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Réouverture du Lycée Philippe Zinda : «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme»

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Le lycée Philippe Zinda Kaboré pourrait rouvrir ses portes pour la rentrée 2022-2023 à condition de réaliser un minimum de réhabilitation de ses locaux

A la faveur de la remise ce lundi 11 juillet des conclusions d’une commission de réflexion sur sa réouverture, devenu un casse-tête tant les défis à relever avant d’y parvenir sont énormes, le Lycée Philippe Zinda Kaboré, occupe de nouveau le devant de l’actualité nationale. A quand finalement la réouverture effective du plus grand établissement secondaire du pays, fermé le 24 mai 2021 suite à des manifestations violentes d’élèves ?

Pr Stanislas Ouaro, ancien ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales

Sur cette question cruciale de   réouverture du Noble Zinda, vu le symbole qu’il représentait dans l’univers du système éducatif du secondaire, le Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPL) alors sous la houlette du Pr Stanislas Ouaro, tablait sur la rentrée 2022- 2023 avec une volonté ferme de transformer le plus grand établissement du pays en un pôle d’excellence scientifique. Mais, c’était sans compter avec la météo politique.

Avec l’avènement du MPSR au pouvoir

Lionel Bilgo, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales

Avec l’avènement du MPSR au pouvoir, c’est Lionel Bilgo qui a hérité de ce dossier hautement politique, en sa qualité de nouveau ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Conscient de la sensibilité de la question, il a mis en place une commission de réflexion sur les conditions de réouverture de l’établissement qui lui a remis ce 11 juillet ses propositions.

Pour cette commission, la réouverture du Zinda pour cette année 2022-2023 reste toujours possible à condition de réaliser un minimum d’investissement (1 milliard, 190 millions de francs CFA) pour réhabiliter partiellement les locaux (pédagogiques et administratifs) du lycée ; compte tenu de la vétusté de ses bâtiments.  A défaut, il faudra se donner un peu plus de temps et envisager la rentrée effective au Zinda pour l’année 2023-2024, soit deux ans de fermeture.

Abandon du projet de transformation du Zinda en pôle d’excellence scientifique

Hormis les locaux qui devraient être rénovés avec un mur de clôture ; les membres de la commission de réflexion ne sont pas allés jusqu’à entériner la décision du pouvoir kaboré de transformer le lycée à un établissement scientifique d’excellence. Ils ont plutôt préconisé la réouverture du Zinda sous un format ordinaire, c’est-à-dire un établissement d’enseignement général du secondaire.

Cette décision va certainement donner satisfaction à tous ceux qui ne voyaient pas d’un bon œil la mesure de transformation du Zinda à un établissement scientifique. En effet, certains y ont vu une volonté de faire taire les contestations scolaires, une sorte de mesure politique, sans tenir compte des autres aspects positifs de l’existence d’un établissement historique comme le Noble Zinda.

Exigence vaine de l’UGEB de la réouverture du Zinda

Dénonçant la mesure, les responsables de l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) avaient exigé sans succès la réouverture du Zinda, lors de leur 30ème congrès ordinaire tenu les 8, 9, 10 et 11 septembre 2021 à Ouagadougou.

Même dans le milieu universitaire, beaucoup sont resté septiques quant au bien-fondé de la décision de transformation du Zinda à un établissement scientifique, surtout quand on sait que des établissements scientifiques sont également construits dans le pays. Alors avait-on vraiment besoin de créer cet ambitieux pôle d’excellence scientifique sur les cendres du Zinda qui faisait également figure de référence, de creuset en matière de formation de littéraires?

« Le Burkina n’a pas besoin que de scientifiques »

Et comme le relevait à juste titre le Professeur émérite Serge Théophile Balima lors de la douzième édition des Universités africaines de la communication (UACO) tenue du 25 au 27 novembre 2021 dans la capitale ; le Burkina Faso dans sa construction n’a pas besoin seulement de scientifiques, mais aussi d’autres compétences pour œuvrer à son plein épanouissement et rayonnement. «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme», nous dit en effet Rebelais.

Vu sous cet angle, la proposition de la commission de rouvrir le lycée Zinda sous son format initial n’est pas dénudée de sens, surtout qu’elle est assortie d’une proposition de construction d’établissement scientifique ailleurs que sur le site du Zinda qui devra ainsi continuer d’être un pôle d’enseignement général initiant les élèves aussi bien à la science qu’à la littérature.

Résorber à moyen et long termes le problème de vétusté des infrastructures

Cela dit, il reste véritablement à s’attaquer à la question de la vétusté des infrastructures scolaires du pays qui dépasse le seul cas du Zinda. Déjà l’année dernière, le ministre Ouaro avait avancé un chiffre de 110 établissements concernés. Et pour résorber à moyen et long termes ce problème chronique, c’est de veiller à ce que les nouveaux projets de construction de bâtiments scolaires soient bien exécutés suivant les normes de qualité et de sécurité.

Martin Philippe 

Burkina Demain

Recouvrement de grande envergure des impayés ONEA

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Après ses différentes campagnes de traitement des réclamations et des relances des clients, l’ONEA lance une opération de recouvrement de ses créances à partir de ce mois de juillet 2022.

 

Afrique : Un nouveau rapport de la CEA souligne le rôle de premier plan des villes dans l’intégration économique régionale

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Un nouveau rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) lancé ce mercredi 13 juillet à Addis Abeba, souligne le rôle de premier plan des villes dans la libération des gains économiques rendus disponibles grâce à l’intégration économique régionale, en particulier dans le cadre de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

«Un nouveau rapport souligne le rôle de premier plan des villes dans l’intégration économique régionale de l’Afrique

Addis-Abeba, 13 juillet 2022 (CEA) – Un nouveau rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) souligne le rôle de premier plan des villes dans la libération des gains économiques rendus disponibles grâce à l’intégration économique régionale, en particulier dans le cadre de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). 

Lancé hier, le rapport est le premier élément d’une recherche approfondie visant à évaluer les liens entre la transition urbaine rapide de l’Afrique et l’intégration commerciale régionale. Il cherche à répondre à plusieurs questions essentielles, notamment comment les villes africaines peuvent bénéficier de la ZLECAf, quels investissements stratégiques sont nécessaires pour que les villes stimulent l’intégration commerciale régionale accélérée et comment la ZLECAf peut transformer les villes et le développement spatial à travers le continent.

En réponse à ces questions, le rapport propose des mesures concrètes pour une politique plus axée sur l’investissement dans les villes africaines afin de réaliser le plein potentiel économique de la ZLECAf, stimulant ainsi la croissance économique, réduisant la pauvreté et favorisant l’inclusion.

Principales conclusions

Selon le rapport, l’intégration commerciale régionale a le potentiel d’élever le niveau de vie en reliant les villes à de nouveaux marchés, améliorant ainsi l’accès à une variété plus large et moins chère de biens et de services. Les effets spatiaux du commerce régional peuvent transformer les corridors urbains de l’Afrique, contribuant également à l’essor des villes petites et intermédiaires et des pôles régionaux, et à une meilleure connectivité urbaine-rurale.

Le rapport révèle également que la consommation urbaine peut transformer l’Afrique si la demande est satisfaite par la production et le commerce intra-régionaux. Il note que les villes ont besoin d’une attention en matière de politiques et d’investissements accrus pour libérer tout leur potentiel de pôles pour les biens et services échangés au niveau régional, tout en soulignant qu’une meilleure connectivité entre les villes est nécessaire pour développer les chaînes de valeur régionales dans le cadre de la ZLECAf.

Dans son allocution lors de l’évènement consacré au lancement, auquel ont participé des représentants des gouvernements nationaux et locaux, des agences des Nations Unies, des institutions universitaires, des organisations commerciales, des groupes de défense et des organismes intergouvernementaux, Mme Edlam Yemeru, Directrice par intérim de la Division du genre, de la lutte contre la pauvreté et de la politique sociale de la CEA, déclare que l’intégration commerciale régionale de l’Afrique se déroule dans un contexte de transition urbaine rapide.

Elle ajoute : «La manière dont les villes sont planifiées et gérées aura une incidence sur l’intégration commerciale régionale. De même, l’intégration commerciale régionale conduira à la croissance des villes existantes et nouvelles, tout en ayant une incidence sur le bien-être des citadins. Il est donc essentiel d’intégrer une optique urbaine dans les stratégies nationales et régionales pour que la ZLECAf tire parti des opportunités émergentes ».

Prenant la parole à l’évènement, Mme Mama Keita, Directrice du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique de l’Est, souligne que l’urbanisation et l’intégration économique régionale sont à elles seules des moteurs de la croissance et de la transformation économiques de l’Afrique. Cependant, les combiner dans des politiques et des investissements, ajoute-t-elle, peut avoir une incidence plus importante que la somme des parties séparées.

Dans son allocution d’ouverture, M. Ishaku Maitumbi, Conseiller technique principal à ONU-Habitat, note que le rapport apporte une « contribution vitale » à l’important phénomène d’urbanisation et d’intégration commerciale régionale en Afrique. Il déclare que le rapport montre clairement que la transformation économique de l’Afrique peut être réalisée lorsque nous nous concentrons sur la consommation urbaine, le commerce régional et l’aménagement du territoire.

Principales recommandations

Pour tirer pleinement parti de la transition urbaine rapide de l’Afrique et de l’intégration économique régionale, le rapport présente quatre propositions clés que les pays pourraient adopter pour débloquer les opportunités inexploitées présentées par la ZLECAf.

Premièrement, les gouvernements doivent mettre en œuvre des cadres commerciaux en pensant aux villes, en particulier lors de la conception et de la mise en œuvre de leurs stratégies nationales par rapport à la ZLECAf. Deuxièmement, les investissements doivent être réalisés dans les villes en fonction de leur rôle dans le commerce régional, en veillant à ce que les petites, moyennes et grandes villes atteignent leur plein potentiel économique. Troisièmement, les gouvernements doivent veiller à ce que les villes soient prêtes à tirer pleinement parti des opportunités commerciales émergentes. Enfin, le rapport appelle à une prise de décision solide en matière de politique commerciale en utilisant des données spatialement et ventilées par sexe.

L’évènement a également comporté une table ronde au cours de laquelle M. Ivan Turok (Chercheur, Programme de recherche sur le développement économique inclusif, Conseil de recherche en sciences humaines, Afrique du Sud) affirme que la ZLECAf créera probablement des situations de gagnants et de perdants, d’où la nécessité d’investissements complémentaires dans les zones urbaines. En outre, Mme Astrid Haas (Économiste urbaine) s’est concentrée sur les énormes déficits de financement qui existent, principalement en ce qui concerne les infrastructures dans les villes secondaires et intermédiaires d’Afrique, qui doivent être résolus pour que les avantages du commerce amélioré soient réalisés.

Contribuant à la discussion, le Conseiller technique principal du Secrétariat de la ZLECAf, M. Prudence Sebahizi, souligne le pouvoir économique des villes, notamment en termes de capacité de production et de consommation, ainsi que leurs opportunités d’investissement et d’affaires. Dans le même ordre d’idées, du point de vue d’un participant d’un État membre, M. Konyango Charles Otieno (Directeur du développement urbain, Département d’État pour le logement et le développement urbain, Kenya), souligne le rôle de la planification dans l’anticipation des niveaux accrus de commerce et ajoute la nécessité de « réorganiser » le paradigme urbain africain, en s’éloignant des villes dysfonctionnelles et sous-investies vers des villes mieux connectées et mieux gérées grâce à des institutions fortes.

Les panélistes ont ensuite discuté d’une série d’opportunités qui pourraient être exploitées afin de soutenir l’urbanisation productive et l’intégration commerciale régionale inclusive en Afrique, y compris les moyens de renforcer les capacités productives des zones urbaines, la connectivité numérique, la préparation des villes au financement, le rôle des envois de fonds, les paiements transfrontaliers et les preuves des différentes incidences que le commerce aura sur les villes.

Le rapport, intitulé « Les villes : Des passerelles pour l’intégration économique régionale de l’Afrique », est disponible en téléchargement en anglais et en français. 

Publié par : 

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org»

                            

Mort de Shinzo Abe : Albert Ouédraogo exprime les condoléances du gouvernement burkinabè

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Le Premier ministre Albert Ouédraogo exprimant ce mardi les condoléances dans le livre ouvert à l'ambassade du Japon à Ouaga

Suite à la disparition tragique le 8 juillet dernier de l’ancien premier ministre japonais Shinzo Abe, le Premier ministre burkinabè, Albert Ouédraogo, a présenté ses condoléances et témoigné la solidarité du gouvernement et du peuple burkinabè au peuple nippon. C’était au cours d’un déplacement ce mardi 12 juillet à l’ambassade du Japon à Ouagadougou.

Albert Ouédraogo se prêtant aux questions des journalistes lors de son déplacement à l’ambassade du Japon à Ouagadougou

 

«Disparition de l’ancien Premier ministre japonais : Le Gouvernement burkinabè présente ses condoléances

Suite à la disparition tragique de l’ancien Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le vendredi 8 juillet 2022, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, s’est rendu ce mardi en fin de matinée, à l’ambassade du Japon au Burkina Faso. Il est allé présenter ses condoléances et témoigner la solidarité du Gouvernement et du Peuple burkinabè, au Peuple de ce pays, qui entretient d’excellentes relations d’amitié et de coopération avec le Burkina Faso.

« Le Burkina Faso est attristé, suite à la disparition tragique de Son Excellence Monsieur Shinzo Abe, ancien Premier ministre du Japon.

Ce pays avec qui nous entretenons d’excellentes relations d’amitié et de coopération, vient ainsi de perdre un de ses leaders charismatique, qui aura profondément marqué la vie de son pays et notre coopération. Sous son leadership, le Burkina Faso a bénéficié des fruits de cette coopération, dans divers secteurs de développement.

En ces douloureux moments de deuil qui frappe le Japon, au nom du Président du Faso, du gouvernement et du Peuple burkinabè, j’adresse mes condoléances les plus attristées au Peuple japonais. Je salue la mémoire de l’illustre disparu et lui rends un vibrant hommage, pour sa contribution au développement de notre pays et l’excellence de nos relations de coopération ».

Ce sont ces mots que le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a laissés dans le Livre d’or de l’ambassade du Japon dans notre pays, ce mardi 12 juillet 2022. Il y a fait le déplacement, pour présenter les condoléances du Gouvernement et du Peuple burkinabè, après le décès tragique de Shinzo Abe, ancien Premier ministre japonais, le 8 juillet dernier. Avant d’écrire dans le Livre d’or, le chef du Gouvernement s’est d’abord entretenu pendant quelques minutes, avec l’ambassadeur KATO Masaaki.

De l’avis de Albert Ouédraogo, le Japon est un partenaire stratégique pour notre pays. L’ancien Premier ministre défunt, a été, selon lui, un artisan de la dynamisation de cette relation de coopération. Le Premier ministre a rappelé que la coopération japonaise s’illustre dans plusieurs secteurs d’activités au Burkina Faso.

