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Compte rendu du Conseil des ministres du 7 octobre 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,   le mercredi 07 octobre 2020, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 13 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour,  entendu des communications orales,  procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DIX (10) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– un décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT).

L’adoption de ce décret permet de doter l’ADCT de textes règlementaires lui permettant de remplir efficacement ses missions.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un décret portant révision des modalités de reclassement des Assistants de police dans le corps des Officiers de police.

L’adoption de ce décret permet de régulariser la carrière des Officiers de police et de réparer le préjudice subi par ces derniers dans l’application des dispositions de la loi n°045-2010/AN du 14 décembre 2010 portant statut du personnel de la Police nationale.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Justice :

– un décret portant nomination de Chefs de greffe.

L’adoption de ce décret permet la nomination de huit (08) greffiers en chef dans les fonctions de Chef de greffe des tribunaux de Grande instance de Ouaga II, de Pô, de Tenkodogo, de Diébougou, de Banfora, de Yako, du Tribunal de commerce de Ouagadougou et du Tribunal du travail de Ouagadougou.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un décret portant déclaration d’utilité publique le projet d’aménagement et de bitumage du Boulevard des Tansoba, tronçon entre la Route nationale (RN) n°03 et l’Echangeur du Nord, dénommé Rocade Nord, dans l’arrondissement n°04 de la commune de Ouagadougou.

Ce projet couvre une superficie de 77,124 hectares sur un linéaire total de 10,500 km et traverse les quartiers Kossodo (secteur n°17) et Tanghin (secteur n°19 et n°20) de Ouagadougou.

L’adoption de ce décret de déclaration d’utilité publique permettra d’engager la procédure d’expropriation et la mise en œuvre effective de ce projet.

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de don n°TFB2545 conclu le 04 août 2020 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) agissant en tant qu’entité accréditée du Fonds vert pour le climat pour le financement du Projet de renforcement de la résilience climatique au Burkina Faso.

D’un montant de 22,500 millions USD soit 12,375 milliards de   F CFA, ce don de l’Association internationale de développement est destiné au financement du Projet de renforcement de la résilience climatique au Burkina Faso. Ce projet vise à améliorer les prévisions météorologiques et climatiques, à contribuer à la mise en place de systèmes d’alerte précoce et à renforcer les capacités de riposte des communautés face aux effets du changement climatique.

– un décret portant référentiel d’alignement des indemnités des agents des établissements publics de l’Etat (EPE) sur celles des agents de la Fonction publique d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en vue de l’harmonisation des indemnités à servir aux agents des EPE avec celles des agents publics de l’Etat.

– un décret portant création de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT).

L’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales vient en remplacement du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales.

L’adoption de ce décret permet de mettre en place une structure plus dynamique lui permettant d’assurer efficacement ses missions.

– un projet de loi portant ratification de la convention de prêt conclue le 29 septembre 2020 entre le Burkina Faso et la République Populaire de Chine (RPC) à travers EXIMBANK CHINE pour le financement du projet SMART BURKINA.

Le projet SMART BURKINA vise à améliorer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.

Il est prévu pour une durée de 54 mois avec un montant de cinquantedeux milliards trois cent cinquante-un millions huit cent dix mille vingt-quatre (52 351 810 024) F CFA. La durée du remboursement du prêt est de 20 ans avec un différé de 05 ans.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.5. Pour le compte du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

– un rapport relatif à l’organisation du deuxième Forum national des personnes handicapées 2020.

Le deuxième Forum national des personnes handicapées se tiendra les 26 et 27 octobre 2020 à Ouagadougou sous le thème : « Protection et promotion des personnes handicapées dans un contexte de crise sécuritaire : défis et perspectives ».

Cette édition permettra de faire le bilan de la mise en œuvre des engagements pris lors de la 1ère édition en 2018 à travers les foras dans les 13 régions du Burkina Faso et de recueillir les préoccupations à soumettre au Président du Faso lors du dialogue direct.

I.1.6. Pour le compte du ministère des Droits humains et de la promotion civique :

– un rapport relatif à l’organisation de la Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC) édition 2020.

Les activités entrant dans le cadre de l’édition 2020 de la SENAC se dérouleront du 12 au 16 octobre 2020 dans les 13 régions du Burkina

Faso sous le thème : « Rôle et responsabilité des différents acteurs pour des élections apaisées dans un contexte de défis sécuritaire et sanitaire ».

La cérémonie officielle de la SENAC 2020, prévue le 12 octobre à

Bobo-Dioulasso est placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

 

I.COMMUNICATIONS ORALES

 

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a présenté au Conseil la situation issue de la destruction de la mosquée de Panzani, arrondissement n°09 de Ouagadougou.

Le Conseil désapprouve la destruction d’un lieu de culte quelles que soient les raisons qui ont conduit à cette situation.

Une procédure est mise en œuvre pour que la propriété du terrain revienne à l’Etat, dans le respect des procédures en la matière.

Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour une gestion apaisée de cette situation.

Il appelle à la retenue et à la responsabilité individuelle de chaque Burkinabè dans la recherche de la paix et le maintien de la cohésion sociale.

II.2. Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a informé le Conseil de la survenue d’un accident de la circulation dans la nuit du 06 au 07 octobre 2020 en territoire ivoirien.

Le bilan provisoire de la collision entre un car de transport et un camion porte-char est de plus d’une dizaine de ressortissants burkinabè décédés et de nombreux blessés.

Le Consulat du Burkina à Bouaké et l’Ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire apportent à nos ressortissants tout le soutien nécessaire.

Le gouvernement présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

II.3. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil le bilan de la rentrée scolaire 2020-2021 à la date du 05 octobre 2020.

Il a présenté le point de la production des masques de protection, de la distribution des manuels scolaires, de la mise en œuvre des mesures barrières et de la situation des écoles fermées.

Le Conseil félicite les différents acteurs qui ont concouru à l’effectivité de la rentrée et souhaite une bonne année scolaire à l’ensemble du système éducatif.

II.4. Le ministre de la Santé a présenté au Conseil le point de la gestion de l’épidémie de Coronavirus (COVID-19).

Les activités réalisées au cours de la période du 16 septembre au 06 octobre 2020 sont essentiellement celles de prévention et de riposte à la COVID-19.

Au regard de l’évolution actuelle de la maladie, le Conseil invite les acteurs concernés à poursuivre le renforcement des activités de communication et de sensibilisation sur le respect des mesures barrières dans toutes les régions, la surveillance et le renforcement de l’engagement communautaire.

II.5. Le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles a fait au Conseil le point des préparatifs de l’organisation de la 40ème édition de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA).

Placée sous le thème : « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble,

Agir  pour  l’Avenir », cette journée marque également le 75ème anniversaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO).

La JMA se tiendra le 16 octobre 2020 à Dédougou, chef-lieu de la Région de la Boucle du Mouhoun.

Le ministre a également informé le Conseil de la mise en place du Conseil d’administration de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA) du Burkina Faso.

II.6. Le ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la 23ème Journée internationale de la femme rurale, le 15 octobre 2020.

Au Burkina Faso, cette commémoration se tiendra à Banfora, Région des Cascades, sous le thème : « Quelles stratégies de résilience des femmes rurales dans un contexte d’insécurité, de changements climatiques et de COVID-19 ?».

 

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Brahima SAWADOGO, Mle 111 292 B, Greffier en chef, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Ouaga II ;

– Monsieur Démagori GNISSE, Mle 238 089 C, Greffier en chef, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Pô et cumulativement Chef de greffe du Tribunal administratif de Pô ;

– Monsieur Séni DIALGA, Mle 59 819 H, Greffier en chef,  1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Tenkodogo et cumulativement Chef de greffe du Tribunal administratif de Tenkodogo ;

– Monsieur Badaoudou OUATTARA, Mle 225 919 L, Greffier en chef, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Banfora et cumulativement Chef de greffe du Tribunal administratif de Banfora ;

– Monsieur Salfo RABOGO, Mle 246 708 J, Greffier en chef,  1ère classe,  4ème échelon, est nommé Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Yako et cumulativement Chef de greffe du Tribunal administratif de Yako ;

– Monsieur Hassamy KONDOMBO, Mle 59 821 C, Greffier en chef,  1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Diébougou et cumulativement Chef de greffe du Tribunal administratif de Diébougou ;

– Madame Sambo Rasimata GUIRO/SANKARA, Mle 119 244 R, Greffier en chef, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Chef de greffe du Tribunal de commerce de Ouagadougou ;

– Madame  Claire  Yipénégné  OUEDRAOGO/KANSONON,

Mle 212 342 W, Greffier en chef, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chef de greffe du Tribunal du travail de Ouagadougou.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Mamadou TRAORE, Mle 247 162 N, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) ;

– Monsieur Labidi YONLI, Mle 219 334 E, Inspecteur du trésor,             1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF).

 

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Dofihouyan YE, Mle 33 957 Y, Ingénieur du génie rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,  Porte-parole du gouvernement

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’Ordre national

Présidentielle du 22 novembre : La CENI valide 14 candidatures

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Le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, faisait le point à la presse

Sur 23 dossiers de candidatures reçus par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), 14 ont été validés. Il s’agit notamment des candidatures de :

Le président de la CENI, Newton Ahmed Barry se prêtant aux questions des journalistes

1-BARRY Tahirou

2-DIABRE Zéphirin

3-Farama Ségui Ambroise

4-KABORE Roch Marc Christian

5-KAM Yéli Monique

6-KINDO Harouna

7-KOMBOIGO Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe

8-OUEDRAOGO Ablassé

9-OUEDRAOGO Gilbert Noel de Bonne Espérance Goulewindin

10-OUEDRAOGO Kadré Désiré

11-SESSOUMA Kiemdoro Do Pascal

12-SOMA Abdoulaye

13-TASSEMBEDO Claude Aimé

14-ZIDA Isaac Yacouba

Après cette étape de la CENI, c’est au Conseil constitutionnel que revient la décision

de valider la liste définitive des candidats à la présidentielle du 22 novembre 2020. Ce sont les candidats retenus par le Conseil constitutionnel qui pourront prendre au scrutin présidentiel.

Burkina Demain

La Paroisse Saint Jean XXIII prépare son jubilé d’or

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Les membres du comité d'organisation au cours de la conférence de presse

<<50 ans de grâces, à l’exemple de saint Jean XXIII, soyons des témoins vivants de notre foi>>; c’est sous ce thème que la Paroisse saint Jean XXIII organise le jubilé d’or. L’annonce a été faite ce 07 Octobre 2020 à Ouagadougou, par le comité d’organisation de l’événement.

Les membres du comité d’organisation au cours de la conférence de presse

La Paroisse saint Jean XXIII aura ses 50 ans d’existence en 2021. Afin d’honorer la tradition catholique selon laquelle la fête du Jubilé d’or doit avoir lieu chaque 50 ans, la Paroisse a décidé d’organiser cet événement du 11 Octobre 2020, date du lancement officiel, au 31 Octobre 2021. Pour ce cinquantenaire, les objectifs sont multiples. Il s’agit de poser une action de grâce au Seigneur pour avoir inspiré la création de la paroisse par le Cardinal Paul Zoungrana en 1969. C’est aussi le lieu de galvaniser les chrétiens à travers des activités mobilisatrices, de faire en sorte que la paroisse soit visible dans l’Archidiocèse de Ouagadougou et de poser par la postérité, les activités fortes sur les bâtis de la paroisse.

Une vue des participants à la conférence de presse

Pour le Curé Dominic Apee, le Jubilé est <<manière de se connaître, une manière de galvaniser tous les chrétiens ensembles, une manière de construire une famille, une manière de revivre>> sa foi. Le Jubilé est donc un événement que chaque chrétien est appelé à découvrir. Le président du conseil paroissial des laïcs, Joël Hector Traoré a ajouté que le Jubilé est une année de grâce, <<où Dieu demande à son peuple de s’asseoir et de demander les grâces>>. C’est, pour lui, une manière de remercier  le Seigneur, mais aussi un moment de rassemblement autour du Curé, pour aller de l’avant.

Toutefois, l’organisation de cet événement n’est pas sans difficulté. Selon la secrétaire générale, Valentine Koutou, les paroisses ne sont pas financées par l’Église, et sont de ce fait autonomes sur ce plan. Cette autonomie cause problème pour l’organisation de certaines activités comme il est cas pour le Jubilé. Pour ce faire, les organisateurs disent d’abord compter sur les prières pour arriver à bout de l’événement et appellent également à des contributions, notamment par des sponsors ou des dons.

Aziz Yoda

Burkina Demain

 Présidentielle 2020: La CENI à la tâche pour la validation des dossiers 

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Le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, faisait le point à la presse

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a lancé ce 06 octobre 2020 à Ouagadougou les travaux de validation des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 22 novembre 2020.

Le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, faisait le point à la presse

 Après la période de dépôt qui a pris fin le 02 Octobre dernier, l’heure est à la validation des dossiers de candidature pour la présidentielle. En effet, la commission mise en place par la CENI travaille d’arrache-pied depuis ce matin pour rendre disponible dans les délais la liste des candidats dont les dossiers auront été validés.

Il s’agit pour cette commission, a expliqué Yacouba Ouédraogo, directeur de communication de la CENI, d’examiner la composition du dossier de chaque candidat afin de se rassurer de la présence effective de toutes les pièces mentionnées dans les textes. À ce stade, aucune pièce d’un candidat ne peut être acceptée par la commission, a-t-il précisé. Pour cette étape, chaque candidat est appelé à être présent, mais a aussi la possibilité de se faire représenter.

Pour ce qui est de la transparence prônée par la CENI, cette étape n’est pas en reste. Tout compte fait, Ahmed Newton Barry, président de la structure a fait savoir que les travaux de validation s’opéreront conformément à la loi; la présence des différents candidats en est certainement le témoignage.

Des candidats de la présidentielle à la rencontre

 

Après ce travail, la CENI fera un rapport adressé au Conseil constitutionnel et le candidat qui ne sera pas satisfait de la suite donnée à son dossier aura la latitude d’interjeter recours auprès de ce dernier. Pour les candidats dont les dossiers seront validés, il faudra se préparer pour la prochaine étape car après validation de dossier il y a campagne à battre.

Aziz Yoda

 Burkina Demain 

 

Grande muette : Le Général Ali Traoré conduit à sa dernière demeure

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Le Général Ali Traoré a été conduit à sa dernière demeure ce mardi 6 octobre 2020

Décédé le 28 septembre dernier,  le Général Ali Traoré, ancien chef d’état major général des armées,  repose désormais au cimetière municipal de Ouagadougou où il a été inhumé ce mardi, après avoir été fait à titre posthume Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon.

Le Général Ali Traoré a été conduit à sa dernière demeure ce mardi 6 octobre 2020

Avant son enterrement ce mardi 6 octobre au Cimetière municipal de Gounghin, le Général Ali Traoré, décédé le 28 septembre à l’âge de 70 ans ; a eu droit des honneurs militaires et des hommages à lui rendus par les plus hautes autorités du pays qui ont assisté à la cérémonie.

Le Général Traoré a été élevé à titre posthume à la dignité de Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon.

Burkina Demain

Primature : Une délégation de AMGOLD  reçue par Christophe Dabiré

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Les membres de la délégation de IAMGOLD à sa sortie d'audience avec le Premier ministre Dabiré

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a reçue ce lundi 5 octobre 2020 en audience, une délégation de IAMGOLD conduite par le vice- président principal affaires internationales et développement durable, Oumar  Toguyeni. La délégation est venue échanger avec le chef du gouvernement sur les activités de la société minière dans notre pays.

Les membres de la délégation de IAMGOLD à sa sortie d’audience avec le Premier ministre Dabiré

Au cours de l’audience avec le Premier ministre Christophe Dabiré ce lundi 5 octobre 2020, le vice- président principal affaires internationales et développement durable, Oumar  Toguyeni, a fait le point des activités menées par la mine IAMGOLD.

«Nous avons fini cette année, un projet important d’adduction d’eau dans la région du Sahel, avec le soutien du gouvernement canadien, le ministère de l’eau, entre autres. 7 traitements d’eau ont été réalisés et mis à la disposition de la ville de Dori’’, a-t-il confié.

Le le vice- président principal affaires internationales et développement durable, Oumar  Toguyeni, se prêtant à la presse

Il a aussi saisi l’occasion de cette audience pour tracer les perspectives pour la poursuite des activités. «Nous allons faire des contributions à travers la remise de matériels anti-covid aux autorités sanitaires à Ouagadougou mais aussi à Dori  où nous avons pu rééquiper l’hôpital de cette avec une unité de réanimation et des unités d’anlyse du test  PCR. Cette semaine, nous allons faire la remise de ces matériels  aux différentes structures sanitaires», a-t-il ajouté.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Recherche scientifique : Dr Cyriaque Paré fait Chevalier de l’Ordre  des Palmes académiques  

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Dr Cyriaque Paré, chargé de recherche au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), fait partie des Chevaliers de l'Ordre des Palmes académiques

A l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, célébrée chaque 5 octobre, les ministères de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ont organisé ce lundi à Ouagadougou, une cérémonie de décoration pour reconnaître les mérites d’acteurs du monde de la recherche scientifique et de l’éducation. Au total, 250 agents été décorés dont 5 Officiers de l’Ordre des Palmes académiques et 245 Chevaliers de l’Ordre des Palmes académiques.

Dr Cyriaque Paré, chargé de recherche au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), fait partie des Chevaliers de l’Ordre des Palmes académiques

Au nombre des officiers figurait l’ancien ministre Jean Coulidiaty, et au nombre des Chevaliers, le fondateur du Faso.net, Dr Cyriaque Paré, chargé de recherche au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) ; et son collègue de l’Université Joseph Ki-Zerbo, Dr Firmin Gouba, ancien chef du Département Communication et Journalisme et actuel directeur de l’IPERMIC.

«Cette décoration représente la reconnaissance des efforts faits en matière de recherche. C’est aussi une interpellation à redoubler d’efforts pour le chemin qu’il reste à parcourir dans la profession de chercheur qui est passionnante et que j’ai embrassée  un peu tardivement. Cette profession rejoint un peu le journalisme en ce qu’il s’agit de rechercher, vérifier, écrire, etc. Comme dit l’adage, le journalisme mène  à tout à condition d’en sortir». Ce sont là des sentiments d’un récipiendaire, en l’occurrence  Dr Cyriaque Paré, chargé de recherche au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), par ailleurs fondateur du premier média en ligne du Burkina, Lefaso.net et fondateur de de l’Institut supérieur de la communication et du Multimédia (ISCOM).

Dr Firmin Gouba, ancien chef du Département Communication et Journalisme et actuel directeur de l’IPERMIC, a également été fait Chevalier de l’Ordre des Palmes académique

C’était ce lundi 5 octobre 2020 à l’Institut des sciences, à Ouagadougou, où eu la cérémonie de décoration de 250 agents du monde de la recherche scientifique et de l’éducation. 5 agents ont fait Officiers des Palmes dont l’ancien ministre Jean Coulidiaty. 245 agents ont été faits Chevaliers de l’Odre des Palmes académiques dont justement Dr Cyriaque Paré, chargé de recherche au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) ; et son collègue de l’Université Joseph Ki-Zerbo, Dr Firmin Gouba, ancien chef du Département Communication et Journalisme.

La présente cérémonie de décoration a été conjointement organisée par les les ministères de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, célébrée chaque 5 octobre.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

50 ans de la SNV : Les fleurs et espérances des acteurs de l’énergie !

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Francis Sempore, consultant ayant participé au plaidoyer des OSC mené avec la SNV

S’il y a des acteurs qui ont accueilli avec joie la célébration du jubilé d’or de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) au Burkina Faso ; c’est bien ceux du secteur de l’énergie et des énergies renouvelables pour avoir travaillé avec l’organisation. Certains d’entre eux apportent à l’occasion de ce cinquantenaire leurs fleurs et expriment leurs espérances pour la suite.  

Francis Sempore, consultant «Notre reconnaissance à cette organisation qui travaille pour le bien-être des populations»

Francis Sempore, consultant ayant participé au plaidoyer des OSC mené avec la SNV

«Je voudrais dire bonne fête à la SNV pour son cinquantenaire et traduire vraiment notre reconnaissance à cette organisation qui travaille pour le bien-être des populations car, toutes ses actions sont orientées au service ses populations rurales et urbaines. Personnellement, j’ai eu la chance de contribuer à la mise en œuvre  de leur plaidoyer pour le bien-être des populations».

Fossène Tou, chargé de la mobilisation sociale et du plaidoyer de l’AGEREF-LC «Nous espérons que la SNV s’arrêtera pas en si bon chemin»

Fossène Tou, chargé de la mobilisation sociale et du plaidoyer de l’AGEREF-LC

«C’est d’abord souhaiter joyeux anniversaire à la SNV pour ses cinquante ans de présence au Burkina Faso. Dans les thématiques majeures de développement telles que la santé, l’eau, l’hygiène, l’agriculture, les énergies renouvelables, la SNV a apporté sa contribution pour aider à résoudre un certain nombre de problèmes. Certes, il y a encore beaucoup à faire dans ces domaines, mais les résultats obtenus par la SNV au cours de ces 50 ans, sont appréciables et nous devons vraiment les féliciter. Nous espérons aussi que la SNV va continuer dans cette dynamique pour apporter le développement au niveau local, pour les communautés les plus vulnérables, les communautés qui sont dans le besoin».

Boureima Kabré, directeur de BETA : «La SNV a fait beaucoup de choses dans ce pays»

Boureima Kabré, directeur de BETA

«Ce évènement de cinquantenaire se mérite parce que la SNV quand même a fait beaucoup de choses dans ce pays. J’ai connu la SNV dans les années 85 où j’ai eu à collaborer avec eux dans certains domaines, notamment de la formation des femmes. Aujourd’hui, je me retrouve encore au cœur de leurs activités à travers la diffusion, la promotion des énergies renouvelables certifiées. Ce qui mérite de célébrer avec eux cet anniversaire. Je les félicite vraiment pour ce qu’ils ont fait. Nous espérons que pour les 50 autres années qui viennent, ce sera l’apothéose de cette organisation. Que ce soit dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine de l’environnement, dans le domaine de l’eau, dans le domaine de l’énergie, bref, la SNV s’est vraiment impliquée au cœur du développement des populations. Ce qui est encore extraordinaire, c’est que leur intervention vise un développement durable. C’est vraiment l’une des organisations qui a su s’intéresser au vrai développement durable au sens propre. C’est une très bonne chose. Et c’est le pays, le monde entier qui gagne».

 Yacouba Sanon, Coordonnateur de VARENA ASSO : «Les acquis de la SNV sont indiscutables»

Yacouba Sanon, Coordonnateur de VARENA ASSO

«La SNV est un partenaire de longue date. C’est une organisation qui est présente au Burkina Faso depuis plusieurs décennies. Tout le monde connaît l’ampleur des activités de la SNV, tout le pays étant couvert par cette organisation. Les acquis aussi de cette organisation ne sont plus à discutés. Ils contribuent beaucoup au développement du Burkina Faso. Nous avons aussi travaillé beaucoup avec cette organisation. Les bénéficiaires sont fiers de l’organisation. Nous souhaitons vraiment que cette organisation se renforce encore plus et appuie vraiment les organisations de la société pour renforcer leurs capacités et aussi prendre le relai une fois que, peut-être,  la SNV va quitter le Burkina Faso.

Avec la SNV Burkina Faso, ce que nous pouvons noter comme acquis, c’est le développement d’un certain nombre d’approches de développement que nous particulièrement, continuons à mettre en œuvre sur le terrain. C’est une organisation pionnière dans l’approche participative. Tout le monde a connu le développement des outils qui permettent une vraie participation des communautés à la base pour la définition et la mise en œuvre des différents projets. Ce sont des acquis indiscutables. Il y aussi la réalisation des infrastructures grâce aux différents programmes de la SNV, ainsi qu’à l’appui technique et renforcement des capacités à travers les formations».                                                      

Claver Zoubga, ADIS AMUS : «Nous apprécions fortement l’action de la SNV»

Claver Zoubga, responsable d’ADIS AMUS

«Cinquante ans, c’est toute une sagesse qui accompagne le développement au niveau du Burkina Faso. La SNV a beaucoup apporté à la Coalition CNPDER. Elle nous a permis de mettre en éveille le gouvernement burkinabè pour qu’il y ait un véritable élan sur la question des énergies renouvelables. Nous devons les prendre en grande considération, tout comme l’eau pour les questions de développement au niveau du Burkina Faso. Nous apprécions très fortement l’action de la SNV, au regard notamment des résultats probants enregistrés, que ce soit dans le domaine de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie. Bon vent à la SNV ! Que les forces continuent de nous aider à avancer ! ».

Honoré Bonkoungou, Chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun, ancien employé de la SNV :  «La SNV ne fait pas dans le saupoudrage»

Honoré Bonkoungou, Chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun

«C’est vraiment une très belle initiative de commémorer le cinquantenaire de la SNV dans le Sahel et au Burkina Faso de façon particulière, qui montre que cette structure a eu une présence continue en matière d’appui  au développement sur diverses questions au Burkina Faso. L’intervention de la SNV est beaucoup à apprécier parce que, quand vous regardez  tout au long de ces 50 années, elle a pu apporter sa contribution pour défendre la cause des plus faibles en prenant en compte des problématiques qui étaient faiblement traités par l’ensemble des acteurs du développement. Pour ce qui concerne par exemple le domaine des énergies renouvelables où j’ai travaillé à la SNV, il y a eu la prise en compte des problématiques par exemple des hors réseau pour des solutions les plus petites possibles et les plus accessibles possibles  par les populations au dernier kilomètre. Je veux parler par là des PICO-PV qui étaient sous-estimés, qui n’étaient pas prises en compte dans l’ensemble des problématiques en matière d’accès aux énergies. Et la SNV a travaillé à contribuer à promouvoir ce genre de solutions qui sont accessibles aux plus pauvres et qui sont des solutions efficaces. C’est une structure qui a une belle vision, qui vraiment travaille à prendre en compte les problématiques faiblement traités. Pour moi, l’action de la SNV est appréciable. Cette présence pendant cinquante ans prouve que c’est une structure qui veut des résultats. Elle ne fait pas dans le saupoudrage. Elle reste pour accompagner et impacter le maximum possible. L’action de la SNV est vraiment à féliciter. Joyeux anniversaire à la SNV pour ses 50 ans ! »

David Gnoumou, point focal de l’énergie au MENAPL : «Nous remercions la SNV pour toutes ses actions»

David Gnoumou, point focal de l’énergie au MENAPL

« Cinquante ans d’accompagnement au développement dans un pays, c’est énorme. La SNV a beaucoup contribué dans le développement des capacités dans de nombreux secteurs dont le secteur des énergies renouvelables. Nous remercions la SNV pour toutes ces actions. Nous souhaitons que la SNV continue son appui pour le développement du Burkina Faso. Félicitations à la SNV pour ce qui a été fait et joyeux anniversaires aux responsables et personnels de la SNV ! »

Almamy Sanou, point focal CNPDER BF au ministère de la jeunesse : «Si la SNV n’existait pas, il fallait la créer»

Almamy Sanou, point focal CNPDER BF au ministère de la jeunesse

«La SNV est un partenaire important pour les questions de développement de ce pays. La SNV intervient dans plusieurs domaines : la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le pastoralisme, les énergies renouvelables. Je voudrais m’appesantir sur le domaine des énergies renouvelables où la SNV et les OSC font une œuvre utile avec le plaidoyer qu’elles mènent pour faire en sorte à trouver une alternative à la question énergétique. Quand on parle de développement, on ne peut pas ne pas parler des facteurs de production, des coûts de production. Et la question énergétique occupe une très place à ce niveau. L’énergie étant le véritable facteur de production, des efforts doivent être déployés dans ce sens pour faire en sorte que nous puissions connaître le développement, en ce sens que nos entreprises sont désormais compétitives en matière de production et pourront même se positionner sur le marché sous- régional et international. La SNV est un partenaire à situer au plus haut sommet dans le vivier des partenaires qui accompagnent le Burkina Faso dans sa quête pour le développement. Si la SNV n’existait pas, il fallait la créer. Félicitations à la SNV ! Cinquante ans, ce n’est pas cinquante jours».

Félicité Ilboudo, Cheffe de projet OCADES Dédougou : «L’action de la SNV a vraiment un impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations»

Félicité Ilboudo, Cheffe de projet OCADES Dédougou

 «Je voudrais d’abord féliciter la SNV pour avoir tenu, lutté avec la population et pour la population. Je voudrais ensuite les féliciter pour leur courage parce que travailler cinquante ans dans le développement, surtout auprès des populations rurales, ce n’est pas évident. La dernière fois, la directrice disait à juste titre qu’elle était fière de la célébration de ces cinquante ans parce que, malgré les haut et les bas que le Sahel et le Burkina ont connus, ils ne se sont pas retirés.  Il y a eu des endroits où quand ça chauffe, les partenaires se retirent. Mais, là ils sont restés avec les populations, souffrir avec elles au moment que ça ne va pas et quand ça va ils reprennent leur place et continuent leur travail. Félicitations à la SNV, nous les encourageons à poursuivre parce qu’ils  font a vraiment un impact réel sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Que ce soit dans le domaine agricole, ou dans le domaine l’énergie ou de l’élevage, il y a vraiment un impact».

Propos recueillis par Martin Philippe

Burkina Demain

Décès de Aminata Guelwaré : La NAFA condamne le manque de respect des droits humains

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Ce communiqué de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) est relatif au décès de la militante CDP Aminata Guelwaré. Lisez plutôt !

«Communiqué de la NAFA sur le décès de Aminata Guelwaré

C’est avec une immense tristesse et une profonde consternation que la Nouvelle Alliance du Faso, (NAFA) a appris le décès ce samedi 3 octobre 2020 de Mme Aminata Guelwaré, militante du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP). Incarcérée à la Maison d’Arrêt et Correction de Ouagadougou (MACO) dans le cadre du procès du putsch du 16 septembre 2015, Mme Aminata Guelwaré qui souffrait de maladie avait en vain demandé l’autorisation pour aller se soigner convenablement et malheureusement, le pire lui est arrivé sans que ce droit ne lui soit accordé.

En cette douloureuse circonstance, la NAFA au nom de l’ensemble des militantes et militants, notamment aux femmes leaders en politique, présente aux familles biologiques et politiques éplorées ses condoléances les plus attristées.

Au CDP, elle traduit sa solidarité et rappelle que plusieurs fois, le parti a fait des plaidoyers à la sagesse des autorités politiques et administratives de notre pays quant au respect à la vie des personnes détenues.

Par ce communiqué, la NAFA:

– condamne le manque de respect des droits humains par les autorités politiques et administratives de notre pays ;

– dénonce le traitement inhumain dont a été victime la prisonnière Mme Aminata Guelwaré ;

– attire l’attention des autorités pour que ces cas ne se reproduisent plus au Burkina Faso en ce qui concerne les autres détenus qui sont dans la même situation que Mme Aminata Guelwaré, notamment les cas du journaliste Damis OUEDRAOGO  et autres;

– revendique que la lumière soit faite pour situer les responsabilités pour ce décès tragique.

Que l’âme de la défunte repose en paix.

Fait à Ouagadougou le 5 octobre 2020

Pr Mamoudou H. DICKO, PhD

Professeur Titulaire de Classe Exceptionnelle (CAMES)

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon                                

Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques»

SNV Burkina Faso : L’appui au développement de 50 ans honoré à Ouaga 2000

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Les officiels posant pour la postérité à l'occasion du jubilé d'or de la SNV

Au Burkina Faso, l’Organisation néerlandaise de développement (SNV), c’est, à ce jour, un appui appréciable au développement durable de 50 ans, sans discontinuité.  Pour magnifier, mettre en exergue cette longue assistance au développement qui porte des fruits dans plusieurs domaines (agriculture et élevage, énergie, eau et assainissement) et se projeter dans l’avenir ; hautes autorités politiques ; responsables, personnels et  partenaires de la SNV Burkina Faso étaient réunis le 2 octobre 2020 à la salle de conférences de Ouaga 2000 pour célébrer le jubilé d’or de l’organisation internationale de développement.

Le présidium de la cérémonie du cinquantenaire de la SNV. L’on reconnaît au milieu le Premier ministre Christophe Dabiré

Placée sous le haut patronage du Président du Faso, la célébration du cinquantenaire de l’Organisation néerlandaise de développement Burkina Faso (SNV Burkina Faso) ce 2 octobre 2020 aura toutes ses promesses.

Tenu dans un cadre enchanteur des grands jours, l’évènement a été marqué, entre autres, par les discours des officiels dont ceux du Président du Faso prononcé par le Premier ministre et du chargé d’affaires des pays Bas Maarten Rusch ; la visite des stands d’exposition et le cocktail-déjeuner du jubilé d’or.

Une approche innovante et multi-acteurs du développement

Jean de Matha Ouédraogo, représentant du directeur général de la SNV mondiale, a développé le thème du «Changement systémique»

Pour un petit rappel historique, l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) est arrivée au Burkina Faso pour la première fois le 2 octobre 1970, soit juste 5 ans après sa fondation au Pays Bas, et depuis elle ne l’a plus quitté jusqu’à ce jour.

Les projets de la SNV couvre aujourd’hui l’ensemble du pays avec l’implantation de bureaux à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Fada- N’Gourma. Ses équipes pluridisciplinaires sont composées à plus de 90% de Burkinabè. Les secteurs d’intervention de la SNV sont notamment l’agriculture ; l’énergie et, l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

Dans la vision de la SNV, personne ne doit vivre pauvre sur cette terre et a donc un droit à se développer. «Chaque personne a la liberté de poursuivre son propre développement durable», indiquera à ce propos Jean de Matha Ouédraogo, représentant du directeur général de la SNV mondiale, qui a développé le thème du «Changement systémique», au cœur de la présente célébration. Cette approche innovante du développement est axée sur l’amélioration des systèmes, l’appropriation locale des projets, les solutions à apporter n’étant à inventer mais à partir de l’existant dans les zones d’intervention. Il s’agit d’une approche multi-acteurs du développement.

Dans cette optique, l’organisation internationale de développement  travaille sur le terrain, suivant son approche, à augmenter les revenus des populations et leurs accès aux services de base.

Dans les trois secteurs (agriculture, énergie, eau et assainissement) la SNV Burkina Faso a défini 8 produits sur lesquels ses équipes concentrent leur expertise en matière d’assistance. Ces équipes font de l’excellence opérationnelle leur cheval de bataille et appliquent leur savoir-faire pour produire des résultats à grande échelle.

Ainsi, les projets de la SNV bénéficient directement à des millions de personnes.

«Nos projets entraînent un changement des systèmes en renforçant les institutions, en relançant les marchés, en tirant parti des financements et en introduisant une nouvelle normalité. Ce qui aide plus de personnes à sortir de la pauvreté, bien au-delà de la portée des projets.

Plus de 13 500 bio-digesteurs en 10 ans

La salle de conférences de Ouaga 2000 était prise d’assaut

A titre illustratif, grâce au plaidoyer mené avec les Organisations civile (OSC) auprès des autorités de l’agriculture, dans le cadre du Programme voix pour le changement (V4CP) financé par les Pays Bas et piloté par la SNV ; l’envoi tardif des semences améliorées et des engrais vers les exploitants familiaux  a cessé. Aujourd’hui, le ministère de l’agriculture rend disponible ces intrants déjà au mois de mai, mieux, les organisateurs de producteurs sont impliquées dans le processus de distribution.

Au niveau du secteur de l’énergie, le plaidoyer a permis de renforcer les capacités des organisations de la société civile du secteur des énergies renouvelables ; En outre, au niveau du Programme national bio-digesteur, la SNV a contribué à la construction de milliers de plus de 13 500 bio-digesteurs à travers le pays ces dix dernières années.

Hommage aux différentes parties prenantes de l’action SNV

Jeannette de Regt, directrice pays de la SNV Burkina Faso, a rendu un vibrant hommage

Tout cela n’aura pas été possible sans une oreille attentive des autorités du pays dont les plus hautes autorités à qui la directrice pays, Jeannette de Regt a rendu un vibrant hommage dans son mot de bienvenue, avec à l’appui un cadeau de reconnaissance au président du Faso, Roch Marc Christian, qui a accepté de patronné le cinquantenaire ; et un autre cadeau au Premier ministre Christophe Dabiré, représentant et porteur du message de félicitations et encouragement à la SNV lors de la présente cérémonie de son  jubilé d’or.

Tout cela n’aura pas été aussi possible sans les organisations partenaires, estimées aujourd’hui à une cinquantaine et dont les responsables de certaines ont témoigné de l’apport inestimable que leur a apporté la SNV, que ce soit en termes de renforcement de capacités de gestion ou de l’accès aux institutions de financement. A les entendre, cet appui de la SNV a permis de renforcer la compétitivité de leurs organisations en termes de management et d’actions sur le terrain.

L’appui au développement du Burkina salué par les plus hautes autorités

Le Premier ministre Christophe Dabiré livrant le discours du Président du Faso

Dans son discours livré par le Premier ministre Dabiré, à l’occasion de ce jubilé d’or, le président Kaboré a salué à sa juste valeur l’appui de la SNV au développement du Burkina au cours de ces cinquante dernières années.

«Malgré un environnement socio-politique et sécuritaire parfois difficile, la SNV est toujours restée présente aux côtés des populations dans des secteurs clés de notre développement que sont : l’Agriculture, les Energies Renouvelables, l’Eau-hygiène et Assainissement. Au nom du peuple burkinabè, je voudrais traduire toute notre gratitude à la SNV pour sa présence continue au Burkina Faso durant ces cinquante années», a-t-il indiqué.

Le président Kaboré a réaffirmé le soutien et la disponibilité de l’Etat burkinabè à accompagner la SNV dans la mise en œuvre de ses projets et programmes pour le bonheur de nos populations.

La SNV dans la même dynamique pour l’avenir

Les officiels posant pour la postérité à l’occasion du jubilé d’or de la SNV

Pour l’avenir, la SNV entend poursuivre au Burkina Faso et dans le Sahel, son approche de changement systémique axée sur l’amélioration des systèmes, l’appropriation locale des projets.

La mise en œuvre de son plan stratégique triennal 2019-2022 se poursuit avec toujours plusieurs projets et programmes en cours de mise en œuvre. C’est par exemple le cas du projet MODHEM qui facilite l’accès des agriculteurs et des éleveurs à des informations sur la disponibilité de la biomasse et de l’eau, les prévisions météorologiques et les prix du marché des céréales et du bétail afin d’améliorer la sécurité alimentaire et des ménages agro-pastoraux et leur résilience face aux changements climatiques.

Visite des stands d’expositions par les officiels

Il en est du Programme national bio-digesteur. «La SNV restera forte au Burkina Faso», a assuré directeur son pays pour le Cameroun et la République démocratique du Congo, Jean de Matha Ouédraogo.

Et pour cet engagement affiché de poursuivre son action au Burkina Faso, la SNV peut compter sur le soutien des plus hautes autorités burkinabè. En effet, pour le Président du Faso, «la SNV durant ces cinquante années a fait la preuve qu’elle est une organisation qui a une vision axée sur les résultats pour un développement durable dans notre pays».

Et d’inviter «de façon solennelle tous les bailleurs à poursuivre leur appui à la SNV pour le déploiement de programmes innovants et impactant pour notre population».

«L’aide doit aider à combattre l’aide».

Le chargé d’affaires de l’ambassade des Pays Bas à Ouagadougou, Maarten Rusch

Pour autant, les Pays Bas ne souhaitent voir l’assistance de la SNV au Burkina Faso atteindre encore 50 ans, encore moins s’éterniser, l’aide devant aider à mettre fin à l’aide.

C’est pourquoi, dans son allocution, le chargé d’affaires de l’ambassade des Pays Bas à Ouagadougou, Maarten Rusch a souhaité que l’aide néerlandaise aide les acteurs burkinabè du développement à voler de leurs propres ailes, à l’image même de la SNV qui au départ dépendait des financements publics mais qui aujourd’hui vole de ses propres ailes.

Thomas Sankara l’avait si bien dit, «l’aide doit aider à combattre l’aide». Et la SNV l’a aussi si bien compris et intégré dans son approche, aussi bien ici au Burkina Faso qu’à ailleurs.

La SNV, faut-il le rappeler, en 55 ans d’existence, est présente dans 25 pays à travers le monde, notamment en Asie, Afrique, Amérique latine ; avec une équipe d’agents de plus de 1 300 personnes.

Martin Philippe

Burkina Demain