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Côte d’Ivoire/ Référendum: 6 agents électoraux blessés dans des violences à Duékoué

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Au cours du scrutin du référendum destiné à adopter une nouvelle Constitution pour la Côte d’Ivoire, des violences ont éclaté, le 30 octobre 2916 dans le département de Duékoué. On dénombre 6 blessés dont 4 cas graves parmi les agents électoraux, a constaté l’AIP.

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Des violences ont été perpétrées dans les localités de Guitrozon, Fengolo, Pinhou, Bahé B, Délobly, Blody, Diahoin, par des manifestants répondant au mot d’ordre de boycott du « Front du refus » du projet de nouvelle Constitution.

A Blody et Diahoin, les agents de bureaux de vote ont été chassés, quand six parmi leurs collègues ont été agressés et blessés à Guitrozon. Le vote a été suspendu dans ces dernières localités après ces incidents.

Les blessés ont été admis à l’hôpital de Duékoué. Un manifestant a été interpelé par les forces de l’ordre à Bahé B.
L’élection s’est tenue dans le calme dans la quasi-totalité des centres de vote du département.

Le ministre de la Sécurité a promis que les commanditaires répondront de leurs responsabilités devant la loi.
A noter que 6, 3 millions d’Ivoiriens étaient appelés à prendre part à cet scrutin référendaire.

Anderson Koné
Burkina Demain

An II insurrection populaire: le président Kaboré appelle les victimes à contraindre ses ministres à l’action

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Le président du Faso, Roch Kaboré, a reçu, le 30 octobre 2016 à Ouagadougou, les blessés et les parents des victimes de l’insurrection populaire et du putsch manqué de septembre de 2015. president

« Je tenais à réaffirmer l’engagement de l’Etat et du gouvernement à mettre en œuvre les décisions en faveur des pupilles de la Nation et des blessés. C’est pourquoi vous avez avec moi ici le Premier ministre et l’ensemble des ministres associés qui participent à cette rencontre. J’ai réaffirmé également aux blessés que nous allons prendre toutes les dispositions pour traiter leurs cas. Nous avons pris l’engagement de faire en sorte que tous ceux qui nécessitent des soins spécialisés soient pris en charge. Avec l’hôpital qui traite nos malades en Tunisie, nous avons pris des dispositions pour qu’une équipe médicale vienne ici à Ouagadougou pour procéder aux différentes interventions de manière à ce que la plus grande majorité bénéficie des soins », a affirmé le chef de l’Etat qui a traduit ses encouragements à ses interlocuteurs.

Cela dit, il a avancé que la justice doit être faite sur l’ensemble des dossiers en cours. Et il a appelé à garder la vigilance pour que la justice soit rendue et que les ayants droits rentrent dans leurs droits.
Parlant de la réconciliation, il a dit qu’il n’est pas question d’y aller en enjambant des morts. Pour lui, elle passe par la vérité et la justice.
kab
En réaction, la coordination des familles victimes de l’insurrection populaire et du coup d’Etat a salué le chef de l’Etat pour la prise en charge des victimes. Puis elle a exprimé ses préoccupations portant, entre autres, sur la délivrance de certificats médicaux, le manque d’emploi, les affectations de blessés de l’intérieur du pays à Ouagadougou, les décorations de certains blessés, l’écoute attentive des autorités.

La réponse du chef de l’Etat: « Je voudrais demander aux différentes associations de renforcer leur cohésion. Je voudrais insister pour que cette cohésion, cette diligence de tous les jours contraignent chaque ministre à faire son travail », a-t-il indiqué.

Mathias Lompo
Burkina Demain

An II de l’insurrection: l’ UAS réaffirme son refus ferme de l’impunité

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Dans le cadre de la commémoration de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014,
l’Union d’action syndicale (UAS) a donné sa lecture de la situation. Lisez plutôt!
bassolma

Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè, en particulier sa jeunesse, s’insurgeait contre le régime de Blaise COMPAORE, mettant à feu l’Assemblée Nationale et s’attaquant aux symboles et aux hommes du pouvoir déchu. L’insurrection a contraint Blaise COMPAORE et ses proches à fuir le pays, avec la complicité des autorités françaises.

Cette insurrection des 30 et 31octobre était le résultat de la lutte que le peuple mène depuis des décennies, particulièrement depuis l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO et de ses compagnons d’infortune en décembre 1998. On se souvient que ces crimes odieux avaient provoqué une grave crise sociopolitique qui a évolué depuis en plusieurs phases.

Il apparaît clairement que la colère populaire qui s’est exprimée lors de l’insurrection a été nourrie par les pratiques du pouvoir COMPAORE marquées par des crimes de sang et des crimes économiquesimpunis, des atteintes graves aux libertés individuelles et collectives, le clientélisme et la volonté de se maintenir au pouvoir.

L’insurrection des 30 et 31 octobre revêt une portée historique pour le peuple burkinabè mais aussi pour les peuples de la sous-région, d’Afrique et du monde. Elle a montré l’énergie dont regorge le peuple, notamment la jeunesse, son courage et a suscité beaucoup d’espoir chez nous et ailleurs ; un espoir malheureusement déçu par le pouvoir de la transition mais aussi par le pouvoir actuel issu des élections de novembre 2015.
C’est la non prise en compte des attentes populaires notamment en matière de lutte contre l’injustice, l’impunité, la corruption, la vie chère, qui justifient l’explosion des luttes des travailleurs et des différentes couches sociales de notre pays.
En ce deuxième anniversaire de l’insurrection populaire, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) s’incline à nouveau sur la mémoire des martyrs. En souhaitant un prompt rétablissement aux blessés et en exprimant sa profonde compassion à toutes les familles des martyrs, elle dénonce la lenteur et les tergiversations dans le traitement du dossier des martyrs de l’insurrection populaire.

L’UAS réaffirme son refus ferme de l’impunité, sa volonté de lutter contre les velléités de poursuite de la culture de l’impunité qui a provoqué un tort incommensurable au peuple burkinabè.

Dans un contexte national difficile marqué par une remise en cause des acquis de l’insurrection populaire et de la résistance victorieuse au coup d’Etat, l’UAS appelle les militants et militantes à renforcer leurs structures, à se mobiliser pour faire face aux défis énormes qui se posent à nous. En effet, la non mise en œuvre de nombreux engagements du gouvernement, les violations des libertés démocratiques et syndicales, les tentatives de soustraire les auteurs de crimes de sang et de crimes économiques, le pillage des ressources minières, du foncier urbain et rural, la poursuite des nominations de complaisance, la situation lamentable des systèmes de santé et d’éducation nous interpellent.

L’UAS renouvelle son soutien aux luttes que mènent des syndicats et des organisations socioprofessionnelles autour de leurs droits sociaux et économiques. Elle exige :
– la lumière sur les auteurs et commanditaires des tirs contre les manifestants des 30 et 31 octobre ;
– la mise en œuvre correcte des engagements de la rencontre Gouvernement/Syndicats de septembre 2015 ;
– la vérité et la justice sur les crimes économiques et de sang ;
– la prise de mesures sérieuses de lutte contre la vie chère ;
– la prise de mesures pour la protection, la sauvegarde et la promotion des libertés démocratiques et syndicales ;
– l’examen diligent des préoccupations objet des luttes des différents syndicats, des coordinations d’organisations de la société civile, des CCVC au niveau national et régional, l’arrêt des tentatives de démantèlement du Laboratoire National de Santé Publique ;
– le respect des décisions de justice.
Dans ce sens, elle invite l’ensemble des militant(e)s, des travailleuses et travailleurs à renforcer leurs différents cadres de lutte, à s’engager dans la défense et l’approfondissement des acquis de l’insurrection Populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance populaire et héroïque du 16 septembre 2015.
Vive l’insurrection Populaire des 30 et 31 octobre 2014 !
Vive l’Unité d’Action Syndicale (UAS) !
Ont signé :

Pour les Centrales syndicales : Pour les Syndicats Autonomes :

Le Président de Mois Le Président de Mois

El Hadj Inoussa NANA Siriki DRAME
Secrétaire Général FO/UNS Secrétaire Général/ SYNATIC

UNITE D’ACTION SYNDICALE (UAS) / BURKINA FASO
LES CENTRALES SYNDICALES:
CGT-B – CNTB – CSB – FO/UNS – ONSL – USTB

LES SYNDICATS AUTONOMES:
SAIB–SAMAE–SATB–SATEB–SBM–SNEAB–SNESS–SYNAPAGER–SYNATEB–SYNATEL
SYNATIC–SYNATIPB– SYNATRAD–SYNTAS–SYNTRAPOST–SYSFMAB–SYNATEL–UGMB

Ouagadougou, le 29 octobre 2016

Centrafrique: 25 morts dont 6 gendarmes

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Au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées les 27 et 28 octobre 2016 en Centrafrique, lors de violences déclenchées par des groupes armés dans la ville de Bambari (250 km au nord-est de Bangui) et ses environs, selon la force de l’Onu en Centrafrique (Minusca). centrafrique

« Selon les informations reçues, six gendarmes et quatre civils auraient perdu la vie vendredi matin, lors d’une embuscade sur l’axe Bambari-Grimari. La veille, des affrontements entre éléments anti-balaka et ex-séléka avaient causé 15 morts et un certain nombre de blessés à Mbriki et Belima, dans les environs de Bambari », apprend-on dans un communiqué.

La Minusca condamne par ailleurs une attaque armée menée vendredi après-midi par des anti-balaka contre huit de ses fonctionnaires, alors qu’ils se dirigeaient vers l’aérodrome de Bambari. « Un enfant de sept ans a été blessé et est actuellement soigné par les Casques bleus mauritaniens », ajoute le communiqué, soulignant que « toute atteinte contre les Casques bleus est passible de poursuites pénales internationales ».

Relevant la récente montée de la tension dans certaines régions du pays, provoquée par des affrontements entre éléments armés des ex-séléka et anti-balaka, la force de l’ONU appelle les groupes armés « à mettre fin au cycle d’attaques et représailles ».

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par des rebelles séléka (coalition en sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

Des attaques de groupes armés dans plusieurs localités de province ont ainsi fait plusieurs dizaines de morts ces dernières semaines. Le 24 octobre dernier, 4 civils ont été tués et 14 personnes blessées lors de violences à Bangui où un collectif de la société civile centrafricaine avait appelé à une journée ville morte pour demander le retrait de la Minusca, accusée de passivité face aux groupes armés. La Minusca, qui compte plus de 10 000 soldats et policiers, rejette avec vigueur ces accusations.

Anderson Koné
Burkina Demain

An II de l’insurrection populaire: la CFDC en introspection

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La Coalition des forces démocratiques pour un vrai changement (CFDC) a organisé, le 29 octobre 2016 à Ouagadougou, en collaboration avec des Organisations de la société civile (OSC), une conférence nationale sous le thème «Insurrection et aspirations au changement du peuple burkinabè : bilan et perspectives pour une véritable réconciliation nationale». cfop

Selon le président du comité de la CFDC, Zéphirin Diabré, la rencontre se veut introspective et rassembleuse autour des valeurs telles que la paix et la cohésion nationale.

« L’insurrection appartient au peuple et à son histoire », a-t-il déclaré en soutenant que le fait est que les partis et organisations de masse n’avaient pas la même vision du changement. Puis de dire: «Notre rôle en tant qu’opposition est d’être en veille pour nous assurer que ceux qui gouvernent le pays par la volonté des Burkinabè vont dans le bon sens. S’ils vont dans le bon sens, nous allons les applaudir, mais s’ils ne vont pas dans le bon sens, nous allons critiquer aussi ».
Présent à cette tribune, l’ancien Président Michel Kafando, baptisé « Président d’honneur des insurgés », a avancé que la relance du pays passe par trois étapes:  » Vérité – Justice – Réconciliation »; qu’il ne peut pas en être autrement.

Sa foi, «L’insurrection du Burkina Faso est désormais et toujours inscrite en lettre d’or dans l’histoire non seulement du Burkina mais aussi dans l’histoire universelle. Nous pouvons être fiers de ce qui a été fait dans ce pays, fiers de notre jeunesse, fiers de nos femmes et enfants, fiers du peuple burkinabè et nous devons faire en sorte qu’ à l’occasion d’un jour comme celui-là cultiver l’unité nationale, faire en sorte que ce qui a été fait il y a deux ans demeure à jamais».
A ses côtés, il y avait des leaders des OSCs et des responsables de la transition.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Front social : Roch Marc Christian Kaboré en appelle à une accalmie

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Le président Roch Kaboré lors de son adresse à la nation ce 29 octobre 2016

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est adressé à la Nation, ce samedi 29 octobre 2016, à l’occasion de la commémoration du deuxième anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Occasion pour le chef de l’Etat de revenir sur certains aspects de la vie nationale, notamment la multiplication des revendications sociales.

Le président Roch Kaboré lors de son adresse à la nation ce 29 octobre 2016
Le président Roch Kaboré lors de son adresse à la nation ce 29 octobre 2016

«Il faut une accalmie sur le front social pour permettre de travailler pour créer les emplois et les richesses pour la prospérité du Burkina Faso». C’est là l’une des exhortations du président Roch Marc Christian Kaboré dans son message à la Nation ce samedi 29 Octobre 2016, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’insurrection populaire.

Pour le chef de l’Etat, il faut du temps pour trouver des réponses durables aux problèmes structurels du Burkina. Les Burkinabè doivent, à l’entendre, faire preuve de patience et arrêter d’avoir la critique facile.

 

Hommages aux jeunes et femmes

 

Le président Kaboré a par ailleurs rendu un vibrant hommage aux jeunes et aux femmes burkinabè pour leur rôle décisif dans les événements des 30 et 31 octobre 2014  qui ont mis fin au régime de l’ex-président Compaoré.

Le locataire de Kossyam a Rappelé les mesures prises par son gouvernement dans le cadre de la continuité de l’Etat pour mettre en œuvre les engagements du gouvernement de la Transition, concernant notamment la prise en charge des blessés de l’insurrection populaire.

Sur un autre registre, le chef de l’Etat a réaffirmé l’indépendance de la justice qui soit s’assumer en rendant ses décisions, conformément aux exigences de l’Etat de droit.

 

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Energie : Les PTF à l’école du Pr Alfa Oumar Dissa

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La démarche du ministre Dissa a été apparemment appréciée par ses interlocuteurs

En vue de leur clarifier la vision et la politique énergétiques de son département, du gouvernement ; le ministre burkinabè de l’énergie, des mines et des carrières s’est entretenu ce vendredi 28 octobre 2016 à Ouagadougou avec les Partenaires techniques et financiers (PTF). Occasion pour le Professeur Alfa Oumar Dissa de rappeler la nécessité de restructurer le secteur de l’énergie, avec notamment l’option claire d’une transition vers énergies renouvelables, afin de lui permettre de jouer véritablement ce rôle de levier de développement socioéconomique du pays.

Le Professeur Alfa Oumar Dissa a expliqué aux PTF la nécessité de réorganiser le secteur de l'énergie afin de mieux valoriser son potentiel et répondre aux préoccupations des populations
Le Professeur Alfa Oumar Dissa a expliqué aux PTF la nécessité de réorganiser le secteur de l’énergie afin de mieux valoriser son potentiel et répondre aux préoccupations des populations

Agence française de développement (AFD) ; Ambassade de Taiwan ; Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) ; Banque africaine de développement (BAD) ; Banque ouest-africaine de développement (BOAD) ; Banque mondiale ; Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) ; Fonds de développement de l’électricité (FDE) ; Union monétaire et économique ouest-africaine (UEMOA) ; Union européenne, Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), …

Bref, les principaux partenaires techniques et financiers nationaux, régionaux, bilatéraux, multilatéraux et internationaux du secteur de l’énergie du Burkina Faso ont répondu favorablement, ce 28 octobre 2016 à Ouagadougou,  à l’invitation du ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Alfa Oumar Dissa. Le Professeur Dissa a souhaité en effet rencontrer ces partenaires institutionnels pour leur clarifier la vision et politique énergétiques du pays. Mieux, la plupart des institutions concernées étaient représentées par leur premier responsable.

L’ARSE était représentée par sa présidente Mariam Gui Nikièma ; la SONABEL par son directeur général, François de Salle Ouédraogo, et la BAD par sa représentante-résidente, Antoinette Batumubwira, pour ne citer que ces partenaires techniques et financiers du secteur de l’énergie.

Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique

Les partenaires techniques et financiers ont répondu favorablement à l'invitation du ministre de l'énergie
Les partenaires techniques et financiers ont répondu favorablement à l’invitation du ministre de l’énergie

Dans son mot introductif aux échanges, le ministre Alfa Oumar Dissa a explicité la politique énergétique du gouvernement qui a fait l’option claire de la transition vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétiques afin de répondre à la forte demande en énergie qui s’accroît d’environ 13% l’an. Et pour y parvenir, explique le Pr Dissa, une réorganisation, une restructuration du secteur s’impose, si tant est qu’on l’on veut qu’il soit véritablement ce levier de développement socioéconomique du pays. D’où la création le 5 octobre dernier, aux côtés des structures techniques existantes, de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE). Bras technique et opérationnel du département de l’énergie, l’ANEREE vise à amorcer avec réussite la transition énergétique «dont le développement d’un marché des énergies renouvelables au niveau national.

L’ANEREE a pour missions :

-Contrôler, encadrer et favoriser le marché des Energies renouvelables (ER) et de l’Efficacité énergétique (EE) ;

-Etablir une stratégie nationale de promotion de l’efficacité énergétique ;

-Fédérer le privé, les ONG et les partenaires et financiers ;

-Exécuter des prestations commerciales et toutes autres missions de services publics dans le secteur des ER/EE ;

-Soutenir la recherche, l’innovation et la formation dans le domaine des ER/EE. Placée sous la tutelle technique du ministre en charge de l’énergie et la tutelle financière du ministre en charge des finances, l’ANEREE devra consolider l’offre énergétique actuelle, caractérisée par un déficit chronique, par la mise en place d’un cadre institutionnel approprié de la gestion des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie.

Une épine de moins dans le pied de l’UEMOA

Plusieurs PTF étaient représentés à la rencontre par leur premier responsable ; l'on reconnaît ici le directeur général de la SONABEL, François de Salle Ouédraogo (1er à partir de la gauche)
Plusieurs PTF étaient représentés à la rencontre par leur premier responsable ; l’on reconnaît ici le directeur général de la SONABEL, François de Salle Ouédraogo (1er à partir de la gauche)

La présente démarche du ministre Dissa a été appréciée à sa juste valeur par ses interlocuteurs. Si certains ont souhaité de plus amples éclaircissements, la plupart des intervenants à la rencontre semblaient approuver la vision et la politique énergétiques du Burkina. «Les énergies renouvelables, c’est l’avenir. Et nous sommes disposés à faire, conformément des Objectifs de développement durable (ODD), en sorte de ne laisser personne pour compte», a indiqué le représentant du Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

La démarche du ministre Dissa a été apparemment appréciée par ses interlocuteurs
La démarche du ministre Dissa a été apparemment appréciée par ses interlocuteurs

«Pour nous, ces initiatives tombent à point nommé. L’électricité, éclairer l’Afrique dont le Burkina fait partie de nos cinq priorité», a laissé entendre la représentante-résidente de la Banque africaine de développement. Et le représentant de la Commission de l’UEMOA de renchérir : «La création de l’ANAREE au Burkina est une épine de moins dans le pied de l’UEMOA qui ambitionnait d’aider tous les pays membres à s’en doter». Même appréciation positive du côté du représentant de l’ambassade de Taiwan qui a rappelé les multiples actions de son institution en matière d’installation de centrales solaires dans le pays. Saluant la démarche et les initiatives du ministère, la présidente de l’ARSE pense que ces différentes initiatives devraient même permettre au Burkina Faso d’aller plus loin, c’est-à-dire vendre de l’énergie solaire aux pays voisins, compte tenu du potentiel d’ensoleillement du Burkina  (ensoleillement moyen journalier de 5,5 kWh/m2 pendant 300 à 3500 heures par an).

Chiffres caractéristiques actuels et projections

C'est entouré de ses plus proches collaborateurs que le ministre Alfa Oumar Dissa a décliné aux PTF la vision et politique énergétiques du gouvernement burkinabè
C’est entouré de ses plus proches collaborateurs que le ministre Alfa Oumar Dissa a décliné aux PTF la vision et politique énergétiques du gouvernement burkinabè

Les chiffres suivants caractérisent la situation énergétique du Burkina Faso. De 2011 à 2015, le pays a accusé un déficit moyen de 25 GWh par an et des déficits de puissance pouvant atteindre 110 MW. En 2015, le taux d’électrification national était de 18,83% et le taux de couverture électrique, 34%. La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique reste encore marginal (6,4% en 2015). La production thermique (62,9%) et les importations (30,7%) occupent toujours les plus grandes parts dans l’offre totale d’électricité.

Mais, avec la lettre de politique sectorielle qui fait l’option claire d’une transition  énergétique vers les énergies vertes et renouvelables, notamment l’énergie solaire ; le département du Pr Dissa ambitionne d’atteindre un certain nombre de résultats en terme d’accès des populations à l’énergie d’ici 2020. Il est question de passer d’un taux de couverture de 34% en 2015  à un taux de 80% en 2020.  L’autre ambition, c’est d’arriver à une puissance installée de 1 000 MW en 2020 contre une puissance installée actuelle de 325 MW. Le président Roch Marc Christian Kaboré a également promis dans son programme de société, de doubler d’ici à 2020 le nombre des abonnés estimés actuellement à 544 827. Le président Kaboré s’est également engagé à assurer la disponibilité permanente des hydrocarbures sur toute l’étendue du territoire national. Et le ministre Alfa Oumar Dissa est déterminé à traduire dans la réalité, avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, ces engagements énergétiques du président du Faso.

Philippe Martin

Burkina Demain

Burkina: opération permis de conduire à moins de 30 000 F CFA

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Le Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles informe les jeunes et le public burkinabè de l’ouverture des inscriptions pour le recrutement de 2 100 jeunes au titre de l’édition 2016 de l’opération permis de conduire.jeune

● Conditions d’inscription

● Etre âgé de 18 ans au moins et de 35 ans au plus;

● Etre sans emploi ;

● Accepter de payer une contribution de vingt-neuf milles cinq cent (29 500) francs CFA;

● Etre disposé à suivre une formation accéléré ;

● S’engager à prendre en charge les frais d’examens qui s’élève à 1 600 F CFA pour le code de la route et 4 300 F CFA pour la conduite en cas de reprise desdits examens ;

● S’engager à respecter le délai de validité de l’inscription qui est de six (6) mois.

● Résider dans la province où l’on veut suivre la formation.

● Composition du dossier d’inscription

● Demande manuscrite timbrée à 200 F CFA (timbre fiscal) adressée à Monsieur le Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles ;

● une photocopie légalisée de la Carte Nationale d’Identité Burkinabé ;
● une photocopie de la carte de demandeur d’emploi de l’Agence Nationale pour l’Emploi à jour.

● Période et lieux de dépôt des dossiers

Les dossiers d’inscription sont recevables du mercredi 02 au mardi 08 novembre 2016 aux heures ouvrables dans les directions régionales et les directions provinciales du Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles.

● Sélection des candidats inscrits

La sélection des candidats inscrits s’effectuera par des comités mis en place à cet effet dans chaque région et province. Elle interviendra dans toutes les directions régionales et provinciales du jeudi 10 au vendredi 11 novembre 2016 par tirage au sort après validations des dossiers réceptionnés.

Les candidats retenus seront invités à venir compléter leurs dossiers et à verser la somme de 29 500 francs CFA avant le début de la formation.

● Début de la formation

La formation débutera dans toutes les provinces à partir du 15 novembre 2016

DCPM/ Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles

Gabon: « C’est toujours Paris qui a choisi les dirigeants gabonais », Jean Ping

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Le candidat à la présidentielle autoproclamé président au Gabon, Jean Ping est à Paris (France), pour sa première sortie depuis les élections. Il s’est ouvert à Libération, le 28 octobre 2016, dans grand hôtel parisien.jean-ping

«Je suis venu respirer l’air de la liberté», soupire-t-il d’un ton presque badin, quand on lui demande ce qu’il est venu faire à Paris. Jean Ping n’a pas perdu l’ironie discrète du diplomate qu’il a longtemps été : ministre des Affaires étrangères de son pays, le Gabon, puis président de l’Assemblée générale des Nations unies, et enfin plus récemment, jusqu’en 2012, de la commission de l’Union africaine

Bien sûr, sa première sortie du Gabon depuis les élections du 27 août est surtout «une visite politique», admet-il d’emblée. Un voyage qui n’avait rien d’évident, selon lui : «Il a tout de même fallu que l’ONU envoie une lettre pour demander qu’on me laisse enfin sortir du pays.»

Jean Ping est arrivé à Paris ce même vendredi à l’aube, accueilli comme un héros par une foule en liesse à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulles. La diaspora gabonaise, très mobilisée depuis le scrutin, lui a offert ce bain de foule dont il s’estime volé à Libreville, la capitale du Gabon.

«J’y vis comme si j’étais en résidence surveillée. Devant ma maison, il y a en permanence un camion de gendarmes et même parfois un tank. On me fait comprendre qu’il vaut mieux que je ne sorte pas, on distille des rumeurs qui sont autant de menaces et on s’arrange pour que je l’apprenne», énumère-t-il, persuadé que si son quartier général a été bombardé le 31 août par les forces de l’ordre, «c’est parce qu’on était persuadé que je m’y trouvais moi aussi».

Étonnamment confiant sur l’issue du bras de fer

«J’ai gagné ces élections de manière claire et tout le monde le sait», commente Jean Ping, qui reste étonnamment confiant sur l’issue du bras de fer en cours au Gabon. Celui qui oppose deux anciens beaux-frères, puisque ce septuagénaire, fils d’un père chinois et d’une mère gabonaise, a été un temps le compagnon de Pascaline Bongo, la sœur d’Ali, avec laquelle il a eu deux enfants.

«Ali croit qu’il peut utiliser la force pour se maintenir au pouvoir. Mais cette fois ça ne marchera pas. Tous les dictateurs avant de tomber croient qu’ils sont encore puissants. Et ce n’est pas parce qu’on entend plus parler du Gabon ici en France que la situation s’est stabilisée», affirme-t-il.

«Tous les jours, des grèves éclatent, il n’y a pas eu de rentrée scolaire et les écoles sont fermées pour une durée indéterminée. Les gens ne vont pas manifester dans la rue, parce qu’ils ont peur qu’on leur tire dessus. Mais ils continuent à s’opposer comme ils le peuvent. A l’intérieur du pays, comme à l’extérieur, alors que la diaspora, non seulement en France mais aussi dans beaucoup d’autres pays, exige elle aussi qu’on lui rende la victoire électorale confisquée par un régime qui est en place depuis cinquante ans.» Après Omar Bongo, à la tête du pays de 1967 à sa mort en 2009, c’est en effet son fils Ali qui a hérité de la présidence, à l’issue d’une élection déjà contestée.

Jean Ping, ancien homme du sérail parce qu’il fut ministre de Bongo père, ajoute : «Vous pensez qu’Ali, lui, peut sortir du pays ? La diaspora lui réserverait certainement un accueil un peu différent de celui qu’elle m’a offert. Et si la foule m’a ovationné à Paris, elle était aussi présente pour mon départ à l’aéroport de Libreville. Mais ça, vous ne le savez pas, le régime fait en sorte que ça ne se sache pas», glisse-t-il avec un léger sourire. Avant d’évoquer «une répression qui ne s’est jamais arrêtée» depuis l’attaque de son QG : «En réalité, dès ce 31 août, il y a eu plus de morts dans les quartiers de Libreville qu’au QG, malgré la violence de l’assaut. D’après ce qu’on a pu découvrir, on compterait ainsi une dizaine de morts au QG et une centaine en ville où des jeunes gens se sont fait arrêter ou tuer, parfois à bout portant, simplement parce qu’ils avaient chez eux des tee-shirts à mon effigie. Et depuis, ça continue. Il y a même des binationaux qui ont été arrêtés. Des officiers aussi, juste parce qu’ils sont de la même ethnie que moi. Et encore un officier de gendarmerie à la retraite qui militait pour l’opposition. Sans oublier le député Bernard Zibi, toujours incarcéré à la prison centrale.»

C’est donc pour donner sa vision de la situation qu’il se trouve à Paris. Il ira également lundi à Washington, étape qu’on devine la plus importante de ce voyage. On n’en saura guère plus sur les interlocuteurs qu’il va rencontrer. Peut-être ne le sait-il pas encore lui-même avec certitude au moment de notre rencontre : «Je n’ai su que la semaine dernière que je pouvais quitter le pays», concède-t-il.

Patate chaude refilée à l’Union africaine

L’ancien diplomate compte visiblement beaucoup sur la communauté internationale : «C’est elle qui nous a incités à respecter les institutions et à déposer un recours devant la Cour constitutionnelle après la première proclamation des résultats.» Le regrette-t-il ? Alors même que l’opposition était au départ hostile à tout recours devant une institution depuis longtemps baptisée par les Gabonais «la Tour de Pise» («car elle penche toujours du côté du pouvoir») ? «Non, je ne le regrette pas, car il vaut mieux ne pas se laisser accuser de ne pas être du côté de la légalité», affirme-t-il, rappelant qu’«aujourd’hui, nos amis internationaux nous demandent d’éviter tout risque de guerre civile, d’éviter de faire appel à la rue». Une façon à peine voilée de suggérer que dans ce «deal», chacun doit prendre sa part de responsabilités.

Début octobre, le ministre français des Affaires étrangères avait quelque peu heurté l’opposition gabonaise en affirmant, sur TV5, qu’il «fallait trouver une solution de réconciliation politique», puis en refilant la patate chaude du dossier gabonais à l’Union africaine. Laquelle s’est surtout fait remarquer par son étonnante discrétion sur ce sujet brûlant. «L’Union africaine, hélas, reste un syndicat de chefs d’Etats», critique celui qui fut l’un des plus hauts représentants de cette institution panafricaine. «Faire appel à l’Union africaine, c’est facile et un peu hypocrite, ajoute Jean Ping. D’autant plus que la France a des responsabilités historiques au Gabon. Jusqu’à récemment c’est toujours Paris qui a choisi les dirigeants gabonais : depuis l’indépendance, on a ainsi eu Léon Mba, Omar Bongo et puis son fils Ali Bongo, que Sarkozy nous a imposé. C’est vrai aussi pour d’autres anciennes colonies africaines. Mais alors qu’au Sénégal ou en Côte d’Ivoire ils sont allés chercher des anciens parlementaires ou académiciens comme Félix Houphouët-Boigny ou Léopold Sedar Senghor, au Gabon, on nous a imposé quoi ? Un chef de canton ! C’est ce qu’était Léon Mba… Quant à Omar Bongo, lui aussi choisi par la France, il fut d’abord un simple employé des postes», persifle son ex-gendre. Et qu’est-ce qui, selon lui, justifie ces choix si peu prestigieux ? «Le Gabon est l’exemple le plus abouti de la Françafrique. Et jamais le peuple gabonais n’a pu faire entendre sa volonté», explique Jean Ping. Lui-même est pourtant, paradoxalement, accusé par Ali Bongo d’être «le symbole de la Françafrique» en tant qu’ancien cacique du régime. «La différence, c’est que moi je ne demande pas qu’on m’impose de manière arbitraire. Je souhaite simplement qu’on respecte le vote des Gabonais», rétorque-t-il.

Ce samedi, il sera au Trocadéro pour saluer la diaspora, qui en a fait le point de départ d’une marche hebdomadaire jusqu’à l’ambassade du Gabon, située dans le XVIe arrondissement. Un dernier bain de foule sur le parvis des Droits de l’homme ? Les symboles ont aussi leur importance.

Anderson koné
Burkina Demain

Médias publics: le Synatic suspend sa grève

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Le bureau national du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a tenu un conférence de presse, ce 28 octobre 2016 à Ouagadougou, en compagnie du collectif CGTB et de l’Union d’action syndicale. synatic

La principale annonce, c’est la suspension de la grève générale de 96 h entamée le 26 octobre dernier. Explication du secrétaire général du syndicat, Sidiki Dramé, le premier ministre Paul Kaba Thiéba, a promis qu’il y aura des avancées notables, sur tous les points où il y a blocage, mais qu’il réservait la primeur de ses propositions au chef de l’Etat, avant de revenir au syndicat pour la poursuite des tractations les jours à venir.
« Après analyse, conseils et propositions de l’Union d’action syndicale, nous avons décidé de suspendre le mot d’ordre de grève générale. ça ne veut pas dire fin de la grève », foi de M. Dramé qui a indiqué que les travailleurs des médias sont des patriotes, des citoyens soucieux de l’intérêt général. C’est pourquoi ont-il décidé, note-t-il, de permettre au chef de l’Etat de s’adresser au peuple à l’occasion de l’an II de l’insurrection populaire.

Cela étant, il a menacé:  » Si les promesses ne sont pas tenues, le synatic se réserve le droit d’engager d’autres actions, y compris même des grèves sauvages, avec le soutien de l’UAS et la CGTB. A tout moment, on peut revenir à la charge avec plus de vigueur », a-t-il argué.

Bassolman Bazié de l’UAS a dit que le temps ne ment pas, mais c’est lui qui prend les décisions qui peut mentir.  » Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin. La balle est dans le camp du Président du Faso et du premier ministre. Si les engagements ne sont pas tenus, qu’on ne dise pas qu’on n’avait pas prévenu », a-t-il déclaré en signalant que toutes les correspondances adressées au Synatic doivent avoir pour ampliation le collectif CGTB, l’UAS, et le CCVC.

De son avis, l’UAS syndicale a été obligée de s’engager ouvertement dans la lutte, à cause de la tournure que prenait la grève du SYNATIC qui a du faire face à un déploiement de forces de l’ordre à la télévision nationale, à la radio nationale et à Sidwaya.
A l’entendre, il y avait une violation flagrante du droit des travailleurs qui peuvent faire de leurs lieux de travail des piquets de grève. Il cite la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ratifiée par le Burkina Faso en 1960 qui engage le pays.

Anderson Koné