Il a cité entre autres, les domaines de l’éducation, de la sécurité alimentaire, des infrastructures routières.

Une coopération exemplaire, dynamisée par ce défunt leader, qualifié de  charismatique par Albert Ouédraogo et qui explique à juste titre, cet hommage, cette marque de solidarité et de compassion des autorités burkinabè.

DCRP/Primature

‘’L’Eléphant et le Baobab’’ : Tout sur l’artiste-musicien Romain Didier

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Romain Didier, est un auteur-compositeur-Interprète, un artiste de renommée internationale

Romain Didier, est un auteur-compositeur-Interprète, un artiste de renommée internationale.  Sur lui, Yé lassina Coulibaly que l’on ne présente plus, jette cet inédit coup de projecteur. Suivez plutôt ton témoignage sur l’homme de culture !

Yé Lassina Coulibaly (à gauche) en toute amitié avec avec la star Romain Didier

«Nos chemins se sont croisés pour la première fois au Festival de Parassy, créé dans le Cher par des passionnés de musique et de chanson française. Je me souviens l’avoir écouté jouer du piano avec émerveillement. Depuis, je sais qu’il est impressionnant que ce soit en solo, trio, quartet ou orchestre

Ce soir-là, j’ai rencontré l’un des génies de la chanson française, dont le talent rayonne au niveau international.

Nous avons gardé le contact et j’ai eu le privilège, à deux reprises, de passer de très bons moments chez lui avec sa famille.

Nos conversations téléphoniques portent tant sur les évènements familiaux que sur les faits marquants de l’actualité. Bien sûr, nous avons aussi de riches échanges sur la composition musicale.  C’est toujours, pour moi, une agréable parenthèse car il a beaucoup d’humour.

C’est l’un des artistes français qui se soucie de la beauté de la langue et de la force des mots, il la sculpte dans sa dimension savante mais aussi humaine et enveloppante.  Dans son écriture ciselée, on perçoit l’amour de la langue française, et sa manière d’écrire fait que l’on entend une langue nouvelle.

Emouvants chansons de Romain

Les chansons de Romain émeuvent, font rêver, donnent l’espoir, suscitent la réflexion et amènent à écouter et à aller plus loin, ses textes nous parlent de nous et révèlent sa sensibilité à l’humain… Sa voix chaude, ronde, chaleureuse, exceptionnelle, profonde, vient de loin et porte loin.

La douceur se dégage des accords, et des textes de ses chansons. Il a le souci de l’harmonie, ce qui est rare, et en privilégie constamment la recherche. Son dernier album « Souviens-moi » illustre parfaitement, pour moi, la perfection du travail de création de Romain, la magie de sa voix, des mots, de sa musique et de la délicatesse du toucher de ses doigts sur le piano …

Gentillesse et modestie remarquables

De plus, dans ses relations avec les autres, il fait preuve d’une gentillesse et d’une modestie remarquables. Sa curiosité dans tous les domaines artistiques de la musique l’amène à composer aussi bien pour la chanson que pour des orchestres et ensembles, et à réaliser des arrangements pour de nombreuses régions et pays étrangers, dans différents registres surtout en musique classique et chanson française… Romain aime également valoriser des projets innovants et pour ce faire travailler en Résidences avec d’autres artistes.

C’est quelqu’un qui respecte son public, est ponctuel, à l’écoute, partage, échange avec authenticité après les scènes. J’ai beaucoup de respect pour lui, en tant qu’artiste et en tant qu’homme : c’est la force tranquille, comme l’éléphant, la puissance et la légèreté comme le cheval…

C’est avec un immense plaisir que je saisis l’opportunité qui m’est offerte de partager la connaissance de la carrière artistique exemplaire et singulière de Romain Didier. Je ne saurais mieux que lui en synthétiser le cheminement : « Je suis entré dans la chanson par la musique, j’y suis resté par le texte. »

Naissance à Rome en 1949

Romain Didier est né à Rome, le 2 novembre 1949, lors d’une résidence à la Ville Médicis, de son père, Pierre Petit, prix de Rome de composition, puis directeur de l’École normale de musique de Paris, et de sa mère, Christiane Castelli, cantatrice à l’Opéra de Paris.

Son enfance et son adolescence furent baignées d’une ambiance musicale propice à un éveil précoce à l’art et à l’apprentissage d’un instrument. Cependant, attiré par le piano, le jeune garçon ne choisit pas la voie de l’enseignement traditionnel de la musique et apprendra seul à jouer du piano en se calquant sur les chansons entendues à la radio.

Pianiste de bar dans les années 1970

Il devient ainsi pianiste de bar, activité qu’il pratiquera tout au long des années 1970, se familiarisant avec avec les standards de ses chanteurs préférés, notamment Brel, Brassens, Ferré, Aznavour ou Trenet. Ce furent pour lui des années fécondes où il n’a cessé de composer, de rencontrer et de collaborer avec d’autres artistes: Patrice Mithois qui lui écrira des textes, Francis Lemarque pour lequel il participera à l’orchestration d’un album, Nicole Croisille pour laquelle il composera… Il dira lui-même de cette période  » …je pratiquais la musique toute la journée, c’était mon monde.»

C’est en 1980 que Romain Didier sort son premier album « Paroles musiques », dont il a composé toutes les musiques et dont les paroles sont de son complice Patrice Mithois et qu’il chante sur scène en première partie des spectacles de Nicole Croisille.

Parallèlement, il compose des musiques de films et de spectacles.

Ce début des années 80 marque un tournant dans sa carrière artistique. Ainsi, dès 1981 le théâtre du Petit Montparnasse l’accueille sur scène en vedette pendant quinze jours, et il obtient trois prix pour l’une de ses chansons au festival de Spa, en Belgique où il représentait la France.

En 1982, il signe un second album « Candeur et décadence ». L’une des chansons  » L’aéroport de Fiumicino  » remporte un succès radio.

Romain chante ensuite quinze jours à l‘Olympia en première partie de Popeck.

En 1983, il sort un 45 tours « Julie la Loire » puis, en 1984, un nouvel album « Le monde entre mes bras » et l’extrait « Señor ou Señorita » le mènent en 1985 à nouveau sur la scène de l’Olympia, cette fois seul au piano, en compagnie d’amis chanteurs.

Romain reçoit le Prix Georges Brassens au festival de Sète et le Prix Raoul Breton de la Sacem.

En 1985, au festival du Printemps de Bourges, Romain Didier rencontre Allain Leprest, auteur-interprète d’une sensibilité artistique proche de la sienne.

De cette rencontre, naît une amitié et une collaboration exceptionnelles qui aboutiront à la réalisation de nombreuses chansons et de plusieurs albums  en commun  « Romain Didier 88 », puis « Place de l’Europe » (en 1989), encore écrit en partie par Allain Leprest, ainsi que « Pantin Pantine » (1996), un opéra pour enfants.

Enregistrement d’un double album « Piano Public »

En 1986, seul au piano, il enregistre un double album « Piano Public » qui obtient le prix de l’Académie Charles Cros. Il se produit ensuite au Théâtre de la Ville (Paris) et en tournée.

En 1988, un nouvel album  » Romain Didier 88″ » voit le jour avec la participation d’Allain Leprest et Gilbert Lafaille à l’écriture. La tournée qui suivra pendant deux ans le mènera jusqu’au Kazakhstan.

En 1989, c’est  » Place de l’Europe », un album écrit en partie avec Allain Leprest, qui évoque, dans sa singularité, chaque pays de la communauté européenne. Romain porte les chansons sur la scène du Bataclan (Paris) et dans les grands festivals : Francofolies de la Rochelle, de Montréal, de Bulgarie, et au Paléo festival de Nyon…

Studio cinquante-deux anciennes chansons

En 1991, à l’issue de deux mois au Théâtre de Dix heures, Romain réunit en studio cinquante-deux anciennes chansons plus huit nouvelles dans trois CD : » D’hier à deux mains » avec l’accordéoniste Thierry Roques.

Il participe à Blagoevgrad aux premières Francofolies de Bulgarie où il côtoie de nombreux artistes, tels Maurane, Pauline Ester, Karim Kacel ou Daniel Lavoie.

 

En 1994, il enregistre un nouvel album « Maux d’amour », avec l’orchestre philharmonique Enesco de Bucarest.

En1996, Son spectacle au Café de la Danse, pour lequel Romain s’est entouré de l’accordéoniste Dominique Sucetti et du percussionniste Stéphane Grémaud a fait salle comble pendant quinze jours, puis a tourné dans toute la France.

« Pantin Pantine », un Opéra pour enfants

La même année, il écrit « Pantin Pantine », un Opéra pour enfants sur des textes d’Allain Leprest. Le CD enregistré avec un récitant de marque : Jean-Louis Trintignant, fait l’objet d’une nomination aux Victoires de la Musique.

L’aventure se poursuit sur scène : cinquante enfants dont quatre solistes, un récitant adulte et un orchestre de 22 musiciens.

En 1997, l’album « Romain Didier en concert », enregistré à Sarrebrück (Allemagne) avec les cordes de l’orchestre symphonique de la Radio Sarroise, David Venitucci et Stéphane Grémaud ses complices, est primé Grand Prix de l’Académie Charles Cros, avec une mention spéciale pour le rayonnement de la chanson française à l’étranger.

Palmarès 1999-2006

En 1998 : Création chanson à l’issue d’une résidence au Manège / Scène nationale de Reims. Le spectacle poursuit sa route à Paris au Café de la Danse en compagnie de David Venitucci et Stéphane Grémaud, Marco Quesada à la guitare et Benoît Nicolas à la contrebasse.

En 1999: Romain Didier signe les paroles et musiques de l’intégralité des chansons d’un nouvel album « J’ai noté ». dont il confie la réalisation  à Mick Lanaro qui l’entoure d’une remarquable équipe de musiciens (André Ceccarelli, Rémi Vignolo, Christian Escoudé, Sylvain Beuf, Florin Nicolescu et David Venitucci).

En 2001, il monte un nouvel opéra pour enfants,  » Pinocchio court toujours », sur des textes de Pascal Mathieu.

En 2004/2005, ses opéras, « Pantin Pantine » et « Pinocchio court toujours » ne cessent d’être joués dans toute la France notamment « Pantin Pantine », en juin 2005, par l’Orchestre du Capitole de Toulouse.

En 2005/2006, il écrit une cantate, « Cantate pour un Cœur Bleu ». Il s’agit d’une commande d’Etat, créée en juin 2006 dans le cadre du Festival des Musiques Sacrées à Fes, avec des textes de Allain Leprest, Enzo Enzo et lui-même comme chanteurs, un orchestre à cordes, un chœur d’enfants et des musiciens solistes.

Palmarès 2008-2015

2008 est l’année de l’album « Chez Leprest », sur lequel une quinzaine d’artistes chantent Allain Leprest autour du piano de Romain, maître d’œuvre de l’opération.

Entre 2010 et 2013 : Romain fait les orchestrations et participe au CD « Leprest Symphonique », CD commencé avec Allain Leprest et malheureusement terminé sans lui, après la tragique disparition de celui-ci, fin 2011.

Grâce à la contribution d’artistes de renom: Christophe, Daniel Lavoie, Sanseverino, Kent, Enzo Enzo, Jehan et Jean Guidoni, avec l’ensemble orchestral des Hauts de Seine sous la direction de Laurent Brack, ce CD pourra être achevé.

En 2011, sortie de album « De loin on aurait cru des oies » dont 4 chansons sont composées en collaboration avec Allain Leprest.

La même année, il crée, au Festival d’Avignon, « Au singulier », un nouveau spectacle, seul au piano.

En 2015, il crée un nouveau spectacle, « Dans ce piano tout noir » qui réunit, en les fusionnant, deux univers, celui de ses propres chansons et celui de chansons qu’il admire. L’année suivante, il enregistre l’album et enchaîne avec une série de concerts en Suisse, avec Jeanne Cheral et Vincent Delerm, autour de deux pianos et un mélange de trois mondes.

Palmarès 2019-2021

En 2019, contacté par l’orchestre National des Pays de la Loire pour jouer sur scène « Leprest symphonique », il orchestre de nouvelles chansons puis crée à Nantes avec Clarika, Sanseverino, Cyril Mokaiesh et Dylan Corlay à la baguette, un « Leprest en symphonique » revisité », en hommage à son ami disparu.

En 2020, deux concerts de « Leprest en Symphonique », pourront être donnés, avec l’orchestre de Normandie, à Saint-Etienne du Rouvray et Coutances, avant le déclenchement du confinement lié au Covid 19.

En 2021, Romain Didier sort son onzième album de titres intitulé « Souviens-moi ». Il y revendique ce côté  » un peu lent « , ce besoin de  » digérer les émotions avant qu’elles ne s’échappent jusqu’au piano ».

Pour moi, cet album est le reflet de l’univers musical, du talent, de la sensibilité et de l’humanité de cet immense artiste… S’y mêle la voix de la poésie qui, comme le souffle de l’océan, apaise les coeurs…

Merci et chapeau, monsieur Romain Didier!

Yé lassina Coulibaly  à toute amitié»

Burkina Faso :  Blaise Compaoré reparti, les tensions devraient retomber !

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Après avoir participé vendredi à Kosyam à la rencontre du président Sandaogo Damiba avec les anciens présidents ; l’ex-président burkinabè a regagné Abidjan samedi soir, abord de l’avion affrété par le pouvoir ivoirien

Après avoir participé vendredi à Kosyam à la rencontre du président Sandaogo Damiba avec les anciens présidents ; l’ex-président burkinabè a regagné Abidjan samedi soir, abord toujours de l’avion affrété par le pouvoir ivoirien.

Les défenseurs des droits de l’homme, notamment les avocats de la famille Sankara ont exigé sans succès l’exécution du mandat d’arrêt contre l’ex-président Compaoré

Son retour ce samedi 9 juillet à Abidjan après avoir participé la veille au palais de Kosyam à une rencontre avec le président Damiba sur la situation nationale, pourrait, peut-être, faire baisser la polémique suscitée par sa venue alors qu’un mandat d’arrêt pèse toujours sur lui, suite à sa condamnation le 6 avril dernier par la justice burkinabè, dans le cadre du verdict du dossier de l’assassinat du président Sankara.

C’est la première fois que le président Blaise Compaoré, puisque c’est de lui qu’il est question, remettait les pieds dans son pays suite à son départ forcé du pouvoir avec l’insurrection dub 31 octobre 2014.

Si l’on savait qu’il revenait au pays pour quelques jours, ce que l’on ignorait, c’est que son séjour serait aussi bref. Au cœur de ce séjour au pays natal abrégé du président Compaoré, l’action des défenseurs des droits de l’homme, notamment les avocats de la famille Sankara qui sont montés au créneau pour exiger de la justice burkinabè l’exécution du mandat d’arrêt contre l’ancien président. Dans ces conditions, Blaise Compaoré ne pouvait pas prolonger son séjour, au risque de contribuer à raviver encore davantage la polémique autour de sa venue considérée par certains comme une prime à l’impunité.

Mais, maintenant qu’il est reparti dans son pays d’exil, la Côte d’Ivoire ; les tensions devraient en principe retomber un tant soit peu, surtout que les attaques terroristes dans le pays ont repris avec leurs corollaires de victimes.

Christian Tas

Burkina Demain

Attaque terroriste à Barsalogho : Des opérations offensives aéroterrestres engagées

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8 militaires blessés, 5 civils dont un enfant tués. C’est le bilan de l’attaque perpétrée dans la matinée du dimanche 10 juillet 2022 par des terroristes contre   un détachement militaire de Barsalogho, province du Sanmatenga, région du centre-nord.  En réaction, des opérations offensives aéroterrestres ont été engagées avec bilan, plusieurs terroristes neutralisés et une base logistique détruite. Plus de précisions dans ce Communiqué.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dans la matinée du dimanche 10 juillet 2022, des combats ont opposé les éléments du détachement militaire de Barsalogho (Province du Sanmatenga, région du centre-nord) et un groupe armé terroriste venu s’attaquer à l’emprise du détachement. Dans le même temps, un autre groupe de terroristes a pris pour cibles des civils.

Le bilan enregistré fait état de 08 militaires blessés qui ont été évacués et pris en charge. 05 civils dont un enfant ont également perdu la vie au cours de l’attaque.

Des opérations offensives aéroterrestres sont actuellement engagées pour traquer les assaillants. Dans ce cadre, plusieurs frappes aériennes ont été effectuées sur des groupes d’assaillants qui tentaient de se replier vers une base terroriste localisée à Bangmiougou (département de Barsalogho). Plusieurs terroristes ont été neutralisés et la base logistique a été détruite.

Le Chef d’État-Major Général des Armées s’incline devant la mémoire des victimes civiles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Il encourage les unités engagées dans la contre-offensive, avec le concours de forces partenaires, à mettre tout en œuvre pour retrouver tous les assaillants et les mettre hors d’état de nuire.

Pour toute question relative à ce communiqué: Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées: dcrpaemga@gmail.com

La Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées

Contact médias: (+226 ) 25419032 »

Célébration de l’Aïd el Kébîr : Albert Ouédraogo souhaite une bonne fête à tous les fidèles musulmans

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Le Premier ministre était ce samedi après-midi au domicile du Président de la Communauté musulmane, El hadj Moussa Koanda. En ce jour 09 juillet 2022 oú les fidèles musulmans célèbrent la fête de Tabaski, Albert Ouédraogo est allé adresser ses vœux de bonne fête, à l’ensemble de la communauté musulmane de notre pays. Une démarche, première du genre, saluée par l’hôte du jour, qui était entouré de quelques membres de son bureau.

Albert Ouédraogo est allé adresser ses vœux de bonne fête, à l’ensemble de la communauté musulmane de notre pays

C’est un accueil chaleureux qui été réservé au Premier ministre par la délégation du bureau de la communauté musulmane, conduite par son premier responsable El hadj Moussa Koanda. En effectuant ce déplacement du domicile du Président de la communauté musulmane, le Chef du Gouvernement a voulu, tout d’abord, traduire sa solidarité envers cette communauté et lui exprimer ses vœux de bonne fête.

Albert Ouédraogo a également réitéré les remerciements des plus hautes autorités à la communauté musulmane, pour les multiples actions et les prières en faveur de la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, surtout en ces moments difficiles dans l’histoire de notre pays. « Je voudrais remercier tous les fidèles musulmans pour les prières et les bénédictions en faveur de la paix et du vivre-ensemble.

Aujourd’hui, c’est la fête de Tabaski, mais j’ai vu les autres communautés se mobiliser à leurs côtés, au moment de la prière, mais aussi à travers les visites effectuées pour partager les repas avec eux », s’est réjoui le Premier ministre. Pour le Chef du Gouvernement, notre pays dispose d’un socle sur lequel reposent des valeurs essentielles pour renforcer la cohésion sociale, le développement et le bien-être des Burkinabè. C’est pourquoi a-t-il dit, il est important que nous puissions travailler à les consolider.

En ce jour où les fidèles musulmans célèbrent l’Aïd el Kébîr, certains Burkinabè séjournent actuellement à la Mecque, pour le pèlerinage, un des piliers de l’Islam. A leur endroit, le Premier ministre a souhaité « bon retour et que Allah puisse exaucer leurs prières pour eux-mêmes et pour le Burkina Faso». Il a enfin remercié ses hôtes pour l’accueil et la richesse des échanges.

Cette démarche a été appréciée à sa juste valeur par le bureau de la communauté musulmane qui la considère comme une marque de considération. En accueillant cet-après midi le Chef du Gouvernement, il s’est dit honoré, car c’est la première fois qu’un Premier ministre se rend au domicile d’un président de la communauté musulmane, pour lui souhaiter une bonne fête et partant à tous les fidèles musulmans.

Alors, il a remercié le Premier ministre au nom de tous les musulmans du Burkina Faso, pour cette marque de considération qui sera d’ailleurs relayée selon lui, auprès de tous les musulmans du Burkina Faso. El hadj Moussa Koanda a aussi émis le vœu que la paix et la sécurité reviennent au Faso, afin que tous les Burkinabè puissent vivre en parfaite harmonie et dans la quiétude.

En rappel, El hadj Moussa Koanda a officiellement pris le bâton de commandement de la communauté musulmane, le 18 juin dernier, en présence du Premier ministre, Albert Ouédraogo. Il a placé son mandat sous le sceau de l’unité retrouvée au sein de cette importante communauté religieuse au Burkina Faso.

El hadj Moussa Koanda a officiellement pris le bâton de commandement de la communauté musulmane, le 18 juin dernier

DCRP/Primature

Tabaski à Ouaga : Les fidèles musulmans ont encore prié pour la paix et la cohésion !

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Les musulmans du Burkina ont célébré ce 9 juillet 2022 la fête d’Aïd El Kébir

Les musulmans du Burkina ont célébré ce 9 juillet 2022 la fête d’Aïd El Kébir. A Ouagadougou, c’est la Place de la Nation et d’autres endroits qu’eu lieu la grande prière, en présence du nouveau président de la communauté musulmane du Burkina, El Hadj Moussa Koanda.

Ils sont venus nombreux les fidèles musulmans de la capitale burkinabè à cette prière marquant la célébration de la fête de la Tabaski, communément appelé la fête de mouton. Ce grand rendez-vous d’acte de foi, a connu la présence d’autorités gouvernementales dont le ministre Sourwema, des représentants des autres communautés religieuses.

Dans les autres endroits de prières de prières de la capitale, comme le terrain en face de la salle de conférence de Ouaga 2000 où prié les membres de la communauté sunnite, il y avait du mondde.

Comme c’est souvent le cas depuis ces nombreuses années, dans l’un ou l’autre endroit, les fidèles musulmans du Burkina ont encore prié Allah pour la paix dans les familles, dans notre pays et dans le monde entier.

L’autre acte marquant de cette célébration de la Tabaski à Ouaga, c’est naturellement l’immolation des moutons pour ceux qui le peuvent chez eux. Séance tenante certains fidèles ont fait immoler leur mouton en guise de sacrifice tel que prescrit dans le saint Coran.

Christian Tas

Burkina Demain

Aïd El Kébir : Message du Ministre des affaires religieuses et coutumières

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A l’occasion de l’Aïd El Kébi ce samedi 9 juillet, Issaka Sourwema, ministre des affaires religieuses et coutumières, livre ce message.

«Message du Ministre des Affaires Religieuses et Coutumières à l’occasion de l’Aïd El Kébir

Ce samedi 09 juillet 2022, les musulmans du monde en général et ceux du Burkina Faso en particulier célèbrent la fête du sacrifice, communément appelée fête du mouton.

Me réjouissant de la célébration de l’Aïd el Kébir qui marque pour la religion musulmane le sacrifice d’Abraham et sa soumission à Allah, je voudrais, au nom du gouvernement, saisir cette agréable opportunité pour formuler à l’endroit de tous les musulmans du Burkina et de la diaspora, mes vœux de bonne santé, de paix et de concorde pour notre pays.

En cette sixième année où la Tabaski intervient dans un contexte de forts défis sécuritaires, mes sentiments de compassion vont à l’endroit des orphelins, des veuves, des malades et des personnes déplacées internes et mes pensées pieuses aux disparus du fait du terrorisme.

Ces moments difficiles que nous traversons, loin d’être une fatalité, nous appellent à la solidarité avec tous nos compatriotes dans l’épreuve et à mutualiser nos efforts et nos forces pour gagner cette guerre contre le terrorisme. J’ai une pensée spéciale à l’endroit des forces de défense et de sécurité, des volontaires pour la défense de la patrie et des leaders communautaires, religieux et associatifs de tous horizons qui ne ménagent aucun effort pour un retour de la paix dans notre pays.

J’exprime également ma gratitude envers la communauté internationale qui, à travers les organisations internationales, les pays amis et les organisations non-gouvernementales (ONG) sont restés solidaires du Burkina Faso.

Je suis convaincu que notre victoire ne va se dessiner que dans la cohésion entre filles et fils de ce pays, au-delà de nos différences et des divergences ; car la conviction de tous est faite qu’il faut travailler à avoir une patrie unie et pacifique où il fait bon vivre.

En cette heureuse circonstance, je souhaite un bon et fructueux pèlerinage à la Mecque à tous les fidèles partis pour accomplir le 5e pilier de l’islam.

Je suis persuadé qu’Allah dans sa grande miséricorde prêtera une oreille attentive à leurs supplications et à celles des musulmans burkinabè dans leur ensemble en faveur du Burkina Faso.

Je voudrais exhorter tous à demeurer dans la prière pour la paix, la cohésion sociale et le développement du Burkina Faso.

Puisse Allah le tout-miséricordieux agréer nos vœux à tous en ce grand jour et couvrir le peuple burkinabè de tous les bienfaits de ce sacrifice dans un Burkina réconcilié et cohésif.

Bonne fête de l’Aïd El Kébir à tous les musulmans du Burkina et du monde entier.

Issaka SOURWEMA

Officier de l’Ordre de Mérite »