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OTAPUANU et DOOFU : Les boys font  proprement le job…

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Depuis 2016, le Burkina Faso est  dans   l‘œil  du cyclone  des terroristes. L’hydre  terroriste tisse progressivement sa toile. Les attaques ne sont plus confinées à la partie septentrionale du pays.  Les différentes régions sont touchées d’une façon ou d’une autre.  Mais loin de céder à la fatalité, les Burkinabè ont décidé de faire face au terrorisme avec honneur et dignité. Dans ce registre, il faut saluer comme cela se doit les opérations OTAPUANU à l’Est et DOOFU au Nord  à travers lesquelles les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) mettent l’ennemi en déroute. 

C’est un combat patriotique et républicain. Quand la patrie est en danger,  nous devons tous répondre présents sans calcul égoïste. La détermination des FDS et les succès déjà engrangés redonnent espoir. Ce n’est pas un triomphalisme béat. Le Burkina Faso vaincra les forces du mal. A coup sûr !

19  morts. 13 blessés. C’est le bilan officiel de la dernière attaque  perpétrée par les terroristes le 09 juin dernier à Arbinda. La commune d’Arbinda est située dans la région du Sahel, à 90 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum , localité située à plus de 210 Km de Ouagadougou. La localité est également frontalière avec le Mal. Pour faire le maximum de victimes,  les assaillants ont décidé de frapper un jour de marché.

Depuis 2016, le bilan macabre des attaques terroristes ne cesse de s’alourdir tant du côté des populations civiles que des FDS. Les images des Burkinabè fuyant les zones attaquées pour se réfugier dans des endroits relativement plus paisibles sont particulièrement affligeantes  pour un pays qui a pendant longtemps été un havre de paix. Comment comprendre pareille situation ?

Les attaques terroristes contre le Burkina Faso sont en partie dues à sa proximité  avec son voisin septentrional, le Mali. Le cancer de ce dernier, toujours loin d’être soigné, a produit des métastases de l’autre côté de ses frontières. Les terroristes reprochent aussi au pays de fournir des casques bleus à la mission des Nations unies au Mali, d’offrir l’hospitalité à certaines forces spéciales ou encore d’être engagé dans le G5 Sahel dont le Président Roch KABORE  assure la Présidence en exercice.  Le refus des autorités actuelles de permettre aux terroristes de se servir du Burkina Faso comme base arrière pour perpétrer leur sale besogne ailleurs lui vaut également les représailles de ces groupes qui ne supportent pas ce « crime » de « lèse terroriste ». Il est de notoriété publique que certains d’entre eux  bénéficiaient allègrement du gîte et du couvert au Burkina Faso par le passé. Les temps ont changé. Une nouvelle dynamique est en  cours au pays des hommes intègres.

Montée en puissance et… feu !

Si les FDS ont été quelque peu  prises de court par les attaques du 15 janvier 2016, elles sont, depuis montées en puissance. L’efficacité de la coordination  dans la lutte contre le terrorisme est de plus en plus manifeste. Le changement opéré au niveau du ministère de la Défense et de l’Etat-Major Général des Armées y a beaucoup contribué. Le tandem Chériff Sy-Général Moise Miningou produit des résultats. L’offensive générale lancée contre les terroristes se déroule à travers deux opérations d’envergure : OTAPUANU à l’Est et DOOFU au Nord. Il était grand temps car le désespoir avait commencé par gagner nombre de Burkinabè. La particularité de ces opérations, c’est qu’elles répondent réellement aux aspirations des populations. Nous avons effectué récemment une tournée dans ces régions où les FDS sont déployées. Les populations se réjouissent de la présence de l’armée à leurs côtés.  Cette présence rassurante et agissante incite de plus en plus de citoyens à collaborer avec les FDS en dénonçant tout acte ou tout regroupement suspect. L’opération OTAPUANU a été déclenchée depuis le 07 mars 2019 sur instruction du Chef Suprême des Forces Armées Nationales. OTAPUANU, qui signifie en langue Gulmanchema « pluie de feu ou foudre », a été conduite par l’Etat-Major Général des Armées. A cet effet, les Forces Armées Nationales en coordination avec les Forces de Sécurité intérieure se sont déployées dans les régions du Centre-Est et de l’Est. L’objectif principal de cette opération était de restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays où les populations étaient quotidiennement sous la menace des groupes terroristes et des groupes criminels de tout genre. L’opération OTAPUANU  est ponctuée par une phase de reconnaissance offensive, une phase de  stabilisation de la zone, une phase de  consolidation. A l’appel du CEMGA, les Officiers, Sous-Officiers, Militaires du Rang et les Forces de sécurité intérieure sont montés à l’EST et au Centre EST, conformément à l’esprit de sacrifice qui caractérise le militaire. Ils ont été rejoints par le contingent du Bataillon Badenya 6 rentré du Mali pour la circonstance. Alors que l’opération OTAPUANU  se consolide dans les régions de l’Est et du Centre-est, les forces armées sont engagées dans une nouvelle opération dénommée Doofou (déraciner en fulfulde) au Nord. Les différents efforts ont permis aux FDS d’arrêter ou de neutraliser des centaines de terroristes. La traque se poursuit. Même si le Général de brigade Moise Miningou félicite et encourage ses hommes pour leur « dévouement soutenu et continu », il reconnait avec lucidité qu’il faut redoubler d’ardeur.  Dans cette guerre asymétrique en effet, l’ennemi change constamment de visage et de stratégie. Après les attaques contre les FDS,  les terroristes s’attaquent à présent ouvertement à des communautés religieuses afin de mettre en péril l’unité nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble  qui ont toujours caractérisé le Burkina Faso. La bataille sera donc rude et de longue haleine. Des réponses globales, coordonnées et systématiques sont nécessaires au plan national et international.

Traquer les terroristes jusqu’à leur dernier retranchement

A l’échelle nationale, il y a lieu de renforcer l’équipement et la formation des FDS.  Les Forces Armées Nationales ont toujours su faire preuve de professionnalisme sur les différents théâtres d’opération. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont régulièrement félicitées  et citées en exemple au niveau des missions de maintien de la paix. Le défi dans ce contexte sécuritaire préoccupant est de continuer à protéger les populations, les personnes et les biens et défendre l’intégrité du territoire dans le strict respect des droits humains et du droit international humanitaire. Ces modules sont enseignés dans tous les centres de formation militaire au Burkina Faso. La hiérarchie veille à leur application. En cas de bavure (il en existe dans toutes les armées du monde), les contrevenants sont  sanctionnés conformément à la discipline militaire. En dépit des incessantes attaques, force est de reconnaitre que les FDS s’évertuent à rester républicaines. Les opérations de sécurisation du territoire sont menées en respectant le principe de la gradation de la force que sont successivement le simple contrôle, l’interpellation, l’arrestation et la neutralisation en cas de nécessité. A titre d’exemple, il y a à ce jour environ 700 présumés terroristes détenus dans les prisons de haute sécurité. C’est à l’honneur de l’armée. Des organisations comme human rigths watch doivent se le tenir pour dit.

Il faut aussi et surtout disposer d’un système de renseignement adéquat. 27 ans durant, le système de renseignement de ce pays a reposé plus sur des individus que sur des institutions.  Avec les nouvelles menaces, le Burkina Faso se retrouve le dos au mur avec un système de renseignement totalement exsangue. Il faut tout rebâtir.  Conscient de cette nécessité, le Président du Faso, a, à travers le décret N°2018-0566/PRES promulgué la loi N°026-2018/AN du 1er juin 2018 portant règlementation générale du renseignement au Burkina Faso. Cette loi consacre l’Agence Nationale de renseignement (ANR) comme organe de coordination du renseignement. L’institution pilotée par le Colonel-major de Gendarmerie François de Salles OUEDRAOGO joue un rôle déterminant en matière de sécurité et de sûreté de l’Etat. On se rappelle encore de l’opération du 22 mai 2018 menée par l’Unité spéciale d’intervention de la Gendarmerie nationale (USIGN) qui a permis de démanteler le réseau terroriste de Rayongo. La contribution de l’ANR a été décisive pour parvenir à cet éclatant succès. Tous les jours que Dieu fait, le renseignement éclaire bien des décisions pour le bonheur des Burkinabè. En matière justement de renseignement,  les populations doivent nécessairement collaborer. Toute information sur des personnes suspectes, doit être signalée aux FDS directement ou par téléphone(16,17,1010 ).

Enfin, les valeurs socioculturelles d’entraide, de fraternité, de coexistence pacifique nonobstant la pluralité ethnique et linguistique doivent être préservées. C’est elles qui font le socle du Burkina Faso. Les leaders religieux et coutumiers sont interpellés à ce niveau. Ils doivent être des artisans de paix en promouvant le dialogue interreligieux, en rejetant la stigmatisation et toute forme de radicalisation.

Les efforts nationaux doivent, au plan international,  s’accompagner d’une diplomatie active pour maintenir et élargir le cercle des  pays amis du Burkina Faso à même de l’aider à lutter efficacement contre le terrorisme. Ici, la realpolitique s’impose.

Sémantiquement, Otapuanu et Doofu sont de belles trouvailles.  La lutte contre le terrorisme est aussi une bataille idéologique, une bataille des symboles. Avec la foudre et le feu, les terroristes seront déracinés, réduits à néant. Qu’en conclure donc ? FDS, go ! go ! go!

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

2e Salon africain de l’innovation digitale : 1 200 participants à Ouaga

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Annoncée depuis le 14 mars 2019 passé, à Palm Beach Hôtel, lors d’une conférence de presse, la deuxième édition du salon africain de l’innovation digitale et de la sécurité numérique a débuté, ce matin dans la salle internationale de conférences de Ouaga 2000.

« Transformation digitale et confiance numérique », c’est sous ce thème que le représentant de la ministre de l’économie verte et des postes, Konaté Abdoulaye, a déclaré ouvert le salon de l’innovation digitale et de la sécurité numérique, ce 13 juin 2019.

Selon le président du comité d’organisation de Africa digital space meeting, Dieudonné Ibrango, il y a deux innovations majeures notamment l’innovation de codage informatique des jeunes scolaires de 9 à 13 ans et le grand prix Etalon de l’innovation digitale. Pour lui, il faut apprendre aux enfants à coder afin qu’ils puissent quelques fois gérer par eux-mêmes les défis auxquels ils sont souvent confrontés surtout dans les jeux. Quant au prix de l’Etalon, il a pour objectif d’encourager les jeunes qui sont capables de mettre place des applications, des logiciels pouvant résoudre un certain nombre de problème.

Par extrapolation, ce salon vise à faire la promotion des Technologies de l’information et de la communication (TIC), à réunir les acteurs du numérique pour réfléchir sur les préoccupations ou les contributions que ces acteurs peuvent encore faire pour les TIC. Voilà pourquoi le représentant du ministre de l’économie numérique et des postes, a affirmé qu’il est d’une importance capitale surtout quand on sait le numérique est le vecteur de tout développement. Il invite donc, les acteurs à utiliser ces technologies en bon échéant pour assurer le développement du pays. Grâce à lui (le numérique), déclare Antyme Thiombiano représentant du parrain de la cérémonie, nous sommes face à de nombreuses opportunités qui viennent de partout.

1 200 participants présents

Si de tels évènements intéressent beaucoup le ministère de tutelle, que fait-il alors pour soutenir les initiateurs dans leurs visions ? A écouter Abdoulaye Konté, le ministère les accompagne avec des appuis financiers, la technologie, bref tout ce qui peut être fait au niveau du ministère est prit en compte. Nous sommes aujourd’hui dans un monde où l’utilisation du numérique, à travers certaines plateformes comme WhatsApp, Facebook, etc. pour faire des payements ou des achats en ligne sont devenues un quotidien. Mais attention ! ‘’Les voleurs invisibles’’, c’est-à-dire les « brouteurs » comme les appellent les Ivoiriens, sont là. Puisqu’ils sont capables de voler en ligne. Donc il est important d’être un professionnel du numérique pour éviter les pièges des loups ravisseurs.

En rappel, sont prévus dans le salon de l’innovation digitale des formations en cybercriminalités, des panels, des débats, des conférences au cours desquelles des thèmes comme par exemple l’utilisation de l’économie numérique en milieu rural seront mis sur la table des discussions. Et selon les chiffres que nous avons eus, plus de 1 200 participants ont pris part à la cérémonie, ce 13 juin, sans oublier que les activités continuent jusqu’au 15 juin 2019, toujours dans la capitale burkinabè. En épilogue, l’on procédé à une visite des d’expositions sous des stands dressés par-ci par-là.

Nicolas Bazié                              

Burkina Demain

Malabo : «Le socle du développement en Afrique, c’est l’énergie !»

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L’accélération des initiatives régionales pour valoriser le potentiel énergétique de l’Afrique est au cœur du plaidoyer des ministres et gouverneurs qui participent depuis ce mercredi 12 juin à Malabo en Guinée équatoriale à la 54e  assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD). Le point des interventions des officiels ce 13 juin.

Irène Muloni, ministre de l’Énergie et du développement minéral de l’Ouganda

«COMMUNIQUE DE PRESSE

Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement : plaidoyer de ministres et gouverneurs en faveur d’une intégration énergétique régionale accélérée

« Le socle du développement en Afrique, c’est l’énergie ! » Irène Muloni, ministre de l’Énergie et du développement minéral de l’Ouganda

Plusieurs ministres des Finances et de l’Énergie africains ont plaidé, jeudi, pour un développement accéléré des projets d’intégration énergétique régionaux en Afrique afin de produire et distribuer une électricité de qualité, durable et plus sûre à l’échelle du continent.

Les dirigeants, pour la plupart gouverneurs de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), s’exprimaient en marge des Assemblées annuelles de la Banque, à Malabo (Guinée équatoriale), à l’occasion d’un petit-déjeuner autour de la thématique : « Partenariats porteurs de transformation : résoudre le déficit énergétique de l’Afrique par le biais d’initiatives régionales ».

« Le socle du développement en Afrique, c’est l’énergie » ! a affirmé d’entrée la ministre de l’Énergie et du développement minéral en Ouganda, Irène Muloni, dont le pays est à la tête du pool énergétique d’Afrique de l’Est.

«L’intégration de projets régionaux est un élément clé pour résoudre le problème de l’accès des populations à l’électricité », a-t-elle poursuivi, citant plusieurs projets d’interconnexion en cours de financement par la Banque africaine de développement ou encore l’extension des réseaux électriques entre son pays, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie.

Alors que le continent regorge de ressources, notamment dans le renouvelable (solaire, éolienne, biomasse), 40% des Africains n’ont pas accès à l’électricité. Les enjeux sont multiples : relever collectivement les défis de production et distribution ; mobiliser toutes les ressources régionales et internationales ; mettre en place des réformes politiques et réglementaires ; s’appuyer sur la capacité fédératrice de la Banque africaine de développement.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina

L’Afrique du Nord est très avancée dans le domaine de l’intégration énergétique, a noté le ministre des Finances algérien, Mohamed Loukal, citant le transport d’électricité de l’Algérie, gros producteur d’hydrocarbures, vers le Maroc. « En plus du méga-projet de gazoduc avec le Nigéria (4 000 km de long, capacité de 30 milliards de m3), la stratégie de l’Algérie se tourne vers les énergies renouvelables avec un pacte très ambitieux à l’horizon de 2030-2035, a-t-il expliqué, insistant sur le rôle clé de la Banque africaine de développement dans la réalisation de projets structurants.

Le ministre des Finances du Sénégal, Amadou Hott, a insisté, pour sa part, sur le partage des ressources, à l’instar de l’hydroélectricité entre son pays, la Guinée la Gambie et le Mali notamment : « L’avenir est aux PPP (partenariats public-privé) sur des projets de long terme, viables financièrement ; d’où l’intérêt des institutions supranationales comme la Banque africaine de développement, dont le rôle d’intermédiaire entre les pays est essentiel».

La République de Guinée (Conakry) possède ce potentiel hydroélectrique, avec une capacité à faire le lien entre ses six pays frontaliers, à l’image de l’OMVG (projet de mise en valeur du fleuve Gambie), dont l’effet multiplicateur est important pour les quatre pays concernés », selon la ministre guinéenne du Plan et du développement économique, Kanny Diallo. Le cas de figure est identique pour le Mozambique, « idéalement placé au cœur de l’Afrique Australe pour fournir de l’électricité à ses voisins », a notamment expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Adriano Alfonso Maleiane.

MALABO, Guinée Equatoriale, 13 juin 2019/ »

Source: African Development Bank Group (AfDB)

Compte rendu du Conseil des ministres du 13 juin 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 13 juin 2019, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice :

-un rapport relatif au bilan de la mise en œuvre du plan d’action national de lutte contre l’apatridie au Burkina Faso, 2017-2024.

La mise en œuvre du plan d’action national de lutte contre l’apatridie dans notre pays a permis au Gouvernement, appuyé par ses partenaires techniques et financiers, de faire découvrir ce phénomène et d’engranger des acquis. Il s’agit de l’adhésion de notre pays à la Convention des Nations Unies du 30 août 1961 sur la réduction des cas d’apatridie par le dépôt des instruments de ratification le 03 août 2017, la délivrance massive de 177 242 actes de naissance et de jugements d’actes de naissance de 2017 à 2018, la délivrance de 172 990 certificats de nationalité burkinabè, la réalisation d’une étude préliminaire sur l’apatridie et les risques d’apatridie dans les régions du Sahel, de l’Est, de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins et du Centre ainsi que la formation des acteurs.

Les données de l’étude ont révélé que le degré d’apatridie ou le risque d’apatridie varie en fonction des régions et la région du Sahel est la plus affectée par ce phénomène.

Au regard de ces résultats, le Conseil a marqué son accord pour les nouveaux engagements forts qui seront présentés à Genève. Il s’agit notamment de :

– reformer la loi sur la nationalité et l’Etat civil pour les purger des lacunes pouvant être sources d’apatridie ;

– mettre en place une loi sur le statut d’apatride ;

-prendre un décret d’application précisant la détermination du statut d’apatride au Burkina Faso.

La mise en œuvre de ces engagements forts sera soutenue par le Haut conseil pour les réfugiés (HCR).

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

-un rapport d’étape du Projet de Formation des Enseignants et Conseillers pédagogiques de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (FECOP/EFTP).

Ce projet vise à mettre à la disposition des structures de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels 206 enseignants et 07 conseillers pédagogiques de l’enseignement secondaire dans au moins 41 spécialités de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels.

Pour la bonne exécution de ce projet, il reste à mobiliser pour l’année 2019, un  financement de trois milliards cent soixante-seize millions trois cent dix mille neuf cent soixante un (3 176 310 961) F CFA.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour poursuivre les négociations avec la coopération Autrichienne et le Grand-Duché du Luxembourg, parties prenantes, afin de mobiliser les ressources financières nécessaires devant permettre la bonne conduite à terme du Projet  FECOP/EFTP.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

-une ordonnance portant autorisation de ratification de la convention CBF 1301 01U conclue le 12 mars 2019 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement du Projet régional interconnexion électrique (Projet Dorsale Nord) pour un montant de 30 millions d’euros.

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du système d’Echange d’énergie électrique ouest africain (EEEOA) permettra au niveau de notre pays :

-la construction de 381 km de ligne 330 Kv et 24 Km de ligne 225 kv pour relier la frontière nigérienne au poste de transformation de Ouaga-Est et assurer la liaison Ouaga-Est, Ouaga Sud-Est et le raccordement à la ligne Ouaga-Bolgatanga en 225 Kv ;  la construction des postes de Ouaga-Est et Sud-Est pour renforcer les infrastructures de transport autour de Ouagadougou ; l’électrification des villages de 500 à 2 500 habitants situés sur une bande de 10 km entourant le tracé de la ligne.

Ces réalisations permettront à notre pays d’accroître l’offre d’énergie à travers l’importation de 150 MW dès 2022 et de connecter au réseau SONABEL environ 100 mille habitants de 150 localités.

Le Conseil a marqué son accord pour la ratification de la convention CBF 1301 01U conclue le 12 mars 2019 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l’Agence française de développement (AFD).

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de la Santé :

-un rapport relatif à la finalisation de la contractualisation du dossier d’acquisition de 300 ambulances au profit du ministère de la Santé, conformément à la délibération du Conseil des ministres du 12 septembre 2018.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec le partenaire Fidelis Finance pour un montant de quatorze milliards cent trente-quatre millions cinq cent quarante-trois mille quatre cent soixante-onze (14 134 543 471) F CFA, pour l’acquisition de 262 ambulances de type A, de 30 ambulances de type B et de 08 ambulances de type C.

Ces acquisitions permettront de doter l’ensemble des communes du Burkina Faso en ambulances équipées et les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso en ambulances de type SAMU.

 

II COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation a informé le Conseil de l’organisation de la session 2019 du baccalauréat du 21 juin au 09 juillet 2019.

Pour cette session 110 508 candidats au total  dont 40,74% de filles, sont inscrits dans 412 jurys.

Le lancement officiel aura lieu le 21 juin à Koudougou dans la région du Centre-Ouest.

Le plus jeune candidat de cette session âgé de 14 ans est inscrit à Boussé dans la province du Kourwéogo.

II.2. Le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a informé le Conseil de la tenue de la 27ème session de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat.

Prévue pour se tenir les 20 et 21 juin 2019, cette session est placée sous la présidence de Son Excellence Monsieur  Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

 

III NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Monsieur Jonas SAWADOGO, Mle 47 517 E, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ; Monsieur Mohamed ZIGANE, Mle 78 684 N, Ministre plénipotentiaire, est nommé Responsable du Programme « Pilotage et soutien », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

Monsieur Oumarou GANOU, Mle 59 723 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Intégration africaine », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’intégration africaine ;  Monsieur Dubanwiéké Bérésan Désiré KOBIE, Mle 256 073 M, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des services informatiques.

 

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’un Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), au titre du ministère des Mines et des carrières.

Cette nomination sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Pour le Ministre de la Communication et des relations avec le Parlement

Porte-parole du gouvernement, en mission

Le Ministre de la Culture, des arts et du tourisme

assurant l’intérim

Abdoul Karim SANGO

Officier de l’ordre national

Erection de Sidwaya et RTB en sociétés d’Etat : Le SYNATIC pour l’application diligente !

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Les militants du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) ont bouclé, ce jeudi 13 juin 2019 à Ouagadougou, leur second jour de sit-in par une marche jusqu’à la Primature pour délivrer un message clair au gouvernement sur leur détermination à faire en sorte que les médias publics du pays-Sidwaya et RTB- accèdent plus rapidement au statut de sociétés d’Etat telles que le prévoient les dispositions de la loi du 4 septembre 2015.

Pour les responsables et militants du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), il n’est plus question de perdre du temps sur la mise en œuvre des dispositions de la loi du 4 septembre 2015 portant transformation des médias  Sidwaya et RTB en sociétés d’Etat.

Pour exprimer leur détermination sur la question, ils ont marché ce jeudi 13 juin en direction de la Primature où ils ont remis un message à l’endroit des autorités. Cette marche marque la fin de ce sit-in d’avertissement des 12 et 13 juin 2019.

«Non à la remise en cause des acquis de l’insurrection populaire», pouvait-on lire entre autre sur les pancartes des marcheurs du SYNATIC.

A écouter le secrétaire général adjoint du Synatic, Aboubacar Sanfo, ‘’trop, c’est trop’’. Il faut que le gouvernement aille sans plus attendre à cette transformation, érection de Sidwaya et de la RTB en sociétés d’Etat, conformément au protocole du 29 décembre 2016 signé avec le SYNATIC. Et qu’aux termes dudit protocole, l’Etat devrait verser intégralement la taxe de soutien au développement des activités audiovisuelles aux médias publics et les doter de moyens de fonctionnement adéquats pour leur permettre d’assurer la mission de service public à eux confiée.

Alors que du gouvernement, l’on pense que toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour y aller. D’où cette sorte de bras-de-fer.

Affaire à suivre…

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Genève : L’adresse de Christophe Dabiré à la tribune de la CIT

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Christophe Dabiré à la tribune de la Conférence internationale du travail ce mercredi 12 juin 2019

Présent depuis quelques jours à Genève en Suisse dans le cadre de la Conférence internationale du travail (CIT) de l’Organisation internationale du travail (OIT) avec des membres de son gouvernement, le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré a prononcé ce mercredi 12 juin, une allocution à la tribune de la CIT. Occasion  pour le chef du gouvernement burkinabè «de décliner les grandes orientations de notre politique en faveur du plein épanouissement du monde du travail ». Voici  l’intégralité du discours prononcé par Christophe Dabiré.

Christophe Dabiré à la tribune de la Conférence internationale du travail ce mercredi 12 juin 2019

«Avant tout propos, je voudrais transmettre les salutations fraternelles de son Excellence, Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, à ses homologues Chefs d’Etat ainsi qu’aux Chefs de Gouvernement venus célébrer, ici à Genève, le centenaire de notre organisation.

La 108eme session de la Conférence internationale du travail offre l’opportunité à mon pays, le Burkina Faso, de traduire sa pleine adhésion aux réflexions engagées autour des grands défis actuels et futurs qui interpellent le monde du travail.

Je voudrais profiter de cette occasion pour adresser mes sincères félicitations au Président et à l’ensemble des membres du Bureau, pour leur brillante élection et leur disponibilité à conduire les destinées de notre organisation au cours de cette année de mandature. Soyez assurés du total soutien de mon pays.

Permettez-moi, ensuite, de traduire toute ma gratitude à Monsieur Guy RYDER et à toutes les instances de l’OIT pour les réflexions qui ont conduit à la rédaction du rapport mondial sur l’avenir du travail, pivot de la célébration du centenaire de notre organisation à travers le monde.

 

Monsieur le Président,

Distingués Délégués,

Je voudrais saisir cette occasion qui m’est offerte pour rendre un vibrant hommage à tous les devanciers de notre organisation pour les efforts et les sacrifices consentis aux fins de donner un visage humain à notre société.

En effet, depuis 1919, l’OIT, la plus ancienne des Organisations du système des Nations Unies, n’a cessé d’œuvrer, avec courage et persévérance à travers les femmes et les hommes qui l’animent, pour faire de la justice et de la paix sociales une réalité dans le monde.

Ce noble combat que notre organisation a mené et continue de mener a conduit à des résultats très significatifs, grâce à son système de fonctionnement basé, entre autres, sur le principe du tripartisme.

Oui ! De tous les types de négociation ou de consultation possibles, le tripartisme, tel que défini par l’OIT, est ce mécanisme qui permet de promouvoir un dialogue social fécond susceptible d’aboutir, grâce au jeu de rapprochement des vues sur des questions d’intérêts parfois contradictoires, à un consensus dans l’objectif de favoriser la paix et la stabilité sociale. Gouvernement, employeurs et travailleurs en arriveront à définir les principes d’une collaboration fructueuse pour stimuler l’économie et améliorer en dernier ressort les conditions sociales du travail.

 

Cette solidité de l’institution tient à la consistance de son acte fondateur et aux importantes annexes qui l’accompagnent, notamment la déclaration de Philadelphie et celle relative aux principes et droits fondamentaux au travail. Elle tient également aux réflexions fécondes qu’elle fait sur les problématiques du travail à travers le monde.

Pour la pérennité de notre organisation, il est important de travailler à renforcer et à réadapter cet acte fondateur en fonction des mutations voulues ou imposées à notre monde.

A cet égard, il convient de relever que les analyses et les recommandations du rapport de la Commission sur l’avenir du travail, que j’ai évoqué tantôt, ne sauraient nous laisser indifférents. A cette époque charnière, où depuis trois décennies, l’humanité est en proie aux effets dévastateurs du réchauffement climatique et aux malaises croissants liés aux inégalités économiques et sociales, nous sommes tous appelés à opérer des transformations salutaires qui visent l’instauration d’une véritable justice sociale.

Face à cette situation mondiale, s’interroger sur l’avenir du travail, revient à se préoccuper de l’avenir de notre humanité, tout particulièrement, l’avenir de plus d’un milliard de femmes, d’hommes et de jeunes dont la majorité vit dans les pays du Sud et la moitié sur le continent africain.

Pour l’avenir de toutes ces populations, nous devons revisiter notre concept du « travail », redonner un contenu approprié au « travail décent » et remettre la dignité humaine au cœur de notre paradigme de développement.

Par ailleurs, si les droits des travailleurs du secteur secondaire et tertiaire sont codifiés, structurés et mieux protégés, tout en faisant l’effort d’intégrer les nouvelles formes de travail qu’offrent l’économie virtuelle et les nouvelles technologies, il est impératif, au nom de la justice sociale, d’élargir les champs du travail décent à toutes les formes d’activité humaine qui contribuent à la vie individuelle et collective de manière directe ou indirecte.

Il est tout aussi impératif d’élargir le champ du Contrat social, en intégrant dans les politiques publiques les mesures qui visent à prendre en compte à travers des cadres juridiques, toutes les formes de travail, formel ou informel, visible et invisible. C’est à cette condition que le dialogue social revêtira tout son sens démocratique et inclusif afin de ne laisser personne au bord du chemin.

C’est pourquoi, il convient de souligner qu’un des défis majeurs que l’OIT devra relever à l’entame de son deuxième siècle d’existence reste la recomposition de son Conseil d’administration pour prendre en compte les régions faiblement représentées, conformément aux dispositions de l’instrument de 1986 portant amendement de la Constitution de notre Organisation. Dans cette perspective, le Burkina Faso est partie prenante de la position des chefs d’Etats africains sur cette question importante.

J’invite donc le directeur général du BIT, à multiplier les efforts dans cette dynamique.

 

Monsieur le Président,

Distingués Délégués,

Le Burkina Faso tire une grande satisfaction de son appartenance à une si noble et importante organisation. A cet égard, son Gouvernement, en collaboration avec l’ensemble des partenaires sociaux, a répondu favorablement à l’appel du Directeur général du BIT en organisant, du 15 au 17 mai 2019, des activités commémoratives des 100 ans de vie de l’OIT. Il s’est agi pour nous Burkinabè de magnifier les actions directrices de notre organisation commune pour des lendemains meilleurs dans le monde du travail.

Il convient de rappeler que c’est dans cette optique que le Burkina Faso avait tenu à commémorer de manière solennelle le 90ème anniversaire de l’OIT en 2009, couplé avec le 60eme anniversaire de l’Inspection du travail.

Depuis son adhésion à l’OIT en 1960, la participation particulièrement assidue de mon pays aux activités de notre organisation lui a valu notamment :

– 1e, d’occuper différentes fonctions au sein du Conseil d’Administration du BIT : membre suppléant de 2014 à 2017, membre titulaire de 1999 à 2002 et Président de 2001 à 2002 ;

– 2e, d’abriter en 2004 à Ouagadougou le sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté en Afrique ;

– 3e, d’organiser en 2009 toujours à Ouagadougou le premier symposium africain sur le travail décent en Afrique.

Monsieur le Président,

Distingués Délégués,

Au cours des 100 ans passés, l’OIT a su mettre la coopération technique au service de la valorisation de ses principes et de la réalisation de ses objectifs. Ainsi, à travers son gigantesque agenda de promotion du travail décent et des appuis y relatifs, de nombreux pays membres, dont le mien se réjouissent des avancées réalisées en la matière.

C’est donc dire que l’histoire commune de mon pays le Burkina Faso, et de l’OIT s’écrit également et surtout en termes d’acquis dans différents domaines de coopération.

Sans être exhaustif, des actions ont été menées dans les domaines ci-après :

– 1e, le programme pays de promotion du travail décent, dont la deuxième phase est en cours de formalisation ;

– 2e, le projet « BIT-gouvernance » dont le processus d’exécution est en cours ;

– 3e, la promotion du dialogue social et l’extension de la protection sociale ;

– 4e, l’amélioration des conditions de vie des femmes rurales par le projet de « Formation communautaire pour un travail décent ».

Je salue à sa juste valeur les acquis de notre organisation commune et j’émets le souhait que beaucoup d’autres initiatives puissent voir le jour pour le bonheur de nos laborieuses populations.

 

Monsieur le Président,

Distingués Délégués,

 

Aujourd’hui, le Burkina Faso peut se féliciter d’être en phase avec les principes cardinaux et les objectifs de l’OIT. En effet, au-delà de la ratification des conventions suivie de leur mise en œuvre, il a affirmé le rôle régalien qui est le sien de garantir le droit du travail, en créant un cadre institutionnel favorable à la promotion de ces principes.

J’en veux pour preuve, la ratification par notre pays de quarante-quatre (44) conventions de l’OIT, dont les huit (08) conventions fondamentales et les quatre (04) conventions prioritaires.

Mon Gouvernement a fait de la promotion du dialogue social un gage sine qua non de la gestion participative des questions préoccupant le monde du travail.

Ainsi, il a été institué, au niveau national, un certain nombre de cadres qui participent à la prévention et à la gestion des crises au sein du monde du travail. Il s’agit notamment :

– 1e, de la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats instituée en 2008 ;

– 2e, de la rencontre Gouvernement/Patronat instituée en 2017;

– 3e, du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) créé en 2017 et rattaché à la Présidence du Faso, dont une délégation conduite par son Président participe à cette session.

Dans un contexte sous régional marqué par la recrudescence du terrorisme, la lutte contre la pauvreté, les inégalités et le chômage qui en sont le terreau favorable, est indispensable. L’une des réponses les plus fortes parce que durables est de mettre en place l’infrastructure économique de base en vue de promouvoir des actions de développement et d’assurer la résilience des populations contre ce fléau.

Fort de ce constat, le Gouvernement de mon pays s’est doté en 2016 d’un programme d’urgence pour le sahel (PUS-BF), visant à mettre l’action de développement au service de la sécurisation de cette région fortement touchée par le terrorisme.

Aujourd’hui, nous avons engrangé sur le terrain des résultats remarquables qui nous confortent dans notre conviction qu’il est indispensable de l’étendre à d’autres régions à fort défi sécuritaire. Les résultats sont encourageants certes, mais ils seront encore plus éclatants si des partenaires, soucieux de paix, de fraternité et d’amitié entre les peuples, manifestaient leur générosité à notre égard en soutenant ce programme d’urgence.

 

Monsieur le Président,

Distingués Délégués,

Mon pays fonde l’espoir que la déclaration du centenaire, qui va sans doute couronner les présents travaux, mettra un accent particulier non seulement sur le processus d’amélioration de la gouvernance de l’OIT, mais aussi et surtout sur le renforcement des mécanismes d’accompagnement des Etats membres en vue de la réalisation de l’agenda pour le travail décent.

Pour ma part, j’ai la ferme conviction que l’avenir du travail réside dans notre capacité à nous adapter à l’évolution technologique et à mettre ces outils modernes au service des leviers de développement.

Pour joindre l’acte à la parole, mon Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique de modernisation de son Administration du travail et du marché de l’emploi, à travers deux outils principaux. Il s’agit de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) qui permet la publication des offres d’emploi et la recherche d’emplois au profit des acteurs du monde du travail.

Il s’agit également du développement d’une application dénommée Système d’Inspection du Travail Automatisée (SITA) au profit de l’Administration du travail.

Ce système qui est à sa phase d’expérimentation devra à terme permettre une gestion électronique de l’ensemble des actes de l’inspection du travail, la production de données statistiques fiables ainsi que la saisine en ligne des services d’inspection du travail par les demandeurs.

 

Monsieur le Président,

Distingués Délégués,

Pour clore mon propos, qu’il me soit permis de réitérer mes félicitations aux membres des Conseils d’administration du BIT, au Directeur général et à tous les travailleurs du BIT qui, depuis le lancement des activités de cette commémoration, n’ont ménagé aucun effort pour nous préparer une si belle rencontre.

Je voudrais vous rappeler que notre organisation est encore très attendue dans les cent (100) prochaines années sur les questions existentielles de la justice sociale et du travail décent dans le monde.

Nous devons donc, plus que jamais, construire l’avenir du travail autour du principe d’inclusion de toutes les parties du monde et surtout de la prise en compte de tous les types de travail.

Au regard des expériences acquises en cent (100) ans d’existence de l’OIT, j’ai foi en notre capacité d’y parvenir.

Sur ce, je souhaite plein succès à nos travaux.

Je vous remercie.»

Décès de Benoît Kambou : Un spécialiste du droit international s’en est allé

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Pr Benoît Kambou de son vivant

L’ambassadeur Benoît Kambou dont l’on pleure depuis ce mardi la disparition, a été un spécialiste du travail international. Matière qu’il va d’abord étudier et ensuite enseigner pendant des décennies à la faculté de droit de l’Université de Ouagadougou, aujourd’hui Unité de formation et de recherche en sciences juridiques et politiques (UFR /SJP) et dans bien d’autres établissements supérieurs dispensant des cours de droit comme l’ENAM ou Département Communication et Journalisme.

Pr Benoît Kambou n’est plus !

«Les mécanismes juridiques internationaux d’exploitation des bassins hydrographiques africains en Afrique : contribution à un modèle de coopération». C’est le thème de la  thèse de doctorat de 3e cycle soutenue en 1982 à Orléans par Benoît Kambou qui deviendra plus tard enseignant-chercheur titulaire à l’université de Ouagadougou. Après 1982, il confirmera en 1985 avec une thèse de doctorat unique sur le thème : «Le différend frontalier entre le Burkina Faso et la République du Mali devant la justice internationale.

Pr Kambou a occupé ces dernières années des fonctions politiques, les dernières en date étant celle d’ambassadeur au Tchad. Il a précédemment présidé le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN).

Globalement, c’est l’enseignement qui a dominé sa vie professionnelle. Ainsi, en plus de l’UFR/SJP ; Benoît Kambou a dispensé des cours dans bien d’autres établissements supérieurs ayant le droit au programme comme l’ENAM ou Département Communication et Journalisme de l’UO.

Un spécialiste du droit international s’en est allé !

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

19 morts 13 blessés à Arbinda : Confirmation et ratissage en cours

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Suite à des violences perpétrées dimanche dernier par des terroristes à Arbinda, dans la province du Soum, région du Sahel, l’on a enregistré 19 morts et 13 blessés. Annoncé dans un premier temps par les médias internationaux et les réseaux sociaux ; le drame a été officiellement confirmé lundi soir à la Télévision nationale.

Dans ce communiqué du ministre de la défense, Moumina Chériff Sy, il a également été annoncé une vaste opération de ratissage et de sécurisation de la zone de Arbinda.

Burkina Demain

Match amical international : Les Etalons font jeu égal avec les Léopards 0-0

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0-0, c’est le score final du match amical international disputé ce dimanche 9 juin 2019 à Malaga, en Espagne, entre Etalons et les Léopards de la République démocratique du Congo. Un bon test pour l’une et l’autre formations qui ne sont pas logées à la même enseigne, avec d’un côté les Léopards qualifiés pour la prochaine CAN à partir du 21 juin en Egypte et de l’autre, les Etalons éliminés de cette CAN et qui tentent de rebâtir une nouvelle équipe compétitive sous la houlette d’un entraîneur Paulo Duarte dont le contrat s’achève en fin juillet 2019.

Le point de match nul est donc bon à prendre pour les Etalons et les Léopards. Dans l’ensemble, les deux formations se sont bien comportées sur le terrain, avec des excellents gardiens. Ce qui n’a pas permis aux attaquants de scorer, en dépit des nombreuses occasions de buts enregistrées de part et d’autre.

Amidou Traoré

Burkina Demain

Le Burkina étonnera le monde par son ingéniosité et l’humanisme de ses fils

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De la « fière Volta de nos aïeux » au « pays des hommes intègres »,  le Burkina Faso, s’est, à l’image du vin, bonifié au fil du temps. Aujourd’hui, en dépit des ouragans, des bourrasques, des eaux tumultueuses, des prévisions apocalyptiques et ubuesques,  la barque résiste. Puisant aux tréfonds d’eux-mêmes, les Burkinabè veulent « oser inventer l’avenir » malgré toutes les ronces qui jonchent le chemin. L’homme n’est-il pas un être en situation ? 

Le terrorisme et tous les complots ourdis pour faire  plier l’échine au pays et à ses vaillants habitants  s’avèrent aujourd’hui être des adjuvants pour renforcer l’unité nationale, la résilience, les capacités d’adaptation et d’anticipation d’un pays qui a su se faire une place dans le concert des nations de par sa témérité et son ardeur au travail. Dans un contexte caractérisé par des menaces endogènes et exogènes,  les intérêts claniques, égoïstes, les  basses manœuvres politiciennes doivent s’estomper. L’intérêt supérieur de la Nation doit être le référentiel de nos faits et gestes. Le centenaire du pays nous offre l’agréable opportunité de nous livrer à un exercice en 03 temps : une rétrospective. Une introspection. Une prospective. Les hommes passent. Le pays demeure. Il nous appartient de ne pas céder ce pays en lambeaux aux générations à venir.

100 ans d’histoire mouvementée

1er mars 2019. C’est exactement à cette date que la colonie de Haute-Volta (actuel Burkina Faso) voit le jour. Le pays auquel nous sommes fiers d’appartenir et que nos devanciers ont construit au prix de moult sacrifices a donc 100 ans d’histoire. La liberté, la dignité, la combativité figurent au rang des valeurs séculaires du Burkina Faso.  C’est pour cette raison que le pays et ses habitants  ont su opposer de farouches résistances aux conquêtes coloniales françaises.  La révolte de Bani Volta en est illustrative. En 1932, l’histoire s’accélère. Sous le fallacieux prétexte qu’elle n’était pas économiquement viable, la colonie de Haute-Volta est désintégrée. Elle est alors repartie entre le Soudan français (actuel Mali), le Niger et la Côte d’Ivoire qui s’accapare 56% du territoire. Evidemment, les Voltaïques de l’époque refusent d’avaler la couleuvre. De vives protestations s’organisent autour des chefs traditionnels (dont le Moogho-Naaba Koom II est l’une des figures emblématiques) et des leaders politiques issus aux premières heures  de l’Union pour la défense des intérêts voltaïques (UDIV).La stratégie est payante. Le 4 septembre 1947, la France tourne casaque. La Haute-Volta est reconstituée dans ses frontières de 1932.  A partir de la reconstitution, de nombreux hommes politiques  émergent.  Il en est ainsi de Joseph Issoufou Conombo, de Ouezzin Coulibaly, de Gérard Kango Ouédraogo, de Joseph Ouédraogo, de Maurice Yaméogo,… Le 11 décembre 1958, la République voltaïque est proclamée. A la mort de Ouézzin Coulibaly la même année, Maurice Yaméogo devient Président de la 1re République. Le 5 août 1960, il proclame l’indépendance de la Haute-Volta. De 1960 à 1987, le Burkina Faso connait des régimes d’exception. C’est sous le Conseil National de la Révolution (CNR) dirigé par le Capitaine Thomas Sankara entre 1983 et 1987 que le pays change de nom.  Le 04 août 1984 en effet, la Haute-Volta devient le Burkina Faso.  Pendant la révolution,  les populations consentent de nombreux sacrifices : réduction des salaires, restriction des libertés syndicales, travaux d’intérêt collectifs,… Mais très vite, les contradictions entre les dirigeants révolutionnaires (Thomas Sankara, Blaise Compaoré, Henri Zongo et Jean-Baptiste Ouédraogo) se terminent dans un bain de sang. Le capitaine Thomas Sankara est assassiné le 15 octobre 1987, avec 12 de ses compagnons. Blaise Compaoré devient Président. Il crée le Front populaire. C’est la « rectification» de la révolution du 4 août 1983.

Un peuple héroïque

Le 02 juin 1991, le peuple burkinabè adopte par référendum une nouvelle constitution instaurant la IVe République après 11 ans de régime d’exception et une histoire constitutionnelle mouvementée. La volonté de Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir advitam aeternam à travers la modification de l’article 37 de la constitution entraine sa chute brutale en octobre 2014. Il est  chassé du pouvoir suite à une insurrection populaire qui a  le mérite de mettre fin à 27 ans de règne sans partage. Le monde entier est admiratif devant le courage du peuple burkinabè qui aura décidé de mettre fin à l’infamie pour prendre en main son destin. En septembre 2015, ce même peuple se dressera encore courageusement  contre l’imposture du Général Gilbert Diendéré dans son putsch avorté contre la transition. Le 29 novembre 2015, au terme  d’une élection citée comme faisant partie des plus ouvertes et des plus démocratiques de l’histoire du pays, Roch Marc Christian Kaboré du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) accède à la magistrature suprême.

Le terrorisme ne saurait vaincre !

Les tenants actuels du pouvoir ont été cueillis à froid. Avant même qu’ils ne soient bien installés, le pays  faisait face à sa première attaque terroriste le 15 janvier 2016. Les premières semaines de gouvernance ont été consacrées à gérer les conséquences des attentats.  Le pays a donc connu un ralentissement économique ce d’autant plus que le coup d’Etat manqué qui a failli remettre en cause la transition en septembre 2015 avait occasionné des pertes sèches de plus de 50 milliards de FCFA.  Aujourd’hui, les attaques terroristes se multiplient occasionnant de nombreuses pertes en vies humaines.  Quelques voix s’élèvent souvent pour critiquer l’action de l’exécutif en matière de lutte contre le terrorisme. Ce qu’il faut  retenir, c’est que c’est un phénomène mondial qui frappe de pleins fouets même les Etats les plus puissants  et disposant des meilleurs moyens de renseignement.  Le Burkina Faso est malheureusement la victime d’intérêts géopolitiques qui se jouent au Sahel. Les richesses du sous-sol du Sahel qui regorge de pétrole et de métaux précieux tel l’or, attisent les convoitises. Le terrorisme est donc devenu un fonds de commerce et un business très lucratif, une mafia où les super puissances et des personnalités puissantes se combattent par  groupes terroristes interposés avec son cortège de trafic de toutes sortes : drogue, cigarettes, carburant, armes, personnes humaines, rançonnement des personnes enlevées, pillage, exploitation de ressources minières tels l’or dans certaines localités contrôlées par les terroristes, viols, mariage forcés etc.

Sous l’impulsion du Président du Faso, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont engagées de façon ferme et déterminée contre  toutes les forces qui veulent anéantir les efforts de développement du Burkina Faso, mettre en péril le vivre ensemble et la cohésion sociale. Les résultats sont déjà visibles. Ils iront crescendo car nous disposons d’une armée républicaine au Burkina Faso. Aucun homme politique ne peut tirer profit de  la détérioration de la situation sécuritaire du pays. En ces moments douloureux, il faut une union sacrée autour du Chef de l’Etat qui a prêté le serment d’assurer la sécurité de chaque burkinabè et de sauvegarder l’intégrité du territoire. La critique stérile n’a guère sa raison d’être. Un fin analyste politique en la personne de Mélégué Maurice Traoré le reconnait : « Je vous assure que, quelle que soit la personne qui aurait été à la place de Roch Kaboré, elle aurait les mêmes difficultés. Objectivement, je ne suis pas sûr que ceux qui critiquent le plus Roch Kaboré feraient mieux que lui, s’ils étaient à sa place. Il faut être honnête parce que la situation est difficile partout ».

La solution au terrorisme bien qu’étant la combinaison de plusieurs paramètres (renseignements, politiques, équipements armés adéquats, lutte contre la pauvreté, etc) repose avant tout sur les populations, c’est-à-dire sur chaque Burkinabé. Tous autant que nous sommes, nous devons résolument nous engager pour la patrie. S’engager pour la patrie c’est :

-Renoncer à la stigmatisation  d’ethnies ou de communautés(Les terroristes sont sans foi ni loi)

-Ne jamais collaborer de quelque manière que ce soit avec des terroristes

-Renoncer à l’apologie du terrorisme à travers les discours haineux dans les médias ou sur les réseaux sociaux

-Ne jamais s’enrôler dans des rangs terroristes

-Se départir de l’extrémisme violent

-Soutenir les FDS et les autorités dans leurs efforts de préservation de la paix et de la cohésion sociale

Après avoir été privés pendant longtemps de véritable liberté (rappelez-vous de l’époque où on chantait « si tu fais, on te fait et il n y a rien », certains citoyens veulent de nos jours être plus royalistes que le roi. Même dans un Etat de droit, la liberté a ses limites. L’incivisme, la défiance de l’autorité de l’Etat, le prosélytisme, la haine et la médisance sont des contre valeurs. En plein renouveau, le  Burkina Faso doit asseoir son essor sur le socle de l’engagement désintéressé, de la responsabilité, du patriotisme. Aujourd’hui plus encore qu’hier, ce pays étonnera le monde de par son ingéniosité et l’humanisme de ses fils et filles.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou