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Compte rendu du Conseil des ministres du 3 juillet 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 juillet 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 16 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations  et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– un rapport relatif au regroupement d’élèves pour la session spéciale 2019 des examens et concours scolaires du primaire, du post-primaire et du secondaire dans les régions du Centre-Nord, de l’Est, du Nord et du Sahel.

 

Le regroupement se fera au profit  de  2 233 candidats de 102 établissements des quatre (04) régions concernées par la session de rattrapage.

Le Conseil a marqué son accord pour l’organisation en septembre 2019 de la session spéciale des examens et concours scolaires du primaire, du post-primaire et du secondaire dans ces régions.

 

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un décret accordant une indemnité de session aux membres et au personnel technique et administratif du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH).

L’adoption de ce décret permet au CIMDH de bien mener les missions qui lui sont confiées et d’atteindre les résultats escomptés.

– un décret portant modification du décret n°2018-0295/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 18 avril 2018 portant création d’une indemnité spécifique au profit des agents du ministère de la Culture, des arts et du tourisme.

L’adoption de ce décret permet de remédier à l’exclusion du personnel de la culture, des arts et du tourisme exerçant dans les autres départements ministériels et institutions, les collectivités territoriales et dans les établissements publics de l’Etat, du bénéfice de la prime spécifique.

– un rapport relatif aux mesures de réduction du train de vie de l’Etat et d’amélioration de la gouvernance publique.

 

Le Conseil a fait une évaluation de la mise en œuvre des mesures déjà en application. Il s’agit notamment :

– de la dynamisation du système de redéploiement des agents publics dans les zones où il existe des postes vacants ainsi que l’encouragement et la promotion des départs volontaires de la fonction publique ;

– des actions entreprises en matière d’économie de consommation d’énergie, d’eau et de téléphone ;

– de la rationalisation des budgets d’acquisition des biens et services et de la poursuite de l’implémentation de la comptabilité des matières dans toutes les sphères de l’administration publique.

Le Conseil a fait le point du processus de finalisation des mesures suivantes :

– l’achèvement des travaux sur le système de rémunération des agents publics qui doit permettre la maîtrise de la masse salariale à travers notamment :

  • la rationalisation des éléments de rémunération ;
  • la rationalisation des effectifs ;
  • la recherche de l’équité entre les agents publics en matière de rémunération.

– la rationalisation des charges des ambassades à travers la réduction des effectifs du personnel et la redéfinition des conditions de rapprochement des conjoints ;

– la relecture du décret n°2012-720/PRES/PM/MEF du 11 septembre 2012 portant rétribution des prestations spécifiques des agents de l’administration publique au Burkina Faso.

Le Conseil a instruit les membres du gouvernement de poursuivre les efforts dans l’application des mesures déjà effectives et d’accélérer la finalisation des dossiers en étude afin de permettre leur adoption par le Conseil des ministres.

 

I.1.3. Pour le compte du ministère du Développement de l’économie numérique et des postes :

– un décret portant adoption du Schéma directeur d’aménagement numérique (SDAN).

Le Schéma directeur d’aménagement numérique constitue un document de planification à moyen et long terme pour le déploiement des infrastructures numériques à haut et très haut débit. Il a pour vision « d’ici 2030, le haut débit est accessible sur l’ensemble du territoire national à un coût modéré, contribuant à la transformation structurelle du Burkina Faso ».

L’adoption de ce décret permet à notre pays de se doter d’un instrument de planification du déploiement d’infrastructures et de services de communications électroniques.

 

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE :

Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– deux ordonnances portant autorisation de ratification des accords n°D443-BF, n°6388-BF et n°6395-BF conclus le 10 mai 2019 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement pour le financement du projet Centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement et de la première opération  de la série d’appuis aux réformes sur la gestion budgétaire, la croissance durable et la prestation des services de santé.

D’un montant total de 33 millions de USD soit environ 19 milliards de F CFA, le don n°D443-BF et le crédit n°6388-BF sont destinés au financement du projet Centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement.

 

Le crédit n°6395-BF, d’un montant de 87,6 millions d’Euros, soit environ 57,46 milliards de F CFA, est destiné au financement de la première opération de la série d’appuis aux réformes sur la gestion budgétaire, la croissance durable et la prestation des services de santé.

 

Le montant total de ces accords de financement s’élève à environ 78 milliards de F CFA.

– un rapport relatif à la situation des militaires et fonctionnaires de police radiés suite à la mutinerie de 2011.

Au total six cent trente-trois (633) militaires ont été radiés des forces armées nationales et cent trente-six (136) fonctionnaires de police révoqués de la fonction publique suite aux évènements de 2011.

Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a été saisi du dossier et a formulé des recommandations conformément à ses missions visant à créer les conditions pour la réconciliation et l’unité nationale.

Le Conseil a marqué son accord pour les propositions formulées par le HCRUN afin de permettre la réinsertion sociale des militaires radiés et fonctionnaires de police révoqués et a instruit les ministres en charge du dossier de prendre toutes les dispositions pour leur mise en œuvre.

 

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE à la 55ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenue le 29 juin 2019 à Abuja en République Fédérale du Nigéria.

 

En prélude à la Conférence, le Chef de l’Etat a coprésidé le 28 juin 2019 avec Son Excellence Monsieur Muhammadu BUHARI une table ronde sur la sécurité organisée par la Conférence de Munich.

Cette 55ème session a fait le point de la situation politique et sécuritaire de la région. Elle a examiné différents rapports inscrits à son ordre du jour. Elle a ensuite délibéré sur les questions spécifiques telles que la situation économique de la région, la monnaie unique, les questions de développement de paix et de sécurité et les questions institutionnelles.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont élu Son Excellence Monsieur Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger, en qualité de Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, pour un mandat d’une année.

 

II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil le bilan de la 27ème session de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat (AG-SE) qui s’est tenue les 28 et 29 juin 2019 à Ouagadougou.

La contribution des sociétés d’Etat, mesurée par la valeur ajoutée globale, à la formation du Produit intérieur brut (PIB) de notre pays est passée de 178,260 milliards de F CFA en 2017 à 209,724 milliards de F CFA en 2018, soit un accroissement de 17,65% en valeur relative et 31,464 milliards de F CFA en valeur absolue entre 2017 et 2018.

Comparativement à l’exercice précédent, l’exercice 2018 a enregistré six (06) sociétés déficitaires sur 21, contre deux (02) en 2017.

Au cours de cette 27ème session de l’AG-SE, 39 résolutions ont été adoptées.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– Madame Alizèta KABORE/DIALLO, Mle 49 444 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) ;

– Monsieur Hubert Marie Aimé BAMOUNI, Mle 74 258 G, Ingénieur des travaux publics, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur des infrastructures, des équipements et de la maintenance.

 

A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

– Monsieur Somaïla SAWADOGO, Mle 211 779 Z, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des stratégies éducatives et de la protection des jeunes ;

– Monsieur Camille Guieswendé TAMALGO, Mle 97 598 B, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la vie associative et des infrastructures de jeunesse ;

– Monsieur Abdoul Razak ZIDA, Mle 279 511 B, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, du partenariat et de la coopération en matière de jeunesse ;

– Madame Adissa DIALLO/ILBOUDO, Mle 220 377 P, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

– Monsieur Abdou Rasmané SAWADOGO, Mle 117 336 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la planification opérationnelle ;

– Monsieur Ansonibè PODA, Mle 37 37 192 L, Ingénieur statisticien économiste, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles ;

– Madame Félicienne DIMA, Mle 91 706 R, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Chargé d’études.

 

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour un premier mandat de trois (03) ans. Administrateur représentant le ministère de la Santé :

– Monsieur Seydou NOMBRE, Mle 58 196 X, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, en remplacement de Monsieur Théophane Valentin SISSAO.

Administrateur représentant les organisations professionnelles d’employeurs :

– Monsieur Kpakpovi Koffi GOEH-AKUE, Directeur général de ORABANK, en remplacement de Monsieur Cheick TRAVALY.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

 

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Sahel prospective 2043 : La CEA en parle avec le Burkina à Ouaga

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Des acteurs du dialogue politique CEA-BF autour de l'étude Sahel Prospective 2043

Ouagadougou (Burkina Faso), 1er juillet 2019 –  La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, a organisé Jeudi 27 juin 2019  à Ouagadougou un dialogue politique sur l’étude prospective Sahel 2043 avec le Gouvernement du Burkina Faso.

Des acteurs du dialogue politique CEA-BF autour de l’étude Sahel Prospective 2043

La réunion a été présidée par le Directeur de cabinet du Ministère de l’Économie, des Finances et du Développement du Burkina Faso, M.  Fayama Karfa, représentant son Ministre, Président en exercice du Conseil des Ministres du G5 sahel, en présence du Directeur PI du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, M. Bakary Dosso.

Cette rencontre s’est tenue dans le cadre des initiatives entreprises par les Nations Unies en vue d’assurer une meilleure synergie des actions de développement avec celle de lutte contre le terrorisme et de promotion de la paix dans la région sahélienne.

Elle avait pour objectif d’informer et de permettre l’appropriation par le Gouvernement burkinabè de l’étude prospective à long terme dénommée Sahel 2043 et qui a bénéficié d’un soutien des administrations publiques à travers les Ministères en charge de la planification des dix pays (Burkina Faso, Cameroun, Chad, the Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Sénégal).

Pour le Directeur de cabinet du Ministère de l’Économie, des Finances et du Développement du Burkina Faso « Etant donné l’engagement du  Burkina Faso vis-à-vis du Sahel, il était de bon ton de donner la primeur des résultats au Ministre de l’Economie, des Finances  et du Développement et Président du Conseil des Ministres du G5 Sahel  ».

Cependant, « Il est important qu’il y ait une cohérence entre cette étude et les politiques de la sous-région Sahel », a indiqué M. Fayama Karfa.

Quant au Directeur PI du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, il a affirmé que « Le Sahel est une priorité pour le Secrétaire Général de l’ONU dans ses efforts pour l’atteinte des objectifs de développement durable en Afrique et le devoir de la CEA est de travailler dans ce sens ».

« Le récit de crise qui prévaut actuellement ne donne qu’une version des faits. La réalité est que le Sahel est doté d’une abondance remarquable de ressources naturelles et humaines qui, si elles sont gérées de manière équitable et viable à terme, pourraient redresser la situation », poursuit Bakary Dosso.

Pour ce faire, a dit Bakary Dosso, « La CEA a été mandatée par le Secrétaire Général des Nations Unies pour conduire des travaux de recherche sur les causes profondes de la situation et sur les fondamentaux pour un changement structurel ».

