Premiers témoins de la scène d'adultère, les Kolkweogo ont voulu que les habitants du village en soient aussi témoins
La scène à la fois surréaliste et pathétique s’est passée récemment dans un village, situé à une dizaine de kilomètres de Titao, chef-lieu de la province du Lorum. Au juste, que s’est-il passé ? Les faits tels qu’ils nous été racontés, les voici.
Pendant que les habitants de ce village de Lorum, Ouindigui, pour ne pas le citer, profitaient de la nuit pour se reposer chez eux, un homme marié s’était arrangé pour se retrouver avec une jeune fille à la place du marché. Croyant qu’ils étaient les seuls sur ces lieux publics, les deux amants ont décidé de goûter au fruit défendu. Malheureusement pour eux, pendant qu’ils étaient en pleins ébats, des Kolkgweogo de la zone ont fait leur apparition, les prenant ainsi les mains dans le sac.
Pire, ces derniers ne se contentent pas d’être les seuls témoins de la scène. Au grand malheur des deux amants pris en flagrant délit d’adultère, les Kolkgwéogo ont décidé que des habitants du village devaient en être aussi témoins. L’homme et la jeune fille ont alors été ligotés et exposés au milieu du marché, de la nuit jusqu’au matin.
Les conséquences sociales de la décision des Kolkgwéogo ne tardent pas. Bannis par leurs familles respectives dont l’honneur a été souillé, les deux amants ont été obligés de quitter le village pour une destination inconnue.
Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Beouindé, est revenu le samedi 8 avril 2017 sur la charge portée contre lui par le groupe municipal Union pour le progrès et le changement (UPC) qui a boycotté la session de la veille devant examiner et adopter en commission la révision des prix des loyers des espaces et des immeubles appartenant à la commune.
« Ils font de la politique politicienne, en disant qu’ils défendent les commerçants, ils n’ont qu’à savoir que les contrats qui lient la mairie aux commerçants sont des contrats personnels, ce n’est pas un contrat avec toute la population », a avancé Armand Beouindé qui note qu’il ne s’agit pas d’ augmentation des prix, mais « simplement des ajustements de prix par rapport à des contrats qui ont plus de 20 ans, par rapport à des espaces qui sont sous-loués au détriment des populations ».
A l’en croire, les conseillers UPC ont fait partie de la commission ad ’hoc qui a étudié les prix et rencontré les commerçants. Et il n’est pas vrai de dire que le coût de la vie va augmenter avec le réajustement des prix des boutiques.
Pour lui, les élus de l’UPC se trompent beaucoup de calendrier, à cause des élections qui se dessinent à l’horizon .
En fait, le chef du groupe municipal UPC, Jean-Léonard BOUDA, dénonçait le 6 avril dernier, ces nouvelles tarifications qui, si elles venaient à être entérinées puis votées en plénière, allaient contraindre de nombreux commerçants ouagavilliois à fermer boutiques.
On a appris alors:
– dans la délibération numéro 1, les tarifs de location des boutiques numéro 1 à 13 sur l’avenue Charles de Gaulle passeront de 3.500 à 50.000 Francs CFA par mois, soit une augmentation de plus de 1428 pourcent.
-dans la deuxième délibération, le loyer des boutiques 1 à 26 du marché de Zogona passera de 2000 à 12 .500 francs CFA par mois, soit 625 pourcent de taux d’augmentation.
-dans la troisième délibération, le loyer du petit jardin de l’aéroport passera de 50.000 à 300.000 francs CFA par mois. Quant au jardin Ouaga Loudun, sa location passera de 400.000 à 1 million de francs. Le plus étonnant, c’est le coût de location du Jardin de la mairie de Bogodogo (secteur 30) qui connaîtra un taux d’augmentation de 2000 pourcent.Au lieu des 25.000 francs en vigueur, la délibération propose 500.000 francs par mois.
-dans la délibération numéro 5, la cafétéria du Lycée Philippe Zinda KABORE passe de 100.000 à 300.000 francs par mois. La cafétéria du Lycée Marien N’ GOUABI ne se louera plus à 15.000, mais à 50.000 francs par mois.
-dans la sixième délibération , les loyers de la cité communale de Tampouy passent de 25.000 à 75.000 francs par mois.
La location des salles de fêtes des mairies d’arrondissement (notamment pour les mariages) passent de 15.000 à 50.000 francs CFA. L’occupation de la salle des fêtes de la mairie centrale passe du simple (100.000 francs) au double.
-dans la onzième délibération , la location journalière de la Maison du peuple de 100.000 à 250.000 francs par jour.
-dans la douzième délibération, la location du parking de la Maison du peuple passe de 25.000 à 50.000 francs par mois. et les boutiques de vente de téléphones portables se loueront à 50.000 au lieu de 10.000 francs.
Le Bar VIP se louera à 300.000 au lieu de 250.000 francs, tandis que le Bar Restaurant Zama Chapelle passera de 250.000 à 750.000 francs par mois.
-dans la treizième délibération, la location du terrain de la Maison de la Jeunesse et de la Culture Jean-Pierre GUIGANE (notamment pour les compétions interscolaires) passera de 20.000 à 100.000 francs par jour.
L’accès au parc zoologique Bangr-Wéogo coutera désormais aux enfants 500 au lieu de 100 francs, et aux adultes 1000 au lieu de 300 francs. La constitution d’herbier par un élève (20 feuilles d’arbres différents) coutera 5000 francs, alors qu’elle était gratuite. Sans oublier que l’élève devra débourser encore 5000 francs pour être guidé.
-dans la dix-huitième délibération, les soins au centre buccodentaire connaîtront une augmentation moyenne de plus de 50 pourcent. La consultation pour les élèves, les enfants et les retraités sera désormais payante (1000 francs). Les frais d’extraction simple d’une dent passeront de 2.400 à 4.000 francs, et l’extraction chirurgicale de 14.000 à 22.000 francs. Sur ce dernier point, le patient devra débourser désormais 3000 au lieu de 1600 francs pour la radiographie.
-dans la dix-neuvième délibération, la location des boutiques du marché de cycles (Théâtre populaire) coutera le double des frais actuels. La location de la vitrine du bronze, quant à elle, connaîtra une augmentation de cent pour cent.
Ces délibérations ont été proposées par le maire, sans tenir compte des observations des autres membres de la commission ad ’hoc chargée de l’étude des prix. Au regard de la morosité économique actuelle, le groupe municipal UPC ne peut cautionner que l’on vienne en rajouter au calvaire des commerçants. Le groupe est aussi inquiet des répercussions négatives que ces mesures, si elles sont adoptées, auront sur la vie quotidienne des ouagavillois.
Les deux protagonistes de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et consommables médicaux (CAMEG) ont signé, ce samedi 8 avril 2017 à Ouagadougou, une convention, marquant à la fois la fin de leurs différends et une solution de sortie de crise.
Trois points marquent l’accord: les deux camps renoncent à toutes les actions judiciaires; ils renoncent à leurs responsabilités au sein de la CAMEG et ils acceptent l’installation d’un administrateur provisoire qui aura un contrat de six mois pour trouver le statut qui préservera la CAMEG d’éventuelles crises.
Selon le ministre de la Santé, Nicolas Medah, cet administrateur provisoire ne postulera pas à un poste à la Cameg. Son rôle, c’est d’assurer par un appel public à concurrence la sélection d’un directeur général .
« Nous mettons fin à tous ces différents. On s’est serré la main. Donc les gens peuvent travailler paisiblement à partir d’aujourd’hui et la CAMEG pourra remplir valablement son contrat qui est de pouvoir servir le ministère de la santé dans le cadre des approvisionnements. On est tous d’accord, c’est pourquoi nous avons tous signé » a déclaré l’ex Directeur général de la CAMEG, Dr Jean Chrisostôme Kadeba.
Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, va effectuer une visite officielle à Paris, les 13 et 14 avril 2017. Il sera reçu une dernière fois par le président français, François Hollande.
Ils avaient dîné côte-à-côte le 13 janvier dernier à Bamako, où il s’étaient retrouvés à l’occasion du 27e sommet Afrique-France. Depuis, François Hollande avait insisté pour que son homologue burkinabè vienne à Paris avant son départ de l’Élysée, en mai prochain.
Ce sera bientôt chose faite : Roch Marc Christian Kaboré sera en France les 13 et 14 avril. Une visite en forme d’adieu, un peu plus d’une semaine avant le premier tour de la présidentielle française, le 23 avril.
Cette visite devrait être dominée par les questions de coopération en matière de défense, de sécurité et de renseignement. En fait, le chef de l’Etat burkinabè sera reçu à l’Hôtel de Brienne, le ministère français de la Défense, pour un dîner avec le ministre Jean-Yves Le Drian.
Le lendemain, Roch Marc Christian Kaboré sera reçu dans la matinée par François Hollande à l’Élysée. « Nous avons beaucoup de chantiers à mener ensemble. Comme Hollande s’apprête à partir, c’est aussi l’occasion de faire le point sur la suite de notre relation bilatérale. », explique une source à la présidence burkinabè.
Les membres de la communauté posant devant L’Arbre du Faso. Entre autres : Souleymane Hebié, Ute Odenthal-Gerhardt, Ramata Soré, présidente de l'Association
Souleymane Hebié, premier conseiller de l’ambassade du Burkina Faso à Berlin et représentant l’ambassadeur Simplice Honoré Guibila a procédé ce 29 mars 2017 dans la Rheinaue à la plantation symbolique de L’Arbre du Burkina Faso. « Se rassembler, Allemands et Burkinabè pour planter cet arbre, L’Arbre du Burkina Faso en Allemagne est sans aucun doute une belle réponse d’amitié. Ce faisant, il démontre de la sincérité des relations qui unissent nos deux peuples : Allemand et Burkinabè. En conséquence, cet arbre qui représente le parfait symbole que la vie continue ; matérialisera la vitalité et la vivacité des liens entre l’Allemagne et le Burkina Faso », a soutenu Souleymane Hebié lors de la cérémonie.
Les membres de la communauté posant devant L’Arbre du Faso. Entre autres : Souleymane Hebié, Ute Odenthal-Gerhardt, Ramata Soré, présidente de l’Association
La plantation de L’Arbre du Burkina Faso a été annoncée le 08 octobre 2016 à Bonn et cela lors de la célébration des 30 ans de l’Association des Ressortissants Burkinabè en République fédérale d’Allemagne. Cette association a été créée le 21 aout 1986, et donc s’avère la première association des ressortissants africains en Allemagne.
Sa présidente, Ramata Soré se dit “ravie que la Communauté soit venue en ce jour bénis afin qu’ensemble nous plantons avec Amour le Burkindi sur le territoire allemand.”
Elle remercie la ville fédérale pour son hospitalité et l’accueil chaleureux fait à nous Burkinabè. Par ailleurs, elle souligne que les autorités de la ville sont aux côtés des Burkinabè et ce sont donc toujours montrées disponible en répondant positivement à nos sollicitations, notamment à l’invitation pour la célébration des 30 ans de notre Association et la permission de planter L’Arbre du Burkina Faso dans un parc prestigieux comme la Rheinaue. « Et nous saisissons cette relation prestigieuse avec la ville pour en faire une opportunité productive et prodigieuse pour notre Communauté», assure Ramata Soré.
Etait présente à cette cérémonie, Ute Odenthal-Gerhardt, représentant le service environnement de la ville fédérale de Bonn. C’est elle qui a facilité la permission de planter cet arbre dans la Rheinaue, sur l’une des magnifiques berges du fleuve Rhin, à Bonn. Ute Odenthal-Gerhardt confie que c’est avec une grande joie que la ville fédérale a accueilli l’initiative de l’Association dont le siège se trouve dans cette même ville de planter un arbre en l’honneur de leur pays d’origine.
L’entretien par l’apport de l’eau a commencé sur place
L’Arbre du Burkina Faso peut vivre plus de 300 ans.
Dans la Rheinaue, un parc de 160 hectares créé en 1971 et ouvert en 1979, depuis 1989 la ville fédérale plante chaque année un arbre de l’année et des arbres dédiés à des personnes morales. L’arbre du Burkina Faso est Le 3 100eArbre, Sanctuaire de recueillement pour les visiteurs.Selon Ute Odenthal-Gerhardt, auparavant, la ville fédérale a voulu dédier l’arbre de l’an 2017 au Burkina Faso ;et il s’est avéré que cet arbre, l’épicéa ou l’arbre de Noel, n’est pas adapté pour une dédicace à un pays ami « sahélien » comme le Burkina Faso. C’est ainsi que la ville a octroyéà notre pays, l’Alisier torminal ou Alisier des bois. Aussi, la ville fédérale de Bonn a ainsi octroyéà l’Association un certificat et une carte d’identité de Cet Arbre.
Il originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et d’Asie Mineure. Il peut mesurer jusqu’à 33 m. Avec une croissante lente, L’Arbre du Burkina Faso peut vivre plus de 300 ans.Ces fruits sont très appréciés des mammifères et des oiseaux qui jouent un rôle primordial dans la dissémination des graines à travers leurs excréments. Par ailleurs, l’on peut se servir de ces fruits pour faire de la confiture ou de la boisson.
Selon toujours la représentante du département environnemental de la ville fédérale de Bonn, c’est un honneur pour sa ville d’avoir et de voir en cet arbre un symbole d’hospitalité pour la communauté burkinabè. Elle invite donc la communauté à prendre soin de cet arbre pour qu’il grandisse et vive beaucoup plus longtemps que tous ceux qui ont vécu sa plantation.
Créer le Jardin du Burkina Faso en Allemagne
Le Ditanyè a été chanté au cours de la cérémonie
Des membres de notre communauté, dont Robert Tapsoba, l’un des fondateurs de l’Association, Souleymane Diallo venu spécialement pour l’occasion de Frankfort ont été témoins directs de cet honneur fait au Burkina Faso.
Par ailleurs, le Cinéaste burkinabè Bernard Yaméogo pour cause de calendrier chargé s’est fait représenter par Bruno Baltes, un ami du Burkina Faso résidant à Cologne. Un autre compatriote, Innocent Ouoba, résident à Ouagadougou et venu pour affaire en Belgique, ayant appris l’initiative concernant le plantage de L’Arbre du Faso a effectué le déplacement sur Bonn. « Je suis vraiment ému. Je ne sais quoi dire, tellement je suis fier,» lance-t-il.
Dans l’engouement de la cérémonie, Souleymane Hebié, représentant l’ambassadeur Guibila a suggéré qu’au-delà de cet arbre, l’on crée le Jardin du Burkina Faso dans la Rheinaue. Puis d’affirmer :«je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui. Je dois même dire que j’en suis particulièrement heureux, car l’arbre que nous venons de planter est nommé L’arbre du Burkina Faso ; ainsi, nous donnons plus de visibilité ànotre pays et son image en Allemagne se trouve davantage renforcer».
Renforcer l’image de l’Association, AdamaBancé le souhaite et suggère que l’Association promeuve des activités qui consolident les liens entre Allemands et Burkinabè et qui par ailleurs solidifient les liens au sein de la communauté burkinabè en Allemagne. Dans cette perspective, Ute Odenthal-Gerhardt a exhorté, «la Communauté à se souvenir de cet arbre installé solidement grâce à ces fortes racines lorsqu’elle traverse un moment de crise».
Pour elle,«L’arbre du Burkina Faso reflète la solidarité et la souveraineté de sa communauté. » Et Hamidou Bonkoungou venu assister à la cérémonie de plantage de renchérir : « Plus que jamais je suis disposée á travailler pour que cette Association réussisse. »
L’Association dans sa marche triomphale vers le bonheur
Le premier conseiller Ousmane Hebié parachevant la plantation de l’Arbre du Burkina
En l’honneur à cet arbre du Burkina Faso et en remerciement aux autorités de la ville fédérale de Bonn et aux invités de la cérémonie, la présidente de l’Association, Ramata Soré a demandé que l’on chante l’hymne à la victoire, le Ditanyè. Pour elle, dans sa marche triomphale vers le bonheur, il faut que les membres de l’Association conquièrent la liberté et le progrès et pour cela il leur faut rester unis d’abord et ensuite être solidaires avec tous les peuples du monde.
Et parlant d’union, l’Association qui compte plus de 300 membres est en pleine reforme de ses statuts et autres textes. Vu qu’elle est surtout la première des associations de ressortissants burkinabè en Allemagne, elle veut se donner plus de visibilité. Et pour cela, elle veut saisir l’opportunité que donne les réseaux sociaux tels Facebook, WhatsApp, et bien sûr mobiliser la communauté en donnant l’information vraie et à temps. Par ailleurs, la diffusion de cette information nécessite donc la transparence, une gestion décentralisée, une participation active de tousà la gestion de l’Association. De ce fait, il y a obligation de rendre compte régulièrement et avec efficience aux membres.
Des activités qu’initieront les membres permettront une croissance financière à travers la réalisation de projets au bénéfice et des Burkinabè et des Allemands. Outre cela, les actions de l’Association viseront à sensibiliser et éduquer aux concepts et pratiques de bonne gouvernance, à la valorisation des compétences de la jeunesse qui est une relève sûre pour la pérennité de l’Association.
La chenille de karité sera à l'honneur tout au long de la présente caravane
La starup FasoPro organisera du 10 au 30 avril 2017 dans 20 villes du Burkina Faso une caravane sur la chenille de karité. Objectif : faire découvrir aux populations de ces 20 villes les bienfaits nutritionnels de la chenille de karité, et de présenter ses différents produits.
La chenille de karité sera à l’honneur tout au long de la présente caravane
Dans chacune des villes concernées, une animation promotionnelle sera organisée et des rencontres seront faites avec les commerçants locaux afin de rendre les produits disponibles tout au long de l’année.
Cette caravane sera l’occasion de faire connaitre les meilleurs produits de l’entreprise et de montrer que la transformation de la chenille de karité progresse.
Pour accéder à une de ces boutiques , il faut débourser 2 640 000 F CFA.
La pratique se répand comme un effet de mode. Après les mosquées, les temples protestants, c’est au tour de la prestigieuse institution catholique de ceindre son pourtour de bazars. Les côtés Nord et Est de Scolasticat Saint Camille sont dominées d’infrastructures R+ 1 à but commercial. Il en est de même à la Cathédrale Notre Dame, avec des bâtiments R+ 1 et R+3 du côté Nord. La fin des haricots, les boutiques sont mises en location aux fidèles catholiques et autres commerçants, qui se plaignent des coûts onéreux des loyers, échelonnés entre 40 000 F CFA, 55 000 F CFA, 350 000 F CFA et 600 000 F CFA. < Pour accéder à une de ces boutiques , il faut débourser 2 640 000 F CFA.[/caption]
Mettre les boutiques en location n’est pas forcément une mauvaise idée, mais c’est le coût qui pose problème, surtout quand l’on sait que, à priori, l’Eglise n’a pas pour vocation de chercher de l’argent, mais de rechercher des âmes perdues… En plus, dans ce cas, l’Eglise paie-t-elle des impôts ? L’incompréhension semble surtout plus grande quand l’on sait que le plus souvent, ce sont des terrains que l’Etat a gracieusement offert à l’Eglise, pour une œuvre religieuse…
Si certains curés en charge des projets, se débinent, refusant de répondre aux préoccupations, il s’est trouvé un qui a accepté de décliner les objectifs qui ont présidé à la création de ces magasins. L’Abbé, dont nous taisons volontiers le nom, a expliqué que les magasins, destinés aux riches, devraient permettre de gagner de l’argent pour venir en aide aux pauvres. Et d’ajouter l’animation de la vie de la paroisse, le financement de la construction de paroisses et de chapelles. Car, de son avis, les dimes et les offrandes ne suffisant pas; il aurait fallu attendre 10 à 20 ans, voire plus, pour réaliser certains projets.
Pourquoi nos hommes de Dieu manquent-ils de patience? Eux, mieux que quiconque, pourraient nous situer, encore qu’il nous est impossible d’accéder à cette zone exsangue de secret qu’est le prélat.
N’empêche, nous constatons, avec amertume, que l’église est en train de concasser, avec une insouciance saumâtre, le trésor d’humanité à elle reconnue; à travers la violation des 4 principes qui fondent sa doctrine sociale.
La première, le respect de la dignité humaine
L’église, oubliant que chaque personne, créée à l’image de Dieu, possède une dignité inaliénable, n’a pas traité les petits commerçants comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Elle a demandé purement et simplement à chacun d’eux, incapables de payer le loyer fixé, de vider les lieux, d’ici à la fin du mois de décembre.
Le deuxième, le bien commun
L’église a oublié que l’homme, créé à l’image de Dieu qui est communion trinitaire, atteint sa perfection non pas en s’isolant des autres, mais en communauté; sinon elle n’aurait pas sommé les pauvres commerçants d’aller voir ailleurs. Ainsi fait-elle montre d’égoïsme aiguillonnée par la recherche effrénée du gain aux dépens du bien du prochain, surmontable par la recherche du bien commun.
Le troisième, la subsidiarité
L’église a encore oublié que les décisions devaient être prises au niveau le plus bas possible de la société, autrement dit, en concertation avec les principaux bénéficiaires. Se rebiffant sur elle-même, elle a imposé des prix à des commerçants qui plus sont des fidèles catholiques, baptisés et confirmés par les soins de prêtres qui se réfugient derrière des arguties de paille.
Le quatrième et dernier, la solidarité
L’église a oublié, hélas, que la solidarité n’est pas seulement un sentiment vague d’attendrissement, mais une vertu authentique qui pousse à devenir responsables les uns des autres. Sinon, elle se serait prise de sympathie et d’amour pour les pauvres, en leur apprenant à pêcher, non pas à vouloir les maintenir dans l’assistanat perpétuel, sous la sulfureuse idée de vouloir prendre aux riches pour leur venir en aide.
Le comble du comble, les curés et la cohorte de serviteurs intéressés phagocytent, à petit feu, l’âme et l’esprit de l’Eglise. On se rappelle bien l’appel prophétique du père de la Chrétienneté, en colère contre les chefs des prêtres, les scribes et les notables, en plein gauchissement de l’évangile, qui reste un acte fondateur éternel. « Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient des pigeons. Il leur dit: il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière; mais vous en avez fait une caverne de brigands. » Matthieu 21, 12-13.
Est-ce à dire que nos hommes de Dieu, avec l’église catholique en tête, se préparent comme 2 000 ans plus tôt, à tuer Jésus Christ, avant son retour annoncé par l’évangile?
Une fois revenu, acceptera-t-il d’enjamber les barricades de bazars pour accéder à l’intérieur des églises, qui se douterait-il bien si elles ne cachent pas de tempêtes?
Il n’est pas superfétatoire de rappeler que les églises étaient belles, crédibles et attractives à l’ère où elles évoluaient dans les domaines de l’Education, la Santé et autres actions de philanthropie. Osons croire qu’elles se ressaisiront, car comme nous l’apprend 2 Jean 1: 9 : »
Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils ».
Depuis un moment, la Fédération ivoirienne de football (FIF) fait la chasse aux binationaux. Wilfred Zaha, Maxwel Cornet et Seko Fofana ont rejoint les Eléphants. C’est dans cette optique que le fils de Didier Drogba avait été approché.
Par la voix de son père, Isaac Drogba a refusé de porte le maillot de la Côte d’Ivoire. Il a opté pour l’équipe d’Angleterre. Interroger sur l’avenir footballistique de son fils, Didier Drogba n’a pas eu sa langue dans sa poche.
« Mon fils jouait pour Chelsea, mais je lui ai demandé quelle nationalité il voulait pour jouer. Il est français, mais il m’a dit qu’il ne voulait pas jouer pour la Côte d’Ivoire ou la France, il souhaite jouer pour l’Angleterre . Même quand j’étais en Chine, j’ai demandé à mes enfants s’ils voulaient venir et vivre avec moi, mais ils ont dit qu’ils viendraient me voir pendant les vacances », a déclaré Didier Drogba.
La maire de l’arrondissement 3 de Ouagadougou, Raïnatou Sawadogo a animé une conférence de presse, ce vendredi 7 avril 2017, en vue de faire la lumière sur la motion de défiance déposée contre elle pour mauvaise gestion des affaires publiques, du carburant, du recrutement pour les Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) et d’enrichissement illicite.
La session extraordinaire prévue à cet effet devait avoir lieu, le 05 avril dernier, mais la rencontre n’a pu se tenir. Raïnatou Sawadogo explique que sont présentés 12 conseillers sur les 28 et le quorum n’a pas été atteint, avec l’absence des signataires.
Raïnatou Sawadogo a récusé toutes les accusations. Elle a expliqué que le budget a été élaborée par une commission et adopté par 27 voix pour et une contre, en réunion du conseil d’arrondissement.
Elle a déclaré n’avoir jamais fait de délégation de signature, depuis sa prise de fonction et avoir octroyé, sur demande du Conseil municipal, cinq postes dans le cadre du recrutement THIMO à chacun des conseillers, en tenant compte des pressions sociales des militants de leurs partis respectifs.
«Je défie quiconque d’apporter les preuves que j’ai personnellement acquis une villa au cours de mon mandat. S’ils en ont qu’ils les présentent, je suis prête à démissionner», a-t-elle martelé.
Cela étant, elle a soutenu que des conseillers sont impliqués dans la vente de terrains à Zongo et à Rimkieta, des quartiers périphériques de la capitale. Et de poursuivre : «Le parti au pouvoir ne souhaite pas que l’opposition gère une mairie, surtout pas l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Pour moi, c’est une simple tentative de destitution. (…) Ils ont manigancé, monté les conseillers municipaux contre moi».
Pour finir, elle a appelé les signataires de la motion au dialogue, afin de trouver les solutions idoines à la crise.
A noter que les conseillers qui ont déposé la motion de défiance sont au nombre de 16, dont 4 de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), par ailleurs, formation politique du maire contesté.
Au lancement de l'opération de curage des caniveaux en 2016, en pleines inondations
A peine dix mois après le lancement de sa première opération de curage de caniveaux, le maire de Ouagadougou Pierre Beouindé sera de nouveau au front de la lutte pour la salubrité publique dans la capitale. En effet, ce samedi 8 avril, le conseil municipal de Ouagadougou procèdera, en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement, au lancement d’un vaste programme de curage des caniveaux, prévu pour se dérouler jusqu’au au 08 Juillet 2017.
Au lancement de l’opération de curage des caniveaux en 2016, en pleines inondations
Au lendemain des inondations de 2016 qui avaient touché plus de 2 000 ménages, le maire de Ouagadougou Pierre Armand Beouindé indiquait le 21 juillet au cours d’une conférence de presse ceci : « si nous curons les caniveaux, nous aurons résolu près de 50% des problèmes d’inondations à Ouagadougou. C’est la raison pour laquelle nous allons le faire ». Après cette déclaration, il y avait eu deux jours plus tard le lancement de l’opération de curage des caniveaux de la capitale.
En 2017, le maire entend poursuivre dans cette dynamique de salubrité publique pour limiter les effets des inondations. Mais, il n’est pas question pour lui de se laisser surprendre par les événements ou d’agir dans l’urgence. C’est pourquoi, il sera lancé ce samedi même une nouvelle opération de curage de caniveaux.
Seront-ils de la partie ?
La cérémonie officielle de lancement de la campagne de curage des caniveaux de la commune de Ouagadougou aura lieu sur le terrain du Lycée Dimdolobson au quartier Ouidi, non loin de la maternité Pogbi, en présence du Premier ministre Paul KabaThiéba, du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Dieudonné Bonanet et du ministre des Infrastructures Eric Bougouma. Preuve, sans doute de l’intérêt que le gouvernement et les plus hautes autorités accordent au présent programme de salubrité publique. Naturellement, le maire de Ouagadougou, Pierre Armand Béouindé et ses camarades MPP du conseil municipal de la capitale devraient en principe être de la partie. Reste maintenant à savoir si les conseillers UPC, engagés depuis quelques temps dans une fronde contre le pouvoir municipal, seront de la partie.