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Omar el-Béchir dans le box des accusés pour  meurtres et corruption

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L'ancien président fait désormais face à plusieurs chefs d'accusation dont ceux pour meurtres et corruption

Préalablement prévu pour le 17 août, le procès d’Omar el-Béchir, s’ouvre ce lundi 19 août 2019 à Karthoum, la capitale. Déchu le 11 avril du pouvoir, l’ancien président soudanais est aujourd’hui dans le box des accusés pour meurtres de manifestants et corruption.

L’ancien président fait désormais face à plusieurs chefs d’accusation dont ceux pour meurtres et corruption

Selon des sources concordantes, Omar el-Béchir,  est arrivé ce lundi  matin devant un tribunal de Khartoum, où il doit être jugé pour plusieurs chefs d’accusation. L’ancien homme fort de Karthoum est accusé de meurtres de manifestants lors de la période de contestation ayant conduit à sa chute du pouvoir le 11 avril dernier. Il est également accusé de corruption et de possession illégale de devises étrangères.  Il aurait ainsi reçu en espèces 90 millions de dollars de l’Arabie Saoudite, selon une source judiciaire.

Autant dire que de lourdes peines planent sur la tête de l’ancien président qui a dirigé le Soudan pendant plus de 30 ans et qui a réussi pendant plus d’une décennie  à se déjouer du mandat de la Cour pénale internationale émis à son encontre pour des crimes commis au Darfour par ses milices.

L’ouverture de ce procès Béchir intervient au lendemain de la signature de l’accord pour le partage du pouvoir entre militaires et civils en vue d’une gestion démocratique et apaisée de la transition politique dans le pays.

Amir Théophane Tiendrébeogo

Burkina Demain

Des étudiants de HTC services & consulting initient à l’internet

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Photo de famille des formateurs et des formés

Le groupe d’anciens étudiants HTC services & consulting a initié dans la soirée de ce dimanche 18 août 2019 à Ouagadougou, une formation sur l’utilisation d’internet et sur la présentation des résultats d’une recherche devant un public. L’objectif ici, est d’outiller les participants sur l’impact de l’internet ainsi que les techniques nécessaires pour réussir son exposé.

Photo de famille des formateurs et des formés

Comment faire des recherches sur internet ? Quelle information faut-il y prendre ? Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire ? Comment être à la hauteur de son exposé en classe ? Ce sont autant d’interrogations qui ont poussé le groupe HTC services & consulting à réunir, dans la soirée de ce dimanche, des élèves pour leur apporter un tant soit peu de la lumière.

Le coordonnateur du groupe, H. Eric Bassolé, au cours de son exposé

Avant de commencer les choses proprement dites, le coordonnateur de HTC services & consulting, H Eric Bassolé, a feuilleté les pages de la genèse de l’internet, pour ensuite informer qu’il (internet) est aujourd’hui un réseau informatique mondial accessible au public. Mais les mots ou expressions comme « attention », « soyez prudent » sont entre autres ‘’les feux rouges’’ que H Eric Bassolé a utilisé pour mettre en garde les participants sur l’impact qu’internet pourrait avoir sur son utilisateur. Pour lui, l’internet est un outil neutre et les informations y circulent en toute liberté sans aucun obstacle.

Faire attention à internet

Grâce à internet, affirme le coordonnateur dudit groupe, tout le monde peut mettre une information en ligne. Mais dans cette dynamique, il est fort important de savoir si les infos que l’on rencontre en ligne sont publiées par un particulier ou un professionnel, de savoir chercher ce qu’on veut réellement en étant précis ou en orientant la recherche. « Il faut éviter de poster dans le hasard ses photos parce que c’est dangereux », a-t-il conseillé. Donc, cela sous-entend qu’il faudra consciemment utiliser cet outil mais surtout avec beaucoup de diplomatie. Il continue en indiquant qu’il faut toujours citer les sources des informations que nous enregistrons pour exploitation. L’autre sujet abordé au cours de cette formation, c’est la présentation des résultats d’une recherche en classe.

Le courage de tout faire

A en croire Gaston N’Do, économiste gestionnaire par ailleurs assistant comptable d’une société de la place, pour être à la hauteur de la présentation de son exposé devant ses camarades et ses enseignants, l’élève doit arriver à surmonter le stress, le trac et la phobie.

Ces maux sont de véritables files à retordre qui hantent beaucoup l’esprit de la plupart des élèves/ étudiants. A cet effet, Gédéon N’Do pense que pour résorber ces maux, l’on doit maitriser son sujet, maintenir le regard visuel sur le public, savoir utiliser un langage corporel et par-dessus tout, se mettre dans une super ambiance.

