Accueil Blog Page 514

Roch Kaboré au Vatican : Ce que le pape François pourrait lui dire

0
Le pape François ne manquera de bénir le président Kaboré, sa délégation et le Burkina Faso au cours de la présente visite

En principe, c’est ce jeudi 20 octobre 2016 que le président Roch Marc Christian Kaboré(59 ans) devrait être reçu en visite officielle au Vatican par le chef de l’église catholique, le pape François. Au-delà des sujets mentionnés dans un communiqué de la présidence du Faso, l’on peut se demander ce que le souverain pontife, dont les convictions religieuses sont connues, pourrait dire de plus profond à son cadet burkinabè de 20 ans de moins. Spirituellement parlant.

Le pape François ne manquera de bénir le président Kaboré, sa délégation et le Burkina Faso au cours de la présente visite
Le pape François ne manquera pas de bénir le président Kaboré, sa délégation et le Burkina Faso au cours de la présente visite

Et si le pape François devrait effectivement lui dire quelque chose de très spirituel, ce quelque chose pourrait trouver son fondement dans ces citations attribuées par le confrère italien Andrea Tornielli à l’actuel patron de l’église catholique pour qui «Le nom de Dieu est Miséricorde».
1. «Chaque fois que je franchis le seuil d’une prison, pour une célébration ou pour une visite, je me demande toujours: pourquoi eux et pas moi? Je devrais être ici, je mériterais d’y être. Leurs chutes auraient pu être les miennes, je ne me sens pas meilleur que ceux qui sont en face de moi.»
2. «L’Église condamne le péché parce qu’elle doit dire la vérité: ceci est un péché. Mais en même temps, elle embrasse le pécheur qui se reconnaît tel, elle est proche de lui, elle lui parle dans l’infinie miséricorde de Dieu»
3. «Le pécheur repenti, qui tombe, puis retombe dans le péché en raison de sa propre faiblesse, trouve de nouveau le pardon s’il reconnaît son besoin de miséricorde. Le corrompu, en revanche, est celui qui pèche et ne s’en repent pas, celui qui pèche et feint d’être chrétien, et dont la vie est scandaleuse. Le corrompu ignore l’humilité, ne considère pas qu’il a besoin d’aide, et mène une double vie.»
4. «En suivant le Seigneur, l’Église est appelée à répandre sa miséricorde sur tous ceux qui se reconnaissent pécheurs, responsables du mal qu’ils ont accompli, qui sont demandeurs de pardon.»
5. «L’Église n’est pas là pour condamner, mais pour permettre la rencontre avec cet amour viscéral qui est la miséricorde de Dieu. Pour que cela se produise, je le répète souvent, il est nécessaire de sortir. Sortir des églises et des paroisses, sortir et aller chercher les gens là où ils vivent, où ils souffrent, où ils espèrent.»
6. «L’hôpital de campagne, l’image avec laquelle je me plais à représenter cette «Église en sortie», a pour caractéristique de naître là où l’on se bat: ce n’est pas la structure solide, pourvue de tout, où l’on va soigner les maladies bénignes ou gravissimes. C’est une structure mobile, de sauvetage, d’intervention rapide, pour éviter que les combattants ne succombent.»
7. «J’espère que le jubilé extraordinaire fera émerger, de plus en plus, le visage d’une Église qui redécouvre le ventre maternel de la miséricorde, et qu’elle ira à la rencontre des nombreux «blessés» qui ont besoin d’écoute, de compréhension, de pardon et d’amour»

Burkina Demain

Produits impropres : La ligue des consommateurs en appelle à la vigilance et à la dénonciation

0
Les conférenciers de la Ligue des consommateurs face à la presse ce 20 octobre 2016 à Ouaga ; au milieu le SG Pascal Zaida

La section Kadiogo de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) a animé, ce jeudi 20 octobre 2016 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la persistance de la prolifération des produits impropres à la consommation sur les marchés et le danger permanent que cela représente pour la santé publique.

Les conférenciers de la Ligue des consommateurs face à la presse ce 20 octobre 2016 à Ouaga ; au milieu le SG Pascal Zaida
Les conférenciers de la Ligue des consommateurs face à la presse ce 20 octobre 2016 à Ouaga ; au milieu le SG Pascal Zaida

Pascal Zaida, secrétaire général ; Ousséni Ouédraogo, chargé de plaintes et Assamiyou Compaoré, commissaire aux comptes. Ce sont les principaux animateurs de la conférence de presse tenue ce jeudi 20 octobre 2016 à Ouagadougou par la section Kadiogo de la Ligue des consommateurs (LCB).
Pour Pascal Zaida, il ne fait pas de doute, à l’heure actuelle, le consommateur est menacé, il est victime d’une insécurité permanente et il faut de l’auto- contrôle car, l’ABNORM n’arrive pas à répondre efficacement aux attentes des consommateurs en matière de sécurité des produits vendus sur le marché. Et quand on lui transmet des produits impropres à la consommation saisis, assure-t-il, ABNORM peut prendre six mois, un an pour les analyses. Par le SG de la LCB a évoqué la question de la liqueur frelaté qui fait des ravages au sein de la population et de bien d’autres produits dangereux.
«Nous assistons à la prolifération sur nos marchés d’huiles alimentaires ne répondant pas aux normes sanitaires, de lait périmé, de riz avariés, de marques d’eau dite minérale de qualité douteuse, de boissons en cannettes périmées, des vinaigres et bouillons de contrefaçon, de paix de mauvaise qualité et dont les boulangers luttent actuellement pour une augmentation du prix et du poids de la baguette… ces produits inondent de façon flagrante nos marchés à l’image de médicaments de la rue et constitue un danger permanent pour la santé des consommateurs qui ont l’impression malgré les multiples sorties de saisies des services étatiques de contrôles et de répression, que rien n’est fait»

La vie de plus en plus chère au Faso

Il faut noter, ont indiqué les conférenciers, «la flambée continuelle et très importante» des prix des céréales mais également de certains produits de base comme l’huile, le sucre et le lait. «A titre d’exemples, le prix moyen du litre est passé de 650 à 750 F CFA, tandis que celui du sucre en poudre a connu une augmentation nette de 100 à 150 f cfa par kilogramme. Quant au prix moyen du sac de 25 kg de lait, il faut débourser 55 000 f cfa au lieu de 42 500 f cfa»
C’est pourquoi, la Ligue des consommateurs exhorte le gouvernement à se pencher sérieusement sur la mise en place d’une centrale d’achat afin de revaloriser la qualité et mieux encadrer les prix des produits de grande consommation pour les rendre disponibles et accessibles».

La Ligue des consommateurs sur le front de la dénonciation et de la saisie

«La LCB, structure de veille et d’alerte, a participé à la dénonciation, à l’identification, à la saisie et à la destruction de plusieurs produits impropres à la consommation. Ainsi, dans la seule région du Centre, de novembre 2015 à octobre 2016, en collaboration avec les structures étatiques de contrôle et de répression, des produits ont été saisis. Il s’agit entre autre de :
-2200 bidons d’huile alimentaire à Kossodo ;
-Grande quantité d’Essence fraudée à Karpala, à Toudoubweogo et à Saaba ;
-Quantité énorme de pesticide à Goughin dont 4 magasins remplis, de même que des produits de toilette intime féminin périmés, de pâte dentifrice «dyanare» ;
Plus de 40 tonnes de boite de tomate et des sardines à Tanghin pour emballage non conforme ;
-Poulets de chair importés ;
-Animaux empoisonnés à Boulmiougou ;
-42 casiers de 24 bouteilles de la boisson XXL de la BRAKINA de mauvaise qualité »

Martin Philippe
Burkina Demain

Rémis Fulgance Dandjinou : «La liberté de la presse ne peut s’exercer pleinement qu’avec un sens élevé de responsabilité »

0
Le ministre de la communication, Rémis Fulance Dandjinou (micro), lors de son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou

Ceci est un message de Rémis Fulgance Dandjinou, ministre de la communication, chargé des relations avec le Parlement, à l’occasion de la commémoration, ce jeudi 20 octobre 2016 à Ouagadougou, de la Journée nationale de la liberté de la presse.

Le ministre de la communication, Rémis Fulance Dandjinou (micro), lors de son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou
Le ministre de la communication, Rémis Fulgance Dandjinou (micro), lors de son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou

«Message du ministre de la communication à l’occasion du 20 octobre, Journée nationale de la liberté de la presse
Cette année, et pour la 18e fois, le Burkina Faso rend hommage aux acteurs des médias à travers la commémoration de la Journée nationale de la liberté de la presse, placée sous le thème : «Au-delà de la dépénalisation des délits de presse ! Responsabilité sociale et professionnalisme du journalisme».
Mesdames et Messieurs les journalistes ; Professionnels de l’information et de la communication ; Promotrices et promoteurs du secteur des médias ;

La journée nationale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde et de défendre l’indépendance des médias. Sa commémoration est de ce fait un devoir de mémoire envers toutes les personnes qui ont consenti des sacrifices pour la défense de la liberté de la presse et celles qui ont perdu la vie dans l’exercice de la profession.
Cette journée est également un moment privilégié pour se rappeler que la liberté de la presse ne peut s’exercer pleinement qu’avec un sens élevé de responsabilité et de respect des règles d’éthique et de déontologie.
Faut-il le rappeler, cette journée nationale est célébrée dans un contexte où, en Afrique francophone, le Burkina Faso est classé premier en matière de presse, selon le rapport de Reporters sans frontières (RSF) 2016. Ce bon rang qui est salué à sa juste valeur, est le résultat des efforts fournis par les acteurs des médias de notre pays, dans leur diversité.

Je saisis ainsi l’opportunité de cette commémoration pour rendre hommage aux femmes et aux hommes qui travaillent, sans relâche, afin de donner l’information juste aux citoyens, parfois au prix de leur vie. Le succès des politiques publiques dépend de l’adhésion des populations et le rôle des médias est incontournable, tout comme pour l’enracinement de la démocratie et de la bonne gouvernance.
C’est pourquoi, le gouvernement reste engagé pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes et hommes de médias du public comme du privé. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a autorisé la mise en place du Fonds d’appui à la presse privé, doté d’un budget de 700 millions de francs CFA, pour un accompagnement plus structurant et efficace de l’Etat à la presse privée. Le lancement officiel dudit fonds s’est d’ailleurs effectué, ce mardi 18 octobre 2016, à 48 heures de cette Journée nationale de la liberté de la presse.
Nous avons la conviction que dans une démarche concertée, et avec une détermination collective, la presse burkinabè, dans son ensemble, jouera pleinement et efficacement son rôle d’éveil des consciences.
Vive la liberté de la presse ! Bonne fête à toutes et à tous !
Rémis Fulgance Dandjinou»
Burkina Demain

Djézouma Sanogo : «Beaucoup reste encore à faire pour une liberté de presse effective au Burkina»

0
Le président de l'AJB, Djézouma Sanogo, pendant son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou

Ceci est une déclaration du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) à l’occasion de la commémoration, ce jeudi 20 octobre 2016, de la Journée nationale de la liberté de la presse. Allocution prononcée par Djézouma Sanogo du Comité de pilotage du CNP-NZ.

Le président de l'AJB, Djézouma Sanogo, pendant son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou
Le président de l’AJB, Djézouma Sanogo, pendant son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou

«Monsieur le Président du CNT,
Monsieur le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement,
Monsieur le président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo,
Mesdames, Messieurs,
-Chers invités
Nous commémorons ce jour, 20 octobre 2016, la 19e édition de la Journée nationale de la liberté de la presse.
Instituée par le Centre National de Presse Norbert Zongo, cette journée rappelle la date du dépôt à révision du code de l’information de 1992, jugé à l’époque liberticide par les hommes des médias.
La commémoration de cette journée traduit également, l’engagement des hommes des médias, pour un environnement institutionnel et juridique plus favorable à l’exercice de la profession de journaliste.
En effet, les professionnels des médias ont salué l’adoption de la loi de 1993 sur la presse, comme une avancée majeure dans l’amélioration de l’environnement institutionnel et juridique en matière de presse au Burkina Faso. La loi de 1993 a effectivement amélioré les conditions de création des journaux, libéralisé les ondes, institué le pluralisme médiatique et affirmé le droit d’accès aux sources d’information.

Toutefois en même temps qu’ils saluaient cette avancée, ils relevaient les insuffisances et les lacunes de ladite loi et prônaient la nécessité de sa relecture. Dès lors, les organisations professionnelles des médias n’ont eu de cesse, d’interpeller les autorités sur cette impérieuse nécessité.
La création du Centre National de Presse Norbert Zongo, l’adoption d’un plan stratégique par ce dernier, incluant des actions de plaidoyer pour l’amélioration de l’environnement institutionnel et juridique des médias va donner un coup de fouet aux interpellations constantes des autorités par les hommes des médias sur leurs préoccupations légitimes en matière de liberté de presse.

Ces interpellations des autorités et autres plaidoyers connaîtront finalement une issue heureuse en 2015 à la faveur de la Transition. Ainsi, cinq (05) lois régissant la communication ont été adoptées par le Conseil national de la transition (CNT).
-Mesdames, Messieurs
-Chers invités
Ce bref rappel historique montre à quel point l’amélioration de l’environnement institutionnel et juridique des médias à toujours été une quête permanente des hommes des médias.
Les lois sur la presse écrite, en ligne, audiovisuelle et sur l’accès à l’information publique et aux documents administratifs adoptées par le Conseil National de la Transition (CNT) en 2015, sont à nos yeux, l’aboutissement d’un long processus de plaidoyers, non sans embûches, mais victorieux grâce à la détermination et à la persévérance.
Nous saluons à leurs justes mesures, les lois sur l’accès à l’information publique et aux documents administratifs, la dépénalisation partielle des délits de presse.

-Mesdames, Messieurs
-Chers invités
Nous disions dépénalisation partielle au lieu de dépénalisation, parce que ces lois sur la presse écrite, en ligne et audiovisuelle autorisent le recours au code pénal, qui comporte des peines d’emprisonnement, pour réprimer certains délits commis par voie de presse.
Par ailleurs, les amendes infligées en cas de délit commis par l’entreprise de presse demeurent très élevées. C’est dire que l’adoption de ces textes de lois n’est pas une fin en soi. Elle constitue une avancée, mais beaucoup reste encore à faire pour une liberté de presse effective et sans entraves au Burkina Faso.
L’occasion nous est donnée ce matin de nous approprier le contenu de quelque lois. Il s’agit là, d’une première étape. La seconde étape sera d’engager de nouveau, des plaidoyers pour une dépénalisation effective des délits de presse et, un allègement substantiel, des amendes infligées en cas de délit commis par l’entreprise de presse. Tels sont les défis majeurs qui s’offrent à nouveau aux professionnels de médias.
Engageons-nous résolument pour une liberté d’expression et de presse effective au Burkina Faso.
-Vive la journée du 20 octobre !
-Vive la liberté de la presse !»
Burkina Demain

Attaque de Kerboulé: 4 morts et un blessé

0

Huit bandits armés lourdement de fusils de guerre ont attaqué le village de Kerboulé, situé à une soixantaine de kilomètres de Djibo dans la province du Soum. Ils ont tiré sur les habitants, occasionnant la mort de 4 personnes dont un kolgwéogo, un forgeron et deux orpailleurs.kol

C’est aux environs de 16h 20 mn que des individus, au nombre de huit, enturbannés, armés de fusils automatiques et juchés sur des motos y ont fait irruption en tirant à tout vent.

« Les bandits sont venus du Mali avec du renfort pour venger leurs frères arrêtés et remis à la police ». Et

Porgo Djibi, représentant des kolgwéogo du village, d’expliquer que les bandits sont arrivés et ont foncé directement sur les quartiers des kolgwéogo. Le seul Kolgwéogo qui était sur les lieux, un vieux malade, qui n’a pu suivre les autres, a été exécuté à bout portant, avec deux jeunes orpailleurs confondus aux kolgwéogo.

Seogo Hamadi, le chef kolgwéogo de Yalgo, absent au moment des faits, a laissé entendre que les kolgwéogo ont été intimés de quitter les lieux le matin même de l’attaque par les autorités.

Burkina Demain
Source: L’Observateur Paalga

Situation sécuritaire: le ministre Simon Compaoré au rapport demain

0

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure, Simon Compaoré sera face à la presse, ce vendredi 21 octobre 2016 à Ouagadougou.simon

Cette conférence de presse va porter sur la situation sécuritaire du pays, notamment l’attaque à Intamgom et l’incident survenu sur le Pont Nazinon.

Burkina Demain
Source: DCPM/MATDSI

CAN Gabon 2017: les poules sont connues

0

Le tirage au sort de la CAN 2017 a eu lieu ce mercredi 19 octobre 2016 à Libreville, capitale du Gabon qui accueillera le plus grand évènement continental de Football.gabon

En présence de plusieurs invités de prestige, le président de la CAF Issa Hayatou, a déclaré qu’il ne supportera personne lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations qui aura lieu du 21 janvier au 12 février.

Le Trophée a été également présenté lors de la cérémonie, avant d’être remis symboliquement au premier ministre gabonais.

Tous les groupes

Groupe A: Gabon, Cameroun, Guinée Bissau, Burkina Faso

Groupe B: Algérie, Tunisie, Sénégal, Zimbabwé

Groupe C: Côte d’Ivoire, Maroc, Togo, RD Congo

Groupe D: Ghana, Mali, Egypte, Ouganda

Anderson Koné

Burkina Demain

Nouvelle Constitution : Le CDAIP Ouaga en appelle à la vigilance du peuple

0
Le CDAIP appelle le peuple à la vigilance sur le projet constitutionnel

Ceci est une déclaration de la coordination des Comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP). Elle est relative à l’élaboration de l a nouvelle Constitution.

Le CDAIP appelle le peuple à la vigilance sur le projet constitutionnel
Le CDAIP appelle le peuple à la vigilance sur le projet constitutionnel

«COORDINATION DES COMITES DE DEFENSE ET D’APPROFONDISSEMENT DES ACQUIS DE L’INSURRECTION POPULAIRE (CDAIP)
DECLARATION
Depuis quelques temps, l’actualité politique est marquée par l’élaboration d’une nouvelle constitution dont l’adoption par référendum va consacrer le passage à une Vème République. Une commission constitutionnelle, taillée sur mesure, a été installée pour ce faire.
Par la négation de la constitution actuelle de la IVème République lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, symbolisée par le saccage et l’incendie de l’Assemblée Nationale, notre peuple a exprimé son aspiration à un autre mode d’organisation des rapports politiques, économiques et sociaux qui prendra en compte et garantira ses aspirations profondes à la liberté, à la justice, à l’égalité, à la dignité, à la souveraineté et au bien-être social. Le projet de changement constitutionnel en cours d’élaboration comporte donc des enjeux importants pour le peuple : la prise en compte et l’approfondissement des acquis de l’insurrection et les perspectives d’un véritable changement en faveur du peuple. Par la présente déclaration, les CDAIP de la ville de Ouagadougou appelle le peuple de Ouagadougou et environnants à exiger la prise en compte de leurs aspirations profondes dans la nouvelle constitution qui lui sera proposée et à refuser que celle-ci soit, comme celle de la IVème République, une codification des intérêts des riches contre ceux du peuple.

L’élaboration de la nouvelle constitution débutée le 4 Octobre 2016 se déroule dans un contexte national marqué par :
– La poursuite de l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques, particulièrement l’absence de perspectives de jugement de ceux qui ont ordonné et exécuté les assassinats des dignes filles et fils lors de l’insurrection et de la résistance populaires. En plus du blocage des dossiers de crimes de sang lâches et barbares, l’on assiste à des manœuvres qui visent à protéger des anciens amis et complices contre la justice, revendication pourtant exprimée à cor et à cri par les populations : libération des détenus, cabale politico-judiciaire contre le peuple et pour blanchir certains suspects comme Blaise Compaoré et ses amis, sous le prétexte honteux d’une réconciliation nationale entre les élites dirigeantes qui ont causé bien de malheurs à notre pays. Deux ans après l’insurrection et un an après le putsch contre-révolutionnaire de type fasciste vaincu par le peuple, les populations dans notre ville n’ont eu droit qu’à la frustration et à la déception.
– L’aggravation à l’extrême des conditions de vie des populations dans la ville de Ouagadougou : flambée des prix des produits alimentaires, augmentation insoutenable et inacceptable des frais de scolarité, de 15 000 à 75 000 F CFA dans le privé, augmentant la détresse des ménages, ravage du paludisme, morosité économique, etc. Les élections couplées présidentielles-législatives et municipales, qui ont été présentées au peuple comme la solution à la crise politique et sociale que traverse notre pays, se sont révélées illusoires. Elles ont été massivement boycottées par les populations de Ouagadougou. La crise est tellement profonde qu’en moins d’un an après son accession au pouvoir, le MPP et ses alliés, englués déjà dans leurs propres contradictions, sont débordés par les attentes pressantes des populations. Le peuple de Ouagadougou et particulièrement la jeunesse sont conscients que le changement pour lequel ils ont lutté et versé leur sang est encore à venir et qu’il faut se battre pour cela.
Dans un tel contexte socio-économique catastrophique dont les signes d’échec et de faillite annoncés du pouvoir MPP et alliés sont patents, de crise politique profonde, quelle doit être l’attitude des populations face aux travaux de la commission constitutionnelle ? Quelles sont les principales revendications des CDAIP de la ville de Ouagadougou pour une constitution qui défende et approfondisse les acquis de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et de la résistance victorieuse au putsch de septembre 2015 ?
Toute constitution, n’en déplaise à certains de nos constitutionnalistes émérites qui tentent de la présenter comme une réalité en dehors des intérêts contradictoires des classes sociales dans notre pays, est un instrument d’organisation des rapports sociaux conformément aux intérêts et à l’idéologie de ceux qui gèrent l’appareil d’Etat. Dans notre cas, c’est conformément aux intérêts des puissances impérialistes français principalement et de ses alliés locaux, à l’idéologie néolibérale, celle des programmes d’ajustement structurel qu’a opté de mettre en œuvre le pouvoir du MPP et alliés, que la constitution de la Vème République sera conçue et élaborée. Il s’en suit que, dans le fond, la constitution en préparation aura pour objectif de créer les conditions légales favorables à la poursuite des politiques de la Banque mondiale et du FMI: privatisation sauvage, bradage des ressources naturelles (minières notamment) aux multinationales étrangères et à la minorité d’opérateurs nationaux favorables au pouvoir, blocage de la production nationale, chômage massif, surendettements massifs, du reste réclamés par les dirigeants actuels et ceux de l’opposition, système judiciaire (code pénal notamment) sévère et cruel vis-à-vis des travailleurs et des faibles et protecteur pour les patrons et les voleurs en col blanc. Ce sont les conséquences de ces politiques, qui ne produisent que pauvreté, misère et frustrations, qui ont pourtant alimenté les luttes jusqu’à l’insurrection populaire.
Avoir donc une constitution reflétant les aspirations des classes et couches sociales pauvres et opprimées à la liberté et à la justice sociale, à l’indépendance et à la souveraineté nationale, telles qu’exprimées à travers l’insurrection et la résistance populaires, avoir une constitution qui défende la primauté des intérêts du peuple ne sera possible que par la lutte. Sans une lutte ferme et déterminée, il ne saurait avoir un cadre légal en phase avec les préoccupations du peuple insurgé et résistant. C’est pourquoi la Coordination des CDAIP de la ville de Ouagadougou en appelle à la vigilance du peuple de Ouagadougou, à sa mobilisation pour exiger que la future constitution consacre les avancées révolutionnaires et les acquis de l’insurrection populaire et de la résistance victorieuse, notamment :
– Le droit à l’insurrection du peuple contre les gouvernants corrompus et oppresseurs ;
– Le droit du peuple au contrôle populaire de la gestion de la chose publique et l’obligation des élus à rendre compte de leur gestion aux populations ;
– Le droit garanti des populations à l’eau, à l’assainissement et à l’électricité ;
– Le droit des populations au travail, à l’éducation et à la santé ;
– Le droit garanti de la jeunesse à l’emploi ;
– Le droit aux libertés individuelles et collectives, notamment le droit des populations à s’organiser de façon autonome pour prendre en charge leur propre sécurité ;
– L’interdiction d’installation de bases et forces militaires étrangères dans notre pays et le départ des bases déjà positionnées sur notre territoire.

Mobilisons-nous dans les quartiers, secteurs et arrondissements de la ville au sein des CDAIP pour la prise en compte des aspirations du peuple dans la future constitution !
Pour la Coordination des CDAIP de la ville de Ouagadougou
Le porte-parole
Yacouba KIENTEGA
Ouagadougou, le 19 octobre 2016 »

Le Président du Faso au Vatican demain

0


Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE se rendra au Vatican le 20 octobre 2016 pour une audience avec Sa Sainteté le Pape François.
vatican

Au cours de cette audience, le Président du Faso qui est accompagné par des responsables religieux du Burkina Faso évoquera avec le Souverain Pontife, les questions d’intérêt commun aux deux Etats et explorera les pistes pour leur renforcement.

Le Président Roch Marc Christian KABORE saisira cette opportunité à lui offerte pour écouter Sa Sainteté et lui réitérer, ainsi qu’aux Autorités Vaticanes, l’expression sincère et renouvelée de son respect et de sa reconnaissance personnels ainsi que la gratitude du peuple burkinabè pour les prières et les pieuses pensées dont le Burkina Faso a bénéficié durant ces derniers moments difficiles.

La visite du Président KABORE contribuera sans doute à marquer un tournant significatif dans les relations entre le Vatican et le Burkina Faso qui abrite le siège de la Fondation Saint Jean Paul II pour le Sahel.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Attaque d’Intangom: les militaires fauchés inhumés au cimetière de Goughin

0

Les quatre militaires, tués lors de l’attaque d’Intangom dans le Sahel burkinabè, ont été inhumés, le mardi 18 octobre 2016, au cimetière de Goughin à Ouagadougou, en présence des autorités gouvernementales, militaires, parents et proches.goughin

Il s’agit du sergent Adama Dabourgou, 35 ans et des soldats de 2e classe, Zoël Ouédraogo, Alain Ouédraogo et Hamidou Bationo, tous âgés de 22 ans. Ces soldats du 11e régiment d’infanterie commando basé à Dori, chef-lieu de la région du Sahel, ont été décorés à titre posthume de la médaille militaire. Après qu’une messe œcuménique a été dite pour le repos de leurs âmes.

« Reconnus pour leur discipline et leur amour du travail, ils nous quittent aujourd’hui après une année et dix mois de service effectif », a soutenu le commandant Evariste D. Somé.

Le ministre en charge de la sécurité intérieure, Simon Compaoré, a réconforté les parents des défunts; puis il a appelé à l’union des cœurs face à un ennemi invisible qui sème la désolation. « J’ai la certitude que nous allons survivre. C’est dur et le moral est atteint, mais nous devons conjuguer nos efforts au moment où la nation est éprouvée et nous dire que notre lutte ne sera pas veine », a-t-il martelé.

Anderson Koné
Burkina Demain