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Ouaga : Conclave responsables-maires MPP

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Responsables et maires MPP au cours de leur réunion de ce 8 juin à Ouagadougou

La situation sécuritaire et la vie du parti au centre de la rencontre qui a réuni ce samedi 8 juin à Ouagadougou, responsables et maires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). C’était en présence du Premier ministre Christophe Dabiré.

Le président du MPP, Simon Compaoré, s’adressant aux maires de son parti

«Beaucoup de maires ont déserté à cause du terrorisme. Vous avez une responsabilité en ce qui concerne la cohésion sociale au Burkina, je vous demande de garder la sérénité». Propos encourageants du Premier ministre Christophe Dabiré à l’intention des maires MPP réunis ce samedi à Ouagadougou avec les responsables de leur parti.

Responsables et maires MPP au cours de leur réunion de ce 8 juin à Ouagadougou

Quelques 300 maires venus des communes du Burkina  étaient présent à la réunion qui a porté sur la  situation nationale encore marquée par les préoccupations sécuritaires,  la gouvernance locale, les stratégies de remobilisation des militants en vue des échéances électorales à venir. C’est le président intérimaire, Simon Compaoré, qui a présidé la réunion en présence de plusieurs cadres du parti.

Laeti Dongo

Burkina Demain

Altitude Nahouri : Une victoire kényane signée John Murero

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John Murero, grand vainqueur d’Altitude Nahouri 2019

C’est le Kényan John Murero qui a été le grand vainqueur de l’édition 2019 d’Altitude Nahouri couru ce samedi à Po, dans le Sud. Temps mis par John Murero pour s’imposer lors de ce marathon : 1h17mn 01s.

John Murero, grand vainqueur d’Altitude Nahouri 2019

Le Kényan John Murero a remporté ce samedi, la 11e édition de Altitude Nahouri, l’ascension du pic qui culmine à 447 m.  Temps mis par John Murero pour s’offrir le trophée : 1h17mn 01s.  Près  de 300 Athlètes ont participé à cette compétition sportive. En plus des Kényans, il y avait entre autres des Nigériens,  Ghanéens, Ivoiriens.

«Jeunes et engagement patriotique». C’est le thème de cette 11e édition de  Altitude Nahouri, initiée par  Ouezzen Louis Oulon, journaliste et ancien directeur de la Télévision nationale du Burkina.

Bravo au champion et autres lauréats !

Amidou Traoré

Burkina Demain

Crise de la mévente : Les industriels en parlent avec Christophe Dabiré

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Les industriels posant avec le Premier ministre pour la postérité

Le Premier ministre Christophe Joseph Dabiré a accordé ce 7 juin 2019, dans l’après-midi, une audience aux membres du nouveau bureau du Groupement des professionnels industriels (GPI) du Burkina Faso. Conduite par son président Mamady Sanoh, ce nouveau bureau exécutif issu de l’Assemblée générale ordinaire ténue aujourd’hui même à Ouagadougou est venu échanger directement avec le chef du gouvernement et lui présenter tous ses membres.

Le président du groupement, Mamady Sanoh, se prêtant à la presse à sa sortie d’audience

A la sortie de l’audience, Mamady Sanoh a affirmé que cette démarche s’inscrit dans la dynamique de renforcement du partenariat et des bonnes relations que nous entretenons avec le gouvernement. Il a aussi souligné que son organisation, fidèle à sa tradition de dialogue va œuvrer sans relâche à raffermir le dialogue social avec l’ensemble de l’exécutif.

Le groupement des professionnels industriels compte agir pour l’amélioration de l’environnement du travail qu’il juge indispensable au développement du Burkina Faso. A ce titre, selon M. Sanoh, il faut une nouvelle dynamique pour défendre les intérêts des professionnels du secteur industriel et cela se fera à travers une reconfiguration du Bureau national et la relecture des textes.

Les industriels lors de leur entretien avec le Premier ministre Christophe Dabiré

Selon M. Sanoh, le secteur industriel burkinabè traverse des difficultés dues à une crise de mévente actuellement. Il a expliqué que cette crise ne touche non seulement les industriels mais aussi l’Etat, qui perd des recettes fiscales et un ralentissement des activités commerciales à l’ensemble de la nation, avant de laisser entendre que « nous sommes tous victimes… ». Il tient aussi à insister sur l’assainissement du marché national qui reste selon lui « un impératif » et par conséquent il demande l’application de la réglementation nationale et la lutte contre les pratiques déloyales.

Les industriels posant avec le Premier ministre pour la postérité

Face à ces difficultés, le Bureau national du Groupement des professionnels industriels sollicite l’intervention du Chef du gouvernement pour ensemble trouver des solutions aux problèmes qui menace selon eux, l’existence même de nos unités de production.

Ousmane Bichara

Burkina Demain

 Le Premier ministre éthiopien en mission de bons offices à Karthoum

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Le Premier ministre Abiy Ahmed (en complet blanc) accueilli à sa descente d'avion par les autorités militaires soudanaises

Au lendemain du bain de sang du 3 juin ayant plongé le Soudan dans une crise politique sans précédent,  le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est arrivé ce vendredi à Khartoum pour tenter une médiation entre les militaires au pouvoir et les chefs de la contestation.

Le Premier ministre Abiy Ahmed (en complet blanc) et sa suite accueillis à sa descente d’avion par les autorités militaires soudanaises

Cette mission de bons offices du Premier ministre éthiopien intervient dans un contexte de pressions tous azimuts sur les militaires au pouvoir à Karthoum.

En plus du concert des condamnations qui suivi les massacres du 3 juin (au moins 113 morts), l’Union africaine vient de suspendre le Soudan de l’organisation continentale. De quoi, visiblement accroître la pression  sur les militaires soudanais qui seront obligés de lâcher du lest.

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 6 juin 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 06 juin 2019, en séance ordinaire, de 9 H 45 mn à 12 H 25 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE NEUF (09) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

– une demande d’agrément pour la nomination de Monsieur Mohammed Hussain Al-Failakawi en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire de l’Etat du Koweit auprès du Burkina Faso avec résidence à Accra (Ghana) ;

– une demande d’agrément pour la nomination de Madame Anne LUGON-MOULIN en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Confédération suisse auprès du Burkina Faso avec résidence à Abidjan (Côte d’Ivoire) ;

– une demande d’agrément pour la nomination de Madame Willye Mai Tolbert KING en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Libéria auprès du Burkina Faso avec résidence à Abidjan (Côte d’Ivoire) ;

– une demande d’agrément pour la nomination de Monsieur Luc HALLADE en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République française auprès du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de ces quatre (04) Ambassadeurs auprès de notre pays.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Justice :

– un projet de loi portant modification de la loi n°25-2018/AN du 31 mai 2018 portant Code pénal.

Ce projet de loi vise à actualiser le Code pénal burkinabè en vue de renforcer la lutte contre le grand banditisme, de renforcer les moyens d’action des forces de défense et de sécurité contre certaines publications qui peuvent être de nature à saper l’efficacité de leurs interventions ou de leurs opérations et de protéger l’honneur et la dignité des victimes de certains crimes et délits.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Santé :

– un décret portant modification du décret n°2011-1051/PRES/PM/MS/MEF du 30 décembre 2011 portant conditionnement et étiquetage des produits du tabac au Burkina Faso. Les modifications concernent pour l’essentiel le positionnement des messages sanitaires illustrés et écrits sur les conditionnements de tabac et les différents types de conditionnement.

L’adoption de ce décret modificatif permet d’harmoniser la règlementation nationale sur le conditionnement et l’étiquetage des produits de tabac avec le guide d’apposition des messages sanitaires graphiques édicté par l’ensemble des acteurs de la filière à l’intention de l’industrie du tabac.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un décret portant déclaration d’utilité publique urgente du projet de construction du boulevard périphérique de la ville de Ouagadougou (voies de contournement Nord et Sud).

Le projet de construction du boulevard périphérique de la ville de Ouagadougou concerne les arrondissements 4 et 8 de la commune de Ouagadougou et 41 villages répartis dans les régions du Centre, du Centre-Sud et du Plateau-Central. Il a pour objectif de désengorger les artères principales de la ville de Ouagadougou et de résoudre les problèmes de sécurité, de sûreté, d’espace et de mobilité à l’intérieur de la capitale burkinabè, tout en réduisant considérablement le temps de parcours et le coût de transport.

L’adoption de ce décret permettra la mise en place d’une commission ad’hoc chargée de poursuivre la procédure en vue de dégager les zones nécessaires pour la mise en œuvre urgente du projet.

– un  décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

L’adoption de ce décret permet de renforcer le statut de la CENTIF et  d’être en phase avec les dispositions de la loi n° 016-2016/AN du 3 mai 2016 relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°13 550 conclu à Washington D.C, le 13 avril 2019 entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le Développement international (OFID) pour le financement du Projet de construction et de bitumage de la route nationale N°10 (RN10) entre Tougan et Ouahigouya.

D’un montant de dix-neuf millions (19 000 000) de dollars US, ce financement participe à la construction et au bitumage de 94 km du tronçon Tougan-Ouahigouya de la route nationale n°10.

II. COMMUNICATION ORALE

II. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le compte rendu de la participation de notre pays au 14e Sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), les 31 mai et 1er juin 2019 à la Mecque et à Djeddah en Arabie Saoudite sous la Présidence du Roi Salman.

La conférence au sommet a réitéré son soutien au G5 Sahel notamment pour le renforcement des capacités de défense et de sécurité des pays membres.

L’OCI a appelé ses membres à soutenir les pays du G5 Sahel dans leurs efforts de développement et de lutte contre le terrorisme. Le Sommet a salué l’attribution d’un prix OCI lors du dernier FESPACO.

Le Président du Faso remercie les autorités saoudiennes pour l’hospitalité et la qualité de l’accueil réservé à sa délégation.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

– Monsieur Jean Calvin TRAORE, Officier, est nommé Directeur de la défense stratégique et de la réglementation.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Monsieur Noaga Edouard OUEDRAOGO, Officier, est nommé Secrétaire général.

C.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

– Monsieur Adama COMPAORE, Ministre plénipotentiaire, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Mathieu ZONGO, Mle 20 081 R, Conseiller pédagogique itinérant, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Yobi Hama MAÏGA, Mle 20 089 G, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;

– Monsieur Zangbewennin Serge Aimé KYELEM, Mle 56 050 L, Professeur certifié des lycées et collèges, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

– Monsieur Obissa Alassane Raoul KONATE, Mle 50 905 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département de la Formation à la citoyenneté au Secrétariat permanent de la Promotion des langues nationales et de l’éducation à la citoyenneté ;

– Monsieur Issa GANSONRE, Mle 25 047 T, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chef de département de l’aménagement linguistique au Secrétariat permanent de la Promotion des langues nationales et de l’éducation à la citoyenneté ;

– Monsieur Mamoudou DIALLO, Mle 22 055 Y, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef de département de la mobilisation sociale et du plaidoyer au Secrétariat permanent de la Promotion des langues nationales et de l’éducation à la citoyenneté ;

– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 39 609 B, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département Communication-plaidoyer au Secrétariat permanent de la Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle (SP-SSA/P) ;

– Monsieur Kani DOMBOE, Mle 19 266 X, Ingénieur en économie coopérative, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chef de département Formation-développement du curriculum au Secrétariat permanent de la Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle (SP-SSA/P) ;

– Madame Marguerite SAWADOGO/OUEDRAOGO, Mle 44 140 X, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Chef de département Planification-partenariat au Secrétariat permanent de la Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle (SP-SSA/P) ;

– Madame Rissinata TAOKO/KIEMA, Mle 40 806 E, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Chef de département Suivi-évaluation-capitalisation au Secrétariat permanent de la Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle (SP-SSA/P) ;

– Madame Marie Béatrice TOUGMA/KAORE, Mle 25 943 P, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Chef de département de la Mobilisation sociale et du plaidoyer au Secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence ;

– Monsieur Lallé SOMMA, Mle 52 966 C, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département des Etudes et de la prospective au Secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence ;

– Monsieur Daouda SANON, Mle 28 892 U, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef de département de la logistique au Secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence ;

– Monsieur Bertin TOE, Mle 26 666 T, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chef de département du numérique éducatif et des approches pédagogiques au Secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence ;

– Monsieur Armand MILLOGO, Mle 48 967 T, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori ;

– Monsieur Clotaire Didier DABIRE, Mle 30 460 K, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Education préscolaire, primaire et non formelle de la Bougouriba ;

– Monsieur Damien TIENDREBEOGO, Mle 105 120 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’enseignement post-primaire et secondaire du Séno.

E.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– Madame Estelle Edith DEMBELE/DABIRE, Mle 80 502 N, Médecin spécialiste en santé publique, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée cumulativement Directrice générale des études et des statistiques sectorielles et Responsable du « Programme pilotage et soutien des services de santé »;

– Monsieur Salif SANKARA, Mle 80 522 K, Médecin épidémiologiste, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général de l’offre des soins et Responsable du « Programme Offre des soins (accès aux services de santé) ».

F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Madame Salamata Micheline ILBOUDO/DIALLO, Mle 19 883 F, Inspecteur divisionnaire des douanes, 3ème grade, 4ème échelon, est nommée Chargé de missions ;

– Monsieur Moumouni LOUGUE, Mle 41 593 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur général des impôts ;

– Monsieur Karim NIGNAN, Mle 111 076 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat ;

– Monsieur Wendpanga Bruno COMPAORE, Mle 119 280 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) ;

– Monsieur William Alassane KABORE, Mle 49 364 X, Inspecteur des douanes, classe terminale, 1er échelon, est nommé Directeur général adjoint des douanes ;

– Monsieur Songuida Valentin Marius RAYAISSE, Mle 51 969 J, Inspecteur divisionnaire des douanes, 2ème grade, 5ème échelon, est nommé Coordonnateur national de lutte contre la fraude (CNLCF) ;

– Monsieur Wango Fidèle YAMEOGO, Mle 58 778 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Secrétaire permanent pour la promotion de la micro finance ;

– Monsieur Abel KALMOGO, Mle 44 055 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Oumaro OUEDRAOGO, Mle 51 967 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des enquêtes douanières à la Direction générale des douanes ;

– Madame Alimatou ZONGO/KABORE, Mle 91 234 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice du partenariat avec les Organisations non gouvernementales ;

– Monsieur Windbénédo Jean Marie KEBRE, Mle 104 259 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la coordination et de l’efficacité de l’aide publique au développement.

G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Jacques Sosthène DINGARA, Mle 56 688 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Responsable du Programme « Réforme de l’administration », cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire permanent de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance ;

– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 324 847 M, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chef de département finance et logistique au Secrétariat technique du guichet virtuel unique de l’administration publique ;

– Monsieur Bonéface YLLI, Mle 247 153 L, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique du Centre-Est.

H.AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

– Monsieur Amadé TAONSA, Mle 92 733 N, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la formation initiale de l’Ecole nationale des travaux publics ;

– Monsieur Zouli Philippe KABRE, Mle 22 026 B, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chef de département des affaires administratives et financières au Secrétariat permanent des projets d’infrastructures ferroviaires aéroportuaires et maritimes ;

– Monsieur Alidou ZOUNGRANA, Mle 203 351 K, Technicien supérieur en génie civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des Infrastructures du Ganzourgou ;

– Monsieur Natiguiba Ali SAMADOULOUGOU, Mle 203 335 F, Technicien supérieur en génie civil, 1ère classe, 4ème échelon est nommé Directeur provincial des Infrastructures du Lorum ;

– Monsieur Kourbiré Gaston SIA, Mle 203 353 E, Technicien supérieur en génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial des Infrastructures du Nayala ;

– Monsieur Yaka Joel NASSA, Mle 117 450 E, Technicien supérieur en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial des Infrastructures du Noumbiel.

I.AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUE

– Monsieur Jean HARO, Mle 00 31 866 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Yacouba Régis Angeles BANCE, Mle 52 114 X, Docteur vétérinaire, catégorie PC, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 32 326 S, Instituteur principal, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Harouna BIRBA, Mle 00 33 701 A, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional des Ressources animales et halieutiques du Centre ;

– Monsieur Tahirou NIGNAN, Mle 24 852 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des Ressources animales et halieutiques du Centre-Ouest ;

– Monsieur Sey Omar OUEDRAOGO, Mle 245 048 M, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur Provincial des Ressources animales et halieutiques du Bam ;

– Madame Pauline BARRO/OUEDRAOGO, Mle 33 720 P, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice provinciale des Ressources animales et halieutiques du Bazèga ;

– Monsieur Daouda KIEMDE, Mle 97 541 G, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur Provincial des Ressources animales et halieutiques du Boulgou ;

– Monsieur Abdoulaye DRABO, Mle 26 878 H, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Boulkièmdé ;

– Madame Aminata KABORE/KAFANDO, Mle 87 321 D, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale des Ressources animales et halieutiques du Kadiogo ;

– Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 31 846 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur Provincial des Ressources animales et halieutiques du Kourweogo ;

– Monsieur Jean Claude Tinwinndé NIKIEMA, Mle 202 632 X, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial des Ressources animales et halieutiques du Sanmatenga.

J.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

– Monsieur Ali TONANE, Mle 83 952 Z, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation des jeunes ;

– Monsieur Jean Pierre Lamoussa KOUDOUGOU, Mle 208 055 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Frédéric KABORE, Mle 77 995 D, Economiste, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;

– Monsieur Reguema BONKOUNGOU, Mle 49 101 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;

– Madame Gouyoussahy Salimata SIE/HIE, Mle 30 79, Economiste, 1ère catégorie, 6ème échelon, est nommée Secrétaire générale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;

– Monsieur Siembou ZERBO, Mle 97 586 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Barthélemy BADIEL, Mle 246 742 U, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 3ème  échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes des Cascades ;

– Madame Reine Annick KANDO, Mle 211 764 F, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Centre-Est ;

– Madame Francelline Sombêwenné KABORE, Mle 220 369 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Centre-Nord ;

– Monsieur Issouf ZIO, Mle 97 592 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Centre-Ouest ;

– Monsieur Issifou KABORE, Mle 220 371 N, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Centre-Sud ;

– Madame Emilienne YAMEOGO, Mle 225 912 B, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Plateau-Central.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DE L’ENERGIE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat Administrateurs représentant l’Etat

Au titre du ministère de l’Energie :

– Monsieur Habib Ahmed DJIGA, Mle 231 941 W, Enseignant d’Université ;

– Monsieur Yacouba Nabonswindé Herman NACAMBO, Mle 130 484 P, Magistrat.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Salfou SAVADOGO, Mle 208 034 K, Inspecteur du trésor.Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– Madame Bintou SARA/KASSA, Mle 105 232 T, Conseiller des affaires économiques.Au titre du Premier ministère :

– Madame Fanta Roukiatou COMPAORE/KAFANDO, Mle 93 811 E, Environnementaliste.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

– Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur des eaux et forêts. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– Monsieur François de Sales Charlemagne NAMA, Mle 28 142 D, Administrateur civil.

Administrateur représentant l’Association des régions du Burkina Faso :

– Monsieur Boyo Jean Célestin KOUSSOUBE, Président du Conseil régional des Hauts-Bassins.

Le second décret nomme Monsieur Habib Ahmed DJIGA, Mle 231 941 W, Enseignant d’Université, Président du Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B.MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de mandat de Madame Donbeyitwor Jeanne Raïssa YAMEOGO/DABIRE, Mle 96 931 G, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour une seconde période de trois (03) ans.

C.MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier porte nomination de Monsieur  Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur des eaux et forêts, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique, au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Le couvre-feu prolongé du 7 juin au 6 juillet dans l’Est

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Les autorités de l’Est ont prolongé le couvre-feu dans la région  du 07 juin au 6 juillet 2019. Il s’applique dans la ville de Fada entre minuit et 4h. Le couvre-feu entre en vigueur de 19h30 à 4h dans les autres localités de la région.

Dans le précédent réaménagement, le couvre-feu  couvrait également de 19 heures 30 minutes à 4 heures du matin sur toute l’étendue de la région de l’Est.

Burkina Demain

Gianni Infantino réélu président de la FIFA pour 4 ans

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A 49 ans, Gianni Infantino est réélu pour un deuxième mandat à la tête de la FIFA
L’Italo-Suisse Gianni Infantino (49 ans) a été réélu ce 5 juin 2019 président de la Fédération internationale de football (FIFA). C’est la décision du 69e congrès de la FIFA qui s’est ouvert ce mercredi à Paris, en France.
A 49 ans, Gianni Infantino est réélu pour un deuxième mandat à la tête de la FIFA

C’est par acclamation que les représentants des 211 fédérations membres de la FIFA ont réélu ce 5 juin à Paris, Gianni Infantino (49 ans) président président de la Fédération internationale de football (FIFA) pour un deuxième mandat de quatre ans. Infantino était le seul candidat en lice.

Au terme de cette réélection, l’ex-secrétaire général de l’UEFA devenu président de la FIFA depuis le 26 février 2016 en remplacement de Sepp Blatter, restera en poste jusqu’à en 2023.

Autant dire qu’en plus de la coupe du monde féminin qui débute ce 7 juin à Paris, l’Italo-Suisse aura tout le loisir de présider la 22e coupe du monde de football qui se déroulera du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar.

Amidou Traoré
Burkina Demain

Le cas de Djibril Bassolé et l’humanisme en politique

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Le cas du Général Djibrill Bassolé suscite cette réflexion du Pr Batiéno

Dans cette tribune, Jacques Batiéno, professeur de philosophie à Paris, mène la réflexion sur l’humanisme en politique, en partant du cas Djibrill Bassolé. Lisez plutôt !

Le cas du Général Djibrill Bassolé suscite cette réflexion du Pr Batiéno

«LE CAS DJIBRIL BASSOLE ET L’HUMANISME EN POLITIQUE

Humanisme : un de ces mots qui chantent plus qu’ils ne parlent. Cette formule semble trouver sa réalité dans les tribulations que l’Etat burkinabè impose à Djibril Bassolé. Mais, sait-il encore ce qu’est l’humanisme ? S’il croit le savoir, le moins que l’on puisse dire, c’est que la notion trouve ici l’occasion d’être galvaudée, nous rappelant avec tristesse, décidément, cette vérité qui dit que le pouvoir rend aveugle jusqu’à fouler aux pieds la dignité humaine. Oui, cette attitude de l’Etat burkinabè à l’égard de monsieur Bassolé nous permet de prendre la pleine mesure de ce que la politique nous fait descendre du ciel sur la terre, mettant en évidence la formule machiavélique qui veut que « la fin justifie les moyens ». Sottise, opportunisme malveillant, immoralisme antidémocratique, car c’est ainsi que bien des dictateurs justifient leurs pires actions et crimes.

Qu’on se le dise bien, l’humanisme ne peut pas rester un vain mot, c’est un devoir. Sinon, à quoi ont servi toutes les luttes historiques pour défendre l’humanité ? L’humanisme est un mode d’être de l’homme. Il ne suffit pas de le revendiquer, c’est une responsabilité qu’il faut assumer, c’est un choix essentiel. Mais l’humanisme ici en question, ce n’est pas celui d’un autre âge européen et européocentrique. L’humanisme auquel je pense ici, c’est d’abord celui de Césaire, un humanisme de l’inclusion et non de l’exclusion. C’est ensuite celui d’Auguste Comte, un humanisme de la sacralisation de l’humanité, un humanisme laïc pour ma part.

Ainsi, quand bien même on le voudrait, on ne peut s’empêcher d’être sensible au sort qui semble être réservé à monsieur Bassolé, ce qu’il faut dénoncer avec insistance. Je puis témoigner avoir vu l’homme, d’abord vers la fin du mois de février dernier, puis le mercredi 6 mars, quelques heures avant qu’il ne soit évacué sur la Tunisie. J’ai vu un homme rongé et affaibli par la maladie. Comment peut-on alors perdre du temps à tergiverser sur un cas aussi urgent avec des prétextes tout aussi fallacieux qu’indignes d’un Etat démocratique, et qu’il serait honteux de relever ici, comme si l’on avait encore quelque doute sur la gravité de son état de santé ? Le temps que nous perdons dans d’inutiles arguties, est le temps que gagne la maladie pour faire ses ravages.

Il est opportun de rappeler qu’au moment de l’évacuation de monsieur Bassolé sur la Tunisie, c’est tambour battant que le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, a publié un communiqué informant du fait, et précisant en conclusion que « Cette évacuation participe de la volonté du gouvernement de veiller au respect des droits des personnes accusées et de s’assurer que les conditions sont réunies afin que chaque accusé puisse répondre de ses actes et participer ainsi à la pleine et entière manifestation de la vérité ». Soit. Mais où en est-on aujourd’hui avec cette « volonté du gouvernement de veiller au respect des droits des personnes accusées… » ? La rapidité avec laquelle l’on s’est empressé de publier un tel communiqué participait-elle d’une opportunité de communication ? Cette évacuation n’était-elle qu’une imposture ? De la poudre aux yeux ? Une instrumentalisation de la situation du malade Bassolé à des fins lugubres et cachées ? Si ce n’est pas le cas, que l’on nous démontre le contraire. En revanche si c’est le cas, nous sommes loin de cet humanisme parlant et agissant dont on a voulu nous persuader à travers ce communiqué du 6 mars 2019.

Les arguments que nous entendons ici et là pour justifier cette rétention sont aux antipodes du communiqué. Question d’honneur et de cohérence, question de bon sens et de discernement aussi. Quid des procédures exceptionnelles ? Quid des décisions d’exception ? Où est la raison d’Etat, qui trouverait ici l’occasion pleine et entière de se manifester ? D’ordinaire, je ne suis pas un ardent défenseur de la raison d’Etat. Mais force est de reconnaître qu’elle peut constituer un artifice efficace pour faire face à certaines complexités de l’exercice du pouvoir, voire pour poser un acte d’humanisme en faveur d’un citoyen, qui plus est a été longtemps au service de l’Etat, dont la vie est menacée, fut-il accusé. Je refuse de croire que la situation soit le reflet d’une incompétence, car les uns et les autres savent très bien ce qu’ils font et à quoi s’en tenir. Ils agissent en connaissance de cause. Mais l’homme politique ne doit jamais oublier qu’il est un homme avant d’être un politique.

La nouvelle constitution en cours a aboli la peine de mort. Ne faisons pas de Djibril Bassolé un condamné à mort par des moyens détournés, iniques et vils. Quelle est donc le problème ? Si l’on craint que Djibril Bassolé, hors du pays, trouve les moyens de se dérober à la justice de son pays, il faut justement le mettre face à ses responsabilités. Mais l’homme d’honneur qu’il est ne saurait ainsi se soustraire à la justice en l’état actuel des choses et au point où il en est.

J’exhorte donc l’Etat burkinabè à se situer du côté d’une humanité, qui ne se confond pas avec le genre humain ou la collection des individus appartenant à l’espèce humaine, mais qui est l’ensemble de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, œuvrent au progrès de la société humaine en faisant en sorte de rendre les hommes de plus en plus humain. Ce qui fait de nous individuellement des hommes, en effet, c’est que nous tirons bien notre qualité d’homme de cette humanité. Aussi, l’humanité nous transcende-telle et il faut en être digne en commençant par avoir un comportement intègre à l’égard de notre prochain, les autres hommes. Monsieur Bassolé est de ceux-là.

Paris le 3 juin 2019

Jacques Batiéno, professeur de philosophie, Paris (France) »

Fin de Ramadan sanglant à Karthoum : Au moins 30 morts !

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Presque deux mois après la chute d’Omar al-Bachir, l’armée soudanaise et des milices paramilitaires ont tiré à balles réelles sur la population, faisant plusieurs dizaines de morts. Le bras de fer que se livraient depuis deux semaines le mouvement soudanais de contestation sociale et la junte militaire, au pouvoir depuis près de deux mois, s’est soldé ce lundi 3 juin par un bain de  sang dans la capitale, Khartoum et  Omdourman voisine.

De 13 morts au départ, l’on est passé à 30 morts et le bilan pourrait même s’alourdir, vu que le bras-de-fer se poursuivait. Tout cela se déroule en cette fin de mois de ramadan. Comme à leurs habitudes, les chancelleries occidentales et l’ONU ont condamné ces tueries, sans que cela n’entraine une cessation des affrontements !

Burkina Demain

Affaire charbon fin : Le ministère dément toute implication dans une fraude

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Le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani est formel : son ministère n'est pas impliqué dans une quelconque fraude de charbon fin

Dans une conférence de presse animée ce lundi 3 juin, le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani, a démenti, comme lors de sa conférence du 3 mai dernier,  toute implication de son département dans une quelque fraude dans cette affaire de charbon fin déjà gérée par la justice et qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. «Le Ministère en tant qu’Administration publique n’est ni de près, ni de loin mêlé à une quelconque fraude ou pillage des ressources minières du pays», a-t-il soutenu, appelant au recours d’un cabinet d’expertise pour gérer l’affaire dans l’intérêt de tous. Voici l’intégralité de sa déclaration liminaire.

Le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani est formel : son ministère n’est pas impliqué dans une quelconque fraude de charbon fin

«Conférence de presse sur le dossier du charbon fin

DECLARATION LIMINAIRE DE MONSIUER

LE MINISTRE DES MINES ET DES CARRIERES 

Mesdames et messieurs, chers partenaires de la Presse,                                           

Je voudrais à l’entame de mon propos, vous remercier et vous souhaiter la bienvenue à la présente conférence de presse organisée pour éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur l’affaire d’exportation de « charbon fin » par la Société Essakane SA.

Permettez-moi dans un premier temps de rappeler, que l’objectif stratégique du Gouvernement en matière de Mines et de Carrières, est de développer un secteur minier compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents, en vue d’une amélioration de l’impact du secteur minier sur le reste de l’économie.

Dans ce sens, la « stratégie Mines et Carrières » est qu’à l’horizon 2026, la composante industrie minière soit compétitive et constitue un levier important de développement socio-économique durable pour notre pays.

Pour ce faire, plusieurs principes guident notre action. Il s’agit entre autres, d’exécuter efficacement notre mission en collaboration avec les autres acteurs du secteur, dans le respect des principes directeurs comme la propriété de l’Etat sur les ressources minérales, l’intégration des mines au reste de l’économie nationale, le partenariat avec le Privé, la bonne gouvernance, la préservation de l’environnement, le développement communautaire et la prise en compte des thèmes transversaux.

Je me dois aussi de rappeler ici, notre attachement à des valeurs d’intégrité et d’efficacité ainsi que notre souci constant de donner des réponses pertinentes et visibles dans la conduite de notre mission. Nous avons toujours eu constamment à l’esprit deux évidences qui conditionnent notre réussite ; premièrement, créer les conditions favorables à la recherche et à l’exploitation rationnelle et durable des ressources minérales et deuxièmement, accroître les retombées de l’exploitation des substances minérales pour l’émergence de notre pays.

Au-delà de ces valeurs qui guident toujours notre action, et conscient de l’immensité des demandes sociales encore à satisfaire et de l’insuffisance des moyens techniques et opérationnels disponibles, nous devrions, avec une grande humilité, nous réjouir des résultats auxquels nous sommes parvenus, surtout dans un environnement sécuritaire particulièrement hostile.

A la conférence de presse que j’ai organisée le 3 mai dernier avec vous, je rappelais que pour l’année 2018, la contribution du secteur minier à la formation des équilibres macro-économiques était de 266 milliards en termes de contribution aux recettes budgétaires, de 1 540 milliards en termes de recettes d’exportation et que ce secteur contribuait à hauteur de 10,6% à la formation du PIB. J’y relevais aussi, les nombreuses réformes institutionnelles engagées pour le renforcement de la Brigade Nationale Anti-Fraude de l’or (BNAF), l’opérationnalisation de l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-mecanisées (ANEEMAS), la mise en œuvre de quatre fonds miniers qui ont été créés pour soutenir le développement du secteur et pour un meilleur partage des revenus miniers.

Ces performances et efforts considérables sont ces derniers temps occultés par cette affaire pendante en justice dite « dossier du charbon fin » de Essakane S.A.

Le Ministère des Mines et des Carrières en tant qu’acteur de premier rang dans la gouvernance du secteur minier se sentant interpellé, voudrait, en guise d’information et de clarification, donner la position de l’administration minière.

Il nous apparait nécessaire de faire la genèse de l’affaire, avant de rappeler le rôle joué par le ministère, conformément à la réglementation en vigueur et clarifier enfin notre position dans ce contexte d’accusation tous azimuts de l’administration minière et des autorités au sommet de l’Etat.

 

  • DE LA GENESE DE L’EXPORTATION DU CHARBON FIN

Chers partenaires de la Presse, la genèse de l’affaire, faut-il le rappeler, remonte au 29 Août 2018 et non en fin Décembre 2018. En effet, c’est à cette date, que par correspondance n°L371-2018, du 29 août 2018, IAM Gold Essakane S.A demandait à mon département, une autorisation d’exporter du charbon fin au Canada pour traitement. Après plusieurs séances de travail avec les services techniques compétents du ministère, nous avons par correspondance n° 2018-579 du 10 octobre 2018, marqué notre accord de principe pour l’exportation et avons invité la société minière concernée à fournir des informations sur les échantillons et les dates de pesée et de colisage. La correspondance du 10 Octobre 2018 indique également qu’une autorisation de sortie sera délivrée ainsi qu’un bulletin de liquidation des royalties, à hauteur de 70% et à titre d’acompte de la valeur de l’or estimée dans le charbon. La même correspondance précise enfin, qu’une conciliation des quantités et des valeurs sera faite après résultat du traitement final du minerai au Canada.

Après analyse de 640 échantillons par la société, les quantités d’or fin ont été estimées à 304, 273 kilogrammes, tandis que celles d’argent étaient de 135,891 kilogrammes.

Sur cette base de principe déclaratif, l’accord final du ministère est intervenu le 14 Décembre 2018 (cf lettre n°2018-724/MMC/SG/DGMG/DM DU 14 DEC. 2018) après que des représentants du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB) et de la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG) aient assisté aux pesées et au colisage. Ces missions se sont effectuées du 4 au 8 Octobre 2018 et du 27 Novembre au 4 Décembre 2018. Pour les besoins de contrôle, les échantillons ont été prélevés en doubles. Les doublons prélevés ont été analysés par le laboratoire du BUMIGEB qui est accrédité à la Norme ISO 17025 en analyse d’or, par le Conseil Canadien des normes.

La valeur totale estimée de ces métaux, sur la base des analyses de ESSAKANE est de 7 128 620 297 de francs CFA. Les royalties représentant 4% de la valeur totale, sont de 285 144 812 francs CFA et les royalties calculées sur la base des 70% à verser comme avance s’élèvent à 199 601 370 francs CFA.

A la suite des autorisations du Ministre en charge des mines, le Directeur Général des Douanes a, par correspondance n°2018-1959/MINEFID/SG/DGD/DLR du 18 Décembre 2018, autorisé également l’exportation du charbon fin, qui connaitra un autre épisode avec l’intervention du Procureur général.

 

  • DE LA SAISIE DE LA CARGAISON

Au cours de l’acheminement, sur instruction du Procureur Général près la Cour d’Appel de Ouagadougou, la marchandise a fait l’objet d’une saisie à Bobo Dioulasso par une structure du Ministère des Mines et des Carrières, en l’occurrence la Brigade Nationale Anti-Fraude de l’or (BNAF), en sa qualité d’officier de police judiciaire, le 30 décembre 2018.

Après investigation, la BNAF a dressé un rapport le 4 janvier 2019, transmis au Procureur Général. Elle a conclu à cette étape de la procédure strictement administrative, à « l’absence d’infraction de fraude à la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses ».

Suite à ce rapport, le Procureur a commis deux Consultants pour investiguer. Les deux Consultants respectivement de compétence chimiste et douanière ont déposé leurs rapports au Procureur.

C’est probablement le contenu de ces rapports qui n’a jamais été officiellement porté à la connaissance du Ministre des mines et des Carrières qui aurait fait les choux gras de la presse et de certaines OSC comme le REN-LAC.

Chers journalistes, tels sont les faits, sur la base desquels notre ministère peut donner sa lecture.

 

  • DE LA POSITION DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Ces faits montrent que le Ministère des Mines et des Carrières a agi conformément à la législation et à la règlementation régissant le secteur minier. Le Ministère a joué le rôle qui est le sien, à savoir le suivi administratif régulier des opérations d’exportation de produits miniers.

Le Ministère des Mines et des Carrières ne souhaitant pas constituer un obstacle à l’accomplissement d’actes ordonnés par voie judiciaire, observe que la procédure suit son cours au niveau de la justice.

Ce qui est sûr, s’il advenait, au terme de la procédure judiciaire, que la Société Essakane S.A était reconnue coupable d’infraction, le ministère fera application de la loi dans toute sa rigueur et appuiera toutes les structures compétentes en charge de l’application des sanctions prévues à cet effet.

Toutefois nous regrettons profondément que le contenu des rapports des Consultants sensé éclairer le Procureur dans la conduite d’un dossier soit déjà interprété dans le sens de condamner de manière précoce l’Administration minière et les gouvernants.

Dans cette affaire de charbon fin, le Ministère des Mines et des Carrières rejette avec fermeté toute collusion avec la société minière. Le Ministère en tant qu’Administration publique n’est ni de près, ni de loin mêlé à une quelconque fraude ou pillage des ressources minières du pays.

 

Le Ministère s’inscrit particulièrement dans la voie de la recherche de la transparence.

C’est pourquoi, le Ministère pense que dans le climat actuel de suspicion, que dis-je, de crise de confiance généralisée, on ne peut pas faire l’économie de la science et de la technique pour que toute la lumière éclate dans cette affaire. Il apparait évident qu’il faut faire recours à un cabinet d’expertise indépendant ou même d’un arbitre neutre composé d’une équipe pluridisciplinaire comprenant au minimum un métallurgiste spécialisé en chimie minérale et caractérisation des matériaux, un juriste, un expert douanier, tous de notoriété reconnue et choisie consensuellement pour garantir toute la transparence requise et mettre fin à toute cette polémique. Naturellement les analyses devront se faire dans un laboratoire accrédité et internationalement reconnu.  Cette option pourrait avoir l’avantage de défendre les intérêts réels de notre pays et ramener la sérénité et la confiance dans l’opinion, en même temps qu’elle favoriserait un début de réponse à la problématique globale du traitement du charbon fin au niveau des mines industrielles exerçant au Burkina, qui reste une question posée, et à résoudre obligatoirement.

Mesdames et messieurs les journalistes.

Je voudrais vous dire enfin, qu’à l’heure actuelle, nos actions sont tournées vers le renforcement de l’impact du secteur minier sur les autres secteurs de développement. Nonobstant les problèmes de perception négative que l’on veut lui  imprimer, le secteur minier poursuit son envol et soutient presque tous les secteurs socioéconomiques comme l’agro-alimentaire, les hydrocarbures, les banques, le BTP, l’éducation, la santé, le transport, le genre etc., et nous travaillons à accroitre progressivement la part des entreprises nationales dans ces différents domaines.

Avant de terminer mon propos, je voudrais inviter l’ensemble des acteurs du monde minier et surtout vous, nos partenaires de la presse, à travailler pour une meilleure perception des activités minières par nos populations et les partenaires sociaux et pour le maintien du Burkina Faso comme destination privilégiée des investisseurs miniers. Votre rôle dans ce sens est primordial.

Telle est la quintessence de la présente déclaration liminaire.

Je vous remercie une fois de plus pour votre disponibilité constante à nos côtés.

 

Vive le secteur minier burkinabè.

Hommage aux acteurs publics et privés du secteur minier.

Dieu bénisse le Burkina Faso.

Je vous remercie !                          

 

Ouagadougou, le 03 juin 2019

Le Ministère des Mines et des Carrières »