Les conseils pour une création d’entreprise, le montage de dossier d’appel d’offre, la formation sur des logiciels et les analyses financières et boursières sont aussi les spécialités de HTC services & consulting. Dans ce groupe d’étudiants, chacun est spécialisé dans un domaine bien précis.

Jean Conombo

Burkina Demain

Mort du Koupendiéli : Un autre baobab de la tradi-modernité est tombé

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Avec la triste nouvelle, l'on n'entendra plus la voix pleine du sagesse de Koupendieli

Avec la disparition du 31e Roi du Gulmu, Koupendiéli, c’est incontestablement un autre baobab du landerneau politique burkinabè qui s’en est allé. Le décès de Koupendiéli est survenu dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 août 2019.

Avec la triste nouvelle, l’on n’entendra plus la voix pleine de sagesse de Koupendieli

Récemment il était question de la mort du Dima de Boussouma, plusieurs fois  député à l’Assemblée nationale. Cette fois, c’est du côté de l’Est que la grande faucheuse a agi, terrassant le 31e Roi du Gulmu, le ‘’Koupendiéli’’, comme on l’appelait. Il a lui aussi été plusieurs député à l’Assemblée nationale, notamment sous la bannière de l’ADF/RDA. La mémoire du grand roi du Gulmu est saluée par les hommes les politiques, à l’image de Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique.

«Le Koupendiéli  a su faire un alliage harmonieux de  la tradition et de la modernité.  Il nous laisse en souvenir sa pondération, son obsession du rassemblement des diversités, son sens aiguë de l’analyse, et sa propension à promouvoir la jeunesse. Il s’en va au moment où notre cher pays, le Burkina Faso,  aurait tant besoin de sa contribution», a-t-il mentionné dans un communiqué de son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC).

Burkina Demain

Pétrole nigérien : Vers une production de 500 000 barils jour

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Devenu pays pétrolier depuis bientôt huit ans, le Niger nourrit déjà de grandes ambitions. Le pays prévoit de passer de 20 000 barils raffinés actuellement à 500 000 barils raffinés à l’horizon 2025-2030. On en sait un peu plus sur les ambitions de Niamey dans le secteur pétrolier au détour de la dernière sortie à Jeune Afrique du président Mahamadou Issoufou.

Le président du Mahamadou Issoufou a réaffirmé les ambitions de son pays en matière d’exploitation pétrolière

Parlant du Niger, beaucoup se félicitent déjà à l’idée d’une alternance pacifique à la tête de l’Etat avec la décision de l’actuel président,Mahamadou Issoufou, de ne pas se représenter en 2021, lui qui a porté son choix sur Mohamed Bazoum comme dauphin.

Qu’elle se fasse avec Bazoum ou une autre personnalité nigérienne, l’alternance politique à elle seule, ne suffira pas à assurer un avenir radieux aux 22 millions de Nigériens. Il faudra aussi que le successeur de Issoufou relève le défi de l’exploitation des immenses ressources naturelles du pays, en particulier celle du pétrole qui semble cristalliser tous les espoirs.

La question a été abordée par Mahamadou Issoufou dans son dernier grand entretien à Jeune Afrique. Entretien dans lequel le président nigérien réaffirme les ambitions du pays en matière d’exploitation pétrolière.

«Les perspectives du Niger en matière de production pétrolière sont ambitieuses (…) Vers 2025-2030, notre capacité devrait passer à 500 000 barils par jour, ce qui nous permettra d’envisager sérieusement notre adhésion à l’Opep».

L’aboutissement d’un long processus

La question du pétrole au Niger ne date pas de maintenant. Son exploitation depuis novembre 2011 est le résultat d’un long processus géré avec stratégie et prudence. Les autorités nigériennes n’ont guère voulu brader cette ressource naturelle en veillant à la préservation des intérêts du pays.

En effet, après sa découverte en 1969 par la société Texaco, l’or noir nigérien est resté longtemps inexploité car, le pays conditionnait son exploitation à la construction d’une raffinerie. Ce qu’ont longtemps refusé des compagnies pétrolières, arguant que la raffinerie n’était pas rentable, jusqu’à ce que la China National Petroleum Corporation accepte en 2008 cette condition du pouvoir nigérien.

La raffinerie de Zinder est  alors construite et gérée par la Société de raffinage de Zinder (SORAZ). La SORAZ est une coentreprise comprenant la China National Petroleum Corporation (CNPC) qui détient 60 % du capital, et l’Etat nigérien qui en détient 40 %.

L’exportation vers les pays voisins

Avec la raffinerie de Zinder, le Niger arrive à satisfaire ses besoins internes estimés à quelques 7 000 bbl/j. Ceci étant, l’objectif de la SORAZ, c’est d’exporter le reste de la production vers les pays voisins. Mais, il faut de gros investissements pour réaliser les infrastructures devant permettre d’acheminer le pétrole vers les pays voisins.

Dans ce cadre, le gouvernement nigérien a déjà validé un accord permettant la construction d’un oléoduc reliant la zone des champs pétrolifères d’Agadem dans l’extrême nord-est du pays, au port de Cotonou au Bénin. L’objectif, c’est de relier l’oléoduc tchado-camerounais et favoriser véritablement les exportations du pétrole nigérien.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Santé : Le MIDE apporte sa pierre

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Le Mouvement des intellectuels pour le développement (MIDE) a organisé ce 17 aout 2019 à Ouagadougou, sa 2ème conférence de presse .L’objectif de cette sortie médiatique est d’informer les populations sur les questions de santé.

Les conférenciers face à la presse

« La formation professionnelle des agents de santé à partir de la 6ème» ; «La santé au Faso, les solutions du MIDE ».  C’est sous ces problématiques  que le Mouvement des intellectuels pour le développement s’est entretenu avec les hommes de medias dans la matinée de ce 17 aout 2019.

A entendre Harouna Kindo, président exécutif national, le Mide est un parti qui prône le changement de mentalités et comme particularité  qui le différencie des autres, on peut citer entre autre la valorisation des chefs coutumiers et leur accompagnement financier par l’Etat, l’exemption de politiques aux autorités coutumiers et religieux et la promotion d’actions réfléchies.

Il a rappelé que chaque trimestre, son parti échange avec la presse sur un problème d’actualité ; c’est ainsi que les questions sanitaires au Burkina Faso ont été évoquées ; juste pour faire un aperçu. Poursuivant son sermon, il a prêché la consommation locale, la formation professionnelle des agents de santé à partir de la 6ème.

« Efforts sanitaires n’atteignent pas leur but»

Selon Fréderic Yaméogo, le responsable chargé du civisme et de la citoyenneté, les efforts en matière de santé au Burkina Faso n’atteignent pas leur but. Et comme problèmes, il a souligné la cherté des soins, la mauvaise alimentation, les tabous religieux, l’insuffisance de formation, l’accessibilité au service de santé pendant la période hivernale et le manque de vocation des agents de santé. Refusant de s’inscrire dans des critiques viles, il reconnait qu’il y a des efforts qui sont faites mais cela reste toujours dans la limite de l’accessibilité à tous, a-t-il conclu.

«Le Mide n’est pas un donneur de leçon»

Après avoir posé la problématique, Micael Lompo responsable chargé des questions de santé a précisé que le Mide n’est pas un donneur de leçon. Et de proposer comme pistes de solution, la création de clinique mobile, le concept 8000 villages, 8000 ambulances, 8000 CSPC ; la disponibilité des produits pharmaceutiques, la valorisation et l’encadrement des tradi-praticiens et leurs produits et le financement de la recherche endogène…

Pour Gisèle W Hortense Oubda, responsable de la promotion de la femme et de l’enfant, si toutes ces préoccupations ne sont pas prises en compte, les conséquences sont par exemple l’accroissement du taux de mortalité, les migrations, le blocage de l’économie nationale, la pauvreté.

Il convient de rappeler que le MIDE a tenu sa 1ére sortie de presse le 11 mai 2019 sous le thème  de « l’agriculture ».

Amir Théophane Tiendrebéogo

Burkina Demain

Un bon Samaritain nommé Ladji carreaux

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Le PDG de Ramadan hôtel, El Hadj Amidou Ouédraogo, a mis à la disposition de la mairie de l’arrondissement N°6 de Ouagadougou, des vivres pour les personnes démunies et des permis de conduire pour les près de 50 jeunes de cet arrondissement, ce 17 aout 2019.

Après avoir fait ‘’la fiesta’’ avec les cuisses des moutons le jour de la tabaski, le PDG de Ramadan Hôtel a tenu à faire un don aux ‘’nibuiida’’ ou à quelques habitants du quartier Belle ville de Ouagadougou, ce samedi 17 août 2019. Selon le maire de la mairie de l’arrondissement n°6, Jean Nacoulma, le geste est réfléchi et vient à point nommé dans une période aussi coriace que difficile pour ces populations démunies.

Le Maire Nacoulma a profité de l’occasion pour lancer un appel à l’endroit de tous ceux qui peuvent aussi faire comme Amidou Ouédraogo de le faire parce que la mairie en a besoin.

A écouter le donateur, il a, à l’occasion de la Tabaski pensé utile de permettre à ceux qui n’ont pas les moyens comme certains de fêter comme tout le monde, mais vue qu’il avait jusqu’à trois arrondissements à gracier, c’est pourquoi le tour de cet arrondissement a été amené aujourd’hui.

Le Burkina Faso à entendre le donateur Amidou traverse des moments difficiles et il est impérieux que les gens mettent les mains dans les poches pour s’épauler mutuellement.

Trouver un emploi

Ladji carreaux comme l’appellent certains a bien conscience que l’on ne peut pas tout attendre de l’Etat parce que l’Etat ne peut pas tout faire à lui seul. C’est ce qui l’a motivé ou encouragé à faire ce don de six tonnes de riz, de soixante cartons de spaghettis. Mais précisons que le PDG de Ramadan hôtel n’a pas fait que donner des vivres seulement, il a payé les frais d’inscription de cinquante jeunes pour l’auto-école.

Jean Nacoulma a demandé aux jeunes bénéficiaires qu’après l’acquisition des permis de conduire d’en faire bon usage. Une attitude qui va leurs permettre de trouver du travail avec, pour aussi contribuer dans le futur, au développement de la localité.

«Si Dieu me donne toujours la santé, ce geste ne sera pas le dernier et je voudrais aussi que les populations des 12 arrondissements que regorge Ouagadougou bénéficient de mon soutien », a confié le PDG Ouédraogo. On est tenté de confirmer qu’il y a toujours un Dieu pour les pauvres.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Maracaña de l’amitié : c’est parti pour la 6e édition

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Le lancement officiel de la 6e édition du Maracaña de l’amitié est intervenu ce jeudi 15 août 2019 à Ouagadougou.

 «Jeunesse  Sport et Lutte contre la Drogue». C’est sous ce thème qu’est placée la 6e édition du  Maracaña de l’amitié dont le lancement est intervenu ce 15 août 2019 à Ouagadougou.

En levée de rideau de cette compétition, l’équipe de Bafana s’est opposée à celle de Royal service. Au total, 16 équipes vont y  participer. Cette année, le thème est placé jeunesse, sport, et lutte contre la drogue. Le fléau de la drogue prenant de l’ampleur au sein de la jeunesse, les initiateurs veulent ainsi contribuer à la lutte contre.

en train de prendre de l’ampleur a dit M. lallogo ;  Ce faisant  il envisage faire quelque chose avec la jeunesse pour lutter contre ce fléau.

Le promoteur de la compétition, Patrick Ludovic   Lallogo, 1er  vice-président du conseil régional du Centre, a laissé entendre que leur objectif est de regrouper les jeunes autour du sport favori qui est le football,  un  facteur de  socialisation et de développement.

L’idéal serait, a-t-il avancé, que les jeunes s’unissent pour que ce pays puisse avancer. A en croire  Lallogo, à cette  de compétition de football ; va s’ajouter une  compétition de pétanque. «Nous envisageons organiser une compétition de pétanque le 28 septembre prochain ».

Et de demander à la population de sortir massivement pour  la réussite de  ce Maracaña,  souhaitant bonne chance aux participants,  et que le meilleur gagne !

En rappel, la finale du présent tournoi est prévue pour le 29 septembre prochain.

Tidiane Sow

Burkina Demain 

JNA 2019 : Un grand succès malgré les difficultés

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Après que la Journée nationale de l’arbre (JNA) ait plié ses bagages à Tenkodogo, région du centre-Est, le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, sous la houlette du ministre Nestor Batio Bassière, a tenu à faire une rétrospective sur le déroulement de ladite journée. C’est pour ce faire qu’il s’est entretenu avec les hommes de media, ce 16 aout 2019 à Ouagadougou, dans le but de faire un bilan de toutes les activités menées ce jour-là et de procéder à la mise effective des chèques aux lauréats des concours des meilleures réalisations forestières et d’amélioration du cadre de vie.

Le ministre de l’environnement était face à la presse, dans la soirée de ce vendredi 16 aout 2019, dans la capitale burkinabè. Au cours de la conférence de presse, le ministre Batio Bassière a tenu à saluer l’importante mobilisation des populations des 13 régions, la forte implication des autorités nationales et régionales, des autorités coutumières et religieuses, des collectivités territoriales, des organisations de la société civile et des PTF et l’accompagnement de plusieurs sociétés de la place lors de la journée nationale de l’arbre. Il convient pour lui de donner un signal fort à la communauté nationale sur l’impérieuse nécessité pour tous, de travailler ensemble à la restauration des forêts et des terres dégradées du pays. La cérémonie officielle de la JNA à Tenkodogo, a été marquée par la nuit de l’arbre qui a reconnu les mérites des différentes catégories d’acteurs impliqués dans la gestion durable des ressources forestières, des conférences publiques, la foire d’exposition de produits forestiers et de technologies éprouvées en matière de lutte contre la désertification et la décoration d’une quinzaine de récipiendaires en reconnaissance de leurs efforts pour la sauvegarde de l’environnement.

Promouvoir les espèces locales

D’un point de vue quantitatif, la JNA a permis de mettre en terre dans l’ensemble des sites sécurisés des 13 régions, 100 000 plants principalement d’espèces locales (baobab, néré, raisinier, etc.), sans compter les multiples initiatives citoyennes de plantation par les ministères et institutions, les associations, les collectivités territoriales, les particuliers. Quant à la foire, le ministre dit qu’elle a réuni environ 70 exposants de différents produits de toutes les chaines comprenant les semences forestières, la certification, la production de plants, la transformation, les technologies et la recherche-développement. L’autre point d’intérêt dans cet entretien a concerné la nouvelle philosophie de reforestation basée sur le choix de sites sécurisés, la promotion des espèces locales et le suivi et l’entretien des plants mis en terre. Pour le ministre de l’environnement, ceci marque une rupture avec les méthodes caduques qui se sont révélées inefficaces et peu performantes en termes de résultats sur le terrain.

Signature de protocole d’accord

« J’ai instruis les directeurs régionaux de mon département de planifier dès à présent un suivi mensuel des plants mis en terre dans les sites de la JNA, la première année de plantation, en vue d’évaluer les taux de survie et de procéder au remplacement des plants morts », a déclaré monsieur Bassière tout en rassurant qu’il est aussi prévu la signature de protocoles d’accord entre le ministère en charge de l’environnement et des collectivités territoriales, pour le suivi permanent desdits sites.

A partir de la 2e édition de la JNA, informe le ministre, les sites seront mis en compétition nationale, en vue de déterminer et de récompenser les mieux entretenus. Dans la généralité, la JNA a été un grand succès nonobstant les quelques difficultés rencontrées à tous les niveaux. « Il y a eu des difficultés mais nous sommes arrivés à les surmonter », a conclu Nestor Bassière. Rappelons que l’autre moment fort de la conférence était la remise, au vu et au su de tout le monde des chèques aux cinq lauréats des six concours organisés.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Décès de BATIENON Ambroise : Faire-part et Programme des obsèques

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La grande Famille BATIENON à Réo, Ouagadougou,

La grande Famille BASSINGA à Kordié, Ouagadougou,

Les enfants du défunt : Sylvain, Claude, Aline, Viviane et Diane.

                             COMMUNIQUE

Décès de BATIENON Ambroise : Faire-part et Programme des obsèques

La grande Famille BATIENON à Réo, Ouagadougou,

La grande Famille BASSINGA à Kordié, Ouagadougou,

Les enfants du défunt : Sylvain, Claude, Aline, Viviane et Diane.

Les petits enfants : Jennifer, Asman, Marie-Laure, Mohamed,

Aude, Yoan, Arthur, Saadia, Djibril, Leah et Thérèsa.

Les Familles alliées : BILLA à Ouagadougou,

BADIEL à Dakar, ROUAMBA à Ouagadougou, et

OUEDRAOGO à Ouagadougou.

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur

fils, frère, oncle, père, beau-père, grand-père :

BATIENON Ambroise, Inspecteur Principal du Trésor à

la retraite, ancien Directeur du Trésor et ancien Agent

Comptable de l’ASECNA (Dakar)

Décès survenu le mercredi 15 août 2019 à Ouagadougou

des suites de maladie dans sa 83e année.

Le programme des obsèques est fixé comme suit :

Vendredi 16 août 2019 :

16 H  Levée de corps à la morgue du CHU-Tengandogo (Blaise COMPAORE),

20 H  Veillée de prière au domicile familial sis à Nonsin, secteur 19 en face du wogodogo naba

Samedi 17 août 2019

08 H 30       Messe d’absoute à la Chapelle Saint André sis à Nonsin au secteur 19 (en face Hippodrome) ;

10 H :         Inhumation au cimetière Municipal de Gounghin.

Union de prières !

«Négocier avec les terroristes ? Pas une si mauvaise idée…»

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« Burkina : Faut-il négocier avec les terroristes ? »Cette question ne doit point être tabou. Il faut courageusement poser le débat sur la table  et y trouver une réponse  et une stratégie adéquate. En matière de lutte contre le terrorisme, l’approche doit être multidimensionnelle. Les opérations militaires n’excluent pas  l’action diplomatique pour  faire face aux problèmes sécuritaires. Les grandes puissances elles-mêmes finissent souvent par négocier. Pourquoi le Burkina Faso dérogerait-il à la règle? La question reste entière.  Lors du dialogue politique initié par le Président du Faso  du 15 au 22 juillet dernier, les différents acteurs  ont donné quitus à Roch KABORE pour enclencher les négociations. L’idée en elle-même n’est pas mauvaise. La véritable prouesse consistera à l’opérationnaliser et à parvenir surtout à des résultats probants  face à des individus non encore clairement identifiés, dont les revendications demeurent méconnues et qui ne connaissent que le langage de la gâchette. Jusqu’à quel point le Burkina Faso est-il prêt au compromis sans prendre le risque de tomber dans la compromission ?

Sur le plan sécuritaire, les participants au  dialogue politique recommandent aux autorités actuelles de « faire  usage des moyens diplomatiques en faisant recours  à des personnes expérimentées en complément des autres moyens de lutte ». La recommandation est formulée de façon sibylline. Mais une lecture entre les lignes  laisse percevoir clairement que les acteurs politiques sont favorables aux pourparlers avec les terroristes. Si les attaques terroristes sont circonscrites depuis 2015, s’il est indéniable que les opérations militaires  produisent des résultats, il n’en demeure pas moins que le Burkina Faso demeure dans le giron des terroristes. Une guerre d’usure est entrain de s’installer.  De nombreuses victimes sont déjà enregistrées. Pendant combien de temps le Burkina Faso pourra-t-il faire face à cette situation ?  Malgré l’ardent désir de venir à bout du terrorisme, en dépit des moyens déployés pour la lutte,  l’évidence est là : la situation demeure complexe voire inextricable au Burkina Faso avec son lot de victimes et de personnes déplacées internes. Une décision audacieuse s’impose donc.

Nonobstant la clameur ou la réprobation quelle pourrait engendrer, la négociation avec les groupes qui attaquent régulièrement le Burkina Faso n’est pas à exclure.  La négociation dont il s’agit n’est guère synonyme de faiblesse ou de capitulation.  C’est la voix du réalisme.  Dans la lutte contre le terrorisme, c’est une carte non négligeable.  Même les grandes puissances qui proclament urbi et orbi qu’ils ne négocient « jamais avec des terroristes », y ont recours par moment lorsque les contingences l’imposent. Les Américains ont dû se résoudre à négocier avec les talibans en Afghanistan. Les Algériens ont fini par discuter avec les islamistes. Londres avait fini par discuter avec l’IRA, Madrid avec l’ETA, Tel-Aviv avec l’OLP.

Le Mali voisin négocie tous les jours avec les groupes terroristes. Sous Blaise Compaoré, la France par des individus interposés au Burkina Faso a négocié la libération de plusieurs otages des mains de leurs ravisseurs terroristes.  Dans le schéma actuel, il ne s’agit pas de reproduire mécaniquement les méthodes de Blaise Compaoré qui ont fortement contribué à installer la chienlit actuelle dans le pays. Nous  touchons du doigt…  Aujourd’hui, le pays dispose de personnes ressources, de stratèges  qui peuvent bien parler aux groupes radicaux droit dans les yeux et parvenir à des concessions salutaires pour le Burkina Faso .

Il ne s’agit pas, comme l’ont fait et continuent peut-être de le faire certains régimes de la région, de négocier secrètement la paix en la monnayant, de signer un obscur pacte de non-agression finalement contre-productif. Il ne s’agit pas non plus de se plier aux revendications des groupes terroristes, ni de les absoudre de leurs crimes, ni même de légitimer leur idéologie mortifère. Ce dont il s’agit, c’est de comprendre les motivations réelles des groupes qui nous attaquent pour trouver une solution adéquate en tenant compte des atouts et contraintes du Burkina Faso.  Comment y parvenir ?

Quelques principes cardinaux de négociation

Ce n’est pas le fait de négocier en soi qui incite les terroristes à récidiver, mais plutôt la mesure dans laquelle ils parviennent à atteindre leurs objectifs par la négociation. Si négocier n’aboutit qu’à un résultat symbolique (un communiqué dans les médias), les terroristes jugeront sans doute que le jeu n’en vaut pas la chandelle. De même, si les tractations ne leur permettent que de négocier leur fuite, mais sans qu’aucune de leurs demandes initiales n’ait été satisfaite, ils ne se sentiront vraisemblablement pas incités à renouveler leur tentative.

En revanche, si la négociation conduit à la libération de prisonniers par exemple, cela constituera un précédent pour des négociations ultérieures. Dans le cas du Burkina Faso, les négociations peuvent se mener selon différentes étapes.

1.Constituer une équipe pluridisciplinaire de négociateurs

L’une des premières actions urgentes à mettre en œuvre (si ce n’est déjà fait)  c’est de constituer une équipe pluridisciplinaires de négociateurs. Ces personnalités transcendant les chapelles politiques ou idéologiques, doivent maitriser parfaitement la complexité de la question terroriste et être au fait des réalités sociologiques et anthropologiques des zones attaquées. Ils sont nombreux parmi les politiques, les leaders des OSC, les responsables religieux et coutumiers, les chercheurs,… à pouvoir enfiler ce manteau.

  1. Identifier les différents types de terroristes

Ici, l’analyse débute par une distinction entre terroristes absolus et terroristes contingents, c’est-à-dire ceux qui n’ont aucun intérêt à négocier par opposition à ceux qui agissent dans le but de négocier. Il n’y a pas de frontière nette entre ces deux catégories. Le défi de la négociation est donc de transformer les terroristes intégraux (les plus radicaux des terroristes absolus) en terroristes conditionnels, et ensuite de travailler sur les besoins négociables de ces derniers. Les terroristes absolus ne veulent pas que la société refasse son unité, ils la veulent meurtrie, ensanglantée. Pour être capable de répandre la terreur, ils doivent être convaincus de la justesse de leur position.

Le terrorisme contingent ou instrumental implique principalement des prises d’otages et des kidnappings. La violence pratiquée n’est pas absolue ou définitive. Elle se manifeste principalement par la prise d’otages et, pour le reste, par la menace qui plane sur la vie des otages si les demandes des terroristes ne sont pas satisfaites. Les terroristes conditionnels cherchent à négocier afin d’échanger leurs victimes contre autre chose (de la visibilité, une rançon, la libération de leurs militants,…) Pour atteindre leurs objectifs, ils instrumentalisent la vie d’autrui dont ils réclament le prix fort. La plupart du temps, des otages vivants sont une monnaie d’échange de plus grande valeur que des otages morts. Au Burkina Faso, il est impératif de savoir exactement à quelle catégorie de terroristes nous avons à faire.

3.Traiter avec les terroristes absolus

Ce serait une erreur de considérer que tous les terroristes absolus sont radicalement opposés à toute négociation, ou encore que cette catégorie de terroristes « intégraux » est fixe et immuable. De même, concevoir que les terroristes « intégraux » le sont pour toujours est une erreur. Le problème est alors d’identifier parmi eux ceux qui pourraient basculer et devenir des terroristes conditionnels, leur montrer le caractère désespéré de leur situation afin de leur faire entrevoir l’espoir d’une sortie de crise par la négociation. Les parties ne négocient pas tant que la situation n’est pas mûre. Elles doivent en effet se rendre compte qu’elles se trouvent dans un blocage mutuellement dommageable  pour rechercher une issue par la négociation.

En un mot, les autorités doivent savoir manier le bâton et la carotte, circonscrire les terroristes par la force et leur offrir une contrepartie s’ils acceptent de renoncer à une stratégie fondée sur la terreur. Ces deux  mesures ne s’excluent pas l’une l’autre mais sont complémentaires.

Il est bien évident que, tant que les parties (autorités légales comme terroristes) perçoivent qu’elles peuvent arriver à leurs fins sans avoir à négocier, elles n’ont aucun intérêt à engager une négociation. Dans une situation crée par les terroristes, les autorités légales doivent évaluer si elles sont dans un blocage dommageable et, de ce fait, si elles sont intéressées par les perspectives ouvertes par une négociation.

La difficulté est alors de placer également les terroristes dans une même impasse intenable, afin que le caractère dommageable du blocage soit partagé. Il faut amener les terroristes à prendre conscience que leurs tactiques ne les mèneront nulle part et leur feront même perdre tout espoir d’atteindre, en totalité ou en partie, leurs objectifs. La pression militaire doit être maintenue car une démonstration de force ne représente pas une entrave à des négociations parallèles.

4.Traiter avec les terroristes contingents

Les terroristes contingents sont ceux dont les actions incluent la négociation. Les preneurs d’otages prennent par la force le contrôle de l’existence d’autres personnes, ce qui leur donne les moyens d’exercer une menace crédible à l’endroit d’une cible (un gouvernement, une entreprise, une famille,…). Les demandes des terroristes contingents varient. Si leurs revendications portent sur une rançon, la libération de prisonniers, l’accès aux médias, une négociation peut alors être engagée. L’analyse du contexte, des demandes, des preneurs d’otages et des parties prenantes au sens large est une étape essentielle en vue de la négociation.

Quel est le contexte général de la prise d’otages ? Quels sont les antécédents du problème ? Quelle est la gravité du conflit ? Parfois les preneurs d’otages cherchent davantage à impressionner l’opinion qu’à obtenir quelque chose dans le cadre d’un échange. Est-ce que les parties en présence se connaissent ? Quel type de relation entretenaient-elles avant cet événement ? Les preneurs d’otages agissent-ils dans un milieu qui leur est favorable ou hostile ? Si le preneur d’otages est à l’œuvre dans un environnement hostile (comme dans le cas de séquestration d’otages dans une ambassade, une école, un hôtel, une banque,…) il se retrouve pris au piège comme un poisson dans un bocal.

Parce que les risques sont nombreux, le preneur d’otages tend à exercer une pression maximale sur le négociateur. La dépendance des terroristes par rapport au monde extérieur les rend vulnérables. La fourniture d’eau, de nourriture, d’électricité, de médicaments peut être utilisée comme monnaie d’échange. L’anxiété, la fatigue, l’isolement jouent un rôle crucial. Une des réponses des preneurs d’otages à ce genre de situation défavorable est de déplacer le lieu de détention vers un environnement plus accueillant, tel un État complice. Si les preneurs d’otages retiennent les captifs dans un environnement qu’ils contrôlent, les négociateurs se trouvent privés de beaucoup de moyens d’action tels que le recours à des moyens techniques sophistiqués pour recueillir des informations. Ils ne peuvent utiliser ni sondes optiques, ni microphones haute performance, ni micro-lasers, ni mouchards électroniques durant le processus de négociation. Ce sont des techniques classiques pour entamer la carapace psychologique dont le terroriste s’entoure pour ne pas révéler ses propres hésitations, dilemmes, rancœurs, sentiments.

Il faut maintenant  faire le bon choix

Les outils généralement employés dans la négociation avec les terroristes comprennent l’enquête, le contact et la communication. Pour établir un diagnostic de la situation, il est important de connaître le milieu d’où sont originaires les terroristes. Les motivations des terroristes sont un ensemble complexe d’antécédents et de perceptions qui ne peuvent être évoqués lors d’une négociation. Toutefois, elles aident à comprendre l’origine des demandes énoncées et sont à prendre en compte pour élaborer des contre-propositions et des arguments. Les négociations nécessitent une préparation qui prend la forme d’une large enquête sur les actions passées des terroristes, leurs biographies, les affiliations du groupe, ses expériences.

En effet, autant que le contexte ou le milieu dont ils sont issus, ce sont de petits événements anecdotiques qui peuvent expliquer leur participation à la négociation. Les amis d’antan, la famille et les collègues des terroristes sont à interroger car ils sont susceptibles d’aider à comprendre les motivations des terroristes et leur représentation du monde.

Il est important d’établir et de maintenir le contact afin de récolter des informations et de pouvoir communiquer avec les parties dès qu’elles sentent qu’une négociation est possible. La discussion permet de recueillir de l’information et d’approfondir la compréhension des terroristes tout en offrant l’occasion de jouer au jeu des « et si ? ». Il s’agit là d’une démarche essentielle car elle permet d’élargir le champ de la négociation par des offres conditionnelles.

Au stade où nous en sommes, il ne faut guère se voiler la face ou s’enfermer dans des certitudes ex cathedra. Toutes les options doivent être envisagées. Les autorités burkinabè ont, à travers la diplomatie souterraine, la lourde responsabilité d’opérer des choix stratégiques et judicieux.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur