la biotechnologie sans le savoir.

Dr Valentin S. Edgar Traoré, généticien en amélioration des plantes, au cours de son exposé

C’est Dr Oumar Traoré, directeur du laboratoire national de biosécurité, qui a donné la deuxième communication relative à la biosécurité. Selon ses explications, les études, les recours aux biotechnologies se font  en respectant un certain nombre de conditions de sécurité et de protection pour limiter les éventuels risques sur les chercheurs, sur la société et l’environnement.

Les acteurs doivent également faire preuve d’une certaine responsabilité morale et sociale. On parle de bioéthique, objet d’une troisième communication développée par Dr Noël Rouamba, président du Comité national d’éthique de l’IRSS.

Dans son mot introductif au panel, le secrétaire général du CNRST, Dr Kayabila Tougouri s’est félicité de l’initiative, la présence des directeurs de communication et de presse ministérielle, des journalistes, des chercheurs et des producteurs qui y ont participé, soulignant l’importance des journalistes, des acteurs de la communication dans la promotion des biotechnologies dans notre pays.

Mauvaise option du Burkina avec l’abandon du coton BT

Photo de famille au lancement du prix OFAB 2020

L’autre question importante des échanges concernait l’abandon du coton BT par les producteurs Burkinabè au profit du coton conventionnel. A écouter les experts, le Burkina aurait fait une mauvaise option. Le Burkina qui était premier en Afrique sub-saharienne en matière de production cotonnière est désormais relégué au quatrième rang. La situation de façon générale est grave  concernant la production des biotechnologies. Les chercheurs sont confinés seulement à des expérimentations en laboratoire.

L’un dans l’autre, les panélistes convaincus de l’importance des biotechnologies dans l’amélioration des conditions de vie des populations, dans la production  industrielle, médicale, agricole ; souhaitent par exemple qu’une évaluation objective soit faite sur l’abandon du coton BT, convaincus du fait que les autorités ont été induites en erreur.

Martin Philippe

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 03 nouveaux cas confirmés à la date du 4  juillet

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03 nouveaux cas confirmés et 02 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 4  juillet  2020. 

Avec 02 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à  860 à la date du 4 juillet. Toujours à la date du 4 juillet, le nombre de nouveaux cas confirmés est de 03  ; ce qui donne un total de  1003 cas confirmés depuis l’apparition de la Covid-19 le 9 mars 2020. A la date du 04  juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.

 Burkina Demain 

Décès du MDL-Chef  Sama Philippe Bazié : Programme des obsèques

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MDL-Chef Sama Philippe Bazié n'est plus depuis ce vendredi 3 juillet 2020

Voici  le programme des obsèques du MDL-Chef Sama Philippe Bazié, décédé vendredi 3  juillet 2020 à 0uagadougou des suites de maladie, à l’âge de 36 ans.

MDL-Chef Sama Philippe Bazié n’est plus depuis ce vendredi 3 juillet 2020

Programme des obsèques

Lundi 6 juillet 2020 

-Veillée de prières au domicile familial à Karpala

Mardi 07 juillet 2020

-12 h 00 : Levée de corps à la Morgue du Camp Sangoulé Aboubacar Lamizana ;

-Prière à l’Eglise  du Camp Sangoulé Sangoulé Aboubacar Lamizana  suivi de l’enterrement au cimetière municipal de Gounghin.

Union de prières !

Le chapeau de Saponé désormais labellisé

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Le chapeau de Saponé a été officiellement labellisé ce 4 juillet 2020

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré a présidé ce samedi 4 juillet 2020 la cérémonie de labellisation du chapeau de Saponé. A ses côtés, le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango, ainsi que le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé.

Au premier rang, les officiels à la cérémonie de labellisation du chapeau de Saponé

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré, le ministre de la culture, des arts et du tourisme Abdoul Karim Sango, ainsi que le maire de Ouagadougou Armand Béouindé étaient, ce samedi, face à la mairie de la commune pour dévoiler le label du chapeau de Saponé.

En effet, à l’instar du Faso Dan Fani, le chapeau de Saponé a désormais son label. Une labellisation qui a tout son sens car en plus d’être une identité culturelle, ce « joyau ancestral » est un moyen pouvant contribuer à un épanouissement économique pour les acteurs. C’est ce que pense le président de la cérémonie, Harouna Kaboré : «au-delà de sa valeur symbolique et culturelle, ce chapeau peut devenir pour chacun des intervenants de la chaine de confection, une source importante de revenus non seulement pour les acteurs mais également pour le conseil municipal».

Du même avis, Karim Sango d’ajouter : «c’est aussi un élément de reconnaissance qui participe à la promotion du tourisme».

Le chapeau de Saponé a été officiellement labellisé ce 4 juillet 2020

Le chapeau de Saponé est donc un élément multidimensionnel du patrimoine culturel qui pourra concourir au développement du Burkina Faso, pour peu que les conditions soient réunies. La labellisation va ainsi permettre de faciliter la reconnaissance et l’identification du chapeau, et contribuer à lutter contre sa contrefaçon. Afin de mieux promouvoir la filière, le ministre Harouna Kaboré a laissé entendre qu’un film documentaire sera réalisé dans les jours à venir. Il a, enfin rendu hommage à  tous les acteurs qui œuvrent à faire connaître une importante avancée à ce trésor.

Après le Faso Dan Fani et le chapeau de Saponé, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat entend poursuivre son projet dans ce sens avec le Beurre de Karité et les produits de cuirs et peaux de Kaya.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 08 nouveaux cas  confirmés à la date du 2  juillet

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08 nouveaux cas confirmés et 02 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 2  juillet  2020. 

Avec 02 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso passe à  856 à la date du 2 juillet. Toujours à la date du 2  juillet, le nombre de nouveaux cas confirmés est de 08 nouveaux cas confirmés ;  ce qui donne un total de  995 cas confirmés depuis l’apparition de la Covid-19 le 9 mars 2020. A la date du 2  juillet, le nombre total des décès depuis le 9 mars demeure 53, aucun nouveau décès n’ayant été enregistré.

 Burkina Demain 

Tanwalbougou : La grande muette doit sortir de son mutisme

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Que n’a-t-on pas entendu sur Tanwalbougou ? Que n’a-t-on pas écrit sur Tanwalbougou ? Qui peut, aujourd’hui, affirmer détenir toute la vérité sur ce qui se passe exactement dans cette commune de Fada N’Gourma dans l’Est du Burkina devenue tristement célèbre depuis que  des FDS sont accusées d’exactions sur de supposés terroristes?

Il urge aujourd’hui que l’armée et les instances judiciaires fassent rapidement la lumière sur ces affaires qui sapent tous les efforts  de cohésion sociale et d’unité nationale et qui  ternissent ipso facto l’image des FDS engagées dans une lutte sans merci contre le terrorisme.

La dernière affaire remonte à fin juin. Selon un communiqué du ministère de la défense, «suite  à une opération militaire menée le 29 juin dans la localité de Boumoana, près de Tanwalbougou, 7 corps d’individus morts par balle auraient été découverts à la lisière de la localité».  Pour certaines OSC et communautés, il ne s’agit ni plus ni moins que « d’exécutions extrajudiciaires ». Les accusations contre les FDS fusent de toutes parts.

Le ministère de la défense annonce alors l’ouverture d’une enquête administrative à l’inspection générale des Forces armées nationales. Le ministère est ferme : « si la responsabilité d’éléments des FDS était établie, les auteurs  répondront de leurs actes conformément aux lois et règlements qui régissent les forces armées nationales». Quelques jours plus tard, des médias, se basant sur des sources militaires, annoncent que l’officier ayant conduit l’opération entrainant la mort des 7 personnes a été relevé et mis aux arrêts. Il s’agirait d’un capitaine. Est-ce une bavure militaire ?

Motus et bouche cousue du côté de l’armée. En mai dernier, l’affaire des 12 morts dans les locaux de la Brigade de gendarmerie de Tanwalbougou avait également défrayé la chronique.  A ce jour, nul ne sait exactement de quoi il en retourne. Ça commence à en faire trop. L’armée doit communiquer sans ambages sur ces affaires pour mettre un terme à toutes les supputations. La discipline militaire existe. Si des éléments l’enfreignent, ils doivent répondre de leurs actes sans complaisance.

Ceci dit, il faut éviter les réactions épidermiques, émotionnelles  ou ayant pour unique motivation les récriminations de certains activistes des réseaux sociaux.  Des enquêtes approfondies doivent être diligentées au niveau de l’armée pour faire la part des choses. L’opinion doit être clairement édifiée sur ce qui se passe à Tanwalbougou. Pourquoi cette localité est-elle ciblée ? Regorge-t-elle réellement de terroristes ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs modes opératoires ? Pourquoi les 07 personnes ont-elles été exécutées le 29 juin ?  Avaient-elles des liens avec des terroristes ? De quelle nature?  Où en est-on avec l’affaire des 12 personnes mortes dans les locaux de la gendarmerie ? Quelle est  l’apport de Tanwalbougou dans l’expansion du terrorisme au Burkina Faso ?

Il n y a guère de guerre propre

En un temps relativement court, les conflits ont changé de nature. On est passé du paradigme de la « guerre industrielle » entre États à celui de la guerre « au sein des populations ». Ce nouveau type de conflit a revêtu des appellations variées : guerre de « faible intensité », « irrégulière »  , « asymétrique », de « quatrième génération »   ou encore « bâtarde ». Nous adoptons ici la notion de guerre asymétrique, la plus appropriée à notre sujet.

La guerre asymétrique diffère des affrontements mettant aux prises deux armées loin des populations civiles. Elle oppose des États à des acteurs non étatiques, que ceux-ci soient qualifiés de « combattants irréguliers », d’« insurgés », de « guérilleros » ou encore de « terroristes ». Les guerriers asymétriques utilisent des moyens qui leur permettent de contourner la puissance militaire classique. Ils surgissent par petits groupes lors d’attaques ponctuelles dans le but de déstabiliser le fort.

La technique de la guérilla est une des formes les plus classiques de la lutte asymétrique. Pour les terroristes, le champ de bataille est l’hinterland civil, non le front militaire. Le mode opératoire des groupes armés consiste en effet à agir sous l’apparence de civils ou à utiliser la population comme bouclier humain. Ils opèrent généralement à l’intérieur des villes ou des villages, depuis des habitations, dont ils se servent comme  « sanctuaires ». Ils utilisent des femmes et des adolescents soit comme simples auxiliaires, soit pour des missions d’attaques, rendant ainsi toute la population suspecte.

Cette stratégie vise à provoquer des attaques contre les civils de la part des armées régulières. S’ils parviennent à provoquer des réactions disproportionnées à leurs attaques, des massacres, des atrocités, les terroristes estiment qu’ils auront gagné la partie en démontrant l’inhumanité de l’État qu’ils combattent.

Asymétrique en termes de rapports de force armés, ce type de guerre l’est également d’un point de vue juridique. Il existe en effet plusieurs textes fondamentaux. Les Conventions de La Haye de 1899 et de 1907, celles de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels de 1977 qui fixent aux États des limites claires en ce qui concerne l’usage de la force. Tous se fondent sur les principes de « discrimination » et de « proportionnalité » intimant aux États de s’abstenir de causer des souffrances à la population civile. Les guerriers asymétriques, eux, s’autorisent tout ce qui est justement et formellement interdit par les conventions relatives à la conduite des hostilités dans les conflits armés (jus in bello), dont ils ne sont pas signataires. L’article 51 §2 du Protocole additionnel I de 1977 résume à lui seul le champ de ces interdictions : « Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. Sont interdits les actes ou menaces de violences dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile ».

Quelles sont les conséquences de ces contraintes juridiques pour les États démocratiques ? Ceux-ci ont le choix entre deux mauvaises solutions. Soit combattre les groupes armés en respectant strictement les normes édictées par les conventions internationales, ce qui signifie s’interdire d’entrer dans les zones habitées, de fouiller les maisons pour y chercher des caches d’armes ou d’éventuels complices. C’est accepter la sanctuarisation de leur hinterland et se déclarer battus d’avance. Soit combattre dans le milieu urbain ou paraurbain.

Et c’est prendre le risque non seulement de commettre des « dérapages » mais aussi de susciter des effets pervers en chaîne : soutien accru de la population locale aux combattants, protestations internationales, contestation au sein même de leur propre opinion publique. Dans de nombreux cas, l’imbrication entre combattants et non-combattants rend le respect du principe de discrimination quasi impossible. Face à un ennemi  invisible  qui utilise des civils, la confusion  dans le feu de l’action  est fréquente. Aucune armée, aussi morale soit-elle, ne peut épargner complètement les civils. Les soldats placés aux checkpoints, par exemple, savent qu’ils peuvent s’attendre à tout moment à une attaque. Cette menace permanente crée une tension qui les rend très nerveux et développe le syndrome de la « gâchette facile ». L’inexpérience des unités contribue à multiplier ce type de bavures.

Ces dérapages sont à distinguer des actes illégaux commis en connaissance de cause par des soldats.

Savoir raison garder

Pour défaire les groupes armés, il n’y a pas d’autre moyen que d’obtenir des renseignements, même au prix de quelques excès. Dans un contexte d’exception, l’argument principal que toutes les démocraties invoquent est celui de la « nécessité ».

Si un renseignement obtenu en temps voulu permet de sauver des vies humaines, il faut tout faire pour tenter de l’obtenir. Il apparaît comme une évidence qu’un État qui s’interdit d’user de la terreur massive doit envisager une stratégie plus subtile qui consiste à s’appuyer sur la population locale en évitant de la confondre avec les terroristes et de lui témoigner du mépris. Une pareille stratégie ne doit pas utiliser des moyens qui ne servent pas sa propre sécurité.

À cet égard, entreprendre une attaque massive en vue d’une « victoire décisive » serait aussi inefficace que contre-productif. Combattre les groupes armés implique des actions qui préservent un équilibre entre efficacité de la lutte contre le terrorisme et respect des droits de l’homme. Cette stratégie implique également de réprimer les comportements illégaux des forces de sécurité.

Tanwalbougou n’a pas encore livré tous ses mystères. Il faut donc se garder de jeter l’anathème sur l’armée, ou de croire que les FDS s’acharnent sans raison sur une communauté donnée. Le terrorisme n’a pas d’ethnie au Burkina Faso.

 

Jérémie Yisso BATIONO

De nouvelles formules protocolaires pour s’adresser au Maréchal du Tchad !

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Le président Idriss Deby Itno a été fait Maréchal par le Parlement de son pays

Depuis ce vendredi, les Tchadien bien informés des affaires de la République savent ce qu’il faut désormais utiliser comme formules protocolaires  pour s’adresser,  à l’écrit comme à l’oral au président tchadien, Idriss Deby Itno, élevé récemment à la dignité de Maréchal du Tchad.

Le président Idriss Deby Itno a été fait Maréchal par le Parlement tchadien

«Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat». Voici comment il faut s’adresser à l’écrit au président tchadien, selon une note de la direction générale du protocole de la présidence du pays datée de ce vendredi 3 juillet 2020.

Pour s’adresser au chef de l’Etat à l’oral, voici la formule consacrée : «Maréchal».

«La Direction Générale du protocole de la Présidence compte sur la bonne compréhension de l’opinion et lui demande de se conformer aux nouvelles appellations», précise encore la circulaire signée de l’ambassadeur Allah Maye Halina.

Pour rappel, c’est au cours de leur session du 26 juin que les députés tchadiens ont décidé d’élever le président Idriss Deby Itno à la dignité du Maréchal du Tchad pour son engagement personnel dans l’opération «Colère de Boma» qui a permis de neutraliser des éléments de Boko Haram. Quelques jours plus tard, un décret présidentiel en date du 3 juillet est venu consacrer la résolution parlementaire sans précédent dans l’histoire du pays.

A 68 ans, Idriss Déby Itno fêtera en 2020  ses trente ans de pouvoir, lui qui conduit depuis 2016 son cinquième mandat présidentiel.

Burkina Demain

Enfants et médias sociaux : 3 points à aborder avant

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De plus en plus d'enfants vont sur les médias sociaux sans y être préparés

3 points à aborder avec vos enfants avant qu’ils ne rejoignent les médias sociaux. Quels sont les éléments clés que vos enfants doivent connaître avant de faire leur première incursion dans les médias sociaux ? Depuis que la technologie s’est infiltrée dans toutes les facettes de la vie, les réseaux sociaux en sont devenus un élément quotidien. Les adultes ne sont pas les seuls à y aller ; un nombre croissant d’enfants le sont aussi.

Benoît Grunemwaln, expert en cybercriminalité à Eset

Les enfants ont en fait leurs propres réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent commencer leur découverte de ce monde virtuel. Ceux-ci sont généralement commercialisés comme des refuges modérés, où les enfants peuvent interagir, tandis que les parents ont un certain degré de contrôle sur leurs activités. Même Facebook a introduit une version pour enfants de son application de messagerie.

Cependant, s’il s’agit d’espaces modérés, aménagés et sûrs, les enfants finissent par les quitter lorsqu’ils atteignent un certain âge. Alors, que pouvez-vous faire pour accompagner la transition de vos enfants vers des réseaux sociaux sans contrôle ? A l’occasion de la Journée mondiale des parents, examinons certaines des discussions que vous devriez avoir avec vos enfants avant qu’ils ne rejoignent Facebook, Instagram, TikTok ou d’autres réseaux sociaux.

Veux-tu vraiment partager ceci ?

Ce qui se passe sur internet reste sur internet. Voilà un adage presque aussi vieux que l’internet lui-même. La plupart des adultes ont tendance à l’oublier, même s’il faut le répéter chaque fois qu’ils envisagent de partager quoi que ce soit sur l’internet. Ce même mantra devrait être répété aux enfants qui vont rejoindre des réseaux sociaux destinés aux adultes.

S’ils veulent publier ou partager quelque chose, ils devraient toujours penser à la façon dont cela se répercutera sur eux à l’avenir. Bien qu’il puisse s’avérer difficile de discuter d’un tel sujet avec les adolescents, c’est néanmoins important. Une bonne règle de base avant de poster quoi que ce soit serait de se demander ce que dirait un parent plus âgé (un grand-parent par exemple), s’il avait accès au contenu.

Un autre enseignement pourrait être de leur faire remarquer comment une indiscrétion de jeunesse pourrait revenir les hanter, ou peser sur leurs choix de carrière. Malheureusement, il existe une multitude d’exemples de la façon dont les tweets, les messages des forums et même les photos et commentaires sont revenus hanter les artistes, les sportifs et les personnalités connues ou inconnues.

Connais-tu réellement cette personne ?

De plus en plus d’enfants vont sur les médias sociaux sans y être préparés

«Ne parle pas aux inconnus » est peut-être l’une des phrases les plus répétées qu’un enfant entend en grandissant. Les parents, mais aussi les enseignants, les messages d’intérêt public, les émissions pour enfants, etc. Ainsi, si la plupart des adolescents considèrent que les réseaux sociaux sont plus sûrs puisqu’ils sont en ligne et que donc, « ça ne compte pas ». Voilà pourquoi les parents doivent clairement leur apprendre que les risques en ligne sont les mêmes et, peuvent même dans certains cas s’avérer pires.     

Malheureusement, vous pouvez illustrer les risques à l’aide d’innombrables exemples d’histoires d’horreur impliquant des adolescents qui ont été leurrés en ligne par des prédateurs et qui en sont finalement devenus les victimes. Il existe également de nombreux films et séries télévisées qui traitent du thème de l’interaction avec des étrangers en ligne, comme le veut le proverbe, « une image vaut mille mots ». Black Mirror est l’une de ces séries qui traite du côté obscur de la technologie et de la vie connectée, bien que sous l’angle de la science-fiction.

Sais-tu comment configurer les paramètres de sécurité ?

Lorsque les adultes s’inscrivent à un réseau social, ils sont rarement pressés de consulter leurs paramètres de confidentialité. On ne peut donc pas s’attendre à ce que les adolescents soient plus méticuleux, même s’ils sont nés dans un monde connecté. Il faut également garder à l’esprit que les réseaux sociaux mettent continuellement à jour leurs paramètres de confidentialité et de sécurité afin de répondre à l’attention croissante du grand public et des gouvernements. Il est donc très important d’inculquer aux adolescents le sens des responsabilités quant à la manière dont leurs données sont traitées et consultées.

À cette fin, certains réseaux sociaux ont commencé à introduire des outils qui vous permettent de contrôler votre vie privée. Facebook, par exemple, propose le bilan de confidentialité. Cet outil complet vous permet de regarder votre profil à travers les yeux de différents types de spectateurs, allant des amis aux étrangers, afin que vous puissiez plus facilement choisir ce que vous voulez partager et avec qui. Une autre option astucieuse vous permet de vérifier qui peut voir vos messages passés et futurs. Vous pouvez lire notre article sur les paramètres de confidentialité de Facebook pour mieux comprendre les options dont vous disposez pour protéger votre vie privée et celle de votre enfant.

Dernières réflexions

Élever un enfant dans un monde de plus en plus connecté peut s’avérer être un défi, d’autant plus que les temps ont changé et que beaucoup d’options et de technologies n’existaient pas lorsque nous étions enfant. D’un autre côté, il est important de ne pas fuir ces défis et de préparer vos enfants aux obstacles qu’ils rencontreront dans le monde numérique comme dans le monde réel, car ils sont profondément imbriqués. En parlant à vos enfants des risques et des pièges des médias sociaux et en leur expliquant comment les gérer de manière responsable, vous pouvez mieux les préparer à l’âge adulte et les protéger – tout en leur permettant de se reposer plus facilement – puisqu’ils seront plus vigilants en ligne.

 

CONTACTS PRESSE

Ines KHELIFI : +33 01 55 89 29 30 – ines.k@eset-nod32.fr

Energie solaire : Lancement d’un cluster pour faire du Burkina un hub sous- régional

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C'est le ministre de l'énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, qui a présidé le lancement

Au Burkina Faso, une étape importante a été franchie  dans les efforts visant le renforcement de la compétitivité des acteurs nationaux en matière d’énergie renouvelable. Les autorités du secteur  en partenariat avec des organisations stratégiques- Fonds vert pour le climat et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a en effet lancé ce vendredi 3 juillet 2020 à Ouagadougou, l’ambitieux programme «Cluster solaire» destiné  à faire du pays, à en croire le ministre de l’énergie Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, une référence sous- régionale en la matière.

C’est le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo (micro), qui a présidé le lancement du cluster solaire

C’était assurément l’un des projets phares de la direction générale de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE). Et c’était toujours un réel régal pour son directeur général Issouf Zoungrana d’en parler à ses interlocuteurs désireux d’en savoir sur les grands projets de l’ANEREE, bras opérationnel du ministère de l’énergie en matière de promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Il s’agit du programme du cluster solaire dont le lancement est intervenu ce vendredi 3 juillet 2020 au cours d’un atelier avec les opérateurs de la filière solaire et de l’efficacité énergétique.

Renforcer les capacités des acteurs nationaux

Des éléments des 5000 jeunes formés à l’énergie solaire en 2019 ont reçu leurs attestations

 

Pour le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, l’initiative s’inscrit en droite ligne des ambitions de son département et partant du gouvernement de faire du Burkina «un hub sous- régional» en matière d’énergie solaire. Il s’agit concrètement, a-t-il expliqué,  d’outiller les acteurs nationaux du secteur à travers des mécanismes de renforcement de capacités techniques et de facilité de financement innovant pour leur permettre véritablement de tirer profit des opportunités sur le marché sous- régional, régional et international du solaire ; de tirer profit du potentiel que présente le secteur. Ainsi, l’initiative permettra aux entreprises locales d’être éligibles à des prêts aux taux préférentiels de 5-6% sur des délais de maturité de 15 ans.

Le directeur général de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, a décliné l’objectif du cluster solaire

Abondant dans le même sens, le DG Zoungrana a indiqué que le cluster solaire a pour objectif principal de créer un synergie d’actions entre les acteurs nationaux  de la filière solaire pour permettre de tirer davantage profit du «business solaire en plein essor» estimé à plus de 1 000 milliards de francs CFA d’ici fin 2021, avec notamment de nombreux de construction de centrales solaires dans le pays.

Vers un annuaire des acteurs nationaux du solaire

Et à l’écouter, les choses ne font que commencer. L’ANEREE a déjà répertorié quelques 250 importateurs de panneaux solaires et formé plus de 5000 jeunes aux énergies renouvelables dans le 13 régions du pays l’année dernière. Certains de ces jeunes formés ont reçu sur place des mains des officiels leurs attestations. A terme, l’ANEREE veut doter le pays d’un annuaire de tous les acteurs du solaire et de l’efficacité énergétique.

Issaka Ouédraogo, autorité nationale désignée du fonds vert climat

Mis en œuvre en partenariat avec le Fonds vert pour le climat, le programme Cluster solaire du Burkina Faso bénéficie de l’accompagne financier de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD)  qui fait du développement et de l’intégration sous- régional, depuis sa création en 1973, son cheval de bataille.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain