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Compte rendu du Conseil des ministres du 6 août 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 06 août 2020, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 16 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale et procédé à des nominations.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATORZE (14) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

 

un décret portant modification du décret n°2015-985/PRES/TRANS/PM/MATD/MEF du 17 août 2015 portant création, composition, attributions et fonctionnement de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR).

La modification de ce décret vise la prise en compte de la religion traditionnelle, la révision du mandat des membres du bureau de l’ONAFAR et de ses membres représentants ainsi que la prise en compte des points focaux régionaux.

L’adoption de ce décret permet à l’ONAFAR de disposer de textes plus adaptés afin d’accomplir efficacement ses missions.

 

un décret portant modalités de répartition du surplus de financement public prévu par la loi n°003-2020/AN du 22 janvier 2020 portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidates et des candidats aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

 

L’adoption de ce décret permet de respecter les dispositions des articles 10 et 11 de la loi n°003-2020/AN du 22 janvier 2020 portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidates et des candidats aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

 

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Justice :

 

un décret portant modalités d’application des décorations pour faits de service public des personnels de la Garde de sécurité pénitentiaire.

L’adoption de ce décret permet de prendre en compte les modalités d’application des dispositions relatives aux récompenses des GSP conformément à la loi n°016-2014/AN du 15 mai 2014 portant statut du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire.

 

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Santé :

un projet de loi portant Code de la santé publique au Burkina Faso.

Ce projet de loi permet la relecture de la loi n°23/94/ADP du 19 mai 1994 portant Code de santé publique au Burkina Faso, notamment par la règlementation de nouveaux domaines de la santé, le renforcement de la promotion et de la protection de la santé des populations et un meilleur encadrement des activités des professionnels de la santé.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de Crédit n°6610-BF et de Don n°D609-BF conclus le 29 juin 2020 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI).

 

D’un montant total de 75 000 000 USD, soit environ 45 525 000 000 de F CFA, ce Programme sera financé par un Crédit de 50 000 000 USD, soit environ 30 350 000 000 de F CFA et un Don de 25 000 000 USD, soit environ 15 175 000 000 de F CFA.

 

Ce Programme permettra « d’augmenter le nombre de personnes au Burkina Faso ayant une preuve unique d’identité reconnue par le gouvernement qui puisse faciliter l’accès aux services ».

une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°14555P conclu le 26 juillet 2020 entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, pour le financement partiel du Projet de construction et d’équipement d’une Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques et d’une cité universitaire au Centre universitaire de Dori et d’une cité universitaire à l’Université de Fada N’Gourma.

D’un montant de 23 millions USD, ce financement de l’OPEP contribuera entre autres à :

doter le Centre universitaire de Dori d’une Unité de formation et de recherche en Sciences et techniques d’une capacité de 1200 étudiants dans les filières Génie minier, élevage et environnement ;

améliorer les conditions de vie des étudiants en dotant l’Université de Fada N’Gourma et le Centre universitaire de Dori de deux cités universitaires d’une capacité de 1000 lits chacune ;

 

améliorer la qualité de l’enseignement en vue d’augmenter les taux de réussite des étudiants et de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

I.1.5. Pour le compte du ministère des Mines et des carrières :

 

un décret portant dispositif de prévention et de réparation des violations des droits humains des communautés affectées, enregistrées dans le cadre des activités minières.

 

Ce dispositif consiste à la création de Comités de suivi du respect des droits humains dans le secteur des mines et des carrières (CSRDH-SMC). La mise en place de ces comités comme mécanisme alternatif de prévention et de réparation des violations des droits humains participe à une meilleure protection des droits humains des communautés et partant d’une exploitation apaisée et sécurisée des ressources minières dans notre pays.

 

L’adoption de ce décret permet de prévenir les conflits résultant de l’exploitation minière afin d’assurer une cohabitation pacifique entre les populations et les investisseurs miniers.

I.1.6. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

un décret portant transformation de l’Autorité de mise en valeur de la Vallée du Sourou (AMVS) en Société d’économie mixte.

L’adoption de ce décret consacre la transformation de l’Autorité de mise en valeur de la Vallée du Sourou (AMVS) en Société d’économie mixte en gardant l’Etat comme actionnaire majoritaire et en réservant une part des actions aux groupements de producteurs et à l’actionnariat public.

 

Ce nouveau statut juridique doit permettre de faire de la Vallée du Sourou un véritable pôle de croissance économique.

I.1.7. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :

un décret portant règlementation de la production, de l’importation et de la commercialisation des aliments pour animaux d’élevage au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en matière de contrôle de la qualité des aliments pour animaux et de garantir la sécurité alimentaire des populations.

I.1.8. Pour le compte du ministère des Droits humains et de la promotion civique :

un projet de loi portant modification de la loi n°022-2014/AN du 27 mai 2014 portant prévention et répression de la torture et des pratiques assimilées.

Ce projet de loi permettra à notre pays de rendre opérationnel le mécanisme national de prévention de la torture par le transfert des attributions de l’Observatoire national de prévention de la torture et aux autres pratiques assimilées (ONPT) à la Commission nationale des droits humains (CNDH).

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

un projet de loi portant modification de la loi n°001-2016/AN du 24 mars 2016 portant création d’une Commission nationale des droits humains.

Ce projet de loi vise le renforcement de la promotion et la protection des droits humains au Burkina Faso. Il permettra en outre à notre pays de respecter ses engagements en matière de droits humains, notamment ceux résultant du Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains et dégradants, ratifiée le 11 février 2010.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission de ce projet de loi modificatif à l’Assemblée nationale.

un projet de loi portant protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

Ce projet de loi permet la modification de la loi n°010-2004/AN du 20 avril 2004 portant protection des données à caractère personnel en vue d’assurer une meilleure protection des personnes dont les données sont manipulées.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi modificatif à l’Assemblée nationale.

I.1.10. Pour le compte du ministère de la Culture, des arts et du tourisme :

un décret portant modification du décret n°2016-436/PRES/PM/MCAT portant organisation du ministère de la Culture, des arts et du tourisme.

La modification de ce décret vise à prendre en compte la création d’un Secrétariat technique de l’Institut des peuples noirs (ST-IPN) dans l’organigramme du ministère en charge de la Culture.

L’adoption de ce décret permet l’ancrage institutionnel de l’Institut des peuples noirs dans les missions dudit ministère afin d’assurer la relance de ses activités et de valoriser les cultures des peuples noirs.

un projet de loi portant loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso.

Ce projet de loi vise l’institution d’un cadre juridique plus favorable à l’économie du tourisme afin de rendre ce secteur plus dynamique et par conséquent plus apte à participer au développement économique et social du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

 

II.COMMUNICATION ORALE

II.1. Le ministre de l’Intégration africaine et des burkinabè de l’extérieur a informé le Conseil que suite à l’explosion survenue le 04 août 2020 à Beyrouth en République libanaise, le bilan provisoire concernant nos compatriotes est de quatre blessés. Les locaux du Consulat honoraire du Burkina Faso ont été endommagés.

En cette douloureuse circonstance, le Conseil présente ses condoléances et exprime sa compassion au peuple libanais ainsi qu’aux ressortissants libanais au Burkina Faso.

Le Conseil exprime sa solidarité avec nos compatriotes vivant au Liban et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

 

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

Madame Salamata Odette NIAMBA/CONGO, Mle 104 412 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Premier Conseiller, Mission permanente du Burkina Faso à l’Organisation des Nations Unies (ONU), New York ;

Monsieur Ouinibani KONATE, Mle 105 159 R, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent adjoint Mission permanente du Burkina Faso à l’Organisation des Nations Unies (ONU), New York ;

Monsieur Dofini Aubin TIAHOUN, Mle 236 368 A, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Deuxième Conseiller près la Mission permanente du Burkina Faso à l’Organisation des Nations unies (ONU), New York ;

Monsieur Halidou SAVADOGO, Mle 54 607 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Premier Conseiller Mission permanente du Burkina Faso à l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York ;

Monsieur Toussaint TARO, Mle 96 060 D, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Consul adjoint du Burkina Faso à New York ;

Monsieur Passida Pascal GOUBA, Mle 104 416 L, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ambassadeur, Représentant Permanent adjoint à Abuja (République du Nigéria) ;

Monsieur Kuilga Eric BONKOUNGOU, Mle 200 449 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Deuxième Conseiller Près l’Ambassade Mission permanente du Burkina Faso à Abuja (République du Nigéria) ;

Madame Basnewendé Marine Eliane OUEDRAOGO/GYENGUERE, Mle 104 414 S, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Premier Conseiller Près l’Ambassade du Burkina Faso à Dakar (République du Sénégal) ;

Monsieur Gnagré KOSSE, Mle 105 163 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Premier Conseiller Près l’Ambassade Mission permanente du Burkina Faso à l’Union Africaine (UA) à Addis Abeba (Ethiopie) ;

Monsieur Sylvain Yamtiguimda YAMEOGO, Mle 104 400 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent adjoint Ambassade Mission permanente du Burkina Faso à Addis Abeba (Ethiopie) ;

Madame Kétokata Roselyne Estelle KAMBOU/SANOU, Mle 92 321 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Ministre Conseiller Près l’Ambassade du Burkina Faso à Copenhague (République du Danemark) ;

Monsieur Flavien Imah William NEZIEN, Mle 104 405 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Premier Conseiller Près l’Ambassade du Burkina Faso à Paris (République de France) ;

Monsieur Hassane ZAMPALIGRE, Mle 105 224 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Deuxième Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Abu Dhabi (Qatar) ;

Monsieur Brahima OUATTARA, Mle 117 016 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Consul adjoint du Burkina Faso à Milan (Italie) ;

Monsieur Rasmané CONGO, Mle 229 942 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Consul adjoint chargé des Affaires juridiques au Consulat général du Burkina Faso à Abidjan (République de la Côte d’Ivoire) ;

Monsieur Alphonse ROAMBA, Mle 92 323 T, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Libreville (République du Gabon) ;

Monsieur Issa BORO, Mle 92 317 N, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre Conseiller auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Ankara (République de Turquie) ;

Monsieur Isaïe NIAMPA, Officier, Colonel, est nommé Attaché de défense près l’Ambassade du Burkina Faso à Dakar (République du Sénégal) ;

Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Officier, Colonel major, est nommé Attaché de défense près l’Ambassade du Burkina Faso à Accra (République du Ghana).

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

 

Monsieur Idrissa KOUANDA, Mle 97 427 C, Administrateur civil.

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

 

Madame Windepouiré Odile MANDE, Mle 207 492 P, Conseiller d’agriculture.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

 

Madame Sidpayété Roseline Thérèse NANA, Mle 52 113 H, Docteur vétérinaire.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

 

Madame Assétou SAWADOGO/KABORE, Mle 220 416 K, Conseiller d’éducation féminine ;

Madame Edwige Ninon YAMEOGO/SANKARA, Mle 220 410 Z, Conseiller d’éducation féminine.

Le deuxième décret porte renouvellement de mandat de Madame Assita TRAORE, Mle 212 619 Z, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret porte nomination de Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers, Présidente du Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

B.MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Sibiri Armand Appolinaire COMPAORE, Mle 97 599 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Madame Hamapi dit Emilie OUEDRAOGO/TAMINY, Mle 119 292 T, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Saïdou SAVADOGO, Mle 52 168 H, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Madame Hamapi dit Emilie OUEDRAOGO/TAMINY, Mle 119 292 T, Inspecteur du trésor, Présidente de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’Ordre national

Présidentielle ivoirienne du 31 octobre : ADO officiellement candidat à un 3e mandat

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Alassane Ouattara est officiellement candidat à un 3e mandat présidentiel

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, est finalement candidat à sa propre succession, donc à un troisième mandat. Il l’a officiellement annoncé ce jeudi 6 août lors de son adresse à la Nation, à la veille de la célébration du soixantième anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance.

Alassane Ouattara est officiellement candidat à un 3e mandat présidentiel

«J’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens me demandant d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Je suis donc candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020». C’est par ces termes que  le président ivoirien, Alassane Ouattara, a officialisé ce 6 août sa candidature à la future présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020.

ADO, comme l’appellent ses admirateurs, a annoncé sa décision tant attendue au RHDP lors de son adresse à la Nation, à la veille de la célébration du soixantième anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance.

«Cette décision, mûrement réfléchie, est un devoir que j’accepte dans l’intérêt supérieur de la Nation ; afin de continuer de mettre, sans relâche, mon expérience au service de notre pays», s’est justifié Alassane Ouattara. Fini donc le suspense autour de la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat présidentiel, jugé anti- constitutionnel par ses opposants. Mais, dans son entendement, il s’agit là d’un «cas de force majeure et d’un engagement par  devoir citoyen».

Pour rappel, cette candidature de Ouattara intervient après le décès du candidat du RHDP à cette présidentielle, en l’occurrence l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et la démission du vice-président Daniel Kablan Duncun.

Burkina Demain

Indépendance du Burkina : Dr Ferdinand Ouédraogo n’y a jamais cru, encore moins en prison !

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Déféré depuis le 13 mai dernier à MACO, Ferdinand Ouédraogo dénonce une violation de ses droits humains

Pour Ferdinand Ouédraogo, l’indépendance du Burkina dont on a célébré ce 5 août 2020, le soixantième anniversaire, n’est qu’une farce. Il n’y a jamais cru.  Incarcéré il y a bientôt 3 moins à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) ; l’homme dénonce une violation de ses droits humains et dit craindre pour sa sécurité et sa vie. 

Déféré depuis le 13 mai dernier à MACO, Ferdinand Ouédraogo dénonce une violation de ses droits humains

Dr Ferdinand Ouédraogo, pour ceux ou celles qui ne le connaissent pas encore est celui-là même qui a osé créer une nouvelle Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, dénonçant le caractère illégal de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso que les gens connaissent.

Pour Ouédraogo  cette Chambre de commerce n’est qu’une survivance de l’ère coloniale qui n’a plus sa raison d’être, assurant qu’elle n’est créée par aucun décret du Burkina Faso. Or, la sienne nouvellement créée repose, dit-il, sur une base légale.  Fort de cela, il lance un avis aux opérateurs économiques de venir adhérer à sa structure.

La Chambre de commerce contre-attaque

En face, la Chambre de commerce dirigée Kadhafi contre-attaque, crie au faux et accuse Dr Ouédraogo de dénonciation calomnieuse, d’escroquerie et d’usurpation d’identité. Et pour étayer sa version, un décret portant changement de dénomination de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina Faso (CCIA-BF) est publié dans les médias. Il s’agit du décret N°2007-302/PRES/PM/MCPEA/MFB du 18 mai 2007.

Entre-temps, Dr Ferdinand Ouédraogo est arrêté et déposé à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) le 13 mai 2020. Près de 3 mois après, il dit ne pas comprendre les motifs de son arrestation.  Il parle d’une détention arbitraire. Il dit en effet ignorer le plaignant qui est à l’origine de son arrestation. Pour lui, la Chambre de commerce ne saurait être plaignant puisque à ses yeux elle n’existe toujours pas légalement. Il parle de la subordination de la justice qui ne mènerait pas le bon combat dans cette affaire, sinon elle n’aurait pas, dit-il, agi en sa défaveur. Et de dénoncer une violation pure et simple de ses droits humains. Il dit ne pas être en sécurité à la MACO et dit craindre pour sa vie.

«Je veux d’abord ma liberté»

Ses avocats, en l’occurrence Me Paul Kéré et Me René Adolphe Ouédraogo travailleraient à sa libération provisoire en attendant un éventuel jugement. Mais, Dr Ouédraogo réclame purement et simplement sa libération car les raisons de sa détention, dit-il,  ne sont pas justifiées et en appelle même aux défenseurs de droits de l’Homme.

Sur un autre sujet, contrairement à ses habitudes, il s’est refusé de se prononcer sur l’indépendance du pays dont le soixantième anniversaire a été célébré ce 5 août 2020. «Qui suis-je aujourd’hui pour me prononcer ?. On m’a privé de mes droits de citoyen. Je veux d’abord recouvrer ma liberté», a-t-il laissé entendre.

Alors que la position de l’homme sur le sujet a toujours été claire : «il n’y a jamais eu d’indépendance». Il a toujours préféré parler de décolonisation, allant quelque fois à brocarder l’initiative présidentielle de réécriture de l’histoire du pays après les cent ans d’indépendance du pays. On l’aura compris, Dr Ferdinand Ouédraogo fait partie de ceux et celles qui luttent à leurs façons  pour l’indépendance réelle du Burkina Faso dans tous  les domaines, y compris économique.

Burkina Demain

5 août 1960 : Proclamation de l’indépendance du pays par Maurice Yaméogo

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Feu Maurice Yaméogo, père de l’indépendance de l’ex-Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso

5 août 1960 – 5 août 2020. Cela fera 60 ans ce mercredi, jour pour jour,  que Maurice Yaméogo, premier président de l’ex-Haute Volta, actuellement Burkina Faso, a proclamé l’indépendance du pays, alors sous le joug colonial français.

Feu Maurice Yaméogo, père de l’indépendance de l’ex-Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso

A l’occasion de la commémoration de ce 60e  anniversaire de l’accession du Burkina à la souveraineté internationale, nous vous proposons cette proclamation solennelle de feu Maurice Yaméogo,  premier président, père de l’indépendance :

«Aujourd’hui, 5 août 1960, à zéro heure, au nom du droit naturel de l’homme à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, je proclame solennellement l’indépendance de la République de Haute-Volta. Neuf siècles d’histoire ont révélé au monde la valeur morale de l’homme voltaïque. Au nom de cette morale à partir de laquelle nous voulons bâtir notre nation, j’exprime ma profonde reconnaissance à tous les artisans de notre indépendance nationale.

A la France, au Général de Gaulle, dont le courage et la magnifique lucidité lui valent l’immortalité devant l’histoire, à toutes les nations qui nous assistent, au clergé qui fournit à ce pays sa première élite avec les moyens du bord, aux professeurs français, qui, patiemment, ont façonné les responsables de ce pays, à nos chefs traditionnels qui ont su sauvegarder l’intégrité de notre Etat contre les atteintes de l’extérieur, aux anciens combattants et anciens militaires, toujours fidèles à l’honneur, à tous nos parlementaires, aux militants politiques de tous les échelons, aux vaillants combattants qui sont morts pour le triomphe de notre liberté, j’adresse, au nom du gouvernement, l’hommage de ma profonde gratitude. “Vive la Haute-Volta indépendante, vive la France, vive la fraternité des peuples de la terre».

Burkina : Le Pr Jean Baptiste Kienthéga tire sa révérence à l’âge de 73 ans

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Le Pr Jean Baptiste Kienthéga a tiré sa révérence ce 5 août 2020 à l’âge de 73 ans

La triste nouvelle est tombée ce 5 août, jour de la célébration du soixantième anniversaire de l’accession de l’indépendance du Burkina Faso, ex-Haute Volta. Il s’agit de la disparition à l’âge de 73 ans l’éminent professeur en archéologie et en histoire Jean Baptiste Kienthéga.

Le Pr Jean Baptiste Kienthéga a tiré sa révérence ce 5 août 2020 à l’âge de 73 ans

Le Pr Jean Baptiste Kienthéga, qui vient de  tirer sa révérence à  73 ans ce jour historique du 5 août, fait partie de ceux qui ont écrit les lettres de noblesse de l’archéologie, de l’histoire et de la culture burkinabè et africaine.

«Le Burkina perd ce jour (05 août 2020), un de ses valeureux fils, le professeur Jean-Baptiste Kienthéga. Il a énormement contribué au plan  scientifique à la validation en 2009 du dossier d’inscription des Ruines de Loropéni (Sud-ouest) au patrimoine mondial de l’UNESCO», reconnaîtra le ministre de la culture  Abdoul Karim Sango, à l’annonce de la disparition du natif de Yako.

Professeur  titulaire en archéologie et histoire pendant de nombreuses décennies à l’Université Joseph Ki-Zerbo, Jean Baptiste Kienthéga avait été admis en retraite en 2010  après  42 ans de bons et loyaux  services rendus à la Nation. L’annonce de sa disparition a suscité un concert d’hommages à son endroit.

Burkina Demain

Violences faites aux femmes et  jeunes filles : L’AFJ/BF en appelle à la mobilisation contre ces actes

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L’Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) se dit consternée  face à la multiplication  ces derniers mois  des cas de  violences faites aux femmes et  jeunes filles dans le pays, et «en appelle à la mobilisation de tous contre ces actes qui constituent des atteintes graves à l’intégrité physique et à la dignité des filles et des femmes». Plus d’infos dans ce communiqué de presse.

«Communiqué

Ouagadougou, le 29 Juillet 2020

Depuis quelques mois, les violences faites aux femmes et aux jeunes filles sont en recrudescence au Burkina Faso, en témoigne les cas relatés dans les médias et les réseaux sociaux. Ainsi, en octobre 2019, le Journal Sidwaya relatait les cas de deux viols sur des filles âgées de 10 et 15 ans et du décès de la plus jeune ayant été retrouvée le lendemain sans sexe.

Ces faits se sont malheureusement reproduits au début du mois de Juillet 2020. En effet, la Ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, par communiqué, portait à la connaissance de l’opinion publique des cas de viol de petites filles âgées respectivement de 3, 5 et 8 ans dans la région de la Boucle du Mouhoun et du décès de la plus jeune d’entre elles. Elle relatait également l’agression à la machette d’une jeune fille de 17 ans.

Toujours au cours du mois de Juillet 2020, c’est la diffusion d’un documentaire dans l’émission Enquête d’Afrique sur la chaine Canal + qui choquait l’opinion publique. Il était sujet d’une jeune fille victime d’inceste et forcée par sa famille d’abandonner le bébé issu de ce viol. Et nous n’oublions pas les violences perpétrées envers des femmes, notamment des personnes âgées, accusées de sorcelleries et bastonnées sur la place publique.

En tant que structure de promotion et de défense des droits de la femme et de la jeune fille, la multiplication de ces faits suscite la désolation et la consternation au sein de l’Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ/BF). Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite beaucoup de courage aux survivantes de violences et à leurs proches.

L’AFJ/BF félicite les autorités pour leur engagement et leur promptitude dans la résolution de faits. Elle les invite à poursuivre leur effort afin que les femmes et les jeunes filles puissent jouir de leurs droits et ce conformément aux engagements pris par le pays. Elle exhorte également les populations en général et les victimes elles-mêmes à dénoncer ces violences afin que les coupables puissent être retrouvés et condamnés à hauteur des faits qui leurs sont reprochés.

Nous portons à la connaissance des populations notamment les filles et les femmes, de l’existence de nos cliniques juridiques (Bobo Dioulasso 20.95.60.60, Ouagadougou : 25.36.15.56) pour les accompagner par l’assistance juridique, psychologique et judiciaire.

L’AFJ/BF en appelle à la mobilisation de tous contre ces actes qui constituent des atteintes graves à l’intégrité physique et à la dignité des filles et des femmes. Il s’agit de nos mères, de nos épouses, de nos filles, de nos sœurs et nous devons tous nous engager à leur garantir la paix, la sécurité pour leur plein épanouissement.

Ensemble, disons non aux violences faites aux femmes et aux filles.

 

Pour le Bureau Exécutif National

W.Cécile THIOMBIANO/YOUGBARE

 Secrétaire Générale»

4 août 1983 : Voici la déclaration de prise du pouvoir des Sankara

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Thomas Sankara et ses compagnons révolutionnaires ont fait cette déclaration à leur prise de pouvoir le 4 août 1983

Au terme d’un processus, un groupe de jeunes militaires voltaïques dont les capitaines Thomas Sankara et Blaise Compaoré s’empara le 4 août 1983 du pouvoir d’Etat par un coup d’Etat et proclama la Révolution. Voici leur déclaration de prise du pouvoir, la déclaration du 4 août 1983.

Thomas Sankara et ses compagnons révolutionnaires ont fait cette déclaration à leur prise de pouvoir le 4 août 1983

 «Peuple de Haute-Volta ! 

Aujourd’hui encore, les soldats, sous-officiers et officiers de l’Armée nationale et des forces para-militaires se sont vus obligés d’intervenir dans la conduite des affaires de l’Etat pour rendre à notre pays son indépendance et sa liberté et à notre peuple sa dignité.

En effet, ces objectifs patriotiques et progressistes qui ont justifié l’avènement du Conseil du salut du peuple (CSP) le 7 novembre 1982, ont été trahis le 17 mai 1983, soit seulement six mois après, par des individus farouchement hostiles aux intérêts du peuple voltaïque et à ses aspirations à la démocratie et à la liberté.

Ces individus, vous les connaissez, car ils se sont frauduleusement introduits dans l’Histoire de notre peuple ; ils s’y sont tristement illustrés, d’abord par leur politique à double face, ensuite, par leur alliance ouverte avec toutes les forces conservatrices réactionnaires qui ne savent rien faire d’autre que de servir les intérêts des ennemis du peuple, les intérêts de la domination étrangère, et du néo-colonialisme.

Aujourd’hui, 4 août 1983, les soldats, sous-officiers et officiers de toutes les armes et de toutes les unités, dans un élan patriotique, ont décidé de balayer le régime impopulaire, le régime de soumission et d’aplatissement, mis en place depuis le 17 mai 1983 par le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo sous la houlette du colonel Gabriel Somé Yoryan et de ses hommes de main.

“Les soldats patriotes ont lavé l’honneur de notre peuple”

Aujourd’hui, 4 août 1983, des soldats, sous-officiers et officiers patriotes et progressistes ont ainsi lavé l’honneur de notre peuple et de son armée et leur ont rendu leur dignité, leur permettant de retrouver le respect et la considération que chacun, en Haute-Volta comme à l’étranger leur portait du 7 novembre 1982 au 17 mai 1983.

Pour réaliser ces objectifs d’honneur, de dignité, d’indépendance véritable et de progrès pour la Haute-Volta et pour son peuple, le mouvement actuel des Forces armées voltaïques tirant les leçons des amères expériences du CSP, a constitué ce jour, 4 août 1983, le Conseil national de la révolution (CNR) qui assume désormais le pouvoir d’État, en même temps qu’il mette fin au fantomatique régime du CSP du médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo qui l’avait du reste arbitrairement dissous.

Le peuple doit soutenir de CNR

Peuple de Haute-Volta, le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous’.

Conserver les relations et les accords internationaux

Sur le plan international, le Conseil national de la révolution proclame son engagement à respecter les accords qui lient notre pays aux autres États. Il maintient également l’adhésion de notre pays aux organisations régionales, continentales et internationales.

Le Conseil national de la révolution n’est dirigé contre aucun pays, aucun État ou peuple. Il proclame sa solidarité avec tous les peuples, sa volonté de vivre en paix, et en bonne amitié avec tous les pays et notamment avec tous les pays voisins de la Haute-Volta.*

Notre objectif la défense des intérêts du peuple voltaïque…

La raison fondamentale et l’objectif du Conseil national de la révolution, c’est la défense des intérêts du peuple voltaïque, la réalisation de ses profondes aspirations à la liberté, à l’indépendance véritable et au progrès économique et social.

Peuple de Haute-Volta ! Tous en avant avec le Conseil national de la révolution pour le grand combat patriotique, pour l’avenir radieux de notre pays.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Vive le peuple voltaïque !

Vive le Conseil national de la révolution ! »

Coronavirus au Burkina : Au total 54 décès à la date du 1er août

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3 nouveaux cas confirmés et 1 nouveau décès. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 1er août  2020. 

 A la date du 1e’ août, le nombre total des guérisons depuis l’apparition de la Covid-19 au Burkina Faso demeure 947, aucune nouvelle guérison n’ayant été enregistrée.

Toujours à la date du 1er août, 3 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés,  faisant passer le nombre total des cas confirmés  à  1153.

A la date du 1er août, le nombre total des  décès depuis le 9 mars passe à 54, un nouveau décès ayant été enregistré à cette date.

Burkina Demain 

Hivernage : Comment  réduire la capacité de nuisance des terroristes ?

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Le 22 novembre 2020, les Burkinabè ont rendez-vous dans les urnes pour les  élections couplées. Mais au regard des attaques terroristes dont le pays est régulièrement victime, de nombreux compatriotes sont pour le moins sceptiques quant au bon déroulement de ces consultations.

 

Quelle pourrait être la perspective d’évolution du terrorisme en considérant la période hivernale actuelle ? Que convient-il de faire pour une meilleure sécurisation du processus électoral ?

La période d’hivernage n’est pas du tout une période d’hibernation pour les terroristes. Bien au contraire. Pour eux, il n y a ni trêve ni répit.  Certains cours d’eau limitant leur mobilité, les terroristes procèdent  généralement par la pose d’engins explosifs improvisés ou par des embuscades. En ce sens, l’hivernage 2019 a été particulièrement meurtrier pour les populations du  Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Cette année, les terroristes viennent de se  signaler dans  la commune de Tangaye (région du nord du Burkina Faso). Le 3 août, six enfants ont été tués  et quatre autres  blessés dans l’explosion d’une mine artisanale. Certains  enfants conduisaient un troupeau d’animaux pendant que d’autres étaient  à bord d’une charrette quand ils ont été surpris par la détonation. En début juillet, dans la région de l’Est, les terroristes s’en étaient pris au convoi du président du conseil supérieur de la communication (CSC).

La relative accalmie observée pendant l’hivernage permet en réalité aux terroristes  de se réorganiser, d’identifier de nouvelles cibles, de  s’incruster dans les communautés pour faire du recrutement,…  Avec la perspective des élections,  le harcèlement contre les FDS, les embuscades, l’usage de IED vont sans doute s’amplifier.

Connaissant le mode opératoire de l’ennemi, il appartient aujourd’hui aux unités déployées sur les différents théâtres d’opération d’exploiter la période hivernale à leur avantage. Les grands théoriciens de la stratégie depuis Sun Tse, dans L’Art de la guerre, au Ve siècle av. J.-C., ont montré qu’une manœuvre  réussissait à moindre coût lorsque les données naturelles étaient exploitées avec audace. Il existe ainsi une permanence dans la conception de la guerre qui consiste à se servir de l’environnement comme une arme de guerre. Les doctrines militaires définissent des procédés tactiques afin de créer une « contre-mobilité » et ralentir ou arrêter la manœuvre  adversaire.  Dès l’Antiquité, l’empoisonnement des puits, le détournement des eaux et le défrichement par le feu sont des moyens tactiques récurrents.

Dans toutes les guerres, l’environnement devient un des moyens de se défendre ou de diminuer les capacités de l’adversaire. La provocation d’inondations comme arme de guerre en est un exemple significatif. Dans L’Art de la guerre, Sun Tse insiste, en effet, sur le rôle de la géographie, et en particulier sur les dispositions atmosphériques. Ainsi dégage-t-il cinq facteurs à prendre en compte préalablement à tout engagement : 1) l’influence morale, 2) les conditions météorologiques, 3) le terrain, 4) le commandement et 5) la doctrine. L’ordre n’est pas anodin.

L’ANR au coeur du dispositif de sécurisation des élections

 Par nature, une élection est vulnérable en de nombreux aspects. L’analyse de mesures de sécurité électorale efficaces doit se baser sur l’information et l’expertise provenant de différents domaines. Il est hautement avantageux de privilégier un niveau élevé de communication et de coordination parmi les responsables de l’administration et de la sécurité.

L’analyse et la planification de sécurité ne peuvent être efficaces si on y consacre qu’un court moment avant le début de la période électorale, et ne peut pas dépendre de stratégies réactives. Anticiper et prévenir les risques à la sécurité, mitiger leurs impacts ou les probabilités que ces risques se concrétisent est un effort stratégique que doivent faire l’administration électorale et ses partenaires de sécurité. La stratégie de sécurisation des élections peut reposer sur la combinaison de 3 principes majeurs :

-évaluer la menace terroriste

-connaître les vulnérabilités des principales cibles potentielles d’attaque terroriste afin de les réduire ;

-déterminer un dispositif de sécurité répondant au niveau de risque.

L’Agence Nationale de Renseignement devra impérativement être au centre de ce dispositif.  En 2015, le Burkina Faso avait mobilisé 25000 agents pour sécuriser les élections. En 2020, le contexte a radicalement changé avec les  nombreuses attaques terroristes. Les potentielles menaces sont alors décuplées. Celles-ci peuvent porter sur l’intégrité physique des leaders politiques ou certains membres de la CENI, sur les observateurs ou encore sur les journalistes.

Certaines personnes indélicates pourraient aussi tenter d’empêcher l’acheminement du matériel électoral, voler le matériel électoral, utiliser les médias à des fins de propagande néfastes ou encore  refuser de reconnaître les résultats issus des urnes.

Le dispositif de sécurisation doit regrouper toutes les forces de défense et de sécurité : gendarmerie,  police, militaires (armée de terre, armée de l’air, groupement central des armées),  paramilitaires (eaux et forêts, douanes, police municipale, garde de sécurité pénitentiaire) personnel retraité des forces de sécurité et des forces armées. Les forces anti-terroristes doivent demeurer en alerte maximale. Le Burkina Faso doit impérativement relever le défi d’élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant- chercheur

Ouagadougou

Politique : Le SENS officiellement lancé

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Au lancement du SENS ce dimanche 2 août 2020

Annoncé il y a quelques jours, le mouvement politique ‘’ Servir Et Non se Servir’’ (SENS) a été officiellement porté sur les fonts baptismaux ce dimanche 2 août 2020 à Ouagadougou. Me Guy Hervé Kam, ancien porte-parole du Balai Citoyen, est le coordonnateur du SENS. Voici la composition de la coordination nationale provisoire du nouveau politique qui entend présenter des candidatures aux législatives à venir.

Au lancement du SENS ce dimanche 2 août 2020

Composition de la Coordination Nationale Provisoire du Mouvement

– Coordonnateur National : Kam Guy Hervé

– Coordonnateur National Adjoint : Maiga Abdoul

– Secrétaire National en Charge de l’orientation Politique : Yogo Guy

– Secrétaire National en charge de l’Organisation : Barry Idrissa

– Secrétaire Nationale en charge de la Communication : Tamboura Aicha

– Secrétaire National en charge de la Jeunesse  : Mounian Daouda

– La Coordonnatrice  de la Jeunesse du Mouvement : Tiemtore Elsa

– Secrétaire Nationale en charge des Femmes : Tiendrebeogo Judith

– Coordinatrice des femmes du Mouvement : KY Blandine

– Trésorière Nationale, responsable de la mobilisation financière : Koalga Richard

– Secrétaire National en charge du Panafricanisme et des Relations Extérieures : Somet Yoporeka