« Le Sahel 2043, qui devrait informer la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (UNISS) est une analyse prospective dont les conclusions devraient servir à recalibrer les nombreuses stratégies existantes dans le Sahel », a conclu le Directeur PI du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA.

Cette rencontre qui s’est tenue de façon interactive a permis d’avoir des discussions franches et solides sur les résultats de l’étude prospective Sahel 2043.

Ce dialogue politique a enregistré la participation des représentants de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sècheresse dans le Sahel (CILSS), de l’Autorité du Liptako Gourma (ALG), du point focal Burkina Faso du G5 Sahel et de plusieurs cadres du Ministère de l’Économie, des Finances et du Développement du Burkina Faso.

Avant cette réunion, l’équipe du Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA conduite par son Directeur PI avait rencontré la Coordonnatrice Résidente du Système Nations Unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, avec laquelle elle a échangé sur l’étude prospective Sahel 2043 et l’appui de la Commission au pays.

Pour plus d’informations, prière de contacter : Tahirou Gouro, Chargé de Communication, CEA- BSR/AO,

Bureau Sous-Régional pour l’Afrique de l’Ouest

 

Section de la communication

Commission économique pour l’Afrique

B.P. 3001

Addis-Abeba

Éthiopie

Tél : +251 11 551 5826

Email : eca-info@un.org

Compte rendu du Conseil des ministres du 27 juin 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 27 juin 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE HUIT (08) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte de la Présidence du Faso :

– un projet de loi portant régime juridique des archives au Burkina Faso.

Ce projet de loi vise à assurer une meilleure gestion des archives par la prise en compte des archives électroniques, une meilleure protection des données à caractère personnel, une spécification des archives militaires et diplomatiques, l’obligation de transmission de l’intégralité des documents d’archives en cas de passation de service ou de charges et la prestation de serment des professionnels des archives.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Justice :

– un projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence au Burkina Faso.

L’instauration de l’état d’urgence dans certaines régions du Burkina Faso a permis d’obtenir des résultats probants dans la lutte contre le terrorisme. Les efforts des forces de défense et de sécurité doivent continuer afin d’assurer un retour durable de la sécurité et de la paix dans les zones concernées.

Ce projet de loi participe de la volonté du Gouvernement de maintenir et renforcer la lutte contre le terrorisme.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– un rapport relatif à la situation globale de la gestion des cantines scolaires, exercice 2018.

Pour l’année 2018, dix-huit milliards huit cent quatre-vingt-deux millions huit cent quatre-vingt-treize mille (18 882 893 000) F CFA ont été transférés à 336 communes pour l’acquisition de 31 629 tonnes de riz, 7 194 tonnes de haricot et 3 246 tonnes d’huile au profit de 3 321 529 élèves du préscolaire et du primaire.

A la date du 27 mai 2019, les vivres ont été acquis pour un coût total de dix-sept milliards cent quatre-vingt-quinze millions deux cent quatre-vingt-dix mille trente-quatre (17 195 290 034) F CFA dont douze milliards cinq cent quatre millions sept cent neuf mille (12 504 709 000) F CFA, en vivres locaux.

Sur les 336 communes bénéficiaires, 34 éprouvent des difficultés dans l’acquisition des denrées pour la cantine scolaire.

Ces difficultés sont, entre autres, la défaillance de certains fournisseurs, les rejets de denrées non-conformes, le fractionnement des lots et la complaisance dans le respect des normes en matière de commande publique.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires pour le rapatriement des ressources non utilisées au MENAPLN pour l’exécution de son budget 2019. Une partie de ces ressources servira à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) pour la réalisation d’un audit général sur la gestion des cantines scolaires afin de prendre les mesures nécessaires à l’amélioration de leur fonctionnement.

– un rapport relatif à l’application des nouveaux taux de l’indemnité de logement et de l’indemnité spécifique prévus par le décret n°2018 0688/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 31 juillet 2018 au profit des personnels des Etablissements publics de l’Etat (EPE) sous tutelle du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

Le Conseil a instruit le ministre de l’Economie, des finances et du développement pour la relecture du décret portant régime indemnitaire applicable aux agents des Etablissements publics de l’Etat (EPE) afin de prendre en compte tous les cas en souffrance dans les différents EPE.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à deux décrets portant respectivement régime financier et comptable des Etablissements publics de l’Etat (EPE) et nomenclature budgétaire des EPE du Burkina Faso.

Ces décrets visent à prendre en compte les implications des changements apportés aux finances publiques de l’Etat sur la gestion financière des EPE.

L’adoption de ces décrets dont l’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2021, permettra de rendre les gestionnaires des finances des EPE plus comptables de leurs actions, de faciliter la détermination des responsabilités des différents acteurs et de rationaliser le circuit de la dépense publique.

I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un décret portant création d’un emploi de Chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

L’adoption de ce décret permet la création d’un emploi de Chargé de recherche en Biologie appliquée au Centre national de la recherche scientifique et technologique.

I.1.6. Pour le compte du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :

– un rapport relatif à l’organisation de la 11ème Assemblée générale du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (AGO/RAFPRO).

Créé en 2006, le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (RAFPRO), qui regroupe 12 institutions et fonds de formation de 11 pays, est un cadre de référence du dialogue entre acteurs économiques dans l’identification et la mise en œuvre d’actions fortes à même de relever les défis de l’employabilité des jeunes et d’améliorer la compétitivité des entreprises des pays membres.

