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Mine de Perkoa : Où sont passés les 8 mineurs?

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Dans la mine de Perkoa, l'on est étaient toujours sans nouvelles des 8 mineurs

Les dernières nouvelles en provenance de Perkoa, où l’on attendait un dénouement heureux du drame de la mine, ne sont pas du tout bonnes…mais l’espoir reste permis… sait-on jamais.

«Les équipes de sauvetage descendues dans la mine ont ouvert la chambre de refuge, malheureusement la chambre est vide », a indiqué le Service d’information du gouvernement dans une note d’information. Mais, où sont passés nos 8 mineurs portés disparus depuis le 16 mai ? «Tout laisse à penser que les mineurs n’ont pas pu atteindre la chambre de refuge au moment de l’inondation et les recherches se poursuivent», relève encore l’alerte du SIG qui informe par ailleurs que «Le comité de gestion de la crise est en concertation d’urgence»  et  que le «gouvernement suit de près la poursuite des opérations sur le terrain».

Affaire à suivre…

Burkina Demain

Mali : Qui guette le fauteuil de Goita ?

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Le pouvoir de Bamako a annoncé avoir déjoué un coup d'état qui visait à renforcer le régime du lieutenant-colonel Assimi Goita

A Bamako, ce n’est pas tout le monde qui porte dans son cœur Assimi Goita, président de la transition malienne et les autres tenants du pouvoir au palais de Koulouba. La preuve, les autorités ont annoncé un coup d’état qu’elles ont réussi à déjouer dans la nuit du 11 au 12 mai 2022.

En cause, dans cette énième tentative de putsch dans le pays de Modibo Kéita, «un groupuscule d’officiers et de sous-officiers anti-progressistes» à la solde «d’un Etat occidental», selon le communiqué officiel, sans plus de précisions. «Les personnes interpellées seront mises à la disposition de la justice», a en outre précisé le communiqué. Alors, qui guette le fauteuil d’Assimi Goita, président de la transition malienne, celui-là même que certains partisans n’hésitent pas à comparer à Thomas Sankara, le leader de la Révolution burkinabè d’août 1983 ?

Apparemment, sur cette question, l’on ne devrait pas tarder à avoir des réponses, puisqu’à en croire les autorités maliennes, tous les moyens nécessaires et mesures appropriées ont été déployés dans le cadre de l’enquête et de la recherche des complices du putsch.

L’autre question qui taraude l’esprit, cette tentative de coup d’état déjoué a-t-elle un rapport avec l’annonce le 15 mai dernier, du retrait du Mali du G5 Sahel ?

Bref, affaire à suivre…

Burkina Demain

Le Lion et le Baobab : Jean-Philippe Rykiel, musicien hors pair

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Auteur-compositeur, interprète- arrangeur Jean-Philippe Rykiel est sans conteste un musicien hors pair qui sait d'où il vient et est très sensible aux valeurs humaines

Habité par la musique, Jean-Philippe Rykiel appartient au monde des accords et inspire l’harmonie pour aller vers les autres car c’est aussi un humaniste. Auteur-compositeur, interprète- arrangeur, il est sans conteste un musicien hors pair qui sait d’où il vient et est attaché aux valeurs familiales, très sensible aux valeurs humaines. Témoignages.

L’esprit d’ouverture de Jean-Philippe Rykiel l’a conduit sur le chemin de la connaissance et à emprunter la voie de la sagesse pour aller à la rencontre d’autres peuples et d’autres civilisations, notamment au travers de la musique. Il possède également une grande culture cinématographique et littéraire.

Il a toujours un instrument de musique près de lui pour partager des moments musicaux avec des musiciens amis. Il est surprenant dans sa sensibilité musicale, et sa générosité pour accompagner les autres dans leurs projets artistiques et musicaux force l’admiration…

A l’écoute de l’actualité du monde, il ne reste pas passif face aux crises de tous ordres que traverse l’humanité, il aime échanger son point de vue avec ses amis et ses proches.

Jean-Philippe est aussi un grand ami que j’ai, de longue date, le plaisir immense d’accueillir chez moi, à Bourges.

Ses séjours sont toujours riches de discussions, d’échanges sur les cultures du monde et particulièrement l’animisme africain…

C’est aussi l’occasion de partager notre amour de la nature, lors de balades en forêts d’Allogny ou de Tronçais, de promenades autour du lac ou dans les marais de Bourges… Ces moments, sans portables, sont inoubliables et non dépourvus d’humour!

Notre passion pour l’art et la musique fait partie de nos plaisirs communs. J’ai même eu le plaisir de l’associer à une invitation pour assister à un concert d’orgues (concerto de Bach) dans la cathédrale de Bourges, dont il a pu apprécier la formidable acoustique.

Jouer du piano, à la semaine du handicap à Bourges

Il y a quelques années, à titre professionnel, il est venu jouer du piano, à la semaine du handicap à Bourges: pour l’anecdote, je me souviens qu’il avait interprété, entre autres, La Marseillaise.

Jean-Philippe Rykiel est un grand artiste, une personnalité dans le monde de la musique universelle. C’est avec fierté et grand plaisir que je veux rendre hommage à son talent de musicien et contribuer à le faire découvrir en Afrique.

Jean-Philippe est né le 31 mai 1961 à Boulogne-Billancourt, en Région Parisienne, du grand amour de Sonia et Sam Rykiel.

Privé de la vue dès sa naissance à l’instar de grands artistes comme Gilbert Montagné ou Stevie Wonder, Jean-Philippe dira, non sans humour, qu’il avait ainsi accédé très tôt à une sorte de club très fermé !

Il a grandi au sein d’une famille aimante. Sa mère, dont il dira qu’elle était pour lui « la tendresse personnifiée », était la célèbre créatrice de mode et de la griffe « Sonia Rykiel ».

Le magnifique texte qu’il lui a dédié, lors de son décès, est particulièrement émouvant, j’espère qu’il ne me tiendra pas rigueur de le retranscrire ici comme un bel exemple d’amour filial :

« Ce jeudi 25 août 2016 à 5 h du matin, notre chère maman Sonia a quitté son corps meurtri par la maladie après un douloureux combat qui aura duré plusieurs années. Au moment où j’écris ces lignes, je ne suis pas triste. C’est le soulagement qui domine, soulagement de la savoir enfin délivrée de ses souffrances. Chère Maman, grâce à qui ma sœur Nathalie et moi sommes qui nous sommes, le vide que tu laisses dans nos cœurs ne se refermera jamais mais nous te souhaitons bon voyage dans l’invisible. Envole-toi en paix, Maman, et que notre amour éternel t’accompagne toujours. Maman, je t’aime. Ton Jean-Philippe. »

Au cours de son enfance, il a reçu de son père, intellectuel et passionné de la vie, beaucoup d’affection et d’attention. Celui-ci l’a accompagné dans sa découverte de la musique et du piano, et soutenu dans ses choix artistiques.

Nathalie Rykiel, sa sœur, a pris la succession de leur mère au sein de la célèbre maison de couture qu’elle a dirigée durant presque vingt ans. Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres, elle se consacre désormais à l’écriture. Son cinquième ouvrage, sobrement intitulé « Sam Rykiel », et dédié à son père, est admirable et je ne saurais trop en conseiller la lecture…

Jean-Philippe a rencontré la musique dès son plus jeune âge. Celle-ci s’est imposée à lui comme devant constituer une part essentielle de sa vie.

C’est par l’écoute des disques du grand musicien de jazz afro-américain, Thelonious Monk, qu’il a découvert le jazz jusqu’à, selon son propre terme, s’en imprégner… Il savait en distinguer tous les instruments tant cette musique lui semblait accessible.

Encore maintenant, il évoque en ces terme la musique de ce grand musicien:  » ce que fait Monk est d’une inventivité harmonique absolument fabuleuse et il crée des univers très personnels avec ses accords, mais l’absence d’effets de virtuosité permet à l’enfant de ne pas se sentir exclu ou devant une montagne infranchissable comme cela peut être le cas à l’écoute d’un Oscar Peterson, Martial Solal ou Art Tatum ».

C’est l’écoute de la musique de Thelonious Monk qui a très tôt, dès quatre ou cinq ans, guidé Jean-Philippe Rykiel vers l’apprentissage du piano. Le programme d’enseignement de l’institut pour aveugles qu’il fréquentait prévoyait bien l’étude de cet instrument, mais d’une manière qui privilégiait la musique classique. Ce qui valut à Jean-Philippe d’être « collé » par son professeur pour avoir été surpris à jouer du blues au piano!

C’est donc sur le piano familial, appuyé par les cours particuliers d’une très bonne pianiste classique, Sylvie Carbonel, qui lui a permis d’acquérir une certaine technique, qu’il a perfectionné la maîtrise de son instrument.

Parallèlement, son père lui a permis de rencontrer des compositeurs classiques, comme Max Deutsch, originaire comme lui d’Europe de l’Est, dont l’admiration pour Johannes Brahms et Gustav Mahler, ne l’empêchait pas d’être également compositeur de musiques de films…

Après le temps du classique et du jazz, est venu pour Jean-Philippe Rykiel celui du jazz-rock, notamment de  » Weather Report à l’époque d’Agyemang, pour poursuivre dans la création sonore et le jazz électrifié ou jazz fusion, avec, entre autres Bloom, Tim Blake »…

La découverte de la musique électronique de Pierre Henry fut un choc pour Jean-Philippe, notamment au travers du disque « Messe pour le Temps Présent ». Cette œuvre, composée par Pierre Henry pour le célèbre chorégraphe Maurice Béjart, s’est révélée être la principale influence qui l’a orienté vers la musique électronique.

Il a alors commencé à laisser libre cours à sa créativité, en se livrant à des expérimentations sonores qu’il enregistrait sur son mini-K7 : c’est ainsi que naissent les compositeurs!

Encore lycéen, Jean-Philippe a fait sa première séance d’enregistrement en studio pour accompagner Éric Estève, auteur-compositeur-interprète ayant fait partie de la première troupe de Starmania et, à l’époque, choriste sur des albums de Véronique Sanson : c’est ainsi que naissent les artistes!

Plus tard, au travers de son travail en solo, et avec pléthore de chanteuses et de chanteurs, il a prouvé son professionnalisme, sa modernité, son goût pour la création.

Si sa mère avait acquis la notoriété par l’élégance et l’innovation de ses créations dans le domaine de la mode, Jean-Philippe a atteint lui aussi l’excellence dans le domaine musical : la qualité de ses disques en témoigne.

Sa « musique intérieure », comme il se plaît à appeler son univers artistique,  « s’est construite au fur et à mesure des expériences qu’il a accumulées au long de sa vie, depuis son imprégnation précoce au jazz de Thelonious Monk, en passant par l’étude du piano et la fréquentation de pianistes ou compositeurs classiques tels Debussy, Ravel et bien d’autres, pour aboutir dans les musiques qui viennent de loin et qu’on a appelé « world » par la suite, avec un amour particulier pour l’Afrique de l’Ouest depuis un quart de siècle ».

Il m’a souvent dit que « son attachement à l’Afrique était un mystère et qu’en fait il y avait découvert des choses qui lui manquaient chez lui ».

Cette attirance a sans doute été confortée par sa rencontre, à Paris, avec une bande de musiciens africains dont faisait partie Agyemang, rencontre qui a changé le cours de sa vie.

Pour exemple de ce qu’il n’a trouvé qu’en Afrique, et qui en dit long sur sa sensibilité et ses valeurs humaines, Jean-Philippe cite souvent le rire qu’il appelle  » le rire de joie, c’est-à-dire le rire qui s’exprime quand on est heureux de retrouver quelqu’un et qui constitue le premier signe de ce bonheur »… Si le rire est le propre de l’homme, il est surtout la plus haute expression de son humanité.

Jean-Philippe est aussi particulièrement heureux d’être reconnu par de nombreux artistes de ce continent comme un musicien qui a compris la nature profonde de la musique africaine.

Je lui ai souvent parlé de Bazoumana Sissoko, génie de la musique malienne, aveugle comme lui et qui avait appris seul à jouer du n’goni dans son enfance. Celui que l’on surnommait « Le Vieux Lion » était né en 1890. Il est l’auteur-compositeur de l’hymne national malien et un ardent défenseur du jeune Etat malien indépendant. Tout au long de sa longue carrière, il s’est attaché à rendre hommage aux grands hommes de l’histoire du Mali et à la transmission des légendes de l’ancien royaume bamanan de Ségou ou encore de l’empire du Mali. On lui doit cette citation : »La dignité est l’essence de toutes les vertus ».

Le terme africain, l’équivalent d’européen pour l’Europe

Yé Lassina Coulibaly apprécie sa curiosité et sa soif de comprendre des mœurs   qui lui étaient totalement inconnues…

Je salue l’intelligence et le respect dont Jean- Philippe fait preuve lorsqu’il parle de l’Afrique…

Il sait que le terme africain est l’équivalent d’européen pour l’Europe, il s’attache donc à préciser à quel peuple, à quelle culture il se réfère.

J’apprécie aussi sa curiosité et sa soif de comprendre des mœurs   qui lui étaient totalement inconnues…

Par exemple la «parenté à plaisanterie», pratique ancestrale fréquemment utilisée au Burkina Faso et dans les pays voisins et par laquelle s’insulter faussement, s’aborder par la plaisanterie sert à dédramatiser les rapports entre les gens et parfois à régler des conflits entre personnes.

Et par-dessus tout, il a découvert un rapport avec la vieillesse très différent de celui entretenu en occident. Je partage avec lui la déférence et le respect pour l’expérience et la sagesse des anciens qui prévalent majoritairement en Afrique.

Enfin, je veux rendre hommage, outre au talent artistique, au courage de Jean-Philippe Rykiel qui a su surmonter les obstacles qu’aurait pu lui imposer le fait d’être aveugle de naissance…

Comme il le dit lui-même, il a poursuivi l’exercice de son art comme il le souhaitait, et probablement comme il l’aurait fait s’il avait été voyant. Il a rencontré tout un tas de gens passionnants. Il manipule les objets de haute technologie (synthétiseurs, éléments de sonorisation, ordinateurs) souvent mieux que beaucoup d’autres. Il a voyagé dans le monde entier et joué avec un très grand nombre de musiciens talentueux, au cours de ses différentes aventures…

On aura compris combien je voue une admiration sans limite à cet ami très cher. Sa modestie l’honore et je veux ici livrer intégralement le message qu’il envoie aux non-voyants, puis aux voyants:

« Je ne souhaite pas être un modèle ni un maître à penser dans ce domaine de la cécité décomplexée, mais j’espère pouvoir transmettre le message qu’il faut avoir confiance en soi et en la vie. Longue ou courte, avec ou sans limites, chaque vie mérite d’être vécue, et pas a minima ni au rabais, mais pleinement, jusqu’au bout de ses rêves.

Je souhaite inviter les voyants à découvrir la manière dont le simple fait de fermer les yeux permet d’accéder à un monde de sensations nouvelles, qui est notre univers permanent. Donner plus d’importance à d’autres sens, et pas seulement l’ouïe, mais aussi l’odorat, le goût ou le toucher, avoir un environnement personnel peut-être moins vaste mais plus dense, accorder plus d’importance aux intonations de la voix, là où le voyant peut se laisser tromper par les expressions du visage… »

C’est très digne, très beau! Et j’oserai dire que de l’esprit d’harmonie que dégage Jean-Philippe Rykiel dans les rapports humains, jaillit la lumière…

Parcours artistiques de Jean Philippe Rykiel
Habité par la musique, Jean-Philippe Rykiel appartient au monde des accords et inspire l’harmonie

1973

-festival de Tabarka, rencontre de Tim Blake, Steve Hillage (et Didier Malherbe), Gong.

1975

-vacances à Los Angeles, rencontre de Stevie Wonder, Frank Zappa et Joni Mitchell

1977

-première séance d’enregistrement avec Éric Estève

-participation à l’enregistrement de l’album « Vous et Nous » de Brigitte Fontaine

1978

-collaboration avec Tim Blake dans Crystal Machine, participation à l’album « New Jerusalem »

1979

-participation à l’album « Open » de Steve Hillage (Virgin)

1980

-rencontre de Jean-Michel Reusser, journaliste, homme de radio, producteur et réalisateur.

1981

-participation à l’album « Friends Of Mr Cairo » de Jon & Vangelis (Polydor)

-rencontre véritable avec Didier Malherbe, participation à Gong puis au Duo Ad Lib

1982

-premier voyage en Afrique avec Agyemang

-festival de Glastonbury avec Tim Blake

-premier album solo (vinyle) « Jean-Philippe Rykiel » (Musiza/Ariola)

1983

-rencontre de Youssou N’Dour

-rencontre de Prosper Niang (Xalam)

1984

-accompagnement sur scène de Catherine Lara et participation à deux albums, le premier sans titre (Catherine Lara) puis « En Concert » (Tréma) ;

-voyage à Dakar avec Prosper Niang, retrouvailles avec Youssou N’Dour

1985

-participation à l’album « Apartheid » avec Xalam (Melodie)

-participation à l’album « Nelson Mandela » avec Youssou N’Dour (EMI)

1986

-rencontre de Seydou Zombra et participation à son disque

-enregistrement et orchestration de « Take This Waltz » avec Leonard Cohen, inclus dans l’album « I’m Your Man » un an plus tard.

-participation à l’album « Power Spot » de Jon Hassel (ECM), produit par Brian Eno et Daniel Lanois.

1987

-rencontre de Salif Keita et participation à l’album « Soro » (EMI)

-participation à l’album Faton-Bloom de Faton Cahen et Didier Malherbe (Cryonic)

-participation à l’album Xarit de Xalam (BMG)

1989

-participation à l’album « Surgeon Of The Nightsky » de Jon Hassel (Intuition)

-participation à l’album « Fetish » de Didier Malherbe (Mantra)

-première rencontre avec Lama Gyurmé.

1990

-participation à l’album « French Corazon » de Brigitte Fontaine (EMI)

1991

-album Jean-Philippe Rykiel solo « Nunc Musics » (Quiet Days In Tokyo) – Takdisc/WMD

-voyage à Dakar pour participer à l’enregistrement de l’album « Eyes Open » de Youssou N’Dour (Sony)

-tournée au Mali avec Youssou N’Dour, première rencontre avec ce pays

1992

-musique du film « Les Pierres bleues du désert » de Nabil Ayouch

1993

-participation à l’album « Sand et les Romantiques » de Catherine Lara (Tréma) – Composition à cette occasion de «Entre Elle et Moi » qu’elle interprète en duo avec Véronique Sanson ;

-participation à l’album « Zef » de Didier Malherbe (Tangram)

1994

-participation à l’album « Wommat » de Youssou N’Dour (Sony)

-réalisation de l’album « Songs of Awakening / Roads of Blessings (The Lama’s Chant) » avec Lama Gyurme (Last Call/Narada/Takticmusic)

1995

-participation à l’album « Émotion » de Papa Wemba (Real World)

-participation à l’album « Folon » de Salif Keita (Island), rencontre à cette occasion de Mokhtar Samba.

1996

-participation à l’album de Kaoutal (Sony)

-participation à l’album « Mansa » de Super Rail Band (Label Bleu)

-participation à l’album « Vago » de Marcel Loeffler (Tam tam)

-participation à l’abum « Wapi Yo » de Lokua Kanza (BMG)

-réalisation de l’album « Souhaits pour l’Éveil (The Lama’s Chant » avec Lama Gyurme (Last Call/Sony) certifié disque d’or en Espagne.

1997

-participation à l’album « Contes d’Afrique de l’Ouest » de Mamadou Diallo (CKT)

1998

-participation à l’album « Castlesmadeofsand » d’Alexkid (F-Communications)

-participation à l’album « Paradis Païen » de Jacques Higelin (Tôt ou tard/Warner)

-tournée « Jololi Review » avec Youssou N’Dour

1999

-participation à l’album « Papa » de Salif Keita (Island)

2000

-participation à l’album « Joko » de Youssou N’Dour (Sony)

-réalisation de l’album « Rain Of Blessings: Vajra Chants » avec Lama Gyurme (Real World)

-rencontre de Jacob Diboum

2001

-participation à l’album « Binevenida » d’Alexkid (F-Communications)

-participation à l’album « Kekeland » de Brigitte Fontaine (EMI)

-participation à l’album « WhatIdidOnMyHolidays » d’Alexkid (F-Communications)

2002

-participation à l’album « Nothing’s In Vain » de Youssou N’Dour (Sony)

-participation à l’album « Samba Alla » de Diogal (Celluloid/Mélodie)

-participation à l’album « Wati » de Amadou & Mariam (Universal Music Jazz)

2003

-album Jean-Philippe Rykiel solo « Under The Tree » (Last Call Records)

-participation à l’album « Mint » d’Alexkid (F-Communications)

2008

-rencontre de Dominique Rankin et des indiens algonquins

2010

-réalisation de l’album « Tinkiso » avec Mory Djely Kouyaté (celluloïd)

2012

-album Jean-Philippe Rykiel solo « Inner Spaces »

2015

-participation à l’album « Go Slow To Lagos » du Gangbé Brass Band (Buda Musique)

C’est en toute amitié que j’ai rédigé cet article.

Yé Lassina Coulibaly

Burkina Demain

Pharmacopée traditionnelle :  Les acteurs de la publicité à l’école du CSC

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Des membres du présidium et des participants de l'atelier de sensibilisation sur la publicité des produits de la pharmacopée traditionnelle, ce 17 mai dans la salle de conférences des archives nationales à Ouaga

Le Conseil supérieur de la communication (CSC), a initié ce mardi 17 mai 2022 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation des acteurs de la pharmacopée traditionnelle sur la publicité de leurs produits.   ce mardi 17 mai 2022 dans la salle des Archives Nationales à Ouagadougou. Cette rencontre a pour but de sensibiliser les acteurs sur les dispositions législatives en matière de publicité.

Dans le cadre de la régulation des contenus des messages publicitaires, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a constaté que certains médias font des publicités de la pharmacopée traditionnelle en violation des dispositions de la loi sur les publicités interdites n* 080-2015/CNT portant règlementation de la publicité au Burkina Faso.

C’est pourquoi, le (CSC) a initié ce mardi 17 mai 2022 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation des acteurs. «Les médias constituent de véritable facteur de développement socio-économique et d’encrage de la démocratie. Par contre lorsque les pratiques médiatiques ne respectent pas les règles, ils génèrent des menaces contre l’épanouissement des personnes humaines et le développement du pays. D’où l’importante mission attribuée au CSC de veiller à ce que les activités médiatiques et publicitaires soient menées de façon à ce que les règles édictées par la loi, et par la déontologie professionnelle soient respectées»,  a indiqué dans son allocution d’ouverture le vice-président du CSC, Aziz Bamogo.

Pour mieux atteindre les objectifs fixés, l’ordre des médecins, l’ordre des pharmaciens et l’agence national de régulation pharmaceutique ont été conviés aux travaux du présent atelier de sensibilisation qui a permis également de présenter aux participants les impacts de la publicité sur la santé de la population.

Environ 130 personnes issues des organes de presse, des associations de tradi-praticiens et du ministère de la santé ont participé à l’atelier qui a permis d’aborder entre autres, les publicités interdites, les conditions à remplir (visa) pour le visa, et les différentes sanctions prises en cas de violations des dispositions.

Laurenza Y. M. Daboué & Mbailassem Marie-Loïc (Stagiaires)

Burkina Demain

Expulsion de Fanny Kabré/Noaro : Le gouvernement réaffirme son attachement à la liberté de la presse

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Par la voix de son chef du département Communication, Valérie Kaboré, le gouvernement burkinabè a réagi à l'expulsion de la journaliste Fanny Kabré/Noaro

Suite à l’expulsion de notre consœur Fanny Kabré/Noaro de la télévision TV5 Monde de la manifestation de Kémi Séba ce samedi 14 mai ; Valérie Kaboré, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT), réaffirme dans ce Communiqué l’attachement du gouvernement à la liberté de presse ; regrettant l’acte d’expulsion de la journaliste franco-burkinabè.

Fanny Kabré/Noaro de la télévision TV5 Monde  a été expulsée de la manifestation de Kémi Séba ce samedi 14 mai 2022 à Ouagadougou

Voici l’intégralité du COMMUNIQUE du MCCAT.

G5 Sahel : Bamako annonce son retrait total …vers un G4 Sahel ?

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Les autorités de Transition maliennes ont annoncé ce dimanche le retrait de leur pays du G5 Sahel

En huit ans d’existence, c’est la première fois que le G5 Sahel va se retrouver sans un de ses membres. En effet, les autorités maliennes ont annoncé dans la soirée de ce dimanche 15 mai, leur retrait de l’organisation régionale de coopération économique et sécuritaire.

«Le gouvernement de la République du Mali décide de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la force conjointe. Cette décision sera notifiée aux États membres de l’organisation conformément à la procédure prévue en la matière », précise le communiqué de la présidence malienne.

Les autorités maliennes entendent ainsi marquer leur désapprobation face à une « violation » des textes de l’organisation.

Ainsi, selon le communiqué, une conférence des chefs d’États du G5 Sahel prévue en février 2022 à Bamako devait marquer le début de la présidence malienne du G5 mais pas grand-chose ne s’est fait dans ce sens jusqu’à ce jour 15 mai. D’où cette décision des autorités de Bamako. L’on est à présent dans l’attente de la réaction du G5 Sahel ou de ses membres.

Vers un G4 Sahel ?

Le G5 Sahel est, faut-il le rappeler, un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad.

Et si l’annonce du Mali devrait prospérer, le Groupe se retrouvera réduit à 4 Etats membres et deviendra de facto G4 Sahel.

Affaire à suivre…

Burkina Demain

Perkoa : Les équipes de la cellule de prise en charge sanitaire et psychosociale en alerte

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Le comité de crise sur le drame de Perkoa a annoncé ce dimanche 15 mai 2022 une avancée dans les recherches de la chambre de refuge. Les sauveteurs sont à 3,7 mètres à la verticale de la toiture de la chambre où pourraient s’être réfugiés les huit (08) mineurs.

Les équipes de la cellule de prise en charge sanitaire et psychosociale sont en alerte à Perkoa

Le dispositif sanitaire et d’évacuation est en place sur le site de la mine de Perkoa pour la prise en charge rapide des huit mineurs une fois libérés des galeries souterraines. Ainsi un poste de santé avancé pour des évacuations d’urgence est installé sur la mine. Le ministère de la santé a fait parvenir sur le site des ambulances et une trentaine d’agents de santé pour parer aux d’urgences. Le gouvernement burkinabè a aussi renforcé les moyens techniques des sapeurs-pompiers.

Le comité de prise en charge psychosociale des parents des victimes et de certains travailleurs de la mine est également à pied d’œuvre. Il est composé de médecins spécialistes, de psychologues et de psychiatres.

Les opérations de pompage ont permis ce samedi 14 mai 2022 de vider 2 millions 800 mille litres d’eau des galeries souterraines.

Malgré les difficultés rencontrées dans les opérations de sauvetage, la détermination du gouvernement burkinabè reste intacte, a laissé entendre le ministre des mines et des carrières Jean Alphonse Somé. Des instructions ont été   données aux responsables de Nantou Mining à redoubler d’ardeur dans les opérations de recherche des huit (08) mineurs.

Le Service d’Information du Gouvernement

Expulsion de Fanny Kabré/Noaro : Les organisations professionnelles de médias appellent à la protection des journalistes

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Fanny Kabré/Noaro de la télévision TV5 Monde  a été expulsée de la manifestation de Kémi Séba ce samedi 14 mai 2022 à Ouagadougou

Suite à l’expulsion de la journaliste Fanny Kabré/Noaro de la télévision TV5 Monde  de la manifestation de Kémi Séba ce samedi 14 mai 2022 à Ouagadougou ; des organisations professionnelles des médias appellent, entre autres, nos autorités à prendre les dispositions idoines pour protéger les journalistes dans l’exercice de leur profession. Voici l’intégralité de leur Déclaration.

«Déclaration des organisations professionnelles des médias sur l’expulsion de notre consœur de TV5 Monde

Dans l’après-midi du samedi 14 mai 2022, notre consœur Fanny Kabré/Noaro de la télévision TV5 Monde a été expulsée d’une activité organisée, à Ouagadougou, par une organisation de la société civile (OSC), la Coalition des Patriotes Africains (COPA-BF) et son partenaire dénommé Urgences Panafricanistes de l’activiste Kémi Séba. Les organisateurs reprochent à la journaliste d’appartenir à un des médias français, lesquels médias les diabolisent et les vilipendent.

«Je vois une jeune dame qui m’a l’air sympathique. Je crois qu’elle est de TV5 Monde. Nous sommes dans une mobilisation patriotique. Depuis que nous avons commencé ce combat contre la France-Afrique, les médias français n’ont cessé de nous diaboliser, de nous caricaturer, de nous salir… Avec tout le respect que je vous dois, vous êtes une femme et je vous dois respect, je demande à la sécurité de faire sortir TV5 monde… », a ainsi ordonné l’activiste Kémi Séba, l’un des organisateurs de l’activité. Ce qui fut fait, car notre consœur a été immédiatement expulsée de la salle. Pourtant, notre consœur a informé la veille les organisateurs de l’activité de son intention d’y participer. Ces derniers lui ont non seulement donné leur accord, mais aussi, ils lui ont permis l’accès à la salle où elle est restée pendant près de 2 heures avant d’être expulsée de cette façon.

Les organisations professionnelles de médias sont extrêmement déçues de cette posture adoptée par des organisations de la société civile, quand on connait la contribution des OSC burkinabè à l’édification de l’Etat de droit au Burkina Faso et en Afrique.

La liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’informer, le droit à l’information sont des principes consacrés par la constitution burkinabè. Ces principes n’ont ni race, ni nationalité.

L’expulsion de la journaliste de TV5 Monde est une atteinte grave à la liberté de la presse chèrement conquise par les Burkinabè, souvent au prix de sacrifices humains.  Cette attitude est non seulement un manque de respect et de courtoisie à l’endroit du peuple et des autorités burkinabè, mais aussi et surtout à l’endroit des journalistes.

C’est pourquoi les organisations professionnelles de médias, signataires de la présente déclaration, soucieuses de la sauvegarde des acquis du peuple burkinabè en matière de liberté d’expression et de la presse :

-apportent leur soutien à la consœur Fanny Kabré /Noaro de TV5 Monde ;

-condamnent avec fermeté l’attitude des organisateurs de la manifestation du 14 mai 2022 ;

-s’inquiètent de la dégradation continue de l’état de la liberté d’expression et de presse au Burkina Faso, aussi bien de la part des acteurs publics que privés ;

-mettent en garde tous les fossoyeurs de la liberté d’expression et de la presse (d’où qu’ils viennent) contre toutes les manœuvres visant à ruiner la réputation des journalistes et des médias ;

-appellent nos autorités à prendre les dispositions idoines pour protéger les journalistes dans l’exercice de leur profession ;

-encouragent les journalistes dans leur esprit de confraternité et de solidarité ;

-invitent tous les défenseurs de la liberté d’expression et de la presse ainsi que de l’état de droit à rester en alerte et à dénoncer toutes les atteintes à la liberté d’expression et de la presse.

Fait à Ouagadougou, le 15 mai 2022

Pour le CNP-NZ

Le Président

Inoussa Ouédraogo

 

Pour l’AJB

Le Président

Guézouma Sanogo

 

Pour le SYNATIC

Le Secrétaire Général

Siriki Dramé

 

Pour la SEP

Le Président

Boureima Ouédraogo

Pour l’AEPML

Le Président

Cyriaque Paré

Pour l’AEPJLN

Le Président

Evariste Zongo

Pour l’OBM

Le Président

Hamado Ouangraoua

Pour l’ARCI

Le Président

Bélibié Soumaïla Bassolé

Pour Reporters du Faso

Le Président

Charles Kiendrebeogo

Pour l’UBESTV

Le Président

Issoufou Saré

Pour l’UNALFA

Le Président

Jean Baptiste Sawadogo»

Mine de Perkoa : La course contre la montre se poursuit pour retrouver les 8 mineurs

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Dans les galeries souterraines de Nantou Mining à Perkoa, l’équipe de sauvetage est à 7,43m de la toiture de la chambre de refuge où pourraient s’abriter les 8 mineurs introuvables depuis les inondations du 16 avril dernier. Information livrée ce vendredi 13 mai 2022 par les responsables de la mine face à une délégation gouvernementale au cours de la réunion quotidienne du comité de crise. Plus de précisions dans ce point du service d’information du gouvernement.

«Perkoa : Des journalistes dans les galeries souterraines de la mine.

C’est toujours la course contre la montre   pour retrouver les huit (08) mineurs coincés dans les galeries de la mine.   L’équipe de sauvetage est à 7,43m de la toiture de la chambre de refuge où pourraient s’abriter les victimes. Information livrée ce vendredi 13 mai 2022 par les responsables de la mine face à une délégation gouvernementale au cours de la réunion quotidienne du comité de crise. Une réunion à laquelle ont pris part des journalistes de la presse nationale et internationale.

Les opérations de recherche évoluent vers la chambre de refuge selon le Directeur général de Nantou Mining Hein FREY. Cette évolution est due en grande partie à l’installation et à la mise en service des pompes électriques. Ainsi dans la journée du jeudi 12 mai 2022, le volume d’eau pompée est de 2 300 000 litres. A la même date ce sont environ 45 millions de litres d’eau qui ont été vidés des galeries sur une quantité d’eau estimée à plus de 165 millions depuis le début des travaux de sauvetage.

Tous les efforts vont se poursuivre afin de retrouver les huit (08) mineurs coincés dans les sous-sols de Perkoa, a insisté Ricus GRIMBEEK le président directeur général de Trevali, propriétaire de la société Nantou Mining.  Il a aussi salué le soutien et l’appui du gouvernement burkinabè devant les épreuves que traversent en ce moment son entreprise.

Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Bassolma BAZIE a demandé à la mine de mettre un accent particulier sur la prise en charge psychosociale des parents des victimes et de l’ensemble des travailleurs de Perkoa. Une équipe du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est mobilisée à cet effet.

L’ancien premier ministre et député à l’Assemblée législative de la Transition Luc Adolphe TIAO a pris part à la réunion quotidienne du comité de crise. Il a tenu à préciser qu’il est venu en tant que fils du Sanguié.   Dans son intervention, il s’est dit édifié par tous les efforts déployés par le gouvernement pour porter secours aux mineurs. Il a salué l’engagement du gouvernement dans la gestion de la crise et souhaité un dénouement heureux.

Avant d’effectuer une descente au fond de la mine avec des hommes de média, les ministres Bassolma BAZIE de la Fonction publique, Jean Alphonse SOME des mines, Valérie KABORE de la communication, de la culture et du tourisme et Robert Kargougou de la Santé, accompagnés du Secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres Sosthène DINGARA ont invité les familles des victimes à garder espoir en ces moments difficiles.

Le Service d’Information du Gouvernement»

28e Journée internationale de la famille : Message de la ministre Salimata Nébié

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ceci est un message de la ministre du genre et de la famille, Salimata Nébié, à l'occasion de la Journée internationale de la famille

La communauté internationale commémore ce 15 mai la vingt huitième Journée internationale de la famille sous le thème : «Familles et urbanisation». A cette occasion, la ministre du genre et de la famille délivre un message. Voici sa Déclaration.

«Message de la Ministre du Genre et de la Famille à l’occasion de la 28ème Journée Internationale de la Famille

La communauté internationale commémore le 15 mai de chaque année la Journée Internationale de la Famille consacrée par la résolution 47/237 du 20 septembre 1993 de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cette commémoration offre l’opportunité à chaque pays de se pencher de façon particulière sur les questions liées à la famille et les enjeux sociaux, économiques et démographiques qu’elle porte. La présente édition, 28ème du genre, est placée sous le thème : « Familles et urbanisation ».

En choisissant ce thème, la Communauté internationale entend sensibiliser le public sur l’importance des politiques urbaines durables et favorables à la famille, car la forte urbanisation que connaît le monde a un impact négatif sur l’environnement, la vie et le bien-être des familles. Le Burkina Faso n’échappe pas à cette réalité. Notre pays connaît ces dernières années une situation particulière, caractérisée par une intolérance grandissante, la récurrence de conflits au sein des communautés et des familles, une course au gain facile et à l’extrémisme violent qui dilatent les rapports familiaux et sociaux, la montée de l’incivisme et des attaques terroristes. Tous ces maux ont créé et accentué une crise humanitaire et une crise alimentaire au sein d’un peuple dont l’esprit de solidarité, d’humilité, de dignité et de fraternité était autrefois reconnu au-delà des frontières du pays. C’est la preuve, s’il en est encore besoin, d’une famille burkinabè qui a besoin de se questionner dans le cadre du projet de refondation porté par le Gouvernement de la transition.

La commémoration de cette année est une occasion pour notre pays de comprendre l’évolution de la famille burkinabè dans ce contexte nouveau, caractérisé par une crise des valeurs, de civisme et de citoyenneté qui affecte aussi bien les fondements de la famille que de ceux de la société. Il s’agit impérativement pour chaque Burkinabé, seul et au sein de sa communauté, de conduire l’introspection nécessaire pour comprendre le processus de fragilisation de nos familles, afin de trouver la capacité de rupture et de redressement indispensables pour bâtir une nouvelle dynamique de cohésion sociale, de stabilité économique et politique durable. Toutes ces raisons fondent notre pays à placer cette 28ème édition de la Journée Internationale de la Famille, dans un cadre plus global dénommé « Mois de la famille et de l’enfant » placé sous le thème : «Familles citoyennes».

Le choix de ce thème vise à redonner à la famille burkinabè la place et le rôle qui sont les siens dans la sauvegarde et la restauration des valeurs d’intégrité, de solidarité, de justice, de courage et d’amour du travail qui caractérisent le peuple burkinabè. Il s’agit également d’inscrire cette action dans la continuité du travail gouvernemental, la réhabilitation du patriotisme, du respect des symboles de l’État, du goût de l’effort, de la tolérance, du respect de la diversité et de la laïcité si chèrement acquise par nos grands-parents. Je fonde l’espoir qu’à travers ce mois, l’écocitoyenneté, la résistance au changement climatique, la solidarité et la participation active à l’émergence d’un environnement de paix, seront portées et promues au sein des familles. Le Gouvernement de la Transition a foi en la famille burkinabè qui, malgré les difficultés, a toujours su répondre présente, lorsqu’elle est sollicitée ; une famille citoyenne, au sein de laquelle, chacun et chacune est traité (e) avec équité et non-discrimination, une famille engagée qui veille au bien-être de ses membres, en cultivant en eux le civisme et la participation citoyenne pour la construction d’un État de droit démocratique, inclusif, juste et prospère.

C’est pourquoi, j’invite tous les Burkinabè, Hommes et Femmes, Jeunes, Aînés, Filles et Garçons à observer dans leurs actes et comportements quotidiens toutes les valeurs qui font notre identité et constituent l’essence même de notre vivre ensemble. Dans le cadre du « Mois de la famille et de l’enfant », chaque Burkinabè doit pouvoir mettre la famille au cœur de ses priorités. Ce mois commence par la commémoration de la Journée Internationale de la Famille, le 15 mai, et se termine par celle de la Journée de l’Enfant Africain, instituée par l’Union Africaine au 16 juin de chaque année.

En ce dernier jour qui rappelle le souvenir de grande tristesse, où des enfants de Soweto ont été massacrés pour la liberté et le droit à une vie décente, le Gouvernement lancera la première édition de l’Initiative « Familles citoyennes » pour soutenir les familles dans leur rôle d’éducation des enfants à la citoyenneté et aux valeurs culturelles de référence de notre nation. À cet effet, je lance un appel à la population, aux organisations de femmes et de jeunes, aux partenaires techniques et financiers, au secteur privé national, afin qu’ils accompagnent cette initiative pour le bien-être des familles burkinabè. Notre avenir dépendra du type de famille que nous construisons aujourd’hui, la famille restant le pilier du développement solidaire et de la construction d’une nation productive et fière de son indépendance.

Bonne commémoration de la Journée Internationale de la Famille à toutes et à tous.

La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !»