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FAN : Au moins 22 terroristes neutralisés

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Selon ce Communiqué de l’état-major général des armées burkinabè, au moins 22 terroristes ont été neutralisés par des unités des Forces armées nationales (FAN) et une importante quantité de matériels dont de l’armement, des munitions, de la drogue et des produits pharmaceutiques, récupérés et détruits.

«Communiqué de presse

Suite à des renseignements consolidés, une action offensive a été conduite par des unités du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) de IOLONIORO (Province de la Bougouriba, région du sud-ouest) et des unités du Groupement Départemental de Gaoua le 27 juin 2022 pour interpeller des individus qui transportaient des explosifs. A l’issue de l’opération, les unités ont effectué un ratissage au cours duquel 03 bases terroristes ont été découvertes.

Les unités ont à chaque fois engagé le combat, neutralisant au moins 22 terroristes. Une importante quantité de matériels dont de l’armement, des munitions, de la drogue et des produits pharmaceutiques ont également été récupérés ou détruits.

Aucune perte n’a été enregistrée côté ami. Le Chef d’Etat-Major Général des Armées félicite les unités de Gendarmerie engagées dans cette action victorieuse. Il exhorte l’ensemble des unités à maintenir la pression sur les groupes terroristes jusqu’à leur reddition.

Pour toute question relative à ce communiqué: Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées: dcrpaemga@gmail.com

La Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées

Contact médias: (+226 ) 25419032»

Bamako : Assimi Goïta, nouveau père des peuples africains ?

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C’est entouré de ses plus proches collaborateurs, que le président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goita a reçu, ce lundi 27 juin à Bamako, les marcheurs panafricanistes venus de Conakry

Alors que l’on s’achemine vers le prochain sommet ordinaire de la CEDEAO du 3 juillet devant statuer sur les situations au Burkina, Mali et en Guinée ; à Bamako, les ralliements de prestige se multiplient à l’endroit du Colonel Assimi Goïta et de son peuple. C’est le cas de ces jeunes Guinéens qui ont rallié à pied la capitale malienne au terme de 35 jours de marche pour venir chanter leur amour pour le ‘’guide, le ‘’libérateur’’ et le  ‘’nouveau père’’ des peuples africains, le Colonel Assimi Goïta.

Aux yeux de ces jeunes qui ont marché de Conakry à Bamako, parcourant quelque 1 226 km, le Mali du Colonel Assimi Goïta n’est rien d’autre que le porte-flambeau de la liberté africaine. Conscients que les Colonels Goïta et Doumbia sont sur la même longueur, comme l’étaient déjà aux débuts des années 1960 les présidents Modibo Kéita et Sékou Touré ; ils ne passent pas par quatre chemins pour proposer au Mali et à la Guinée de devenir une Fédération.

Selon le porte-parole des marcheurs, Mikkindé Daalindé, le but de leur initiative est de soutenir le peuple malien qui résiste face à l’impérialisme, réaffirmant toute leur solidarité avec les Maliens.

«Leur geste témoigne de la fibre panafricaine et patriotique qui ne s’est jamais éteinte depuis la veille des indépendances jusqu’à nos jours», s’est félicité pour sa part le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Et d’ajouter : ‘’Nos organisations doivent davantage travailler pour refléter les aspirations des peuples africains que nous servons».  Ceci comme pour faire un clin d’œil aux chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui doivent se réunir le 3 juillet prochain pour statuer justement sur les situations politiques au Burkina Faso, en Guinée et au Mali.

Faut-il le rappeler, en plus du Mali déjà sous embargo de la CEDEAO depuis le 10 janvier dernier, les deux autres pays (Burkina Faso et Guinée Conakry) également dirigés par des militaires suite à des coups d’Etat, sont aussi dans le collimateur de l’organisation régionale qui attend d’eux de brefs agendas de retour à l’ordre constitutionnel normal.

Christian Tas

Burkina Demain

CAN Dames Maroc 2022 : Voici la liste des 26 joueuses sélectionnées

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L’on connaît depuis ce lundi 27 juin 2022, la liste de 26 joueuses qui vont représenter du 2 au 23 juillet prochain le Burkina Faso à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine,Maroc 2022. Il s’agit d’une liste de 26 joueuses sélectionnées comprenant notamment :

En attaques

1-Compaoré Mouniratou

2-Sawadogo Balkissa

3-Congo Adama

4-Zongo Justine

5-Tarnagda Fadiratou

6-Nikiema Limata

7-Nana Juliette

8-Ouedraogo Habibou

En défense

1-Sow Stéphanie

2-Nako Assanatou

3-Derra Djamila

4-Koudougou Rabiatou

5-Zongo Djamila

6-Rouamba Madinatou

7-Traoré Madina

8-Nakoulma Aimata

9-Belem Alimata

En milieu

1-Kabre Naomie Adèle

2-Sedogo W. Jacqueline

3-Sawadogo Rasmata

4-Kafando Félicité

5-Helby Mounifatou

6-Millogo Charlotte

Dans les buts (gardiennes)

1-Sanou Ami

2-Korogo Aminata

3-Ouattara Mariam

Burkina Demain

Ouaga & Pékin maintiennent le cap de la bonne coopération

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Cordiale poignée de main entre le Président du Faso Damiba et le secrétaire général du comité de suivi du Forum de la coopération sino-africaine Peng Wu

L’axe Ouaga-Pékin reste sur de bons rails après plus de quatre de rétablissements des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine Continentale. Rétablissement des relations diplomatiques sino- burkinabè qui avait culminé en fin août 2018 avec la visite du président Kaboré à Pékin.

 Reçu ce lundi 27 juin à Kosyam par le président Damiba, secrétaire général du comité de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine, Peng Wu, a réaffirmé l’engagement de son pays à maintenir la flamme de la coopération avec le Burkina.

 «Coopération : la Chine réaffirme son engagement aux côtés du Burkina Faso

(Ouagadougou, 27 juin 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a accordé une audience, ce lundi en début d’après-midi, au Secrétaire général du comité de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine, Peng WU, par ailleurs Directeur général du Département Afrique au ministère des Affaires étrangères chinois.

Les échanges entre le Chef de l’Etat et son hôte ont porté sur les relations bilatérales et la coopération entre les deux pays, selon Peng WU qui soutient que la Chine apprécie la politique d’amitié du gouvernement burkinabè.

« Nous soutenons les efforts consacrés par votre pays pour sauvegarder la sécurité nationale, développer l’économie et améliorer la vie du peuple », a indiqué le Secrétaire général du comité de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine.

Il a ajouté que son pays est prêt à apporter plus de soutien dans la réalisation du développement économique et social ainsi que la recherche de la paix et de la stabilité au Burkina Faso. En effet, la Chine salue « les efforts menés par le gouvernement de la Transition du Burkina Faso dans l’objectif de développement et dans la lutte contre le terrorisme ».

Concernant la situation sécuritaire de la région et la situation politique au Burkina Faso, l’hôte du jour a noté les positions et les efforts de l’Union africaine et de la CEDEAO.

« La Chine appelle les parties concernées à résoudre le différend par le dialogue pacifique, maintenir la stabilité du pays et la solidarité tout en considérant les intérêts fondamentaux du Burkina Faso et de son peuple », a souligné M. Peng WU.

Selon lui, la Chine est convaincue que le gouvernement et le peuple burkinabè ont la capacité et la sagesse de trouver une solution et d’arriver à un consensus de réconciliation au plus vite.

Il a enfin réaffirmé la position de la Chine d’être toujours aux côtés du peuple et du gouvernement burkinabè.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

JM-MPME 2022 : Message du Ministre Tall

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Le 27 juin de chaque année marque la Journée Mondiale des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (JM-MPME). Ceci est un message du ministre de tutelle Abdoulaye à l’occasion de la JM-MPME 2022.

Abdoulaye Tall, ministre du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises

«JOURNEE MONDIALE DES MICROS, PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES 2022 (JM-MPME 2022)

MESSAGE AUX PME DE MONSIEUR ABDOULAYE TALL

MINISTRE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DES JM-MPME

Le 27 juin de chaque année marque la Journée Mondiale des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (JM-MPME).

Instituée par l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) le 06 avril 2017, cette journée a pour objectif principal de sensibiliser l’opinion publique sur l’importance des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) dans la concrétisation des Objectifs de Développement Durable d’une part et d’autre part, constitue une tribune de réflexion sur les défis à relever et les perspectives de croissance des MPME, mais surtout une occasion de reconnaissance de l’impact des MPME et de célébrer les femmes et les hommes qui managent ces entreprises.

Les MPME sont par excellence le moteur d’un développement économique plus inclusif et plus durable. Leur contribution est fort appréciable dans la valorisation et la transformation des matières premières locales, leur apportant la plus-value nécessaire pour un meilleur positionnement sur les marchés national et international. A titre illustratif, selon le Bureau International du Travail (BIT), les MPME représentent deux tiers des emplois dans le monde.

Le thème retenu au Burkina Faso cette année pour la célébration des MPME est : « Contribution des PME du secteur de l’Artisanat à la Promotion des Economies locales : opportunités, défis et perspectives ».

Le choix de ce thème se justifie par l’importance socioéconomique du secteur de l’artisanat dans notre pays qui est le troisième pourvoyeur d’emplois derrière l’agriculture et l’élevage et qui représente 20% du PIB national. La journée devra être donc mise à profit pour réfléchir autour des contraintes auxquelles font face les acteurs et pour faire des propositions concrètes pour une meilleure contribution dans nos économies locales.

Les artisans en effet, participent largement aux dynamiques de transformation économique au service de la population, des entreprises et des collectivités territoriales par la mise à disposition de produits et services accessibles et répondants aux besoins du marché.

A ce titre, faut-il le rappeler, l’artisanat constitue un secteur d’appoint à tous les autres secteurs de l’activité économique et plus singulièrement l’agriculture et les mines. Aussi, il apporte une contribution significative dans la mise en œuvre des projets et programmes dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, assure une mise à consommation de produits bio et a participé ces dernières années à la lutte contre la pandémie COVID-19 et à un changement des habitudes vestimentaires des populations ; la montée en puissance du Faso Dan Fani (FDF) et du Kôkô Dunda en est une parfaite illustration.

Chacun de nous a besoin d’un plombier, d’un boucher, d’un menuisier, d’un coiffeur, d’un garagiste, d’un électricien, d’un maçon. Pour ne citer que ces exemples. En d’autres termes, nous vivons avec des besoins quasi quotidiens en biens et services de l’artisanat.

Les MPME en général constituent plus de 90% du tissu économique avec une contribution à la formation du PIB de l’ordre de 40% au Burkina Faso. Aussi, comme dans la majorité des pays du monde, les Micros, Petites et Moyennes Entreprises sont en première ligne pour l’amélioration des conditions de vie des populations et constituent un filet de sécurité en matière d’inclusion.

Au regard de l’importance de la contribution des MPME dans le développement socio-économique durable du Burkina Faso, elles sont au cœur de l’action du Gouvernement depuis plusieurs décennies. Dans cette dynamique, la loi d’orientation de promotion des PME n°015-2017/AN du 27 avril 2017 ainsi que le décret portant adoption de la charte des PME n°2017-1165/PRES/PM/MCIA/MATD/MINEFID du 27 novembre 2017, ont prévu des dispositions avantageuses sur le plan de la fiscalité, de l’accès à la commande publique, de l’accès au financement et au foncier dont les effets se font ressentir.

Singulièrement pour ce qui concerne l’artisanat et dans le souci d’insuffler un dynamisme nouveau dans le développement des entreprises artisanales, taxées à tort ou à raison d’entreprises informelles, le Gouvernement a signé en septembre 2021, un accord-cadre avec la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) pour la production de biens et la fourniture de services pour lesquels les artisans disposent de compétences techniques suffisantes pour les satisfaire et dont l’administration publique et le secteur privé ont besoin pour leur fonctionnement.

Ces actions ne pourront connaître un succès franc qu’avec la forte contribution des MPME artisanales évoluant dans les domaines visés par l’Accord.

C’est le lieu pour moi d’inviter l’ensemble des acteurs regroupés au sein de la CMABF, à une mise en œuvre réussie de cette mesure pour laquelle le Gouvernement attache du prix. Les effets induits en valent la chandelle.

Les activités organisées du 27 juin au 1er juillet par mon département pour l’édition 2022 de la JM-MPME prévoient des ateliers de perfectionnement pour les différentes branches de l’artisanat, partages d’expérience et de bonnes pratiques, expositions, visites de sites, formations en ligne, conférences thématiques et distinctions honorifiques. Cela permettra sans doute de renforcer les compétences et la compétitivité des artisans, et aux structures d’appui au secteur privé de donner des informations capitales mises à jour, pour la professionnalisation et la croissance des PME du secteur, notamment dans le milieu rural.

Aussi, devons-nous tous, acteurs du public, du privé, de la société civile, partenaires au développement, promouvoir l’innovation et créer les conditions d’un environnement des affaires, propice pour faire de l’artisanat un véritable levier de développement économique et social dans notre pays, nous y croyons fort et c’est la raison pour laquelle le Gouvernement n’entend ménager aucun effort pour y apporter sa contribution.

Vive les promoteurs des Micro, Petites, Moyennes Entreprises !

Bonne Fête et Bonne célébration de la journée mondiale des MPME à toutes et à tous !

Dieu bénisse le Burkina Faso !

Abdoulaye TALL

Ministre du Développement Industriel, du Commerce, de l’Artisanat

et des Petites et Moyennes Entreprises»

Opération  «mana mana» du 25 juin : Le Président du Faso était bien de la partie !

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Le président Damiba a bien participé à l'opération de salubrité publique

«Si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis». Propos tenus ce samedi 25 juin par le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, au cours de sa participation  à l’opération «mana mana».

«Opération  mana mana : «Si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis », estime le Président du Faso

(Ouagadougou, 25 juin 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a participé ce samedi matin à l’opération « mana mana ».  Cette opération de salubrité lancée le 30 avril dernier sous le leadership du Chef de l’Etat entend assainir le cadre de vie des populations à travers le renforcement de l’engagement citoyen.

« Je suis sorti pour voir la mobilisation autour de cette activité des travaux d’intérêt commun, d’intérêt général. Je sens que les populations y adhèrent progressivement », a déclaré le Chef de l’Etat qui a sillonné quelques sites de nettoyage dans la ville de Ouagadougou pour « accompagner les populations et traduire l’engagement des autorités de la Transition à faire croître cette activité dans nos villes et dans nos campagnes ».

Pour le Président DAMIBA, les activités liées aux travaux d’intérêt commun traduisent un engagement patriotique, un engagement de solidarité et surtout un engagement citoyen.

A cette occasion, le Chef de l’Etat a invité les Burkinabè à l’union face aux différents défis qui se présentent à la Nation.

«Si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis qui se posent à la Nation », a soutenu le Président du Faso.

Dans cette optique, le Chef de l’Etat a appelé ses concitoyens à la mobilisation pour faire de cette opération mana mana, un acte patriotique majeur, que ça soit dans le cadre des opérations de salubrité ou tout autre défi qui se pose à la Nation, notamment le défi de la sécurité pour tous les Burkinabè.

Direction de la communication de la Présidence du Faso »

Enquête sur le pluralisme de l’information dans les médias en ligne au Burkina Faso

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Ce questionnaire vous est soumis dans le cadre d’une étude sur le pluralisme de l’information dans les médias en ligne burkinabè.

Il permettra de récolter les perceptions des internautes sur les différentes informations qui leur sont proposées. Nous vous remercions pour votre collaboration.

Cliquez ici pour répondre au questionnaire !

Hydrocarbures : Un nouvel arrêté fixe les prix à la pompe à compter du 27 juin

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Un nouvel arrêté ministériel conjoint pris ce vendredi 24 juin fixe les structures de prix des hydrocarbures : Super 91, Pétrole, Gasoil, Distillate Diesel OU, Fuel-Oil et fuel-Oil Standard. «Les prix et marges ressortant des structures visées, s’entendent des prix et marges impératifs. Toutefois, dans les seuls cas d’appels d’offres nationaux, les sociétés pétrolières peuvent proposer des prix variant entre le prix de cession détaillant et le prix de vente à la pompe», précise l’article 2 dudit arrêté.

ARRETE CONJOINT n°2022-013

ARRETE CONJOINT n°2022-014

30ème AG des sociétés d’Etat : Voici les résolutions et les recommandations

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A la clôture de la 30ème Assemblée générale des sociétés d'Etat ce vendredi 24 juin à Ouaga 2000

Après deux jours consacrés à un examen minutieux des états financiers et des rapports de gestion de l’exercice clos au 31 décembre 2021 des sociétés d’Etat, la clôture des travaux de l’assemblée générale desdites sociétés d’Etat est intervenue ce vendredi 24 juin sous la  présidence du Premier ministre Albert Ouédraogo.

Photo de famille des officiels à la clôture de la 30ème AG des sociétés d’Etat

«L’analyse minutieuse de la situation économique et financière de nos sociétés, a permis de mettre en évidence les forces, mais aussi les faiblesses dans la gestion desdites sociétés. Ainsi, avons-nous relevé que nos sociétés d’Etat présentent globalement, une structure financière équilibrée, ce qui atteste de leur capacité à financer leurs emplois stables avec des ressources longues. (…) Nos entreprises publiques se caractérisent cependant, par une faible maîtrise des charges d’exploitation, des difficultés de recouvrement des créances et un volume des investissements peu satisfaisant». Ce sont là des propos du Premier ministre Albert Ouédraogo à la clôture ce vendredi de la trentième session de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat du Burkina Faso. Toujours selon le PM Ouédraogo, la tendance soutenue à la hausse sur les 10 dernières années, du résultat d’exploitation consolidé, témoigne de la viabilité du modèle économique de ces sociétés.

«En outre, les indicateurs non financiers de mesure de l’efficacité des sociétés d’Etat, traduisent le rôle important qu’elles jouent en matière d’accomplissement du service public».

Résolutions prises

A l’issue de la présente AG, des résolutions et recommandations formulées pour améliorer la viabilité économique et financière de nos sociétés d’Etat. Au titre des résolutions, l’on note :

-un suivi rapproché des sociétés d’Etat déficitaires sur la base d’un plan de redressement ;

-des sanctions pour les sociétés d’Etat qui n’auraient pas mis en place avant la prochaine assemblée générale les outils de gestion de base (organigramme, fiches de postes, manuel de procédures, cartographie des risques, plan de passation de marchés) ;

-l’obligation de formulation d’indicateurs d’appréciation des missions de service public ;

-la mise en place d’un système de notation des sociétés d’Etat, assorti de sanctions pour le Conseil d’Administration et la Direction Générale.

Et le chef du gouvernement d’insister sur les points suivants :

-l’élaboration et à la mise en place des outils de gestion ;

-le respect des délais de transmission des rapports de gestion des conseils d’administration au secrétariat de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat ;

-la tenue régulière des séjours des Présidents de Conseils d’Administration et la transmission des rapports y relatifs à bonne date, ainsi qu’au respect des délais de convocation des sessions des conseils d’administration ;

– la transmission des délibérations des sessions de Conseils d’Administration aux autorités de tutelle dans les délais requis ;

-le respect des textes sur les Conseils d’Administration (pas plus de deux Conseils d’Administration).

Exigences du PM en 5 points

Par ailleurs, le Premier ministre Ouédraogo a insisté sur d’autres points au nombre de 5, à savoir :

-premièrement, la mise en œuvre effective de la stratégie de gestion des sociétés d’Etat par les différents acteurs concernés que sont les tutelles et les sociétés elles-mêmes ;

-deuxièmement, l’actualisation et/ou l’élaboration des Plans Stratégiques de Développement (PSD) de nos sociétés d’Etat, assortis de plans de continuité d’activités ;

-troisièmement, la poursuite de la mise en œuvre des outils du code de bonnes pratiques de gouvernance des sociétés d’Etat ;

-quatrièmement, l’élaboration des états financiers semestriels par l’ensemble des entreprises publiques ;

-cinquièmement, la mise en œuvre effective des recommandations des différentes missions d’audit des corps de contrôle de l’Etat et des auditeurs internes et externes, ainsi qu’une réelle maîtrise des charges de fonctionnement.

«Rigueur dans la mise en œuvre des outils de bonne gouvernance»

«Je n’ai nul doute sur la pertinence des résolutions et recommandations formulées pour améliorer la viabilité économique et financière de nos sociétés d’Etat», s’est voulu rassurant le PM Ouédraogo, exhortant les acteurs de nos entreprises publiques à prendre en compte dans leurs rapports de gestion, des indicateurs spécifiques non financiers qui permettront d’apprécier convenablement l’apport de nos sociétés d’Etat au développement économique et social du pays.

«Nos travaux s’achèvent dans un contexte économique et social difficile, caractérisé par des pressions inflationnistes consécutives aux difficultés d’approvisionnement sur les marchés internationaux. Nous devons par conséquent, faire preuve de plus de résilience, d’anticipation et d’ingéniosité dans la gestion des risques, mais surtout de rigueur dans la mise en œuvre des outils de bonne gouvernance», a conclu le chef du gouvernement.

Christian Tas

Burkina Demain

Sociétés d’Etat : Un résultat net de 232 milliards en 2021

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Les membres du présidium à l'ouverture de la 30ème session de l'assemblée générale des sociétés d'Etat

Les Sociétés d’Etat burkinabè ont débuté jeudi matin à Ouaga 2000 les travaux de leur 30e session ordinaire de l’Assemblée Générale. Au total, la session va examiner les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2021 de 22 entreprises publiques dont 19 sociétés d’Etat et 3 établissements publics de prévoyance sociale (EPPS). «Il s’agit d’un principe cardinal de bonne gouvernance, de transparence et d’intégrité qui sous-tend l’action du gouvernement de Transition», a rappelé le Premier ministre Albert Ouédraogo dans son allocution d’ouverture de cette Assemblée générale des sociétés d’Etat.

Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre Albert Ouédraogo (au milieu) a rappelé le contexte de la tenue de la présente session de l’AG des sociétés d’Etat

Dans son discours d’ouverture de la 30e session ordinaire de l’assemblée générale des sociétés d’Etat, le Premier ministre Albert Ouédraogo, a rappelé d’emblée le contexte. «Cette instance qui nous réunit aujourd’hui, participe de notre devoir de redevabilité et de la nécessité de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques mises à la disposition des structures dont vous assurez la gestion. Il s’agit d’un principe cardinal de bonne Gouvernance, de transparence et d’intégrité qui sous-tend l’action du gouvernement de Transition», a- t -il indiqué ; citant un extrait de la première adresse à la Nation le 27 janvier dernier, du président Damiba «La tâche qui nous attend est immense. Heureusement, elle n’est pas seulement mienne, elle est surtout nôtre. Elle nécessitera de nous, de gros efforts individuels et collectifs et certainement des sacrifices. Elle exigera que chacun d’entre nous mette de côté ses intérêts personnels, pour laisser place à l’intérêt de tous. Elle impliquera immanquablement, une amélioration de la gouvernance sur tous les plans».

Résultat net de 232 milliards 573 millions de FCFA

Cela dit, concrètement, la session va examiner au total les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2021 de 22 entreprises publiques dont 19 sociétés d’Etat et 3 établissements publics de prévoyance sociale (EPPS).

Ainsi, le résultat net consolidé de nos sociétés d’Etat s’est établi à 232 milliards 573 millions de FCFA en 2021 contre 194 milliards311 millions de F CFA en 2020, soit une hausse de 38 milliards 262 millions de F CFA.

Seules 3 sociétés d’Etat ont été déficitaires tout comme en 2020, avec respectivement un déficit cumulé de 1 milliard 493 millions de F CFA et de 1 milliard 119 millions de F CFA.

Le chiffre d’affaires cumulé des 22 entreprises publiques est passé de 1 377 milliards 593 millions de F CFA en 2020 à 1 642 milliards 970 millions de F CFA en 2021, soit une hausse de 19,26%.

Quant à la contribution directe au budget de l’Etat de ces entreprises, elle est de 375 milliards 597 millions de F CFA en 2021, contre 318 milliards 115 millions en 2020, soit une hausse de 18,07%. Cette contribution au budget national représente environ 1/5ème  des recettes budgétaires de l’Etat au 31 décembre 2021.

Entreprises résilientes en dépit des difficultés

Ces bons résultats ont été obtenus dans un contexte de difficile. «Nos sociétés d’Etat, nous le savons tous, ont mené leurs activités en 2021, dans un environnement économique mondial marqué par des pénuries temporaires d’approvisionnement ainsi que la hausse des cours des matières premières, en particulier ceux du pétrole et des denrées alimentaires. Au plan national, notre économie a subi le contrecoup de la persistance des attaques terroristes ayant entraîné un déplacement interne massif de populations et une campagne agro-pastorale relativement défavorable. En dépit de toutes ces contingences qui ont jalonné l’année, nos entreprises publiques ont été résilientes», a noté à ce propos le chef du gouvernement.

Ainsi, l’amélioration du chiffre d’affaires de treize (13) autres sociétés d’Etat ont réussi à améliorer leurs chiffres d’affaires entre 2020 et 2021. Il s’agit de l’ACOMOD-BURKINA, l’AGETEER, l’Agetib, le BUMIGEB, le CEGECI, LA POSTE BF, le LNBTP, la MINOFA, l’ONEA, la SBT, la SEPB, la SOGEMAB et la SONATUR.

C’est pourquoi, a pour le PM Ouédraogo, la présente session offre l’occasion de donner des orientations claires sur la continuité de l’exploitation de la Société de gestion du matériel biomédical (SOGEMAB) et de la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) qui présentent des capitaux propres négatifs.

Christian Tas

Burkina Demain