La 11ème Assemblée générale du RAFPRO se tiendra du 24 au 26 juillet 2019 à Ouagadougou, sous le thème : « la mise en place de la démarche qualité dans les institutions et fonds de formation professionnelle ». Elle sera précédée de la réunion des experts dudit réseau les 22 et 23 juillet 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour l’organisation de cette assemblée générale du RAFPRO à Ouagadougou et a instruit le ministre en charge du dossier de prendre toutes les dispositions pour sa réussite.

– un décret portant modification du décret n°2015-1020/PRES-TRANS/PM/MJFPE/MEF du 24 août 2015 portant approbation des statuts particuliers du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA).

L’adoption de ce décret permet au FAFPA de bénéficier d’une forte implication du monde économique dans la rénovation de son dispositif de financement de la formation professionnelle et d’assurer convenablement ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des fonds nationaux.

 

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur concours professionnels et directs de la Police nationale au titre de l’année 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de dix (10) élèves Commissaires de police et cent (100) élèves Officiers de police au titre des concours professionnels et de quatre cent cinquante (450) élèves sous-officiers de police au titre des concours directs pour l’année 2019.

II COMMUNICATION ORALE

II.1. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a fait au Conseil le bilan provisoire des résultats aux concours de la première promotion des classes préparatoires d’entrée dans les grandes écoles.

Les 31 candidats présentés aux concours d’entrée dans les grandes écoles au niveau régional et international ont tous obtenu au moins une admission.

Le Conseil félicite tous les candidats et le personnel d’encadrement. Il a instruit les ministres en charge du dossier, à titre exceptionnel, de prendre les mesures nécessaires pour l’accompagnement desdits étudiants dans la poursuite de leur cursus académique.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A,AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Boalidioa SOUOBOU, Mle 247 255 W, Conservateur d’archives, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des archives administratives au Centre national des archives.

B.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

– Monsieur Assane TAMBOURA, Mle 75 670 P, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général de la coopération multilatérale.

C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Célestin Santéré SANON, Mle 47 667 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Responsable du « Programme gestion des comptes publics et sauvegarde des intérêts financiers et du patrimoine de l’Etat », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général du trésor et de la comptabilité publique ;

– Madame Jacqueline Anne Marie Christiane LOMPO, Mle 47 672 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Responsable du « Programme Contrôle, audit des finances publiques et lutte contre la fraude et le faux », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Madame Aïssata SANE/CONGO, Mle 30 837 W, Ingénieur statisticien économiste, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Responsable du « Programme Pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Larba Issa KOBYAGDA, Mle 245 750 S, Enseignant chercheur économiste, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Responsable du « Programme gestion macroéconomique et pilotage du développement », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’économie et de la planification ;

– Monsieur Adama Micaillou TAMBOURA, Mle 216 156 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la formulation des politiques.

 

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Bila KABORE, Mle 43 328 S, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Adolphe KAFANDO, Mle 223 227 Y, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Zandoma ;

– Monsieur Christian PARE, Mle 248 048 L, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Sanguié ;

– Monsieur Boukaré SABO, Mle 315 208 K, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Eau et de l’assainissement du Passoré.

E.AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

– Madame Kâ Josseline Sonia KABORE/OUEDRAOGO, Mle 205 537 E, Ingénieur du génie civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Moumouni ILBOUDO, Mle 216 124 W, Ingénieur du génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de l’entretien routier ;

– Monsieur Jean Wenceslas Tewendé KYELEM, Mle 216 126 B, Ingénieur du génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des infrastructures routières ;

– Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Ollo Franck Hervé KANSIE, Mle 85 495 H, Ingénieur du génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Centre, cumulativement avec ses fonctions de Responsable du « Programme Infrastructures routières ».

 

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

– Monsieur Kiswendsida Vincent De Paul NIKIEMA, Mle 52 188 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Inspecteur principal des Eaux et forêts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique au Conseil d’administration de l’Office national de l’Eau et de l’assainissement (ONEA), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 33 712 T, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– Madame Alizata DABIRE/SAWADOGO, Mle 59 707 Y, Administrateur civil.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Madame Seïmata OUBIAN/DERRA, Mle 212 652 H, Ingénieur du génie rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Mauritanie : Le Général Ghazouani déclaré vainqueur au 1er tour

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Mohamed ould Ghazouani (63 ans), candidat du pouvoir, a été déclaré vainqueur, ce dimanche 23 juin, de la présidentielle mauritanienne. 51,5 % des voix, c’est la hauteur de cette victoire au premier tour du frère et compagnon de longue date du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz.  En face, les quatre candidats de l’opposition entendent contester ces résultats qui les privent de la victoire.

Selon les chiffres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le général  Mohamed ould Ghazouani (63 ans) est le vainqueur de la présidentielle mauritanienne du 22 juin. Il est donné vainqueur avec  51,5 % des voix.

Les candidats de l’opposition, n’entendent pas les choses de cette oreille. Ils vont formuler des recours devant le Conseil constitutionnel, parlant de provocations. ils ont déjà annoncé une manifestation devant les locaux de la CENI ce lundi soir. Affaire à suivre…

Ousmane Tichero

Burkina Demain

2e Marathon des Echangeurs : Victoire kényane de John Mburu

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Le Kényan John Mburu franchissant seul la ligne d'arrivée du 2e Marathon des Echangeurs

Il a été sans conteste le grand vainqueur de la deuxième édition du Marathon des échangeurs couru ce 22 juin à travers les rues de Ouagadougou. Lui, c’est le Kényan John Mburu qui a bouclé les 42 km en 2 heures, 45 minutes et 18 secondes. Le premier Burkinabè, Inoussa Simporé, est arrivé 5e, derrière respectivement le Béninois Rock Ahouantchédé (2e) ; le Nigérien Abdoul Kader Rabé (3e) et l’ivoirien Kona Kouakou (4e). Les différents lauréats ont été récompensés au cours d’une soirée ce samedi au siège de la télévision BF1, initiatrice de l’évènement sportif international qui a enregistré pour cette 2e édition plus de 500 participants, contre 300 lors de la 1ère édition.

Le Kényan John Mburu franchissant seul la ligne d’arrivée du 2e Marathon des Echangeurs

La deuxième édition du Marathon des Echangeurs couru ce 22 juin à Ouagadougou aura tenu toutes ses promesses. A la cérémonie de remises des récompenses aux lauréats, les sentiments de satisfaction étaient partagés aussi bien chez les athlètes que les officiels ou organisateurs.

Les officiels au lancement de la 2e édition du Marathon

«Avec ce marathon, le sport joue déjà son rôle. Nous sommes un pays de services. Nous avons  besoin de pratiquer le sport pour être toujours aptes à travailler, à servir et à faire avancer le pays», a indiqué Daouda Azoupiou, ministre des sports et des loisirs au lancement du marathon ce samedi matin.

«Nous serons toujours aux côtés de BF1 la prochaine édition», assurera son collègue ministre  de l’économie et des finances Lassané Kaboré, dans la soirée lors de  la remise des prix aux lauréats.

Les officiels à la cérémonie de récompenses au siège de BF1

«Nous allons prendre en compte tous les observations faites pour qu’au bout de quelques années, ce marathon devient une référence comme le sont le SIAO ou le FESPACO. Nous allons faire qu’il soit inscrit dans l’agenda des marathoniens internationaux», a assuré pour sa part Issouf Saré, directeur général de la télévision BF1, initiatrice du Marathon avec le Moogho Naba.

John Mburu, grand vainqueur de ce 2e marathon des échangeurs, repart les bras chargés de récompense : le trophée, une médaille, un chèque d’un million de francs CFA, le boubou du Moogho Naba.

Plus de 500 participants enregistrés à cette 2e édition du Marathon des Echangeurs

En deuxième position au classement, l’on retrouve le Béninois Rock Ahouantchédé avec un temps mis de 2 h 53 min 04 s. Le Nigérien Abdoul Kader Rabé est arrivé 3e avec un temps de 2 h 53 min 49s. 4e, l’ivoirien Kona Kouakou auteur d’un chrono de 2 h 54 min 54 s. Le premier Burkinabè, Inoussa Simporé, est arrivé 5e avec un chrono de 2h 56 min 36 s.Les 20 premiers à l’arrivée de cette 2e édition du Marathon des échangeurs ont été récompensés.

Amidou Traoré                                        

Burkina Demain

Décès de Gabriel Bakyono : Programme des obsèques

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Ceci est le programme des obsèques de  BAKYONO Gabriel, militaire à la retraite, décédé  ce vendredi 21 juin 2019 aux environs de 17h à la clinique Chiffra, à Ouagadougou.

Programme des obsèques de Papa BAKYONO Gabriel :

Lundi 24 juin 2019

– 16h00: Transfert du corps de la morgue de la clinique Souka au domicile du défunt à Hamdallaye.

– 20h00: Veillée de prière au domicile du défunt.

Mardi 25 juin 2019

– 9h00: Absoute au domicile suivi de l’enterrement au domicile.

Union de prières !

Burkina Demain

Electrification rurale au Burkina : Objectif de 650 000 ménages d’ici à 2020

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Le présidium à l'ouverture de l'atelier

La Banque africaine de développement (BAD) et l’Alliance pour l’électrification rurale (ARE) en collaboration avec le ministère de l’énergie et l’Agence burkinabè de l’électrification rurale ont organisé, ce jeudi 20 juin 2019 à Ouagadougou, un atelier sur l’électrification rurale pour l’accès décentralisé à l’énergie propre. C’était une occasion pour les acteurs de se retrouver pour confronter leurs connaissances, expériences et réflexions afin de proposer des alternatives pour l’accès à l’énergie au plus grand nombre de personnes vivant en milieu rural.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier : au milieu Issouf Zoungrana, DG de l’ ANEREE, à gauche, Ismaël Nacoulma, DG ABER et à droite, le représentant du réprésentant-résident de la BAD

Placé sous la présidence du ministre de l’énergie, Ismaël Bachir Ouédraogo, l’atelier sur l’électrification rurale a débuté, ce matin à l’hôtel Sopatel Silmandé de Ouagadougou. A travers le programme Yeleen, déclare Issouf Zoungrana, directeur général de l’Agence nationale de l’électrification rurale et de l’efficacité énergétique (ANEREE), représentant le ministre de l’énergie, le gouvernement burkinabè souhaite fournir l’accès à l’électricité à 650 000 ménages à l’horizon 2020, puis environ 1 000 000 de ménages d’ici 2025.

«L’électricité précède le développement »

Et la composante « électrification rurale » du programme qui est l’objet d’un appui financier de la BAD, des fonds verts et de l’Union européenne permettra selon lui, avec l’implication du secteur privé, de réaliser 100 mini-réseaux verts permettant de raccorder 50 000 nouveaux ménages et la construction de 100 000 systèmes solaires hors réseaux.

Sur le plan social, le projet prévoit aussi d’équiper les centres de santé, des pompes à eau potable solaires pour les communautés et les villages, des écoles ainsi que l’éclairage des rues et l’équipement de petites exploitations agricoles en kits solaires individuels d’irrigation. Tout inspiré dans son intervention, Issouf Zoungrana va conclure que l’énergie précède le développement.

75 millions d’Euros pour garnir le contenu de la gamelle

Des participants à l’atelier

Selon Ibrahim Sawadogo, représentant du représentant pays de la BAD au Burkina Faso, la question de l’électrification est cruciale au Burkina, tout en indiquant que l’amélioration des conditions de vie des populations, l’avancée vers l’équité sociale et le développement de l’économie nationale dépendent étroitement de l’accès du plus grand nombre, singulièrement du monde rural, à l’énergie électrique. Cependant, le projet Yeleen dans cette dynamique compte faire des investissements portant sur l’électrification, hors réseaux, par des systèmes solaires photovoltaïques de 100 localités réparties sur l’ensemble du territoire national.

Son coût global est estimé à environ 75 millions d’Euros, soit à peu près 48 750 000 000 F CFA. Tout au long de cet atelier, la pertinence et le potentiel de l’électrification rurale en Afrique et la perspective du secteur, le passage des projets d’électrification rurale non commerciaux à des projets commercialement viables, l’augmentation de l’attrait des cadres politiques et réglementaires en Afrique, la pratique de l’électrification en Afrique et les leçons apprises de l’expérience pratique sont entre autres les sujets qui seront sur la table des discussions.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Plan d’urgence pour le Sahel : Concertation à Laïco avec  les PTF

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La direction générale du développement territorial (DGDT) a tenu, ce 18 juin 2019 à Ouagadougou, un atelier de concertation des Partenaires techniques et financiers (PTF), intervenant dans la zone du Programme d’urgence pour le sahel du Burkina Faso (PUS-BF). Objectif, se consulter pour conjuguer les efforts pour ce qui est de l’amélioration de la sécurisation des personnes et des biens dans la région du Sahel et une partie de la région du Nord.

Pauline Zouré, ministre délégué chargée de l’aménagement du territoire, a présidé la réunion de concertation

Sous la présidence de Pauline Zouré, ministre délégué chargée de l’aménagement du territoire, représentant le ministre de l’économie, des finances et du développement, les partenaires techniques et financiers intervenant dans la zone du programme d’urgence pour le sahel (PUS-BF) étaient en conclave, ce mardi 18 juin 2019, dans la ville de Ouagadougou.

Après une année de mise en œuvre, le programme selon Pauline Zouré, a produit des résultats probants en termes d’amélioration des conditions socio-économiques des populations et de renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité.

En collaboration avec le ministère de l’économie et des finances, les PTF financent plusieurs projets et programmes qui contribuent aux objectifs du PUS-BF. Dans l’optique donc de permettre au gouvernement burkinabè de capitaliser et de suivre ces interventions, le ministère de l’économie a entrepris sous la supervision des PTF en question, l’élaboration d’une cartographie qui va permettre aux acteurs d’avoir une visibilité sur tous les projets ou programmes exécutés dans la région du Sahel et d’assurer également une cohérence et une synergie desdites interventions dans ces contrées dites instables.

«Mutualiser les efforts»

Ambassadeur Andrew Young des Etats-unis d’Amérique

Pour Andrew Young, Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Burkina Faso, il va falloir vraiment que les acteurs se consultent régulièrement pour mutualiser les efforts dans la politique de sauver le Sahel et le Nord des mains des ‘’extraterrestres’’ qui veulent les transformer en un fief. Dans l’insistance, monsieur Young a proposé qu’eux doivent jouer collectivement pour gagner le match surtout quand on sait que la sécurité et la stabilité dans ces zones restent une nécessité.

Des représentants de PTF à la rencontre

La représentante du ministre de l’économie de dire que l’appréhension du caractère multidimensionnel de la problématique sécuritaire, la pertinence et l’originalité du PUS-BF, la réduction des délais de contractualisation des marchés publiques et le portage politique au plus haut niveau du programme, sont entre autres les acquis que l’on peut déjà tirer de la mise en œuvre du PUS-BF. Et en matière de mobilisation de ressources, Mme Zouré a laissé entendre qu’un plaidoyer a été fait auprès des PTF, lors de la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES les 9 et 10 juillet 2019 passés.

Burkina Faso-Système des Nations unies

Metsi Makhetha, coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Burkina

Pour que le plan d’urgence ait un succès, Metsi Makhetha, coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Burkina Faso par ailleurs présidente de la petroïka, pense que cela dépendra de la qualité de leur coopération avec le gouvernement du Burkina Faso.

Andrew Young va alors rassurer les uns et autres, que le Burkina gagnera la bataille contre l’extrémisme violent et peut même compter sur le peuple américain.

Stratégie d’extension du PUS-BF adoptée

Au cours de cet atelier, la présidente de la Petroïka a aussi suggéré à ce que le cadre de concertation implique les partenaires nationaux qu’internationaux pour mieux appuyer les efforts du gouvernement.

Pauline Zouré conclura en affirmant que pour faire face à ce ‘’yel pakre paalga’’ ou cette nouvelle situation, le gouvernement a adopté au mois de mars 2019, une stratégie d’extension du PUS-BF à quatre nouvelles régions dans les 77 communes identifiées comme zones de fragilité à couvrir d’urgence. L’atelier se poursuit jusqu’à demain 19 juin dans l’hôtel Laïco de Ouaga 2000.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Feu Ambassadeur Benoît Kambou élevé au rang de Commandeur

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Décédé le 11 juin dernier des suites de maladie, feu Benoît Kambou  a été élevé à titre posthume ce samedi 15 juin au rang de Commandeur de l’ordre de l’étalon. C’était au cours d’une cérémonie ce matin au ministère des Affaires étrangères. Cérémonie présidée par le ministre des Alpha Barry, en présence du personnel dudit ministère, des parents, amis et connaissances du défunt.

Benoît Kambou était avant sa mort le 11 juin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso à N’Djamena, au Tchad.

Pr Benoît Kambou de son vivant

Lui qui a exercé pendant de longues années les fonctions d’enseignant-chercheur à la faculté de droit de l’Université de Ouagadougou.

Il a aussi été président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN).La présente cérémonie d’hommage au ministère des Affaires étrangères précède son inhumation.

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OTAPUANU et DOOFU : Les boys font  proprement le job…

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Depuis 2016, le Burkina Faso est  dans   l‘œil  du cyclone  des terroristes. L’hydre  terroriste tisse progressivement sa toile. Les attaques ne sont plus confinées à la partie septentrionale du pays.  Les différentes régions sont touchées d’une façon ou d’une autre.  Mais loin de céder à la fatalité, les Burkinabè ont décidé de faire face au terrorisme avec honneur et dignité. Dans ce registre, il faut saluer comme cela se doit les opérations OTAPUANU à l’Est et DOOFU au Nord  à travers lesquelles les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) mettent l’ennemi en déroute. 

C’est un combat patriotique et républicain. Quand la patrie est en danger,  nous devons tous répondre présents sans calcul égoïste. La détermination des FDS et les succès déjà engrangés redonnent espoir. Ce n’est pas un triomphalisme béat. Le Burkina Faso vaincra les forces du mal. A coup sûr !

19  morts. 13 blessés. C’est le bilan officiel de la dernière attaque  perpétrée par les terroristes le 09 juin dernier à Arbinda. La commune d’Arbinda est située dans la région du Sahel, à 90 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum , localité située à plus de 210 Km de Ouagadougou. La localité est également frontalière avec le Mal. Pour faire le maximum de victimes,  les assaillants ont décidé de frapper un jour de marché.

Depuis 2016, le bilan macabre des attaques terroristes ne cesse de s’alourdir tant du côté des populations civiles que des FDS. Les images des Burkinabè fuyant les zones attaquées pour se réfugier dans des endroits relativement plus paisibles sont particulièrement affligeantes  pour un pays qui a pendant longtemps été un havre de paix. Comment comprendre pareille situation ?

Les attaques terroristes contre le Burkina Faso sont en partie dues à sa proximité  avec son voisin septentrional, le Mali. Le cancer de ce dernier, toujours loin d’être soigné, a produit des métastases de l’autre côté de ses frontières. Les terroristes reprochent aussi au pays de fournir des casques bleus à la mission des Nations unies au Mali, d’offrir l’hospitalité à certaines forces spéciales ou encore d’être engagé dans le G5 Sahel dont le Président Roch KABORE  assure la Présidence en exercice.  Le refus des autorités actuelles de permettre aux terroristes de se servir du Burkina Faso comme base arrière pour perpétrer leur sale besogne ailleurs lui vaut également les représailles de ces groupes qui ne supportent pas ce « crime » de « lèse terroriste ». Il est de notoriété publique que certains d’entre eux  bénéficiaient allègrement du gîte et du couvert au Burkina Faso par le passé. Les temps ont changé. Une nouvelle dynamique est en  cours au pays des hommes intègres.

Montée en puissance et… feu !

Si les FDS ont été quelque peu  prises de court par les attaques du 15 janvier 2016, elles sont, depuis montées en puissance. L’efficacité de la coordination  dans la lutte contre le terrorisme est de plus en plus manifeste. Le changement opéré au niveau du ministère de la Défense et de l’Etat-Major Général des Armées y a beaucoup contribué. Le tandem Chériff Sy-Général Moise Miningou produit des résultats. L’offensive générale lancée contre les terroristes se déroule à travers deux opérations d’envergure : OTAPUANU à l’Est et DOOFU au Nord. Il était grand temps car le désespoir avait commencé par gagner nombre de Burkinabè. La particularité de ces opérations, c’est qu’elles répondent réellement aux aspirations des populations. Nous avons effectué récemment une tournée dans ces régions où les FDS sont déployées. Les populations se réjouissent de la présence de l’armée à leurs côtés.  Cette présence rassurante et agissante incite de plus en plus de citoyens à collaborer avec les FDS en dénonçant tout acte ou tout regroupement suspect. L’opération OTAPUANU a été déclenchée depuis le 07 mars 2019 sur instruction du Chef Suprême des Forces Armées Nationales. OTAPUANU, qui signifie en langue Gulmanchema « pluie de feu ou foudre », a été conduite par l’Etat-Major Général des Armées. A cet effet, les Forces Armées Nationales en coordination avec les Forces de Sécurité intérieure se sont déployées dans les régions du Centre-Est et de l’Est. L’objectif principal de cette opération était de restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays où les populations étaient quotidiennement sous la menace des groupes terroristes et des groupes criminels de tout genre. L’opération OTAPUANU  est ponctuée par une phase de reconnaissance offensive, une phase de  stabilisation de la zone, une phase de  consolidation. A l’appel du CEMGA, les Officiers, Sous-Officiers, Militaires du Rang et les Forces de sécurité intérieure sont montés à l’EST et au Centre EST, conformément à l’esprit de sacrifice qui caractérise le militaire. Ils ont été rejoints par le contingent du Bataillon Badenya 6 rentré du Mali pour la circonstance. Alors que l’opération OTAPUANU  se consolide dans les régions de l’Est et du Centre-est, les forces armées sont engagées dans une nouvelle opération dénommée Doofou (déraciner en fulfulde) au Nord. Les différents efforts ont permis aux FDS d’arrêter ou de neutraliser des centaines de terroristes. La traque se poursuit. Même si le Général de brigade Moise Miningou félicite et encourage ses hommes pour leur « dévouement soutenu et continu », il reconnait avec lucidité qu’il faut redoubler d’ardeur.  Dans cette guerre asymétrique en effet, l’ennemi change constamment de visage et de stratégie. Après les attaques contre les FDS,  les terroristes s’attaquent à présent ouvertement à des communautés religieuses afin de mettre en péril l’unité nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble  qui ont toujours caractérisé le Burkina Faso. La bataille sera donc rude et de longue haleine. Des réponses globales, coordonnées et systématiques sont nécessaires au plan national et international.

Traquer les terroristes jusqu’à leur dernier retranchement

A l’échelle nationale, il y a lieu de renforcer l’équipement et la formation des FDS.  Les Forces Armées Nationales ont toujours su faire preuve de professionnalisme sur les différents théâtres d’opération. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont régulièrement félicitées  et citées en exemple au niveau des missions de maintien de la paix. Le défi dans ce contexte sécuritaire préoccupant est de continuer à protéger les populations, les personnes et les biens et défendre l’intégrité du territoire dans le strict respect des droits humains et du droit international humanitaire. Ces modules sont enseignés dans tous les centres de formation militaire au Burkina Faso. La hiérarchie veille à leur application. En cas de bavure (il en existe dans toutes les armées du monde), les contrevenants sont  sanctionnés conformément à la discipline militaire. En dépit des incessantes attaques, force est de reconnaitre que les FDS s’évertuent à rester républicaines. Les opérations de sécurisation du territoire sont menées en respectant le principe de la gradation de la force que sont successivement le simple contrôle, l’interpellation, l’arrestation et la neutralisation en cas de nécessité. A titre d’exemple, il y a à ce jour environ 700 présumés terroristes détenus dans les prisons de haute sécurité. C’est à l’honneur de l’armée. Des organisations comme human rigths watch doivent se le tenir pour dit.

Il faut aussi et surtout disposer d’un système de renseignement adéquat. 27 ans durant, le système de renseignement de ce pays a reposé plus sur des individus que sur des institutions.  Avec les nouvelles menaces, le Burkina Faso se retrouve le dos au mur avec un système de renseignement totalement exsangue. Il faut tout rebâtir.  Conscient de cette nécessité, le Président du Faso, a, à travers le décret N°2018-0566/PRES promulgué la loi N°026-2018/AN du 1er juin 2018 portant règlementation générale du renseignement au Burkina Faso. Cette loi consacre l’Agence Nationale de renseignement (ANR) comme organe de coordination du renseignement. L’institution pilotée par le Colonel-major de Gendarmerie François de Salles OUEDRAOGO joue un rôle déterminant en matière de sécurité et de sûreté de l’Etat. On se rappelle encore de l’opération du 22 mai 2018 menée par l’Unité spéciale d’intervention de la Gendarmerie nationale (USIGN) qui a permis de démanteler le réseau terroriste de Rayongo. La contribution de l’ANR a été décisive pour parvenir à cet éclatant succès. Tous les jours que Dieu fait, le renseignement éclaire bien des décisions pour le bonheur des Burkinabè. En matière justement de renseignement,  les populations doivent nécessairement collaborer. Toute information sur des personnes suspectes, doit être signalée aux FDS directement ou par téléphone(16,17,1010 ).

Enfin, les valeurs socioculturelles d’entraide, de fraternité, de coexistence pacifique nonobstant la pluralité ethnique et linguistique doivent être préservées. C’est elles qui font le socle du Burkina Faso. Les leaders religieux et coutumiers sont interpellés à ce niveau. Ils doivent être des artisans de paix en promouvant le dialogue interreligieux, en rejetant la stigmatisation et toute forme de radicalisation.

Les efforts nationaux doivent, au plan international,  s’accompagner d’une diplomatie active pour maintenir et élargir le cercle des  pays amis du Burkina Faso à même de l’aider à lutter efficacement contre le terrorisme. Ici, la realpolitique s’impose.

Sémantiquement, Otapuanu et Doofu sont de belles trouvailles.  La lutte contre le terrorisme est aussi une bataille idéologique, une bataille des symboles. Avec la foudre et le feu, les terroristes seront déracinés, réduits à néant. Qu’en conclure donc ? FDS, go ! go ! go!

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou