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Attaque de Nassoumbou : Le président Roch Kaboré invite à l’unité et la solidarité

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de son adresse à la nation, ce vendredi 16 décembre 2016

Ceci est le message à la nation ce 16 décembre du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, suite à l’attaque terroriste à Nassoumbou, dans la commune de Djibo, qui a fait au total une douzaine de morts.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de son adresse à la nation, ce vendredi 16 décembre 2016
Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de son adresse à la nation, ce vendredi 16 décembre 2016

«Attaque de Nassoumbou : Le message à la nation du président Roch Kaboré
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Aujourd’hui 16 décembre 2016, aux environs de 5h30, dans le village de Nassoumbou, situé dans la commune de Djibo, à proximité de la frontière avec le Mali, un détachement du Groupement des Forces Anti-terroristes de notre Armée (GFAT) a subi une attaque meurtrière qui a coûté la vie à 12 de nos valeureux soldats et fait des blessés. Par la même occasion, des véhicules et des munitions ont été détruits, et des bâtiments incendiés.
Je condamne avec fermeté cette attaque ignoble qui illustre la cruauté de leurs auteurs et justifie le plus grand mépris que nous devons avoir à leur égard ainsi que la détermination à toute épreuve avec laquelle nous devons les combattre.
Cette attaque démontre que la lutte contre le terrorisme sera sans répit et met aussi en exergue les nécessaires décisions qu’il nous faut prendre pour donner confiance et vitalité à notre Armée.
J’appelle nos Forces armées et nos Forces de sécurité à observer une vigilance permanente pour assurer la sécurité des populations, et celle de nos soldats.
Devant cette nouvelle épreuve qui nous a été imposée par les forces du mal, la Nation s’incline devant la mémoire des braves soldats tombés sous les balles assassines des ennemis de la Démocratie.
Peuple du Burkina Faso
Le terrorisme est sans conteste l’un des ennemis les plus irréductibles de la Démocratie et de la Prospérité.
En ces moments précis, j’ai une pensée particulière pour les familles des soldats tombés à Nassoumbou. Au nom de la Nation entière, je leurs présente mes condoléances les plus émues et je les rassure de ma compassion, de ma solidarité ainsi que celles du Gouvernement.
J’invite donc chaque Burkinabè à l’Unité et à la Solidarité avec nos soldats pour accompagner leurs efforts en vue de garantir la paix et la sécurité indispensables au progrès économique et social de notre pays.
Jamais, le vaillant Peuple du Burkina Faso n’a courbé l’échine devant ses ennemis.
C’est pourquoi, la génération présente ne trahira pas son rôle historique et aura inéluctablement le dernier mot sur le terrorisme.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso».

Attaque de Nassoumbou : «Vite des stratégies idoines pour lutter contre l’hydre du terrorisme ».

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L'UPC a exprimé son soutien aux forces de défenses et de sécurité

Ce communiqué de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est relatif à l’attaque perpétrée contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) ce vendredi 16 décembre 2016 à Nassoumbou, à la frontière malienne.

L'UPC a exprimé son soutien aux forces de défenses et de sécurité
L’UPC a exprimé son soutien aux forces de défenses et de sécurité

«Communiqué de l’UPC sur l’attaque de Nassoumbou
Notre pays est encore en deuil. Ce vendredi 16 décembre 2016 au petit matin, la position du Groupement des Forces anti-terroristes(GFAT) basé à Nassoumbou dans le Soum, a été attaquée. Selon les autorités, le bilan est de douze militaires tués et plusieurs autres blessés.
L’UPC présente ses sincères condoléances aux familles éplorées, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Tout en condamnant les actes inhumains perpétrés par les assaillants, l’UPC exhorte le gouvernement à définir au plus vite des stratégies idoines pour lutter contre l’hydre du terrorisme.
Il est temps que ces attaques cessent ! Tout doit être mis en œuvre pour permettre aux FDS de continuer à défendre la mère patrie, sans enregistrer ces lourdes pertes parmi leurs rangs.
L’UPC apporte son soutien indéfectible et permanent à l’ensemble des forces de défense et de sécurité, et s’incline devant le sacrifice qu’elles consentent pour la sécurisation et la défense du territoire national.
Ouagadougou, le 16 décembre 2016
Pour le Bureau Politique National de l’UPC »
Le Secrétaire national à la défense et à la sécurité
Colonel à la retraite Lona Charles OUATTARA

Burkina : 12 morts dans une attaque contre l’armée à Nassoumbou

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Photo d'illustration

L’armée burkinabè a encore été endeuillée ce vendredi matin par une attaque perpétrée par des assaillants venus du Mali. L’attaque a eu lieu à 5 h du matin à Nassoumbou à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne. Le bilan est extrêmement lourd : 12 morts, selon le dernier bilan.

Photo d'illustration
Photo d’illustration

Les assaillants (une quarantaine) lourdement armés, auraient pris la fuite après leur forfait, ce qui fait que l’on ignorait encore leur identité. L’armée burkinabè a réagi en envoyant des renforts terrestres et aériens sur place pour faire le ratissage de la zone, ont indiqué des sources sécuritaires . Ce n’est pas la première fois que des éléments de forces de défense et de sécurité sont attaqués dans cette partie du pays, la dernière étant celle d’Intagom qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. La présente attaque intervient cinq jours seulement après la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du pays à Kaya au cours de laquelle on a assisté à une parade à minima du côté de l’armée pour cause, disait-on justement, du souci de la protection des frontières. Après cette attaque meurtrière, l’on attend naturellement une réaction des autorités en charge de la sécurité. Que vont-elles dire de plus aux Burkinabè pour les rassurer ?
Burkina Demain

Informatisation de la DGI: » On réduit la corruption,… la fraude fiscale », le DG Adama Badolo

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En marge de la 5ème conférence de la direction générale des impôts portant sur l’informatisation de la Direction générale des impôts ( DGI), Adama Badolo, le directeur général des impôts, est revenu en détail sur les objectifs et l’importance de l’informatisation de la DGI .badolo

Burkina Demain (BD): Quelles sont vos attentes?

Adama Badolo: Il s’agit pour nous de faire le point de notre informatisation qui a commencé il y a une dizaine d’années de cela. De voir ce qui marche, ce qui ne marche pas.
Nous souhaitons que les participants puissent faire vraiment un diagnostic sans complaisance de notre système informatique, aussi bien sur le plan des infrastructures que sur le plan des logiciels que nous utilisons. C’est-à-dire leurs capacités, leurs insuffisances, mais aussi et surtout sur le plan des ressources humaines. L’informatique est une chose, mais il faut que les hommes et les femmes qui sont à la direction générale des impôts l’utilisent justement pour travailler. Il ne faut pas laisser l’informatique et dire non, ça ne marche pas, préférer le manuel, etc. etc.

Il faut que systématiquement tout le monde utilise l’informatique pour plus de transparence. Et que tout le monde contribue à l’informatisation du système, en faisant des suggestions et des propositions.

BD: Le système informatique actuel de la DGI est-il imperméable ?

A B: Oui, le risque zéro n’existe pas. Aucun système n’est infaillible. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que l’informatisation est mieux. Et c’est vrai qu’à la DGI, il n’y a pas longtemps, l’année dernière en 2015, il y a eu des problèmes sur le système informatique. Nous travaillons donc à le sécuriser. Présentement même, nous avons recruté un consultant pour nous aider à rendre notre système beaucoup plus sûr.
BD: Quelles sont concrètement les mesures pour mettre le système à l’abri de ces problèmes ?
AB: Et justement, lorsqu’on a eu ces problèmes, nous avons donc recruté un consultant en sécurité informatique pour faire un audit et un diagnostic de notre logiciel afin de nous proposer un schéma de sécurisation. Donc, il nous a fait des recommandations, en vue donc de sécuriser davantage le système. Et donc nous attendons les conclusions de cette études pour engager maintenant les travaux de sécurisation.

BD: Qu’en est-il des agents qui ont exploité les failles du système l’an dernier ?
AB: Bon, il faut dire que c’est devenu un dossier judiciaire; la procédure est en cours.

BD: Un dernier mot à lancer ?

Oui, le mot que je veux dire, c’est de dire que souvent les gens disent que le système informatique de la DGI n’est pas sécurisé. Je dis non. Je dis non. Ce n’est pas parce que le système n’est pas sécurisé qu’il y a eu ces problèmes, c’est le contraire même. C’est parce qu’on a eu ce système informatique qu’on a pu se rendre compte des manipulations. Si le système était manuel, les gens allaient faire du faux et personne allait s’en rendre compte. C’est un système informatique, ça laisse des traces. Aujourd’hui grâce à l’informatique, on réduit considérablement les mauvaises pratiques. On réduit la corruption, on réduit également la fraude fiscale. Si vous faîtes une opération au niveau des marchés publiques, on est au courant. Si vous faites des opérations à la douane, on est au courant. Bientôt, quand vous allez travailler avec la banque, on sera au courant. Donc, grâce à l’informatique effectivement, on peut recouper les informations, on peut optimiser vraiment les rendements de nos services.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Le Président du Faso à Abuja pour prendre part au 50e Sommet de la CEDEAO

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Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, se rendra à Abuja au Nigeria, ce 16 décembre 2016 pour prendre part au 50e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).roch-kabore

Dans la capitale fédérale nigériane, le chef de l’Etat et ses pairs échangeront sur les enjeux politiques et sécuritaires dans la sous-région. La crise postélectorale en Gambie devrait être à l’ordre du jour de cette rencontre de haut niveau et les chefs d’Etat et de gouvernement vont sans doute débattre du rapport de la mission des dirigeants ouest africains dans ce pays.
Le 16 décembre, avant le début des travaux du 50e Sommet de la CEDEAO prévu le 17 décembre 2016, le Président du Faso présidera les travaux de la Conférence au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV).

Durant son séjour à Abuja, le Président Roch Marc Christian KABORE aura une rencontre avec la communauté burkinabè vivant au Nigeria et le bureau des fonctionnaires de la CEDEAO.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Coopération bilatérale : l’ambassadeur d’Ethiopie fait ses adieux à Roch Kaboré

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le jeudi 15 décembre 2016, l’ambassadeur d’Ethiopie au Burkina, Yeshimebrat Mersha Kassa, en fin de mission au Burkina Faso. eth

« Nous avons passé en revue la situation en matière de coopération, examiné les préoccupations en termes de développement économique, politique et social. Nous avons aussi échangé sur comment renforcer la coopération entre les deux pays sur la base de ce qui a déjà été fait », a déclaré la diplomate éthiopienne à sa sortie d’audience.

« Le Burkina Faso constitue un bel exemple, car il y a eu une évolution dans tous les secteurs. J’ai été témoin de la crise qui a secoué le pays et j’ai aussi assisté à l’investiture du nouveau président. Je félicite le peuple burkinabè car je pense qu’il est sur la bonne voie », a rassuré Madame Kassa.

« Nous allons travailler davantage dans le développement de la sécurité, du renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale », a dit la diplomate qui avancé qu’il y a eu beaucoup d’accords entre les deux pays dans plusieurs domaines qu’ il reste à les mettre en œuvre.

Burkina Demain

DGI: amélioration du système informatique pour mieux mobiliser les ressources

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La cinquième conférence annuelle de la direction générale des impôts (CA-DGI) se tient du jeudi 15 au samedi 17 décembre 2016 à Ouagadougou, sous le thème : « Le système informatique de la direction générale des impôts, état des lieux et perspectives ».dgi

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Seglaro Abel Somé, secrétaire général (SG) du ministère de l’économie, des finances et du développement, représentant la ministre de tutelle.
Le SG a dit être venu transmettre ses félicitations et encouragements pour la tenue de cette cinquième conférence annuelle. Aussi, Abel Somé a expliqué que la CA-DGI se veut être « un moment précieux d’analyses constructives et de dialogue sur la mise en œuvre des missions de la DGI ». Elle constitue « un cadre de concertation et de réflexion sur les défis liés à l’accroissement des recettes fiscales dans le contexte de mise en œuvre du plan national du développement économique et social (PNDES) ». Le représentant de la ministre a par ailleurs jugé « bien » le choix du thème. Car, a-t-il expliqué, il s’inscrit dans « les priorités » de son département. A travers ce thème, l’administration fiscale veut « consolider sa posture stratégique dans un environnement de plus en plus dynamique et complexe » et apporter une réponse adéquate à la problématique « d’une administration moderne, transparente, performante, efficace et solidaire. », a-t-il laissé entendre.

Adama Badolo, le directeur général des impôts, a ajouté que cette conférence va se tenir chaque année, car elle offre « des occasions d’échanges constructifs et enrichissants » qui permettent de mieux appréhender les préoccupations des partenaires et usagers, afin d’améliorer les prestations.

Le DGI a poursuivi en formulant le vœu qu’au sortir de ces trois jours de travaux en ateliers et en plénière, les échanges puissent aboutir à « des propositions pertinentes pour répondre aux exigences de l’environnement politique et économique national et international ».

Mathias Lompo
Burkina Demain

Second Compact MCC du Burkina : David Young décline les grandes orientations possibles

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David Young, le premier conseiller de l’ambassade des USA au Burkina

Le Burkina vient de bénéficier d’un second compact de Millennium Challenge Corporation (MCC). Si cette nouvelle réjouit les Burkinabè, l’on ne sait pas encore sur quoi ou comment ce nouveau programme va apporter un plus à la population. A travers sa page facebook, l’ambassade des USA a organisé dans l’après-midi du 15 décembre 2016 un facebook chat au cours duquel, David Young, le premier conseiller de l’ambassade a donné les grandes orientations de ce nouveau Compact. Il s’est prononcé sur le montant.

David Young, le premier conseiller de l’ambassade des USA au Burkina
David Young, le premier conseiller de l’ambassade des USA au Burkina

En attendant la lettre officielle de notification de la sélection du Burkina pour le MCC, le nouvel ambassadeur des USA Adrew Young est allé féliciter le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré pour le choix porté sur son pays.
A travers le facebook chat organisé ce jeudi 15 décembre par l’ambassade américaine, l’on en sait un peu plus sur ce que pourrait être ce second compact MCC du Burkina.
La durée sera de cinq ans, mais le début effectif est prévu dans environ deux ans lorsque tous les projets seront prêts. Les critères d’éligibilité sont la bonne gouvernance, la liberté économique et l’investissement dans les citoyens.
La sélection des domaines prioritaires
Les études sur les grands obstacles à la croissance économique guideront les domaines prioritaires dans lesquels interviendra ce MCC. Il s’agit de choisir où les investissements produiront les plus grands bénéfices pour la population et réduiront la pauvreté, a expliqué le premier conseiller de l’ambassade David Young. Ces études seront menées par le MCC en partenariat avec le gouvernement burkinabè.
Le conseiller a laissé entendre que le MCC soutient les projets dans les domaines de l’électricité, l’agriculture et irrigation, les transports (routes, ponts, ports), l’approvisionnement en hygiène et eau, l’accès à la santé, le développement de finances et entreprise, les initiatives anti-corruption, les droits et accès au foncier, l’accès à l’éducation. Les projets spécifiques ne seront pas connus avant plusieurs mois. Cependant, il a précisé qu’en général les deuxièmes Compacts sont moins importants et mieux ciblés que les premiers. Ainsi, au lieu de trois ou quatre secteurs, ce deuxième Compact pourrait se concentrer sur juste un ou deux secteurs.
Un financement pas encore garanti
Les projets à cibler devront être les meilleurs afin de bénéficier à toute la population et créer de la croissance, a estimé David Young. D’ailleurs, « le financement sera subordonné à la poursuite des performances des politiques déjà engagées et l’élaboration d’un Compact solide » a-t-il annoncé. Il a poursuivi que le montant précis de ce second compact sera déterminé après des réunions détaillées entre les agents du MCC et le gouvernement du Burkina Faso.
Puis il a ajouté que « bien que ce soit une bonne nouvelle, je voudrais m’assurer que l’on ne simplifie pas à l’extrême le Processus du MCC. Il y a bien plus à faire des deux côtés pour assurer que le Second Compact s’attaque efficacement aux besoins les plus pressants du Burkina en matière de développement ».
Le Millennium Challenge Corporation (MCC), créée en 2004, est une agence d’aide au développement innovatrice et indépendante des États-Unis qui œuvre dans la lutte contre la pauvreté dans le monde. Elle vise à fournir l’aide extérieure des États-Unis de manière intelligente en se concentrant sur de bonnes politiques, la prise en main par le pays, et les résultats.
Quand un pays est retenu pour un compact, il met en place sa propre structure Millennium Challenge Account (MCA) locale pour gérer et administrer tous les aspects liés à sa mise en œuvre.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Réalisation du Projet Grand Inga : Des risques avec la météo politique congolaise

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Bruno Kapanji Kalala, chargé de mission de l’ Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga

S’il y a un projet dont la réalisation peut sortir l’Afrique de sa pauvreté énergétique et partant du sous-développement, c’est bien le Grand Inga, notamment Inga III doté d’un potentiel inégalé de plus de 42 000 MW. Naturellement il en a été question lors de la deuxième semaine du Programme de développement des infrastructures (PIDA) tenue du 21 au 25 novembre 2016 à Abidjan.

Kapanji Kalala, chargé de mission de l’ Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga
Bruno Kapanji Kalala, chargé de mission de l’ Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga

Pour Bruno Kapanji Kalala, chargé de mission de l’ Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga (ADPI RDC), logée à la présidence congolaise à Kinshasa ; il ne fait pas de doute : le gigantesque projet hydroélectrique, dit-il, est la solution pour le continent. Et qu’une fois réalisé, ses impacts devraient être perceptibles du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest de l’Afrique. Sur la question par exemple de l’emploi qui a été au cœur de cette deuxième semaine du PIDA, l’ancien ministre de l’énergie et ex-secrétaire permanent du Pool énergétique de l’Afrique centrale estime que pour chaque pays qui sera traversé par une ligne d’interconnexion, ce sont des milliers d’emplois qui seront créés directement ou indirectement. L’on estime pour chaque pays traversé, «des retombées économiques de l’ordre de 3 milliards de dollars». «Inga, c’est un potentiel de 44 000 MW. Cela n’existe pas ailleurs. Trois Gorges (le plus grand barrage hydroélectrique au monde à l’heure actuelle)  font 26 000 MW. En plus sa réalisation n’aura pas grands d’impacts socio-environnementaux parce qu’il n’y a pas de villages à déplacer».

Besoins de financements colossaux

Si le projet Grand Inga en lui-même ne pose pas problème, son financement est resté pendant longtemps problématique. En effet, les bailleurs ont traîné les pieds à apporter les fonds nécessaires à sa réalisation. L’on estime à 12 milliards de dollars les fonds nécessaires pour la réalisation seulement de la première phase de Inga III, prévu pour être réalisé en huit phases. Pour cette première phase, rien que pour construire la ligne électrique jusqu’à en Afrique du Sud, 3 milliards de dollars US sont indispensables. Il est attendu de la réalisation de cette première phase d’Inga III, quelques 4 800 MW. 2 300 MW sur les 4 800 MW resteront en République démocratique du Congo : 1 300 MW iront aux entreprises minières du Katanga et 1000 MW au Sud du pays. L’Afrique du Sud est preneur des 2 500 MW restants. Mais, à en croire le ministre Kalala, il n’y a pas que l’Afrique du Sud qui est intéressé par les mégawatts du Grand Inga. Il a parlé d’un protocole signé avec le Nigeria qui permettra à ce plus grand producteur d’énergie électrique ouest-africain d’acheter 10 à 15 000 MW. Il y a également l’Autorité économique du Canal de Suez en Egypte qui est partante pour acheter 15 000 MW.

Les bailleurs de fonds bougent

Au vu de cet engouement pour les mégawatts du Grand Inga, les bailleurs de fonds ont commencé à bouger. Déjà en octobre 2015, la Banque mondiale a annoncé au cours des assemblées annuelles de Lima au Pérou sa contribution d’un montant d’un milliard de dollars US pour le financement du projet. Les bailleurs chinois ont aussi fait preuve d’intérêt pour le projet, sans oublier la Banque africaine de développement (BAD) qui est résolument engagée dans le financement des infrastructures sur le continent. Et la participation de la délégation congolaise à la deuxième semaine du PIDA n’est pas fortuite. Elle participe de la recherche des financements au niveau africain en faveur du projet. En plus de la BAD, plusieurs pays africains dont l’Afrique du Sud sont en effet intéressés par le projet et pourraient donc participer à son financement.

L’inquiétante situation politique congolaise

Une vue du canal du Grand Inga
Une vue du canal du Grand Inga

Bruno Kapanji Kalala se veut rassurant quant à l’avancement d’Inga III. «Le projet connaît un avancement avec le soutien des Africains et des institutions financières. Nous sommes dans le temps». un appel d’offres a déjà permis aux autorités congolaises de présélectionner trois consortiums. Il s’agit du canadien SCN-Lavalin, de l’espagnol ACS et du chinois Three Gorges Corporation. Dans les prévisions, le consortium concessionnaire devrait être choisi avant la fin de l’année 2016 et les travaux devraient démarrer dès 2017 pour une durée de 5 à 6 ans.
On le sait, le pouvoir congolais, en particulier le président Joseph Kabila est pour beaucoup dans les avancées que le projet Grand Inga a connues ces derniers mois. Il en a fait une affaire personnelle. Ainsi il décide le 13 octobre 2015 de créer par ordonnance au sein de son cabinet l’Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga (ADPI RDC). Il nomme dans la foulée, et toujours par ordonnance, Bruno Kapanji Kalala, chargé de mission avec rang de ministre. Avec cette prise à bras-le-corps du projet au sommet de l’Etat congolais, les choses ont commencé à bouger dans le bon sens certes ; mais il y a lieu de craindre pour la suite car la météo politique à Kinshasa pourrait bientôt entrer dans une zone de turbulence-touchons du bois- avec la fin du mandat constitutionnel du président Kabila le 19 décembre 2016. Rejetant l’accord politique qui prolonge le second mandat de Kabila, ses farouches opposants n’entendent pas le laisser gérer après cette échéance. Les récentes manifestations de l’opposition et la violente répression des manifestants par les forces de l’ordre semblent donner un avant-goût de ce que pourrait devenir la RD Congo après le 19 décembre 2016. Conscients des risques, les occidentaux (Européens et Américains) ont pris les devant en procédant à des sanctions ciblés dans les rangs du président Kabila. Cela suffira-t-il à calmer leurs ardeurs et à pacifier l’opposition. Rien n’est moins sûr. Dans ce contexte, l’on se demande bien si Joseph Kabila aura encore la tête à la réalisation du grand Inga. Par ailleurs, en Afrique du Sud, Jacob Zuma qui a également été en pointe aux côtés de Kabila sur l’ambitieux projet, va lui aussi quitter ses fonctions dans quelques années. Autant dire que le Grand Inga pourrait encore accuser des retards avant de reprendre sa vitesse de croisière. Pendant ce temps l’Afrique restera embourbée dans sa pauvreté énergétique, le sous-développement, avec le piteux taux d’électrification de 30%.
Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Putsch manqué: les écoutes téléphoniques jugées inexploitables par l’expert

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Pour le Pr Jacques Batiéno, le Général Bassolé est l'objet d'un acharnement judiciaire

Dans l’affaire du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina, un rapport d’expertise avait été mandaté à un spécialiste allemand pour établir l’authenticité des écoutes téléphoniques attribuées à l’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé et à Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne.bassole-djibril1

Le juge d’instruction en charge du dossier a réuni mercredi matin 14 décembre toutes les parties, dont Djibrill Bassolé, pour exposer les résultats du rapport. Selon Me Varaut, l’un des avocats de Djibrill Bassolé, l’expert n’ayant pas pu se prononcer de manière définitive, ces écoutes doivent être écartées et son client libéré.

Burkina Demain
Source:Rfi