Dans le cadre du renforcement de la logistique des formations sanitaires, le Premier ministre Christophe Dabiré a présidé, ce mardi 23 juin 2020 à Ouagadougou, la cérémonie de remise d’un premier lot de 185 ambulances sur un total de 300 au profit des communes du pays.
Les officiels dont le Premier ministre Christophe Dabiré (extrême gauche) lors de la cérémonie
C’est le début de la concrétisation de la promesse du président Roch Marc Christian Kaboré de doter les communes du pays d’ambulances en vue de renforcer leurs capacités logistiques. Il s’agit de la cérémonie officielle ce mardi 23 juin à Ouagadougou d’un premier lot de 185 ambulances sur 300 au profit des communes du pays.
Une vue partielle des ambulances remises
D’un coût global de 14 milliards de francs CFA, l’initiative s’inscrit en droite ligne de l’axe II du Plan national de développement économique et social (PNDES) relatif notamment au développement du capital humain. Quant au second lot des ambulances restantes ; la remise est annoncée pour fin juillet 2020.
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 21 juin, fait état de 919 cas confirmés, dont 12 nouveaux cas confirmés : 2 cas importés, 10 cas à transmission communautaire (09 Ouagadougou et 01 à Bobo-Dioulasso).
Avec 2 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est désormais de 825 à la date du 21 juin 2020. Aucun décès n’ayant été enregistré à la même date du 21 juin, le nombre total des décès reste à 53 et celui des cas confirmés, 919 cas confirmés, dont 12 nouveaux cas confirmés : 2 cas importés, 10 cas à transmission communautaire (09 Ouagadougou et 01 à Bobo-Dioulasso).
La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe
«Avec cette plate-forme, nous avons la possibilité d’atteindre entre 600 millions et 800 millions d’abonnés mobiles en Afrique », déclare Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), lors du lancement virtuel de la Plate-forme africaine de communication et d’information pour la santé et l’action économique (ACIP), le 23 juin 2020 à Addis Abeba, en Ethiopie. Plus de détails ici.
La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe
«Plus de 600 millions d’abonnés mobiles en Afrique bénéficieront de la première plate-forme de santé numérique du genre»
Addis-Abeba, le 23 juin 2020 (CEA) – «Avec cette plate-forme, nous avons la possibilité d’atteindre entre 600 millions et 800 millions d’abonnés mobiles en Afrique », déclare Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), lors du lancement virtuel de la Plate-forme africaine de communication et d’information pour la santé et l’action économique (ACIP), le 23 juin 2020.
L’ACIP est un outil mobile pour l’information et la communication à double sens entre les citoyens et les gouvernements. Il fournit aux groupes de travail nationaux et régionaux sur le COVID des données d’enquête générées par les utilisateurs et des informations sanitaires et économiques exploitables qui permettront aux autorités de mieux analyser les problèmes liés à la pandémie et de mettre en œuvre des réponses appropriées.
Dr John Nkengasong, Directeur du CDC-Afrique, indique que la plate-forme offre « une opportunité unique de changer la façon dont nous menons la surveillance des maladies, d’améliorer notre capacité à acquérir de bonnes données en temps opportun et de s’assurer que tous les Africains comptent ».
Le lancement a été présidé par le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui salue l’initiative et note qu’elle « répond aux demandes d’assistance des États membres pour la collecte et le traitement des données essentielles pour répondre efficacement au COVID-19 ».
Le Président de Guinée, Alpha Condé s’engage à « convaincre les 55 États membres de l’UA d’adhérer à cette initiative (ACIP) ». Il dit que les incertitudes entourant le COVID-19 incitent fortement l’Afrique à embrasser rapidement la quatrième révolution industrielle, garantissant un meilleur accès à Internet et à un prix abordable.
Mme Songwe déplore également la question de l’accès à Internet et à un prix abordable en Afrique, déclarant : « Dans une période de pandémie et de crise économique, il est encore plus difficile pour les gens de dépenser le peu de ressources dont ils disposent pour s’offrir un accès ».
La bonne nouvelle, cependant, c’est que pendant que la CEA travaille avec des parties prenantes clés pour résoudre le problème de l’accès à Internet, de sa fiabilité et des coûts, l’ACIP peut déjà atteindre plus de 80% des utilisateurs de téléphones mobiles en Afrique sans que les coûts habituels ne leur soient imposés.
« En tant qu’opérateurs, nous pouvons renoncer aux frais de Données de services supplémentaires non structurées (USSD) car il est probable que de nombreuses personnes aux prises avec la pandémie dans certaines zones rurales ne disposent pas de temps de communication », affirme Robert Shuter, PDG de MTN. Il déclare que le caractère unique de l’initiative ACIP incite MTN et ses « concurrents à convenir qu’il s’agit d’un domaine de collaboration et de coopération ».
M.Shuter précise que la technologie peut être utilisée sur n’importe quel téléphone portable ou appareil et que la plate-forme « présente un menu très simple aux utilisateurs et nous permet de collecter des informations très importantes que les décideurs politiques peuvent utiliser pour identifier et localiser les problèmes et les zones sensibles ».
Les ministres africains en charge des TIC qui participent également au lancement, exhortent les parties prenantes à garantir qu’il y ait des synergies entre l’ACIP et les efforts fournis dans le domaine de la technologie numérique pour lutter contre le COVID-19 au niveau national.
Le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao, appelle les régulateurs africains et les ministres des TIC à « soutenir cette nouvelle plate-forme ». Il déclare que l’intelligence artificielle et les méga données sont au cœur de l’ACIP et que le soutien des régulateurs des télécommunications de chaque pays est « absolument nécessaire ».
Trente-six États membres africains ont déjà adhéré à l’initiative. La plate-forme permettra également aux groupes de travail sur le COVID de déployer des ressources sanitaires et économiques pour atténuer les effets de la pandémie.
Boutheina Guermazi, qui dirige la Pratique mondiale du développement numérique, de la Banque mondiale, se déclare réconfortée de voir « la rapidité avec laquelle l’Afrique a réagi pour créer cette plate-forme », réunissant les principales parties prenantes du continent pour tirer parti de l’analyse mobile des méga données.
«Nous savons que des informations précises et à jour sur les modèles de mobilité agrégés anonymisés pourraient clairement être utilisées pour surveiller, prévoir les épidémies et planifier les activités à l’avenir », dit-elle.
Lacina Kone, PDG de Smart Africa, décrit l’ACIP comme « l’une des initiatives numériques qui, selon nous, transformera l’Afrique ». Il félicite la CEA pour son rôle d’avoir mobilisé les principaux opérateurs mobiles, régulateurs et gouvernements africains sur une plate-forme unique.
«L’année 2020 devra être une année où nous adoptons et accélérons la collaboration grâce à la transformation numérique. Elle devra entrer dans l’histoire comme une période charnière pour l’Afrique d’un point de vue technologique, sanitaire et économique », déclare M. Kone.
Mme Songwe exhorte les jeunes africains à « travailler avec nous » pour concevoir des systèmes et des plates-formes d’intelligence artificielle qui peuvent être sélectionnés pour obtenir de meilleures données et aider à identifier et « garantir que le secteur informel fasse partie intégrante d’un tissu économique actif de notre continent ».
Elle remercie l’UIT, Smart Africa, l’Union africaine, la Banque mondiale, l’OMS, MTN, Orange, Safaricom, Vodacom, Airtel et toutes les parties prenantes pour leur contribution au projet.
Sous la présidence du Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré, le comité national de gestion de la crise de la pandémie de la Covid-19 a tenu une réunion ce lundi 22 juin 2020. Parmi les mesures préconisées figurent la réouverture prochaine des frontières, le maintien de l’état d’alerte et l’observation stricte du respect des mesures barrières.
C’est le Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé cette 4e session du Comité de gestion de la Covid-19
Malgré la relative maîtrise, la COVID-19 est toujours d’actualité au Burkina Faso. Réunis ce lundi sous la direction du Premier ministre Christophe Dabiré, les membres du comité national de gestion ont fait le point des actions menées et annoncé un certain nombre de mesures. Elles sont relatives au renforcement de la communication sur le respect des mesures barrières, le dépistage volontaire, et la prise de conscience sur la responsabilité individuelle et collective relativement à un éventuel rebond de la Covid-19 dans notre pays.
Des participants au cours de la session
Autre mesure importante annoncée, la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes sans précision de date. La mise en œuvre de cette mesure susceptible de favoriser des cas importés, nécessitera, selon le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou ; le renforcement du dépistage de tous ceux qui viendront à rentrer sur le territoire et de l’application de la mesure de quarantaine.
Des officiels dont le ministre de la communication Remis Dandjinou (micro) faisant à la presse le point des mesures prises
Les membres du Comité se sont félicités de l’action et de l’engagement des différents acteurs de la santé pour leur engagement dans cette lutte et la population pour sa compréhension dans le respect des mesures sanitaires prises, selon le ministre de la Communication Remi Fulgance Dandjinou. «Cela s’est traduit par une meilleure maîtrise de la pandémie dans notre pays comparativement à la situation dans la sous-région», tout en rappelant la nécessité de maintenir l’état d’alerte et le respect des mesures barrières.
«Il est important que nous soyons les premiers responsables, et les premiers responsables, c’est le respect des gestes barrières», a-t-il indiqué.
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 20 juin, fait état de 907 cas confirmés, dont 4 nouveaux cas confirmés : 2 cas importés (01 à Ouagadougou et 01 à Nouna) et 2 cas à transmission communautaire (Ouagadougou et Tanghin Dassouri).
Avec 4 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est désormais de 823 à la date du 20 juin 2020. Aucun décès n’ayant été enregistré à la même date du 20 juin, le nombre total des décès reste à 53 et celui des cas confirmés, passe à 907, dont 4 nouveaux cas confirmés : 2 cas importés (01 à Ouagadougou et 01 à Nouna) et 2 cas à transmission communautaire (Ouagadougou et Tanghin Dassouri).
Après la Banque mondiale, Dr Ngozi Okonjo Iweala est candidate pour le poste de directeur général de l'OMC
Candidate au poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la période 2021-2025, Dr Ngozi Okonjo Iweala, ministre des finances à deux reprises du Nigéria ; ancienne directrice générale de la Banque mondiale, bénéficie du soutien de la CEDEAO.
Après la Banque mondiale, Dr Ngozi Okonjo Iweala est candidate pour le poste de directeur général de l’OMC
Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 19 juin, fait état de 903 cas confirmés dont 1 nouveau cas importé.
Avec une nouvelle guérison à la date du 19 juin, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, passe à 819. Le nombre total des décès reste 53. Quant au nombre total des cas confirmés à la Covid-19 au Burkina il passe à 903 dont 1 nouveau cas confirmé importé. 31 cas actifs sont actuellement sous traitement.
La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe
L’Afrique est sur le point de déployer une plate-forme de communication publique révolutionnaire basée sur la téléphonie mobile afin de fournir à plus de 600 millions d’utilisateurs à travers le continent les derniers conseils de santé publique. La plate-forme africaine d’information sur les communications fournira également aux groupes de travail nationaux et régionaux sur le COVID des données d’enquête générées par les utilisateurs et des informations exploitables sur la santé et l’économie. Plus d’infos ici.
« Communiqué de presse
La CEA et ses partenaires lancent la plate-forme d’information sur les communications en Afrique en réponse au COVID-19
Addis-Abeba, le 19 juin 2020 (CEA) – L’Afrique est sur le point de déployer une plate-forme de communication publique révolutionnaire basée sur la téléphonie mobile afin de fournir à plus de 600 millions d’utilisateurs à travers le continent les derniers conseils de santé publique. La plate-forme africaine d’information sur les communications fournira également aux groupes de travail nationaux et régionaux sur le COVID des données d’enquête générées par les utilisateurs et des informations exploitables sur la santé et l’économie. En améliorant les données et statistiques nationales, l’ACIP permettra aux autorités de mieux analyser les problèmes liés à la pandémie et mettre en œuvre des réponses appropriées. La plate-forme permettra également aux groupes de travail sur le COVID de déployer des ressources sanitaires et économiques pour atténuer les effets de la pandémie.
La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe
Robuste et facile à utiliser, la plate-forme utilise un mélange de menus à commande vocale et textuelle. Le service gratuit a été développé par la Commission économique pour l’Afrique en collaboration avec 4 grands opérateurs de réseaux mobiles et un intégrateur de données. La plate-forme exploite les canaux mobiles à bande étroite en utilisant une combinaison de texte de Données de services supplémentaires non structurées (USSD) et d’interactions vocales, de Réponse vocale interactive (VRI). Du côté du haut débit, la plate-forme utilise les données publiques des canaux numériques, y compris les médias en ligne et réseaux sociaux. En utilisant la bande étroite et le haut débit mobiles, la plate-forme peut atteindre les utilisateurs 3G / smartphones et les abonnés mobiles avec des portables 2G de génération antérieure, également appelés téléphones de fonction.
Le déploiement de la phase 1, commençant le 23 juin 2020 couvrira les utilisateurs mobiles dans plus de 23 pays, représentant plus de 80% du total des abonnés mobiles en Afrique. Les utilisateurs pourront accéder aux avis de santé et aux conseils médicaux locaux, y compris à un détecteur de symptômes. Les entrées des utilisateurs, y compris les réponses aux enquêtes, anonymes, seront transmises à un système piloté par l’Intelligence artificielle. Cet intégrateur créera des tableaux de bord de données et des informations exploitables pour les décideurs politiques aux niveaux national et régional. Ceux-ci peuvent inclure l’identification de foyers viraux émergents et de changements dans le sentiment du public (via les données d’enquête et l’écoute sociale). L’intégrateur peut également fournir des alertes intelligentes pour des anomalies détectées par l’IA. Il convient de souligner que toutes les informations sont destinées à être utilisées au niveau des autorités nationales, par les groupes de travail nationaux sur le COVID, les ministères de la santé et ceux des finances. En outre, les autorités nationales gardent le contrôle sur les données fournies par leurs propres utilisateurs et décident quelles informations sont mises à la disposition de leurs utilisateurs nationaux.
C’est la première fois qu’une plate-forme mobile USSD est associée de manière interactive à une IA de méga données pour fournir des informations que ni l’une ni l’autre ne pourrait atteindre.
Au cours de la Phase II, dans quelques mois, le service englobera 20% d’utilisateurs mobiles africains supplémentaires – et s’élargira pour inclure la communication économique et humanitaire. Les autorités nationales seront en mesure de diffuser des messages au niveau communautaire pour le bien-être social, par exemple, faciliter le transfert d’espèces (y compris les paiements électroniques) ; envoyer des informations ciblées sur la distribution alimentaire locale ou l’approvisionnement en eau potable. Lorsque les données révèlent des foyers viraux émergents, les autorités peuvent diriger les ressources médicales vers les zones touchées et alerter les habitants de leur disponibilité.
Partenaires d’ACIP
ACIP représente un mélange impressionnant de technologies simples et de pointe pour tirer parti de la richesse des données générées par les utilisateurs de téléphones 2G, même simples. La CEA ainsi que le CDC-Afrique et d’autres partenaires coordonnent la plate-forme globale et l’ont développée pour améliorer les réponses sanitaires et économiques face à la pandémie dans les États membres. MTN est le partenaire technique de la CEA et a construit les modèles de plate-forme mobile et les protocoles d’exploitation. Ceux-ci ont été partagés avec les autres partenaires du réseau : Orange, Airtel et Vodafone. Chaque pays africain conservera la pleine propriété et l’accès à ses données nationales pour y accéder. La CEA utilisera des données agrégées pour faciliter l’analyse au niveau régional ou continental et offrir un aperçu des meilleures pratiques. L’ACIP permettra aux décideurs politiques de partager leurs idées et d’exploiter les données pour éclairer la prise de décision aux niveaux régional et national pour le bénéfice ultime des populations locales.
Lancement de l’évènement et contacts avec les médias
Lancement en direct de l’évènement, le 23 juin, à 14 h (Heure de l’Afrique de l’Est / GMT +3),
organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique
Mahamadou Badiel (micro), coordonnateur du programme Voix pour le changement, se prononçant sur les résultats de l'étude
Présenter et discuter les résultats de l’étude sur la volonté et la capacité financière des populations en milieu rural et péri urbain à s’offrir les services et produits de qualité en énergie renouvelable et procéder à leur validation. C’est l’objectif recherché par la SNV (Organisation néerlandaise de développement) et IFPRI (International Food Policies and Research Institute) en initiant l’atelier qui a réuni les OSC intervenant dans le domaine des Energies renouvelables (ER), ce vendredi 19 juin 2020 à Koudougou.
Les membres du présidium à l’ouverture de l’atelier de présentation des résultats de l’étude : au milieu,Djourmité Nestor Noufe, directeur de la mobilisation des ressources et du partenariat de l’ANEREE ; à droite, Mahamadou Badiel, coordonnateur du Programme V4CP; à gauche, Honoré Bonkoungou, chef de mission adjoint d’ECED Mouhoun
A Koudougou, ce 19 juin 2020, les résultats de l’étude sur la volonté et la capacité financière des populations en milieu rural et péri urbain à s’offrir les services et produits de qualité en énergie renouvelable ont été assez évocateurs de la réalité. A savoir que les besoins, l’engouement et le potentiel de ces populations en la matière sont manifestes mais qu’ils restent largement insatisfaits par un certain nombre de contraintes, notamment financières.
25,54% ne peuvent pas s’en offrir à cause de la pauvreté
Des participants à l’atelier de validation des résultats de l’étude sur la volonté et la capacité financière des populations en milieu rural et péri urbain à s’offrir les services et produits de qualité en énergie renouvelable
Ainsi de l’étude, il ressort que 37,10% des personnes enquêtées se disent disposées actuellement à acquérir des lampes et Kits solaires (éclairage +recharge de téléphone). Pour les équipements à usage productive (couveuse/ éleveuse solaire, motopompe et Congélateur/frigo solaire, bio digesteurs) 2,48% affichent leur intention d’en acquérir maintenant.
Alors qu’actuellement, seulement 14,37% personnes enquêtées utilisent actuellement des équipements/services d’énergie renouvelable à savoir seulement 6,62% pour les foyers améliorés, 4,32% pour les kits et lanternes solaires (éclairage) et 1,18% pour les équipements à application productive (motopompe solaire, congélateur/frigo solaire, pompage d’eau solaire).
Pire, jusqu’à 25,54% des personnes enquêtés n’auront même pas les moyens de s’offrir, ne serait-ce qu’un équipement ou service d’énergie renouvelable, du fait de la pauvreté financière
Des pistes d’amélioration de la situation
Mahamadou Badiel (micro), coordonnateur du programme Voix pour le changement, se prononçant sur les résultats de l’étude
La situation n’est visiblement pas de nature à favoriser le développement en milieu rural et péri-urbain car, on ne le dira pas assez, «sans énergie, il n’y a pas de développement».
Et à ce sujet, cette analyse des résultats de l’étude assortie de suggestions Mahamadou Badiel, coordonnateur du programme Voix pour le changement, est intéressante : « L’étude a montré que 14% des échantillon analysé utilise les services en énergies renouvelables. Seulement 6% utilise les énergies telles que les foyers améliorés et 2% de personnes qui utilisent les énergies pour la production. Pourtant au Burkina Faso, la politique du PNDES veut que nous créions beaucoup d’entreprises au niveau de la production agro-sylvopastorale ce qui représente les 2% et nous trouvons que c’est faible. Donc il va falloir qu’il y ait plus de moyens pour les matériaux, par exemple les congélateurs, les réfrigérateurs, les motopompes solaires, ce qui va créer des emplois et de la richesse au niveau de notre pays».
Ivana Soma d’AGEREF-Comoé-Léraba, a souhaité des facilités de paiement des équipements et services ER au profit des citoyens démunis
Pour ce faire, des pistes d’amélioration de la situation sont envisagées. En effet, l’on estime que la donne peut évoluer positivement si les équipements et services ER sont disponibles et accessibles, si l’accent est mis sur la formation et l’information des consommateurs à travers la sensibilisation. Aussi, le développement des facilités de payement (payement à tempérament) et des systèmes de crédit à travers les Institutions de micro finance s’avère nécessaire pour accélérer la croissance du marché des équipements et services ER.
Plusieurs recommandations à l’endroit des acteurs
Les participants de l’atelier posant pour la postérité
Par ailleurs, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des acteurs et des partenaires. A l’endroit des fournisseurs/équipementiers, ils sont appelés à assurer l’accessibilité géographique des équipements ER, des services après-vente de qualité et d’orienter les consommateurs dans le choix de produits de qualité.
Concernant les banques et les institutions de micro-finance, il leur est demandé de renforcer le financement à travers l’octroi de micro-crédit ou la facilité de paiement (payement à tempérament) pour permettre aux ménages les plus pauvres d’accéder au marché des équipements et services ER de qualité.
Un projet de décret rédigé au niveau de l’Etat
Le directeur de la mobilisation des ressources et du partenariat de l’ANEREE, Djourmité Nestor Noufe, s’est voulu rassurant pour la suite
Les participants au présent atelier n’ont pas omis l’Etat dans leurs recommandations. Ainsi, l’Etat burkinabè est exhorté à élaborer et à implanter des programmes d’éducation et de sensibilisation des fournisseurs et des consommateurs des équipements/services ER, à réviser régulièrement la liste des équipements ER assujettis à l’exonération de la TVA et des droits d’importation et également, à créer un cadre réglementaire amélioré pour garantir la qualité des produits et une harmonisation des prix sur le marché.
A ce propos, le directeur de la mobilisation des ressources et du partenariat de l’ANEREE, Djourmité Nestor Noufe, s’est voulu rassurant sur l’engagement des autorités sur la question. «Nous collaborons déjà avec les acteurs du domaine, ce qu’il faut noter, on a rédigé un projet de décret qui sera soumis à la hiérarchie pour les questions de contrôle qualité. Dorénavant, n’importe qui ne peut pas aller importer des équipements solaires et commencer à les vendre au Burkina Faso».
Arrêté conjoint interministériel
M.Noufe a en outre indiqué que les ministères de l’énergie, du commerce et de l’économie ont pris un arrêté conjoint sur l’exonération des équipements solaires.
Faut-il le rappeler, au titre de l’article 8 de cet arrêté conjoint interministériel, «les matériels et équipement éligibles sont soumis obligatoirement au contrôle qualité des équipements et matériels solaires» assuré par l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Et les dispositions de l’article 10 de préciser : «Sont constatées, poursuivies et réprimées conformément à la législation en vigueur :
-toute fausse déclaration portant sur la quantité, le nombre, l’origine ou la provenance du produit ; (…)
-toute complicité et toute manœuvre frauduleuse pratiquée en vue de bénéficier de l’exonération objet du présent arrêté ou de faire échec à la règlementation».
En cela, le plaidoyer que mènent les OSC du programme voix pour le changement (V4CP) est essentiel pour amener justement amener les décideurs politiques et les entreprises à plus de responsabilité et de redevabilité sur la question de la qualité des équipements et services d’énergie renouvelable sur le marché.
Le Président du Faso et le Premier ministre s'inclinant sur la dépouille du Grand Chancelier Mamadou Djerma
Décédé à l’âge de 87 ans, l’ancien Grand Chancelier des ordres burkinabè, le Colonel Mamadou Djerma a été conduit à sa dernière demeure ce vendredi 19 juin 2020 à Sya. Le natif de la région de Bandiagara au Mali repose désormais au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso, où se sont rendus spécialement le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et le Premier ministre Christophe Dabiré, ainsi que bien d’autres personnalités politiques pour rendre homme à l’illustre disparu.
Le Président du Faso et le Premier ministre s’inclinant sur la dépouille du Grand Chancelier Mamadou Djerma
Le Président Kaboré accueilli par le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré, s’est rendu au domicile de l’illustre disparu où il a salué sa mémoire, exprimé sa solidarité et celle de la Nation vis-à-vis de sa famille.
Le Premier ministre Christophe Dabiré et son épouse devraient assister à la cérémonie d’hommage à l’illustre disparu à la Maison de la Culture de Bobo
Cérémonie d’hommage à la Maison de la Culture, en présence du PM Dabiré et de son épouse, prière à la grande mosquée de Sya et inhumation au cimetière municipal de Sya ont été les autres moments des obsèques du Colonel Mamadou Djerma.